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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 16:39
On sait que sous les gouvernements précédents les réformes de l'Etat et des collectivités territoriales ont été, au nom de la rationalisation , des leviers importants de la réduction du volume et du rôle des services publics. C'est cette logique que les Français ont rejetée lors de l'élection présidentielle en même temps que la politique de rigueur et d'austérité aggravée qu'on voulait leur imposer. Il appartient à l'exécutif de respecter cette volonté populaire.
C'est pourquoi nous demandons d'ores et déjà à Mme Lebranchu de s'engager à réduire la précarité dans la fonction publique en allant vers une titularisation des 800 000 précaires de la fonction publique et des augmentations de salaire. L'autre urgence est d'abroger la réforme des collectivités territoriales mise en place par la droite et contre laquelle les socialistes ont voté au Parlement il y a un an et demi, reforme de recentralisation, d'approfondissement du fossé entre les élus et les citoyens et de la casse des services publics. Il s'agira ensuite d'engager un débat national pour penser les moyens de démocratiser les collectivités territoriales et de renforcer les services publics de proximité.
 
Ismaël Dupont et Marie Huon, candidats du Front de Gauche dans la IVème circonscription du Finistère
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:33

 Réunion publique cantonale -  Débat

 

FRONT DE GAUCHE

L’HUMAIN D’ABORD

 

EGALITE FEMMES/HOMMES

 

 

 

 

Avec

 

Laurence COHEN

Sénatrice communiste

Responsable nationale « Droits des Femmes »

 

Ismaël DUPONT Marie HUON

Candidats aux législatives

 

 

 

 

Réunion publique

Mardi 22 mai à 20H

Salle de Saint-Eutrope

PLOUGONVEN

 

 

Imp. Spéc.PCF.

 

 

  photo-Laurence-Cohen.jpg

 

 

 

 

 

 

Société égalitaire ou Société d’ordre sexué ? Laurence Cohen*

le 14 novembre 2011

Société égalitaire ou Société d’ordre sexué ? Laurence Cohen*

La bataille idéologique fait rage, dans une situation de crise systémique, les conquêtes des femmes sont remises en cause au nom du « libre choix ». 

En 2011, n’est-il pas paradoxal de devoir écrire un article justifiant l’importante et incontournable place des femmes dans la vie des institutions publiques et politiques ?
Faut-il rappeler l’héritage de la révolution française et notamment l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui proclame « Tous les citoyens étant égaux aux yeux de la loi sont également admissibles à toutes les dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités et sans autre distinction que celles de leurs vertus et de leurs talents ». Ces droits universels sont en réalité des droits  essentiellement masculins. Et pourtant, certains philosophes « des Lumières », comme Condorcet, posent la question des femmes dans la sphère publique. Olympe de Gouges prête sa voix aux femmes dans une déclaration des droits de la femme. D’autres femmes sont dans la rue pour exiger du pain ! Mais la révolution les exclut de l’expression formalisée, institutionnalisée de la vie politique.

Le conservatisme de la société française a maintenu les femmes dans une situation d’infériorité juridique durant des décennies. Quelques rappels pour mémoire : les filles ne sont accueillies à l’école publique qu’en 1878, ce n’est qu’en 1944 que les femmes ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité ; jusqu’en 1946, les réductions des salaires féminins étaient légalement autorisés ; jusqu’en 1965, les femmes n’avaient pas le droit de travailler sans demander l’autorisation de leur mari ; jusqu’en 1967, les moyens de contraception médicale, notamment la pilule, étaient interdits ; la dépénalisation (sous conditions) de l’IVG, n’a été adoptée définitivement qu’en 1979…Ainsi, outre les différentes formes de pressions culturelles ou religieuses, les institutions républicaines de notre pays joueront un rôle important dans l’existence et le maintien des dominations masculines sur les femmes.

 

Ce sont les luttes des femmes qui permettront qu’elles soient reconnues comme des citoyennes à part entière !
Mais la bataille idéologique fait rage et dans une situation de crise systémique, les conquêtes des femmes sont remises en cause au nom du « libre choix ». Parler de liberté de choix dans une société capitaliste est un leurre qui peut conduire à des positions fausses et dangereuses. Pour n’en rester qu’au sujet de la place des femmes dans les institutions, notre rôle de parti révolutionnaire n’est-il pas de créer les conditions favorisant la prise de pouvoir des femmes ?

On ne peut, en effet, en rester à ce constat accablant : les femmes occupent une portion congrue dans la sphère politique, même après le vote de la loi sur la parité le 6 juin 2000. Cette loi qui fait toujours débat au sein de la société française, jusque dans nos rangs : «  La parité serait une affaire de quotas, elle institutionnaliserait la différence des sexes, elle obligerait les femmes à assumer des responsabilités alors qu’elles ne sont pas prêtes ou pas capables… Une femme pour une femme, c’est un non sens. » Il est intéressant de noter qu’on ne s’interroge jamais sur les capacités réelles des hommes, elles sont « naturelles».

La bataille de la parité

 

Ces blocages, que l’on retrouve dans tous les partis politiques y compris au sein du PCF, ne sont-ils pas dus, pour une part, au fait que s’attaquer aux pouvoirs politiques, c’est aussi remettre en cause les comportements individuels, intimes qui touchent la sphère privée ?

Pourtant, au-delà des controverses concernant la parité, cette loi nous invite à construire de nouvelles avancées démocratiques. La parité n’est pas une fin en soi, il s’agit d’un levier, d’un outil permettant de remettre en cause l’exclusivité du pouvoir masculin et d’obtenir la reconnaissance de l’égalité des droits dans le domaine politique. Mais cette loi doit être modifiée, enrichie pour obtenir enfin le partage des pouvoirs. Les mesures financières ne sont pas suffisantes, elles sont même inefficaces. Les grands partis paient les pénalités, et rien ne change sur le fond. Mettons en place un bilan des candidatures et au-dessous des 50% de représentation des femmes, le parti concerné serait frappé par une interdiction administrative de concourir à telle ou telle élection. Ainsi, il serait pénalisé dans la représentation de tous ses candidats qu’ils soient hommes ou femmes. N’y aurait-il pas également besoin de mesures coercitives comme l’arrêt des modes de scrutins uninominaux au profit des scrutins de liste ? A titre d’exemple, les femmes ne sont que 107 femmes députées soit 18,7% à l’assemblée nationale, alors qu’elles sont 48,8% dans les conseils régionaux.

L’exemple de la réforme des collectivités territoriales illustre parfaitement combien le combat contre les discriminations de sexe reste un enjeu démocratique. Si cette loi n’est pas abrogée, de nombreux conseillers seront supprimés et remplacés par des conseillers territoriaux siégeant à la fois dans les conseils généraux et les conseils régionaux avec un titulaire et un suppléant. Il y a fort à parier que les titulaires seront des hommes, les suppléantes des femmes, ce que nous venons de vivre aux dernières cantonales ! Les choix des candidatures pour les élections législatives de 2012 étant en cours, il nous faut être particulièrement attentives à la représentation des candidates. Quand on se bat pour la pleine égalité entre les femmes et les hommes, on se bat pour faire évoluer la société tout entière. Ainsi, notre engagement va de pair avec celui en faveur de la proportionnelle, indispensable pour sortir du poids de la notoriété des sortants, permettant un vrai renouvellement, donc plus de femmes et de jeunes. Enfin pour donner un sens nouveau aux institutions il est indispensable de permettre aux hommes et aux femmes de toutes conditions sociales de participer aux affaires du pays, ce qui nécessite de mettre en place un statut de l’élu.

 

La situation des femmes, leurs conquêtes sont un baromètre de la civilisation, à nous de mener le combat ensemble pour faire en sorte que la société fasse un bond en avant en obtenant l’égalité politique.
 
*Laurence Cohen est responsable du secteur Droits des femmes/féminisme du PCF.

ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES : DES DIFFéRENCES À L’INDIFFéRENCE ! Laurence Cohen, Elisabeth Ackermann, Francine Perrot*

le 08 mars 2012

ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES : DES DIFFéRENCES À L’INDIFFéRENCE ! Laurence Cohen, Elisabeth Ackermann, Francine Perrot*

Le mouvement féministe a, en quelque sorte, obligé nos sociétés à s’interroger sur les questions de domination. L’histoire, la sociologie, l’anthropologie ainsi que les sciences politiques se sont alors penchées sur la question de genre.

Que recouvre cette terminologie de genre ? N’est-ce pas une traduction un peu hâtive de gender qui nous vient des pays anglo-saxons ? Apparu à la moitié du XXe siècle, ce concept a été employé par des médecins américains qui voulaient témoigner d’un « hiatus » entre corps et identité.

Gender renvoyant à la dimension culturelle de la sexuation du monde, ne faut-il pas plutôt parler « des genres » ce qui englobe à la fois la notion « de sexe biologique » et celle « de sexe culturel, social » ? D’après, l'historienne Joan W. Scott, l'une des pionnières de la théorie du genre : « le genre est un élément constitutif de rapports sociaux fondés sur des différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier des rapports de pouvoir ».
Le mouvement féministe a, en quelque sorte, obligé nos sociétés à s’interroger sur les questions de domination. L’histoire, la sociologie, l’anthropologie ainsi que les sciences politiques se sont alors penchées sur la question de genre.

La main d’œuvre féminine au cœur de l’exploitation
Pourtant, on a l’impression, quand on mène des batailles féministes et qu’on s’adresse aux progressistes, militant-e-s syndicaux/ales et politiques, d’être plongé-e-s dans une sorte de schizophrénie ! La tendance consiste, en effet, à diluer les luttes spécifiques des femmes dans les exigences globales du mouvement social avec une exacerbation en période de crise.

 

Le patronat, lui, a bien intégré la notion de genre, et il utilise le travail féminin comme une sorte de laboratoire d’expérimentation lui permettant de généraliser précarité et flexibilité à l’ensemble du monde du travail. La main-d’œuvre féminine est une des catégories de main-d’œuvre qui modèle depuis 20 ans l’évolution du marché du travail et son aliénation est au cœur du rapport salarial d’exploitation.
Prenons l’exemple des femmes immigrées, très représentées dans les entreprises de nettoyage, mais aussi de services à la personne, elles ont en quelque sorte, été les expérimentatrices involontaires de normes d’insertion voulues par les patrons : il s’agit d’une insertion « individuelle », avec mise en concurrence féroce des individus sur des critères de plus en plus subjectifs, entraînant une fragilisation sociale et psychique accrue.
Mais ne perdons pas de vue ce paradoxe : le travail, même difficile et dévalorisé, constitue une émancipation pour les femmes, le rejet d’un ordre social qui réduit l’activité féminine à l’espace domestique. Si les femmes sont en première ligne des attaques, elles le sont aussi dans les luttes : ouvrières de Lejaby contre la fermeture de leur entreprise, salariées de ED à Créteil ou de DIA (ex ED) en Isère contre le travail dominical…

 

Aux pratiques patronales discriminatoires, s’ajoutent les politiques publiques longtemps pro-familiales et pro-natalistes, qui ont renforcé les inégalités de sexe et conforté les mentalités en confinant les femmes dans un rôle exclusif de procréation.

Le féminisme, vecteur de toute émancipation humaine

 

L’égalité pleine et entière est loin d’être gagnée, l’obscurantisme veille et pas seulement loin de chez nous. Rappelons-nous, récemment, la montée en première ligne de Christine Boutin, contre le nouveau programme des classes de Première L et ES en Sciences de la vie et de la terre. La présidente du Parti chrétien démocrate, relayant la position du Vatican, préconisait ni plus ni moins de censurer les travaux scientifiques sur « le genre », les accusant de parti pris idéologique. Démonstration supplémentaire que le féminisme reste une lutte sulfureuse et subversive, confortant notre analyse, à savoir qu’il n’est pas possible de transformer la société sans placer le féminisme comme vecteur de toute émancipation humaine.

L’exemple du travail ou des programmes scolaires résume bien la façon dont les institutions, au sens large, traitent des questions de genre et de sexualité, dans un schéma de référence unique : patriarcal et hétéronormé. Les média pourraient jouer un rôle dans la vulgarisation des recherches sur ces questions, au lieu de reproduire à l’envi des stéréotypes sexistes. Quant à la représentation des femmes en politique, il est inquiétant de constater que les progrès sont très lents et que la loi sur la parité ne peut être utilisée dans les scrutins uninominaux !

Soyons de celles et de ceux qui révolutionnent toutes ces pratiques d’un autre âge et qui imposent le respect de la dignité des femmes dans tous les domaines. Luttons contre les préjugés, déconstruisons les représentations qui enferment dans un modèle. à quelques semaines du premier tour de la présidentielle, notre discours ne doit pas
être globalisant mais « sexué». Il doit prendre réellement en compte les femmes/citoyennes dans leur quête d’égalité, 70 ans après leur conquête du  droit de vote. C’est la seule façon de changer la donne, de modifier le rapport de forces et de gagner. Comme Jean-Luc Mélenchon le fait dans les meetings ou encore face à Marine Le Pen pour dénoncer la réalité de son programme réactionnaire et xénophobe, les candidates et les candidats aux législatives du Front de Gauche auront à cœur de porter haut et fort les exigences des femmes.
Ce sont elles qui façonnent  le projet de société que nous voulons bâtir ensemble pour une société de progrès, de justice sociale, de respect mutuel, du mieux vivre ensemble, de l’égalité.

 
 Les exigences des femmes


• l’autonomie financière, pour laquelle no us proposons la publication des bilans d’égalité des entreprises précisant les résultats réels en matière d’égalité dans  l’embauche, les  salaires,  la formation, la reconnaissance des équivalences des métiers ; la formation d’un corps d’inspecteurs pour veiller à l’application réelle de l’égalité professionnelle ; l’attribution de fonds publics aux entreprises qui respectent l’égalité  salariale. Le temps de travail partiel imposé ne sera plus la norme. Le SMIC sera  porté à 1 700 euros et les droits à la retraite  rétablis à 60 ans à taux plein. Des politiques pour déconstruire les représentations sexuées des métiers seront menées. Un  pacte pour le développement des services publics sera signé ainsi que la création d’un service public de la petite enfance.

• la liberté de pouvoir disposer de son corps. Dans cet esprit, seront organisées des campagnes d’information  et de prévention concernant  la contraception et  l’avortement avec prise en charge à 100%. La loi HPST sera abrogée, les ARS supprimées. Les centres IVG seront maintenus et développés en milieu hospitalier.

 

La Revue du Projet, n° 15, mars 2012

 

• le partage des pouvoirs par l’exercice de toutes les responsabilités politiques et électives à égalité.
Et enfin pour veiller à l’application réelle de cette politique, nous remettrons en place un ministère « droits des femmes » dont le rôle sera transversal avec des pouvoirs et des moyens réels. 

*Laurence Cohen, Elisabeth Ackermann, Francine Perrot sont membres du secteur Droits des femmes/féminisme du PCF

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 07:57

 Que l'engagement naisse de la perpétuation d'un modèle familial ou social, d'une révolte individuelle, qu'il sorte des tripes ou de la maturation d'une réflexion, il est tout autre chose qu'un plan de carrière auquel donnerait droit une bonne naissance, une expertise technicienne ou une notabilité.

S'engager, c'est le plus souvent prendre le risque de l'action collective pour servir des causes qui dépassent le service de ses intérêts personnels sans certitude de succès. C'est accepter de ne plus rester spectateur, critique ou non. C'est s'atteler à transformer en efforts tangibles des bonnes intentions, en ayant le courage de se positionner face au monde social à travers des affirmations et des refus décidés, inconditionnels, actes de croyance et de foi tranchant sur le scepticisme, le pragmatisme individualiste ou fatalisme désabusé. L'engagement veut faire taire tous les « A quoi bon! », les « Rien de nouveau sous le soleil » ou les « on a tout essayé, on n'y peut rien! ». L'engagement ne se nourrit pas forcément d'optimisme béat: il regarde la volonté plus que le souhait ou le désir.

Celui qui s'engage peut être méfiant vis à vis des apparentements et jaloux de son indépendance et refuser d'intégrer une chapelle ou un camp. Il prétendra ainsi malgré tout faire la leçon au monde ou exercer un pouvoir d'influence dont la réalité dépendra de son aura et de sa surface d'exposition aux autres consciences. Il peut aussi refuser la lutte politique ou sociale pour s'attacher à bâtir du lien social, à construire de nouvelles solidarités et à faire vivre l'humanité au plus près du quotidien des gens, dans l'action sociale, associative, humanitaire. Ces deux types d'engagement – celui de l'internaute franc tireur ou de la jeune femme ou du jeune homme engagé dans une ONG – suscitent un peu plus de vocations chez les jeunes aujourd'hui que l'action politique pure et dure. C'est une affaire de méfiance vis à vis de l'engagement partisan, de désillusion vis à vis de la politique et de refus de toute forme de compromis avec son indépendance, mais les choses changent... L'aggravation des injustices et des inégalités, le libéralisme autoritaire et la montée de l'extrême-droite font de plus en plus percevoir aux jeunes la nécessité de passer au-dessus des réserves et des soupçons vis à vis de l'engagement politique: on l'a vu notamment à travers le mouvement des Indignés.

Celui qui s'engage peut, s'il perçoit dans la vie politique autre chose qu'une lutte pour le pouvoir et une affaire puérile ou tristement répétitive de domination et d'intérêts, chercher à s'intégrer à une dynamique qui le dépasse, à une organisation collective qui ne reflète pas en tout point ce qu'il est ou ce qu'il pense. Il agira alors dans le but d'œuvrer à un changement des mentalités, de dessiller les yeux des hommes endormis, de convaincre, de faire agir les autres pour qu'ils changent la société dans le but souhaité afin de mettre ses idées au pouvoir dans un avenir plus ou moins lointain.

Il agira avec d'autres, devra composer avec l'existant, sera pris dans des rivalités de personnes, des affrontements d'orgueils ou de dogmatismes, à l'intérieur même de son camp, sans parler de la sympathie de ceux qui ne pensent pas comme lui qu'il risque bien de s'aliéner.

Il pourra se demander assez souvent à quoi il sert vraiment, s'il a vraiment du poids pour servir ses idées, orienter son organisation dans le sens souhaité, mais des liens de fraternité noués avec le temps, la conviction que, seul, on ne peut pas faire bouger les choses, les prises de responsabilité, lui feront surmonter ses premières déceptions ou désillusions, accepter certains compromis avec l'idéal et avec les pesanteurs liées au collectif, à ses traditions et à sa diversité interne.

S'engager, c'est donner des coups et en prendre alors que l'on veut paradoxalement se rendre utile aux autres et bien souvent être appréciés et reconnus par eux. C'est abandonner un peu de sa tranquillité, de la richesse de sa vie familiale, amicale, intime ou intérieure, pour se frotter toujours jusqu'à risquer se s'y perdre un peu soi-même à des partenaires d'engagement à qui l'on est relié par un intérêt commun mais pas toujours par des liens d'affinité plus profonds. C'est parfois vivre à cent à l'heure, avec toujours une tâche à entreprendre, un contact à établir, un déplacement à faire, ce qui nous distrait de nous-mêmes, peut nous griser et nous étourdir, nous rendre relativement insouciants par rapport à des petits ou gros problèmes qui préoccupent les autres. L'engagement peut être un temps un garde-fou contre l'ennui, l'angoisse et la mélancolie. Il peut être une drogue, une fuite en avant qui nous rend incapable de nous retrouver seuls avec nous-mêmes et les gens qui nous entourent, dans une relative oisiveté qui sera mal supportée tant on deviendra dépendant d'une activité trépidante ou de l'adrénaline des combats que nous nous avons pris coutume de mener.

L'engagement est aussi une école de la vie qui nous fait surmonter notre timidité et notre flemme, découvrir l'autre, prendre conscience du monde, nous enrichir intellectuellement dans les débats, à l'épreuve du réel ou au contact de l'expérience d'autrui.

Il fait que nous pouvons nous sentir vivre intensément et parfois, sur un mode plus ou moins illusoire, il nous donne le sentiment d'être importants pour les autres ou pour l'avenir de notre société. Il nous permet de ne pas nous replier sur nous-mêmes ou sur l'étroitesse du cercle familial et des préoccupations matérielles mesquines.

Il nous place toujours en regard de l'autre, de l'obligation de ne pas le décevoir et d'être reconnu par lui: il nous permet souvent de rester droits sauf quand il se pervertit dans la détestation des adversaires et l'emploi de tous les moyens pour les rabaisser, la vanité ou la course aux avantages et honneurs extérieurs. L'engagement peut aussi nous rendre excessif, injuste, irrespectueux, partial, simplificateur: il porte en lui la démesure et le sectarisme s'il n'est pas tempéré par la bonhommie, le sens du relatif, de la dignité et de la fragilité de l'humain.

L'engagement a ses degrés. On peut signer une pétition, chercher à convaincre ses amis, ses voisins, sa famille, manifester à l'occasion, franchir le pas d'une adhésion syndicale ou politique, donner la moitié de sa vie à une cause, ou se sacrifier même pour elle quand les circonstances l'exigent. Pourquoi s'en tient-on à un engagement restreint ou va t-on vers un engagement plus dévorateur d'énergie et de temps? C'est une question de hiérarchisation des priorités, de goût, d'exigence vis à vis de soi-même, de rencontres opportunes, de modèles auxquels notre histoire nous a confronté ou non. L'engagement peut prendre des formes variées dans l'histoire mais il n'est pas le privilège d'un temps déterminé. En revanche, il est des moments qui le réclament tout particulièrement, c'est ceux où l'on assiste à une montée des périls, à une fragilisation de l'édifice culturel et social qui rendait possible la coexistence pacifique des membres d'une société.

Ne nous y trompons pas toutefois, si l'engagement manifeste souvent une certaine forme de courage, il n'est pas toujours vertueux et généreux pour autant: on s'engage aussi à l'extrême-droite avec audace en méprisant souverainement les réactions d'incompréhension et de rejets de ses voisins. L'engagé poursuit souvent des chimères, habille la réalité de ses rêves, se construit un monde de sens complètement fantasmatique et hermétique au retour du réel et du bon sens. Le moteur de son énergie peut être la haine ou le ressentiment, et il y a toujours une part d'envie d'en découdre dans l'engagement. L'engagement est une manifestation limpide de notre liberté qui se traduit parfois aussi malheureusement par le choix de la déraison, de l'aveuglement, du suicide collectif.

Aujourd'hui, s'engager, c'est aussi plus modestement mais non moins difficilement, mettre ses actes quotidiens en conformité avec ses idées, conformer ses modes de vie et de consommation à une volonté de changer les choses globalement pour réduire l'impact des activités humaines sur l'environnement, se préoccuper du bien-être animal, promouvoir la vie saine et simple, le commerce équitable et un revenu décent pour les producteurs. Ce type d'engagement est exigeant et peut paraître excessif à certains car il nous fait nous attacher de manière sourcilleuse à ce que certains jugent un peu hâtivement des détails et vivre à contre-courant du monde, dans un idéal de sobriété et de simplicité volontaire qui rappelle parfois celui des moines ou des ascètes d'antan. Cet engagement est toutefois très intéressant car il politise ce qui autrefois relevait de la morale privée et rend politique la relation de soi à soi: je dois rendre ma vie exemplaire en regard du monde dans lequel je veux vivre, je dois faire comme si elle décidait du monde, quelques soient les torts et les inconsciences des autres en dehors de moi. Cet engagement doit pouvoir interpeller les autres sans les effrayer, maintenir la radicalité d'une exigence et d'un idéal sans s'enfermer dans une radicalité qui ferait que l'on nous prendrait pour un illuminé. De plus en plus, chez les jeunes, il se joue un mode communautaire et festif, voire nomade, qui en fait une utopie d'aujourd'hui pour un monde désenchanté et renoue avec la geste des hippies un peu recouverte des cendres du matérialisme dans les années 1980.

 

Ismaël Dupont.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:49

Le choix de Jean-Marc Ayrault par François Hollande pour assurer la fonction de premier ministre était en cohérence avec les options idéologiques de longue date du nouveau président: un centre-gauche libéral hérité de la deuxième gauche, ennemi de la conflictualité entre les classes et vis à vis du monde capitaliste et financier, partisan de l'orthodoxie budgétaire et d'un "réalisme économique" qu'on invoque pour justifier le peu d'empressement à répondre aux attentes et aux revendications des salariés, des précaires, de tous ceux qui, dans ce pays, souffrent et aspirent à une juste rémunération de leur travail ou à une juste reconnaissance de leur qualité de citoyens.

Jean-Marc Ayrault a nommé un gouvernement qui, tout en préservant a minima  les équilibres politiques politiciens internes au PS (avec Montebourg, Fabius, les aubryistes) et avec les partis satellites (radicaux, EELV), est plutôt très marqué à droite, et fort peu annonciateur d'une volonté résolue de réorientation de l'Europe, de rupture avec la réforme néo-libérale de l'Etat et des services publics (éducation, collectivités territoriales...), ou de refus de l'austérité. Cette politique probable de rigueur et de compromission avec les exigences de la finance dont la composition du gouvernement est annonciatrice est incapable de nous sortir de la crise économique, sociale, écologique et démocratique que vit notre pays comme tant d'autres en Europe, soumis au joug du libéralisme autoritaire.  

Jugez plutôt.

 Côté gestion économique de la France, qui avons-nous? Pierre Moscovici, ministre de l'économie, un technocrate social-libéral arrogant proche de Dominique Strauss-Kahn dont on se demande quand on l'écoute attentivement, surtout quand il a le temps de s'exprimer sur une radio pour gens bien nés telle que France Culture, comment des gens qui ont des intérêts et des valeurs de gauche pourraient lui faire confiance.

A côté de lui, ministre délégué au budget, Jerôme Cahuzac, qui jugeait presque fantaisiste à la taxation à 75% des revenus de plus de 1 millions d'euros par an que Hollande avait annoncé par surprise pour servir de contre-feu à l'ascension du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon, ce même Jerôme Cahuzac qui dans un rapport sur la protection sociale et la compétitivité co-redigé avec le parlementaire de droite Pierre Méheigneurie, préconisait de réduire de 1 an le bénéfice possible de l'indemnisation chômage pour "fluidifier" le marché du travail et restaurer l'équilibre des caisses.

Caution de gauche du gouvernement avec Montebourg, Benoît Hamon hérite d'un ministère passionnant mais sans véritable levier de pouvoir sur la politique économique, celui de l'économie sociale et solidaire.

Au ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social (une formulation très chrétienne-démocrate ou CFDT d'Edmond Maire de Nicole Nota, ou de Chérèque...), on trouve Michel Sapin, un partisan de l'austérité, l'homme du "donner du sens à la rigueur" de la première partie de campagne présidentielle de François Hollande.

Vincent Peillon, l'homme qui ferait passer Jaurès pour un humaniste mystique partisan d'une République apaisée de petits propriétaires plutôt que pour un leader socialiste marxiste et partisan de la propriété publique des moyens de production et d'échanges, cet opportuniste qui a choisi pour occuper un créneau au sein du PS le Non au référendum sur le TCE de 2005, puis le soutien à Royal, l'abstention sur le Traité de Lisbonne, avant de se faire le partisan de la stratégie d'union avec le centre, hérite du ministère de l'éducation nationale. Je n'attends pas grand chose pour ma part en tant que praticien de l'enseignement de cet homme que je sens fondamentalement en accord avec l'agenda de la réforme néo-libérale de l'école et des Universités. A ses côtés, Geneviève Fioraso, nommée à l'enseignement supérieur, a travaillé pendant plusieurs années dans des entreprises spécialisées dans les hautes technologies et on la dit particulièrement à l'écoute des attentes du monde de l'entreprise.

A l'Intérieur, dans la peau du super-flic sans excès de sentimentalisme, Manuel Valls, le partisan de la TVA sociale qui se situait plus à droite que Strauss-Kahn encore: c'est l'idiot utile du sarkozysme qu'on récompense pour les satisfecits répétés qu'il a su donner aux politiques sécuritaires, liberticides, stigmatisantes, anti-immigration, du gouvernement Fillon. Le changement, c'est maintenant... Pitié, on aurait tant voulu y croire...

Jean-Yves Le Drian à la défense: les intérêts du budget de la Défense, du nucléaire militaire, des avionneurs, seront bien gardés. Dans le genre conservateur des équilibres anciens et pragmatique opportuniste, on ne fait guère mieux que ce proche de Hollande depuis la période des "trans-courants" inspirés par le centrisme de Delors.  

Stephane Le Foll, ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire: les intérêts de l'agriculture productiviste et de l'agro-business, là encore, seront sans doute jalousement préservés par cet interlocuteur qui a toute l'estime de la FNSEA, et l'emploi agricole pourrait continuer à chuter tandis que la transition écologique de l'agriculture se fera attendre.

Marisol Touraine à la santé. De cette strauss-kahnienne, on aimerait pouvoir attendre autre chose qu'un approfondissement de la réforme néo-libérale de l'hôpital et de la protection sociale ou qu'un statut quo par rapport au travail de démantèlement déjà accompli par la droite? D'ailleurs, dans le programme de François Hollande, il n'est pas question de recrutement de nouveaux fonctionnaires dans la santé, ni de la suppression du forfait hospitalier, des déremboursements de médicaments et franchises médicales. Sa ministre déléguée, Michèle Delaunay, est une "ministre chargée des personnes âgées et de la dépendance" et non de la perte d'autonomie: n'est-ce pas révélateur d'une certaine appréhension du problème?

Arnaud Montebourg,récompensé pour l'opportunisme de son ralliement en rase campagne au chantre de la rigueur Hollande, hérite d'un ministère du redressement productif, drôle d'expression technocratique qui met l'accent sur la productivité plutôt que sur la relocalisation ou le maintien du travail industriel alors que que les salariés français sont déjà parmi les plus productifs au monde, et que cette productivité, liée aussi à la non compensation des gains de productivité liés au progrès technique sous la forme d'un partage du temps de travail, à un prix énorme sur leur santé et leur bien-être au travail. Enfin, on a évité le ministère de la "compétitivité des entreprises"...

A la brillante et opportuniste Cécile Duflot, qui aura bien de la peine à repeindre en vert la façade du gouvernement, bien récompensée pour ses cirages de pompe de dernière minute à l'endroit de Hollande et les boulets rouges qu'elle a destinés pendant la campagne présidentielle au Front de Gauche et à Jean-Luc Mélenchon, échoie le ministère de l'égalité des territoires et du logement. L'intitulé du ministère est très intéressant, rompant avec une "politique de la ville" stigmatisante pour les quartiers populaires et posant la question centrale de l'égalité des droits. C'est un chantier énorme qui attend le gouvernement en matière de déghettoïsation de certaines cités et de politique du logement: réussir exige de rompre avec l'austérité et de remettre en cause la libre fixation des prix de l'immobilier, encourageant toutes les spéculations.  

Laurent Fabius aux Affaires Etrangères, n°2 du gouvernement. Ce n'est pas une surprise. Candidat peu convaincant, homme politique caméléon, tantôt thuriféraire de la société de marché et du libéralisme, tantôt partisan d'une réorientation de l'Europe, c'est tout de même un des hommes politiques les plus brillants du PS ayant une stature d'homme d'Etat.  

Christiane Taubira à la justice. Plutôt une bonne surprise. Cette femme politique est plutôt talentueuse et attachante et elle pourra difficilement faire plus mal en termes de stigmatisation des juges, de négation de l'indépendance de la justice et d'organisation de son inefficacité que ses prédecesseurs. En revanche, il n'est nullement prévu dans le programme de Hollande d'augmenter le budget de la justice, honteusement bas, ni d'employer plus de juges, de greffiers, d'avocats commis d'office, pour la rendre plus rapide et respectueuse des droits des victimes et des prévenus. Pas beaucoup de détails non plus, dans le programme de Hollande, sur les moyens de rendre les conditions carcérales moins négatrices de la dignité des individus et plus propres à la réinsertion, ni sur les alternatives à la prison.

Quant à Marylise Lebranchu, Ayrault et Hollande lui ont offert un poste qui correspond à ses spécialisations au PS afin de respecter un certain pluralisme du gouvernement faisant une place aux partisans de Martine Aubry. Ce ministère important mais soumis aux orientations du ministère du Budget et de l'économie est celui de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la fonction publique.

L'intitulé du ministère n'est en soi guère prometteur pour nous autres qui sommes attachés au service publics car la réforme de l'Etat et la réforme des collectivités territoriales ont été des leviers importants jusqu'ici, notamment depuis la loi LOLF promue par les socialistes sous le gouvernement Jospin, de la réduction de l'emploi public, de la surface et de la qualité des services publics. Ce ministère risque bien d'être un des piliers essentiels de la politique de rigueur voulue par Hollande. Ce que nous demanderions à Marylise Lebranchu, c'est pour commencer de s'engager à réduire la précarité dans la fonction publique en allant vers une titularisation des 800 000 précaires de la fonction publique. C'est aussi d'abroger la réforme des collectivités territoriales mise en place par la droite et contre laquelle les socialistes ont voté au Parlement il y a un an et demi, reforme de recentralisation, d'approfondissement du fossé entre les élus et les citoyens et de la casse des services publics. Il s'agira ensuite d'engager un débat national pour penser les moyens de démocratiser les collectivités territoriales (notamment par l'élection proportionnelle étendue et le recours plus fréquent à la consultation directe des citoyens) et de faire revivre des services publics de proximité cruellement affaiblis.

 

Le message que nous adressons maintenant aux électeurs de la IVème Circonscription du Finistère, c'est: donnez de la force à un groupe parlementaire Front de Gauche indépendant pour empêcher que ce gouvernement aux allures très centriste et social-libérale ne mènent une politique semblable à celle qui a été conduite en Espagne du temps de Zapatero, en Italie du temps de Romano Prodi et Massimo d'Allema, en Allemagne du temps de Schröder, ou en Grèce avec Papandréou.

 

Nous avons besoin d'un vrai changement de cap et d'élus déterminés à mettre fin à la dictature sans partage des marchés financiers pour répondre aux urgences sociales et engager des réformes de structure afin de rendre la société plus égalitaire, démocratique et respectueuse de l'éco-système.  

 

Ismaël Dupont.

        

       

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:43

Le Front de gauche accueillera lundi 21 mai Alexis Tsipras (Syriza) en France

Le Front de gauche accueillera lundi 21 mai Alexis Tsipras (Syriza) en France

 

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.
Après les résultats électoraux en France, en Grèce et en Allemagne, des millions d'européens attendent une renégociation sérieuse du pacte Sarkozy/Merkel.
Pour répondre aux attentes, elle doit compter un abandon des politiques d'austérité qui plombent la croissance et la justice sociale, un rôle nouveau de la banque centrale européenne au service d'un développement solidaire, une émancipation de la tutelle des marchés financiers.

Lundi 21 mai, sous l'égide du Parti de la Gauche Européenne, le Front de gauche aura le plaisir d'accueillir en France Alexis Tsipras, Président du Groupe Syriza au Parlement grec.
Ensemble, nous rendrons publiques nos propositions pour une réorientation sociale, écologique et démocratique de l'Europe et lancerons un appel à l'unité de toutes les forces disponibles pour agir en ce sens en Europe dans ce moment crucial.

Une conférence de presse réunissant Alexis Tsipras, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et les responsables du Front de gauche, aura lieu à 15 heures à l'Assemblée nationale. En présence de Roland Muzeau et des député-e-s Front de gauche à l'Assemblée nationale.
15h00 : 1er Bureau – Assemblée Nationale

A 18h 30, un rassemblement public se tiendra devant l'Assemblée nationale.
Place Edouard Hériot.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du PGE

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:19

presentation-candidats-FDG-mai-OF.jpg

 

PS: Une petite erreur factuelle dans l'article : je n'ai pas été responsable du MJS de Vannes pendant 6 ans mais seulement pendant 1 an et demi alors que j'y ai milité pendant près de 6 ans, de 1995 à 2001. I.D

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:08

Autres temps, autres mœurs !

 

Il fut un temps, pas si lointain, où les candidats aux élections étaient des militants choisis pour leur courage, la fermeté de leurs opinions, leur compétence, … ou des personnes dont le parcours professionnel, les engagements associatifs, les recherches pouvaient attester de leur sérieux et de leurs qualités humaines.

 

Las ! Aujourd’hui ces représentants d’une espèce en voie de disparition sont remplacés par des congénères bien différents. Repérés dès leur plus jeune âge, ils entrent dans la « carrière politique » dès la sortie de l’Université ou des grandes écoles pour ne la quitter qu’à l’entrée du cimetière (des éléphants ?)

Comment s’étonner après cela que se développe, entre ces « jeunes pousses », une course effrénée aux postes de pouvoir et aux mandats ? Que les convictions passent au second plan et que les changements d’opinions soient aussi fréquents que les transferts d’une « écurie présidentielle » à l’autre ?

 

Cette petite caste use et abuse d’un jargon, interchangeable, compréhensible d’elle seule et dont la caractéristique est d’être totalement déconnectée de la vie, des difficultés, des drames, des aspirations et des exigences de la population.

 

Comment s’étonner dès lors que nombre d’électeurs ne se retrouvent pas dans ces petits jeux de pouvoir et préfèrent s’abstenir quand ils ne choisissent pas des votes uniquement protestataires et anti-système avec l’inefficacité et/ou les risques et les dérives que cela comporte?

 

Le Front de Gauche quant à lui a décidé de présenter deux jeunes candidats salariés de l’Education Nationale et investis dans le monde associatif.


UN GRAND BOL D’AIR PUR QUOI !!

 

Alain DAVID

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:14

ADMR-12-05.jpg

 

Ce matin, avec Alain David et Jean Dréan, je suis allé à la rencontre des salariés et bénévoles de l'ADMR de Saint Pol et Taulé qui alertaient les responsables politiques et l'opinion sur la détérioration des conditions de travail et la surcharge de tâches pour les secrétaires dans les associations locales après la liquidation de la fédération ADMR 29. 

Je leur ai dit que nous étions depuis des mois sensibilisés à la question des problèmes de la prise en charge de la perte d'autonomie, ayant rédigés 3 communiqués dans la presse pour alerter sur l'ADMR, le manque de structure d'accueil et l'absence de volontarisme du Conseil Général, et organisé en février une réunion publique sur la question de l'aide à l'autonomie à Plouigneau, suivie par 55 personnes, dont de nombreux professionnels.  

Je vais ici rapporter ce que j'ai entendu et la teneur de nos échanges.

L'ADMR dans le Finistère, c'est 3500 salariés dans le Finistère, 91 associations locales,  et 28000 bénéficiaires: personnes âgées en perte d'autonomie, handicapées, mais parfois aussi bien, de manière un peu plus marginale, des familles cherchant une prise en charge ponctuelle pour leurs enfants.

Actuellement, les associations locales endossent de nouvelles charges administratives exhorbitantes du fait du licenciement des 112 salariés de la fédération départementale en redressement judiciaire depuis des mois à cause de déficits très importants liés à une mauvaise gestion et aux coûts accrus de formation du personnel qui n'ont pas été compensés par une hausse des dotations ou du financement public de l'aide à l'autonomie.  

A Saint Pol de Léon, les deux secrétaires à temps partiel voient leur travail considérablement alourdi, et il faut qu'elles se surmènent pour éviter les retards sur les payes, les remboursements de frais d'essence...

Ce travail administratif autrefois géré par les services comptables de la fédération retombe aussi aujourd'hui sur des bénévoles qui n'ont pas vraiment de formation adaptée et sont écrasés par ces responsabilités auxquelles ils ne sont pas préparés.  

Les salariés de l'aide à domicile nous ont alerté sur les difficultés qu'elles rencontrent au quotidien, pour bien faire et bien vivre leur métier.

Frais de transports de moins en moins pris en charge (-40% d'indemnisation si j'ai bien compris), pauses de midi non comptées désormais dans le temps de travail, des personnes âgées à qui on a beaucoup moins de temps à consacrer et qui peuvent avoir de moins en moins d'heures d'aides à domicile couvertes par l'APA, d'où des états de détresse et de dénuement qui sont de plus en plus fréquents, d'autant que les mutuelles financent moins l'aide à domicile, la course tout le temps, familles qui ne considèrent pas toujours à leur juste valeur la formation, l'expérience et les compétences des aides à domicile, les considérant comme de simples femmes de ménage, des tâches qui se recentrent de plus en plus sur le strict minimum en termes d'accompagnement et de prise en charge faute de temps et de personnel suffisant...

Ces salariés omni-tâches et constamment en déplacement, si investies dans le bien-être des personnes âgées en perte d'autonomie, travaillant à temps partiel, payés au SMIC ou à peine au-dessus, n'ont pas l'impression que l'on apprécie leur travail à sa juste valeur.

Elles s'inquiètent aussi du manque de structures d'accueil collectives publiques ou associatives à prix accessible, de la faiblesse des retraites de beaucoup de personnes âgées (agriculteurs notamment) qui ne leur permettent pas de compenser vraiment leur dépendance. Elles demandent une sécurisation de la protection sociale solidaire et du financement public et solidaire de l'aide à l'autonomie pour rendre effectif pour tous le droit à l'aide à domicile. Elles s'inquiètent de la privatisation rampante du secteur de l'aide à la personne et de la prise en charge de la dépendance.

Elles ne savent plus à quel saint se vouer puisque le Conseil Général leur dit qu'il ne peut rien faire ou presque car les caisses sont vides et les statuts de l'association et son indépendance à respecter, que l'Etat s'est déchargé de cette compétence depuis longue date, et puisque les clivages et les principes de gouvernance au niveau de l'ADMR sont parfois assez complexes à saisir.

Elles semblent être en demande d'une régulation publique du service de l'aide à domicile, et, dans l'immédiat, d'une prise en charge par le Conseil Général et les collectivités de ce qui pourrait être considéré comme leurs responsabilités morales: débloquer une aide financière, par exemple, pour leur permettre de faire face à la disparition de la fédération départementale.

De notre côté, nous avons présenté aux salariés et bénévoles de l'ADMR, ainsi qu'au président de l'ADMR de Saint Pol de Léon, nos objectifs:

1) Aller vers un financement de la compensation globale à la perte d'autonomie qui soit bien mieux pris en charge dans le cadre d'une Sécurité Sociale Solidaire basée sur la cotisation sociale et une cotisation élargie aux revenus financiers des entreprises.

2) Développer un grand service public de l'autonomie en finançant de nouvelles structures d'accueil avec un taux d'encadrement de 1 personnel pour 1 résident, en coordonnant dans des pôles publics départementaux les activités des associations et des centres communaux ou inter-communaux qui prendraient en charge à domicile les personnes âgées dépendantes, afin d'homogénéiser et d'harmoniser vers le haut les conditions de rémunération, de formation, d'encadrement, et de mutualiser les moyens pour garantir à toutes les personnes âgées sur le territoire le même niveau de qualité de prise en charge.  

3) Il faut aussi plus de professionnalisme dans la prise en charge et l'encadrement des salariés de l'aide à domicile.

4) Il faut aussi empêcher que le recours au travail au noir du fait du déremboursement du travail d'aide à domicile déclaré se généralise ou que des entreprises privées à but lucratif s'approprient le secteur de l'aide à la personne en bénéficiant de l'argent public qui finance les heures d'aide à domicile, et c'est pourquoi il faut partout des solutions publiques aux besoins des personnes, accessibles à tous car financés en partie par la Solidarité.   

 

ADMR-MX-12.05.12--2-.jpg         

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 06:37

 

Collectif GASPARE

Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique

 


Collectif GASPARE (Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique)

2 route de Pen ar Pont - 29800 SAINT-DIVY

Site : http://www.nonalacentrale.fr/ - Courriel : collectif.gaspare@gmail.com

Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s ; Des associations : AAPPMA Elorn, Abers Nature, AE2D, Brennilis doit dire non à la centrale, Briec doit dire non à la centrale, Cohérence, Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de Bmo, Cyber@cteurs, Démocratie écologie solidarité, Force 5, GAB29, Guiclan doit dire non à la centrale, Guipavas doit dire non à la centrale, Kan an Dour, Kersaint-Plabennec doit dire non à la centrale, La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale, Landivisiau doit dire non à la centrale, MAB29, Saint-Divy doit dire non à la centrale, Saint-Thonan doit dire non à la centrale, S-Eau-S, Solidarité écologie pour Plougastel, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée, Syndicat S.I.M.P.L.E.S., Sud-Solidaires 29 ; Des formations politiques : Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, Les Alternatifs, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank ; Le soutien de : CURC 22, Écologie sans Frontière, Collectif La Gauche Debout !

 

QUESTIONNAIRE aux candidat-e-s des cinq départements bretons aux législatives

2012

 

Nom – Prénom: Dupont Ismaël

 

Circonscription – Département: 4ème circonscription du Finistère

 

Formation politique: Front de Gauche.

 

1) Pensez-vous qu’il soit possible de concilier l’obligation légale aux régions d’adopter d’ici 2012

un Plan climat-énergie qui doit réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre et la

construction d’une centrale électrique à gaz émettant 3.900 tonnes de CO2 par jour ?

http://tinyurl.com/bqq644p

 

Sans avoir les compétences techniques nécessaires pour répondre précisément à votre question, je peux vous dire que, pour le Front de Gauche, une diminution très importante de la production d'énergie carbonée est une priorité afin de lutter efficacement contre le dérèglement climatique en cours (qui aura des conséquences dramatiques pour l'humanité, et dans l'immédiat, d'abord pour les pays pauvres du sud) et que, de ce point de vue, la planification de la construction de dizaines de centrales électriques à gaz en France pose problème, d'autant que l'argent utilisé par la collectivité pour ces centrales à gaz ne sera pas investi dans des programmes de recherche et d'incitation à la diversification énergétique, au développement des énergies renouvelables, aux réductions de consommation énergétique, via plus de sobriété et d'efficacité énergétique.

Je ne suis pas convaincu par l'argument de la nécessité de sécuriser un approvisionnement au bord de la rupture. Cette centrale à gaz de Landivisiau va être utilisée pas uniquement comme centrale d'appoint destinée à faire face à des pics de consommation mais à des fins de rentabilité: elle sera indéniablement polluante et il aurait été possible, je pense, de mettre davantage de moyens dès aujourd'hui – car les choix que nous faisons maintenant nous engagent sur les 20 ou 30 ans à venir- pour développer des modes de production électrique n'utilisant pas les énergies fossiles et non producteurs de gaz à effet de serre.

 

2) Comment analysez-vous le fait que la production d’électricité à partir de la combustion du gaz

naturel soit confiée à des intérêts privés, donc à des actionnaires, alors que le coût des

infrastructures de raccordement au réseau de distribution gaz serait à la charge du

consommateur-usager ? Pensez-vous que cette situation soit de nature à permettre une maîtrise

du coût de l’électricité pour le consommateur ?

 

Très sceptique sur la question de la nécessité et de l'urgence d'installer cette centrale à gaz pour sécuriser notre approvisionnement énergétique dans la mesure où l'absence de débat public contradictoire n'a pas contribué à faire la preuve des dires du Conseil Régional et du gouvernement, je suis carrément hostile au fait que l'on confie la centrale à gaz à un consortium privé qui, immanquablement, va faire du profit à partir d'investissements publics.

Cette politique dictée probablement par l'influence de lobbies au niveau national et les politiques de dérèglementation et de libéralisation de l'énergie au niveau européen va servir des intérêts privés et m'apparaît contradictoire avec l'exigence d'un exact calcul des besoins sociaux en matière d'énergie, lequel réclame une maîtrise publique de la production et de la consommation d'énergie.

L'efficacité du transport de l'électricité, le souci d'éviter les pertes en ligne, la sécurité du nucléaire, exigent « une maîtrise publique, démocratique et sociale du secteur de l'énergie » et la possibilité pour EDF de produire de l'énergie en fonction des besoins et non d'exigences de rentabilité et de retour sur investissement.

Les bénéfices qui sont engrangés malgré tout dans la production d'énergie par EDF peuvent être réinvestis ailleurs (recherche pour diversifier et sécuriser la production électrique , stockage des déchets, chasse au gaspillage sur les réseaux...) ce qui n'est pas le cas des bénéfices réalisés par une entreprise privée se positionnant afin de rentabiliser l'exploitation sur le court terme. On ne peut confier des activités d'intérêt général ayant tant d'incidences sur l'environnement et l'avenir de la planète à des acteurs économiques qui ne pensent qu'en terme d'objectifs de rentabilité immédiate.

 

 

3) Sachant d'une part, que la consommation en gaz d’une centrale de 450 MW dépasse celle de

l’agglomération rennaise et que, d'autre part, GRTgaz prévoit d’ores et déjà des délestages

possibles sur le réseau de gaz (21 jours en 2013, 52 jours en 2015), comment jugez-vous les

risques que fait peser la programmation d’une soixantaine* de centrales du type de celle qui serait

implantée à Landivisiau (* c'est le nombre de projets et de demandes de raccordement à RTE ?)

 

Les centrales à gaz nous rendent évidemment dépendants d'approvisionnements en gaz étrangers (Russie, Algérie, Qatar...) non sécurisés sur le moyen terme, du fait de la raréfaction des énergies fossiles extractibles à coût supportables, des remous géo-stratégiques et des logiques spéculatives à l'œuvre dans ce secteur où les cours des énergies fossiles augmentent rapidement du fait des politiques de pression internationale, des appétits financiers, et du différentiel entre la pauvreté des stocks et l'évolution à la hausse de la demande.

 

4) Estimez-vous qu'il faudrait avoir recours aux GNC - Gaz non conventionnel - ou gaz de schiste

en les important, dans un premier temps des USA et/ou de Pologne, puis en les explorant et les

exploitant sur le territoire national ?

 

Non, l'extraction de gaz de schiste provoque là où on l'a testée des dommages irréversibles sur l'environnement dans des zones habitées et nos élus du PCF et du Front de Gauche ont combattu contre sa normalisation dans le sud de la France.

 

5) Que pensez-vous de l’impact environnemental (notamment sur la ressource en eau) de ce

mode de production énergétique et des risques que l’activité de ce type de centrale fait peser sur

la santé des populations (rejet de nombreux polluants chimiques : chlore, acide sulfurique, oxyde

de soufre, oxyde et dioxyde d’azote, particules fines et ultra fines…) ?

 

Je pense qu'il n'y a sans doute pas de réponse idéale et parfaitement inoffensive en matière de production énergétique et que les besoins de la population et de l'économie doivent être pris en compte. Par contre, il apparaît probable que ce type de centrale à gaz à double combustion n'est pas sans effet sur la santé des riverains et qu'ils doivent de toute manière être consultés et informés sérieusement et sans propagande sur les rejets chimiques auxquels on se prépare à les exposer.

 

6) Sachant que le chauffage électrique (qui représente plus de 30% du parc des logements en

France mais seulement 5% en Allemagne) est la cause majeure des pointes de consommation

électrique en période de grand froid, êtes-vous favorable à l’idée d’un plan national d’interdiction

du chauffage électrique dans les nouvelles constructions ? Pensez-vous que le remplacement de

ce moyen de chauffage dans les bâtiments existants par des solutions moins coûteuses en

fonctionnement soit envisageable ?

 

Je pense que l'interdiction du chauffage électrique ne se pense pas sans mesure d'accompagnement et d'incitation financière pour rendre possible la généralisation d'autres modes de chauffage.

Il faut aussi penser au pouvoir d'achat des gens, des familles. Par ailleurs, en dehors des radiateurs électriques, d'autres modes de chauffage ont aussi leurs inconvénients (chauffage individuel au fioul ou au gaz de plus en plus coûteux pour les gens et pas forcément plus porteurs d'avenir, chauffage au bois qui a des effets pervers au niveau de la déforestation ou plutôt de l'exploitation intensive et préjudiciable à la bio-diversité de bois et bosquets sélectionnés pour leurs rendements).

Les solutions à développer de manière prioritaire, même si elles ne sont peut-être que partielles, relèvent à mon avis du développement de l'isolation et des maisons passives, et de l'utilisation de l'énergie solaire pour aller vers plus d'autonomie des bâtiments, voire de la géothermie.

Il y a conciliation entre principe de réduction de la consommation et le soutien au pouvoir d'achat des moins riches dans notre programme "L'humain d'abord": « La nécessaire réduction des consommations ne peut conduire à réduire le niveau de vie des classes populaires. C'est la sobriété énergétique que nous visons: moins de consommation pour des usages identiques. Ce sont les gaspillages ostentatoires des très riches qu'il faut combattre... Nous mettrons en place un plan national de remise aux normes énergétiques des logements et de l'ensemble des bâtiments publics. Nous créerons pour les particuliers une allocation sous condition de ressources pour financer la rénovation thermique des logements ».

 

7) Que pensez-vous de la filière de la méthanisation (gaz issu du compostage de diverses

matières organiques) ?

 

Le principe de valoriser des déchets pour produire de l'énergie apparaît très intéressant même s'il faut se méfier d'une utilisation industrielle de la méthanisation qui serait le corolaire d'une agriculture et d'un élevage hyper-concentrés et productivistes. Il faut que les producteurs vivent d'abord de prix rémunérateurs sur leurs produits dans le cadre d'une agriculture paysanne à taille humaine et non d'une valorisation des déchets produits à quantité industrielle.

 

8) Que pensez-vous de la filière de la méthanation (procédé de production de méthane

synthétique par la réaction chimique, dite de « Sabatier », entre de l'hydrogène et du gaz

carbonique) ?

 

Je n'ai pas d'information à ce sujet.

 

9) Pensez-vous que la construction d’une centrale à cycle combiné gaz soit de nature à améliorer

l’autonomie énergétique du Finistère et de la Bretagne ?

 

Oui, peut-être que cette centrale permettrait à la Bretagne de produire une part un peu plus importante de l'énergie qu'elle consomme en étant associée à la construction de très nombreuses éoliennes qui ne produisent pas de l'électricité en continu.

Mais je crois aussi, convaincu par les explications entendues lors d'une réunion publique à Landivisiau organisée par Gaspare et le collectif « Landi doit dire Non à la centrale » qu'une région administrative n'a pas forcément à culpabiliser de ne pas produire toute l'énergie qu'elle consomme, surtout quand elle a des centrales nucléaires (La Hague, voire Chinon) et thermique (Cordemais) à ses portes, car les réseaux et leur sécurité sont pensés par grands secteurs géographiques (7 en France si je ne me trompe pas) et on ne demande pas à une région comme l'île de France d'être auto-suffisante en matière énergétique.

Par ailleurs, les choix d'implantation de certains types de production électrique que nous faisons ou pas aujourd'hui ont une conséquence générale par rapport au mode de développement et d'orientation énergétique que nous voulons, et ne se posent pas qu'en terme de rattrapage de retards ou de lacunes au niveau régional.

D'ailleurs, comme votre questionnaire le signale, l'argument de l'insuffisante autonomie énergétique n'est qu'une déclinaison locale – visant à toucher notre esprit de rationalité et d'altruisme, voire de chauvinisme – d'une campagne nationale d'installation de centrales à gaz dans des secteurs qui ne sont pas tous pareillement dépendants.

 

10) Seriez-vous prêt à exiger auprès de la CRE - Commission de Régulation de l'Energie - le

budget détaillé concernant les fonds publics investis dans le projet de la CCCG en Finistère ?

 

Oui.

 

11) L'argent public dépensé autour de ce projet va probablement atteindre plusieurs centaines de

millions d'euros : renforcement du gazoduc (renforcement du terminal méthanier de Montoir-de-

Bretagne), raccordements gaziers, raccordements électriques au poste RTE, raccordements eau,

bâtis de l'enceinte de la centrale, connexions routières à prévoir, primes annuelles de 40 millions

d’euros versées à l'opérateur http://tinyurl.com/d8rss7n, ….

Pensez-vous qu'il soit envisageable de déplacer ces fonds publics sur les économies d'énergie :

isolation, aides au remplacement du chauffage électrique… ?

 

Oui.

 

12) Seriez-vous favorable à une conférence contradictoire autour de ce projet de centrale CCCG

- Centrale à cycle combiné gaz - et, plus largement, à un débat démocratique sur l’avenir

énergétique de notre territoire ? Ceci, très prochainement, c'est-à-dire bien avant que l'enquête

publique ne soit mise en place ?

 

Oui. Le programme du Front de Gauche aux présidentielles et aux législatives « L'humain d'abord », dans le cadre de sa rupture avec la culture de délégation de pouvoir et de son choix d'institutions renouvelées pour plus de démocratie, prévoit de mettre les choix énergétiques sous contrôle citoyen en organisant « un débat public national sur la politique énergétique en France: Ce grand débat, comme avait dit Martine Billard (co-présidente du parti de Gauche avec JL Mélenchon) en déplacement dans le Finistère aux réprésentants de Gaspare et de « Landi doit dire non à la centrale », devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et du nucléaire et préparer le remplacement des énergies fossiles.

Il se déroulera sous contrôle citoyen de l'information jusqu'à la prise de décision et se terminera par un référendum ».

Sur le plan local, dans le choix de notre choix pour une VIe République plus citoyenne et démocratique, nous sommes aussi pour une consultation des citoyens sur les projets d'investissement lourds qui peuvent avoir des impacts sur l'environnement et la santé publique tels que celui-ci, consultations qui devront intervenir après des débats contradictoires où toutes les informations seront mises sur la table et consultables par les citoyens pour qu'ils puissent se faire un avis raisonné.

 

 

13) Seriez-vous prêt à former un groupe de dix parlementaires pour déposer une demande de

débat public auprès de la CNDP - Commission nationale du débat public - concernant ce projet

de CCCG ?

 

Oui.

 

 

 

Ismaël Dupont.

 

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 17:28

Le collectif 29 pour la souveraineté alimentaire (constitué d'Attac 29, du CCFD-Terre Solidaire, des groupes Peuples Solidaires, de la Confédération Paysanne, de la Maison de l'Agriculture Biologique, de Ti Ar Bed...) qui milite pour une réforme de la PAC et de l'OMC organise le lundi 14 mai à 20h30 une soirée publique (avec projection du film "Qui va nourrir le monde?") à la salle municipale de Saint Thonan (entre Landerneau et Guipavas) pour réfléchir au lien entre la faim dans le monde, les règles du commerce international, la domination des logiques financières, et les modes de production agricole.   

 

Nous saluons cette démarche qui cherche à mettre dans le débat public ce qui est sans doute le problème le plus crucial de l'humanité aujourd'hui, et, pour information, je publie la réponse que j'ai envoyé, en tant que candidat du Front de Gauche aux législatives à Morlaix, au "collectif 29 pour la souveraineté alimentaire".

 

 

 

Morlaix, le 11 mai 2012.

 

Messieurs, mesdames les adhérents et responsables du Collectif 29 pour la Souveraineté Alimentaire,

 

Bonjour,

 

J'ai bien reçu l'interpellation que vous avez adressée aux candidats aux législatives et mouvements politiques lors de la réunion que le Front de Gauche Morlaix organisait à Saint Pol de Léon le 9 mars dernier. Il y a  convergence entre nos propositions et analyses et celles du collectif qui milite pour qu'on se donne des moyens efficaces de lutter contre la faim dans le monde, l'iniquité des relations commerciales internationales et la financiarisation du secteur de l'agriculture.

 

Nous partageons votre inquiétude et votre révolte concernant l'accaparement des terres agricoles par les gros investisseurs, l'effacement progressif de l'agriculture paysanne  et vivrière qui nourrit au profit de l'agro-business, les logiques spéculatives au niveau des marchés des premières premières agricoles, renforcées par la commercialisation en développement des agro-carburants et le fait que les matières premières agricoles et l'achat de terre sont devenus des valeurs refuges pour les gros investisseurs après la crise des subprimes. Nous sommes conscients aussi de la nécessité de relocaliser en partie l'agriculture afin de ne pas spécialiser à outrance les pays pauvres dans des agricultures d'exportation qui menacent l'auto-suffisance alimentaire locale, de ne pas leur faire une concurrence déloyale avec nos productions portées par des aides publiques et des accords de libre-échange ravageurs. Pour nous aussi, la souveraineté alimentaire doit être un principe de base pour envisager la réglementation des rapports commerciaux internationaux, les politiques de co-développement et de production alimentaire.

 

En tant que candidat aux législatives dans la circonscription de Morlaix, je m'engage si j'étais élu (et, à défaut, avant et après aussi l'élection, sur le plan de la bataille idéologique) à me battre pour faire prévaloir les objectifs que vous mettez en avant avec raison:

  1. Placer le concept de souveraineté alimentaire au centre des décisions des États et des instances supra-nationales.

  2. Affirmer dans les règles du commerce international le droit à la protection des marchés agricoles.

  3. Soutenir, en France comme ailleurs, une agriculture paysanne écologiquement responsable, diversifiée, créatrice d'emplois, et non une agriculture industrielle, visant prioritairement la compétitivité, et faisant des ravages sur l'environnement, la santé publique, et l'emploi agricole.

  4. Empêcher que l'acquisition de terres dans des logiques financières ou spéculatives fragilisent l'emploi et la qualité de vie des paysans, qui sont les principales victimes de la faim, et des pauvres qui doivent pouvoir s'approvisionner en productions locales.

  5. Mettre fin au soutien public à la production et à la consommation d'agro-carburants.

  6. Lutter contre la volatilité des prix agricoles.

 

Je ne suis pas moi-même un spécialiste des questions agricoles, bien que je m'y intéresse, et c'est pourquoi je vous renvoie aux propositions et analyses défendues par notre orateur de la réunion de Saint Pol de Léon, Xavier Compain, responsable de la commission pêche-agriculture au sein du PCF et co-rédacteur du projet du Front de Gauche sur ces questions. Je vous les rappelle ici dans les grandes lignes de son intervention très riche.

 

Le programme agricole du Front de Gauche est un des plus poussés, des plus travaillés. Il implique par exemple:

 

1) De sortir l'agriculture et l'alimentation de l'OMC. Il ne s'agit pas que d'une déclaration mais d'une bataille politique à mener réellement. Ce qui concerne les estomacs des êtres humains ne doit pas être l'apanage de l'OMC. Après, il y a tout un débat sur la PAC que l'on mène au sein du Parti de la Gauche Européenne au Parlement Européen pour faire face aux défis alimentaires et démographiques qui nous forcent à multiplier par deux la production alimentaire. Il faut définir une politique de sécurité et d'auto-suffisance alimentaire au niveau des grandes régions: cela passe par une régulation et une protection des producteurs locaux. La FAO doit être le grand arbitre international et faire en sorte réellement qu'il y ait des échanges mutuellement avantageux sur les produits alimentaires. Nous ne sommes pas pour autant des inconditionnels du protectionnisme, contrairement aux caricatures: on ne s'interdit pas de commercer du cacao et du café, mais on commerce sans dumping social, environnemental. Il faut à l'échelle nationale ou au moins continentale une planification agricole et alimentaire: le marché ne doit pas tout contrôler.

 2) Il faut réorienter les fonds de coopération au développement: plutôt que d'envoyer du riz FAO dans les situations d'urgence simplement, il faut investir dans des outils de production et de conservation des biens alimentaires (frigos, silos...) qui permettront aux pays en voie de développement d'être davantage auto-suffisants.

3) Nous ne tolérerons pas que les accords bilatéraux de libre-échange laminent nos emplois agricoles. Actuellement, l'Europe importe 450000 tonnes de viande bovine par an: c'est de la viande à moins de 1€ le kilo comme celle qui vient d'Argentine. Les accords du Mercosur nous en imposeraient 500000 tonnes de plus. Dès lors, la messe est dite sur la production bovine française. La même chose s'est produite il y a 30 ans au niveau du mouton. Résultat: aujourd'hui, 7 agneaux sur 10 sont importés.

4) Il y a nécessité à constituer au niveau mondial et régional des stocks alimentaires.C'est la pauvreté de ces stocks alimentaires qui rend les peuples plus vulnérables aux aléas climatiques, aux aléas du marché et à la spéculation. Martine, la voisine de Xavier Compain, a un théorème infaillible pour dénoncer cette situation: si ceux qui sont aux mannettes des politiques agricoles s'occupaient d'un troupeau de vaches, cela ferait bien longtemps qu'ils l'auraient fait crever par imprévoyance et étourderie.

5) Il faut assurer la transition écologique de l'agriculture, c'est resemer et produire nos protéines végétales sur le territoire européen. Actuellement, 75% de l'aliment d'élevage est importé (soja, manioc) et si la Bretagne a de beaux porcs, c'est d'abord parce qu'elle a de beaux ports pour faciliter ces importations. Il faut un accompagnement financier pour produire à nouveau sur notre sol des protéines végétales pour nos élevages: ces aides pourraient être associées à une taxation des importations sur des critères environnementaux (coût en émission de gaz carbonique, normes de production) et sociaux, alimentant un fonds destiné à la transition écologique de l'agriculture.

C'est dans l'air du temps de soutenir verbalement les filières labellisées, les circuits courts, le bio: pour nous, c'est un objectif essentiel. Actuellement, rappelons-le et c'est inadmissible, les paysans qui font du bio sont les derniers payés de la PAC et les plus contrôlés.

Le troisième grand axe de notre transition écologique concerne l'accès au foncier. Nous pensons à l'accaparement des terres cultivables chez nous par les habitations et les promoteurs ou les plus gros exploitants, au Sud par des spéculateurs qui font du business sur la famine. Ainsi, par exemple, la Somalie produit de l'oignon blanc bio à la pelle mais importe du riz FAO. Dans le même ordre d'idée, on peut parler de la honteuse vente forcée de leurs quotas de pêche par les pays pauvres ou du pillage des eaux territoriales du Sud de l'Afrique par des navires russes ou japonais. Et au Kenya, croyez-vous qu'il y a beaucoup de gens qui mangent des fleurs? L'objectif inconditionnel que l'on se donne, c'est que la terre aille à l'agriculture et à l'alimentation. En France, dès maintenant, il faut agir pour changer la gouvernance des SAFER. De la même manière qu'il existe actuellement une SMI, surface minimale d'exploitation, il faut aller vers une surface maximale d'exploitation, pour s'opposer au devenir industriel de l'agriculture et à son hyper-concentration destructrice d'emplois. Il faudrait respecter effectivement la règle existant actuellement suivant laquelle quand une terre se libère, on consulte d'abord les petits, puis les moyens exploitants pour son rachat. Mais le meilleur rempart contre la course au productivisme et à l'agrandissement, c'est la rémunération du travail. Les paysans ont perdus 50% sur le litre de lait ces dernières années. Aujourd'hui, la contractualisation les oblige à des contrats hypothétiques. Ce que nous disons nous, et nous sommes entendus des exploitants, c'est qu'en dessous de 320 € les 1000 litres, on ne rémunère pas le litre de lait. Un bon niveau de rémunération se situerait à 400 € les 1000 litres. Actuellement, seulement 7% du prix d'un pot de yaourt revient au producteur de lait. De la même manière, les producteurs de fruits et légumes crèvent la bouche ouverte depuis 15 ans à cause du dumping social et environnemental des importations.

 

Voici en outre les constats et les idées que j'ai moi-même mis en avant en tant que candidat aux législatives lors de cette assemblée citoyenne sur l'agriculture:

 

« Il est nécessaire de critiquer radicalement les principes du système ou du modèle agricole mondial et européen actuel. 1,3 milliards de personnes, 43% des actifs dans le monde sont des agriculteurs- dans les pays en voie de développement, cela représente 60 à 70% des actifs. Nous sommes donc loin d'être passés à un monde d'économie tertiaire post-agricole. Mais 70% de ceux qui vivent dans l'indigence et qui souffrent de la faim sont des paysans.  

Pourquoi? En particulier parce que dans les années 1970-1980-1990, le FMI a profité du moyen de chantage que constituait la dette publique pour forcer les pays du Sud à ouvrir leurs marchés aux importations de produits agricoles occidentaux plus compétitifs (car subventionnés en amont et protégés par des prix garantis surtout à l'époque) et pour les encourager à se spécialiser dans des monocultures d'exportation dont les travailleurs sont des salariés et des demi-esclaves plutôt que de poursuivre une l'agriculture vivrière indépendante leur assurant de manger à leur faim.

Aujourd'hui, en Afrique, dans les pays arabes, cela coûte moins cher d'acheter du poulet breton que du poulet local... Ces pays en voie de développement ont été rendus trop dépendants des importations et les recettes que leur apporte leur culture d'exportation, comme les cours mondiaux sont contrôlés par les économies les plus puissantes et soumis à toutes les spéculations et variations de la production, sont insuffisantes pour compenser le déficit de la balance commerciale.

Il faut donc permettre à ces pays du Sud d'organiser leur sécurité alimentaire par grandes régions sinon par pays et de protéger leurs marchés intérieurs et leurs producteurs. Il faut les aider à se développer techniquement pour avoir une agriculture plus efficace plutôt que de leur vendre des armes, des autoroutes ou des aéroports pour les dictateurs. L'autre volet de ce contre-modèle agricole qui marche sur la tête, c'est l'agriculture industrielle, productiviste, hyperconcentrée et polluante, qui remunère de moins en moins la moyenne des agriculteurs, dans nos pays occidentaux. Est-il normal que la Bretagne produise chaque année 14 millions de porcs, (60% des porcs français), 40% des volailles en France? A côté de cela, nous ne sommes que la vingt-et-unième région française sur vingt-deux pour le montant du revenu paysan. Ce modèle de développement agricole basé sur la dérégulation des prix compensée par des subventions qui donnent toujours une prime à l'agrandissement, l'investissement dans le matériel, basé sur l'endettement privé, l'emprise de la grande distribution et de l'agro-alimentaire, des fabricants d'aliment pour élevage et de pesticides, sur l'hyper-spécialisation et l'élevage hors sol, c'est un contre-modèle qu'il faut repenser, remettre à plat, car il est responsable, sinon d'une surproduction, du moins de prix des denrées ne suffisant pas à faire vivre les producteurs (le prix du porc tombe souvent à 1,10€ le kilo ces derniers mois, alors qu'il faudrait qu'il soit à 1,60€ le kilo pour faire vivre les éleveurs en dehors des subventions compensatoires).

Un des moyens de préserver et d'augmenter l'emploi agricole, c'est de revenir à une agriculture paysanne d'intérêt général soucieuse de l'environnement et de la santé publique, pouvant se développer grâce à une protection des prix, un soutien public dans l'accès à la terre, une relation plus directe au consommateur... Rendons-nous compte que le nombre d'agriculteurs a été divisé par 10 en 100 ans: jusqu'où se perpétuera l'hémorragie si on continue à valoriser la production industrielle, l'hyper-spécialisation? L'argent serait mieux employé à défendre une agriculture paysanne qu'à soutenir les grands intérêts agro-alimentaires: en 2009, Doux touchait 200 à 300 euros de l'Union Européenne pour la tonne de poulets abattus. Il faut revoir le mode d'attributions des subventions de la PAC, non pour laisser faire les mécanisme de lutte pour l'existence et la compétitivité maximale du marché non faussé, mais au contraire pour soutenir davantage les petites exploitations, l'agriculture bio et écologiquement responsable. »

 

J'espère avoir bien répondu aux attentes de votre association touchant ce questionnaire. Je vais tâcher de me rendre à la réunion publique de Saint Thonan intitulée « Qui va nourrir le monde? » le lundi 14 mai dans 3 jours.

 

Je représente un parti et une sensibilité politique dont l'engagement internationaliste, la préoccupation pour le sort des populations du Sud et la dénonciation des dérives liées au pouvoir de la finance, sont anciennes, et je me retrouve tout à fait dans votre combat.

 

Je me mets à disposition de toute demande de rendez-vous ou d'action en commun, avant ou après les élections. Bien Cordialement.

 

Ismaël Dupont,

candidat du Front de Gauche aux législatives dans la IVème circonscription du 29 avec Marie Huon.

 

 

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