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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:18

Locquénolé, le 26 octobre 2013

A l’attention de Mme le maire de Morlaix

Cérémonie au kiosque, place des otages le 25 octobre 2013

Madame,

 

Cérémonie émouvante, oui mais votre allocution, madame le maire, ma révoltée « un acte absurde et inconscient » dites-vous concernant cet attentat du 26 décembre 1943.

Vous occultez l’histoire de cette guerre, la France était occupée par l’armée allemande avec la collaboration du maréchal Pétain et de son gouvernement à Vichy.

Dès juin 1940, la répression nazie a été féroce : assassinats de milliers d’hommes et de femmes qui refusèrent définitivement la mise au pas du pays.

Cette occupation visant à rayer la culture du peuple français, l’héritage politique et social de 1789 pour fonder une nouvelle société dictatoriale, autoritaire et basée sur le racisme et l’antisémitisme; balayant les « races humaines inférieures et invisibles », en surnombre par rapport à « l’économie nationale ».

Nous devons le respect et une immense reconnaissance à ces hommes et femmes dans leur diversité, qui ont contribué à détruire cette oppression en combattant pour notre liberté.

S’autoriser à user de la violence et à commettre des attentats, c’est un long processus, une révolution intérieure, culturelle et morale.

Oui Madame, il a fallu pour ces combattants de l’ombre trouver une légitimité supérieure qui justifiât, dans leur conscience et devant les Français , la validité de leur engagement!

Imagine-t-on ce quil faut de courage, de volonté et de raisons d’agir en risquant sa vie et celles d’innocents?

Dès 1940 le gouvernement de Pétain édicte plusieurs lois sur le statut des juifs « catégorie à part » et vous semblez oublier que dès 1942 « la solution finale » a été proclamée.

Peut on attendre sagement face à cette barbarie ?

Tous ces soldats de toutes nationalités, sans uniformes, volontaires et rebelles nous ont légué des valeurs de solidarité et de fraternité, des valeurs humanistes et universelles qui ont permis à notre à notre peuple de vivre « des jours heureux » dignement.

Un beau programme!

Ces valeurs furent le socle fondamental d'un nouveau droit international concrétisé par la déclaration des Droits de l’Homme.

On peut aimer « la vie à en mourir », voilà le message de ceux et celles qui furent fusillés pour pouvoir penser et vivre librement.

Lucienne Lerman Nayet Fille de déporté

PS: mon père, juif « étranger », raflé en mai 1941 par la police française à Paris, a été assassiné à Auschwitz : une enfance brisée par l'idéologie nazie.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:17

Liberté pour Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens !
AFPS, dimanche 27 octobre 2013
Depuis Robben Island, la prison his­to­rique où fut enfermé Nelson Mandela, Ahmed Kha­trada, son com­pagnon de cap­tivité pendant 26 ans, vient de lancer solen­nel­lement, aux côtés de Fadwa Bar­ghouti, de res­pon­sables de toutes les orga­ni­sa­tions pales­ti­niennes de droits de l’homme, et avec l’appui de Prix Nobel des cinq conti­nents, la Cam­pagne inter­na­tionale pour la libé­ration de Marwan Barghouti.
Marwan Bar­ghouti, figure emblé­ma­tique de la résis­tance pales­ti­nienne, condamné à cinq peines de prison à per­pé­tuité et empri­sonné en Israël depuis plus de onze ans.
Marwan Bar­ghouti, qui aux côtés de ses com­pa­gnons de cap­tivité de toutes ten­dances, d’Ahmed Saadat à Aziz Dweik, a initié et permis l’appel des pri­son­niers à l’unité nationale. Appel qui reste aujourd’hui une exi­gence poli­tique majeure des Palestiniens.
Der­rière celui qui reste en titre le pré­sident du groupe d’amitié France-​​Palestine au Conseil légis­latif pales­tinien, c’est l’ensemble des presque 5000 pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens qui se pressent et demandent justice.
Dans cette cam­pagne, comme nous l’avons assuré publi­quement à Fadwa Bar­ghouti son épouse le 15 sep­tembre, l’AFPS prendra toute sa place. Avec le souci de ras­sembler lar­gement les femmes et les hommes épris de liberté et de justice, au-​​delà de leurs sen­si­bi­lités politiques.
Notre Asso­ciation qui depuis plus d’un an a contribué à briser le mur du silence à travers la cam­pagne de par­rainage des pri­son­niers pales­ti­niens, s’engagera de toutes ses forces dans la Cam­pagne pour Marwan.
Ensemble saisissons-​​nous des paroles du Chant des Par­tisans « C’est nous qui brisons les bar­reaux des prisons pour nos frères… » !

Bureau national de l’AFPS, le 27 octobre 2013
logo AFPS
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:13

Doux, GAD, Tilly-Sabco, Marine Harvest… 900 emplois supprimés hier en Bretagne, plus de 5 000 menacés en 2013. Chaque jour l’horizon des salariés et producteurs liés au destin des groupes agroalimentaires s’assombrit d’avantage. Aux côtés de la Bretagne, aucune région n’est épargnée par le dépeçage de l’emploi. Au nom des seuls signaux du marché, les entreprises se livrent au cœur de la crise à la plus farouche concurrence, du coût du travail et des cours agricoles les plus bas !

Seuls les actionnaires s’engraissent alors que des milliers de salariés sont jetés à leur sort.

Les réponses gouvernementales issues de la rencontre interministérielle ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

Les 15 millions d’euros annoncés par le premier ministre doivent cependant y être consacrés. Fondamentalement le pacte d’avenir pour la Bretagne doit rompre avec les logiques de la concurrence libre et non faussée.

Le PCF devant l’urgence demande un moratoire sur les plans de licenciements, une large concertation de tous les acteurs, la mobilisation de fonds notamment au travers de la banque publique d’investissement.

Il n’y a pas de fatalité aux politiques d’austérité et de chômage de masse.

Le PCF propose d’engager la bataille de la ré-industrialisation agroalimentaire.

Des politiques publiques agricoles et alimentaires qui, en France comme en Europe, garantissent notre souveraineté alimentaire, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous, soient assises sur des filières de productions relocalisées. L’avenir de l’agroalimentaire, d’une nouvelle ambition agricole passe par la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.

Sans attendre, les communistes sont porteurs de propositions de loi en faveur de la répartition des marges entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

Déterminée à conquérir des issues durables, une délégation du Parti communiste français sollicite un rendez-vous avec le Premier Ministre.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:11

La dernière livraison de Pôle emploi sur les chiffres du chômage remet les pendules à l'heure. Le nombre de nouveaux chômeurs de catégorie A pour septembre atteint 60.000. Le nombre total de chômeurs est désormais de 3,3 millions, nouveau triste record. L'effet « bug » a fait long feu. La tentative gouvernementale de désamorçage ne suffira pas à réduire l'impact de la bombe sociale.

Alors que tous les chiffres étaient prévisibles, la politique gouvernementale de soutien exclusif au capital contre le travail dévoile son vrai visage. Les profits d'aujourd'hui ne feront ni les investissements de demain, ni les emplois d'après-demain. Ils font par contre les chômeurs d'aujourd'hui et alimentent la chute de l'investissement productif. On est donc loin d'une possible inversion de la courbe du chômage malgré  le développement des contrats aidés sur fonds publics.

Le gouvernement s'entête à ne pas voir la nécessité de travailler à une véritable relance nationale et européenne de l'emploi, des services publics et de la réindustrialisation. Il s'entête à se crisper sur la réduction de la dépense publique et sociale au nom de la dette et de la compétitivité. Enfin, il s'accroche à l'espoir d'une reprise assise sur les exportations allemandes et l'économie américaine. Cette politique là conduit le pays dans le mur.
Le gouvernement sait qu'il doit maintenant mener une réelle politique de gauche s'il veut sortir de l'impasse dans laquelle se trouve le pays.

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:10

Lettre à Jean Luc MELANCHON par Isabelle LORAND et Frédérick GENEVEE (Comité exécutif du PCF).

Cher Jean-Luc, tu le sais, notre engagement pour la constitution d’une force rassemblant la gauche radicale ne date pas d’hier. Depuis quelque trente années, des refondateurs aux collectifs antilibéraux en passant par les états généraux du communisme, nous avons avec d’autres œuvré sans relâche en ce sens.

Le Front de gauche (FG) est, durablement, la seule voie qui puisse redonner de la force et de l’espoir à notre peuple. Nous sommes de ceux qui regrettent la décision des communistes parisiens. Mais nous sommes aussi de ceux qui se félicitent que, dans l’essentiel des villes de plus de 20 000 habitants, le Front de gauche soit le cœur de rassemblements. Et nous sommes convaincus qu’au-delà des configurations, une seule considération a prévalu au choix de nos camarades : être le plus utile pour défendre l’intérêt de nos concitoyens, singulièrement les plus faibles. Nous sommes un Front, et pas un parti. Ce n’est pas un détail. Si ce qui nous rassemble est plus fort que nos différences, il n’en demeure pas moins que nous avons des différences. Certaines sont ténues. D’autres sont plus sérieuses. Nous en voyons deux : la conception du rassemblement et le centralisme. Dans une interview aux Inrocks, tu démontres combien ton parti pris clivant est un choix réfléchi, assumé et défendable : « Ce qui m’intéresse, c’est la fraction la plus déterminée de notre peuple, celle qui est prête à se mobiliser pour bâtir une alternative. Je construis sur ce qui tient bon. » Et tu ajoutes : « Je crois que le conflit crée la conscience. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ton point de vue est cohérent. Mais tu ne peux ignorer qu’au sein de la vraie gauche, un autre point de vue, porté de longue date par le Parti communiste, existe. Il faut rassembler la majorité du peuple de gauche. Plutôt que de cliver, il faut rechercher les points de convergence les plus hauts possible, pour lutter et gagner ensemble. Ces deux lignes de force stratégiques traversent également le mouvement social. À titre d’exemple, les deux points de vue dans le mouvement des sans-papiers : régularisation de tous les sans-papiers, ou régularisation des travailleurs sans papiers comme base de rassemblement pour gagner. Il serait contre-productif de sous-estimer chacune des rationalités, en les réduisant à de la faiblesse idéologique, du gauchisme ou pire à de la trahison. Nous osons même dire que notre diversité d’approche est un atout. Quant au centralisme, il sera au cœur des débats à venir. De l’autonomie de vote des parlementaires à l’autonomie des fronts thématiques, nous n’avons pas la même approche. Nous, les communistes, avons rompu avec le centralisme démocratique en 1994. Ce n’est pas pour le voir revenir par le FG. Entre le centralisme démocratique de Lénine et le désordre créateur de Prigogine, nous aurons à inventer les voies de la démocratie et de l’efficacité. Les voies qui feront du FG pas seulement un cartel d’organisations mais un système complexe, comme dirait Edgar Morin, dans lequel des formes et des pratiques politiques nouvelles autant que les « apartides » trouveront pleinement leur place. Tu dis centralisme où nous disons centralité.

Tu le vois, ce qui nous lie politiquement à Pierre Laurent est quelque chose de bien plus profond que notre longue amitié. Ce qui nous lie à lui, c’est une culture construite au fil des ans. Et quels que furent les désaccords et les engueulades, nous sommes toujours là pour des raisons très profondes. Du coup, chaque flèche en direction de Pierre nous atteint aussi. Et ne sous-estime pas que certaines blessures cicatrisent mal… Tu dis parfois qu’il pourrait y avoir un FG relooké, avec une partie des écologistes, le NPA, les autres composantes du FG, les gentils « cocos »… Comme beaucoup d’autres, nous ne le voulons pas car ce serait un FG atrophié et sans avenir. Que serait la France sans Front de gauche ? Hypothèse mortifère. Bien sûr, le FG traverse une zone de turbulences. Certains en font leurs choux gras : le Front de gauche serait mort, Laurent et Mélenchon avec lui. Nous devons mettre le point final à ces conjectures. La formidable campagne électorale que tu as portée a produit une telle dynamique qu’elle a surmonté nos différences. Elle ne les a pas effacées. Dans la durée, il n’y a pas d’autre choix que d’appendre ensemble à en faire une force. De Leonarda au droit à la retraite, du droit de vote des étrangers au droit du travail, du mariage pour tous au pacifisme, de la lutte pour une Europe solidaire au refus du budget, nous sommes ensemble avec la volonté de construire une alternative à ce gouvernement. Alors, ne perdons jamais de vue l’essentiel, poursuivons le débat fraternellement pour que vive le Front de gauche.

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 04:49

Mardi 22 octobre, l'Assemblée nationale devait se prononcer sur le Budget 2014 présenté par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Ce budget a pour objectif premier de baisser la dépense publique au nom de la compétitivité. Le prix à payer pour les salarié-es et les ménages en sera très lourd. Pour les patrons, il en ira tout autrement car pour eux, les cadeaux continuent. Les députés communistes et du Front de gauche ont voté contre.

 

Le changement, c'est pour quand ?

 

Le gouvernement durcit encore sa politique austéritaire. Comme le déclare André Chassaigne, président du groupe Front de gauche : « Le budget 2014 ne permet pas de libérer nos concitoyens et les entreprises des conséquences de la dérégulation financière, de redonner toute leur force aux principes d'égalité, de justice, de solidarité qui forment le ciment du pacte républicain». Au contraire ! La contribution des entreprises et des grandes fortunes baissera de 56 à 33 milliards. Elles bénéficieront d'un crédit d'impôt de 20 milliards, sans conditions d'investissement et d'emploi, sans contrôle non plus comme l'a annoncé Pierre Moscovici. Pour les citoyen-nes, la TVA augmente, le gel du barème de l'impôt décidé par Sarkozy sera maintenu, les services publics amputés, l'investissement public réduit... C'est contraire à la fois à toute justice sociale et au redémarrage de notre économie. Ce n'est pas pour cela que les françaises et les français avait voté, il y a à peine un an et demi.

 

Un débat tronqué

Le gouvernement mène ce débat au grand galop, sans écouter et prendre en compte les député-es du Front de gauche.

Ceux-ci n'ont eu de cesse de  rappeler leurs propositions constructives pour une issue à la crise : pour rendre l'impôt plus progressif et  épargner les ménages modestes et moyens, augmenter l'impôt sur la fortune, baisser la TVA qui pèse sur la consommation, moduler l'imposition des entreprises en fonction de leur taille et de l'utilisation qu'elles font de leurs bénéfices. Des députés socialistes, eux mêmes, se sont élevés devant ce budget, comme Pouria Amishahi affirmant : « Il faut réfléchir à d'autres choix que des compromis avec l'Europe technocratique ou le Medef ». Le Premier ministre lui même, face aux doutes des députés de la majorité gouvernementale leur a ordonné l’obéissance, craignant des défections. La droite se frotte les mains, réclamant d'aller plus loin dans les sacrifices. Le budget a été adopté par l'ensemble de la majorité gouvernementale socialiste, écologiste et radicale de gauche. C'est aux antipodes de ce qu'attend le pays.

 

Résister et construire

Le Parti communiste et le Front de gauche, avec leur programme l'Humain d'abord et leurs propositions pour une véritable réforme de la fiscalité iront à la rencontre des citoyens pour les alerter et les mobiliser. Ce budget passera le 21 novembre au Sénat. Vous pouvez compter sur les sénatrices et les sénateurs communistes et du Front de gauche pour vous faire entendre.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 12:56

Le candidat du Front national a remporté la cantonale partielle de Brignoles. Toute la semaine, les médias ont continué à dérouler à Marine Le Pen et ses acolytes un tapis rouge sur leurs antennes, tout en utilisant le vocabulaire des catastrophes naturelles : tempête, tremblement de terre,  séisme... Pour le PCF, l'élection de Brignoles n'est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. C'est le résultat des politiques menées.

 

Justice sociale

La première cause du résultat est évidente : la démobilisation massive des électeurs de gauche. On peut constater ce fait dans toutes les élections partielles depuis l'élection présidentielle. La gauche les a toutes perdues. En s’abstenant, en grand nombre, ces électeurs essaient de dire à un pouvoir qui refuse de les entendre, leur colère et leur désarroi. Le Président de la République et le gouvernement ne peuvent fuir leurs responsabilités : c’est leur politique, qui frappe le pouvoir d’achat et la vie de la majorité des salariés et épargne la violence des riches et de la finance. Il est temps d'ouvrir un nouveau chemin d'espoir à gauche en rompant avec l'austérité et en rassemblant autour de la justice sociale.

 

Liberté -Égalité- Fraternité

Depuis maintenant de nombreuses années, les arguments de l’extrême-droite contaminent le discours politique. Nicolas Sarkozy a validé les mots et les thèses du FN, repris l'idée que les étrangers seraient un danger, fait admettre que le bien être était la conséquence de la sécurité au détriment de la liberté et même de la justice. Au sein même du gouvernement de François Hollande, on retrouve maintenant ces idées. Avec « les roms ne sont pas intégrables » Manuels Valls pousse plus loin sur cette question que le Discours de Grenoble de Sarkozy qui avait scandalisé toute la gauche, et même au-delà les démocrates. Cette semaine, c'est une enfant rom kosovare qui a été arrêtée lors d'une sortie scolaire, sur le parking du lycée Lucie Aubrac, pour être expulsée, conformément aux directives du Ministre de l'Intérieur, vers l’État mafieux du Kosovo. Il est temps de se réapproprier les mots de la République : Liberté – Égalité – Fraternité. Et de les mettre en actes.

 

 

Le FN, c'est l’extrême-droite

Les médias dissertent sans fin sur la « dédiabolisation » du Front national. Marine Le Pen utilise un vocabulaire anti-libéral pour récupérer les classes populaires, notamment celles qui votent à droite. Comme l'avait fait Mussolini avec le fascisme dans les années 20, en Italie.  Il est temps de faire la clarté sur le programme du FN. Le «nouveau FN» continue à copier-coller de nombreuses propositions du FN de Jean-Marie Le Pen. Trois exemples : Le logement : Le programme du FN s'attaque au logement public. Il prévoit de pouvoir le « vendre au bout de 10 ans », décrète la « fin de l'APL » ou « l'extension des sur-loyer », la suppression de la loi SRU qui impose la construction dans chaque ville de logements pour tous... entre autres. La fiscalité : de vagues principes pour tous, pas un mot de la TVA, mais pour les riches c'est du concret : abaissement de la tranche supérieure de l'impôt des plus hauts revenus et suppression de l'Impôt Sur la Fortune. L Europe : retour du Franc mais pas un mot crédible sur comment et les conséquences, sortie de l'UE au bénéfice d'une alliance stratégique avec la Russie... Sans parler de la fin des 35h branche par branche, de la fin du droit du sol, de la mise en cause du droit à l'avortement et du rétablissement de la peine de mort. Rien d'utile aux salarié-es, aux citoyen-nes, que du nuisible. Derrière leur parade anticapitaliste, l'objectif du FN est simple, prendre le pouvoir dans la droite libérale.

 

Résister et construire

Ouvrir un nouveau chemin d’espoir à gauche, rassembler autour d’un autre choix de justice sociale et non plus d’austérité, est le principal moyen de conjurer le FN dans la durée. Ce que le pouvoir actuel  refuse de voir, c'est l'urgence de changer de cap et de faire des choix à gauche qui répondent aux besoins des populations et qui ré-ouvre l'espoir.  Loin du changement promis, il cède devant la finance et fait payer ses renoncements aux salarié-es.  Avec sa démarche citoyenne et son programme l'humain d'abord, le Parti communiste et le Front de gauche montrent la crédibilité et la possibilité du changement. Ils sont engagés pour rassembler et ouvrir l'alternative à gauche.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:03

La France, ses valeurs de justice, de fraternité et d’égalité sont malmenées. Les populations souffrent des politiques d’austérité, de licenciements, de baisse du pouvoir d’achat. Il est malheureusement devenu évident pour le plus grand nombre que la politique gouvernementale menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault loin de permettre de sortir de l’ornière, aggrave la situation. Elle prolonge et amplifie l’échec creusé par dix ans de politiques de droite. Les citoyens de notre pays constatent des renoncements gouvernementaux chaque jour plus grands, le refus obstiné de s’attaquer à la racine de la crise, le pouvoir de la finance, la poursuite et l'aggravation de la politique d'austérit, la multiplication des cadeaux aux grandes entreprises au nom de la compétitivité et de la baisse du coût du travail; et même la fuite en avant dans des discours qui tournent le dos aux élémentaires valeurs d’humanité qui fondent la gauche. Cette situation provoque le désarroi de millions de citoyens de gauche qui ont voulu le changement en mai 2012. Les élections partielles, marquées par la démobilisation à gauche et les victoires de la droite et de l’extrême-droite, le montrent clairement. La gauche est en danger.

 

Le risque est grand que se referme durablement sur la France et sur nos concitoyens un piège infernal : ou la poursuite d'une politique gouvernementale qui reste soumise aux marchés financiers et au MEDEF et détruit toujours plus notre modèle économique social et culturel; ou le retour de la droite qui ne ferait que s'enfoncer dans cette voie; ou le recours à l’extrême-droite qui en alliance avec tout ou partie de la droite ne ferait que mener une politique de division et de discrimination des travailleurs, épargnant là encore le capital financier. Voilà à quoi on voudrait réduire le choix du pays ; voilà pourquoi le débat est étouffé sur les causes de la crise ; voilà pourquoi une entreprise continue de banalisation du FN est déployée, l’objectif étant de renvoyer dans ses bras toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à une alternance et un bipartisme à bout de souffle.

 

Dans ce contexte, la responsabilité politique du Front de gauche, de toutes les organisations qui le composent, est plus grande que jamais. Le Front de gauche a été crée pour transformer les rapports de forces à gauche et permettre la participation citoyenne la plus grande.

 

Le Front de gauche est le lieu du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il n'y aura pas de transformation sociale sans une politique en rupture avec les logiques libérales qui souhaitent construire une alternative au gouvernement Ayrault et à sa politique. Le Front de gauche se fixe indissociablement comme objectif un rassemblement majoritaire plus large sans lequel le changement ne peut pas avoir lieu. Contenu et rassemblement sont liés. Le Front de gauche se veut un outil de rassemblement porteur d'un projet politique à vocation majoritaire à gauche. Il doit servir à développer une mobilisation citoyenne large, profonde et durable qui soit utile aux mobilisations sociales et donne corps à cette alternative.

 

Cette volonté de dynamiser l'engagement individuel et collectif, d'impulser des dynamiques de mobilisation politique, de porter la perspective d'une alternative crédible à gauche sont au cœur du Front de gauche. C'est cette matrice originelle qu'il nous faut aujourd'hui réactiver en faisant franchir une nouvelle étape au Front de gauche. La politique gouvernementale, en tuant l'espoir à gauche, aggrave la crise politique. Nous devons relever de nouveaux défis en construisant un rassemblement qui aille bien au-delà de ce que nous avons déjà construit jusqu'à présent. Très nombreux sont les électrices et les électeurs qui partagent nos valeurs et ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale. Le Front de gauche doit tendre la main à ces millions de Françaises et Français qui n’en peuvent plus d’attendre le changement, à ces millions de salarié-es, d’électrices et d'électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militantes et militants associatifs, citoyens engagés ou non...

 

C’est le défi que nous voulons relever dans l’action au quotidien comme dans les prochains rendez-vous électoraux. Quels que soient les débats dans le Front de gauche, naturels vu l’importance des défis politiques à relever, sur la meilleure manière d’atteindre nos objectifs communs dans chacune des échéances à venir, rien ne mettra en doute la volonté et la détermination du PCF à poursuivre dans la durée ce travail de conquête avec le Front de gauche.

 

Pour avancer sans attendre, le PCF propose, conformément à ce qui a commencé à être discuté dans la coordination nationale du Front de gauche le 14 octobre, d’impulser des campagnes nationales du Front de gauche sur quatre grands thèmes structurants : une campagne de vérité et de propositions contre le coût du capital et pour rompre avec l'austérité telle qu’elle avait été proposée par Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité ; une campagne pour une grande réforme de justice fiscale ; une campagne sur les enjeux européens pour la rupture avec les politiques d’austérité et la refondation d’un nouveau projet solidaire et démocratique pour l’Europe ; une campagne pour la démocratie et la VIème République.

 

Les deux échéances électorales de 2014 seront elles aussi capitales. Elles s’inscriront dans le travail initié par les forces du Front de gauche pour construire les rassemblements majoritaires auxquels nous aspirons.

 

Les élections municipales, dans lesquelles nous combattrons en toutes circonstances les ambitions de la droite et de l’extrême-droite, sont l’occasion de construire des victoires ou des points d’appui utiles aux populations, capables de faire la démonstration que, contrairement au discours gouvernemental, la mise en œuvre de choix politiques de gauche est possible. Elles peuvent promouvoir une réappropriation citoyenne des pouvoirs locaux, et du coup contribuer à l’engagement citoyen pour la modification des rapports de forces nationaux. Elles s’inscrivent dans la visée du Front de gauche de rendre majoritaire des projets transformateurs à gauche. Elles sont l’occasion d’élargir le rassemblement à des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la gauche et en accord avec ces projets.

 

Les désaccords qui ont surgi dans certaines villes entre forces du Front de gauche sur la configuration des listes de premier tour ne doivent pas contrarier l’effort d’ensemble que les forces du Front de gauche ont à produire dans ce sens. Dans le même esprit, pour le PCF le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour pour battre la droite et l'extrême droite doit être la règle.

 

Les élections européennes seront, elles, le moment d’un intense affrontement pour sortir l’Europe de l’ornière dramatique de l’austérité, du libéralisme et de l’autoritarisme. Nous refusons cette Europe là. Nous voulons que se lève dans toute l’Europe un front large et uni contre l’austérité en rassemblant sur un projet de gauche pour la refondation de l’Europe, avec l’objectif de renforcer le groupe de la GUE-NGL (Gauche unie européenne-Gauche verte nordique) au Parlement européen et les dynamiques politiques impulsées par le Parti de la Gauche Européenne (PGE). Notre convention nationale du 16 novembre travaillera à ce projet. Le PCF propose d’enclencher dès à présent le travail des forces du Front de gauche avec en perspective le congrès du PGE en décembre. La conférence des Présidents du PGE réunis à Madrid ce 18 octobre vient de prendre deux décisions importantes. La première est de soumettre à la décision du congrès du PGE les 14 et 15 décembre à Madrid la candidature d'Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne, avec l'objectif d'en faire le porte voix des forces anti-austérité en Europe. Cette candidature d’Alexis Tsipras constitue un symbole fort de rassemblement dans toute l’Europe et peut dynamiser les campagnes européennes menées dans chacun de nos pays. La seconde est de confirmer au congrès de Madrid la présidence collective du PGE animée par Pierre Laurent, pour poursuivre l'affirmation d'une force de gauche crédible à l'échelle de toute l'Europe.

 

L’ensemble de ces défis et le travail de rassemblement auquel ils appellent nourissent des débats qui traversent aujourd'hui le Front de gauche. La direction du PCF les assume et entend les mener avec la plus grande sérénité, dans un esprit d'ouverture et de dialogue indispensable au sein du Front de gauche et pour son développement. Ces débats sont l'expression de la diversité du Front de gauche et des approches spécifiques des organisations qui le composent. A l’opposé de toute démarche d’exclusion, le PCF réaffirme sa volonté d’accélérer le renforcement et l’élargissement du FDG. Pour cela, la vie du Front de gauche doit être améliorée, rendue toujours plus collective dans son organisation comme dans son porte-parolat. Sa diversité doit être respectée comme doivent l'être les décisions souveraines prises par chacune des organisations qui le composent. Les décisions relatives à l'organisation interne du Front de gauche adoptées à l’unanimité par l'ensemble des organisations membres doivent maintenant être mises en œuvre.

 

Les citoyens, la gauche, nos organisations ont besoin d'un Front de gauche offensif, dynamique et rassembleur. Le Comité exécutif national du Parti communiste français réaffirme cette grande et belle ambition pour le Front de gauche. Il lance un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche, à toutes les forces disponibles pour la mettre en œuvre. Ces forces sont nombreuses dans la jeunesse, dans le monde du travail, parmi les militants de tous les partis de gauche y compris au sein du Parti socialiste et d'EELV où montent les critiques contre la politique Hollande-Ayrault. Ensemble, ces forces peuvent reconstruire l'espoir.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:53

L’interpellation de militants ou sympathisants du Front de gauche sur le rôle que doit jouer un député Front de gauche à l’Assemblée nationale est légitime. Elle l’est d’autant plus lorsque les orientations prises par une majorité élue sous une étiquette de gauche ne répondent pas aux attentes populaires. Elle prend cependant une dimension particulière quand elle se transforme en mise en cause publique par celui qui a été notre candidat aux élections présidentielles. Sans esprit de polémique, une nouvelle fois, je souhaite apporter des éléments essentiels au débat concernant les orientations des députés du Front de Gauche, mais aussi leur liberté de vote et leur relation avec leur organisation politique.

Sur notre positionnement politique, je tiens d’abord à rappeler que les 10 députés du Front de Gauche n’ont pas voté la confiance au Gouvernement suite au discours de politique générale de 2012. Pour autant, nous n’avons pas fait le choix de l'opposition systématique, considérant que cette posture ne permettait pas de peser sur le contenu des textes en discussion et sclérosait toute possibilité de rassemblement. Tout en combattant sans concession les textes inacceptables qui nous sont soumis, nous soutenons ce qui va dans le bon sens et répond aux attentes populaires, défendons des amendements pour améliorer les projets de loi, jusqu’à la décision du vote final à l'issue des débats et des avancées obtenues. Nos interventions portent bien évidemment devant la représentation nationale les éléments de notre programme « l’humain d’abord », que nous déclinons aussi en propositions de loi. Des évolutions législatives nous paraissent en effet essentielles pour concrétiser véritablement une politique de progrès social. C’est notamment le cas dans le cadre des « niches parlementaires » réservées aux groupes parlementaires. Le 16 mai dernier, la première séance de cette législature réservée au groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine, comprenant les 10 députés du Front de Gauche, nous a notamment permis de mettre en débat à l’Assemblée nationale notre proposition de loi déposée dès le 26 septembre 2012, reprise et adoptée au Sénat, demandant l’amnistie des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales et revendicatives, ainsi que celle visant à interdire les licenciements boursiers et les suppressions d'emplois abusives. Toutes les deux ont été rejetées. Seule notre proposition de loi visant à supprimer le mot « race » de notre législation a trouvé une majorité et a été adoptée afin de mettre fin à un concept qui n'a aucun fondement scientifique et qui légitime juridiquement les idéologies racistes. L’ensemble de ce travail parlementaire n’a d’autre objectif que de convaincre largement à gauche sur la nécessité de mesures législatives réellement transformatrices.

Une seconde question régulièrement soulevée est celle de la liberté de vote des députés de notre groupe. Elle touche directement à notre conception de la démocratie et de l’activité parlementaire. Les parlementaires communistes ont fait leur choix depuis longtemps sur cette question. Notre liberté de vote n’est pas une innovation datant de juin 2012 ! Cette décision a été formalisée par le groupe communiste en 1993. Elle n'a jamais été remise en cause depuis, alors même que le groupe a compté parmi ses membres des secrétaires nationaux du PCF (Robert Hue et Marie-George Buffet). Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à gauche à défendre cette position, et elle n’est pas limitée à l’Assemblée nationale, puisqu’elle se pratique aussi au sein de nos groupes politiques, dans les différentes collectivités territoriales et jusqu’à la composante française de la Gauche Unitaire Européenne (GUE) au Parlement européen. Cette exigence est en particulier portée par les élus membres du Parti de gauche qui en font même une condition de leur participation aux groupes Front de gauche. La décision de vote des députés Front de gauche est toutefois systématiquement prise collectivement, après débat au sein de notre composante du groupe GDR. C’est bien sûr aussi le cas sur les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale. Ceux de 2014 ne font pas exception, même si nous avons déjà déclaré, qu’en l’état, notre opposition à ce projet de budget est sans ambigüité : la réduction des dépenses publiques est notamment d'une gravité extrême. Pour autant, nous prendrons, comme chaque fois, notre décision collectivement, en lien avec les sénateurs du groupe CRC (Communistes, républicains et citoyens) avec lesquels nous avons un échange hebdomadaire pour accorder les votes des deux groupes.

Dans les faits, il est cependant extrêmement rare qu’un député du Front de gauche ne vote pas comme l'ensemble du groupe. Cela s'est produit deux fois depuis le début de cette législature : sur le mariage pour tous, et sur le cumul des mandats.

Quant à l'autonomie des décisions de nos députés à l’égard de leur organisation politique, elle est encore plus ancienne. Ce qui, bien évidemment, n'empêche pas, dans la période actuelle, les échanges et la prise en compte des orientations portées par le Front de gauche ! Nous avons toujours été ouverts au dialogue et disponibles pour un travail commun, comme avec la proposition de loi sur les licenciements boursiers.

Je considère par ailleurs que nous sommes, comme députés, les représentants de la nation et des citoyens, et non d'un parti ou d’une organisation politique. Notre indépendance a, en ce sens, toujours été précieuse. Tous les républicains de cœur sont attachés au principe constitutionnel de nullité des mandats impératifs. L’ambition du programme partagé du Front de Gauche, présentant les fondements d’une VIème République, renforçant le régime parlementaire, et rétablissant « la primauté de l’Assemblée nationale sur l’exécutif », appuie d’ailleurs ce principe. La concrétisation d’un véritable « statut de l’élu dans toutes les collectivités » y fait aussi implicitement référence. Sur le fond politique, ce principe est d’autant plus important lorsque l’on prend aujourd’hui la réalité de la représentation nationale, qui compte, sur 577 députés, 292 députés membres du Groupe Socialiste, républicain et citoyen, 17 députés membres du Groupe écologiste, 16 députés membres du Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste, 15 députés membres du Groupe de la Gauche démocrate et républicaine, dont font partie les 10 députés du Front de Gauche. Nous ne pouvons pas affirmer d’un côté qu’une majorité de gauche portant un changement de cap est possible, en rassemblant des députés de toute la gauche parlementaire actuelle, donc sur la base de leur propre réflexion, conscience, indépendance et liberté de vote, et de l’autre, agiter le chiffon rouge en mettant en cause les députés Front de gauche qui ne seraient pas assez respectueux de leur organisation ou de consignes politiques prédéterminées. Une caporalisation par un mandat impératif, en imposant un lien indéfectible avec une organisation politique, serait une régression démocratique contradictoire avec notre volonté d’amener d’autres députés de gauche sur nos positions, parfois en rupture avec les orientations de leur propre organisation. Prenons quelques exemples concrets. Un tel mandat subordonné aux exigences d’une organisation aurait-il permis à 20 députés du groupe socialiste et 12 députés du groupe écologiste de voter contre le projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (TSCG) ? Un tel mandat aurait-il permis à 20 députés du groupe socialiste de voter contre ou de s’abstenir sur la transcription de l’ANI ? Dans ces deux exemples, la réponse est évidente.

Pour autant, et je l’ai souvent exprimé, l’irruption citoyenne est décisive pour changer les rapports de force et pour que nous ne nous enfermions pas dans une citadelle parlementaire. Le travail de conviction et de rassemblement autour de nos idées et propositions, dans un processus continu de conquête, est aussi nécessaire pour parvenir à gagner des majorités, même ponctuelles, lors des votes sur les textes ou amendements présentés. Convaincre et rassembler, c’est le fond de la pratique quotidienne des 10 députés du Front de Gauche. Chercher en permanence à ouvrir des brèches dans les politiques d’austérité, nuisibles à la vie quotidienne des Français comme des Européens est pour nous une exigence. Elle ne peut être considérée comme une forme de renoncement, même si j’ai conscience que ce travail est sans doute bien moins visible, et moins facilement compréhensible, que des oppositions catégoriques dont le prêt à penser médiatique est si friand. La critique, régulièrement entretenue, selon laquelle les membres du groupe des députés du Front de Gauche seraient totalement déconnectés des réflexions et propositions de leurs organisations politiques respectives paraît d’ailleurs bien malvenue, tant je peux témoigner que les actes et les prises de position dans les débats et lors des votes sont murement réfléchis en prenant toujours bien en compte les besoins et attentes de la population, comme la nécessité impérieuse d’ouvrir les portes du changement et du progrès social. Cette critique est parfois pesante, et je le dis, alimente des procès d’intention, voire des mises en cause personnelles, qui accréditent l’idée d’élus soumis à des influences fictives, ou dont le « crétinisme » empêcherait toute réflexion objective. C’est là-aussi une négation difficilement acceptable des capacités d’analyse des députés eux-mêmes sur leur propre place et rôle dans le champ politique actuel.

Plus fondamentalement, cette appréciation s’appuie sur des postures politiques, au détriment du travail idéologique construit, avec patience et obstination, dans les luttes et dans les assemblées, donc au cœur des réalités telles qu’elles sont et non telles que nous voudrions qu’elles soient. Elle néglige l’état de conscience des gens et, de ce fait, prépare de graves désillusions populaires. Elle contribue aussi à entretenir des conflits artificiels au sein du Front de gauche, centrés sur des rapports de force internes à notre rassemblement, plutôt que construire les fondements de la transformation sociale qui est notre objectif commun.

 

Convaincre point par point, et chercher à rassembler, c’est surtout ne jamais sous-estimer la capacité de mobilisation des citoyens. Pensons au Front populaire, et aux avancées sociales obtenues à cette période ! L’histoire de notre pays montre que les conquêtes sociales se sont toujours concrétisées durant les périodes de rassemblement des forces de gauche. Ce rapport de force essentiel aux orientations politiques de la représentation nationale trouve d’ailleurs sa parfaite traduction dans les choix opérés aujourd’hui, dans un sens totalement différent, avec la prééminence des forces du capital dans les moyens de pression et d’élaboration de la décision politique.

Au regard de la situation sociale et économique du pays, nous continuerons à combattre sans relâche les choix libéraux assumés par le Président de la République et son Gouvernement. Ce sera bien évidemment le cas durant la discussion du Projet de loi de finances pour 2014. Ce sera aussi le cas lors du débat sur la réforme des retraites. A cette occasion, comme ils l’ont fait sur l’Accord National Interprofessionnel, les députés du Front de Gauche seront en première ligne pour construire le rapport de force favorable à des avancées réelles.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:50

Les 23 et 30 mars prochains, les élections municipales auront lieu dans toute la France. Dans chaque commune, vous serez appelés à élire vos conseillères et conseillers municipaux, vos maires, pour six ans, ainsi que les élu-e-s dans les intercommunalités. Voter est un droit ! Pouvoir l'exercer implique d'être inscrit sur les listes électorales d'ici le 31 décembre 2013.

 

Nous savons que ces élections vous paraissent encore lointaines par rapport aux préoccupations qui vous assaillent chaque jour. Nous vous lançons un appel : de la plus petite à la plus grande commune, ces élections auront une très grande importance sur votre vie et votre ville. C'est à vous, à nous, toutes et tous ensemble, dans chacune de nos communes d'en décider. Nous avons besoin que ça change pour mieux vivre le plus vite possible. Il y a urgence !

 

Car aujourd’hui, la vie est devenue de plus en plus difficile, il y a trop d’injustices. Ce n'est pas une fatalité, l’argent existe mais il est accaparé par quelques uns au détriment du plus grand nombre. Combattre, cela nécessite de s’attaquer à la finance. Le président élu pour « changer maintenant » ne le fait pas et poursuit avec son gouvernement les politiques d’austérité. Nous les combattons et engageons des batailles pour aller chercher l’argent là où il est : dans les banques, le monde de la finance, pour une alternative de transformation sociale et pour une nouvelle majorité politique.

 

Dès le mois de mars, avec les municipales, nous pouvons gagner des changements dans les territoires par plus de droits et de pouvoir aux citoyennes et citoyens. Il faut, dans le plus de communes possibles, encore plus d'élu-e-s qui, à vos côtés, lutteront contre les inégalités et l'austérité, de communes qui choisiront l'humain, le partage, la solidarité, la démocratie.

 

Sans attendre, place à justice sociale !

Nous voulons des communes qui font le choix du développement des services publics, pour l'emploi, pour l’école, la santé, les transports, la culture,le sport l’eau, l'énergie…avec des tarifs justes et accessibles pour tous, jusqu’à la gratuité quand c’est possible ; qui veulent l’égalité pour les territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains ; qui construisent une ville pour tous, garante de la sécurité des personnes, avec des logements sociaux et des programmes d’accession sociale à la propriété, des loyers et des prix de l’immobilier encadrés pour lutter contre la spéculation ; qui ont à cœur un développement économique diversifié, durable et tourné vers le renouveau industriel ; qui se battent pour une fiscalité juste, taxant les grandes fortunes, aident leurs concitoyennes et concitoyens en difficulté et fixent des impôts locaux plus équitables ; qui luttent contre les suppressions d'emplois et refusent les expulsions locatives, les coupures d’eau, de gaz et d’électricité, et toute atteinte à la dignité humaine.

 

Sans attendre, place à l' innovation place à la solidarité !

Engageons de nouvelles solidarités concrètes ! Nous voulons des communes qui soutiennent toutes les formes d’entraide, les nouveaux modes d’échange et de consommation, les activités associatives dans leur diversité, les nouvelles pratiques culturelles, les projets individuels ou collectifs pour mieux vivre ensemble ou pour travailler autrement.

 

Sans attendre, place à l’égalité !

Nous voulons des communes qui ont de l’ambition pour tous les territoires, tous les quartiers de leurs communes, dont les projets de développement concernent toutes les habitantes et  habitants, de toutes conditions et particulièrement les jeunes, qui parient sur l’innovation, qui s’attachent à ce que tous, dans la mixité sociale et la diversité, vivent bien ensemble ; qui n’abandonnent personne, ni les créateurs d’entreprises, ni les jeunes livrés au chômage et à la précarité, ni les retraité-e-s aux maigres pensions, ni les personnes âgées dépendantes ; qui refusent toutes les discriminations, combattent les violences faites aux femmes et agissent pour l’égalité, ne renoncent pas à obtenir le droit de vote pour les étrangers.

 

Sans attendre, place à la démocratie, place au peuple !

Nous voulons des communes qui choisissent de construire leurs projets avec les citoyennes et les citoyens, qui les écoutent, les consultent, les associent, leur donnent les moyens d’agir et de contrôler ; des communes qui font entendre et respecter la parole, les besoins de leurs habitant‑e‑s, qui font le choix de la coopération et qui se battent contre le recul démocratique que représente le projet de loi sur les métropoles, contre la mise en concurrence des territoires.

 

Dans chaque commune nous nous opposerons avec détermination à la droite qui ne rêve que de revanche et de régressions sociales et dont le bilan brutal et négatif en est la preuve.

Partout, vous pouvez compter sur nous pour faire barrage à l’extrême-droite qui ne cherche qu’à diviser et à opposer les Françaises et les Français entre eux, à stigmatiser et exclure les immigré‑e‑s ou les Roms pour faire oublier les vrais responsables de la crise et laisser l'argent gangrener la société.

L'heure est donc au choix entre une aggravation de la situation et des améliorations immédiates et concrètes. Nous appelons toutes les femmes et les hommes, et tout particulièrement les jeunes, disponibles à se rassembler pour construire ensemble les choix, les programmes et les listes susceptibles de les porter avec des candidat-e-s qui, s'ils sont élus, deviendront des relais des luttes et des résistances, face aux politiques d'austérité du gouvernement. Ce qu’il faut, c'est élire des femmes et des hommes intègres, au service de l’intérêt général comme le sont, vous le savez, les 760 maires et les 8 000 élus communistes municipaux que compte notre pays. Nous appelons toutes les femmes et hommes de progrès, les jeunes, tous les militant-e-s associatifs, syndicaux, tous les citoyen-ne-s à s'engager avec nous et à construire des listes de large rassemblement. Dans tout le pays, les communistes, dont vous connaissez l’attachement à l'action municipale, l’engagement, l’expérience sur le terrain, se lancent dès aujourd’hui dans ce travail de rassemblement. Avec vous, avec le Front de gauche, avec toute la gauche, sur des programmes de progrès social audacieux, nous entendons construire les listes de rassemblement les plus larges possibles dès le 1er tour de ces élections. Mobilisons-nous pour qu'elles soient victorieuses dans le plus grand nombre de communes. Si ce n'est pas le cas, le second tour appelle l'impératif de rassembler contre la droite et l’extrême-droite. Pas question de les laisser détruire demain les solidarités dans nos communes !

 

Ce que le gouvernement ne veut pas faire, une vraie politique de gauche, nous, nous voulons le réussir avec vous. Les élections municipales seront une étape majeure pour cela. À vos côtés, dans la durée, les communistes s’engagent dans cette bataille, unis et déterminés, animés partout, quelle que soit la diversité des situations locales, de la même passion de rassembler.

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