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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:31
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:24

 

« Pas de modification de la démocratie sans démocratie » (Pierre Dharréville - PCF)

 

 

Le Président de la République, dans le flot de son discours libéral a de nouveau annoncé un coup d'accélérateur de la destruction de la démocratie locale avec pour objectif la réduction de la dépense publique. Suppression d'un tiers des régions et "digestion" des départements par les métropoles sont désormais évoquées comme de grands progrès par les dirigeants du conseil de simplification et du gouvernement. En Grèce, au plus fort de la crise, c'est à une réduction drastique de la démocratie que nous avons assisté sous l'impulsion de la troïka, par le biais du programme Kallikratis (réduction du nombre de mairies de 2/3, passage de 57 départements à 13 régions et compression des budgets des autorités locales...). Pour les marchés financiers, la démocratie locale est un obstacle, une perte de temps, une dépense inutile. Les services publics locaux assurant la réponse aux besoins quotidiens et la solidarité, eux, sont devenus une cible pour contenter les appétits du MEDEF. La décentralisation est désormais aux oubliettes avec la démocratie locale, tandis que l'Etat se réorganise autour de grands duchés.

Nos institutions sont en train de connaître des évolutions radicales que les citoyennes et citoyens se voient imposer. Ces évolutions éloignent les élus des citoyens, orientent les choix politiques autour des désirs des marchés, réduisent les espaces d'intervention démocratique. Il ne doit pas y avoir de modification de la démocratie sans démocratie et toute décision doit être prise par les citoyennes et citoyens concernés eux-mêmes. Nous appelons les citoyens et leurs élus à s'élever contre ces atteintes à la démocratie et à la souveraineté populaire.

Pierre Dharréville, Responsable de la commission « République, Démocratie et Institutions » au PCF

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:16

 

Le bureau du Sénat a refusé la semaine dernière la levée de l'immunité de Serge Dassault, poursuivie pour son implication présumée dans une tentative d'assassinat liée à des achats de voix à Corbeil-Essonnes.

13 sénateurs ont voté contre, 12 pour et 1 s'est abstenu. Il y avait 12 sénateurs de droite et 14 de gauche (socialistes, radicaux, communistes): cela implique que 2 sénateurs de gauche ont voté pour que justice ne puisse être rendue et que Dassault l'ultra-pourri puisse continuer à dormir sur ces deux oreilles. 

Pierre Laurent a parlé d'une " décision lamentable qui déshonore les valeurs de la République. La droite qui a fait bloc et les sénateurs de gauche qui ont manqué à ce vote sont indignes. Je suis scandalisé. Les 3 sénateurs du groupe CRC, membres de cette commission, se sont, quant à eux, battus pour la levée de cette immunité et ont voté pour. Les électeurs de Corbeil-Essonne doivent sanctionner les pratiques du sénateur Dassault et voter pour la liste de rassemblement conduite par Bruno Piriou".

pierre-laurent-pcf

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:06

Des prisons à 16 euros la nuit (Politis)

Accord calamiteux, conclu aux Pays-Bas, entre les libéraux et les travaillistes au pouvoir: le ministère de la Justice néérlandais a annoncé, lundi 13 janvier, son intention d'imposer aux détenus des frais d'incarcération à hauteur de 16 euros par nuitée, pendant au maximum deux ans. La mesure devrait toucher également les parents de mineurs incarcérés. A raison de 16 euros la nuit, voilà qui coûterait 11680 euros sur deux années! Selon le porte-parole du ministère, Wiebe Alkema, l'Etat dépense 250 euros par jour pour chaque détenu. C'est beaucoup trop pour un pays qui compte 12000 prisonniers. Une autre proposition de loi entend faire participer les condamnés aux frais d'enquête dont ils ont été l'objet. But de l'opération, récolter 65 millions d'euros par an. Quoique contraire à la législation européenne, si elle est adoptée par le Parlement, la loi pourrait entrer en vigueur en janvier 2015. Les détenus ont donc un an pour épargner dans un pays qui a conservé le sens du commerce cynique.  

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 07:41
 
  Le télégramme Finistère

Site Gad. Un projet de nouvel abattoir ! [Exclusif]

Le projet, bien avancé, prévoit la réouverture de l'usine, qui s'étend sur 45.000 m² à Lampaul-Guimiliau. Photo archives Le Télégramme

Le projet, bien avancé, prévoit la réouverture de l'usine, qui s'étend sur 45.000 m² à Lampaul-Guimiliau. Photo archives Le Télégramme

Mené par d'anciens cadres de l'usine, un projet a pour objectif de rouvrir rapidement l'abattoir Gad de Lampaul- Guimiliau (29). Il table sur 10.000 porcs par semaine et prévoit l'embauche de 250 personnes. Reste un obstacle : le site, que la Cecab refuse de céder.

Trois mois après l'onde de choc provoquée par le licenciement de 889 salariés du groupe Gad SAS, voilà que l'espoir renaît du côté de Lampaul-Guimiliau. Avec près de 800 emplois sacrifiés, la petite commune léonarde (2.000 habitants) avait été la principale victime du séisme né de la fermeture du site historique de l'industriel porcin. Mais depuis, en coulisses, les tractations allaient bon train. Elles ont abouti à l'élaboration d'un projet aujourd'hui bien avancé. Avec pour ambition la réouverture de l'usine, qui s'étend sur 45.000 m².

Garanties financières sur plusieurs millions d'euros
Derrière ce
projet de relance, se trouvent d'anciens cadres du groupe Gad, associés à la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Morlaix. « On a réussi le tour de force de réunir beaucoup de monde autour de la table », expliquent-ils, en précisant avoir « le soutien d'une douzaine de partenaires du territoire nord-finistérien issus des secteurs industriel, coopératif et agricole ».Conséquence, selon les acteurs du dossier, les garanties financières sont suffisantes pour redémarrer une activité d'abattage-découpe de porcs sur le site de Lampaul-Guimiliau.
« Avec la caution de la CCI, le
projet est viable. Nous avons réuni plusieurs millions d'euros de capital », indiquent les anciens cadres, en ajoutant avoir exposé leur dossier à Guillaume Garot il y a une semaine. « Il nous a bien entendus », assurent-ils.

« Les deux usines peuvent cohabiter »
Au ministre de l'Agroalimentaire, ils ont notamment expliqué qu'ils comptent abattre environ 10.000 porcs par semaine. Soit la moitié moins que les 20.000 hebdomadaires d'avant la fermeture de l'usine. Une production modeste (« 2 % du marché national ») qui, selon eux, ne viendra pas concurrencer l'abattoir que le groupe Gad a conservé à
Josselin (56). « Aucun de ces cochons ne sont tués là-bas, dans le Morbihan. Donc, ça ne l'impactera pas. Et puis, il est faux de dire que pour redémarrer Lampaul, il faut obligatoirement casser Josselin. Les deux usines peuvent cohabiter », insistent les ex-salariés.
Sur le plan de l'emploi, ce sont 200 à 250 personnes qui seraient embauchées. En priorité les salariés licenciés il y a trois mois. « L'organigramme est prêt », confient encore les anciens cadres, sans en dire plus sur l'identité des dirigeants. En précisant simplement que le site ne portera plus le nom de Gad.

Un verrou à forcer
Le site, justement, voilà le dernier écueil à franchir pour que le
projet aboutisse. Problème, c'est un obstacle de taille qui se dresse. Car la Cecab, qui possède les locaux et le matériel, refuse la cession, que ce soit par le biais d'une vente ou d'une location. « Il faudrait être fou pour ne pas revenir à la table des discussions », martèle Jean-Paul Chapalain, le président de la CCI de Morlaix. « Vu les emplois qui sont en jeu, ce serait aberrant que le propriétaire dépense dix millions d'euros pour la démolition du site », ajoute-t-il, en appuyant pour que l'État fasse sauter le verrou de la Cecab. Ce qui permettrait ainsi d'entendre à nouveau le cri des cochons retentir à Lampaul-Guimiliau. « Car à partir du moment où l'on a les clés, concluent les anciens cadres, on est prêt à repartir rapidement, dans un délai de trois à cinq mois ».

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Gad dans la tourmente : tous nos articles

  • Ronan Tanguy
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:50

Ils privatisent même le chômage! (un dossier Politis – 16 au 22 janvier 2013)

 

L'ensemble de l'assurance chômage (Unedic et Pôle emploi), un des piliers de la protection sociale, est en danger. La négociation entre patronat et syndicats autour d'une nouvelle convention Unedic pour 2014-2017 débute le 17 janvier. Elle se déroulera sur deux mois pour décider du sort de l'indemnisation des chômeurs, du financement de l'assurance chômage et de Pôle Emploi, établissement public chargé de l'accompagnement et du placement des demandeurs d'emploi ainsi que de leur indemnisation. Face à l'explosion du chômage et de la précarité, le gouvernement laisse s'organiser une privatisation du service public de l'emploi. Les moyens donnés à l'Unedic, qui accuse un lourd déficit, et à Pôle Emploi sont dérisoires. Il n'est plus question d'égalité d'accès à la recherche d'emploi sur les territoires. Nous révélons ainsi que Pôle Emploi consacre plus d'un milliard d'euros à l'externalisation de ses missions d'intérêt général à des entreprises privées. Lesquelles proposent de coûteux programme d'accompagnement à l'emploi et d'insertion professionnelle, mais aussi des services aux entreprises en cours de restructuration qui veulent se débarrasser de leurs salariés.

L'opérateur public est engagé dans une réforme qui ne satisfait ni les agents, ni les demandeurs d'emploi, ni les entreprises. Les propos de François Hollande lors de ses vœux, ciblant les coûts sociaux du « pacte de responsabilité » proposé au Medef, ne sont pas faits pour rassurer. Il faut « moins de contraintes sur les activités » a notamment déclaré le président de la République. Or, le financement des allocations-chômage est, pour le Medef, une de ces « contraintes ». C'est donc le sort de l'assurance chômage qui se joue dans les prochains mois.

Thierry Brun

 

Le marché du non-emploi

Les moyens manquent pour Pôle emploi et le système d'assurance chômage. Conséquence, de plus en plus de prestations sont sous-traitées au secteur privé, coûteux et peu efficace.

« Lors de son rendez-vous, je dis au chômeur que je n'ai pas le temps de le recevoir et je lui propose de rencontrer un cabinet privé. Je vais donc faire une lettre de commande et prendre contact avec ce cabinet. Le rendez-vous sera facturé 800 euros à Pôle emploi. En cas de retour à l'emploi de plus de trois mois, six mois ou CDI, une prime sera versée », raconte Jean-Charles Steyger, conseiller à l'emploi à Nantes et délégué national du SNU Pôle emploi. Les entreprises concernées par ce genre de prestations sont des mastodontes comme Altedia, Sodie, Ingeus, Manpower, Randstad, des opérateurs privés spécialisés dans le reclassement, l'accompagnement de chômeurs et l'intérim...

En outre, les démarches du demandeur passent non seulement par Pôle-emploi.fr mais aussi par les sites internet de recherche d'emploi comme Indeed, Leboncoin, Monster, Cadremploi, Meteojob, Doyoubuzz, etc. Ces entreprises se taillent la part du lion dans le marché des prestations de services aux chômeurs...

De nombreuses prestations de Pôle emploi ne relèvent plus de sa mission d'égalité d'accès aux droits des chômeurs. « Ils n'attendent rien de Pôle emploi. C'est une machine à décourager les sans-emploi. Tout est fait pour qu'ils ne viennent plus en agence », avoue amèrement Jean-Charles Steyger. Pour compléter ce sombre tableau du service public de l'emploi, les compagnies d'assurance, comme Axa, ainsi que les industriels de différents secteurs, comme l'industrie automobile, ont investi le vaste marché de l'assurance chômage en proposant des assurances « perte d'emploi » aux chefs d'entreprise, aux artisans et surtout aux salariés aux revenus confortables.

Les assureurs privés présentent leur offre comme une complémentaire à l'assurance chômage pilotée par l'Unedic, organisme géré par le patronat et les syndicats, qui contribue en grande partie au financement de Pôle emploi. « Axa a même été chargé d'étudier la privatisation de l'assurance chômage », s'inquiète un syndicaliste à Pôle emploi...

Alors que le nombre de demandeurs d'emplois a bondi, les opérateurs privés cherchent à capter la manne de plusieurs dizaines de milliards d'euros et de protection des assurés contre le chômage. Car rien ne va plus au sein de l'Unedic, qui détermine le niveau d'indemnisation des chômeurs. Ses prévisions confirment « l'échec de la convention d'assurance chômage 2011-2013 », accusent les associations de chômeurs. Le déficit annuel de l'assurance chômage atteindrait 5,6 milliards d'euros en 2014, portant la dette à 24,1 milliards d'euros.

Le système est en train d'exploser du fait de la crise économique et de l'augmentation du nombre de demandeurs inscrits à Pôle emploi. Or, sur les 5,2 millions inscrits (y compris les Dom) fin novembre 2013, « seulement 40% sont indemnisés, pour des durées manifestement trop courtes puisque 41% des arrêts d'indemnisation sont motivés par une fin de droit et non par une reprise d'emploi (31%), même précaire » déplore l'association Agir ensemble contre le chômage (AC).

« La France brade les services aux chômeurs. On est dans le low cost pour les entreprises et pour les chômeurs », s'indigne Jean-Charles Steyger... « Nous vivons au quotidien la transformation du service public de l'emploi en enfer kafkaïen: 10000 radiations de plus entre septembre et octobre 2013 », lance le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).

Pôle emploi, qui a lancé fin 2013 une consultation sur le recours aux opérateurs de placement de chômeurs, ne voit aucun inconvénient à la privatisation rampante. « La mobilisation des opérateurs privés dans un contexte de forte montée du chômage constitue pour Pôle emploi un moyen d'adaptation de ses capacités à la conjoncture », avoue même avec un certain cynisme la direction de Pôle Emploi, dans une note interne datée de novembre 2013, que Politis s'est procurée ».

« Il faudrait prévenir qu'à Pôle emploi on n'offre pas du travail, on accompagne les demandeurs d'emploi. Seuls 15% des recrutements des entreprises se font par Pôle emploi, service public national! Si encore les entreprises étaient obligées d'y déposer leurs offres » Mais cette obligation a été levée sous la présidence de Jacques Chirac. Un tiers seulement des offres passeraient par Pôle emploi. Ce qui laisse un boulevard au secteur privé.

« Pôle emploi fait des économies sur tout, même sur le papier: des lettres de radiation, par exemple, partent par la Poste. Elles sont violentes, les gens ne les loupent pas. Mais les convocations se font via le site de Pôle emploi. Or, un mail ça se rate » (Jacques, ancien conseilleur « service relation client à Pôle Emploi)

 

 


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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 20:53
Nous vous adressons avec le lien ci-dessous une pétition initiée par l’Union Confédérale des Retraités CGT à adresser au Président de la République.
Elle rappelle notre exigence de revalorisation des pensions de retraites.
Avec les transferts de charges des entreprises vers les ménages , cette exigence prend encore plus de force.
Une manifestation est prévue le 1er avril pour faire entendre cette nécessité qui va de pair avec la revalorisation des salaires.
La CGT considère que c’est un des leviers pour relancer la production par la consommation et ainsi lutter réellement contre le chômage. Les distributions de milliards aux plus grandes entreprises n’alimentent que la bulle financière qui est la cause des dettes des Etats.
nov 2010
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 20:30

Ce lundi 20 janvier 2014, les élus communautaires sont priés de se prononcer sur le passage de la gestion de l'assainissement et de la distribution de l'eau au niveau communautaire par un vote à 2 mois des municipales. 

Lors de deux assemblées générales en décembre et en janvier, le Front de Gauche du Pays de Morlaix a débattu de cette question.

Il y a de quoi être inquiet - si cette mesure est adoptée - concernant le devenir des régies publiques communales et la possibilité du passage en régie publique là où la gestion de l'eau est aujourd'hui assurée par des multinationales dans le cadre des Délégations de service public.

A deux mois des élections, il nous parait complètement anti-démocratique de voter le changement du statut de la gestion de l'eau alors que ceux qui votent ne seront peut-être plus en place dans quelques semaines et n'auront pas à assumer les conséquences de leurs décisions, qui seraient prises d'ailleurs sans aucune consultation des citoyens. 

Ce sera aux personnes élues au mois de mars de décider de la gestion en régie communale ou communautaire de l'eau, si possible à l'issue d'une mise sur la place publique de cette question lors des municipales dans leurs communes. Pour nous, la motion présentée par l'exécutif de Morlaix-Communauté ne devrait pas être prise en considération et retirée de l'ordre du jour au motif qu'imposer la gestion communautaire à deux mois des élections est fort peu démocratique.

Surtout que cela dépossèderait davantage encore les communes de leurs prérogatives et que cela peut donner de nouvelles occasions pour favoriser la mainmise des multinationales sur l'eau. Nous sommes davantage pour la gestion communale ou inter-communale (sur la base de réalités géographiques et de coopérations choisies) de ce bien commun d'une valeur inestimable qu'est l'eau.

SIVOM 4


 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 08:37

A l’initiative de Solidaires, Attac, la Fondation Copernic, l’UFAL, Les Economistes atterrés, Femmes Egalité, Les Effronté-e-s, le MNCP, le MPEP, le Front de Gauche (PG, PCF, Ensemble, PCOF, GU, R&S) et le NPA, un collectif "STOP À LA HAUSSE DE LA TVA" a été créé - en voie d’élargissement et promis, dans une deuxième temps, à se saisir de la question globale de la fiscalité. 


Une PÉTITION a été lancée, exigeant l’annulation de la hausse de la TVA.

Vous pouvez la
signer ici : www.stop-tva.fr

Elle se présente aussi sous la forme d’
une CARTE POSTALE à envoyer au président de la République, que vous trouverez ci-dessous en pdf.


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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 07:44
Ouest-France, 15 janvier 2014
Le "pacte de responsabilité" pour les entreprises passé à la loupe
Le président de la République a donné sa troisième grande conférence de presse depuis le début de son quinquennat, ce mardi à l'Elysée. Parmi les annonces attendues, le détail du "pacte de responsabilité" adressé aux entreprises. Les commentaires point par point de Pierre Cavret, journaliste à Ouest-France. Et la réaction du Medef de Bretagne.
Le président François Hollande lors de sa troisième grande conférence de presse depuis le début de son quinquennat. DR
Suppression des cotisations familiales

Après avoir réclamé 100 milliards d’euros de baisse de charges, Pierre Gattaz, le président du Medef, a baissé ses prétentions en parlant d’une trentaine de millions. Hier, il a promis un million d'emplois en cinq ans en échange de 30 Milliards d’euros d'allégement de charges. Le président François Hollande promet de mettre fin "d'ici 2017" aux cotisations familiales pour les entreprises et les travailleurs indépendants. "Cela représente 30 milliards d'euros de charges", a affirmé le chef de l'Etat. La question est de savoir comment et où il « tapera » dans les dépenses publiques. D’où l’annonce d’un conseil stratégique de la dépense publique. La dépense publique est de 1 000 milliards d’euros en France dont 600 millions pour les seules dépenses sociales.

« C'est sur l'offre qu'il faut agir »

Les prévisions de croissance sont de 0,9 % pour 2014. Pas suffisant. Le président François Hollande, dont la priorité et la boussole reste l’emploi, sait qu’il faut au moins 1,5 % de croissance et dans la durée pour créer des emplois « vertueux ». Il veut jouer sur tous les tableau et estime aussi que "c'est sur l'offre qu'il faut agir" pour que la France "produise plus, produise mieux". Alors que la France subit des vagues de plans sociaux, que 1 000 emplois sont perdus chaque jour, comment croire à une France plus productrice demain avec 34 plans industriels engagés seulement alors que le pays subit une désindustrialisation galopante depuis une trentaine d’années et que les investisseurs étrangers hésitent avant de s’engager eu égard à une fiscalité trop lourde ?

« Pas de transfert de charges sur les ménages »

Le président François Hollande a assuré qu'il n'y aurait pas de "transfert de charges des entreprises vers les ménages", dans le cadre des économies dans la dépense publique. Les économies doivent être "un préalable à toute baisse d'impôts", a déclaré le chef de l'Etat, ajoutant que celles-ci ne devaient pas "se traduire par un transfert de charges de l'entreprise vers les ménages, qui ne le supporteraient pas". À juger sur pièces.

Le pacte de responsabilité lancé le 21 janvier

Aller vite, sous-entendu, ne plus perdre de temps sur la baisse des charges, la simplification, la réforme fiscale ? En ce sens, le président Hollande veut passer des paroles aux actes. Ainsi, le 21 janvier, le pacte de responsabilité sera "officiellement lancé" . "Les partenaires sociaux seront reçus dans les jours suivants par le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault) et les ministres concernés. Il s’agit là de rassurer les syndicats alors que le Medef donne le sentiment d’être à la manœuvre. La CFDT et d’autres centrales ne veulent pas de ce qu’elles appellent déjà un mano a mano avec le gouvernement. Avant la fin du mois de janvier ,les assises de la fiscalité des entreprises seront installées par Jean-Marc Ayrault annonce aussi le président tout en précisant que "le Haut conseil du financement de la protection sociale, celui qui doit réfléchir au mode de financement, donnera un premier rapport fin février".

Un virage politique

Social libéral, social-démocrate ? François Hollande botte en touche. « Je ne suis pas gagné par le libéralisme, c'est tout le contraire ». Pour autant son pacte de responsabilité, mis en avant dans cette conférence, en dit long sur son virage. Sauf à n’y voir que du marketing politique ? Pour rassurer le corps social  et concernant la méthode, il précise que le débat passera par « le dialogue social ». Le ministre du Travail Michel Sapin a dit, récemment, qu’il mènerait  la négociation en personne. À l’image de ce qui avait été fait pour la réforme des retraites et celle de la formation professionnelle.

Préserver la Sécurité sociale

En évoquant ce dossier lors de ses voeux télévisés, François Hollande avait surpris en évoquant des « abus et excès ». Fin 2014, le déficit s'élèvera à 12,8 milliards d’euros, malgré de gros efforts, et le déficit cumulé frisera les 150 milliards. La Sécu, dont les comptes n'ont pas été à l'équilibre depuis... 2001, est"au coeur de notre pacte républicain et j'entends la préserver parce que c'est le bien commun de ceux qui n'ont pas d'autres biens (...) nous devons lutter contre les fraudes et les abus. Il y en a toujours." Ces abus représentent 600 millions d'euros. "Ce qu'il faut c'est réduire la multiplication des prescriptions, des actes médicaux redondants, des médicaments qui en France nous font connaître des records de consommation", a souligné Frabçois Hollande. "C'est au prix de cet effort que nous pourrons garantir le modèle social de notre service public. » Il n’a pas tort.

L'avenir du CICE en question

Les PME ? Des priorités. La France soutiendra ses grandes entreprises. Mais ce sont les PME qui créent de l’emploi et assurent  la vie et l’équilibre économique et social dans les territoires. Quel est l’avenir  du Crédit impôt compétitivité emploi ? "C’est à peu près 12 milliards d’euros redistribués eux entreprises en 2014, 20 milliards en 2015", déclare François Hollande.  En, 2016 ? "On verra". Mais il n’est pas impossible que le CICE soit reprofilé. L’hypothèse d’une refonte ou d’une bascule vers une baisse de charges est du domaine du possible. Pour que l’investissement revienne et que la confiance reparte, il faudra évidemment que le gouvernement fasse des arbitrages et engagent vraiment bon nombre d’économies dans les dépenses publiques. Sans oublier d’aider fortement les PME, parties prenantes du pacte de responsabilité et désireuses, elles aussi, d’un choc de simplification et d’une réforme fiscale adaptée.


Fin des cotisations sociales : « Une agréable surprise » pour le Médef Bretagne

Le Président de la République a annoncé, aujourd’hui, la fin des cotisations familiales pour les entreprises et les indépendants d’ici à 2017. Pour Joël Chéritel, président du Medef Bretagne, c’est « une agréable surprise » : « C’est une proposition que le Medef met en avant depuis longtemps. »
Patron de Retis, une entreprise de 140 personnes située à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) et spécialisée en infrastructure de réseaux et de communications, Joël Chéritel a fait ses comptes : « Si je prends l’année 2013 et que je retire les cotisations familiales, cela représente pour moi une économie de 274 000 €. »
Le patron du Medef Bretagne remarque également que le chef de l’État n’a pas remis en cause le principe du Crédit impôt compétitivité emploi, « soit pour moi 150 000 € sur un an ». Deuxième bonne nouvelle, donc : « Avec ces charges en moins sur les entreprises, on va pouvoir créer de l’emploi et faire de meilleures marges. Tant mieux, puisque nous avons sur cette question du retard sur nos voisins. »
Joël Chéritel se félicite également de la volonté de réduire les dépenses de l’État, et notament de la question du regroupement des régions.

 

Reccueilli par Guillaume BOUNIOL.

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