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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 10:10

" Les promesses n'engagent que ceux qui les croient " voila une maxime cynique maintes fois vérifiée qu'il faudrait d'une manière urgente jeter aux oubliettes.

En effet , d'après la constitution , la souveraineté n'appartient qu'au peuple . Il en découle qu'à tous les niveaux les pouvoirs et responsabilités des élus , du conseil municipal à la présidence de la république , ne sont que délégués par le peuple .

Il importe donc pour les élus, à tous les niveaux , de vérifier que leurs décisions traduisent bien cette volonté populaire . La meilleure façon de s'en assurer étant évidemment d'associer en permanence la population au choix, à l'élaboration et à la mise en œuvre de ces décisions.

En conséquence, lorsqu’il y a divergence  et, à plus forte raison, opposition entre les décisions des élus et la volonté populaire la démocratie voudrait que ce soit la souveraineté populaire qui s'exprime ... et qui soit respectée.

On pourrait demander aux candidat-e-s à toutes les élections de s'engager là-dessus.

CHICHE?

 

 

Alain DAVID

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:26

Le Front de Gauche appelle à une marche le 1er décembre

Communiqué du Front de Gauche :

Contre l’injustice fiscale et sociale, le Front de Gauche appelle à une grande marche le dimanche 1er décembre à Paris pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA. Cette marche se dirigera vers le « portique » de Bercy, symbole de la politique du gouvernement Ayrault plus favorable au Medef et à la finance qu’aux salariés et à la grande masse de la population.

Cette manifestation aura lieu au moment du vote du budget d’austérité auquel nous nous opposons. Cette politique continue à entraîner le pays dans la stagnation économique, elle amène toujours plus de chômage et de licenciements. Après Sarkozy, elle aggrave l’injustice fiscale en augmentant les impôts pour la grande majorité de la population tout en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant la destruction des services publics et de la protection sociale. C’est inacceptable et cela bafoue le principe républicain d’un impôt juste. La hausse de la TVA prévue le 1er janvier en est l’exemple le plus scandaleux puisque prévue pour pallier une partie des 20 milliards d’Euros accordés au patronat sans aucune conditionnalité. C’est pourquoi nous exigeons son annulation immédiate.

La colère populaire contre les conséquences de l’austérité est juste et légitime. La droite, le Medef, l’extrême droite essaient aujourd’hui de la dévoyer. Leurs objectifs n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple : il ne faut pas les laisser faire.

C’est pourquoi le Front de gauche conçoit cette initiative comme la plus ouverte possible. Il appelle en conséquence tous ceux et celles, organisations et personnalités, qui refusent cette politique socialement et écologiquement désastreuse à prendre des initiatives localement et à faire de cette marche la leur. Nous sommes donc disponibles à la préparer ensemble.

Il est temps pour ceux qui ont voulu la défaite de Nicolas Sarkozy et enragent de voir sa politique continuer à être appliquée, de se mobiliser le plus largement possible dans l’unité.

 

063

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:15
Le secrétaire national du Parti Communiste dénonce l'exploitation que la droite et l'extrème droite font de la situation de crise dans laquelle la France se trouve.
Le pays demande la fin de l'austérité et des licienciements, rien à voir avec ce que veut la droite explique Pierre Laurent.
Le Parti communiste demande l'annulation de la hausse de la TVA le 1er janvier prochain, " Sept milliards pris dans la poche des français et donnés au crédit impôt compétitivité c'est à dire à des entreprises qui sont en train de licencier".
Pierre Laurent appelle les salariés à se mobiliser pour une semaine nationale d'action politique du 15 novembre au 1er décembre.
Le PCF appelle également à la marche pour l'annulation de la TVA et pour "révolution fiscale" le 1er décembre avec le Front de Gauche. Interrogé sur les divergences avec Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent s'est félicité qu'"enfin le Front de gauche se tourne avec nous vers l’action".
Le secrétaire national du PC "veut un FdG dans l’action et pas dans la polémique". "Il faut cesser les polémiques" demande-t-il.
 

L'invité de 8h20 : Pierre Laurent, secrétaire... par franceinter
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 07:09

François Hollande avait promis une réforme de la fiscalité, pour plus de justice sociale. Mais ça, c'était avant. Le cap d'une fiscalité injuste, dans la continuité de l'ère Sarkozy, est maintenu. La recette est toujours la même : on épargne les revenus du capital, de la spéculation, on donne le change avec une taxe provisoire sur les plus hauts revenus, mais le gros de la ponction s’opère sur les ménages moyens et modestes.


Car c'est bien là tout le problème. Pendant qu'on nous amuse avec la fameuse taxe à 75% qui fait frémir quelques footballeurs millionnaires alors qu'elle est provisoire (2 ans) et qu'elle ne rapportera au final que 200 millions d'euros, c'est une énorme ponction qui est opérée sur le reste de la société. En cumulant les recettes fiscales nouvelles des lois de finance 2012 (loi de finance rectificative) et 2013, on atteint 55 milliards de hausse d'impôts, qui pèsent d'abord sur les ménages ! Ainsi, 10% de foyers fiscaux supplémentaires sont devenus imposables à l’impôt sur le revenu. Un véritable scandale.

Les ménages ponctionnés !

En juillet dernier, le taux de TVA sur les services à la personne est passé de 7% à 19,6%. Au premier janvier 2014, la TVA à taux normal sera majorée de 19.6% à 20% et celle à taux réduit de 7% à 10%. A cela s'ajoute, la suppression pour deux millions de personnes seules ayant élevé un enfant d'une demi-part, un nouveau rabotage du quotient familial, la suppression de la réduction d'impôt pour enfants scolarisés dans le secondaire et dans le supérieur, l’augmentation des cotisations sociales et l’alourdissement du poids de la fiscalité locale.

Hausse de la Pression fiscale, dans quel but ?

Ce prélèvement énorme sur les revenus des ménages est injuste et catastrophique. D'abord parce que c'est autant d'argent qui vient en réduction du pouvoir d'achat : en clair, moins de consommation, moins d'activité pour les entreprises donc plus de récession. Alors que la croissance est nulle, elle ne risque pas de repartir avec de telles mesures. Cette ponction a deux finalités principales :  réduire la dette publique, c'est à direrembourser les banques, et compenser les nouvelles exonérations fiscales votées pour les entreprises, un cadeau de 20 milliards supplémentaires cette année résultant du crédit impôt compétitivité.

Une autre réforme de la fiscalité est possible

Le problème ce n'est pas l'impôt. Il est utile s'il finance des services publics et s'il est justement réparti. C'est pourquoi il faut une véritable réforme de la fiscalité : avec un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevés, un impôt sur les entreprises modulé en fonction de leurs performances sociale et environnementale, un impôt sur la fortune rehaussé, un impôt territorial (TP) assis sur le capital des entreprises, une révision des bases d’imposition et le plafonnement de la taxe d’habitation, et le recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TICPE), actuellement 60% des recettes fiscales).

Une telle réforme est possible, c'est une question de volonté.

 

CHIFFRES CLES

 

En deux ans, 2 millions de nouveaux contribuables

 

La TVA va passer de 19,6% à 20% le 1erjanvier 2014

 

La taxe à 75% est provisoire et ne rapportera que 200 000 000 €

 

Les exonérations fiscales et sociales en 2013 des entreprises  se montent à 200 000 000 000 €.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:47

L'écotaxe, créée en 2011 par Sarkozy et Borloo, non remise en cause par Hollande, est censée à terme se substituer aux subventions versées par l'état à l'AFITF (agence de financement des infrastructures de transport de France), créée en décembre 2003. Jusqu'en 2008 il y aura des subventions de l'état et puis, plus rien... provenant des péages.

Pourquoi?

Remontons à mars 2012, quand le soi-disant socialiste Jospin décide la privatisation partielle des Autoroutes du Sud de la France. Cette nouvelle étape du Capitalisme Monopoliste d'état va permettre aux grands monopoles Vinci et Eiffage d'acquérir pour une somme dérisoire un vrai trésor*. Voilà comment s'aggrave la dette et le déficit de l'état.

Autre serviteur du grand capital (Marx parlait de valet), Raffarin rivatise partiellement les autoroutes Paris Rhin-Rhône, ainsi que celles du Nord et de l'Est.

De Villepin achève en 2006 la sale besogne en réalisant la privatisation de toutes les autoroutes.

Ainsi donc les recettes de péages d'autoroute ne financeront plus les investissements à venir: maritimes, fluviaux, ferroviaires et routiers.

D'où la trouvaille de la taxe carbone!

Voilà ce que dit un rapport du Sénat en 2011:

 

" L'AFITF ne disposera en 2008 que de trois ressources pérennes, pour un total de 926 millions d'euros:

- la taxe d'aménagement du territoire (530 millions d'euros)

- les redevances domaniales (170 millions d'euros)

- une partie des amendes radars, dont le déplafonnement a été décidé cette année (226 millions d'euros). 

Ces trois ressources, qui s'élevaient à 775 millions d'euros en 2006, représenteront environ 900 millions d'euros par an à compter de 2009. 

Quant au produit de cession des sociétés concessionnaires d'autoroutes, qui a représenté ces trois dernières années plus de la moitié du budget de l'agence, il sera définitivement consommé en 2008. 

Vos rapporteurs rappellent que la disparition de cette ressource était malheureusement prévisible dans la mesure où la privatisation des sociétés d'autoroutes n'était par définition qu'une opération ponctuelle. Ils estiment qu'il aurait été vivement préférable de maintenir l'actionnariat de l'Etat dans ces entreprises rentables, afin de continuer d'alimenter les programmes d'infrastructures de transport à partir de dividendes desdites sociétés. 

Vos rapporteurs souhaitent que tous les renseignements de la privitatisation en 2005 soient tirés à l'avenir, notamment lorsque les concessions prendront fin et que l'Etat retrouvera toutes les marges de manoeuvre pour organiser le service au mieux de ses intérêts financiers et patrimoniaux".   

 

Comme vous l'aurez remarqué, aucune Télé, aucune radio, aucun journal ne fait état de ces privatisations. Le grand capital qui les possède et les dirige impose le silence.

La position du PCF est de demander la suspension de cette écotaxe. Mais il faut d'autres fonds.

Le Front de Gauche a évoqué pendant la campagne présidentielle de 2012 la renationalisation des sociétés d'autoroutes. Un appel est lancé de Mélenchon à Dupont Aignan (qui l'eut cru!).

La direction du PCF doit arrêter de se taire sur les nationalisations indispensables, et particulièrement celles des autoroutes, et de faire silence sur les délégations de service public, ainsi que les partenariats public-privé, véritables aspirateurs des finances publiques. 

 

Michel Lespagnol, PCF Morlaix.

le 5 novembre 2013 

 

* Remarquons à cet égard que le coût des trajets sur autoroutes a augmenté de 11% pour les usagers en deux ans tandis qu'il n'y a quasiment plus de personnel aux péages sur les autoroutes françaises.

 

* lire aussi:      http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-le-racket-des-autoroutes-privatisees-par-corinne-morel-darleux-ou-l-on-entend-reparler-du-doux-nom-99646035.html  

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:09

Ce n'est pas l'écotaxe qu'il faut geler, c'est la TVA !



La mobilisation contre l'écotaxe en Bretagne manifeste sous une forme contestable et pour partie dévoyée la colère populaire qui monte contre une politique économique et écologique dramatiquement inadaptée aux enjeux actuels. S'il poursuit dans cette voie le gouvernement de François Hollande va dans le mur. Un premier signe de réorientation passerait par la suspension de la hausse prévue de la TVA au 1er janvier.


La révolte bretonne contre l'écotaxe est elle une manipulation patronale ou une juste lutte pour l'emploi ? Selon certains, le Medef et la FNSEA, principaux responsables de l'échec du « modèle breton » avec leurs choix productivistes et polluants, réussiraient ainsi à se dédouaner tout en torpillant toute fiscalité écologique. Pour d'autres, le mouvement veut légitimement défendre l'emploi et le pouvoir d'achat contre la politique économique et fiscale désastreuse du gouvernement.


Ces thèses apparemment contradictoires sont en réalité toutes deux exactes. Dans la récente manifestation de Quimper, où agriculteurs, patrons et ouvriers de l'agro-alimentaire défilaient ensemble contre l'écotaxe, c'est le recours aux symboles historiques et culturels (le bonnet rouge, le drapeau breton) qui a fait tenir ensemble, peut-être provisoirement, ces deux dynamiques.


Le grand responsable de cette confusion, c'est le gouvernement de François Hollande. Il fournit sur un plateau à la droite et aux oligarques de Bretagne (et d'ailleurs) foison d'arguments pour capitaliser sur la colère populaire. En cause : une politique fiscale aberrante et une politique de transition écologique inexistante.


François Hollande s'est rallié au credo du Medef sur la compétitivité : 20 milliards d'exonérations supplémentaires (le « crédit d'impôt compétitivité-emploi ») seront financés par la hausse de la TVA au 1er janvier prochain et par de nouvelles coupes dans les dépenses publiques. Pour réduire à marche forcée les déficits publics comme l'impose le Traité budgétaire européen accepté par la France, il a alourdi l'impôt sur le revenu (gel du barême, suppression d'avantages pour les familles) et va augmenter les cotisations sociales (réforme des retraites). Au moment où les salaires stagnent et où le chômage explose, les ménages aux revenus moyens ou faibles perçoivent toutes ces hausses comme une agression fiscale.


Dans ce contexte l'écotaxe est le bouc-émissaire idéal pour le patronat. Elle avait pourtant au départ d'excellentes justifications : accroître le coût du transport routier pourrait aider une démarche cohérente de relocalisation des productions et de transition écologique. Mais l'écotaxe issue du Grenelle de Sarkozy n'est qu'une caricature de taxe écologique.


D'abord parce qu'elle ne touche que les transports sur les routes et autoroutes gratuites, épargnant l'essentiel du trafic de longue distance qui passe par les autoroutes à péage – privatisés à bas prix par la droite en 2006. Ensuite parce que le partenariat public-privé confié dans des conditions douteuses à l'entreprise Ecomouv est une véritable spoliation, puisque 20% des recettes attendues iront au partenaire privé. Et ce, même si l'écotaxe n'entre pas en vigueur, du fait des pénalités prévues au contrat. Enfin parce que ces recettes n'iront pas au financement d'une politique de transition écologique dans le domaine des transports.


Car l'écotaxe illustre aussi la démission du gouvernement en matière de transition écologique. On prétend vouloir décourager le transport routier, mais où est le plan de développement massif du ferroutage et de transport ferroviaire de marchandises ? Dans les faits la SNCF poursuit son désengagement accéléré du fret ferroviaire via sa filiale Geodis. En Allemagne au contraire la Deutsche Bahn le développe massivement : les modes alternatifs au routier représentent 11% du trafic de marchandises en France contre 30% Allemagne.


Pour Attac la crise sociale et écologique impose une réorientation radicale :


  • une politique fiscale à la fois fortement redistributive (renforcer l'impôt progressif sur le revenu et les grandes fortunes, taxer la finance) et écologique (taxe sur les émissions de CO2 et les transports au long cours)

  • une politique de l'emploi axée sur la réduction du temps de travail et des investissements massifs dans la transition écologique : transport ferroviaire, énergies renouvelables, économies d'énergie...

  • un soutien à la relocalisation des productions


Dans l'immédiat ce n'est pas d'abord l'écotaxe qu'il faut suspendre mais la hausse de la TVA au 1er janvier 2014, qui va amputer le revenu des catégories populaires et aggraver la récession.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:43
Clémentine Autain, est candidate aux municipales à Sevran en Seine-Saint-Denis au nom du Front de Gauche. Elle répond aux questions de Noé da Silva

 

Verbatim :

Le gouvernement écoute ?
"Le gouvernement entend sans entendre".
"Il faut que la mobilisation continue, le gouvernement actuellement c'est un peu le Radeau de la Méduse".

Candidature aux municipales à Sevran :

"Il faut que la ville retrouve sa fierté populaire".
"La sortir de l'image négative dans laquelle elle est enfermée".
"Toute la ville ne peut pas etre résumée au trafic de drogue qui existe dans certains quartiers de la ville (...) Sevran ce n'est pas simplement deux cités des Bodottes, c'est une ville de plus de 50 mille habitants qui a des atouts et des populations diverses".
"Je ne partage pas le point de vue du maire sur la légalisation de la drogue".

Les 343 salauds et la pétition "touche pas à ma pute" :
"Je ne suis pas pour la pénalisation du client (...) je ne partage pas le point de vue des pétitionnaires qui sont très tolérants à l'égard de la prostitution".

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:23

Dans Le Monde Diplomatique n°716 de novembre 2013, on peut trouver un dossier excellent et accablant sur le fonctionnement de la multinationale du commerce en ligne "Amazon", le cours de Pierre Bourdieu sur le peintre Manet, un très bon article sur le retour à l'offensive diplomatique de la Russie, et bien d'autres analyses qui nous rendent le monde plus intelligible. Il y a aussi et surtout cet éditorial du précieux Serge Halimi qui nous rappelle qu'au-delà d'un gouvernement PS qui mène une politique droitière, en matière d'immigration comme ailleurs, il reste une UMP dont les propositions empruntent de plus en plus au corpus de l'extrême-droite et des ultra-libéraux et réactionnaires américains du Tea Party et du Parti Républicain.

Le caractère indispensable de cet éditorial a été confirmé cette semaine par l'annonce d'un nouvel évènement horrible dû à l'inégalité, à la pauvreté d'une grande partie des populations africaines, et aux politiques inhumaines de lutte contre l'immigration: 53 enfants, 33 femmes et 7 hommes ont péri dans le Sahara, morts de soif dans le désert après la panne des deux voitures qui les convoyaient alors qu'ils fuyaient la ville minière d'Arlit au Niger, chassés par la famine et les mauvaises récoltes, pour tenter de rejoindre dans un premier temps le Sud Algérien.

Le calvaire des migrants témoigne avant tout de la barbarie d'un monde que le sens de l'humanité exige de vouloir changer.

 

 

 

Lampedusa - par Serge Halimi

 

Il y a trente ans, fuir le système politique oppressif de leur pays valait aux candidats à l'exil les louanges des pays riches et de la presse. On estimait alors que les réfugiés avaient "choisi la liberté", c'est à dire l'Occident. Un musée honore ainsi à Berlin la mémoire des cent trente-six fugitifs ayant péri entre 1961 et 1989 en essayant de franchir le mur qui coupait la ville en deux.

Les centaines de milliers de Syriens, de Somaliens, d'Erythréens qui, en ce moment, "choisissent la liberté"  ne sont pas accueillis avec la même ferveur. A Lampedusa, une grue a été requise, le 12 octobre dernier, pour charger sur un navire de guerre les dépouilles de près de trois cent d'entre eux. Le mur de Berlin de ces boat people fut la mer; la Sicile leur cimetière. La nationalité italienne leur a été concédée à titre posthume.

Leur décès semble avoir inspiré des responsables politiques européens. Le 15 octobre dernier, M. Brice Hortefeux, ancien ministre de l'intérieur français, estima par exemple que les naufragés de Lampedusa obligeaient à répondre "à une première urgence: faire en sorte que les politiques sociales de nos pays soient moins attractives"  (RTL, 15 octobre 2013). Et il s'en prit aux prodigalités qui attirent, selon lui, les réfugiés vers les côtes du Vieux Continent: "L'aide médicale d'Etat permet à des personnes qui sont venues sur le territoire sans respecter nos règles (d'être soignées gratuitement), alors que, pour les Français, il peut y avoir jusqu'à 50 euros de franchise." 

Il ne lui restait plus qu'à conclure: "La perspective de bénéficier d'une politique sociale attractive est un élement moteur. On n'a plus les moyens de faire cela". On ne sait si M.Hortefeux imagine aussi que c'est appâtés par les aides sociales pakistanaises qu'un million six cent mille Afghans ont trouvé refuge dans ce pays. Ou que c'est pour profiter des largesses d'un royaume dont la richesse par habitant est sept fois inférieure à celle de la France que plus de cinq cent mille réfugiés syriens ont déjà obtenu l'asile en Jordanie.

L'Occident se prévalait il y a trente ans de sa prospérité, de ses libertés comme d'un bélier idéologique contre les systèmes qu'il combattait. Certains de ses dirigeants ultilisent dorénavant la détresse des migrants pour précipiter le démantèlement de tous les systèmes de protection sociale. Peu importe à de tels manipulateurs de malheur que l'écrasante majorité des réfugiés de la planète soient presque toujours accueillis par des pays à peine moins misérables qu'eux.

Quand l'Union Européenne ne somme pas ces Etats, déjà proches du point de rupture, de "faire cesser le business indigne des embarcations de fortune" (tweet de Mme Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, mettant en cause la Libye et la Tunisie le 11 octobre 2013), elle leur enjoint de devenir son glacis, de protéger des indésirables en les traquant ou en les détenant dans des camps. Le plus sordide est que tout cela n'aura qu'un temps. Car, un jour, le Vieux Continent fera de nouveau appel aux jeunes immigrés pour endiguer son déclin démographique. Alors les discours s'inverseront, les murs tomberont, les mers s'ouvriront...     

 

 

   

   

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 07:37

Loi de Programmation Militaire 2014-2019 :

Sanctuarisation du nucléaire

Privatisation des industries d’armement

Maintien des opérations extérieures

Cadre de l'OTAN toujours dominant

Surveillance renforcée

Impunité des militaires

 

La loi de programmation militaire est débattue au Parlement. Malgré la crise, les restrictions budgétaires et les coupes sombres dans les Services Publics, les moyens de la guerre seront préservés pour les six prochaines années : constants jusqu'en 2016, ils doivent augmenter ensuite progressivement, jusqu'à + 3,6 % en 2019 : l'austérité ne concerne pas toutes les dépenses.

Le nucléaire sanctuarisé.

  • François Hollande tourne le dos à Jaurès et emboîte le pas à Sarkozy : la fiction de la dissuasion nucléaire est maintenue. S’il venait à quiconque l’idée d’une attaque nucléaire contre nous, nous aurons la satisfaction, post mortem, de savoir qu’il y aura au moins autant de morts dans le camp adverse !

  • Sur les 190 milliards d’euros budgétisés par la LPM, 23,3 Md € seront consacrés à la mise en œuvre et au renouvellement des forces nucléaires sous-marines et aériennes. Mais on sait d’expérience que les dépenses prévues sont, à l’arrivée, multipliées par 2 ou 3.

  • Les armes nucléaires sont à peine mises en service que leur remplacement est à l’étude. Il en est ainsi du missile nucléaire aéroporté ASMP-A (Opérationnel depuis 2009), des sous-marins nucléaires de 2e génération (le quatrième a été réceptionné en 2010) et de leurs missiles M 51.

  • C’est un encouragement à la dissémination : comment interdire aux autres puissances de s’armer alors que les 5 puissances nucléaires ne désarment pas et modernisent sans cesse leur arsenal, malgré leurs engagements pris depuis 19701 ?

  • Toute réflexion sur les coûts et l’utilité de cette force nucléaire est écartée, au moment où la communauté internationale pousse pour la mise en œuvre d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Les parlementaires Britanniques débattent sur ce sujet depuis 10 ans. Pour les nôtres c’est « Silence dans les rangs ! »

 

  • La réduction des effectifs militaires se poursuit, touchant principalement les éléments non-opérationnels. Celle-ci est compensée par des moyens matériels accrus, y compris pour les interventions militaires à l’étranger.

Poursuite de la privatisation des industries d’armement.

  • L’État va vendre pour 1,5 milliards d’actions qu’il possède dans les industries d’armement. Privatisation accrue du complexe militaro-industriel pour lequel chaque guerre ou intervention militaire est source de profits supplémentaires. Ceci s’accompagne d’une extension du marché de ce « pousse au crime » : il est assuré de 17,1 milliards de commandes par an.

Maintien des Opérations Extérieures

  • Le projet prévoit un montant de 450 M € pour la dotation prévisionnelle annuelle au titre des opérations extérieures. Les surcoûts nets non couverts par cette dotation qui viendraient à être constatés feront l’objet d’un financement interministériel. En moyenne 3 opérations sont prévues, dont une en tant que contributeur majeur, ce qui laisse prévoir une poursuite de la politique d'interventions extérieures, la « protection des intérêts stratégiques » de la France se confondant, hélas, souvent avec les intérêts des multinationales françaises.

Cadre de l'OTAN toujours dominant

  • Si le texte réaffirme la nécessité de capacité autonome de la France, et, au niveau européen, la nécessité de créer des organes communs (planification des opérations, armement), l'Alliance Atlantique et l'OTAN sont considérés comme la composante essentielle de la défense collective de ses membres, et le cadre commun privilégié de l’action militaire conjointe : nulle part il n'y a mention de la nécessité d'un cadre dépassant les alliances militaires, ni du besoin de développer au niveau international et aux Nations-Unies des instruments pour garantir la paix et la sécurité.

Renforcement de la surveillance

  • Les moyens de surveillance seront renforcés. Les effectifs des services de renseignement (DGSE et DRM) seront en augmentation, l’accès à certains fichiers sera direct. Le parlement n’aura toujours pas les moyens de distinguer ce qui relève de la surveillance des citoyens de la lutte antiterroriste.

Impunité des militaires

  • Le procureur de la République a l’ « exclusivité de poursuite judiciaire concernant des actes commis au cours d’une opération à l’étranger ».

L’enquête systématique relative à tout cadavre militaire trouvé après un combat est supprimée.

La possibilité pour les familles de se porter partie civile pour déterminer les causes de la mort des victimes, comme ce fut le cas pour les 10 soldats tués à Uzbin (Aghanistan) est supprimée. Le parquet a l’exclusivité du déclenchement d’une enquête.

Les Forces Spéciales, que la garantie d’anonymat met à l’abri de toute poursuite judiciaire, passeront de 3 400 à 4 400 (+ 30%).

 

Faute de s’engager dans la voie du désarmement mondial, à commencer par l'interdiction de l'arme nucléaire et de toutes les armes de destruction massive il est illusoire d’espérer réussir l’indispensable transition écologique et sociale. Ce gouvernement dirigé par le Parti Socialiste poursuit malheureusement dans le sens catastrophique des efforts de guerre du précédent, en dépit des problèmes écologiques et sociaux en France et dans le monde. Il ne suffit pas de proclamer le changement, il faut le faire !

 

Attac France

Paris, le  29/10/13

1 Année des premières signatures du traité de Non Prolifération Nucléaire.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:03

La France, ses valeurs de justice, de fraternité et d’égalité sont malmenées. Les populations souffrent des politiques d’austérité, de licenciements, de baisse du pouvoir d’achat. Il est malheureusement devenu évident pour le plus grand nombre que la politique gouvernementale menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault loin de permettre de sortir de l’ornière, aggrave la situation. Elle prolonge et amplifie l’échec creusé par dix ans de politiques de droite. Les citoyens de notre pays constatent des renoncements gouvernementaux chaque jour plus grands, le refus obstiné de s’attaquer à la racine de la crise, le pouvoir de la finance, la poursuite et l'aggravation de la politique d'austérit, la multiplication des cadeaux aux grandes entreprises au nom de la compétitivité et de la baisse du coût du travail; et même la fuite en avant dans des discours qui tournent le dos aux élémentaires valeurs d’humanité qui fondent la gauche. Cette situation provoque le désarroi de millions de citoyens de gauche qui ont voulu le changement en mai 2012. Les élections partielles, marquées par la démobilisation à gauche et les victoires de la droite et de l’extrême-droite, le montrent clairement. La gauche est en danger.

 

Le risque est grand que se referme durablement sur la France et sur nos concitoyens un piège infernal : ou la poursuite d'une politique gouvernementale qui reste soumise aux marchés financiers et au MEDEF et détruit toujours plus notre modèle économique social et culturel; ou le retour de la droite qui ne ferait que s'enfoncer dans cette voie; ou le recours à l’extrême-droite qui en alliance avec tout ou partie de la droite ne ferait que mener une politique de division et de discrimination des travailleurs, épargnant là encore le capital financier. Voilà à quoi on voudrait réduire le choix du pays ; voilà pourquoi le débat est étouffé sur les causes de la crise ; voilà pourquoi une entreprise continue de banalisation du FN est déployée, l’objectif étant de renvoyer dans ses bras toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à une alternance et un bipartisme à bout de souffle.

 

Dans ce contexte, la responsabilité politique du Front de gauche, de toutes les organisations qui le composent, est plus grande que jamais. Le Front de gauche a été crée pour transformer les rapports de forces à gauche et permettre la participation citoyenne la plus grande.

 

Le Front de gauche est le lieu du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il n'y aura pas de transformation sociale sans une politique en rupture avec les logiques libérales qui souhaitent construire une alternative au gouvernement Ayrault et à sa politique. Le Front de gauche se fixe indissociablement comme objectif un rassemblement majoritaire plus large sans lequel le changement ne peut pas avoir lieu. Contenu et rassemblement sont liés. Le Front de gauche se veut un outil de rassemblement porteur d'un projet politique à vocation majoritaire à gauche. Il doit servir à développer une mobilisation citoyenne large, profonde et durable qui soit utile aux mobilisations sociales et donne corps à cette alternative.

 

Cette volonté de dynamiser l'engagement individuel et collectif, d'impulser des dynamiques de mobilisation politique, de porter la perspective d'une alternative crédible à gauche sont au cœur du Front de gauche. C'est cette matrice originelle qu'il nous faut aujourd'hui réactiver en faisant franchir une nouvelle étape au Front de gauche. La politique gouvernementale, en tuant l'espoir à gauche, aggrave la crise politique. Nous devons relever de nouveaux défis en construisant un rassemblement qui aille bien au-delà de ce que nous avons déjà construit jusqu'à présent. Très nombreux sont les électrices et les électeurs qui partagent nos valeurs et ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale. Le Front de gauche doit tendre la main à ces millions de Françaises et Français qui n’en peuvent plus d’attendre le changement, à ces millions de salarié-es, d’électrices et d'électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militantes et militants associatifs, citoyens engagés ou non...

 

C’est le défi que nous voulons relever dans l’action au quotidien comme dans les prochains rendez-vous électoraux. Quels que soient les débats dans le Front de gauche, naturels vu l’importance des défis politiques à relever, sur la meilleure manière d’atteindre nos objectifs communs dans chacune des échéances à venir, rien ne mettra en doute la volonté et la détermination du PCF à poursuivre dans la durée ce travail de conquête avec le Front de gauche.

 

Pour avancer sans attendre, le PCF propose, conformément à ce qui a commencé à être discuté dans la coordination nationale du Front de gauche le 14 octobre, d’impulser des campagnes nationales du Front de gauche sur quatre grands thèmes structurants : une campagne de vérité et de propositions contre le coût du capital et pour rompre avec l'austérité telle qu’elle avait été proposée par Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité ; une campagne pour une grande réforme de justice fiscale ; une campagne sur les enjeux européens pour la rupture avec les politiques d’austérité et la refondation d’un nouveau projet solidaire et démocratique pour l’Europe ; une campagne pour la démocratie et la VIème République.

 

Les deux échéances électorales de 2014 seront elles aussi capitales. Elles s’inscriront dans le travail initié par les forces du Front de gauche pour construire les rassemblements majoritaires auxquels nous aspirons.

 

Les élections municipales, dans lesquelles nous combattrons en toutes circonstances les ambitions de la droite et de l’extrême-droite, sont l’occasion de construire des victoires ou des points d’appui utiles aux populations, capables de faire la démonstration que, contrairement au discours gouvernemental, la mise en œuvre de choix politiques de gauche est possible. Elles peuvent promouvoir une réappropriation citoyenne des pouvoirs locaux, et du coup contribuer à l’engagement citoyen pour la modification des rapports de forces nationaux. Elles s’inscrivent dans la visée du Front de gauche de rendre majoritaire des projets transformateurs à gauche. Elles sont l’occasion d’élargir le rassemblement à des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la gauche et en accord avec ces projets.

 

Les désaccords qui ont surgi dans certaines villes entre forces du Front de gauche sur la configuration des listes de premier tour ne doivent pas contrarier l’effort d’ensemble que les forces du Front de gauche ont à produire dans ce sens. Dans le même esprit, pour le PCF le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour pour battre la droite et l'extrême droite doit être la règle.

 

Les élections européennes seront, elles, le moment d’un intense affrontement pour sortir l’Europe de l’ornière dramatique de l’austérité, du libéralisme et de l’autoritarisme. Nous refusons cette Europe là. Nous voulons que se lève dans toute l’Europe un front large et uni contre l’austérité en rassemblant sur un projet de gauche pour la refondation de l’Europe, avec l’objectif de renforcer le groupe de la GUE-NGL (Gauche unie européenne-Gauche verte nordique) au Parlement européen et les dynamiques politiques impulsées par le Parti de la Gauche Européenne (PGE). Notre convention nationale du 16 novembre travaillera à ce projet. Le PCF propose d’enclencher dès à présent le travail des forces du Front de gauche avec en perspective le congrès du PGE en décembre. La conférence des Présidents du PGE réunis à Madrid ce 18 octobre vient de prendre deux décisions importantes. La première est de soumettre à la décision du congrès du PGE les 14 et 15 décembre à Madrid la candidature d'Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne, avec l'objectif d'en faire le porte voix des forces anti-austérité en Europe. Cette candidature d’Alexis Tsipras constitue un symbole fort de rassemblement dans toute l’Europe et peut dynamiser les campagnes européennes menées dans chacun de nos pays. La seconde est de confirmer au congrès de Madrid la présidence collective du PGE animée par Pierre Laurent, pour poursuivre l'affirmation d'une force de gauche crédible à l'échelle de toute l'Europe.

 

L’ensemble de ces défis et le travail de rassemblement auquel ils appellent nourissent des débats qui traversent aujourd'hui le Front de gauche. La direction du PCF les assume et entend les mener avec la plus grande sérénité, dans un esprit d'ouverture et de dialogue indispensable au sein du Front de gauche et pour son développement. Ces débats sont l'expression de la diversité du Front de gauche et des approches spécifiques des organisations qui le composent. A l’opposé de toute démarche d’exclusion, le PCF réaffirme sa volonté d’accélérer le renforcement et l’élargissement du FDG. Pour cela, la vie du Front de gauche doit être améliorée, rendue toujours plus collective dans son organisation comme dans son porte-parolat. Sa diversité doit être respectée comme doivent l'être les décisions souveraines prises par chacune des organisations qui le composent. Les décisions relatives à l'organisation interne du Front de gauche adoptées à l’unanimité par l'ensemble des organisations membres doivent maintenant être mises en œuvre.

 

Les citoyens, la gauche, nos organisations ont besoin d'un Front de gauche offensif, dynamique et rassembleur. Le Comité exécutif national du Parti communiste français réaffirme cette grande et belle ambition pour le Front de gauche. Il lance un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche, à toutes les forces disponibles pour la mettre en œuvre. Ces forces sont nombreuses dans la jeunesse, dans le monde du travail, parmi les militants de tous les partis de gauche y compris au sein du Parti socialiste et d'EELV où montent les critiques contre la politique Hollande-Ayrault. Ensemble, ces forces peuvent reconstruire l'espoir.

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