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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 07:59
Appel du collectif « La retraite, une affaire de jeunes » (2013)

Le gouvernement s’engage dans une nouvelle réforme des retraites. A l’heure où Y. Moreau a rendu son rapport concernant les évolutions du système, 14 organisations de jeunesse, syndicales, politiques ou associatives ont décidé de se réunir en collectif pour faire entendre un message : les jeunes refusent une réforme qui se traduirait par un allongement de la durée de cotisation et une baisse des pensions. Une réforme juste et favorable aux jeunes est possible, mais pour cela le gouvernement doit se démarquer des conclusions du rapport Moreau.

Face à la précarité et au chômage des jeunes, renforçons notre système de protection sociale

Jeunes travailleurs et travailleuses, étudiant-e-s, en recherche d’emploi ou en insertion, nos parcours sont divers mais nous souffrons des mêmes maux, aggravés par la crise économique. Trop âgés pour bénéficier de la protection familiale, mais trop jeunes pour accéder aux minima sociaux, nous nous situons à un nouvel âge de la vie à la marge des protections sociales et voyons la solidarité nationale se réduire à peau de chagrin au gré des différentes réformes.

La dernière en date concerne le système de retraites. Alors que l’accès au premier emploi est de plus en plus tardif, que la précarité est la norme, et tout particulièrement pour les femmes, allonger la durée de cotisation est pour nous le signal inacceptable qu’il ne faudra plus compter sur un système de retraites solidaire qui garantisse une protection de haut niveau. Cette mesure est d’autant plus incompréhensible qu’elle allongerait encore les files d’attentes à Pôle Emploi en maintenant des salariés plus âgés en activité. Comment prétendre agir contre le chômage en refusant de faire de la place à notre génération dans le monde du travail ? C’est pourquoi nous refusons tout allongement de la durée de cotisation et revendiquons un système de retraite par répartition qui prenne en compte les évolutions de notre société et les nouveaux temps de la vie pour notre génération.

Pour sortir de la crise, misons sur la jeunesse !

Dépourvu-e-s d’une protection sociale aujourd’hui, nous ne tolèrerons pas que soit en plus mise à mal celle dont nous bénéficierons demain. Le système de retraite par répartition repose en effet sur les jeunes d’aujourd’hui et sur la confiance qu’ils et elles portent au système de protection solidaire.

Notre formation est un investissement de tous les jours pour notre avenir et celle du pays. C’est avec une jeunesse qualifiée et préparée que nous sortirons des difficultés de la crise. Cette période doit être reconnue comme telle au lieu de nous pénaliser.

Parce que le statu quo n’assurera pas la pérennité du système de retraite par répartition, nous réclamons des réformes qui s’attaquent au vrai problème : le manque de recettes lié en grande partie au chômage de masse. En particulier, des politiques publiques favorisant l’emploi des jeunes et leur accès au droit commun sont une nécessité sociale et économique.

Nous revendiquons :

  • La validation des années de formation dans le calcul des retraites.
  • La prise en compte des périodes de stages, et leur règlementation, afin qu’ils ne constituent pas des emplois déguisés.
  • La prise en compte des périodes d’inactivités forcées, périodes où les jeunes cotisent de manière inégale.

Nous, organisations de jeunesse, syndicales, associatives, politiques, seront à l’initiative dans les prochains mois pour porter la voix des jeunes. Nous n’accepterons pas un nouveau recul de nos droits. . Nous appelons les jeunes à se mobiliser pour faire entendre au gouvernement ces solutions justes. Nous appelons le gouvernement à rejeter les préconisations de ce rapport et à ouvrir de larges négociations avec l’ensemble des acteurs sociaux. Un débat de cette ampleur ne saurait être discuté en quelques semaines ou confisqué à la société. De plus, déjà absents de la conférence sociale du 20 et 21 juin, nous avertissons les pouvoirs publics : le débat sur les retraites est trop important pour s’effectuer en catimini et au pas de course pendant l’été. Il ne peut y avoir de réforme au nom des jeunes sans les jeunes.

Premiers signataires :
Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Confédération Générale du Travail (CGT), Union Nationale Lycéenne (UNL), La Mutuelle des Etudiants (LMDE), Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), Jeunes Communistes (JC), Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), Osez le Féminisme (OLF), Gauche Anticapitaliste (GA), Union des Etudiants Communistes (UEC), Gauche Unitaire (GU), Parti de Gauche (PG), Jeunes Ecologistes, FSU.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:31


Monsieur de Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

 

Monsieur le Président

 

Les négociations sur le Grand Marché Transatlantique peuvent officiellement démarrer depuis que le Conseil des ministres du Commerce de l’Union européenne a adopté le 14 juin dernier le mandat de négociation confié à la Commission.

Vous le savez, nous contestons le bien fondé de ce projet. Il a pour but de démanteler les « barrières douanières et règlementaires » entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique. Les droits de douane étant plus élevés en Europe, cela donnerait un avantage de 30% aux produits américains. La  Commission européenne prévoit des suppressions d’emplois dans des secteurs stratégiques et admet une hausse des gaz à effet de serre. L’abolition des barrières règlementaires conduirait par exemple l’Europe à autoriser les poulets lavés au chlore et le boeuf aux hormones, à abaisser les normes environnementales sur la pollution automobile ou la construction. Les entreprises auraient le droit d’attaquer devant des tribunaux privés les Etats coupables d’avoir fixé des normes sociales ou environnementales qui limitent leur profit.

Nous considérons que ce projet de libre échange a pour objet de favoriser non les peuples, mais l’avidité d’un capitalisme financiarisé et mondialisé dont on voit partout les dégâts. Il menace notre modèle de société et nie la souveraineté des citoyens en Europe. Pourtant, il n’a jamais fait l’objet d’un débat public ni même, dans sa globalité, d’un débat au Parlement.

Nous estimons que les événements récents révélés par Edward Snowden rendent encore plus nécessaire de ne pas s’y engager.

La Commission, qui négocie en notre nom, le fait en effet sur la base d’un mandat secret, alors que les dirigeants des Etats-Unis y ont eu, eux, accès à travers un espionnage récemment révélé !

Comment dans ces conditions entamer des négociations ? Ces derniers événements, d’une rare gravité, devraient, à eux seuls, rendre caduque ce projet. Comment en effet mener des négociations quand la partie avec laquelle on négocie espionne en permanence ? Les Etats-Unis voient dans le projet de Grand Marché Transatlantique le moyen de défendre ses intérêts de grande puissance. La Commission européenne y voit l’occasion de favoriser le développement des multinationales et du système financier. Le peuple français comme ceux des autres pays européens n’ont rien à y gagner.

En conséquence, nous vous demandons solennellement Mr le Président de bloquer immédiatement ces négociations.

Dans cet espoir, veuillez croire, Monsieur le Président, à nos plus salutations les plus distinguées.

 

Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire, République & Socialisme, C&A, PCOF, FASE, Gauche Anticapitaliste, Alternatifs)

 

bandeau Front De Gauche

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:18

Après l'éviction de Delphine Batho qui ne protestait pas contre les conséquences sociales de l'austérité mais contre la réduction du budget et des moyens humains au ministère de l'écologie,  Noël Mamère a posé hier soir sans détours la question du bien-fondé de la participation des écologistes au gouvernement. Disons que cela aurait pu être un prétexte pour sortir dignement de ce guêpier, mais dans la foulée, les élections municipales auraient été compliquées...

  

"Il faut que notre parti, avec les ministres, organise au plus vite une réunion de crise pour savoir si nous devons rester dans ce gouvernement... Quand vous avez deux ministres de l'Écologie en un an qui sont virés comme des malpropres (...) vous êtes quand même en droit de vous interroger si vous devez continuer de jouer le rôle d'idiot utile ou faire tapisserie dans un gouvernement (...) qui n'a que faire de la transition écologique". "Cette éviction" permet de montrer que pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault, "l'écologie, ce n'est qu'une utilité au moment des élections pour les gagner, et après, ce n'est plus du tout une priorité"."L'écologie est victime de maltraitance" (Nouvel Observateur.fr).

 

La direction d'EELV a tranché hier soir, malgré le budget 2014 qui prévoit un plan de 20 milliards d'euros d'austérité, malgré la casse des services publics, du droit du travail, des droits à la retraite, malgré l'absence de toute concession de François Hollande et du PS aux besoins de la transition écologique, et malgré l'expulsion manu militari de la rebelle pourtant bien timide Delphine Batho (à qui ni Notre-Dame des Landes, ni la centrale à gaz de Landivisiau ne posait vraiment de problème), Mme Duflot et Mr Canfin restent au gouvernement jusqu'à la rentrée de septembre au moins, repoussant aux calendes grecques le moment de prendre une décision.

 

Pourtant, Cécile Duflot avait elle-même critiqué le budget...

Est-ce la direction d'EELV s'est déjà trop compromise avec la politique de droite du gouvernement pour se désolidariser du PS sans bénéficier d'accords de complaisance avec lui aux municipales pour limiter la casse que lui vaudra de toute façon sa perte de crédit dans l'électorat de gauche et écologiste?

Est-ce qu'ils sont devenus majoritairement sociaux-libéraux à l'instar de Cohn-Bendit, ce qui expliquerait aussi leur hargne contre Montebourg actuellement qui aurait "dû" être le premier limogé du gouvernement à la place de la "gentille Delphine Batho"?

Est-ce que c'est l'opportunisme de certains dirigeants qui emporte la mise?

 

Toujours est-il que cette nouvelle dérobade des dirigeants d'EELV par rapport à leur responsabilité qui serait de quitter ce gouvernement qui n'a rien d'écologiste et rien de gauche fera des remous chez les militants Verts et EELV et sera à garder en mémoire par les électeurs...

 

Qui ne démissionne pas du gouvernement et renonce à dire trop fort son opposition pour ne pas être limogé est objectivement responsable et complice des décisions prises.  

 

Pour clore sur une note savoureuse cette triste histoire qui illustre encore une fois la nature monarchique proprement stupéfiante du pouvoir Hollande et des institutions de la Ve République, on peut comparer avec le Parisien les communiqués de l'Elysée sur la démission de Cahuzac et le limogeage de Batho, en mettant d'un côté en mémoire le politicien corrompu, arrogant, très libéral, impitoyable pour le peuple et ami des puissants, et de l'autre Delphine Batho, qu'en haut lieu on aimait probablement surtout en photo :       


Voici le premier : «Je remercie Jérôme CAHUZAC pour l’action qu’il a conduite depuis mai 2012 comme ministre du Budget pour le redressement des comptes de la France. Il l’a fait avec talent et compétence. Je salue la décision qu’il a prise de remettre sa démission de membre du Gouvernement pour mieux défendre son honneur.»

Voici le second : «Sur proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de Madame Delphine BATHO et a nommé Monsieur Philippe MARTIN, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.»

Ismaël Dupont

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:09

 Delphine Batho : «  une sanction qui frappe une ministre qui a dit la vérité »

 

Alors que le débat sur les orientations budgétaires 2014 ne fait que commencer, ce matin, sur les ondes de RTL la ministre de l’écologie Delphine Batho a fort justement qualifié le budget de son ministère, en baisse de 7%, de mauvais. Elle a été convoquée dans la foulée, puis congédiée du gouvernement manu militari par François Hollande.

 

L’austérité a plongé notre pays dans la récession. Elle provoque chômage de masse et précarité. Elle est vécue comme une véritable trahison par toutes celles et ceux qui, ont voulu au printemps dernier le changement. Aujourd’hui cette mauvaise politique provoque une crise gouvernementale, avec la sanction qui frappe une ministre qui a tout simplement dit la vérité.

 

Après l’échec de Villeneuve sur Lot pour lequel l’exécutif n’a toujours pas engagé une analyse de fond, la décision de François Hollande est une nouvelle illustration d’un déni de la réalité et d'une fuite en avant qui n’ont que trop duré. Il est urgent de changer.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

 

batho.jpg

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 06:42

"De l'importance des statistiques en politique" (Bernard Friot, sociologue, auteur de L'enjeu des retraites, L'enjeu du salaire, membre du PCF: vidéo de Réseau Salariat)

 

Vidéo de 11  minutes à voir absolument car elle remet en place un certain nombre d'idées toutes faites:  

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wLvIKdJBZUI#at=628

Voici une vidéo que nous a signalé notre ami du Front de Gauche Morlaix et du Parti de Gauche, Patrick Le Nan.

 

" Les statistiques, objet d'une manipulation politique permanente", c'est ce que démontre Bernard Friot dans 11 mn de contre-intoxication magistrale montrant comment on grossit l'importance relative du sous-emploi aujourd'hui par rapport aux années 60 (avec le faible taux d'emploi des femmes, il n'y avait que 67% de taux d'emploi des 20-60 ans en 1962 contre 76% aujourd'hui), ou encore comment on met en avant avec des chiffres mensongers le "fait scandaleux" qu'un quart des jeunes sont en chômage (alors que le chômage ne concerne qu'un quart des 30% d'actifs entre 15 et 24 ans), et pareillement pour les vieux, afin de justifier des mesures catégorielles de lutte contre le chômage qui démantèlent le salaire et le droit du travail.

TUC, emploi-jeunes, emplois d'avenir, contrats de génération, les faux-sialistes sont des spécialistes de cette attaque au nom de la lutte contre la discrimination générationnelle du droit social commun et des salaires et contrats garantis.

"Les jeunes et les vieux ont aujourd'hui remplacé les femmes, l'exode rural, l'immigration, pour servir d'armée de réserve pour casser le salaire". "Le sauvetage de l'emploi se fait toujours au détriment du salaire". "Il y a toujours un danger à naturaliser les catégories démographiques". " Toute l'ambition de la classe dirigeante est de diviser le salariat, notamment sur la base de la mise en scène médiatique des catégories démographiques ou de genre" au détriment des inégalités sociales nées de l'organisation du travail et de la confiscation des richesses produites.  

Que les jeunes s'attaquent à leurs parents ou grands-parents retraités, trop privilégiés et qu'au nom de la lutte contre le chômage des jeunes, des vieux, on multiplie les sous-emplois, voilà le but poursuivi par le MEDEF... 

   

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 06:15

Mélenchon, très posé, est une nouvelle fois victime d'une mise en parallèle ultra-grossière du Front de Gauche avec le FN. Entre les deux, la télé capitaliste a bien choisi son camp...

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 05:59

Retraites: syndicats contestataires ou réformistes attendent une rentrée tendue 

     Par Elahe MEREL      PARIS, 02 juil 2013 (AFP) -
Contestataires ou réformistes, les syndicats jouent gros à la rentrée avec la réforme des retraites à venir: la CGT a déjà annoncé des mobilisations pour septembre auxquelles pourrait se joindre Force ouvrière, la CFDT mise sur la concertation mais ne veut pas porter le fardeau d'éventuelles mesures impopulaires.  La rentrée s'annonce d'autant plus tendue qu'à la réforme des retraites s'ajoutent des mesures d'économies budgétaires pour 2014 visant les fonctionnaires dont les salaires seront une nouvelle fois gelés et les effectifs réduits.
La CGT est déjà partie au combat, annonçant quatre meetings et une journée d'action en septembre pour refuser une baisse des salaires et une "énième reforme des retraites". Son leader, Thierry Lepaon, appelle les salariés à "faire irruption sur le devant de la scène".
Alors que l'ampleur de la mobilisation reste incertaine, la centrale a appelé à l'unité d'action syndicale. La FSU ainsi que Solidaires ont déjà dit oui. Lors d'une réunion des trois syndicats lundi soir, "la décision d'une nécessaire mobilisation à la rentrée a été actée, mais la date n'est pas encore totalement bouclée", a dit mardi à l'AFP Catherine Lebrun, membre de la direction de Solidaires. Les trois syndicats attendent une réponse de Force ouvrière qui pourrait se joindre à eux. "La question d'une action début septembre est posée" et "on va entrer en discussion avec les autres organisations syndicales" pour "peser" sur la réforme, affirme à l'AFP Yves Veyrier, secrétaire confédéral de FO. La direction de Force ouvrière prendra sa décision à ce sujet vendredi, au lendemain de la rencontre des partenaires sociaux avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Pour FO, "le refus de tout allongement de la durée de cotisation est la question clé", dit M. Veyrier, alors qu'il s'agit de la piste privilégiée du gouvernement. Ces quatre syndicats, rejoints par deux centrales réformistes - la CFTC et la CFE-CGC - se retrouveront, par ailleurs, le 5 septembre pour décider d'une journée d'action en octobre pour la défense des fonctionnaires.
 
Une réforme anxiogène
Pour faire passer sa réforme des retraites, le gouvernement table sur une attitude plus conciliante de la CFDT qui ne rejette pas un allongement de la durée de cotisation à condition qu'elle soit assortie de mesures d'équité (au profit des femmes, des jeunes, et de ceux qui ont des travaux pénibles).  Mais le numéro un de la centrale, Laurent Berger, a pris déjà ses distances avec le gouvernement et précisé que son syndicat n'est pas demandeur de cette réforme et plaide depuis des années pour une réforme de fond (systémique) des régimes de retraites.   Le souvenir de 2003 reste vivace, lorsque la direction de la centrale avait approuvé la réforme Fillon sur les retraites et ouvert une grave crise interne.    "La CFDT ne doit pas se mettre trop en avant, car elle risque de souffrir et des problèmes internes peuvent renaître", souligne Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail.    Il ne s'agit "pas de dégainer déjà, on attend de voir comment se passe la concertation" et "le contenu du projet de loi", affirme à l'AFP Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, autre syndicat réformiste.   Selon lui, la réforme des retraites "est anxiogène" pour les Français mais en même temps "il y a une prise de conscience profonde sur la nécessité de la réforme" qui "ne peut se faire sans efforts".    "Pour être socialement acceptable, il faut que la réforme soit juste et les efforts équitablement répartis", affirme-t-il. "L'acceptation sociale est indexée sur l'équité", selon lui.
A la rentrée, les tensions peuvent "se traduire soit par une résignation de masse - c'est ce qui est souvent le cas quand la gauche gouverne- soit par un mouvement social, signe que les salariés ne font pas confiance au gouvernement de Hollande" et dans ce cas ce serait "une rupture historique", relève auprès de l'AFP Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Ires.
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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:13

 La Cour des comptes annonce un risque d'augmentation du déficit public pour 2013 à 4%, supérieur aux 3,7% prévus initialement.

Et cela, malgré la politique de pression fiscale opérée sur les ménages essentiellement et le ralentissement de la dépenses publique. Un risque amplifié par une croissance négative qui impacterait in fine les recettes publiques de 2013 de l'ordre de 0,3 points de PIB. Dès lors, la Cour propose-t-elle d’arrêter avec cette politique d'austérité qui donne les résultats qu'elle dénonce ? Que nenni. Au mépris de toute logique, elle ne trouve pas autre chose à prôner que le renforcement des économies budgétaires : 28 Mds supplémentaires d'ici à fin 2015 !

Quel aveuglement. Ce n'est plus de l 'exercice comptable mais de l'obscurantisme idéologique. La cause des déficits s'enracine avant tout dans la chute historique du pouvoir d'achat des français (-0,9%), du ralentissement de la masse salariale (+1,7% en 2012 contre +3,2% l'an passé), de l'explosion du chômage (+11,5% en un an, que ne parviendront pas à enrayer les 20% de hausse des radiations des statistiques de juin 2011), de la fonte des effectifs salariés (98 000 emplois en moins en 2012). Causes qui pèsent autant sur la demande que sur l'offre, et qui pénalisent l'activité économique.

La lutte contre les déficits publics par la baisse de la dépense publique et la hausse de la fiscalité sur les ménages, pour répondre aux diktats des marchés financiers, alourdit la pression sur la consommation et réduit les capacités de création de richesses du pays.

C'était vrai pour la Grèce, l'Espagne, le Portugal ... C'est dorénavant vrai aussi pour la France.

Sans cherchez bien loin, il existe une alternative pour l'emploi, pour un véritable redressement productif, pour une appropriation sociale de l'argent et de son utilisation! Gracieusement, le PCF et le Front de gauche tiennent à la disposition de la cour des comptes leurs propositions.

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 18:57
La répartition de la baisse des dotations d'Etat aux collectivités n'est pas encore tranchée que, déjà, plusieurs rapports pointent la progression des dépenses de fonctionnement des communes. De nouveaux efforts pourraient leur être demandés.
Mercredi 26 juin, André Laignel, président du Comité des finances locales (CFL) et maire socialiste d'Issoudun, transmettait au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la proposition des élus locaux pour se répartir ce qu'ils appellent "le coup de massue " financier de l'Etat aux collectivités : une baisse de 4,5 milliards d'euros de dotation sur deux années, 2014 et 2015. La répartition a été réalisée en fonction des recettes totales de chaque type de collectivité : les communes verraient ainsi en 2014 leur enveloppe annuelle diminuer de 840 millions d'euros (55,97% du total), les départements, qui sont en charge de l'action sociale, devraient supporter une baisse de 476 millions (31,74%), enfin, les régions, chefs de file du développement économique sur les territoires, auraient leurs marges de manœuvre rognées de 184 millions (12,20%).
Toutefois, alors que la répartition de "la douloureuse" - selon l'expression d' André Laignel - n'est pas encore décidée par Matignon, le rapport de la Cour des comptes, publié le 27 juin, sur la situation et les perspectives des finances publiques, somme les collectivités de serrer de nouveau leurs ceintures budgétaires de quelques crans : "La participation des collectivités territoriales à l'effort de redressement devrait être appelée à se renforcer." En période de raréfaction budgétaire, "les dépenses de fonctionnement des administrations publiques locales progressent" alors que les investissements "stagnent, voire diminuent" en 2012, soulignent les magistrats.

 HAUSSE DES DÉPENSES SOCIALES, BAISSE DES INVESTISSEMENTS

En vigueur depuis 2011, le gel des dotations, premier instrument d'incitation à la maîtrise des dépenses locales, a eu des conséquences diverses selon le type de collectivités. Selon une note de conjoncture publiée mercredi 26 juin par le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales et la banque Arkea, les régions devraient, en 2013, parvenir à maîtriser leurs dépenses de fonctionnement tout en maintenant leurs investissements. Une équation rendue possible au prix d'une forte hausse de l'endettement, + 5,6 % cette année. "Entre 2002 et 2012, la dette régionale a ainsi progressé de 9,4 % en moyenne annuelle", souligne l'étude. Pour les départements, il est anticipé une hausse mesurée de 1,8 % des recettes fiscales alors que les dépenses d'action sociale augmenteraient bien plus vite (2,8%). Selon l'Assemblée des départements de France, la différence entre les ressources transférées par l'Etat et la réalité de la demande sociale représentera un solde net de plus de 6 milliards d'euros en 2013. Pour maintenir les dépenses sociales, les départements ont dû restreindre les investissements (–1,5%). Dans l'avenir "la soutenabilité" de leur action passera par "le transfert de recettes dynamiques", souligne le Forum. La Cour des comptes évoque, dans son rapport annuel de 2013, des pistes pour améliorer la situation financière des conseils généraux, notamment une meilleure redistribution des taxes foncières et plus de solidarité entre départements riches et pauvres.
Si les départements et régions ont infléchi leurs dépenses, "il n'en a pas été de même pour les communes", pointe la Cour des comptes. Un état des lieux que recoupe l'étude du budget 2013. Les recettes fiscales des villes devraient progresser de 3,2 % en 2013 et conservent de solides marges de manœuvre budgétaires : les charges de personnel sont en hausse de 2,2 % alors que les investissements et l'endettement restent stables.

LES COMMUNES "EN LIGNE DE MIRE"

Pour engager les collectivités à plus de rigueur, la Cour de comptes ressort son couteau suisse de mesures dont l'application réelle se fait toujours attendre, faute d'un cadre législatif efficace : réduction des normes, rationalisation de la carte intercommunale, mutualisation des services des collectivités, maîtrise des dépenses de personnel... Les magistrats et Matignon s'accordent : il n'est pas d'actualité d'alourdir la fiscalité et ce malgré les demandes pressantes des départements et des régions à retrouver de l'autonomie fiscale.
Dotées d'une fiscalité dynamique, "les communes sont dans la ligne de mire de la Cour des comptes depuis plusieurs années, estime Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) et président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale. On voudrait nous faire jouer à un jeu de bonneteau fiscal et transférer une part de nos ressources à d'autres collectivités. Ultimement, la grande idée de Bercy est de transférer la dette de l'Etat sur les collectivités. C'est hors de question. Aux départements qui, sous Raffarin, ont choisi d'assumer l'action sociale pour court-circuiter la montée en force des régions, de gérer avec l'Etat."André Laignel, également vice-président de l'Association des maires de France, assure "que les communes ne disposent plus de marge de manœuvre." La montée constante des dépenses de personnel correspondrait à la nature des services qu'offrent les communes : des services de proximité, pour la petite enfance, les activités périscolaires, l'accompagnement de personnes âgées. "L'Etat veut réduire les dépenses des communes ! C'est simple, supprimons des services de proximité !"ironise l'élu socialiste. L'heure est à fourbir ses armes en prévision de la campagne municipale. La cure budgétaire des communes ne sera pas à l'ordre du jour avant l'arrivée des équipes élues en mars 2014.

Eric Nunès

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 14:23

 

Conférence sociale : « aucune justice dans le démantèlement de la retraite à 60 ans »

 

Peu convaincante, brouillonne et poussive... l'ouverture de  la deuxième conférence sociale par le Président de la République ne restera pas dans les annales. Sa longue allocution s'est résumée à un très malhabile service après-vente des politiques gouvernementales et une justification bancale de sa réforme des retraites.

Pour le Président, allonger la durée de cotisations est la mesure la plus « juste ». Rien de plus faux. Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche. Il y a une erreur stratégique de calendrier et de méthode. Le rapport Moreau ne peut être une base sérieuse de négociation pour assurer l'avenir de la retraite par répartition, tant il ne prend pas en compte une dimension pourtant indispensable : l'emploi. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.

Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit primer. D'ores et déjà le Parti communiste français appelle à la plus large mobilisation.

 

Pierre Laurent secrétaire national du PCF

 

pierre laurent

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