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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 20:04

 

Le blocage des salaires des fonctionnaires est “bien entendu” sur la table  (Acteurspublics.com)
Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a affirmé, le 12 février, que le gouvernement étudiait le gel de l’avancement des fonctionnaires dans le cadre des pistes d’économies budgétaires. Une déclaration choc qui confirme les propos récemment attribués à Vincent Peillon.
Bien entendu, je sais que c’est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures pour ensuite nous faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité.” 
Interrogé sur le plateau de l’émission Question d’info, sur La Chaîne parlementaire, mercredi 12 février, le président des députés socialistes, Bruno Le Roux, a confirmé que le gouvernement envisage le blocage de l’avancement et de la promotion des fonctionnaires dans le cadre des pistes budgétaires pour la période 2015-2017.
Une perspective qu’avait évoquée le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, devant des journalistes le 5 février… et qu’il avait aussitôt démentie Une telle mesure permettrait à l’État de réaliser 1,2 milliard d’euros d’économies.
Bruno Le Roux a développé : “Je dis que je veux voir les mesures concrètes, totales, pour pouvoir ensuite décider, pour pouvoir voir les répercussions que cela a. Je dis d’ores et déjà ici que dans la fonction publique, dans toutes les fonctions publiques, celle de l’éducation comme toutes les autres, je serai attentif aux fonctionnaires qui sont aujourd’hui les plus modestes et notamment les fonctionnaires de catégorie C.”

 

Caresses et gifles
Faut-il sacrifier le pouvoir d’achat des fonctionnaires au nom de la lutte contre les déficits ? La stratégie du gouvernement est des plus complexes à décrypter. D’un côté, il multiplie les messages amicaux à leur endroit. “Ils ont déjà fait beaucoup d’économies”, rappelait le 7 février le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve.“Pourquoi voulez-vous que les économies se fassent sur le dos des fonctionnaires ?” interrogeait le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à l’occasion de ses vœux aux agents publics, fin janvier.
De l’autre, Vincent Peillon et Bruno Le Roux, deux poids lourds de la majorité qui n’ont pas directement en charge les sujets liés à la fonction publique, semblent préparer le terrain à des mesures d’austérité sans précédent pour la fonction publique. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, qui déclarait en janvier que le salaire des fonctionnaires ne serait pas gelé jusqu’en 2017, devient peu à peu inaudible. Les déclarations de Bruno Le Roux interviennent par ailleurs à la veille de la présentation aux organisations syndicales, jeudi 13 février, d’un relevé de conclusions sur la négociation “parcours professionnels, carrières et rémunérations”. Le “timing” interpelle.
En 2014, le gouvernement a donc poursuivi le gel du point d’indice (1 milliard d’euros d’économies), divisé par deux les mesures catégorielles (300 millions d’euros) et réduit l’action sociale interministérielle (120 millions d’euros). Avec le blocage des avancements automatiques (1,2 milliard), il toucherait, de manière inédite, à la mécanique même de la rémunération des agents publics. Dans ce scénario “bien entendu sur la table”, le gouvernement doit prévoir quelques mobilisations sociales. Parce que les syndicats ont bien l’intention de renverser ladite table.

 

 

Sylvain Henry
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 06:34

Il y a quelques jours, Hollande force ses députés à reculer sur la réforme du code de la famille devant les manifestations tapageuses de militants de droite et d'extrême-droite réactionnaires qui ne représentent qu'une minorité de Français, 80% d'entre eux n'étant pas hostiles aux principes affichés de la loi sur la famille à laquelle ont renoncé Hollande et le gouvernement. 

Quand les manifestations viennent des salariés, des syndicats, du peuple de gauche, des militants de l'écologie, en colère face à la casse du droit du travail, du droit à la retraite, face aux plans sociaux en série, à la politique européenne et nationale pro-capitaliste, ou en révolte contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, ce pouvoir fait la sourde oreille et adopte la position martiale. 

Quand c'est quelques pigeons privilégiés, le medef ou le peuple de droite prêt à relancer l'insurrection maurassienne au nom des valeurs éternelles "Travail, Famille, Patrie" qui se manifeste, ce pouvoir plie, probablement pour couper à la droite l'herbe sous le pied: en faisant sa politique, c'est sûr qu'elle n'a plus besoin de revenir aux affaires, mais elle y reviendra très certainement, encore plus extrêmisée par le poids grandissant du FN, l'affaiblissement des valeurs républicaines en son sein, et la dérive à droite du PS. 

Aujourd'hui, on apprend que le seul article un peu précis que contient la feuille de route du gouvernement sur l'intégration des étrangers, c'est un examen vérifiant au bout d'un an de présence sur le territoire le respect de l'obligation d'avoir appris le français, préalable à l'octroi d'un permis de séjour. Valls a fait l'annonce en personne. Là encore, on reste dans le sillage de la politique définie par Sarkozy au nom de la chasse sur les terres du FN.

Parallèlement, Hollande part aux Etats-Unis avec le président du Medef qui a invité le Président de la République très certainement pour qu'il participe de la délégation officielle chargée d'assister aux rejouissances accompagnant l'adoption programmée du Grand Marché Transatlantique, machine de guerre destinée à faire voler en éclat les reglementations sociales et écologiques en Europe, tout ce qui est entrave politique à l'empire du libre-échange et du business. Sur cette affaire là, Hollande perd sa prudence légendaire: il faut accélérer, il ne faut pas perdre de temps, dit-il... Le paloais Brognart n'attend pas...

Gattaz profite de ce voyage avec Hollande pour le remercier pour son pacte de responsabilité si avantageux pour les entreprises, exonérées de 30 nouveaux milliards de cotisations patronales qui finançaient la branche famille de la Sécurité Sociale, afin de lui dire qu'il n'acceptera aucune contrepartie imposée sur l'embauche et les salaires...

Tout cela était cousu de fil blanc...

Face à ce pouvoir au service du grand capital, la population doit montrer qu'elle veut une autre politique, au service des besoins sociaux, du progrès social.

Ismaël Dupont 

    

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:38

 

On sait que Marylise Le Branchu est ministre de la Fonction publique mais également de la réforme de l’Etat et de la Décentralisation.

A ce titre, le 16 janvier, elle était l’hôte de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV pour traiter entre autres de la réforme territoriale. On connaît la pugnacité du journaliste pour obtenir des réponses claires et il y en eut.

On y apprit que la réforme territoriale sur laquelle elle travaille « à bas bruit » depuis des mois « ne serait pas imposée à la hache », formule reprise aussi dans un article du Télégramme. Voire !

Interrogée d’une façon serrée elle indiqua que cette réforme relevait d’une logique « bonus/malus ». L’objectif étant, pour faire des économies, de réduire par fusion le nombre de régions, de départements dans les aires métropolitaines mais aussi les communes et les intercommunalités par mutualisation des services. Ces fusions et mutualisations bénéficieront d’une aide financière de l’Etat. Une loi devant être votée en avril/mai… après les élections municipales.

Au-delà des fusions la loi devrait aussi « spécialiser » le champ d’intervention de chaque collectivité, mettant fin à la compétence générale…et aux collaborations qu’elle génère. Renforçant le poids des régions et des métropoles, elle aura immanquablement comme conséquence l’éloignement des citoyens des lieux de décisions et une prédominance encore accrue de la technocratie

« Et si les élus locaux font obstacle ? » demanda le journaliste. La réponse fusa : « c’est le parlement qui vote la loi !! ». « Vous imposerez par la loi ? » « Oui ». Et de citer comme exemple les métropoles Paris, Lyon, Marseille.

 

On ne peut être plus claire : Ou les collectivités territoriales vont dans le sens du gouvernement et elles touchent le pactole. Ou elles rechignent et la loi s’imposera à elles. Elles auront le choix entre un mariage d’argent ou un mariage forcé.

Entre la carotte et le bâton.

 

Au Front de Gauche nous avons une autre conception des relations entre collectivités territoriales : des coopérations librement choisies, mutuellement avantageuses, auxquelles participent les citoyennes et les citoyens.

 

A chacun sa conception de la démocratie !

 

 

Alain DAVID le 9-02-2014

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 14:59

 

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Alors que les femmes sont plus diplômées que les hommes, que six loissuccessives ont affirmé le principe de l’égalité salariale, il y a toujours 27 % d’écart entre les femmes et les hommes.

L’enjeu était donc, au-delà des déclarations d’intention, d’actionner de nouveaux leviers et de les assortir d’évaluation et de sanction.

Des avancées pour l’égalité professionnelle

La comparaison entre le projet de loi présenté en conseil des ministres et celui adopté par l’Assemblée montre l’étendue du chemin parcouru. La première version ne contenait aucune disposition concernant l’égalité professionnelle.

Le débat à l’Assemblée Nationale a permis d’ajouter :

  • Le renforcement des obligations de négociation dans les branches sur les classifications pour revaloriser les emplois à prédominance féminine ;

  • l’obligation pour les entreprises de mesurer et de lutter contre les discriminations liées au déroulement de carrière ;

  • l’évaluation sexuée des risques professionnels, pour éviter que les risques des métiers à prédominance féminine ne soient sous-estimés ;

  • le renforcement du congé paternité et la création de droits à congé pour permettre au conjoint d’être présent lors des examens médicaux durant la maternité…

Mais trop peu de sanctions.

Cependant, ces avancées butent sur un obstacle de taille : la faiblesse des sanctions pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu. Pourquoi ne pas conditionner les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises à la négociation sur l’égalité professionnelle et les classifications. ?

Alors que le gouvernement vient de consentir un nouveau cadeau sans contrepartie au patronat, il aurait été utile d’exiger en préalable que, pour bénéficier des aides de l’État, l’entreprise respecte la loi et ne discrimine pas ses salariées !

Ajoutons que les salariés à temps partiel, à 80 % des femmes, sont les grandes absentes du projet de loi.

Une disparition : l’action de groupe

Enfin, l’action de groupe a disparu des radars. Elle permettait aux organisations syndicales d’aller en justice pour des cas de discriminations collectives, et aux tribunaux de condamner les entreprises à cesser leurs pratiques et à payer une pénalité.

La lutte contre les discriminations serait-elle la première victime du chantier de simplification lancé par l’Élysée?

 

Sans sanction ni renforcement de la capacité des salariés à agir collectivement en justice contre les discriminations, l’effectivité du droit n’est pas assurée. Le projet de loi contient des avancées, il faut maintenant mettre en place les outils pour les rendre effectives. 

 

Nicole Labelle

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 07:48

Le lien avec l'interwiew Inform'action: 

http://www.informaction.info/07022014-2313-La-violence-des-riches-r%C3%A9flexion-personnelle-probl%C3%A9matique-sociale

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:38

Farmakonisi: l'UE doit stopper les massacres

 

Alors que la Grèce et le gouvernement Samaras ont pris, au début du mois, la présidence de l'Union Européenne, des actes inhumains sont pratiqués dans les eaux de la Mer Egée du Nord. Des personnes migrantes afghanes et syriennes, fuyant les conflits qui ensanglantent leurs pays, ont été refoulées par les autorités grecques. L'opération – déjà indigne en tant que telle – a été menée avec une telle violence que 12 personnes dont 9 enfants, sont mortes noyées.

Une fois de plus, l'Europe forteresse assassine des réfugiés. L'UE doit cesser le massacre. Grâce à l'action du groupe de la GUE-NGL au Parlement Européen, la question sera débattue la semaine prochaine en session plénière à Strasbourg.

Alexis Tsipras, candidat de la gauche à la Présidence de la commission européenne vient de publier une lettre ouverte à Herman Van Rompuy qui dénonce les aberrations du système Frontex et appelle à « réexaminer l’ensemble des mécanismes institutionnels européens pour la migration et l’asile politique, axés sur la préservation de la protection des droits humains fondamentaux ».

Pour lui, et pour tout le Parti de la gauche européenne, «  La situation actuelle impose la prise de mesures urgentes et efficaces pour le sauvetage en mer des migrants, pour la création des centres d’accueil aux points d’arrivée et l’adoption d’un plan législatif et juridique qui assurera leur prise en charge par tous les pays européens, avec des critères justes et proportionnels, respectant, dans la mesure du possible, leurs propres aspirations ».

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:35

Hier après-midi, Matignon a annoncé que le gouvernement ne présentera pas son projet de loi sur la famille en 2014. En dépit des explications du gouvernement, ce recul sonne comme une retraite. Au lendemain d'une manifestation rassemblant droite et extrême-droite, il cède aux slogans indignes de ce dimanche et du précédent.

Ce manque de détermination aujourd'hui, ce sont des milliers d'enfants de familles adoptives, recomposées et en crise qui le paieront demain. Ce projet de loi voulait leur rendre des droits, apaiser les conflits qui les déchirent : ils attendront. Cette dérobade sous la pression est une défaite pour tous. 

PCF Front de Gauche

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 19:38

Raoul Marc Jennar a animé plusieurs conférences dans la région la semaine dernière.

Son exposé sur le GMT - Grand marché transatlantique - est inquiétant à tous points de vue y compris sur l'énergie.

 

Aussi, nous vous invitons à :

- consulter son site http://www.jennar.fr/

- écouter sa conférence à Toulouse http://youtu.be/j41oSHXzs60

- consulter son diaporama http://stoptafta.wordpress.com/?attachment_id=694

 

 Des liens envoyés par le Collectif GASPARE

 

vous poussez ils vous roulent

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 21:35

Autoroutes.

On reprend tout!

Ce sont les soldes d'hiver. Tout doit disparaître! Le gouvernement déstocke allègrement. Quoi donc? Les autoroutes, véritable "or gris" pour les sociétés privées... Depuis 2005, Vinci, Eiffage et Albertis touchent le pactole sur ces infrastructures construites avec les deniers publics: 2 milliards d'euros de bénéfices en 2011 selon la CGT... Cette fois, avec "un plan de relance autoroutier sur la période 2014-2020", le gouvernement, obnubilé par la baisse des dépenses publiques, "négocie" avec ces sociétés. Ou plutôt organise un grand détournement: elles investiront 3,7 milliards d'euros pour la modernisation et la sécurité des infrastructures. En échange d'un rab de trois ans pour des concessions qui devaient s'achever entre 2028 et 2032. Une bonne affaire à 2,3 milliards de bénef... L'Etat comme les citoyens n'y gagnent rien. A part se faire encore racketter aux péages. Récupérons ce patrimoine commun: nationalisons, comme le demandent la CGT et les sénateurs notamment communistes!   

 

L'Humanité Dimanche, 23 janvier

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:18

PCF Front de Gauche

 

Il est des mots que l’on substitue à d’autres pour masquer la violence des rapports sociaux, ainsi lorsque « entreprise » remplace « travail » ou masque « capital ».  […]

Il en est d’autres dont la violence même de l’emploi préfigure celle que l’on appelle de ses vœux dans la vie réelle. On ne pense pas tant ici aux discours de haine raciste, sujet amplement traité ces derniers jours, qu’au choix de vocabulaire auquel a recouru le chroniqueur ultralibéral du Figaro. Le titre de sa livraison hebdomadaire a valeur de programme : « Quand syndicaliste rime avec terroriste ! »

Si l’auteur déverse une haine anti ouvrière et antisyndicaleguère originale de ce côté-là de l’échiquier idéologique – celui du manche – à partir de l’exemple de l’usine d’Amiens-Nord de la multinationale Goodyear, on y découvre plus largement que « les formes d’action qui s’apparentent à du terrorisme sont désormais banales en France ». On ne fera pas l’injure à Yves de Kerdrel de lui imputer un manque d’inspiration la veille, jour de la prestation du chef de l’État saluée comme marquée du sceau du « choix de l’entreprise ». Si les mots ont un sens, assimiler l’activité syndicale à du terrorisme appelle une justice d’exception. Le faire « au moment où », comme il l’écrit lui-même, « le gouvernement semble vouloir se tourner davantage vers les entreprises » présente une valeur indicative du niveau de bascu­lement en cours. Plus l’exécutif actuel tournera le dos au camp et aux valeurs de la gauche, plus les tenants de la dictature financière lui demanderont d’aller encore plus loin.

C’est ainsi que l’on peut quitter les rives d’une bipolarisation dans laquelle les composantes de progrès social, voire de révolution, avaient leur place à gauche. S’annonce un bipartisme à l’anglo-saxonne où seules demeureraient deux nuances d’une même teinte, la couleur de la seule loi du plus fort, donc celle de l’ar­gent. L’importation de ce modèle sur le Vieux Continent tourne au ménage à trois, avec l’extrême droite. Les uns s’en inspirent, d’autres l’attisent, les deux pour raison électorale.

Au-delà de Goodyear, et nous pensons à ceux qui ont fait de leurs mains et de leur têtela richesse du site d’Amiens et ne veulent pas être condamnés à une mort sociale, jusqu’où s’agit-il de pousser plus avant le muselage de la voix ouvrière et salariée qui, historiquement, a droit de cité dans notre pays ? C’est bien là, fort heureusement, que le bât blesse pour nos adeptes de la liberté du renard libre dans le poulailler libre. « La France fait encore figure d’exception » en Europe, regrette, et bien d’autres de son camp avec lui, le chroniqueur du journal de Serge Dassault.

La députée socialiste de la Somme, Pascale Boistard, prenait la défense des ouvriers d’Amiens, dénonçant les méthodes de « pompier pyromane » d’un ministre du prétendu redressement productif et la tension ajoutée par le ministre du Travail, Michel Sapin, celui-là même qui est train d’œuvrer à la suppression des prud’hommes et qui ne lève pas le petit doigt en faveur des syndicalistes pourchassés depuis les années Sarkozy, tels les Cinq de Roanne. Silence dans les rangs pour les uns, tribunaux et prison pour ceux qui veulent garder la tête haute ? Voilà le « modèle social » que l’on entend imposer à marche forcée ? Bref, il s’agit de briser l’esprit de résistance comme tout projet ou idée qui viendrait se mettre en travers d’une impasse ultralibérale n’ayant que faire de la démocratie.

Le problème avec la France, c’est qu’elle est encore la France n

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