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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 05:52
André Chassaigne : « Le chef de l’État veut confisquer le pouvoir législatif »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AURÉLIEN SOUCHEYRE
VENDREDI, 19 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Photo : Bertrand Guyot/AFP
 

Pour le député PCF André Chassaigne, président du groupe GDR, le projet de Macron n’est « pas compatible avec une démocratie réelle. »

Quel objectif politique vise Emmanuel Macron avec son projet de réforme du Parlement ?

André Chassaigne Les annonces faites par le président lors de la campagne sont particulièrement inquiétantes pour notre démocratie. La réforme du droit du travail par ordonnances dès les premiers jours de la session parlementaire témoigne de son ambition. Son projet vise à raccourcir le processus parlementaire et à éviter les navettes qu’il considère comme une perte de temps. Sous couvert de rapidité, il s’agit de permettre au gouvernement de s’emparer du pouvoir législatif. Les parlementaires doivent, selon lui, être réduits à une fonction de contrôle pour mieux les empêcher de légiférer. Cette mise au pas du pouvoir législatif au profit du pouvoir exécutif n’est pas compatible avec une démocratie réelle. Les membres du gouvernement sont désignés selon le bon vouloir du prince. Quel mandat leur a confié le peuple ? Quelle légitimité ont-ils pour élaborer la loi ?

Que vise la suppression d’un tiers des députés ?

André Chassaigne Je ne pense pas que la réduction du nombre de députés et de sénateurs garantirait, à elle seule, plus d’efficacité. Je le pense d’autant moins que la réforme globale de Macron vise à confisquer le pouvoir législatif aux parlementaires. L’efficacité à laquelle aspirent nos concitoyens se situe plutôt dans la garantie de voir leurs intérêts représentés. C’est pour cela qu’il convient d’instaurer la proportionnelle intégrale aux élections législatives – et à toutes les élections d’ailleurs. L’endogamie, cet entre-soi qui règne au sommet de l’État et au Parlement, n’est pas un gage d’efficacité et de transparence. Je considère qu’une meilleure représentation de nos concitoyens passe aussi par une véritable revalorisation du rôle du Parlement.

Que pensez-vous de la suppression des amendements rejetés en commission ?

André Chassaigne Cela n’a pas de sens. Le débat ne peut nuire à la qualité du travail parlementaire, bien au contraire. Le dépôt, en séance, d’un amendement rejeté en commission est d’autant plus opportun qu’il permet de répondre aux objections qui lui ont été présentées et ont abouti à son rejet. Il faut, en outre, rappeler que seuls les députés membres d’une commission peuvent voter sur les amendements présentés en commission. Cette mesure, si elle était décidée, reviendrait à interdire à l’ensemble des parlementaires de prendre part à l’élaboration de la loi ! Un député ne serait législateur que sur un domaine précis. Mais a-t-il été désigné par les électeurs pour ne traiter que d’un sujet ? Non, le député est le représentant de ses électeurs pour l’ensemble des affaires de la cité.

Quel est l’enjeu des législatives, pour les députés PCF, combatifs sous Hollande ?

André Chassaigne Face à un président de la République déterminé à appliquer un programme rétrograde sous l’apparence de la nouveauté, il est plus que jamais nécessaire de faire converger dans leur diversité les projets antilibéraux et de transformation de la société. Les députés communistes ont vocation à jouer un rôle moteur dans cette reconstruction attendue de la gauche, à créer des passerelles, à faciliter le dialogue et l’élaboration de stratégies communes, dans le respect de l’identité de chacun. Faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance sera au cœur du combat de la gauche et c’est pourquoi nous avons l’obligation, la lourde responsabilité de fédérer et d’unir nos forces.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 05:40
Si Macron a la majorité le 18 juin, neuf millions de retraités, à partir de 1200 euros mensuels, vont voir leur CSG augmenter!

lu sur le blob Commun Commune (d'El Diablo): http://www.communcommune.com/

A partir de 1200€ de revenu mensuel, des millions de retraités vont voir leur CSG augmenter. Avec 1200€ de retraite, vous allez payer 245€ de CSG en plus par an, avec 1500€ ce sera 306€, pour 1700€ 346€ supplémentaires et pour 2000€ le montant à payer en plus sera de 408€. Cette mesure servira à financer la baisse des cotisations chômage et maladie destinées aux actifs. Les employés vont payer plus de CSG et voir leurs cotisations diminuer c’est bien mais qu’en est-il des retraités ? Les seniors vont payer plein pot la CSG mais ne vont pas voir leur pension augmenter. Finalement, les retraités seront les seuls perdants … Et il faut arrêter de dire que seuls les retraités privilégiés seront concernés car avec 1199€ de retraite on n’est pas milliardaire, non ? Cette mesure est destinée à renforcer la solidarité entre les seniors “aisés” et les actifs… Drôle d’argument, non ?

http://blog.seniorenforme.com/categorie/retraite-2/

Quand nous lisons ces quelques lignes tirés d’un journal économique “Les seuls perdants seront les 60 % de retraités qui paient une CSG à taux plein, c’est-à-dire ceux dont le revenu annuel est supérieur à 14.375 euros” “Je leur demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent” défend Emmanuel Macron.

http://blog.seniorenforme.com/

Pour info 14375€ de revenu annuel c’est…1197€ par mois. C’est pas le Pérou !

Les seuls perdants seront encore et toujours les retraités… C’est incroyable comme les dirigeants aiment taxer les retraités. C’est vrai que nous ne manifestons pas, nous ne faisons pas de grandes manifestations, bref nous sommes incapables de nous faire entendre.

On veut bien que l’on demande des efforts à des retraités avec 2000€ de pension mensuelle, mais avec 1200€ de retraite, il faudra un jour faire comprendre à nos dirigeants que l’on est pas un retraité “riche”.

Ensuite, il est prévu que la suppression que la taxe d’habitation compense la hausse de la CSG. Mais comme la fin de la taxe d’habitation est prévue dans 3 ans, les retraités vont d’abord payer la CSG pour être éventuellement exonéré de taxe d’habitation dans 36 mois…

Et si la hausse de la CSG pour les retraités n’intervenait qu’en même temps que la fin de la taxe d’habitation soit dans trois ans ? Cela voudrait dire que le nouveau président entend les justes revendications des retraités.

Alors mobilisons-nous !

http://blog.seniorenforme.com/categorie/politique/

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 05:37
Pour les députés, ce sera « Tais-toi et marche ! » si Macron l’emporte
AURÉLIEN SOUCHEYRE
VENDREDI, 19 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
« Ce que Macron prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve république », explique le député PS Christian Paul. Photo : Hamilton/REA
« Ce que Macron prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve république », explique le député PS Christian Paul.

Le président de la République prépare plusieurs réformes afin d’éviter toute contestation possible à l’Assemblée nationale. Il entend renouer avec les visions gaullienne et bonapartiste qui ont inspiré la Constitution de la Ve République.

Emmanuel Macron va-t-il « moderniser » la démocratie jusqu’à la vider de son sens ? Cela semble bel et bien être son projet s’il parvient à remporter les législatives, pour mieux ligoter le Parlement dans la foulée. « Qu’on se le tienne pour dit : pour le nouveau président de la République, le Parlement est un problème, pas une solution. À ses yeux, il ne faudrait surtout pas qu’il devienne la caisse de résonance des revendications populaires », prévient Éliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat. Si l’ensemble du personnel politique s’accorde sur le besoin de rénovation des institutions, tous ne vont pas dans le même sens. Emmanuel Macron ne s’en cache pas. Une fois au pouvoir, il compte bâillonner le Parlement en supprimant un tiers des députés, en réduisant son temps législatif à trois mois par an, en plus de recourir à des ordonnances. En somme, il souhaite se tailler sur mesure un Parlement aux ordres. Ce projet d’une violence inouïe peut être repoussé les 11 et 18 juin.

Amateur de théâtre, Emmanuel Macron souhaite mettre sur pied un Parlement d’apparat. Adepte d’une Ve République « contemporaine », selon ses propres termes, il vise en réalité à renouer avec l’ADN du coup d’État permanent porté par de Gaulle. « Le gaullisme, le debréisme se caractérisent par une défiance à l’égard du Parlement et une spoliation de ses pouvoirs. Macron veut renforcer le bonapartisme de l’actuelle Constitution », estime Charlotte Girard, spécialiste du droit constitutionnel et coordinatrice du programme « l’Avenir en commun » de la France insoumise. L’actuel président de la République aborde le sujet de façon totalement décomplexée. En 2015, il regrettait, dans un entretien à l’hebdomadaire le 1, le « vide émotionnel, imaginaire, collectif » laissé par « l’absence du roi ». « On a essayé de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace », poursuivait-il.

Aujourd’hui, Macron veut supprimer un tiers des députés. La représentation nationale au palais Bourbon passerait alors de 577 élus à 385. « Réduire le nombre d’élus, c’est réduire d’autant le lien avec la population et les territoires. C’est toujours plus éloigner le peuple du pouvoir », dénonce la sénatrice PCF Éliane Assassi. « C’est aussi s’attaquer au pluralisme démocratique, les petites formations politiques seraient les premières touchées », abonde Charlotte Girard. « On peut réduire le nombre de députés. Mais, attention ! Les départements ruraux seront encore une fois les grands perdants en termes de proximité avec leurs élus », prévient le député « Les Républicains » Philippe Gosselin.

Dans un entretien à Mediapart, entre les deux tours de la présidentielle, le candidat Macron expliquait vouloir « donner plus de moyens pour travailler » aux députés conservés. Il est possible de se demander comment, puisqu’il entend réduire drastiquement le temps législatif à trois mois par an, « pour légiférer et porter les lois du gouvernement. (…) Le reste du temps, on doit le consacrer au contrôle parlementaire. » « Trois mois ! Même Debré n’avait pas osé ! Lors de la création de la Ve République, il avait réduit le temps législatif à six mois. Ce temps a depuis constamment été étendu, par paliers, jusqu’en 1995 », s’alarme Charlotte Girard. Aujourd’hui, le Parlement peut légiférer de début octobre à fin juin, et se réunir de juillet à septembre en session extraordinaire.

Il serait impossible de réorienter un projet de loi

Le chef de l’État souhaite en parallèle instaurer la procédure accélérée comme procédure d’examen des lois par défaut. « Réduire le temps accordé aux députés, les solliciter dans l’urgence, c’est aussi une façon de les neutraliser », dénonce Éliane Assassi. « Sous Macron, le Parlement sera une machine à voter, pas à parlementer, à délibérer et à créer la loi. Il sera dépouillé de son potentiel de contradictions et d’enrichissements », mesure Charlotte Girard. Les amendements sont eux aussi visés – donc l’essence même du rôle de parlementaire –, puisque ceux rejetés en commission n’auront pas le droit d’être présentés dans l’Hémicycle. Or, les commissions, en plus d’être généralement contrôlées par l’exécutif, ne rassemblent chacune qu’une part infime des députés et ne sauraient se substituer à la représentation nationale. « Macron veut segmenter le débat. Il sera impossible de réorienter un projet de loi. Il compte aggraver ce qui avait déjà été introduit par Nicolas Sarkozy avec la réforme de 2008 », analyse Charlotte Girard.

Échaudé par un Parlement hostile lors de l’examen des lois Macron et El Khomri, passées en force à coups de 49-3, l’actuel chef de l’État a défendu pendant la campagne le recours aux ordonnances. Comme François Fillon, il considère que son élection vaut autorisation à appliquer son programme par tous les moyens que lui offre la Ve République. Macron est pourtant un président mal élu, avec un taux d’adhésion à son projet historiquement bas au premier tour, doublé d’une victoire à la faveur d’un second tour contre le Front national. Il le sait bien. Les législatives, phagocytées par la présidentielle depuis le quinquennat et l’inversion du calendrier, lui donnent l’occasion d’un hold-up parfait. Le processus d’investiture des candidats En marche !, totalement vertical, vise de plus à faire élire des députés godillots, qui n’auront que faire des mouvements et des luttes sociales qui s’annoncent.

« Une entreprise de soumission du Parlement »

« L’ordonnance suppose une autorisation des députés. Mais elle est profondément antiparlementaire puisqu’elle invite le Parlement à renoncer de lui-même à son propre rôle », constate Charlotte Girard. Si Macron dénonce lui aussi « l’affaiblissement du Parlement », la « dysenterie législative » et défend dans ses discours un « vrai contrôle parlementaire », force est de constater que le remède qu’il propose est pire que le mal. « Rendre plus efficace le Parlement, ce n’est pas le priver de ses prérogatives de délibération », répond Christian Paul, chef de file des frondeurs du PS sous Hollande. « Macron veut lancer une entreprise de soumission du Parlement, poursuit-il. Ce qu’il prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve République. Il va falloir résister très collectivement, bien au-delà des rangs de la gauche, pour éviter que l’Assemblée ne se transforme en fan-club. »

35 % des députés sortants ne se représentent pas

Le président de la République, qui ne s’interdit pas un recours au référendum si le Parlement rejette sa réforme, risque d’écœurer davantage les députés, soucieux de leur rôle. « Déjà sous Hollande, des élus, y compris de la majorité, s’étaient  demandé à quoi on pouvait bien servir, alors que l’Assemblée est censée être   un des poumons de la démocratie », raconte le député « LR » Philippe Gosselin. Avec la loi sur le non-cumul, nombreux sont les élus à préférer rester maires plutôt que parlementaires. En tout, plus de 200 députés sortants, de gauche comme  de droite, soit 35 % d’entre eux, ont d’ailleurs renoncé à se représenter en 2017.

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 06:35
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Monique Pinçon-Charlot, dans un entretien à la revue Le Comptoir :

" Michel et moi nous avons fait de multiples rencontres qui nous poussent à penser que le rapport de force de la gauche radicale est actuellement énorme. Si Mélenchon avait joué le jeu de la dynamique du Front de gauche et accepté qu’on l’ouvre à d’autres forces, des associations ou des individus, au lieu de créer La France insoumise, faisant cavalier seul, nous aurions été présents au second tour.

Je regrette beaucoup ce qui s’est passé et j’appréhende les législatives. Je dis ça en tant que citoyenne en colère et en tant que sociologue malheureuse. J’ai peur que la classe dominante ait un coup d’avance sur nous. Malgré ses contradictions, et alors qu’elle représente très peu de monde, elle la jouera collectif aux législatives, avec le traditionnel jeu pervers des fausses contradictions et des oppositions mises en scène.

Le Front national sera son allié, car il risque maintenant de capter la critique sociale et de se l’approprier.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 17:37

Un gouvernement libéral de combat (PCF)
 

L'ensemble des affaires économiques de la France est confié aux hommes de droite, confirmant le virage austéritaire et libéral de Macron. La nomination d’un Premier ministre de droite avait annoncé la couleur, le tableau se complète avec Bruno Le Maire et Gérard Darmanin, qui prennent directement en main le budget et l’économie.

La nomination de l'ancien ministre de la Défense Jean Yves le Drian aux affaires étrangères en duo avec Marielle De Sarnez aux affaires européennes et surtout avec Sylvie Goulard, ministre des Armées, laisse présager l'accentuation de la dérive militaire de notre politique internationale et la perte accrue de notre indépendance militaire au profit de la Défense européenne. Les nominations sans surprise de Gérard Collomb et François Bayrou confirment qu'on est à des années lumière du renouvellement de la politique.

Dans ces conditions, nous pouvons nous demander dans quelle galère s'est embarqué Nicolas Hulot, nommé ministre d’État à la Transition écologique et solidaire?

Les Français sont prévenus, ils auront face à eux un gouvernement libéral de combat. Les 11 et 18 juin, ils peuvent empêcher qu'il ait les mains libres en votant pour une autre majorité, et les candidat-es présentés et soutenus par le PCF- Front de Gauche.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Paris, le 17 mai 2017.

Nomination des ministres de Macron: Un gouvernement libéral de combat (Pierre Laurent, secrétaire national du PCF)
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:31
Lettre ouverte de Jacques Lèbre à Jean-Luc Mélenchon: "Je fais des choses comparables à Emmanuel Macron en voulant casser les anciens partis"...
Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon
JEUDI, 18 MAI, 2017
HUMANITE.FR
Par Jacques Lèbre.

Je fais des choses comparables avec Emmanuel Macron en voulant casser les anciens partis. Ce que l’on peut d’abord dire, c’est que vous avez de drôles de références, pour ne pas dire : modèles. Mais vous croyez vraiment que c’est vous qui avez cassé le parti socialiste ? Comme on casse un jouet ? Vous pensez vraiment avoir cette puissance-là ? Mais non, ce n’est pas vous, Jean-Luc Mélenchon, qui avez cassé le parti socialiste. C’est d’abord le quinquennat de François Hollande qui l’a fracturé. Ensuite c’est la primaire avec la victoire de Benoît Hamon, c’est la trahison de Manuel Valls et l’inertie du premier secrétaire (une marionnette sans fils) qui ont accéléré un processus de délitement. C’est parce que ce parti était aussi divisé, c’est parce qu’il ne sait plus où il habite (idéologiquement) que beaucoup de ses électeurs ont pré-féré voter pour vous au premier tour de la dernière présidentielle. Mais êtes-vous bien certain qu’ils recommenceront aux législatives où le local compte au moins autant, si ce n’est plus, que le national ? Mais non, Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas vous qui avez cassé le parti socialiste de l’extérieur, ce sont ses divisions internes qui l’ont mené là où il en est aujourd’hui. Normalement, cela devrait vous amener à réfléchir, et vous ramener à de meilleures considérations envers un parti communiste qui vous a soutenu sans faille. 

Aujourd’hui le paysage politique est (momentanément) bouleversé, le résultat des prochaines législatives bien indécis. Mais au premier tour nous pouvons penser que les candidats d’En marche, des Républicains et du Front national feront aux alentours de 20 %, résultat conforme en cela aux résultats du premier tour de la présidentielle. Ce que nous pouvons encore penser, c’est que ces trois candidats se maintiendront au deuxième tour et que nous aurons donc, au moins, de très nombreuses triangulaires. Nous ne pouvons extrapoler ce que sera le score d’un candidat socialiste. Par contre, si d’un côté nous avons un candidat de la France insoumise et de l’autre un candidat du parti communiste, aucun des deux ne sera en mesure d’atteindre les 20 %. Les chances de succès au deuxième tour seront lourdement hypothéquées. Croyez-vous vraiment que la France insoumise pourra retrouver son score de la présidentielle sans le parti communiste ? Vous vous trompez, Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas en laissant des électeurs orphelins d’une dynamique que l’on peut les fidéliser. Des électeurs orphelins retournent sou-vent à leurs premières amours. Mais pourquoi (Front de gauche hier, législatives demain) cas-sez vous toujours une dynamique lorsqu’elle se met en place ? Est-ce psychologique ?
Un dernier point : dans le cadre d’une sixième république les mandats électoraux devraient être limités dans le temps ; un candidat ne devrait pouvoir se présenter que là où il habite et paie ses impôts. Dans le cadre d’une sixième république, un élu en cours de mandat ne devrait pas pouvoir se présenter à une autre élection afin de respecter jusqu’au bout le mandat qui lui a été confié par les électeurs. Vous allez vous présenter à Marseille où vous n’avez aucune attache. En cela vous reproduisez les vieilles pratiques d’une vieille classe politique. Depuis quand êtes-vous un élu, Jean-Luc Mélenchon ?
Laissez la place, la gauche et ses électeurs ne s’en porteront que mieux !
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:14

Mélenchon menteur sur France 2 "des candidats de la France insoumise soutenus par le Parti communiste il n'y en a pas"! Jusqu'où ira-t-il?

Un exemple parmi plusieurs dizaines d'autres: dans la 7e circonscription du Finistère, à Douarnenez-Pays Bigouden, une suppléante PCF, Martine Le Nozerh, se présente à côté d'un titulaire France Insoumise, Roland Jaouen. Dans le Morbihan, dans deux circonscriptions, des candidats France Insoumise sont soutenus par le PCF, sans réciproque. A Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs candidats PCF se désistent pour France Insoumise, sans réciproque.  

Cela aurait été possible partout ailleurs dans le Finistère. C'est la seule circonscription du département où France Insoumise a fait une proposition et a répondu à nos offres de rassemblement, certes par une proposition à leur avantage, et sans réciprocité, que nous avons acceptée pour des raisons locales et pour montrer qu'unis, nous aurions été plus forts.  

Ce que cherche à faire Mélenchon et France Insoumise, c'est à privatiser les votes qui se sont exprimés pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et qui ont des motivations diverses, qui viennent d'horizons et de sensibilités diverses, alors que le PCF, le journal L'Humanité, les élus et militants communistes, ont mis beaucoup de force dans la bataille pour tenter de faire élire Mélenchon aux présidentielles. 

Nous ne supportons plus cette déloyauté, cette ingratitude, ces mensonges et calomnies, et cette volonté de liquider notre formation politique, et tout ce qu'elle peut représenter de potentiel de résistance pour les valeurs sociales et démocratiques, contre le capitalisme, au service d'un nouveau projet hégémonique.   

Ils ne nous passeront pas dessus! Il ne parviendra pas à faire main basse à détruire ce que les patrons et la droite n'ont pas réussi à détruire au service de la constitution d'un nouveau mouvement populiste de gauche "attrape tout" aux repères idéologiques flottants et centré sur le pouvoir charismatique et les intérêts d'un homme seul.   

Mélenchon menteur sur France 2: "Des candidats de France Insoumise soutenus par le PCF, il n'y en a pas!"
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:59
Non Jean-Luc Mélenchon, le néant et la mort n'éblouissent pas les yeux des Partisans, et le Parti Communiste sera là encore longtemps pour se battre pour et aux côtés des gens
Non Jean-Luc Mélenchon, le néant et la mort n'éblouissent pas les yeux des Partisans, et le Parti Communiste sera là encore longtemps pour se battre pour et aux côtés des gens

Dans un message à Pierre Laurent, M. Mélenchon déclare: "Vous ( les communistes) êtes la mort et le néant." Pas étonnant que quand le leader traite ainsi en ennemi ce qui est censé être un allié politique et prétend, du haut de sa superbe, condamner à mort le Parti qui compte aujourd'hui à gauche le plus adhérents à jour de cotisation (56 000) et cent fois plus d'élus que le sien, cela puisse créer des manières de faire sectaires et hystériques dans ses rangs.   

Cela constitue en tout cas une inquiétante dérive mégalomane, hégémonique et anti-communiste de celui qui a été deux fois le candidat soutenu par le Parti Communiste et ses dizaines de milliers de militants. 

Pour notre part, nous n'avons pas d'inquiétude, le PCF est né en 1921, il a 96 ans d'histoire, il en a vu passer des cadors socialistes ou gauchistes et même si son influence électorale a connu un net déclin, il est un parti démocratique, avec beaucoup de jeunes parmi ses militants et ses cadres, porteur d'une réflexion vivante, profondément impliqué par le devenir de notre République dont il porte une part de l'héritage, en lien très fort avec le monde syndical et la vie quotidienne des gens.

Ses luttes ne se limitent pas aux acnés narcissiques et aux fans zones électorales du présidentialisme. Nous survivrons à la carrière politique de Jean-Luc Mélenchon car notre identité et nos idéaux, puisant dans la longue histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire, le marxisme et une lutte de classes qui est aujourd'hui très violente, ont un sens qui dépassent les agendas personnels et les populismes.    

En même temps, il est profondément désespérant de voir qu'au lieu de construire une risposte organisée et rassembleuse à l'ultra-libéralisme de Macron, Mélenchon se donne pour premier but de faire le ménage à gauche pour tenter de balayer tout ce qui n'est pas à sa botte. Cela s'appelle le caprice tyrannique d'un aventurier qui a sans doute un costume trop grand pour lui et pour ses responsabilités historiques et politiques, comme on l'a vu dans l'entre deux-tour des présidentielles. 

Il est profondément désespérant de constater que Mélenchon et la petite troupe sectaire qui l'accompagne au sommet de France Insoumise préfère jouer au chamboule-tout, compter les voix pour son nouveau parti et l'asseoir économiquement plutôt que de privilégier le gain de sièges de députés pour la gauche de gauche, qui soient au service de la résistance à Macron et à sa politique pro-finance.   

De notre côté, nous avons sans doute eu souvent des torts et fait nombre d'erreurs, mais nous travaillons pour une cause et des intérêts populaires qui nous dépassent, et nous n'avons jamais traité des partenaires, et même des adversaires politiques, comme le fait aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon à l'égard de Pierre Laurent et du PCF.  L'insulte et l'hystérisation des rapports politiques, c'est pour nous, non seulement contre-productif, inélégant et grossier moralement, mais aussi dangereux démocratiquement.   

Ismaël Dupont. 

***   

  

 « Déformation et menace », le billet de Gérard Streiff dans l’Humanité de ce jour ! 
 

Jean-Luc Mélenchon a de bonnes lectures. Il lit Communistes. Invité de Bourdin sur BFM, le 10 mai dernier, il a montré notre journal [un numéro de janvier]. Merci. Même si on peut trouver qu’il a lu de travers l’article incriminé, sortant une phrase de son contexte. Pas question de négocier une entrée du PCF dan FI, disait en substance l’article. Jean-Luc Mélenchon nous fait dire que jamais le PCF ne discutera avec FI. Balivernes. En fait, quand il s’agit des communistes, Jean-Luc Mélenchon a une drôle de façon de communiquer. Il déforme. Ou il menace. Ainsi on nous signale qu’il fait circuler dans ses réseaux l’échange de messages personnels qu’il a eu avec Pierre Laurent début mai où l’on peut notamment lire ceci : « Vous[les communistes] êtes la mort et le néant. […] je décide de la rupture ». Bonjour le dialogue. Jean-Luc Mélenchon a du vocabulaire, comme on dit, c’est connu. Pourtant il y a des mots dont il ignore le sens. Il confond par exemple allié et coché.
* Le Canard enchaîné d’aujourd’hui a publié l’intégralité du message auquel fait référence Gérard Streiff.

article du Canard Enchaîné ce mercredi

article du Canard Enchaîné ce mercredi

La réponse de Gérard Streiff à Mélenchon dans le "Communistes", supplément à l'Huma du mercredi, du jour

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:44
"Ministère de l'action et des comptes publics" , tout un programme ... - par Denis Kermen

D'abord, un moment de perplexité sur l'intitulé:

" Ministre de l'action et des comptes publics "...

Un ministre de l'action, je vous le dis, ça me plaisait: trop longtemps que l'action restait sans cadre gouvernemental.

Et puis mes yeux se sont malheureusement ouverts sur ma méprise: c'était juste l'union forcée des ministères du budget et de la fonction publique.

Et là... comment dire ? Tu la vois pas la grosse grosse idéologie libérale de limitation de l'action publique ?

Alors que ce pays a besoin de courage et d'audace dans le développement de l'action publique en direction de celles et ceux qui n'ont qu'elle pour vivre.

Très. Très mauvais présage.

Denis Kermen 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:50
Travailleurs handicapés: quel accès à l'emploi en 2015?
Travailleurs handicapés : quel accès à l’emploi en 2015 ?

Selon une étude récente de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), "en 2015, 43 % des personnes reconnues handicapées sont actives en France : 35 % en emploi et 8 % au chômage. Elles ont trois fois moins de chances d’être en emploi que les personnes non handicapées ayant les mêmes caractéristiques, et deux fois plus de chances d’être au chômage. Quand les personnes reconnues handicapées travaillent, elles occupent plus souvent un emploi d’ouvrier non qualifié et moins souvent de cadre. Elles travaillent plus souvent à temps partiel et sont plus souvent en situation de sous-emploi. 18 % de celles qui sont au chômage déclarent avoir perdu leur travail à la suite d’une rupture de contrat pour maladie ou invalidité. Elles sont aussi plus nombreuses que les autres à évoquer un licenciement autre qu’économique. Leurs périodes de chômage sont plus longues. La part des personnes handicapées en recherche d’emploi depuis au moins un an atteint 63 % (contre 45 % pour l’ensemble des chômeurs). Cette ancienneté dans le chômage dépasse même 3 ans pour près de 28 % d’entre elles (contre 14 %). Si l’on considère plus globalement les personnes « en situation de handicap », qui ont une reconnaissance de handicap ou se déclarent limitées depuis au moins 6 mois dans leurs activités par un problème de santé, l’accès à l’emploi apparaît également difficile, mais moins que pour les seules personnes reconnues handicapées.

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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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