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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 20:09

Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Déclaration de la Commission exécutive confédérale
mardi 25 avril 2017

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires. 
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

Montreuil, le 25 avril 2017

Faire barrage à l'extrême-droite et lutter pour le progrès social et la démocratie (déclaration de la CGT)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:38
En fidélité aux valeurs de la Résistance - communiqué de l'ANACR, 24 avril 2017

EN FIDELITE AUX VALEURS DE LA RESISTANCE

 

En ce premier semestre 2017, le peuple français a été et est appelé - lors des élections présidentielles et législatives - à choisir celles et ceux qui auront à diriger la France dans les cinq prochaines années, à choisir des options qui engageront son destin pour plus longtemps.

Le résultat obtenu le 23 avril par la candidate du Front National au premier tour de l’élection présidentielle – plus de 7 600 000 voix, plus d’1,2 million de plus qu’en 2012 – soulève une vive inquiétude, car elle traduit une progression des idées xénophobes et liberticides qu’elle professe ; inquiétude d’autant plus grande que d’autres candidats, par conviction ou surenchère démagogique à visées électoralistes, s’en sont parfois fait l’écho.

Cette progression révèle l’ampleur de la crise morale, sociale et de la démocratie que connaît notre pays, très largement la conséquence de la remise en cause -encore accentuée cette dernière décennie - du pacte social et républicain mis en place à la Libération en s’inspirant du Programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R.), de la remise en cause des principes de maintien de la paix, de coopération entre les nations et de solidarité entre les peuples concrétisés par la création de l’ONU en 1945.

Fidèle aux valeurs humanistes, patriotiques et démocratiques de la Résistance, ayant inspiré la lutte des Résistantes et Résistants, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance n’a cessé, depuis sa création en 1945, de combattre la xénophobie et les résurgences du fascisme, masqué ou non,  de se prononcer pour une société juste et fraternelle, pour un monde pacifique et solidaire.

A l’heure où, en mai et juin prochain, les Françaises et les Français vont à nouveau devoir s’exprimer, en élisant le nouveau Président de la République et les député(e)s d’une nouvelle Assemblée nationale, l’ANACR les appelle à - en conscience et en toute liberté - prendre en compte dans la détermination de leurs choix ces valeurs exprimées par le Programme du CNR, ainsi que la nécessité de prolonger, sans faiblesse ou complaisance, le combat antifasciste des Résistant(e)s.

 

Paris, le 24 avril 2017

 

L’ANACR

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 17:13
Le Parti communiste appelle à battre Le Pen
DIMANCHE, 23 AVRIL, 2017
L'HUMANITE
 

Le PCF a dénoncé, a l’issue du premier tour, « une situation extrêmement grave pour notre pays » et appelle à poursuivre la lutte lors des prochaines élections législatives.

 

 

 

Dans une déclaration, le Parti communiste a dénoncé a l’issue du premier tour « une situation extrêmement grave pour notre pays. » Pour le PCF, soutien de Jean-Luc Melenchon, le second tour de l’élection présidentielle « opposera la candidate de l’extrême-droite populiste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 30 ans. » Le PCF considère cependant, que « Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. » Les communistes, « conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. »

« Un espoir nouveau pour l'avenir »

Le parti communiste, qui a activement participé à la campagne de Jean Luc Mélenchon, qui réalise entre 19 et 20% de suffrages, salue également  « la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis. Ce résultat est le leur. » Cette campagne bien qu’échouant à atteindre le second tour visé, « lève un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. » « L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. » ajoute le PCF.

Poursuivre la lutte ce 1er mai et aux législatives

Enfin, selon le Parti communiste, la leçon essentielle de cette campagne est que «  rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir aux nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple. » Cette lutte de longue haleine commencera dès le 1er mai et se prolongera lors des élections législatives où le PCF compte faire élire  des « députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions. »

Journaliste à l'Humanité dimanche
Le Parti Communiste appelle à battre Le Pen (L'Humanité, Dimanche 23 avril 2017)
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 20:18
L'Humanité du 25 avril: tout ce qu'a fait bouger le vote Mélenchon
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:55
Présidentielle 2017: un nouvel ordre électoral se cherche encore
 PAR FABIEN ESCALONA ET DONATIEN HUET

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 est marqué par le niveau historiquement faible de la gauche et l’émergence d’un centre indépendant capable de contester le pouvoir aux blocs de droite et de gauche qui y alternaient jusqu’à présent.

Le seul résultat « ordinaire » de l’élection présidentielle du 23 avril aura été celui de la participation. Celle-ci n’est certes pas très élevée au regard du caractère particulièrement incertain du scrutin, qui recelait pour cette raison un fort potentiel mobilisateur. Avec un taux comparable à ceux atteints en 1969, 1981, 1988, 1995 ou 2012, elle se situe néanmoins à un niveau tout à fait honorable. La centralité de l’élection présidentielle dans la vie politique française, en tout cas du point de vue de l’expérience des électeurs et de l’importance qu’ils lui accordent, n’est donc pas démentie. 

Tout le reste du paysage, en revanche, est en mouvement par rapport à ce que nous connaissions. Selon une grille de lecture défendue par les chercheurs Pierre Martin et Simon Labouret, dont on s’est déjà fait l’écho lors des départementales de 2015, la France n’en finit pas d’assister à la décomposition/recomposition de l’ordre électoral qui prévalait depuis le milieu des années 1980. Les principaux piliers en étaient une alternance régulière entre deux blocs de gauche et de droite, dominés chacun par une force principale (RPR/UMP/LR d’un côté, PS de l’autre) et concurrencés par une force impuissante car isolée, le FN, dont l’électorat singularisé par son ethnocentrisme pesait près de 15 % des suffrages à la présidentielle. 

Au-delà d’évolutions plus mineures, telles que l’insertion à gauche des Verts dans ce dispositif, ces permanences ont conféré une certaine stabilité à la vie politique nationale, du moins jusqu’en 2007. Cette année-là, grâce à l’élection de Nicolas Sarkozy et à la victoire de l’UMP aux législatives qui ont suivi, la droite s’est succédé à elle-même. Ayant réussi à assécher le FN, Sarkozy a en même temps construit un électorat de droite beaucoup plus polarisé sur les questions d’immigration et d’identité nationale, ce qui a libéré un espace inédit pour un centre autonome.

L’élection présidentielle de 2012 a pu donner l’impression d’un retour à un ordre ordinaire, mais celui-ci n’était qu’apparent. Non seulement l’électorat de droite mobilisé par les candidats post-gaullistes n’est plus tout à fait le même que celui que mobilisait Chirac, mais, sous l’effet de la crise et de l’action de François Hollande, la gauche a atteint des scores historiquement faibles aux élections intermédiaires, tandis que le FN, dont les enjeux avaient été légitimés, s’est hissé à des niveaux historiquement élevés pour sa part.

Une gauche historiquement faible, un centre indépendant au cœur de la recomposition politique

On en retrouve la trace dans les résultats du 23 avril. Les candidats de la gauche, issus de ses appareils historiques et portant un programme clairement orienté vers la fin de l’austérité, la transition écologique et le libéralisme culturel, n’ont rassemblé que 27,7 % des suffrages exprimés. C’est le total le plus médiocre enregistré sous la Ve République. Il s’agit d’un fait majeur de l’élection, qui ne se comprend que par l’attraction par Emmanuel Macron d’anciens électeurs socialistes pas rebutés par son tropisme néolibéral (certes plus modéré que celui, quasi outrancier, de François Fillon). 

Prospérant sur la faiblesse des partis de gouvernement, agglomérant des sensibilités hétérogènes par une sorte de césarisme entrepreneurial, Macron réalise ce que Bayrou avait échoué à accomplir en 2007 et a fortiori en 2012, autrement dit la perturbation de l’alternance droite/gauche par un centre indépendant. Il aura fallu les échecs des quinquennats Sarkozy et Hollande, sur fond de crise économique globale, de chômage massif et de succession d’affaires, pour qu’une telle force politique bénéficie d’une réelle fenêtre d’opportunité.

On ne saurait trop insister sur la portée historique de la présence de Macron au second tour et de sa probable victoire. Parmi les systèmes partisans européens, la compétition politique française apparaissait particulièrement fermée aux nouveaux entrants, comme à ceux qui prétendaient s’émanciper de l’opposition droite/gauche. Grâce à la centralité de l’élection présidentielle et au mode de scrutin majoritaire à deux tours, les acteurs dominants de cette compétition bénéficiaient de forts mécanismes de protection – au contraire du cas néerlandais, par exemple, sur lequel nous sommes revenus à l’occasion des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. 

Au-delà d’évolutions plus mineures, telles que l’insertion à gauche des Verts dans ce dispositif, ces permanences ont conféré une certaine stabilité à la vie politique nationale, du moins jusqu’en 2007. Cette année-là, grâce à l’élection de Nicolas Sarkozy et à la victoire de l’UMP aux législatives qui ont suivi, la droite s’est succédé à elle-même. Ayant réussi à assécher le FN, Sarkozy a en même temps construit un électorat de droite beaucoup plus polarisé sur les questions d’immigration et d’identité nationale, ce qui a libéré un espace inédit pour un centre autonome.

L’élection présidentielle de 2012 a pu donner l’impression d’un retour à un ordre ordinaire, mais celui-ci n’était qu’apparent. Non seulement l’électorat de droite mobilisé par les candidats post-gaullistes n’est plus tout à fait le même que celui que mobilisait Chirac, mais, sous l’effet de la crise et de l’action de François Hollande, la gauche a atteint des scores historiquement faibles aux élections intermédiaires, tandis que le FN, dont les enjeux avaient été légitimés, s’est hissé à des niveaux historiquement élevés pour sa part.

Une gauche historiquement faible, un centre indépendant au cœur de la recomposition politique

On en retrouve la trace dans les résultats du 23 avril. Les candidats de la gauche, issus de ses appareils historiques et portant un programme clairement orienté vers la fin de l’austérité, la transition écologique et le libéralisme culturel, n’ont rassemblé que 27,7 % des suffrages exprimés. C’est le total le plus médiocre enregistré sous la Ve République. Il s’agit d’un fait majeur de l’élection, qui ne se comprend que par l’attraction par Emmanuel Macron d’anciens électeurs socialistes pas rebutés par son tropisme néolibéral (certes plus modéré que celui, quasi outrancier, de François Fillon). 

Prospérant sur la faiblesse des partis de gouvernement, agglomérant des sensibilités hétérogènes par une sorte de césarisme entrepreneurial, Macron réalise ce que Bayrou avait échoué à accomplir en 2007 et a fortiori en 2012, autrement dit la perturbation de l’alternance droite/gauche par un centre indépendant. Il aura fallu les échecs des quinquennats Sarkozy et Hollande, sur fond de crise économique globale, de chômage massif et de succession d’affaires, pour qu’une telle force politique bénéficie d’une réelle fenêtre d’opportunité.

On ne saurait trop insister sur la portée historique de la présence de Macron au second tour et de sa probable victoire. Parmi les systèmes partisans européens, la compétition politique française apparaissait particulièrement fermée aux nouveaux entrants, comme à ceux qui prétendaient s’émanciper de l’opposition droite/gauche. Grâce à la centralité de l’élection présidentielle et au mode de scrutin majoritaire à deux tours, les acteurs dominants de cette compétition bénéficiaient de forts mécanismes de protection – au contraire du cas néerlandais, par exemple, sur lequel nous sommes revenus à l’occasion des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. 

En fait, c’est à gauche que les évolutions de rapports de force ont été les plus brutales. Le résultat de Jean-Luc Mélenchon (19,6 %) ne lui a pas permis d’accéder au second tour, mais il est remarquable à double titre. D’une part, c’est la première fois depuis 1981 qu’un candidat de la gauche de transformation sociale obtient un score aussi élevé. D’autre part, c’est la première fois depuis 1969 qu’un candidat non socialiste occupe la première place à gauche dans le cadre d’une élection présidentielle. Comme en 2012, on observe au passage la marginalité des candidatures d’extrême gauche, dont les représentants avaient récolté jusqu’à 10,4 % des suffrages en 2002. Le Front de gauche derrière Mélenchon, et maintenant la France insoumise, ont réduit à néant leur espace.

Pour le PS, il s’agit d’une déroute massive, qui n’a pour équivalent en Europe, mais dans le cadre de législatives, que les effondrements des sociaux-démocrates néerlandais, islandais, voire grecs. Comme nous l’avions raconté, Benoît Hamon avait une occasion historique d’asseoir sa domination sur le PS d’Épinay pour le refonder, à l’occasion d’une défaite honorable. Son score, correspondant à un noyau électoral ultra-réduit, ne lui offre guère de marges de manœuvre dans l’appareil dont Cambadélis va tenter d’organiser la survie face au rouleau compresseur d’En Marche!.

La question des rapports avec la gauche alternative de Mélenchon va se poser pour tous ceux qui ne se résoudront pas à la marginalité ou à la satellisation par un centre hégémonique. Dans le cadre d’une quadripartition, et tant que perdure le mode de scrutin majoritaire, des candidatures unitaires sont le meilleur moyen de permettre à la gauche d’exister, voire de gagner des élections. 

 

Le premier tour de la présidentielle de 2017 recèle et promet donc des changements d’ampleur dans le niveau des forces politiques, aussi bien que dans leurs chances respectives d’accéder au pouvoir. Dans cette configuration inédite, les législatives du mois de juin recouvreront toute leur importance, alors que ce type de scrutin était quasiment apparu secondaire en 2007 comme en 2012, les citoyens donnant une majorité au président élu dans un contexte de démobilisation électorale assez massive.

Il n’est pas encore dit qu’Emmanuel Macron saura stabiliser un nouvel ordre électoral autour de l’affrontement qui s’annonce entre les partisans de la clôture stato-nationale et ceux de la mondialisation heureuse. C’est pourtant son intérêt, qui consiste à reproduire la réussite du pouvoir gaulliste en 1962, lorsque celui-ci s’était identifié à la majorité présidentielle et avait renvoyé les autres forces dans l’opposition. Dans le cas contraire, nous resterions dans une phase de chaos électoral d’une longueur inédite en France. 

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:46
Lucie Aubrac: "Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent"
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:00
Fillon et Le Pen, candidats préférés des rentiers et des spéculateurs immobiliers
Pierre DUQUESNE
Vendredi, 31 Mars, 2017
L'Humanité
François Fillon, lui-même fils de notaire a appelé à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ». Photo : Eric Gaillard / Reuters
François Fillon, lui-même fils de notaire a appelé à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ».

Suppression de l’encadrement des loyers, accélération des expulsions, subvention des investisseurs privés... Jamais un candidat de droite n’avait proposé des mesures aussi radicales. Une vision ultralibérale partagée par Marine Le Pen.

Il y en a qui n’hésiteront pas une seconde à mettre un bulletin Fillon dans l’urne. Ce sont les rentiers, spéculateurs et autres marchands de biens. Non contents de s’être gavés ces vingt dernières années, pendant lesquelles la pierre s’est transformée en or, avec des prix qui ont plus que doublé sur la période (+ 141 % depuis 1995), les « investisseurs » pourront encore gratter quelques dizaines de milliers d’euros grâce au député de Paris. L’orgie semble sans fin. Les prix, dans les plus grandes villes, continuent de grimper. Les citoyens s’endettent toujours plus, au point que la dette immobilière des ménages a doublé et représente dorénavant 70 % du revenu disponible brut des ménages. Les banques et les intermédiaires, au passage, prennent leur dîme. Il y a des coups à faire, et François Fillon constitue le meilleur atout pour faire fructifier les affaires immobilières, et poursuivre ce qu’il convient d’appeler un enrichissement sans cause.

« Réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer »

« Qu’on arrête de nous emmerder », a clamé le candidat, jeudi, devant le Conseil supérieur du notariat. Un lieu réconfortant pour le Sarthois, lui-même fils de notaire. Il a appelé, devant cette assistance, à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ». Comment ? En permettant aux Français de « vendre plus facilement leurs biens immobiliers en ramenant de trente à vingt-deux ans le délai d’exonération des plus-values ». L’explosion du nombre d’expulsions locatives, sur fond d’aggravation de la pauvreté, ne l’empêche nullement de suggérer, dans son programme, « une procédure accélérée pour réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer ». Les rentiers, eux, gagnent sur tous les tableaux avec François Fillon. Ils pourront bénéficier d’avantages fiscaux supplémentaires, en plus de voir l’encadrement des loyers purement et simplement supprimé. Tout comme l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), cette taxe sur le patrimoine contribuant, selon lui, à « réduire les investissements dans l’immobilier ».

L’existence même d’un logement à but non lucratif, avec des loyers modérés, est insupportable pour cet intégriste du marché. « Il faut démonter la logique de la loi SRU », prévient l’ex-premier ministre, qui a déclaré la guerre à cette loi imposant un seuil minimal de logements sociaux dans chaque commune. Son renforcement en début de quinquennat a permis de doper la construction d’habitations à loyers abordables dans notre pays. La loi SRU explique, en partie, le record enregistré en 2016, avec 130 000 HLM programmés. Qu’importe si 64 % de la population est éligible à ces logements abordables, de meilleure qualité que ceux du parc privé. Le candidat LR préfère investir dans le logement dit intermédiaire, plus cher, et offrir les mêmes aides aux investisseurs privés que celles perçues par les acteurs non spéculatifs (TVA à taux réduits pour le logement locatif intermédiaire et l’accession à la propriété)... Pis, il dit vouloir généraliser la politique mise en œuvre par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, de ne plus financer des logements sociaux dans des communes « qui en comptent déjà trop ».

Marine Le Pen, elle aussi, croit au marché. Jusqu’ici, le Front national (FN) s’est bien gardé de détailler précisément ce que serait sa politique en matière de logement. Hormis des généralités, le programme de Marine Le Pen se borne surtout à expliquer qu’elle entend « réserver prioritairement aux Français l’attribution du logement social ». Un mensonge, s’insurge Frédéric Paul, directeur général de l’Union sociale pour l’habitat, qui réunit les organismes HLM : « Marine Le Pen fait croire que les immigrés passent avant et c’est totalement faux. » 88 % des habitants du parc social sont de nationalité française.

Jeudi, devant les notaires, le FN a révélé la vraie nature de son programme. Gilles Lebreton, député européen FN venu représenter Marine Le Pen devant cette vieille corporation, a confié que son mouvement jugeait « extrêmement dangereux » l’encadrement des loyers. « Ce n’est pas une mesure qu’il faut garder à moyen terme », a ajouté le responsable frontiste, car elle risque, selon lui, d’« empêcher et (de) dissuader un certain nombre de propriétaires de mettre leur bien en location ». Derrière les obsessions xénophobes et racistes de l’extrême droite se cache une vision purement libérale. Marine Le Pen est férocement opposée à toute régulation du marché, et notamment à la garantie universelle des loyers. Cette disposition, destinée à protéger les locataires contre les impayés mais abandonnée par Manuel Valls, « n’était pas raisonnable », a expliqué le représentant du FN. Pour « résorber les tensions sur le marché du logement », Marine Le Pen propose de « baisser des droits des mutations de 10 % ». Si l’héritière de Montretout ne remet pas en cause l’ISF, elle n’est pas non plus la candidate de l’égalité. Au contraire, elle veut favoriser une société de privilégiés en se prononçant pour un régime plus favorable en matière de donations. « Cela permet, explique Gilles Lebreton, d’injecter beaucoup plus rapidement de l’argent à destination des jeunes générations et donc de relancer le marché. » Le marché, encore et toujours le marché.

L’AMBIGU PROJET D’EMMANUEL MACRON EN MATIÈRE DE LOGEMENT
C’est un ex-ministre de Jacques Chirac, Renaud Dutreil, qui s’est chargé de décliner, jeudi, le projet logement d’Emmanuel Macron. Celui-ci peut aussi compter sur l’appui de Tristan Barrès, ancien conseiller au ministère du Logement entre 2014 et fi n 2016. « Nous poursuivrons la production de logements sociaux au même niveau (...) que ces dernières années », précise son programme.
Plus inquiétant, il propose un « bail de mobilité professionnelle » de 3 mois à 1 an. Un dispositif dérogatoire pour les locataires, jusqu’ici protégés par des baux de trois ans minimum. Le droit au maintien dans les lieux pourrait être remis en cause dans le parc social qui « ne doit pas favoriser l’immobilisme » (sic). Pour booster la construction en zone tendue, des permis de
construire pourraient être délivrés directement par l’État, comme dans les opérations d’intérêt national. Cela devrait réjouir l’architecte Roland Castro, qui a soutenu très vite Emmanuel Macron. Son projet de bâtir 24 000 logements dans le parc de La Courneuve n’a pas été retenu par le précédent gouvernement. Qu’en sera-t-il si Emmanuel Macron est élu ?
 

Journaliste
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 04:35
A portée de main! Dix bonnes raisons de voter Mélenchon - à lire aujourd'hui dans "L'Humanité"

Au sommaire de l'édition du vendredi 21 avril :

PRÉSIDENTIELLE

Dix bonnes raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon
Jugée plus qu’improbable il y a encore quelques semaines, une qualifi cation du candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, est aujourd’hui à portée de main. Le scrutin de dimanche représente une occasion historique de porter la gauche de progrès au pouvoir.

ENTRETIEN
Pierre Laurent: «La qualification de Jean-Luc Mélenchon est possible. Elle ouvre un espoir considérable»
À deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, le secrétaire national du PCF appelle à convaincre les derniers indécis et à transformer l’espoir né de cette dynamique en majorité politique.

 

OUTRE-MER
Les Amérindiens de Guyane relèvent la tête
Très actifs dans le mouvement guyanais, les peuples natifs tenaient cette semaine une réunion historique. Leur mobilisation replace au premier plan le combat pour leurs droits.

 

TURQUIE
Les prisonniers de Recep Tayyip Erdogan
Depuis le coup d’État avorté de juillet 2016, 40 000 personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Après la victoire du oui au référendum accroissant les pouvoirs d’Erdogan, d’aucuns craignent que la répression ne s’accélère. Témoignages.

 

TABLE RONDE
La recherche scientifique ferait-elle peur aux puissants?
Contre les obscurantismes, pour redonner tout son sens au progrès dans la cité, les chercheurs français appellent les citoyen-ne-s à les rejoindre, ce samedi, à une marche mondiale pour les sciences. Avec Olivier Berné, Astrophysicien, Hervé Christofol, enseignant-chercheur et Jean-Michel Besnier, philosophe.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 12:32
Pourquoi les élus communistes et républicains apportent leur soutien à Jean-Luc Mélenchon? - par Patrice Bessac, président de l'ANECR

Pourquoi les Elus Communistes et Républicains de l’ANECR apportent-ils leur soutien à Jean Luc Mélenchon. 
 
 
Les élus communistes et républicains rassemblés au sein de l’ANECR ont reçu un seul mandat, une seule mission : défendre les intérêts du peuple, soutenir et promouvoir tout ce qui concoure à son mieux être matériel et intellectuel et à son émancipation. 
 
C’est à la seule aune de ces principes que les élus déterminent leurs choix à chaque instant et en toutes circonstances. 
 
Dimanche 23 avril, le peuple de France est appelé à choisir un Président de la République. 
 
Ce choix déterminera en grande partie notre avenir individuel et collectif à un moment où notre pays traverse une profonde crise démocratique, économique et sociale. 
 
Nous vivons des heures potentiellement fatidiques et incertaines où la droite la plus conservatrice, l’extrême droite la plus réactionnaire et l’ultra libéralisme le plus tapageur et destructeur peuvent s’emparer du pouvoir et entraîner notre pays, nos concitoyens vers toujours plus de misère sociale, toujours plus de divisions et de tensions. 
 
Face aux enjeux démocratiques et sociaux qui nous sont posés, les élus communistes et républicains invitent les Françaises et les Français à porter leur suffrage sur le projet qui défend le mieux leurs intérêts particuliers et collectifs, ceux de leurs collectivités locales et de leurs services publics pour aujourd’hui comme pour demain.
 
 Dans ces circonstances historiques les élus communistes et républicains unis au sein de l’ANECR proposent à nos concitoyens : 
 
- d’apporter leur vote à Jean-Luc Mélenchon qui est le mieux placé à gauche pour battre, dans les urnes, les candidats de la régression sociale et des divisions mortifères pour notre pays.
 
 - de créer, ensemble, jusqu’au 23 avril, les conditions de la victoire de celui dont l’élection permettra au peuple de France d’avoir le meilleur cadre et les meilleures conditions pour construire -par l’action et dans l’union- une France sociale, solidaire, écologiste et pacifiste. 
 
Patrice Bessac 
Président de l’ANECR 

Patrice Bessac

Patrice Bessac

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 11:08
Le conseil municipal d'Allones (72) à direction PCF soutient Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens
Allonnes (72) soutient Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens

jeudi 20 avril 2017

Communiqué de presse du Bureau municipal d’Allonnes (72) :

« On peut battre un groupe, une armée, un leader mais pas un peuple ! » aime à répéter Marwan Barghouti.

A l’instar de tous les prisonniers politiques, Marwan Barghouti cumule à ce jour 22 ans de geôle, sans accès aux soins, aux livres, aux journaux !

Parce que les arrestations, accompagnées de méthodes violentes qui ne sont sans rappeler les heures sombres de notre Histoire, il est primordial aujourd’hui d’être les portes paroles de la cause palestinienne et de dénoncer ses exactions à l’encontre même des Droits de l’Homme et de la Convention de Genève.

Et parce que Marwan Barghouti, Citoyen de la ville d’Allonnes depuis 2012, comme dans de nombreuses villes en France et dans le monde, a choisi la voix de la Paix pour la justice et la liberté de son peuple, nous soutenons cet homme politique pour son engagement, ses écrits, ses actions et sa popularité

Le Maire et les membres du Bureau municipal soutiennent les revendications des prisonniers palestiniens et sont solidaires de la grève de la faim massive annoncée par le Fatha et son leader Marwan Barghouti.

Monsieur Gilles Leproust, Maire, Conseiller départemental, Vice-Président Le Mans métropole

 Lire également le communiqué du 17 avril de la Campagne internationale pour la libération de M. Barghouthi et tous les prisonniers palestiniens

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