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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:21
Benjamin Amar 42 ans  Professeur d’histoire-géographie au lycée Gutenberg de Créteil, débatteur reconnu, Benjamin Amar est également responsable syndical dans le Val-de-Marne (94).

Benjamin Amar 42 ans Professeur d’histoire-géographie au lycée Gutenberg de Créteil, débatteur reconnu, Benjamin Amar est également responsable syndical dans le Val-de-Marne (94).

Benjamin Amar est en 9e position sur la liste L'Europe des gens contre l'Europe de l'argent conduite par Ian Brossat, soutenue par le PCF et République et Socialisme
« L’Europe tape sur les salariés et épargne les grands groupes »
Vendredi, 19 Avril, 2019 - L'Humanité

Candidat sur la liste PCF conduite par Ian Brossat aux élections européennes, le responsable syndical Benjamin Amar appelle à une lutte résolue contre le dumping fiscal en Europe.

Quel est votre regard sur le mot d’ordre de grève pour vendredi et samedi lancé par la CGT dans la grande distribution ?

Benjamin Amar: Je partage évidemment les revendications avancées par la CGT commerce. Il faut dénoncer sans relâche le fait que les grandes surfaces bénéficient d’énormément d’argent public, dont la plus grande partie est reversée à leurs actionnaires. Pour les salaires, il ne reste que des miettes. C’est un véritable hold-up social. Pour dénoncer et faire changer cela, les salariés ont besoin de se mobiliser sur le long terme.

La grande distribution a détruit 30 000 emplois en France en cinq ans, invoquant des restructurations indispensables pour rester compétitive face à la concurrence du commerce numérique, l’épuisement du modèle de l’hypermarché et le besoin de se recentrer sur la croissance à l’international. Qu’en pensez-vous ?

Benjamin Amar: Ces multinationales invoquent la concurrence et les impératifs de la mondialisation lorsque cela les arrange. Mais dans les ordonnances Macron, c’est bel et bien le périmètre national qui est retenu pour apprécier les difficultés économiques d’une entreprise, indépendamment de ses profits réalisés à l’étranger. L’argument de la compétitivité est le cheval de Troie de toutes les régressions sociales. Souvenons-nous notamment de l’affaire Vilvorde en 1997, lorsque Renault avait annoncé des bénéfices historiques et en même temps des suppressions de postes en prétextant qu’il fallait anticiper les difficultés à venir. Pour éviter cela, il faut revenir à des faits très concrets. Comme le fait que Carrefour a engrangé, entre 2009 et 2017, 7 milliards de bénéfices, dont 80 % sont allés dans la poche des actionnaires. Et les travailleurs devraient se résoudre à des miettes quand ce sont eux qui produisent la richesse ? Si on se résigne à cela, plus aucun argument n’est audible.

Carrefour et Auchan pratiquent le dumping fiscal dans l’Union européenne en plaçant, par exemple en Belgique, des fonds considérables remontés de leurs filiales à l’étranger pour bénéficier d’un régime d’imposition très favorable. Agit-on assez en France et en Europe pour lutter contre ces pratiques des grands groupes ?

Benjamin Amar: Le gouvernement se félicite d’avoir mis en place une loi contre la fraude fiscale. J’invite tout le monde à aller voir ce qu’elle contient. C’est ridicule. On y apprend la nomination de trente « officiers fiscaux » pour lutter contre la soustraction de 100 milliards d’euros à l’impôt chaque année. Il n’y a en réalité aucune volonté politique d’agir. Rien, dans ce que devait annoncer Emmanuel Macron lundi dernier, ne concernait l’évasion fiscale ou la taxation du capital. Il y a pourtant des leviers possibles, comme celui de s’engager résolument pour l’harmonisation fiscale européenne.

Faut-il mener une lutte plus déterminée en Europe contre les paradis fiscaux dont abusent les géants de la grande distribution ?

Benjamin Amar: Ce doit être un enjeu de ces élections européennes. Cela peut nous conduire à nous fâcher avec un certain nombre de nos voisins, mais la politique, c’est aussi aborder les sujets qui fâchent. L’Europe est forte avec les faibles et faible avec les forts. Elle tape sur les salariés, et épargne les grands groupes. Il y a un immense chantier à ouvrir, et je pense qu’une grande partie de l’opinion pourrait soutenir ce projet.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel avec Martin Gausseran
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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 04:56
Orly : Ian Brossat en guest-star de la manifestation contre la privatisation d’ADP (Bartolomé Simon, Le Parisien, 18 avril 2019)

Une heure après l’inauguration du nouveau bâtiment de jonction, syndicats et élus manifestaient contre la privatisation d’ADP. Parmi eux, le candidat aux européennes du PC, Ian Brossat.

Ce jeudi midi, une vague « rouge » a déferlé sur Orly. Un cortège composé de 300 élus et de l’intersyndicale des salariés d’Aéroports de Paris a défilé devant les terminaux, s’échouant en face du bâtiment de jonction inauguré plus tôt dans la matinée par le Premier ministre Edouard Philippe.

Alors que le gouvernement a officiellement acté la privatisation du groupe ADP, les manifestants militent pour la mise en place d’un référendum sur la question. « Les Val-de-Marnais y répondront non par milliers », estime Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne

« Une question européenne »

A ses côtés figurait Ian Brossat, candidat du parti communiste aux élections européennes de 2019. L’ancien maire-adjoint de Paris fait étape ce jeudi dans le département. D’un passage au centre d’hébergement d’urgence pour migrants d’Ivry, à la visite du chantier de la ligne 15 sud à Champigny, sans oublier les hospitaliers d’Emile-Roux à Limeil, le candidat est de toutes les « luttes » val-de-marnaises.

Ce midi, la lutte se jouait à Orly. « Je suis venu assurer mon plein soutien aux manifestants », indique Brossat. À l’instar de la problématique des réfugiés, évoquée à Ivry, l’élu considère que la privatisation d’ADP est aussi « une question européenne » car « liée à la politique d’austérité ».

Ce matin, Edouard Philippe a évacué la polémique sur la privatisation. Motif invoqué : le « contexte » lié à l’incendie de Notre-Dame. Il a néanmoins souligné que l’essentiel des revenus d’ADP venait du commerce, secteur « moins » stratégique que la gestion des frontières, dont l’Etat gardera le contrôle.

Bartolomé Simon, Le Parisien, 18 avril 2019

 

 

Orly : Ian Brossat en guest-star de la manifestation contre la privatisation d’ADP (Bartolomé Simon, Le Parisien, 18 avril 2019)
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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 04:45
Tribune libre solidarité. Pas un Kurde ne doit mourir sur notre sol
Mercredi, 17 Avril, 2019

Tribune publiée dans l'Humanité: Pas un Kurde ne doit mourir sur notre sol

Signataires : Ariane Ascaride, Josiane Balasko, Rony Brauman, Pierre Laurent, Gérard Mordillat, Robin Renucci.

Nous sommes en colère car, en 2019, sur le sol de notre pays, des femmes et des hommes, des militants de la cause kurde pourraient mourir dans l’indifférence générale alors même que les combattants kurdes étaient encore salués il y a quelques jours quand est tombé le dernier bastion de l’État islamique, à Baghouz en Syrie.

Ils combattent pour notre liberté en Syrie et en Turquie, où populations et militants kurdes résistent avec courage à la dictature d’Erdogan. Ils viennent de lui infliger un cinglant désaveu lors des élections municipales du 31 mars, en réélisant toutes les municipalités kurdes que le dirigeant d’Ankara avait destituées, jetant leurs maires en prison.

Des milliers de Kurdes croupissent dans les geôles d’Erdogan. Le 8 novembre 2018, la députée Leyla Güven a entamé une grève de la faim. Sa vie ne tient aujourd’hui qu’à un fil. Des milliers d’autres prisonniers mènent à présent cette grève de la faim au péril de leur vie. Huit sont déjà décédés. Qui en parle ?

Depuis trois ans, leur dirigeant, Abdullah Öcalan, ne reçoit plus aucune visite de sa famille, ni des avocats. Les grévistes demandent la fin de ce régime d’isolement et la reprise d’un processus de négociations entre le pouvoir turc et les Kurdes.

En France, à Strasbourg, 14 militants kurdes, hommes et femmes, ont rejoint ce mouvement de grève de la faim depuis le 17 décembre. Leur vie est à leur tour en danger. Le silence des autorités françaises et européennes, comme des médias, est injustifiable. Il peut contribuer à l’irréparable, la mort d’une, d’un ou de plusieurs d’entre eux. Nous ne l’acceptons pas.

Nous lançons un appel au réveil des consciences. Les Kurdes qui montent au front pour notre liberté doivent être secourus et entendus. Nous demandons au gouvernement français d’aller les rencontrer sur place à Strasbourg. Nous appelons les médias à rompre le silence, à informer sur leur action et à faire entendre leurs revendications. Nous appelons tous les démocrates de France à se mobiliser pour que cesse l’indifférence qui peut aujourd’hui leur coûter la vie.

Faudra-t-il la mort d’un des 14 militants kurdes, grévistes de la faim à Strasbourg depuis près de 120 jours, pour que se réveille la France des droits humains ?

Tribune libre solidarité. Pas un Kurde ne doit mourir sur notre sol - L'Humanité, 17 avril: tribune signée par Pierre Laurent, Ariane Ascaride, Josiane Balasko, Gérard Mordillat, Robin Renucci, Rony Brauman
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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 15:26
Fabien Roussel et Ian Brossat

Fabien Roussel et Ian Brossat

Ultrariches : renoncez à l'exonération fiscale sur vos dons (Fabien Roussel - PCF)
 
 
Les nantis de la République n'en finissent pas de communiquer sur leurs promesses de dons pour la reconstruction de Notre-Dame. Les chiffres sont vertigineux, 1 Milliard d'euros, et témoignent que l'argent coule bien à flot sur quelques comptes en banque.
Si l'émotion suscitée par la catastrophe dont Paris et la France ont été victimes est saine et réelle, la décence exige que ces grandes fortunes renoncent, comme quelques unes l'ont déjà annoncé, à toute exonération
fiscale qui coûterait 600 millions d'euros au budget de l'État et donc à la préservation du patrimoine culturel de notre pays.
Grâce à Emmanuel Macron, elles bénéficient déjà de multiples cadeaux fiscaux : suppression de l'ISF, dividendes croissants non taxés (57,4 milliards d'euros), fonds publics détournés de leur finalité (CICE,
CIR,...), niches fiscales optimisées, à l'image des exonérations de 60 % sur le mécénat.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 17 avril 2019.
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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 14:52
Ian Brossat: J’aimerais autant de mobilisation pour les personnes que pour les pierres (interview Le Figaro, 17 avril 2019)
Ian Brossat: «J’aimerais autant de mobilisation pour les personnes que pour les pierres»

- le Figaro

La tête de liste du Parti communiste aux élections européennes et adjoint à la maire de Paris Ian Brossat était l’invité du Talk Le Figaro. Il s’est dit favorable à «l’idée d’aller vite pour que la cathédrale» Notre-Dame de Paris, ravagée lundi par un violent incendie, «puisse renaître de ses cendres».

La trêve dans la campagne des européennes n’aura pas duré bien longtemps! 24 heures pour Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste. Invité du Talk Le Figaro mercredi, l’adjoint à la maire de Paris en charge du logement s’est exprimé sur l’incendie de Notre-Dame. «Comme tous les Français, j’y suis profondément attaché. C’est un fil qui nous rattache à notre propre histoire», a-t-il observé. «Il est normal que les chrétiens aient été les premiers émus, même si ce monument appartient à tous les Français et même à l’humanité tout entière.» Agréablement surpris, l’élu lâche: «J’aimerais que l’on soit aussi mobilisé pour les vivants que pour les pierres.» Pour autant, il poursuit: «Quand on voit qu’aujourd’hui on atteint le milliard d’euros de dons, alors que, dans le même temps, le budget de protection du patrimoine en France est trois fois moindre, cela pose un certain nombre de questions.» Et de déplorer «qu’il ait été nécessaire de lancer une loterie pour défendre le patrimoine français».

Devant l’afflux considérable de donations, Ian Brossat confie aussi: «Je ne voudrais pas que les gros dons effacent les plus petits.» Mercredi matin, une polémique pointait déjà au sujet du milliard d’euros de promesses atteint en moins de 48 heures. L’adjoint d’Anne Hidalgo considérait alors l’élan de solidarité nationale et internationale «plutôt positif» et reconnaissait que «le temps n’était pas à la polémique».

«Une forme de résilience»

«Je demande à Em­manuel Macron de renoncer à la ­suppression de 120.000 postes de ­fonctionnaires» Ian Brossat

Au lendemain de l’engagement du chef de l’État sur le délai de reconstruction de cinq ans, Ian Brossat reconnaît que «l’idée d’aller vite pour que la cathédrale puisse renaître de ses cendres est une bonne chose». Et l’élu d’ajouter: «Chaque fois, Paris a réussi à se redresser. Il y a une forme de résilience propre à cette ville.» La politique n’étant jamais bien loin, le candidat communiste ironise sur les annonces de Macron. «Il a retardé le moment de la déception», lâche-t-il. Enfin, il considère que les propositions qui ont fuité dans la presse «ne sont pas à la hauteur du tout et sont contradictoires». Le candidat communiste en appelle d’ailleurs au président: «Je demande à Emmanuel Macron de renoncer à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires.»

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 14:50
Européennes Ploufragan (Côtes d'Armor) : meeting avec Marie-Hélène Bourlard et Cindérella Bernard le 2 mai 2019

Marie-Hélène Bourlard - 61 ans - Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix du Nord (59) et figure du documentaire «Merci Patron !». Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault afin d’éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.
Après de multiples rencontres dans la journée, Marie-Hélène sera jeudi 2 mai à 18h30 au palais des congrès et des expositions à Brézillet - PLOUFRAGAN à 18h30.

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 14:46
Claire Cécile RENKLIÇAY, Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix, élue dans la commune de Grigny, candidate sur la liste de Ian Brossat, à Saint Brieuc le 21 avril

🔴 Découvrez jour après jour chacune des 79 personnes qui ont choisi d’être candidat.e.s sur la liste « Pour l’Europe des Gens contre l’Europe de l’Argent » conduite par Ian Brossat et soutenue par le PCF aux élections du 26 mai prochain.
Une liste composée pour moitié d’ouvriers et d’employés.

🔴 La liste se veut la plus rassembleuse possible, du point de vue géographique comme socio-économique.

🔴 Claire Cemile RENKLIÇAY, Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix, élue dans la commune de Grigny.

Elle est en 12ème position sur la liste.

🔴 Pour en savoir plus :
https://youtu.be/xumVDGaY0cs

🔴 Pour soutenir la liste, n’oubliez pas de signer l’appel à voter ❗️
Retrouvez tous les candidats de la liste ici :
https://www.europedesgens.fr/vos_candidats

Le 26 mai... On signe l’appel à voter, on vote et on fait voter
🔴 Pour l’Europe des Gens contre l’Europe de l’Argent conduite par Ian Brossat et soutenue par le PCF
A demain..

Claire Cécile RENKLIÇAY, Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix, élue dans la commune de Grigny, candidate sur la liste de Ian Brossat, à Saint Brieuc le 21 avril
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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 14:43

Dans une tribune du 17 avril 2019, 7 maires de villes populaires (Meriem Derkaoui, Maire d’Aubervilliers – Mohamed Gnabaly, Maire de l’Ile-Saint-Denis – Carinne Juste, Maire de Villetaneuse – Gilles Poux, Maire de La Courneuve – Patrice Bessac, Maire de Montreuil – Laurent Russier, Maire de Saint-Denis – Azzedine Taïbi, Maire de Stains) dénoncent les manques de moyens dans les territoires populaires et disent « non » à la loi Blanquer.

 

Nous, Maires de villes populaires, disons « non » à la loi Blanquer. Au quotidien, nous déplorons le manque de moyens humains et financiers de nos établissements scolaires. C’est indigne de la République. Les enfants et la jeunesse de nos territoires populaires sont notre avenir commun. Nous voyons chaque jour leur créativité et leur intelligence. Ils et elles ont besoin d’une école de l’égalité, de l’émancipation et du progrès social.

Nous, Maires de villes populaires, apportons tout notre soutien aux parents d’élèves et aux enseignant-e-s de nos territoires qui se mobilisent contre le projet de loi BlanquerCette loi aggravera les inégalités pour les populations de nos villes, réduira la liberté et la dignité pour les enseignant-e-s ainsi que les moyens pour l’école publique. En clair, cette réforme signera la fin d’une conception égalitaire et républicaine de l’Education nationale dont la sélection sociale et la concurrence seront la règle au profit des familles les plus privilégiées.

Nous, Maires de villes populaires, affirmons que les inégalités territoriales de moyens alloués à l’éducation sont une réalitéUn rapport parlementaire de mai 2018, sur l’action régalienne de l’État en Seine-Saint-Denis, illustre la permanence des inégalités scolaires : tout le long de leur scolarité, les enfants de Seine-Saint-Denis perdent une année d’enseignement par manque de professeur-e-s ou de remplaçant-e-s ; il en est de même de la médecine scolaire, dont 50% des postes ne sont pas pourvus dans le département ; en sixième, seuls 36 % des élèves en REP+ et un peu moins d’un élève sur deux en REP maîtrisent à la fois la langue française, les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique, contre deux tiers des élèves hors éducation prioritaire.

Nous, Maires de villes populaires, dénonçons un projet de loi qui instaurera une école à plusieurs vitesses, qui accélérera les inégalités scolaires plutôt que les combattre. Ainsi, la scolarisation obligatoire dès l’âge de 3 ans – qui pourrait être une réelle avancée en soit – bénéficiera à l’enseignement privé sous la forme d’une subvention directe de 150 millions d’euros et la création « d’établissements publics des savoirs fondamentaux » menacera les postes de directeurs/directrices d’école. De même, la réforme des spécialités du bac 2021 se ferait au détriment des enfants des quartiers prioritaires.

Nous, Maires de villes populaires, déplorons que cette loi soit une nouvelle pierre à la politique conservatrice et inégalitaire du gouvernement en matière d’éducation :

Parcoursup, la réforme du bac et des lycées, le quadruplement des frais d’inscription des étudiant-e-s étranger-e-s, la suppression de 6 000 postes dans les collèges et les lycées… en sont quelques exemples.

Nous, Maires de villes populaires, refusons la logique du Ministre qui, au nom de l’apprentissage des fondamentaux – lire, écrire, compter – purge l’éducation dans les milieux populaires des apprentissages et découvertes artistiques, culturels, sportifs…

Nous, Maires de villes populaires, acteurs et actrices de l’éducation et parents d’élèves rappelons que nos enfants ont besoin :

  • De postes supplémentaires d’auxiliaires de vie scolaire pour les enfants porteurs de handicap,
  • De postes supplémentaires en RASED (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté),
  • Une meilleure reconnaissance du travail des enseignant-e-s, notamment par la revalorisation salariale, par des salaires plus attractifs en REP et REP+, par la formation,
  • Plus d’enseignant-e-s et de présence humaine dans les établissements scolaires,
  • Plus de moyens pour la prévention pour lutter contre les violences dans et à l’extérieur des collèges et des lycées.

Nous, Maires de villes populaires, disons au gouvernement que l’école est au cœur de la République, au cœur des quartiers, au cœur du quotidien et au cœur de la réussite de la jeunesse. Nous, Maires des villes populaires, disons « non » à la loi Blanquer.

Meriem Derkaoui, Maire d’Aubervilliers – Mohamed Gnabaly, Maire de l’Ile-Saint-Denis – Carinne Juste, Maire de Villetaneuse – Gilles Poux, Maire de La Courneuve – Patrice Bessac, Maire de Montreuil – Laurent Russier, Maire de Saint-Denis – Azzedine Taïbi, Maire de Stains

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 07:22
Khaled BOUCHAJRA, employé et délégué CGT chez Amazon sur le site de Saran dans le Loiret, candidat sur la liste de Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard aux élections Européennes
Khaled BOUCHAJRA, employé et délégué CGT chez Amazon sur le site de Saran dans le Loiret, candidat sur la liste de Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard aux élections Européennes

🔴 Découvrez régulièrement chacune des 79 personnes qui ont choisi d’être candidat.e.s sur la liste « Pour l’Europe des Gens contre l’Europe de l’Argent » conduite par Ian Brossat et soutenue par le PCF aux élections du 26 mai prochain.
Une liste composée pour moitié d’ouvriers et d’employés.

🔴 La liste se veut la plus rassembleuse possible, du point de vue géographique comme socio-économique.

🔴 Khaled BOUCHAJRA, employé et délégué CGT chez Amazon sur le site de Saran dans le Loiret.

🔴 Il défend le prélèvement à la source des multinationales « Comme nous sommes taxés à la source, toutes les grandes multinationales doivent l'être aussi", afin d'éviter l'évasion fiscale.
Il est en 37e position sur la liste.

✊🏽Pour en savoir plus :

https://youtu.be/_F38poBpCE8

https://www.google.fr/…/loiret-victoire-salaries-du-site-am…

https://www.google.fr/…/la-cgt-reclame-prime-de-fin-d-annee…

https://www.google.fr/…/i…/201807171037247281-amazon-greves/

🔴 Pour soutenir la liste, n’oubliez pas de signer l’appel à voter ❗️
Retrouvez tous les candidats de la liste ici :
https://www.europedesgens.fr/vos_candidats

Le 26 mai... On signe l’appel à voter, on vote et on fait voter
🔴 Pour l’Europe des Gens contre l’Europe de l’Argent conduite par Ian Brossat et soutenue par le PCF
 

Khaled BOUCHAJRA, employé et délégué CGT chez Amazon sur le site de Saran dans le Loiret, candidat sur la liste de Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard aux élections Européennes
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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 20:07
Les passagers de la cathédrale, par Valère Staraselski
Les passagers de la cathédrale
Mardi, 16 Avril, 2019 - L'Humanité

Qui dira, davantage que l’immense tristesse, que la fragilité et la limite des mots officiels, l’effroi, la sidération, le désarroi total, la douleur profonde, la colère aussi comme une défense, devant cette inconcevable réalité : Notre-Dame de Paris prisonnière de la fureur des flammes ! 

Notre-Dame de Paris livrée au brasier, suppliciée. Notre-Dame, telle une martyre figée au milieu des flammes, comme ligotée, muette d’épouvante, incapable de se défendre, de se défaire, d’échapper à cette absolue, injustifiable et indéfendable injustice ! A cette cruauté. Pourquoi elle ? Pourquoi précisément elle, vieille dame qui veille sur la capitale et le pays depuis huit siècles ? Pourquoi elle sans qui Paris n’est plus Paris ? Pourquoi elle sans qui notre pays, si malmené en ces temps-ci, se réveille un peu abasourdi, orphelin ? Pourquoi elle qu’un écrivain magique a, par la grâce d’un roman de papier, rendu au peuple en inscrivant durablement cet édifice de pierre, Notre-Dame de Paris, dans l’imaginaire d’une nation jusqu’à faire de cette église la maison de tous les Français ? Les noms propres de Quasimodo comme celui de Gavroche des Misérables n’appartiennent-ils pas depuis longtemps au langage courant ? De noms propres ne sont-ils pas devenus noms communs, communs à tous, pour tous ? Pourquoi ce symbole de notre histoire auquel nous tenons tant ? Oui, la peine et l’affliction sont grandes. Cette dame sur un quai de la Seine qui réclamait l’intervention des Canadairs en s’écriant: « C’est plus qu’un bâtiment qui brûle, c’est notre histoire ! » Quoi de plus à la fois personnel et collectif que l’Histoire, ce présent de tous s’installant dans la mémoire donc dans la durée, donc dans le tissu de l’existence d’un peuple.

 La vue de la flèche de cet édifice sacré et consacré, national et universel, reliant la Terre au Ciel, les hommes à leurs rêves, se cassant et puis s’effondrant sur elle-même, a brisé le cœur des plus endurcis. Notre-Dame de Paris ! A prononcer ces mots, un sentiment infini de considération, d’estime et d’affection envahit celle ou celui qui parle, tout comme celles et ceux qui écoutent. Car l’intense émotion qui frappe les catholiques s’étend non seulement aux autres croyants mais plus bien largement à celles et ceux en qui les valeurs humanistes sont ancrées et pour qui tout être, croyant ou non, est d’abord sa soeur, son frère. Car la religion pour être parfois, selon Marx, « l’opium du peuple» est d’abord, selon le même, « le soupir de l’âme oppriméel’âme d’un monde sans cœur. »

D’aucuns voient déjà, dans ce malheur, un signe des temps, de l’incurie de notre temps. Peut-être. Pour nous, retenons en ce début de Semaine sainte que les moments les plus forts de ce récit chrétien nous conte la Passion, c'est-à-dire la souffrance endurée dans la dignité pour aboutir à l’idée de Résurrection, c'est-à-dire de renaissance, de renouveau. C’est du reste sa force.

Sans doute que dans ces instants durant lesquels a eu lieu ce qu’il faut bien nommer un partage fraternel, une communion, devant le terrible incendie qui a ravagé Notre-Dame, communion qui perdure, pouvons-nous constater, dans notre société atomisée par la recherche mortifère de l’avoir, le besoin irrépressible et redoublé d’être ensemble autrement. Il nous est possible également de nous souvenir de ces paroles du chef des catholiques, le pape François qui, pour qualifier « le désir sans retenue de l’argent qui commande » employait l’expression de « fumier du diable ».

L’émoi provoqué par ce qu’un quotidien national nommait Notre- Drame tandis que le New York Times consacrait dès hier soir un long article à cette tragédie, l’émotion populaire, sont indéniables. En dépit de la dimension médiatique, ce saisissement n’est pas superficiel, il témoigne que, dans notre diversité même, le patrimoine nous constitue.

Ainsi, qu’on le veuille ou non, qu’on le sache ou pas, ce mardi 16 avril 2019, nous rappelle que nous avons été, que nous serons un jour ou l’autre, que sommes tous, en quelque sorte, des passagers de la cathédrale

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