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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 12:52
Projet de loi de Transformation de la fonction publique: interventions des députés communistes (13 mai, lettre du CIDEFE)
Interventions des députés communistes sur le projet de loi de Transformation de la fonction publique

Les députés communistes dénoncent les dangers du projet de loi de réforme de la fonction publique et son caractère idéologique.

 LUNDI 13 MAI 2019 :

  • Motion de rejet préalable : Stéphane PEU
  • M. Stéphane Peu. J’ai écouté attentivement Olivier Marleix. Il y a beaucoup de ses positions que je ne partage pas, mais je suis d’accord avec l’accent qu’il met sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires, que n’évoque nullement le projet de loi. Une diminution de 10 % en dix ans, c’est pourtant considérable ! Si, en plus d’un pouvoir d’achat qui se dégrade et d’un salaire très bas, on instaure dans la fonction publique la précarisation du statut et donc de l’emploi, c’est bel et bien une double peine qui risque de leur être réservée.

    Surtout, à défaut de voter en faveur des propos d’Olivier Marleix, je voterai sans réserve en faveur d’une motion de rejet de ce projet de loi. (M. Ugo Bernalicis applaudit.) Certes, le texte n’a pas pris de front le statut de la fonction publique, comme on pouvait le craindre à la lecture du rapport CAP22 : il y a visiblement eu un recul face au mécontentement du pays, face aux inquiétudes de la fonction publique, face au rejet unanime du texte par les organisations syndicales.

    Reste qu’en ce qui concerne le fondement de la fonction publique, à savoir son statut, avec ce qu’il implique de probité, de garantie de la laïcité – alors que d’autres pays ont cassé ce statut pour appliquer à la fonction publique les recettes du secteur privé –, le texte est pernicieux en ce qu’il ouvre massivement le recrutement de contractuels. Il attaque en effet de manière oblique le statut en question en jouant sur la durée, sur son extinction au terme d’un effacement progressif. On a vu le procédé à l’œuvre chez France Télécom, pour évoquer l’actualité récente. On a aussi connu cela dans les organismes publics d’habitations à loyers modéré, dont le changement de statut a rendu le recrutement de fonctionnaires impossible, puisqu’on ne pouvait embaucher que des personnels sous contrat de droit privé. C’est ainsi que s’éteint progressivement le statut de fonctionnaire dans des pans entiers de missions de service public.

    Voilà pourquoi les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine sont radicalement opposés au projet de loi. Si nous en avions eu l’occasion, nous aurions déposé une motion de rejet préalable ; mais il se trouve que c’était au tour des députés du groupe LR. Pour me résumer : nous ne voterons pas en faveur de leurs propos, mais de leur motion. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR. M. Ugo Bernalicis applaudit également.)

    M. André Chassaigne. Excellente synthèse !

  • Motion de renvoi en commission : André CHASSAIGNE
  • C’est, dans ce texte, la conception française du service public qui est remise en cause, et nous en ferons la démonstration dans la discussion générale et lors des débats qui suivront dans les jours qui viennent. Il existe d’autres raisons, en dehors de notre volonté de vous convaincre – cela ne nous demandera pas beaucoup de travail, parce que vous pensez certainement que ce texte propose des mesures que vous auriez aimé prendre mais que vous n’avez peut-être pas eu le courage politique d’assumer.
  • Parmi les sujets que nous pourrions évoquer, nous pourrions par exemple essayer de comprendre pourquoi le parcours a été aussi chaotique : après l’abandon de CAP22 – Comité action publique 2022 –, des mois et des mois de tergiversations ont été nécessaires pour tenter de sortir un texte, certes boiteux mais décisif quand même. Nous pourrions travailler sur le recours massif aux ordonnances, avec la multiplication de renvois en commission – un gros boulot à faire en commission ! Nous pourrions aussi préparer le travail du Conseil d’État, puisqu’il faudra conduire un énorme travail d’écriture des décrets. Enfin, il serait vraiment intéressant que vous nous donniez la définition de votre conception de l’idéologie managériale, qui constitue en fait le socle de ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI.)
  • Discussion générale : André CHASSAIGNE "Contrairement à ce que psalmodient les thuriféraires du libéralisme, non seulement le service public n’est pas une vieillerie dépassée, mais il conditionne, plus que jamais, l’avenir de la société moderne où le besoin de services publics ne fera que croître."

MARDI 14 MAI 2019 : 

  • Discussion Générale : Pierre DHARREVILLE "Au fond, vous voulez faire une réforme à bas bruit car vous n'en assumez pas les objectifs."
  • Discussion Générale : Stéphane PEU "Les députés communistes ont un lien singulier, politique, historique avec le statut de la fonction publique dont vous voulez tourner la page."

Lire l'article de Cidefil du 13 mai dans lequel sont publiés les amendements du groupe    

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:49
Eviction de Ian Brossat des candidats sérieux au débat de France 2: mobilisation générale pour le respect du pluralisme sur le service public d'information
Nous avons appris que France 2 souhaitait organiser, le mercredi 22 mai 2019, deux débats télévisés distincts pour les élections européennes.
Le premier débat comprendrait six personnalités de partis considérés comme « principaux », le second rassemblant en deuxième partie de soirée neuf autres têtes de listes considérées comme « secondaires ». 
Les équipes de France TV ont fait le choix de placer la liste du Parti Communiste Français dans la deuxième catégorie.
C’est un véritable scandale démocratique qui fait honte à la mission d’information et d’impartialité du service public, alors même qu’une autre chaîne privée (BFM) a fait le choix d’intégrer la tête de liste du PCF au débat avec les principales têtes de listes et que la première radio publique juge évident d’inviter Ian Brossat parmi les principales personnalités de cette campagne européenne. 
Cette décision est doublement inacceptable.
D’abord parce que ces débats interviennent à quatre jours du vote, et présentent donc un caractère crucial pour ces élections aux enjeux insuffisamment connus de nos concitoyens. Dans cette optique, il est particulièrement inacceptable que le service public audiovisuel s’arroge le droit de décider quelles listes figurent « en première division » et d’en reléguer d’autres en « deuxième division ». Nous refusons de nous faire voler une élection politique par un diktat médiatique. 
D’autre part, parce que le PCF ne saurait être considéré comme une force secondaire. Le PCF dispose de deux groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, de trois eurodéputés sortants et d’un réseau de 7000 élus locaux. Nous sommes en situation de responsabilité dans de nombreuses collectivités
Depuis le premier débat télévisé de France 2, notre campagne est marquée par une véritable dynamique. La presse, toutes tendances confondues, s’est d'ailleurs fait largement l’écho de cette percée…
Il serait donc particulièrement incompréhensible que France 2, chaîne du service public relègue au second plan la seule campagne de gauche ayant créé la surprise. 

Sur la base de ces arguments, nous te demandons donc une nouvelle fois d’intervenir personnellement auprès de France 2 afin de les faire revenir sur cette décision.

Pour cela, tu peux

- envoyer un mail de contestation aux adresses suivantes : 

delphine.ernotte@francetv.fr et yannick.letranchant@francetv.fr

 

- saisir le médiateur de France télévision :
  https://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/mediateur-info

 

- appeler directement le standard de France TV au 01 56 22 60 00 pour faire connaître ton mécontentement. 

 

Comptant sur ton intervention. 

 

Fraternellement. 

 

Igor Zamichiei 

Coordinateur national du CEN 

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:29
Ecole de la confiance : les sénateurs communistes dénoncent l’école à deux vitesses de Blanquer (Public Sénat, 13 mai)
Education

Ecole de la confiance : les sénateurs communistes dénoncent l’«école à deux vitesses» de Blanquer

A la veille du début de l’examen en séance du projet de loi du ministre de l’Education, les sénateurs communistes dénoncent, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 13 mai,  un texte qui « remet en question l’égalité des droits en matière d’éducation ». Ils s’opposent fortement à la possibilité de rapprocher écoles et collège.

Pour les sénateurs du groupe CRCE  le projet de loi pèche par « une absence totale de concertation » en amont. Ils vont déposé cet après-midi une motion préalable pour stopper  l’examen du texte. Elle ne devrait pas être adoptée.

Ils dénoncent une série de « mesures plus ou moins techniques, amenées en catimini ». Réforme après réforme, l’ambition de l’exécutif en matière d’éducation se dessine clairement, aux yeux des communistes.

« C’est une école à deux vitesses qui s’installe, avec une école pour les premiers de cordée et une école pour ceux qui ne sont rien » dénonce Céline Brulin.

Ecole de la confiance : les communistes dénoncent l’«école à deux vitesses» de Blanquer

A la veille du début de l’examen en séance du projet de loi du ministre de l’Education, les sénateurs PCF dénoncent un texte qui « remet en question l’égalité des droits en matière d’éducation ». Ils s’opposent fortement à la possibilité de rapprocher écoles et collège.

Les oppositions au projet de loi du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, se multiplient. Et les sénateurs communistes entendent bien s’en faire les relais. A la veille du début de l’examen du projet de loi à la Haute assemblée, les sénateurs communistes alertent sur le « bien mal nommé texte pour une école de la confiance », raille ce lundi, lors d’une conférence de presse, la sénatrice PCF de Seine-Maritime, Céline Brulin.

En commission, le texte du gouvernement a été largement remanié par la majorité sénatoriale de droite (voir notre article). Elle a notamment supprimé la mesure la plus polémique, introduite à l’Assemblée par un amendement des députés LREM, qui permet le rapprochement entre écoles et collège au sein d'établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). Quant à la mesure phare du texte sur l’obligation de scolarité dès 3 ans, au lieu de 6 ans, la commission en soutient le principe en l’assouplissant et en assurant une pleine compensation pour les communes. Dans les faits, cela ne concernera qu’une minorité d’enfants, environ 26.000.

« Absence totale de concertation »

Pour les sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste), le projet de loi pèche par « une absence totale de concertation » en amont. Ils ont déposé une motion préalable pour stopper dès demain l’examen du texte. Elle ne devrait pas être adoptée.

Ils dénoncent une série de « mesures plus ou moins techniques, amenées en catimini ». Réforme après réforme, l’ambition de l’exécutif en matière d’éducation se dessine clairement, aux yeux des communistes.

« C’est une école à deux vitesses qui s’installe, avec une école pour les premiers de cordée et une école pour ceux qui ne sont rien » dénonce Céline Brulin (voir la vidéo). Elle en veut pour preuve des « établissements d’enseignement international qui accueilleraient, de la maternelle au lycée, des élèves qui pratiqueraient plusieurs langues vivantes. Peut-être que c’est une volonté de la France d’accueillir des élèves de brexiters de la city ». « Entre la réforme du bac, du lycée, parcoursup et ce texte, les parents prennent conscience que cela fait système par un projet politique qui n’est pas assumé, ni revendiqué par le gouvernement », estime son collègue PCF des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias. Il ajoute :

« L’égalité des droits, en matière d’éducation, est remise en question ».

Un certain flou semble persister sur les établissements publics des savoirs fondamentaux. Si la commission les a supprimés, les communistes ont « senti qu’il n’y a pas d’unanimité au sein de la droite. Les débats seront relativement incertains en séance » pense Pierre Ouzoulias. Le sénateur LR Jacques Grosperrin, a en effet déposé avec huit de ses collègues un amendement rétablissant la possibilité de rapprocher écoles et collège, mais uniquement sur « la base du volontariat des collectivités territoriales et de la communauté éducative ». Un amendement similaire du groupe LREM (qui ne compte que 23 membres au Sénat) a aussi été déposé, conformément aux déclarations du ministre. Face à l’émoi, Jean-Michel Blanquer a assuré fin mars être prêt à voir son texte être amendé au Sénat. Il assure que les « établissements ne se feront que s’il y a un consensus local ».

« Le Sénat pourrait offrir une sortie de crise politique à Jean-Michel Blanquer »

Selon Pierre Ouzoulias, Jean-Michel Blanquer pourrait bien profiter du passage du texte devant la Haute assemblée. Le rapporteur du texte au Sénat, le sénateur LR Max Brisson, n'avait d’ailleurs pas exclu qu'un accord puisse se dégager en séance sur une nouvelle rédaction « qui rassure ». « Le Sénat pourrait lui offrir une sortie de crise politique. On a le sentiment que le ministre se satisferait bien d’un texte adopté en commission mixte paritaire (CMP) », où députés et sénateurs cherchent un texte commun, histoire d’éviter de devoir repasser devant l’Assemblée, en cas d’échec de la CMP.

Les communistes espèrent bien eux que ces amendements rétablissant les EPSF ne passeront pas. « Il y a un grand risque de voir des fusions, des regroupements, des mutualisations d’école. Et on sait qu’en zone rurale, ça pourrait être fatal » met en garde la sénatrice de Seine-Maritime. Emmanuel Macron a pourtant promis, à la sortie du grand débat, qu’il n’y aurait pas de fermeture d’école sans accord du maire d’ici 2022. Mais Céline Brulin a du mal à croire la parole présidentielle. Elle y voit « une part d’enfumage ». « Il y a une très forte mobilisation contre les EPSF. On veut jouer de ça, appuyer sur ça » ne se cache pas Céline Brulin, qui compte sur l’opposition d’une bonne partie de la droite sénatoriale.

« Précarisation » des AESH

Dans la salle qui sert habituellement aux réunions du groupe CRCE, les deux sénateurs sont accompagnés de personnels du monde de l’éducation. Manière d’illustrer ce vent de résistance. Corinne Blieck, présidente de l’association nationale des directeurs de CIO (centre d’information et d’orientation, qui ne sont pas concernés directement par la réforme), dénonce la réduction du nombre de lieu d’accueil « de 454 à 120/150. Il y a des départements qui se retrouveront avec un seul CIO et des gros départements n’en auront que deux » selon Corinne Blieck. A sa gauche, Hélène Elouard, responsable CGT Education pour les AESH (accompagnant élève en situation de handicap), dénonce elle leur « précarisation ». Mercredi, à 13 heures, elle sera devant le Sénat pour manifester.

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 19:51
Européennes - 2000 élus locaux lancent un appel à voter pour la liste conduite par Ian Brossat (Pierre Duquesne, L'Humanité, 14 mai) ... et dans le Finistère
Européennes. « Pour nous, élus locaux, cette élection est décisive »
Mardi, 14 Mai, 2019

Deux mille élus lancent un appel à voter pour la liste PCF. Qu’ils soient de zone rurale ou de banlieue, tous mettent en avant la défense des services publics.

Certains n’avaient jamais lancé de tels appels, mais cette fois ils se mouillent. « Cinquante-six élus locaux, dans la Sarthe, parfois élus dans de petits villages et non communistes, appellent à voter pour la liste conduite par Ian Brossat », se réjouit Gilles Leproust, maire communiste d’Allonnes. Ils font partie des 2 000 élus, environ, qui invitent leurs concitoyens à adresser, via le bulletin de vote, un carton rouge à Emmanuel Macron et à en finir avec les politiques libérales européennes.

Ce scrutin « n’est pas sans lien avec les problématiques que nous vivons au quotidien », poursuit Gilles Leproust : « La guerre au déficit de 3 % a conduit les gouvernements, ces dernières années, à baisser les dotations aux collectivités et à multiplier les coups contre les services publics. Que l’on soit maire d’une ville comme Allonnes, d’une grande intercommunalité ou d’une commune rurale, nous y sommes tous confrontés et nous avons tous intérêt à infléchir la politique menée au niveau européen. »

À Boulazac-Isle-Manoire (Dordogne), Jacques Auzou ne s’est pas posé de question. « Cela fait soixante-dix ans que je suis militant communiste, et j’ai toujours pris position publiquement », relate le maire de cette commune nouvelle qui jouxte Périgueux. Cette année, il le fait avec d’autant plus de conviction qu’il « ne sent pas, malheureusement, une grande mobilisation pour le 26 mai ». Dans sa commune, qui compte près de 10 000 habitants et environ 7 000 emplois, il craint que les classes populaires et les salariés ne soient les moins mobilisés. La liste de Ian Brossat, qui « rajeunit le message et la perception de notre organisation », peut être un moyen pour ces catégories de se faire entendre.

La défense des services publics a aussi une résonance puissante à Périgueux, où 2 500 personnes travaillent au centre hospitalier et 600 autres font tourner le centre de maintenance de la SNCF. Pas besoin de longues arguties, là-bas, pour démontrer l’impact désastreux de la directive libéralisant le rail européen… À Boulazac aussi, l’austérité se perçoit à chaque conseil municipal. « On nous avait promis, après la scréation de la ville nouvelle, que nos ressources seraient garanties pendant trois ans. À la troisième année, il nous manque déjà 90 000 euros sur les sommes promises », relève Jacques Auzou.

Sept électeurs sur dix ne s’étaient pas déplacés aux urnes en 2014

D’autres décisions, prises à Bruxelles ou à Strasbourg, ont des effets directs dans nos villes, poursuit de son côté le maire d’Allonnes, banlieue populaire du Mans. Il cite notamment le programme d’aide alimentaire européen, si utile aux associations de solidarité comme le Secours populaire ou le Secours catholique, à nouveau menacé. « Il y a urgence à dire : pas touche à ce programme ! »

« Les services publics, c’est ce qui permet aux habitants de notre ville, l’une des plus pauvres de France, d’avoir les mêmes droits que les autres », aime à dire Meriem Derkaoui, maire PCF d’Aubervilliers, où sept électeurs sur dix ne s’étaient pas déplacés aux urnes en 2014. L’élue a un argument imparable pour que ses administrés fassent entendre leur voix et votent pour la liste conduite par Ian Brossat : « Est-ce que l’on veut une Europe aux mains des nationalistes, qui vantent le repli sur soi, ou souhaite-t-on qu’elle soit à l’image de notre ville, accueillante, solidaire, qui s’est construite avec plusieurs vagues de migration, une ville où l’on n’a pas peur des autres ? » Ce message, très politique, fait mouche dans cette ville populaire.

Pierre Duquesne
 
 
Et à ce jour, 39 élus dans le Finistère soutiennent ouvertement la liste Européennes du PCF conduite par Ian Brossat.
 
dont
 
2 maires:
Paul Quemener à Berrien
Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel (Rosporden-Kernevel)
 
12 adjoints au maire:
Eric Guellec (Brest)
Jacqueline Héré (Brest)
Isabelle Mazelin (Le Relecq Kerhuon)
Claudie Bournot Gallou (Le Relecq Kerhuon)
Marie-Christine Mahmutovic (Le Relecq Kerhuon)
Karen Le Moal (adjointe aux sports Rosporden/Kernével-Front de Gauche)
Jean-Marie Cloarec (adjoint Communication/culture Rosporden/ Kernével - Front de Gauche)
Marie-Pierre Coant (Berrien)
Thierry Le Guennou (Baye)
Jeremy Lainé (Guimaëc)
Patrick Asselbourg (Plourin les Morlaix)
Jean-François Penven (Huelgoat)
 
25 conseillers municipaux, conseillers délégués, et conseillers communautaires:
 
Claude Bellec (conseiller déléguée) Brest
Jean-Michel Le Lorc'h (conseiller délégué) Brest
Larry Réa conseiller délégué ( Le Relecq-Kerhuon)
Pascal Ségalen (Le Relecq Kerhuon)
Pierre-Yves Liziar (Le Relecq-Kerhuon)
Piero Rainero (Quimper)
Michel Le Goff (Bannalec)
Alain Olivier (Plozévet)
Olivier Coquelin (Plomeur)
Hugues Tupin conseiller municipal et communautaire Douarnenez (opposition Initiatives Citoyennes)
Ludovic Quelennec (Kerlaz)
Anita Richard (également conseillère communautaire Rosporden-Kernevel)
Françoise Nioche (Rosporden Kernevel)
Patrice Porodo (Rosporden Kernevel)
Morvan Pierig (Rosporden Kernevel)
Djelloul BENHENNI Conseiller municipal de Rosporden / Kernével Front de Gauche
Etienne Le Bellec (Guilvinec)
Jean-Michel Le Mieux (Scaër)
André Paulus (La Feuillée) 
Ismaël Dupont (également conseiller communautaire Morlaix)
Valèrie Scattolin (Morlaix)
Roger Héré (Plouigneau)
Jean-Claude David (Plourin les Morlaix)
Hervé Penven Conseiller municipal de Locmaria-Berrien-Poullaouen
Patrick Cochennec Conseiller municipal de Cléden-Poher
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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 19:46
Anicet Le Pors, ancien ministre communiste de la Fonction publique: le fonctionnaire doit être citoyen et non sujet (entretien avec Aurélien Soucheyre, L'Humanité - 14 mai)
Entretien. « Le fonctionnaire doit être citoyen et non sujet »
Mardi, 14 Mai, 2019

L’ancien ministre communiste de la Fonction publique, Anicet Le Pors, pointe les dangers de la réforme de cette dernière, examinée depuis lundi soir à l’Assemblée.

Que pensez-vous de la réforme préparée par le gouvernement ?

Anicet Le Pors Le recrutement massif des contractuels non fonctionnaires à tous les niveaux de la fonction publique est un danger. Il vise à éteindre les statuts qui régissent ces organismes. Il y a à terme un risque de privatisation de l’appareil d’État, de captation de l’action publique par le privé. Cette réforme va brouiller les finalités et spécificités du service et de la fonction publics, qui sont celles de l’intérêt général. Si d’autres mentalités s’imposent, dont le souci de rentabilité venant du privé, il y aura dégradation des services. Le danger est de voir se développer des conflits d’intérêts, du clientélisme et de la corruption, dont la fonction publique française est en grande partie préservée. Ne pas conserver les exigences de formation et les garanties actuelles, multiplier les missions courtes, affaiblir les capacités d’intervention des représentants et des organisations syndicales n’augurent rien de bon pour la gestion des personnels et la qualité du service. Cette réforme est aussi particulièrement dangereuse car elle ne fait rien contre le pantouflage et le rétro-pantouflage, c’est-à-dire les allers-retours des hauts fonctionnaires entre le public et le privé. Quels sont les intérêts qui les guident ? Il faudrait rendre leur sortie de la fonction publique très onéreuse et irréversible.

L’exécutif ne s’attaque pas frontalement au statut de la fonction publique, mais le contourne. Pourquoi ?

Anicet Le Pors Car il est solide et adaptable. Il est aussi apprécié par les fonctionnaires, par toutes les organisations syndicales qui s’opposent à une réforme qui n’est demandée ni par l’opinion publique, ni par les élus. Cette méthode n’est pas nouvelle. Elle a déjà été utilisée à France Télécom et à La Poste, et a déjà été envisagée pour nuire à toute la fonction publique. En 2003, le Conseil d’État préconisait de faire du contrat une source autonome du droit de la fonction publique. En 2007, Nicolas Sarkozy voulait substituer au concours de la fonction publique les contrats de droit privé négociés de gré à gré. Cette tentative a échoué car la crise financière de 2008 a démontré tout l’intérêt qu’avait la France à disposer d’un secteur public étendu et influent, qui a été un véritable amortisseur social de la crise financière. Aujourd’hui, Macron retente le coup. Après avoir commencé par une attaque contre le Code du travail, il entreprend sans le dire une croisade contre les statuts, démarrée frontalement l’an dernier à la SNCF. Ici comme ailleurs, le recours à des non-fonctionnaires est plus adéquat avec le libéralisme et la marchandisation du moindre service.

Quelle est votre conception de la fonction publique ?

Anicet Le Pors Le statut de 1946, comme celui de 1983 – je l’ai affirmé sans cesse –, est né pour consolider la conception du fonctionnaire-citoyen, qui s’oppose à celle du fonctionnaire-sujet qui a prévalu du XIX e siècle à la première moitié du XX e. Dans la conception citoyenne, il est bien affirmé que le fonctionnaire doit exécuter les tâches qui lui sont confiées dans le cadre de l’intérêt général, avec une marge d’appréciation. Jamais il ne se comporte en obéisseur soumis à des ordres. Il a la responsabilité de se conformer aux instructions, mais n’est pas délié de sa propre responsabilité. S’il considère qu’une consigne est illégale ou contraire à sa mission, il doit refuser de l’exécuter. Nous sommes ici très loin de l’idéologie managériale et de ses seuls indicateurs de rentabilité et de performance, qui enferment dans l’infantilisation, l’intimidation et la perte de sens. Je précise en outre que le statut de la fonction publique n’est pas un blanc-seing. Il protège de l’arbitraire politique, mais pas de sanctions, en cas de manquements, qui vont jusqu’à la révocation, pratiquée chaque année.

Que pensez-vous de la suppression de l’ENA ?

Anicet Le Pors Il s’agit d’une diversion à la réforme de la fonction publique. L’idée est de tout changer pour que rien ne change au niveau de la fabrication des castes. Mais il y a peut-être aussi une explication psychologique. En voulant supprimer l’ENA, qui l’a fabriqué, Macron repousse du pied l’échelle après être arrivé en haut. Pourquoi cette coquetterie suprême ? Je crois qu’il est à un degré de vanité tel qu’il refuse d’être le produit d’une cause identifiable, aussi prestigieuse soit-elle. Il récuse ce qui l’a fait, pour n’exister que par lui-même. C’est un démiurge. Après tout, Jupiter n’a pas fait l’ENA. Jupiter n’existe qu’en tant que Jupiter. Mais je veux aussi rappeler qu’à gauche, on a longtemps vu dans l’ENA une manière d’être progressiste par rapport au système de recrutement népotique qui existait avant. C’était l’ambition de Maurice Thorez. C’était et c’est toujours la mienne, puisque je pense qu’il faut réformer l’ENA, et non pas la supprimer, en réservant de nouveau la 3 e voie d’accès à des militants syndicaux, des dirigeants d’associations publiques et des élus.

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 19:44
Médias. Relegué par France 2, le PCF se mobilise (L'Humanité, 14 mai 2019)
Médias. Relégué par France 2, le PCF se mobilise
Mardi, 14 Mai, 2019

Ian Brossat refuse d’être renvoyé parmi les « petits » candidats lors du débat du 22 mai.

Le hashtag du PCF, #PasSansNous, est de retour pour dénoncer une nouvelle éviction de sa tête de liste pour les élections européennes, Ian Brossat, par France 2. Cette fois, il s’agit du débat organisé par la chaîne publique le 22 mai avant le scrutin du 26 mai. L’émission est pour l’instant prévue en deux parties : la première avec les candidats du PS-PP, d’EELV, et de la FI, mais aussi les chefs de parti LR, LaREM et RN. La seconde, en fin de soirée, serait consacrée à 9 autres candidats. « C’est honteux. France 2 fait l’élection avant les électeurs et divise les candidats en deux catégories,“les gros’’ et “les petits’’, choisis par ses soins avec un traitement, de surcroît, tout à fait inéquitable entre elles. C’est un déni de démocratie ! » fustige Ian Brossat. « Nous refusons de nous faire voler une élection politique par un diktat médiatique », ajoute Igor Zamichiei, coordinateur de l’exécutif du PCF.

Le PCF entend faire valoir sa représentativité

Le PCF appelle ainsi « tous ceux qui sont attachés aux principes démocratiques élémentaires » à décrocher leur téléphone pour signifier leur désaccord auprès du standard de France 2, qui n’en est pas à son coup d’essai. Le premier débat de la campagne, le 4 avril, dans l’Émission politique, avait déjà donné lieu à une passe d’armes avec plusieurs candidats. La chaîne avait finalement invité Ian Brossat puis Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot à qui la justice avait donné raison – malgré l’invalidation le jour même de la décision par le Conseil d’État.

Il faut dire qu’en période électorale, l’accès aux médias audiovisuels des différents candidats – dont le CSA doit être le garant – repose sur le principe, non pas d’égalité, mais d’équité. Celui-ci « implique que les services de télévision allouent aux candidats (ou aux partis politiques) et à leurs soutiens des temps de parole ou d’antenne en tenant compte de leur représentativité et de leur implication effective dans la campagne », énonce l’organisme. Scores au précédent scrutin ou sondages entrent ainsi en ligne de compte. Le PCF entend faire valoir sa représentativité, via les deux groupes qu’il compte au Parlement, ses 7 000 élus locaux, ses eurodéputés… « Nous sommes aussi la seule force politique de gauche à avoir rejeté tous les traités européens, la seule liste à l’image de la société française et à pouvoir faire entrer une ouvrière au Parlement européen, insiste Ian Brossat. Notre voix ne peut être remplacée par une autre. »

Julia Hamlaoui
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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 18:40
Arthur Hay, secrétaire général CGT du premier syndicat des coursiers à vélo, candidat sur la liste de Ian Brossat (L'Humanité, 13 mai 2019 - Marion d'Allard)
Une bataille pour la reconnaissance des salariés ubérisés
Lundi, 13 Mai, 2019

Arthur Hay, Secrétaire général CGT du premier syndicat de France des coursiers à vélo.

Arthur Hay a 30 ans et depuis plus de trois ans il arpente, à vélo et sac au dos, les rues de Bordeaux. Il est un « ubérisé » comme ont dit, coursier pour le compte de la plateforme de livraison de repas à domicile Deliveroo. « J’ai pris conscience très vite que mon contrat ne me protégeait pas, que la plupart de mes conditions de travail se résumaient en des engagements oraux, ou l’envoi de mails fixant ma tarification », se souvient Arthur. Mais c’est la fermeture du service de livraison de Take eat easy, autre mastodonte du secteur, qui va servir de détonateur. « Ça a été pour moi et pour beaucoup de coursiers, un réveil nécessaire. Nos collègues se sont retrouvés sans boulot, prévenus par mail ou par texto. C’est à ce moment-là que nous avons compris notre fragilité, notre réelle dépendance aux plateformes », poursuit Arthur Hay. Deliveroo se nourrit sur la bête et récupère coursiers et clients à son défunt concurrent. C’est à ce moment-là que la start-up créée, pour les coursiers transfuges de Take eat easy, un contrat « 100 % à la tâche », instaurant, de fait, une concurrence entre les nouveaux et les anciens coursiers, toujours payés à l’heure. Face à l’urgence, la riposte s’organise. « On a commencé à faire des réunions sur Bordeaux, pour en discuter entre nous et de collectifs informels, on a rapidement ressenti un besoin de structuration », explique Arthur. L’idée de se rassembler sous l’étiquette CGT ne fait alors guère de débat. « C’est un syndicat puissant, qui se bat réellement pour les droits des travailleurs et qui nous a très vite apporté de précieux conseils et un soutien logistique ».

Pour autant, Arthur Hay garde le sentiment amer que le syndicalisme est en train de « passer à côté d’un enjeu énorme ». « Nous sommes 100 000 travailleurs ubérisés en France, et la propagation de ces nouvelles formes d’exploitation est invraisemblable » explique le jeune coursier à vélo. Pour lui, organiser la lutte est un casse-tête. « Se syndiquer nous expose à des déconnexions arbitraires et il est extrêmement difficile de construire le rapport de force avec un turn-over de 3 ou 4 mois dans nos professions ». Le syndicaliste l’avoue, il n’a pas de « solution miracle ». Mais dans un contexte politique défavorable, avec un gouvernement plus attentif aux arguments des plateformes qu’à la défense des travailleurs, « le monde syndical devrait prendre notre situation à bras-le-corps », estime le jeune cégétiste. « Nous nous sommes structurés, nous avons réussi à gagner la bataille de l’information, mais maintenant, conclut-il, nous avons besoin de moyens pour gagner le droit d’être protégés par la loi et de vivre dignement de notre métier ». M. D’A.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 18:35
Dessin Agence Média Palestine

Dessin Agence Média Palestine

Agence Média Palestine: 

"Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l'inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l'autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l'apartheid.

"Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l'Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël."Lire la suite de cette belle et puissante tribune de solidarité publiée le 10 mai dernier sur le site de Médiapart.

 

Partout en Europe, les manifestations contre l'Eurovision en Israël ont eu lieu ces derniers mois, comme en témoigne cet article du journaliste Ali Abunimah:

Les manifestations contre l’Eurovision progressent en solidarité avec la Palestine

Nous, artistes français, dénonçons l'Eurovision 2019 en Israël
Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l'artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l'artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu'ils «n’iront pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l'intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l'ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l'un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l'Etat d'Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l'inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l'autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l'apartheid.  

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l'Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d'occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique- Laurent CAUWET, Alain CASTAN, éditeur, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur- Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur- Franck CHENAL, musicien- Matthieu COLLOGHAN, peintre-  Enzo CORMANN, écrivain- Jean-Luc COUDRAY, dessinateur- Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur- Gerty DAMBURY, metteure en scène- Bruno DARAQUY, chanteur- Yvan DAUTIN, chanteur- Fanny DEKKARI, conteuse- Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur- Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène- Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur- Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur- Nicolas FERNANDES, musicien- Pedro FIDALGO, réalisateur- Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP, du groupe IAM, musiciens ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d'art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR,  artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Annie OHAYON, productrice ;

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; François RUDEL, sculpteur ; 

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur ;

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice ;

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 10:04
100 personnalités pour une nouvelle Europe avec Ian Brossat et les candidats de la liste L'Europe des gens contre l'Europe de l'argent (Humanité Dimanche)
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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 05:27
Christelle Dumont est soutenue par Christian Peltais, élu alréen, et Michel le Scouarnec, ancien sénateur. (Photo Véronique Le Bagousse, Le Télégramme)

Christelle Dumont est soutenue par Christian Peltais, élu alréen, et Michel le Scouarnec, ancien sénateur. (Photo Véronique Le Bagousse, Le Télégramme)

Déjà impliquée localement comme syndicaliste à la CGT, Christelle Dumont, 54 ans, divorcée et mère de deux enfants, vient de rejoindre le Parti communiste français et se présente sur sa liste aux élections européennes. Placée à 58e position, cette aide soignante, engagée depuis 2012, habite Belle-Ile. Originaire du Jura, elle est tombée amoureuse de la Bretagne, il y a 25 ans, et s’est installée sur l’île.

Connue pour ses convictions, qu’elle n’a pas hésité à défendre à travers une grève de la faim pour le maintien d’un service de blanchisserie de l’hôpital Lanco à Belle-Ile, l’an passé, elle soutient actuellement la grève reconductible depuis le 24 avril, pour la défense de douze postes d’aides soignants qui devraient être supprimés, le 3 juin prochain, avec le déménagement dans le nouvel hôpital. Aujourd’hui, elle souhaite avant tout défendre les territoires, les services publics, le social et les finances publiques. Pour ce faire, son combat s’articule autour de la lutte contre l’évasion fiscale « qui représente 1 000 milliards d’euros au niveau européen » et la mise en place de l’harmonisation d’un Smic européen.

Réunion publique pour le pays d’Auray, le 14 mai, à la salle municipale Hélène-Branche, au pôle du Penher, à Auray. Accueil à 19 h 30. Intervention de Philippe Jumeau secrétaire départemental du Parti communiste.
 
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