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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:17
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 06:01

 

Les prix du gaz en Europe ont dépassé les 30 € du mégawattheure sur le marché de gros, au plus haut depuis près de treize ans.

 

 

Les principales raisons évoquées sont la hausse des prix du gaz sur le marché mondial liée à la reprise économique qui dope la demande, le bas niveaux des stocks de gaz dont le remplissage a été lent au printemps à cause des températures en-dessous des normes saisonnières, des opérations de maintenance en mer du Nord qui entraînent une réduction des importations de gaz norvégien en Europe, une augmentation de la consommation de gaz pour la production d'électricité compte tenu de la hausse du prix des quotas d’émission de CO2 en Europe...
La France qui importe 99% du gaz va subir de plein fouet cette progression et cela aura des conséquences très concrètes sur la facture des consommateurs qui subiront une augmentation de près de 10 % au 1er juillet prochain. `


Depuis l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du secteur de l’énergie, les prix d’électricité ou de gaz sont à la hausse en France mais également partout en Europe. Il y a quelques jours, le gouvernement espagnol a décidé de baisser de moitié le taux de TVA sur l’électricité de 21% à 10% tant que les prix sur le marché de gros resteront élevés. Cette mesure concerne environ 612 000 ménages.


Comme nous le revendiquons depuis longtemps, notre parti milite pour une application d’un % de TVA réduit à 5.5 % sur les factures de gaz et d’électricité pour l’ensemble des consommateurs. Le gouvernement français pourrait prendre appui sur son voisin et agir immédiatement pour réduire les dépenses incompressibles des ménages. Après plus d’un an et demi de pandémie sanitaire entrainant perte d’emploi et chômage partiel subis, cela serait une juste mesure sociale.

 

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 05:57

 

Les résultats du second tour des élections régionales et départementales restent marqués par une abstention historique, confirmant ainsi la profondeur de la crise de représentation et des institutions qui asphyxie la démocratie dans notre pays.

 

 

Les électrices et électeurs ont ainsi de nouveau exprimé massivement qu’ils ne sentaient pas prises en compte leurs préoccupations et leurs aspirations et qu’ils pensaient que le vote à ces scrutins ne changerait rien à leur vie quotidienne.

Cet effondrement démocratique mobilise les communistes pour résister à la soumission du pouvoir exécutif au capital et pour placer au cœur du débat politique les réponses aux besoins fondamentaux de nos concitoyennes et concitoyens. Il est urgent de promouvoir une nouvelle démocratie, avec de nouveaux pouvoirs et de nouvelles institutions, afin que les citoyen·ne·s et les salarié·e·s puissent se faire entendre.

L’échec de la République en marche est encore amplifié par rapport au premier tour. La politique du pouvoir exécutif est clairement sanctionnée.

Le pouvoir doit entendre le message des Français·es et renoncer à ses réformes de régression sociale.

Avec son gouvernement, le président de la République, qui s’est directement impliqué dans la campagne électorale durant ces derniers jours, porte une lourde responsabilité dans l’état du pays, tant par la politique menée que par la dévalorisation organisée de ces scrutins marqués par de nombreux manquements dans l’acheminement du matériel électoral au domicile des électrices et électeurs.

Face au danger que représente le Rassemblement national pour la France, le PCF est fier d’avoir contribué à sa défaite dans toutes les régions et départements, notamment dans la région Provence Alpes Côte-d’Azur, en se positionnant très tôt avec clarté à l’issue du premier tour pour lui faire barrage. Dans les départements, les communistes prennent une part très large à la défaite du RN. Au sortir de ce scrutin, le RN n’est plus présent que dans 15 cantons dans notre pays et perd de nombreux élus régionaux.


Le PCF se félicite du succès de ses candidates et candidats et des forces de gauche et écologistes rassemblées, qui remportent cinq des treize régions métropolitaines, de la magnifique victoire à La Réunion de notre camarade Huguette Bello, de Gabriel Serville en Guyane, et de la réélection de majorités de gauche dans les départements.


Nous remercions les électrices et les électeurs qui ont permis ces succès qui conduisent nationalement à un doublement du nombre de conseiller·e·s régionaux communistes, passant de 29 à 62 élu·e·s, et à l’entrée d’élu·e·s communistes dans 17 conseils départementaux où nous étions absents. Ces résultats constituent une progression inédite pour le PCF au scrutin régional depuis de nombreuses années et une extension de notre implantation départementale. Le PCF reste la troisième force politique en implantation d’élu·e·s locaux sur l’ensemble du territoire national. Bravo à tous les élu.e.s communistes à ces scrutins.


Ces élu·e·s, au sein de majorités de gauche, seront autant de points d’appui pour résister aux attaques du pouvoir et de la droite, et pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux aspirations des populations, des familles populaires et des salarié·e·s, partout en France, tout comme le seront tou·te·s les conseiller·e·s d’opposition de gauche, et particulièrement les élu·e·s communistes, dans les régions et départements remportés par la droite.


Le basculement à droite du conseil départemental du Val-de-Marne est une douloureuse perte pour les communistes. Nous pensons d’abord aux Val-de-Marnaises et Val-de-Marnais, aux grandes avancées conquises dans ce département et désormais menacées par la droite. Nous affirmons toute notre solidarité à notre camarade Christian Favier et aux élu·e·s qui ont dirigé ce département à ses côtés, ainsi qu’à tous les communistes du département qui ont tant consacré d’énergie dans cette campagne. Dans ce contexte, nous n’aurons de cesse de nous mobiliser, avec les électeurs et électrices de gauche qui espéraient voir reconduite une majorité de progrès. Aux côtés des habitant·e·s, nous serons de toutes les batailles contre les régressions que voudra imposer la nouvelle majorité départementale.


La droite sort renforcée de ce scrutin. Dans les régions et départements remportés par la droite, le risque est grand de reculs pour les services publics, l’emploi et la formation professionnelle, les politiques sociales et écologiques, d'éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance y ont ce soir de nouveaux alliés, alors que c'est là qu'il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s'annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d'une République solidaire et fraternelle.


Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique dans laquelle les communistes entendent poursuivre résolument le combat pour une issue à la crise, contre l'extrême droite, mettre en échec les projets de la droite et du pouvoir exécutif, agir contre toute politique de soumission au capital. C’est le sens de la détermination du PCF à faire grandir les luttes sociales, à mettre la gauche au service d’une grande ambition de transformation sociale, écologique, démocratique. La candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2022 entend ainsi relever le défi des jours heureux et créer les conditions d’un pacte d’engagements communs aux prochaines élections législatives.

Paris, le 28 juin 2021.
Parti communiste français.

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 06:21
Rapport sur les ventes d'armes françaises : Partialité et opacité (PCF, Pascal Torre, 10 juin 2021)

Le rapport annuel du ministère des Armées sur les exportations d’armes françaises dans le monde vient d’être publié le 1er juin. Il s’inscrit dans le cadre d’une montée des tensions internationales mais aussi d’une nouvelle vague de militarisation qui vise à renforcer le camp occidental et à légitimer les idéologies guerrières. En dépit de quelques avancées, ce document reste opaque et incomplet ne permettant pas d’apprécier la légalité de ces ventes.

Sans surprise, la France occupe le 3e rang mondial des pays exportateurs derrière les Etats-Unis et la Russie mais devant l’Allemagne et la Chine. Le montant global s’élève pour 2020 à 4,9 milliards d’euros soit un recul de 41% par rapport à l’année précédente. Ces résultats s’expliquent par la crise sanitaire mais ne traduisent en rien une tendance de fond.

L’Arabie Saoudite, les Etats-Unis, le Maroc, le Royaume-Uni, l’Inde, la Grèce, le Sénégal, l’Australie, les Emirats Arabes Unis et Singapour constituent le groupe des dix premiers pays acheteurs. Par espaces régionaux, l’Europe totalise 25% des ventes, le Moyen-Orient : 24%, l’Asie-Pacifique : 22% et l’Afrique : 18%.

L’omniprésence des pays du Golfe demeure un objet de préoccupations car ces Etats bafouent les droits humains, violent le droit international humanitaire et sont engagés dans des conflits brutaux contre les populations yéménites. Si le rapport mentionne l’achat de systèmes de défense anti-aérienne, des robots de déminage sous-marins ainsi que des munitions, traduisant l’exacerbation de la conflictualité avec l’Iran, rien n’est dit sur la vente de navires de guerre à Riyad qui participent au blocus naval du Yémen. La vente de systèmes de défense anti-aérienne, de canons Caesar et de véhicules tactiques légers à Rabat, utilisés dans la répression du peuple sahraoui des territoires occupés, constitue également une violation du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) dont la France est signataire.

A la différence de ce qui se passe au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Pays-Bas, il n’y a pas vraiment de contrôle parlementaire sur les décisions du pouvoir exécutif en matière de ventes d’armes. Ce rapport ne donne pas d’informations exhaustives entretenant le flou sur des aspects essentiels. Si les destinataires des armes sont bien désignés, leurs utilisateurs ne le sont pas. De plus, Paris utilise des intermédiaires en exportant des pièces détachées vers d’autres pays qui se chargent d’assembler les armes et de les vendre à qui bon leur semble. Quant aux licences non octroyées, aucun motif n’est communiqué. Dans ces tractations, l’opinion publique française devra se contenter des « garanties » qu’E. Macron affirme avoir reçues…comme pour le Yémen.

Cependant, l’émotion que suscite l’épouvantable crise humanitaire yéménite fait bouger les consciences. Une enquête commandée par Amnesty International montre que les ventes d’armes suscitent de plus en plus d’intérêt. Trois quarts des Français s’estiment mal informés et souhaitent plus de contrôles et de transparence. Dans une même proportion, ils estiment que le commerce des armes est contradictoire avec les valeurs portées par notre pays. Cela met à mal la théorie défendue par E. Macron ou J.-Y. Le Drian selon laquelle ces ventes assureraient le rayonnement et la compétitivité de notre pays. Il faut une certaine dose de cynisme pour prétendre que les ventes d’armes à l’Egypte, qui compte 60 000 prisonniers politiques, participent au prestige international de la France !

La question des ventes d’armes doit rester au cœur de nos préoccupations car c’est le moyen de mieux percevoir les faiblesses de la paix. Alors que la pandémie de Covid-19 a plongé le monde dans la tourmente, nourrir les guerres est une folie. La course aux armements n’assure en rien la sécurité des peuples. La paix est un projet politique au centre des luttes émancipatrices, un élément incontournable de tout projet global pour l’humanité. Notre monde a besoin de solidarité et de coopération ce qui passe par la démilitarisation et la diminution drastique des dépenses d’armements. Cet engagement est consubstantiel du combat communiste.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:47
Régionales 2021. Delphine Alexandre : « 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées, c’est possible » (L'Humanité, 14 juin 2021)
Régionales 2021. Delphine Alexandre : « 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées, c’est possible »
Lundi 14 Juin 2021

Un candidat, un enjeu Delphine Alexandre, cheffe de file des communistes sur la liste PS-PCF en Bretagne, entend défendre avec une régionalisation de la PAC des engagements pour les circuits courts, ou l’accompagnement à l’installation, la transition vers un modèle agricole « rémunérateur pour le travail paysan et respectueux de l’environnement ».

L’agriculture et l’agroalimentaire vont compter dans leur choix aux élections régionales pour 94 % des Bretons, selon un sondage Odoxa. C’est dire si la question est d’importance dans ce scrutin où la liste PS-PCF, conduite par le président sortant Loïg Chesnais-Girard, fait pour l’heure jeu égal dans les sondages avec celle de son ancien vice-président, Thierry Burlot, devenu candidat LaREM-Modem-UDI et pourrait être devancée, pour la première fois, au premier tour, par le candidat RN, selon une récente enquête Ipsos.

L’agriculture et l’agroalimentaire sont très pourvoyeurs d’emplois en Bretagne, comment concilier ces enjeux avec un modèle moins intensif ?

Delphine Alexandre L’agriculture représente encore 70 000 emplois en Bretagne. Les toutes petites exploitations familiales ont été victimes des règles libérales définies par la France et l’Europe, et nous avons des spécificités comme le problème des algues vertes ou la protection de la ressource en eau. Pour favoriser une agriculture à la fois rémunératrice pour le travail paysan et respectueuse de l’environnement, nous voulons via une régionalisation de la PAC avoir les moyens d’une répartition plus redistributive des aides afin de soutenir davantage les exploitations familiales et biologiques. Lors de la dernière mandature, par exemple, 235 millions d’euros publics ont été consacrés à la modernisation, cela correspond à 11 400 exploitations. Ces aides risquent d’être recentralisées à partir de 2023, mais le gouvernement laisse la porte ouverte à l’expérimentation. Nous voulons nous en saisir.

Outre cette régionalisation de la PAC, avec quels leviers proposez-vous d’agir ?

Delphine Alexandre Le renouvellement de la génération d’agriculteurs est un enjeu majeur. Parmi les installations soutenues pour cela par la région, une sur trois est en agriculture bio. À défaut de soutien, les agrandissements d’exploitation se poursuivront tout comme leur surcapitalisation qui risque de les rendre moins transmissibles, empêchant les agriculteurs de maîtriser leur outil de travail. Nous avons encore beaucoup de transmission intrafamiliale mais elles ne sont plus le modèle dominant. Nous voulons donc garantir 1 000 installations par an, renforcer le réseau de lycées agricoles publics et doubler le nombre de fermes engagées en agroécologie avec des contrats pluriannuels de la région qui en compte déjà 5 500. Nous proposons également d’agir le foncier agricole mais aussi à travers l’objectif de 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées à la fin du mandat.

Les Algues vertes, qui prolifèrent sous l’effet des nitrates issus de l’agriculture industrielle, ont suscité de nouvelles mobilisations au début du mois. Face à cet enjeu, la transition agricole n’est-elle pas trop douce ?

Delphine Alexandre: Le seul levier sur lequel on peut agir, c’est en effet le taux de nitrate présent dans les eaux qui est lié à 90 % aux activités agricoles. En 2011, l’État a lancé le plan contre la prolifération des algues vertes portant sur le ramassage, la recherche et la réduction des fuites d’azotes. La Cour des comptes a établi, dans un document qui devait être publié en juillet 2021 mais qui a fuité, que les moyens sont insuffisants, que des indicateurs et des objectifs plus précis sont nécessaires et qu’il faut du contrôle. Nous soutenons ces préconisations. C’est pourquoi on propose d’amplifier notre accompagnement des changements de pratiques agricoles. On sera également aux côtés des collectivités impactées par les marées vertes pour l’aspect curatif, mais il faut assurer la transparence totale des données scientifiques et exiger plus de moyens. Car l’État ne répond pas. La ministre Pompili, par exemple, a récemment déclaré avoir obtenu 50 contrôleurs de plus, sauf qu’on les attend toujours.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:46

L'agent gagné par les profiteurs de pandémie est le nôtre ! C'est celui de la sécurité sociale financée par nos cotisations. Récupérons le et

️ créons des centres de santé !

️ créons un pôle public du médicament !

️ relocalisons la production !

La France est en manque de matériel, de vaccins, de respirateurs, de masques, de médicaments.

44 Pannes de médicaments en 2008,

540 en 2018,

1200 en 2019, dont notamment des pannes de paracétamol, pourtant essentiel dans cette pandémie.

 

En relocalisant, nous deviendrions autonomes dans la gestion des besoins de santé, tout en créant de nombreux emplois.

 Votons aux régionales et départementales. Quand on s'abstient, c'est la Finance qui décide. Alors votons aux régionales et départementales, et prenons le pouvoir à la Finance.

Avec Cécile Cukierman, ensemble pour notre région #vaccins #astrazeneca #Pfizer #covid19 #covid #industrie #Doliprane #Emploi #emploidesjeunes

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 05:40
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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 05:41

L’eau est, avec l’air, la ressource vitale. Elle est tout à la fois objet de convoitises capitalistes et de conflits. Sa gestion est l’objet d’une bataille politique et économique. Le rapprochement entre Veolia et Suez, pour accoucher d’un géant de la gestion de l’eau, témoigne de l’intérêt économique qu’elle représente.

Face à cela, l’enjeu est la socialisation de l’eau : processus de réappropriation par la communauté territoriale des réponses pour un accès à l’eau de bonne qualité pour toutes et tous. Contre l’appétit prédateur, mais aussi face à la puissance technique de la super-multinationale, que peut-on faire ? La remunicipalisation des services d’eau, en distribution ou en assainissement, est apparue longtemps comme la solution. Mais ces victoires peuvent être de courte durée, car la contractualisation des délégations sur plusieurs années pour amortir les investissements privés (pas toujours à la hauteur du besoin) produit, comme toujours, la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes. De plus, il est plus facile en droit de passer d’une régie à une délégation de service public que l’inverse. Un engagement pour vingt ou trente ans, sous forme de régie, pourrait être une règle simple et utile pour assurer sur le temps une gestion publique directe, mais pour le moment, ce n’est pas le cas, et un syndrome du yo-yo se reproduit lors de changement de majorité municipale et intercommunale entre une gestion ­publique et une gestion privée. Pire encore, la dynamique de remunicipalisation se transforme en une aubaine pour les entreprises privées qui ne sont plus les gestionnaires délégataires mais des sous-traitants de régie.

Ce qui fait la force de ces multinationales, c’est leurs compétences techniques et la mutualisation des outils de production. Mais, en mutualisant les profits dégagés des richesses de chaque territoire, ils ont aussi mis en danger la rénovation des infrastructures et ont privilégié les technologies de pointe et les usines de traitement lourd. Les dérives de la régie se produisent soit lorsque les élus locaux se détournent de la demande citoyenne, soit lorsqu’ils sont dans l’incapacité de disposer d’un haut niveau de services en dehors des acteurs privés. La socialisation doit donc créer les conditions d’un nouveau rapport de forces entre choix municipaux et habitants ; que la question de la maîtrise du pouvoir laisse la place à celle de l’équilibre des pouvoirs, à condition d’exclure les multinationales de ce débat.

Il faut partout où des élus et des citoyens se ­retrouvent sur l’idée d’une remunicipalisation de l’eau qu’ils dépassent la seule question de la forme publique, mais qu’ils posent les bases d’une réelle mobilisation citoyenne. En ce qui concerne les compétences techniques, il faut reprendre aux multinationales ce qui fait leur force. La coopération entre régies s’impose dans une démarche d’alliance… Cette nouvelle ère de la coopération par la socialisation de l’eau implique une dynamique ­associant les salariés, les techniciens, les ­citoyens-usagers et les collectivités. Cela s’apparente à une forme coopérative de la gestion de l’eau. Nous devrions ne pas négliger le pouvoir de la société coopérative d’intérêt collectif (Scic) pour proposer un cadre légal où les salariés, les bénéficiaires et toute autre personne morale ou physique pourraient prendre part à la production d’un bien ou d’un service. Cette société coopérative permettrait l’implication des collectivités publiques. Cette démocratie économique multi-acteurs pourrait servir de boussole pour la transformation des régies ­municipales, ou nous inviter à envisager localement d’autres solutions citoyennes pour la gestion de l’eau. Qu’il s’agisse d’une régie, ou d’une Scic, les conditions doivent être réunies pour prendre en compte obligatoirement les différentes parties prenantes du territoire, seule ­manière de construire pleinement l’intérêt général. Pour faire ­société, nous devons élargir le cercle des décideurs, surtout pour un sujet aussi sensible. L’eau nous appartient, c’est le peuple qui la boit. 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 05:31

Si la gauche ne s'intéresse pas au peuple, alors le peuple ne s'intéresse pas à elle Fabien Roussel invité de la matinale de France Inter, jeudi 3 juin

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 05:30
Maud Vergnol - Un climat préfasciste (éditorial de L'Humanité, 9 juin 2021)
Éditorial : Climat préfasciste
Mercredi 9 Juin 2021

Éditorial par Maud Vergnol

C’est une alerte que nous lançons aujourd’hui dans ces colonnes. Une alerte sur le climat politique d’une extrême dangerosité qui règne depuis quelques mois, aboutissement d’une prétendue « dédiabolisation » d’un parti d’extrême droite dont les représentants et les complices les plus zélés ont leur rond de serviette dans les médias. Le climat des derniers jours, avec la diffusion d’une vidéo insoutenable d’un « ami » d’Éric Zemmour appelant au meurtre de militants communistes et insoumis, puis la gifle infligée mardi au président de la République par ce qui semble être un militant royaliste, marque un basculement très inquiétant pour notre démocratie.

Ce terrorisme d’extrême droite à ciel ouvert, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, est donc prêt à passer à l’acte. Sans que cela n’émeuve outre mesure les grands démocrates autoproclamés de notre pays, à en lire certains de nos confrères. Pire, par la voix de Raphaël Enthoven, idiot utile de Marine Le Pen, on apprend que Jean-Luc Mélenchon serait plus dangereux que la candidate d’extrême droite… « Trump plutôt que Chavez », écrit le prétendu philosophe dans une version 2.0 du « Plutôt Hitler que le Front populaire ». Déjà, en octobre, le mot « collabo » avait été tagué par un groupuscule d’extrême droite en lettres rouges sur le siège du PCF, souillant la mémoire des résistants et victimes du nazisme.

Oui, le fond de l’air est brun, et le confusionnisme dans lequel baigne le débat public ne va pas aider à le dissiper. Dans un tel climat, chacun doit mesurer la portée de ses paroles. Chaque concession au logiciel idéologique de l’extrême droite est une munition supplémentaire donnée à Marine Le Pen. Emmanuel Macron porte une responsabilité majeure en enfermant le débat public dans son duel mortifère avec le RN. À force de jouer avec le feu, plus que le danger pour le président lui-même de s’y brûler les ailes, c’est la démocratie qui risque de se consumer. Notre journal s’est associé à la marche du 12 juin pour les libertés et contre l’extrême droite. Ces derniers événements renforcent notre détermination.

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