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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:43
Éducation. Blanquer signe la fin du bac national - L'Humanité, Olivier Chartrain, 30 juin 2021
Éducation. Blanquer signe la fin du bac national
Mercredi 30 Juin 2021

Prenant prétexte des dysfonctionnements de cet examen, le ministre de l’Éducation nationale fait du contrôle continu l’instrument pour aller vers un diplôme à valeur purement locale.

 

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. » La pratique de cet adage aura été portée au niveau d’un des beaux-arts par Jean-­Michel Blanquer pour en finir avec le baccalauréat comme droit d’accès universel et républicain aux études supérieures. En présentant au soir du 28 juin ses « ajustements » pour le bac 2022, le ministre apporte en effet la touche finale au mouvement amorcé avec la réforme du bac et Parcoursup. En renforçant le poids du contrôle continu, il acte le passage à un « bac local », dont les effets et la valeur dépendront de l’établissement où il sera préparé plus que du travail de chaque élève.

L’offensive a été savamment orchestrée. Le 16 juin, devant la commission Éducation du Sénat, Pierre Mathiot, maître d’œuvre de la réforme du bac, annonce la couleur : « Les épreuves ponctuelles mettent en péril l’organisation du bac. Il faut aller vers un contrôle continu intégral. » Comme le raconte le journaliste spécialisé François Jarraud sur le site du Café pédagogique, il est venu flanqué de Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa (principal syndicat des personnels de direction). Celui-ci abonde, dévoilant du même coup la stratégie mise en œuvre : « C’est un sujet qui peut maintenant passer… C’est un ­message qui peut être accepté par les enseignants. »

De très grandes disparités entre les lycées

À défaut de contrôle continu intégral, il s’agirait de faire table rase des épreuves communes (ou E3C) de spécialités, passées parfois dès janvier : une aberration qui avait soulevé en 2020 (elles ont été annulées cette année pour cause de Covid) une très vive opposition des élèves comme des professeurs, certains ayant ensuite été visés par de lourdes sanctions disciplinaires. Les spécialités en question ne ­seraient donc plus évaluées qu’en contrôle terminal, comme le français (en première), la philosophie et le grand oral, l’ensemble représentant 60 % de la note. Les disciplines du tronc commun, plus la spécialité abandonnée en fin de première, seraient évaluées sur la seule base du contrôle continu. Tout comme les options, qui ­seraient réintégrées dans la note globale, avec un coefficient maximal de 14 (sur 100).

En apparence, les grands équilibres ne sont pas modifiés : 60 % en contrôle terminal, 40 % en contrôle continu. Sauf que pour la procédure Parcoursup, qui clôt l’envoi des vœux début avril, seuls le français (anticipé) et les matières en contrôle continu pourront être pris en compte. Et ouvrir, ou non, la porte des études supérieures. Or, le contrôle continu n’apporte, aujourd’hui, aucune garantie d’égalité de traitement entre les élèves, toute l’évaluation étant décidée localement. Ce qui induit de très grandes disparités entre les lycées, selon les moyens dont ils disposent et/ou leur recrutement sociologique. De plus, chaque note comptant désormais pour Parcoursup, c’est en fait une course au bachotage quotidienne qui serait ainsi lancée : la négation d’une « meilleure préparation aux exigences de l’enseignement supérieur », que met pourtant en avant la communication ministérielle.

Le ministère lui-même reconnaît, en creux, que la chose est problématique : « Afin que soit préservée l’égalité de traitement entre les élèves », précise-t-il, « des repères ­nationaux seraient diffusés aux équipes pédagogiques », les personnels recevraient des « formations spécifiques » et « les corps d’inspection seraient particulièrement mobilisés ».

La belle affaire, pour Claire Guéville, chargée des lycées au Snes-FSU : « C’est le renforcement de l’assignation à résidence. Il sera très difficile pour les jeunes nés au mauvais endroit, issus de lycées sans grande réputations d’accéder au supérieur dans de bonnes conditions. » De fait, le bac reposant sur des évaluations fluctuantes et discutables, le fameux critère du lycée d’origine deviendrait encore plus prépondérant. La syndicaliste redoute également de voir les professeurs, à la fois enseignants et évaluateurs, soumis à la triple pression « des élèves, des familles et de la hiérarchie », alors que la moindre note comptera – y compris pour la réputation du lycée… « Nous avons l’été pour faire de l’information sur cette menace contre le bac lui-même, conclut-elle, et convaincre de la nécessité d’une forte mobilisation à la rentrée. Personne ne peut se résoudre à voir ainsi maltraitée toute une génération. »  

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:32
Départementales et régionales de juin 2021 - Les communistes sortent globalement renforcés (L'Humanité, Diego Chauvet, 29 juin 2021)
Les communistes sortent globalement renforcés
Mardi 29 Juin 2021 - L'Humanité

Malgré des défaites, les élus PCF voient leur implantation territoriale s’accroître, tant dans les régions que dans les départements.

S’il a essuyé des défaites comme la perte du Val-de-Marne, le PCF peut également trouver des motifs de satisfaction après le second tour des élections régionales et départementales. « D’abord avec le recul du RN », explique d’emblée Pierre Lacaze, responsable des élections à la direction du Parti communiste. Mais aussi pour les résultats de son organisation, aux deux scrutins. « Globalement, nous renforçons notre implantation territoriale », explique-t-il. Malgré des pertes dans certains départements comme l’Allier, les communistes compteront davantage de conseillers départementaux : 160 depuis dimanche soir, contre 155, selon les comptes du PCF. La progression est beaucoup plus nette pour les élections régionales. De 29 conseillers régionaux, ils passent à 62 après le second tour du 27 juin.

En Occitanie, le nombre d’élus PCF passe du simple au double

Pourtant, le contexte n’était pas particulièrement favorable pour le PCF en raison de l’abstention record. « Elle touche beaucoup l’électorat populaire, ce qui nous pénalise », rappelle Pierre Lacaze. « Elle pose une question démocratique majeure à notre pays, sur le rapport à la politique de nos concitoyens », insiste-t-il. Ensuite, la droite est en progression, tandis que la gauche dans son ensemble affiche une résistance inattendue. Les communistes parviennent malgré tout à renforcer leur implantation de manière sensible.

Celle-ci s’est jouée notamment au niveau des régionales. Les élus communistes font leur retour en particulier dans des régions dont ils étaient absents depuis 2015. C’est le cas en Nouvelle- Aquitaine, où le PCF compte 10 élus, en Bourgogne-Franche-Comté, avec 8 élus, et en Centre-Val de Loire avec 6 conseillers régionaux communistes. En Occitanie, le PCF voit son nombre d’élus doubler, passant de 7 à 15. En Bretagne, il compte quatre élus. Cette progression très nette dans des régions gérées par la gauche valide un choix stratégique des communistes pour ces élections régionales : celui d’avoir pris le parti de constituer des listes d’union de la gauche pour reconduire les majorités sortantes. C’est bien dans ces régions que la progression est la plus forte pour le PCF. Avec la possibilité d’obtenir des vice-présidences après l’élection des exécutifs régionaux. « Lorsque nous faisons face à une dynamique régionale à droite, nous sommes en difficulté », résume Pierre Lacaze. En Île-de-France, les communistes perdent ainsi un élu, passant de 8 à 7. En Normandie, du fait du refus des socialistes de fusionner avec Sébastien Jumel, les communistes n’auront pas d’élus. Mais le chef de file du PCF a tout de même réalisé 9,6 % au premier tour, score important qui a des conséquences au niveau départemental : si la Seine-Maritime reste à droite, les communistes passent de 4 conseillers départementaux à 8. Dans les Hauts-de-France, ils progressent aussi dans le Pas-de-Calais, emportant 9 élus départementaux contre 4. À l’échelle nationale, le PCF est désormais représenté dans 52 conseils départementaux, contre 39 avant le scrutin.

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:36
Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix - photo Solange Creignou, 1er juillet 2021

Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix - photo Solange Creignou, 1er juillet 2021

C'était à Quimper le jeudi 1er juillet le conseil départemental d'installation du nouveau mandat du Conseil Départemental du Finistère. 54 élus, 28 de droite (une majorité de 14 cantons contre 13 pour la droite pour le canton de Brest-3 passé à droite pour 5 voix, un recours a été posé), 24 élus Finistère & Solidaires (dont 2 régionalistes, sur le canton de Carhaix, et 3 élus présentés par le PCF), 2 élus EELV qui ont refusé ce jeudi 1er juillet de faire un choix entre la candidature de Maël de Calan, le candidat de l'alliance de droite, et Kévin Faure, le candidat de la gauche Finistère & Solidaires.

Kévin Faure a été présenté à la présidence du département pour la gauche et son discours plein de force et de dignité a été très applaudi par la moitié des élus du Conseil Départemental:  https://drive.google.com/.../100xr3VbIxxp.../view...

Pour ma part, j'ai pris la parole après les Régionalistes de Carhaix et les élus écologistes de Brest 2 pour exprimer le soutien des 3 élus de sensibilité communiste à la candidature de Kévin Faure et à la dynamique d'union de la gauche Finistère & Solidaires et notre satisfaction de revenir au conseil départemental du Finistère après 20 ans d'absence, une présence communiste départementale que l'on retrouve aussi dans le Morbihan avec une élue, en Ille-et-Vilaine, avec pour la première fois une élue, et dans les Côtes d'Armor, avec 4 élu.e.s, soit en tout 9 élus de sensibilité communiste dans les quatre conseils départementaux de la Bretagne administrative, déterminés à défendre les valeurs de justice sociale, de solidarité, d'égalité des droits, de proximité avec les citoyens et de service public.

Ismaël Dupont, 3 juillet 2021

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:22
Départementales 2021. Dans le Pas-de-Calais, le PCF marque des points face à l'extrême-droite - L'Humanité, 29 juin 2021
🔴 9 conseillers départementaux pour le Parti Communiste Pas-de-Calais ✌
👉 une belle soirée fraternelle à Sallaumines pour fêter la victoire des communistes dans le bassin minier.
👉 Le PCF du Pas de Calais passe de 4 conseillers départementaux à 9 ! Non seulement, on double le nombre d'élus, mais on va directement les gagner contre les élus d'extrême droite sortants. Grâce au PCF le Rassemblement National recul.
👉 Sur le plan national, la moitié des cantons perdue par le Rassemblement National ont été récupéré par le PCF - Parti Communiste Français. Le PCF a été et sera toujours le premier rempart face à l'extrême droite. ✊
Léon Deffontaines, secrétaire national du MJCF
Départementales 2021. Dans le Pas-de-Calais, le PCF marque des points face à l’extrême droite
Mardi 29 Juin 2021 - L'Humanité

Le conseil de ce département des Hauts-de-France compte désormais neuf élus communistes. Des cantons tous remportés dans des duels face au RN, qui a perdu six sièges.

 

Sallaumines (Pas-de-Calais), correspondance.

« On ne dit pas qu’on va tout résoudre, mais il n’y aura d’intérêt que si du progrès se concrétise. Si c’est pour être dans une majorité molle, c’est non… » Anouk Breton est adjointe au maire d’Angres, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sa détermination est à l’image de la victoire emportée dimanche. Car elle fait également partie, au sein du conseil départemental du Pas-de-Calais, qui reste acquis à une majorité PS-PCF, des neuf communistes et apparentés – sept femmes et deux hommes – élus le 27 juin.

C’est cinq de plus que dans le conseil sortant, alors que le Rassemblement national, lui, voit passer son nombre d’élus de douze à six. Autant de raisons qui ont poussé les communistes à se retrouver lundi soir à Sallaumines, pour faire la fête en musique, autour d’un « barbecue militant ».

« Solidarité, fraternité et justice sociale »

Anouk Breton affiche « pour fil conducteur la solidarité, la fraternité et la justice sociale ». « Vivre dans un département de gauche, ce n’est pas la même chose que dans un département de droite, insiste-t-elle. Mais il faut mener une reconquête citoyenne. L’abstention est profonde (65 % au deuxième tour des départementales dans le Pas-de-Calais – NDLR), les gens ne croient plus dans la politique. »

Assistante sociale dans l’éducation nationale, l’élue est particulièrement « sensible » à la compétence « éducation » du département : « Il y a cinq collèges dans mon canton, de petite taille, tous rénovés. »

Maisons de santé et soutien aux aînés

Valérie Cuvillier, maire de Rouvroy, fait également partie des neuf élus au département. Elle donne priorité aux dossiers liés « à la jeunesse, aux familles et aux aînés ». « Il faut notamment développer des dispositifs qui permettent aux aînés de rester à leur domicile », précise-t-elle. Elle évoque également « la création de maisons de santé », déjà enclenchée par la majorité sortante pour freiner la désertification médicale.

Les communistes devraient se voir confier trois vice-présidences au conseil départemental, dont celle à la culture pour Valérie Cuvillier. « Il faut que tout le monde ait accès à la culture, ne laisser personne sur le côté, travailler avec les associations, les accompagner », énumère la nouvelle conseillère départementale.

« Le travail de terrain paie », commente Anouk Breton pour expliquer ces victoires remportées dans les cantons d’Auchel, Avion, Bully-les-Mines, Harnes, Lillers, Outreau et Wingles. « L’union aussi, même si ce n’est pas toujours simple », ajoute-t-elle.

« Stopper la guerre froide entre le PS et le PCF »

Sur les neuf élus, cinq l’ont été au sein d’un binôme avec le PS. Une stratégie mise en place après les municipales de 2020. Hervé Poly, secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, ne cache pas que, face au danger RN, il a fallu convaincre en interne de « stopper la guerre froide historique entre le PS et le PCF », particulièrement tenace dans le bassin minier. Hervé Poly est convaincu que, devant la liste des candidats, « certains électeurs de gauche se sont dit : “Enfin, ils s’entendent !’’ ».

Les législatives pour nouvel horizon

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, venu en voisin à Sallaumines, ne cache pas son plaisir : « Bravo à vous ! Vous êtes le département de France où le PCF enregistre la plus forte progression du nombre de conseillers départementaux ! Et c’est ici que l’extrême droite prend la plus grande claque ! »

Déjà, il fixe pour nouvel horizon les législatives : « Les victoires que vous avez remportées ici seront essentielles pour gagner un ou deux députés (dans le Pas-de-Calais – NDLR). »

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:16
Elections départementales et régionales - Après la claque, un congrès du RN sous haute tension à Perpignan (L'Humanité, Benjamin König, 2 juillet 2021)

C'était la marche inexorable vers le pouvoir selon la plupart des médias et des sondages... mais:

"Patatras : malgré des scores toujours – trop – élevés, le parti d’extrême droite a pris le bouillon. Il est en fort recul par rapport à 2015, n’a gagné aucune région, a perdu la moitié des 27 cantons qu’il détenait et un tiers de ses conseillers régionaux, soit 252, contre 358 en 2015. Une vraie déculottée qui ranime les doutes et les tensions"...

 

Après la claque, un congrès du RN sous haute tension à Perpignan
Vendredi 2 Juillet 2021

Marine Le Pen, seule candidate à la présidence du Rassemblement national, sera reconduite haut la main ce week-end. Mais l’échec aux dernières élections départementales et régionales sème le doute. Dans le parti et au dehors.

 

Ce n’était pas le plan prévu. Initialement, ce congrès, dont la date et le lieu ont été fixés dès le début de l’année, devait être celui de la marche vers le sacre, dans une mise en scène soignée. Dans la seule ville de plus de 100 000 habitants conquise par le Rassemblement national en 2020, devenue vitrine de la « bonne gouvernance » affichée par le parti, il s’agissait de lancer l’offensive médiatique et la campagne pour 2022 de Marine Le Pen, forte de sondages la donnant à coup sûr au second tour de l’élection présidentielle, et parfois au coude-à-coude (entre 45 et 48 %, selon les instituts) avec Emmanuel Macron. Un congrès également prévu pour surfer sur les résultats aux régionales et départementales, qui devaient constituer « la première étape d’une alternance majeure dont le pays a tant besoin », selon la cheffe du RN. Au dernier jour de la campagne, le 19 juin, elle pérorait encore : « Évidemment, les régionales vont (…) confirmer que le RN est plus fort que jamais. »

« Si vous étiez un vrai chef, vous auriez laissé la place »

Patatras : malgré des scores toujours – trop – élevés, le parti d’extrême droite a pris le bouillon. Il est en fort recul par rapport à 2015, n’a gagné aucune région, a perdu la moitié des 27 cantons qu’il détenait et un tiers de ses conseillers régionaux, soit 252, contre 358 en 2015. Une vraie déculottée qui ranime les doutes et les tensions, même si le congrès ne sera pas le lieu où ils s’exprimeront – ou alors à mots couverts. Les votes des adhérents, qui élisent le conseil national du RN (sorte de parlement qui compte une centaine de membres élus, plus une dizaine nommés par Marine Le Pen), sont d’ores et déjà clos et verrouillés. Après dix ans à la tête du RN, le clan de Marine Le Pen a fait le ménage.

Mais les critiques sur la ligne de sa présidente, sa stratégie de « normalisation » et de recentrage à droite sur les questions économiques (abandon de la sortie de l’euro, retour à des positions libérales) sont déjà audibles. La fédération des Deux-Sèvres s’est autodissoute : « À compter de ce jour, il n’y a plus de Rassemblement national dans le département », écrivent les quatre membres du bureau fédéral. Sur les réseaux sociaux, la contestation se fait de plus en plus virulente, et certains sympathisants, bien que minoritaires, appellent au départ de la cheffe : « Si vous étiez un vrai chef, vous auriez laissé la place après votre débat ­lamentable de 2017. Nous, on veut gagner avec nos idées et cesser de perdre avec celles des autres », écrit l’un d’eux sur la page Facebook de Marine Le Pen. Une position que l’on retrouve aussi chez des cadres, comme Barbara Mézières, conseillère régionale en Pays de la Loire, qui déplore que, dans sa région, « le nombre d’élus est pratiquement divisé par deux (de 13 à 7) » et pointe « l’échec de la politique d’exclusion, ­d’ouverture à gauche et de parachutages ».

Seule candidate à sa succession, pour la présidente du RN, le danger pourrait bien venir de la « droite hors les murs », personnifiée aujourd’hui par Marion Maréchal et Éric Zemmour, qui est dans les starting-blocks pour 2022. Plusieurs voix ont confirmé son intention de se lancer dans la course à la présidentielle. « Il va être candidat, c’est certain », s’est épanché Arnaud Stephan, un conseiller de… Marion Maréchal. Soutenu également par le maire d’Orange, Jacques Bompard (Ligue du Sud), le polémiste affichait sa trombine sur 10 000 affiches partout en France au matin du 28 juin, accompagnée d’un message explicite : « Zemmour président ». Nul doute que cette campagne de communication sera dans toutes les conversations à Perpignan. B. K.

 

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 05:39
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:42
Régionales et départementales: 161 élus PCF dans les départements, un doublement des élus régionaux communistes
Ce seront plus de 200 élus communistes qui siégeront dans les assemblées départementales et régionales de France métropolitaines. En outre mer la Réunion et la Guyane seront présidées par des élus qui siégeaient comme député(e)s au sein du groupe GDR-PCF à l'assemblée nationale : Huguette Bello et Gabriel Serville.
En nombre d'élus le PCF reste le troisième parti après les Républicains et le PS.
Aux élections régionales 62 élu(e)s communistes siégeront dans les régions d'Auvergne Rhône Alpes (4), Occitanie (15), Nouvelle Aquitaine (10), Bretagne (5), Pays de la Loire (1), Grand Est (3), Haut de France (3), Bourgogne (8), Centre Val de Loire (6), Ile de France (7).
Le second tour des élections départementales a été marqué par une abstention massive et une défaite lourde pour LREM et le FN/RN.

Le Parti communiste français remporte 156 élus issues du PCF (et apparentés) dans 118 cantons. Un score marqué par des gains dans des départements comme le Finistère, la Mayenne, l'Alsace (etc.), mais aussi des pertes lourdes comme dans l'Allier, le Val de Marne, les Bouches-du-Rhône.
Rappelons qu'à ces 156 élus, s'ajoutent les conseillers municipaux de Paris (12) et du Grand Lyon (6) qui ont le statut aussi des conseillers départementaux.

Le score est à consolider avec les 2 cantons et 4 élus du Parti communiste réunionnais.

Voici une liste des cantons avec des élus communistes et sympathisantes communistes (sous réserve de vérification et d'ajouts).
 
Aisne : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Chauny (PCF/DvG) : 61,08
canton de Tergnier (PCF/PCF) : 63,22%

Allier : 2 cantons, 4 élus PCF

canton de Montluçon-2 (PCF/PCF) :
canton de Souvigny (PCF/PCF) : 53,38%

Alpes de Hautes Provence : 1 canton, 2 élus PCF

canton de Château-Arnoux-Saint-Auban (PCF/PCF) : 56,11%

Ardèche : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Le Pouzin (PCF/PS) : 57,38%

Aude : 2 cantons, 2 élus PCF

canton de Le Lézignanais (PCF/PS) : 59,45%
canton de La Région Limouxine (PCF/PS) : 65,66%

Bouches du Rhône : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Martigues (PCF/PCF) : 62,13%
canton de Marseille-11 (PCF/PS) : 66,43%

Calvados : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Ifs (PCF/PS) : 51,73%

Charente : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Gond-Pontouvre (PCF/PS) : 56,70%

Cher : 3 cantons, 5 élus PCF

canton de Saint-Germain-du-Puy (PCF/DvG) : 51,60%
canton de Vierzon-1 (PCF/PCF) : 66,22%
canton de Vierzon-2 (PCF/PCF) : 67,03%

Côte d'Armor : 4 cantons, 4 élus PCF

Canton de Bégard (PCF/PS) : 60,44%
Canton de Pléneuf Val André (PCF/PS) : 51,53%
Canton de Ploufragan (PCF/Gs) : 79,54%
Canton de Saint Brieuc-2 (PCF/PS) : 62,62%

Dordogne : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Isle-Manoire (PCF/PCF) : 100%
canton de Terrasson-Lavilledieu (PCF/PS) : 60,28%

Doubs : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Besançon-4 (PCF/DvG) : 51,07%

Eure : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Pont-de-l'Arche (PCF/PCF) : 54,50%

Finistère : 3 cantons, 3 élus PCF

Canton de Brest-1 (PCF/PS) : 55,36%
Canton de Morlaix (PCF/PS) : 54,83%
canton de Pont-de-Buis-lès-Quimerch (PCF/PS) : 51,36%

Gard : 4 cantons, 6 élus PCF

canton de La Grand-Combe (PCF/PCF) : 74,45%
canton de Nîmes-2 (PCF/DvG) : 61,29%
canton de Nîmes-3 (PCF/EELV) : 64,04%
canton de Rousson (PCF/PCF) : 66,22%

Haute Garonne : 3 cantons, 3 élus PCF

canton de Toulouse-4 (PCF/PS) : 54,45%
canton de Toulouse-5 (PCF/Gs) : 54,82%
canton de Tournefeuille (PCF/PS) : 53,53%

Gironde : 3 cantons, 3 élus PCF

canton de Bordeaux-4 (PCF/PS) : 57,01%
canton de Le Nord-Libournais (PCF/PS) : 53,51%
canton de Le Nord-Médoc (PCF/PS) : 52,59%

Héraut : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Montpellier-4 (PCF/PS) : 69,93%
canton de Sète (PCF/PCF) : 50,26%

Ille et Vilaine : 2 cantons, 2 élus PCF

Canton de Bruz (PCF/DvG) : 56,67%

Isère : 2 cantons, 3 élus PCF

canton d'Échirolles (PCF/PS) : 50,40%
canton de Saint-Martin-d'Hères (PCF/PCF) : 57,61%

Landes : 3 cantons, 4 élus PCF

canton de Dax-1 (PCF/PS) : 54,88%
canton d'Orthe et Arrigans (PCF/PS) : 63,05%
canton de Seignanx (PCF/PCF) : 57,38%

Loiret : 1 canton, 2 élus PCF

canton de Orléans-3 (PCF/PCF) : 50,79%

Lot et Garonne : 2 cantons, 2 élus PCF

canton d'Agen-4 (PCF/DvG) : 51,65%
canton du Haut Agenais Périgord (PCF/PS) : 58,67%

Lozère : 1 canton, 1 élu PCF

canton du Collet-de-Dèze (PCF/EELV) 100% (1er tour)
Mayenne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Laval-3 (PCF/DvG) : 57,09%

Meurthe et Moselle : 5 cantons, 5 élus PCF

canton de Jarny (PCF/LFI) : 64,49%
canton de Mont-Saint-Martin (PCF/DvG) : 56,56%
canton de Nancy-3 (PCF/PS) : 57,62%
canton de Pays de Briey (PCF/LFI) : 65,16%
canton de Pont-à-Mousson (app-PCF/PS) : 51,61%
canton de Villerupt (PCF/LFI) : 70,74%

Meuse : 1 canton, 1 élu PCF

canton d'Étain (PCF/DvC) : 60,75%

Morbihan : 1 canton, 1 élu PCF

Canton de Lorient-1 (PCF/PS) : 52,36% - Catherine Quéric

Moselle : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Algrange (PCF/PCF) : 58,30%
canton de Hayange (PCF/PS) : 50,46%

Nièvre : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Varennes-Vauzelles (PCF/PS) : 69,98%

Nord : 5 cantons, 9 élus PCF

canton d'Aniche (PCF/PCF) : 65,63%
canton d'Aulnoye-Aymeries (PCF/PCF) : 64,14%
canton de Aulnoy-lez-Valenciennes (PCF/PCF) : 62,06%
canton de Denain (PCF/PCF) : 54,02%
canton de Roubaix-1 (PCF/EELV) : 17,79%

Oise : 2 cantons, 4 élus PCF

canton de Montataire (PCF/PCF) : 56,47%
canton de Thourotte (PCF/PCF) : 65,80%

Pas de Calais : 7 cantons, 9 élus PCF

canton de Auchel (PCF/DVG) : 57,46%
canton de Avion (PCF/PCF) : 69,22%
canton de Bully-les-Mines (PCF/PS) : 62,87%
canton de Harnes (PCF/PS) : 57,24%
canton de Lillers (PCF/PCF) : 62,33%
canton de Outreau (PCF/PS) : 73,05%
canton de Wingles (PCF/PS) : 61,37%
 
Puy de Dôme : 3 cantons, 5 élus PCF

canton de Billom (PCF/PCF) : 74,36%
canton des Monts du Livradois (PCF/PCF) : 56,00%
canton de Clermont-Ferrand-3 (PCF/PS) : 54,19%

Hautes Pyrénées : 1 canton, 2 élus PCF

canton de Bordères-sur-l'Échez (PCF/PCF) : 52,42%

Catalogne-Nord : 4 cantons, 5 élus PCF

canton de Perpignan-3 (PCF/PCF) : 55,31%
Canton de Perpignan-5 (PCF/PS) : 51,02%
canton de La Plaine d'Illibéris (PCF/PS) : 58,31%
canton de La Vallée de l'Agly (PCF/PS) : 56,18%

Haute Saône : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Lure-1 (PCF/DvG) : 61,40%

Sarthe : 2 cantons, 2 élus PCF

canton de Le Mans-5 (PCF/LFI) : 56,54%
canton de Le Mans-7 (PCF/EELV) : 59,10%

Seine Maritime : 5 cantons, 8 élus PCF

canton de Dieppe-2 (PCF/PCF) : 56,58%
canton d'Eu (PCF/DvG) : 55,32%
canton du Havre-2 (PCF/PS) : 67,67%
canton du Havre-3 (PCF/PCF) : 71,45%
canton de Saint-Etienne-du-Rouvray (PCF/PCF) : 74,77%

Seine et Marne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Mitry-Mory (PCF/DvG) : 58,78%

Somme : 4 cantons, 5 élus PCF

canton de Amiens-1 (PCF/PCF) : 64,86%
canton de Amiens-3 (PCF/EELV) : 75,80%
canton de Amiens-4 (PCF/PS) : 50,02%
canton de Flixecourt (PCF/PS) : 72,96% (1er tour)

Vaucluse : 1 canton, 1 élu PCF

canton d'Avignon-3 (PCF/PS) : 50,78%

Vienne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Poitiers-3 (PCF/DvG) : 52,43%

Haute Vienne : 5 cantons, 6 élus PCF

canton de Bellac (PCF/PS) : 71,65%
canton d'Eymoutiers (app-PCF/DvG) : 55,67%
canton de Limoges-4 (PCF/PS) : 63,35%
canton de Limoges-5 (PCF/PS) : 63,05%
canton de Saint-Junien (PCF/app-PCF) : 65,22%

Yonne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Joigny (PCF/PS) : 61,51%
 
Essonne : 2 cantons, 2 élus PCF

canton de Ris-Orangis (PCF/PS) : 55,20%
canton de Sainte-Geneviève-des-Bois (PCF/PS) : 55,57%

Hauts de Seine : 3 cantons, 5 élus PCF

canton de Bagneux (PCF/PCF) : 55,83%
canton de Gennevilliers (PCF/PCF) : 83,21%
canton de Nanterre-1 (PCF/DvG) : 62,92%

Seine Saint Denis : 6 cantons, 7 élus PCF

canton de Bobigny (PCF/PCF) : 66,47%
canton de Montreuil-2 (PCF/EELV) : 70,50%
canton de Saint-Denis-2 (PCF/LFI) : 100%
canton de Sevran (app-PCF/EELV) : 57,51%
canton de Saint-Ouen-sur-Seine (PCF/PS) : 64,95%
canton de Tremblay-en-France (PCF/LFI) : 52,85%

Val de Marne : 5 cantons, 10 élus PCF

canton de Fontenay-sous-Bois (PCF/PCF) : 56,19%
canton de Ivry-sur-Seine (PCF/PCF) : 61,14%
canton de Le Kremlin-Bicêtre (PCF/PCF) : 53,92%
canton de Villejuif (PCF/PCF) : 52,91%
canton de Vitry-sur-Seine-2 (PCF/PCF) : 100%

Alsace : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Strasbourg-2 (PCF/EELV) : 50,94%

En 2015, le Front de gauche remportait 176 conseillers départementaux en métropole, dont 167 PCF et apparentés.
 
Sources Editiweb et Mosaik Radios
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:38
Régionales - Bravo à Huguette Bello, ancienne députée du groupe communiste GDR, élue à la tête de l'île de la Réunion
Bravo à Huguette Bello pour sa victoire à la Réunion ! Une femme de courage et de conviction est élue ce soir à la tête de cette si belle région.
 
[Communiqué d' André Chassaigne ] Deux députés du groupe GDR font basculer à gauche deux collectivités d'outre-mer
Même si nous lisons et nous entendons un peu partout que tous les Présidents de région sortants qui se représentaient ont été reconduits, il s'avère que ce scénario est contredit dans deux régions.
En effet, la Réunion a basculé à gauche grâce à une liste conduite par Huguette Bello. Membre fondatrice du Groupe de la Gauche démocrate et républicaine en 2007, notre ancienne collègue a assuré les fonctions de vice-présidente de notre Groupe à partir de 2012 et a siégé à nos côtés sans discontinuer jusqu'à son élection en 2020 à la mairie de Saint-Paul. Elle a été remplacée par Karine Lebon.
De même, en Guyane notre collègue Gabriel Serville a remporté les élections territoriales face une majorité sortante soutenue par LREM. Gabriel est membre du groupe GDR depuis sa première élection en 2012 en tant que député et représente notre Groupe au bureau de l'Assemblée nationale.
En mon nom propre et au nom de tous les députés du Groupe GDR, qui rassemble 11 députés PCF et 5 députés ultra-marins, je leur adresse mes très sincères félicitations.
Nous nous réjouissons que les électrices et les électeurs de la Réunion et de la Guyane aient reconnus en eux les fervents défenseurs de leurs territoires et de leurs habitants. La probité et le respect des classes populaires sont ici récompensées.
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:17
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 06:01

 

Les prix du gaz en Europe ont dépassé les 30 € du mégawattheure sur le marché de gros, au plus haut depuis près de treize ans.

 

 

Les principales raisons évoquées sont la hausse des prix du gaz sur le marché mondial liée à la reprise économique qui dope la demande, le bas niveaux des stocks de gaz dont le remplissage a été lent au printemps à cause des températures en-dessous des normes saisonnières, des opérations de maintenance en mer du Nord qui entraînent une réduction des importations de gaz norvégien en Europe, une augmentation de la consommation de gaz pour la production d'électricité compte tenu de la hausse du prix des quotas d’émission de CO2 en Europe...
La France qui importe 99% du gaz va subir de plein fouet cette progression et cela aura des conséquences très concrètes sur la facture des consommateurs qui subiront une augmentation de près de 10 % au 1er juillet prochain. `


Depuis l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du secteur de l’énergie, les prix d’électricité ou de gaz sont à la hausse en France mais également partout en Europe. Il y a quelques jours, le gouvernement espagnol a décidé de baisser de moitié le taux de TVA sur l’électricité de 21% à 10% tant que les prix sur le marché de gros resteront élevés. Cette mesure concerne environ 612 000 ménages.


Comme nous le revendiquons depuis longtemps, notre parti milite pour une application d’un % de TVA réduit à 5.5 % sur les factures de gaz et d’électricité pour l’ensemble des consommateurs. Le gouvernement français pourrait prendre appui sur son voisin et agir immédiatement pour réduire les dépenses incompressibles des ménages. Après plus d’un an et demi de pandémie sanitaire entrainant perte d’emploi et chômage partiel subis, cela serait une juste mesure sociale.

 

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