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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 06:20

 

Entrée en vigueur ce mardi, la hausse de 2 % en moyenne des péages relance le débat sur la nationalisation des autoroutes. Et de profondes interrogations sur une privatisation qui ressemble à un scandale d’État.

Et maintenant, les autoroutes ! Annoncée il y a quelques mois, l’information a été confirmée par les arrêtés publiés, ce dimanche, au Journal officiel : les péages des réseaux autoroutiers augmenteront bien d’environ 2 % en moyenne à compter de ce mardi. La note s’alourdit donc pour les automobilistes qui subissent déjà l’envolée des prix du carburant.

Alors que, à quelques mois de l’élection présidentielle, la question du pouvoir d’achat tend à s’imposer comme l’une des principales préoccupations des Français, l’annonce tombe mal pour le gouvernement. D’autant plus que la crise des Gilets jaunes a déjà prouvé que l’automobile est un sujet qui peut se révéler explosif.

Une hausse prévisible

Cette hausse n’est en réalité pas une surprise puisqu’elle rentre dans un cadre annuel, prévu par les contrats d’exploitation qui lient l’État à trois groupes privés gérant les plus de 9 100 kilomètres d’autoroutes concédées en France. En effet, depuis leur privatisation en 2006, les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) « historiques » sont détenues par trois géants de la gestion d’infrastructures – Vinci, Eiffage et Abertis – qui cumulent aujourd’hui plus de 90 % du réseau autoroutier français.

Pour se donner bonne image, Vinci Autoroutes a indiqué dans un communiqué qu’il allait geler les tarifs des péages « sur la majorité des trajets courts de son réseau ». « C’est habile de leur part, commente Vincent Delahaye ( Public Sénat), mais il faudrait que l’on puisse avoir des chiffres afin de savoir ce que leur coûte vraiment ce geste, et de quelles manières il va être amorti », poursuit le sénateur centriste.

Rapporteur en 2020 d’une commission d’enquête sur «  le contrôle, la régulation et l’évolution des concessions autoroutières », l’élu connaît bien le sujet. Selon lui, ces augmentations trahissent l’important déséquilibre des contrats passés avec ces sociétés. «  L’État n’a pas été suffisamment vigilant avec les contrats de gestion du réseau, estime-t-il. (…) Lorsqu’il y a eu privatisation, au début des années 2000, il aurait fallu en revoir les termes. Aujourd’hui, cette hausse vient nourrir des concessionnaires qui sont largement bénéficiaires, sans que l’on puisse estimer que le résultat soit très satisfaisant en termes de service public. »

En effet, les conclusions du rapport sénatorial auquel il a participé sont accablantes : l’État y apparaît clairement comme le grand perdant face à des opérateurs privés qui ont engendré des bénéfices hors normes.

Un cadeau pour les opérateurs privés

Il apparaît que, dès le départ, la cession des autoroutes au secteur privé a été mal engagée. Initié en 2002 et mise en place en plusieurs temps, le processus aurait fait perdre à l’État pas moins de 7 milliards d’euros de recettes potentielles. Mais ce n’est pas tout : si d’un côté l’État a perdu, de l’autre côté, les sociétés concessionnaires affichent des résultats insolents : elles ont ainsi versé 24 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires entre 2006 – année qui marque la fin du processus de privatisation – et 2019. À ce rythme, les estimations d’un bureau indépendant indiquent que deux des trois groupes, Vinci Autoroutes et Eiffage, pourraient atteindre la rentabilité attendue lors de la privatisation dès l’année prochaine, soit 10 ans avant la fin de leurs concessions.

En 2015, alors que l’avidité des sociétés d’autoroutes était déjà pointée du doigt – elles avaient déjà augmenté les prix des péages de 21,7 % en sept ans et vu leur chiffre d’affaires bondir de 26 % – le gouvernement avait accepté un allongement des concessions, repoussées pour certaines jusqu’à 2036. D’ici là, les dividendes devraient encore continuer d’augmenter pour atteindre les 40 milliards d’euros.

Scandale d’État ?

Les négociations, alors tenues secrètes selon le souhait des sociétés d’autoroute de préserver le secret des affaires, ont été menées par l’actuelle ministre du Travail, Élisabeth Borne, à l’époque directrice de cabinet de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, et Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Élysée et directeur de cabinet, à l’époque, du ministre de l’Économie : Emmanuel Macron.

Ainsi, l’État s’est lui-même, dès le début de l’opération, sciemment mis des bâtons dans les roues. « Les contrats de concession n’ont pas été revus lors de la privatisation », pointe le rapport sénatorial, ce qui a eu pour effet de placer l’État en position de faiblesse lors des négociations qui ont suivi. Une situation qui « l’a conduit à accepter des taux de rentabilité trop élevés par rapport aux conditions de marché et donc des allongements de la durée des concessions et des augmentations tarifaires excessives. »

Une solution : la renationalisation

Pour le député insoumis François Ruffin, l’affaire frise le scandale d’État. «  Thierry Breton, Bruno Le Maire, Dominique de Villepin, Élisabeth Borne, Alexis Kohler, Emmanuel Macron… Qu’ont en commun tous ces noms ? Ils ont organisé, ensemble, par leur incompétence, ou par leur malveillance, le pillage des autoroutes de France. Ils ont transformé les automobilistes en vaches à lait de la Sanef, de Eiffage, de Vinci », affirmait-il à l’Assemblée le 14 janvier dernier.

Et le débat sur la renationalisation des autoroutes de refaire surface. Après les communistes en 2019, les députés Insoumis ont déposé à leur tour, fin en novembre dernier, une proposition de loi visant à nationaliser les autoroutes. Ce lundi, Fabien Roussel a confirmé la position du PCF : « La privatisation des autoroutes est un scandale. (…) Je ne renouvellerai pas les concessions. (…) Nous nationaliserons les autoroutes en reprenant les concessions au fur et à mesure ». De leur côté, les sénatrices et sénateurs du Groupe communiste, républicain citoyen et écologiste ont indiqué dans un communiqué souhaiter « aller vers une renationalisation de ces concessions ». S’appuyant sur la stratégie présidentielle de « quoi qu’il en coûte », les sénateurs estiment « qu’au regard des taux d’emprunt aujourd’hui, cet investissement pourrait prendre sa place dans un plan de relance ambitieux » inséré dans le cadre d’une « maîtrise publique des infrastructures ». Un « retour à une gestion publique » qui, selon les élus communistes, permettrait à la fois de baisser les coûts des péages tout en apportant de nouvelles ressources à l’État. Tout le contraire donc, des choix mis en œuvre jusqu’à aujourd’hui.

 

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 06:14

 

Qu’on le veuille ou non, la présidentielle passe aussi par les plateaux de l’animateur star de C8. Claire Sécail étudie les contenus politiques de Touche pas à mon poste depuis la rentrée. Verdict : l’extrême droite y est comme à la maison.

De son propre aveu, il s’est « fait manœuvrer »Jean-Luc Mélenchon et ses équipes ont en travers de la gorge le passage du candidat FI chez Cyril Hanouna dans Face à Baba, le 27 janvier. Ils crient au traquenard, à cause entre autres d’un face-à-face avec Éric Zemmour taillé pour le polémiste, qui a duré une heure dix au lieu des vingt minutes prévues.

Surprenant, sur la chaîne de Vincent Bolloré ? Pas vraiment, répond Claire Sécail. La chercheuse au CNRS scrute et répertorie les contenus des émissions de Cyril Hanouna depuis le mois d’août, et notamment le temps d’antenne consacré aux questions politiques (17 % en moyenne).

Avec environ 1,5 million de téléspectateurs quotidiens, Touche pas à mon poste (TPMP) a bien grandi depuis sa création en 2010, où il occupait une obscure case horaire sur France 4. Douze ans plus tard, TPMP est devenu un espace fréquenté de la bataille culturelle, qui se décline avec les autres shows de Cyril Hanouna : l’hebdo Balance ton post et le plus événementiel Face à Baba.

Or, selon l’universitaire, ces émissions, sous couvert d’un esprit cool, pluraliste et détendu revendiqué par l’animateur, déroulent le tapis rouge aux idées nationalistes et identitaires.

 

CLAIRE SÉCAIL

Chercheuse au CNRS, spécialiste des médias

 

 

 

D’après vos résultats, est-ce qu’on peut conclure que l’extrême droite joue « à domicile » chez Hanouna, comme semble s’en rendre compte, un peu tard, la France insoumise ?

53 % du temps d’antenne politique de TPMP est consacré à l’extrême droite. Je dis ça, mais il faut noter que sur C8, comme sur CNews, on ne présente jamais les invités comme d’extrême droite, ce qui contribue à banaliser leurs idées. Éric Zemmour a la meilleure part. C’est autour de lui que se construisent les contenus, les débats, comme a pu l’apprendre à ses dépens Jean-Luc Mélenchon dans Face à Baba. Cela démontre d’ailleurs qu’il y a une stratégie idéologique au sein du groupe Bolloré dans son ensemble, et non pas seulement sur CNews. Non pas que Cyril Hanouna soit d’accord avec Éric Zemmour. Mais il est le loyal entrepreneur des idées de Vincent Bolloré, qui lui a signé un contrat à 250 millions d’euros sur cinq ans. Hanouna a par ailleurs de bonnes relations avec les insoumis, mais ils ne lui servent qu’à être des contradicteurs idéaux face à la parole d’extrême droite qui, elle, cadre le débat, dans la logique du clash. Cela permet ainsi de faire croire à un pseudo-pluralisme interne.

 

Et les chroniqueurs, non plus, n’assurent pas la contradiction…

Le 27 octobre, Juliette Briens, influenceuse identitaire, pro-Zemmour, invitée régulière de TPMP, peut tranquillement dire que « grâce à la France libre de Pétain, grâce à Vichy, il y a des juifs qui ont pu s’échapper de France » sans que personne ne la reprenne sur cette énormité historique. Cela tient à la constitution du plateau : les chroniqueurs n’ont pas les savoirs historiques pour lui répondre, ils sont pour la plupart issus du divertissement ou de la téléréalité. Il ne faut pas perdre de vue auprès de qui ce discours est diffusé. L’Audimat de TPMP est constitué d’un public jeune, issu des milieux populaires, avec un niveau d’éducation moindre qu’ailleurs. C’est redoutable. TPMP, en ce sens, acculture son public, en plus de dévoyer tous les principes traditionnels de production de l’information. Je pense par exemple aux consultations Twitter présentées à l’antenne comme des sondages fiables, qui rythment l’émission. Je ne comprends pas comment des ex-journalistes comme Gilles Verdez ou Isabelle Morini-Bosc peuvent participer à ce dévoiement, tout en se permettant d’accuser en plateau des confrères, comme Élise Lucet, de faire du journalisme à charge…

Quand est-ce que Touche pas à mon poste a muté en émission « politique » ?

TPMP s’est politisée par étapes. En 2013, le premier homme politique d’envergure nationale à s’y rendre a été Jean-Luc Mélenchon, alors que l’émission ne s’intéressait pas du tout à la politique. Puis, en 2017, Nicolas Dupont-Aignan était venu se plaindre chez Hanouna qu’il n’était pas invité à un débat sur TF1. Le basculement, c’est la crise des gilets jaunes, qui conduit à la création de Balance ton post (BTP), plus orienté sur les sujets de société. Cyril Hanouna se targue alors d’être le seul à inviter des figures gilets jaunes, ce qui n’est pas vrai, puisque BFM propose des dispositifs similaires.

Comment résumer la ligne éditoriale de Cyril Hanouna ?

Le récit qu’entretient Hanouna sur ses émissions, c’est l’idée que lui donne la parole à tout le monde, sous-entendu à ceux qui ne l’ont pas ailleurs. Mais TPMP est surtout la pierre philosophale du populisme. Sous couvert de pluralisme, toutes les questions objectivables y sont présentées comme des opinions, sans vérification des faits. C’est un café du commerce permanent, à l’heure de l’apéro, où on construit une vérité alternative, avec un esprit de communauté – Hanouna et ses « fanzouzes », qui lui sont tout dévoués.

TPMP peut-elle être vue comme l’héritière de ce que Tout le monde en parle était dans les années 2000 ? Thierry Ardisson aussi a eu des invités peu recommandables, comme Alain Soral ou le conspirationniste Thierry Meyssan.

En partie, à ceci près que cette émission était hebdomadaire et que ce genre d’invités ne constituait pas une ligne éditoriale, mais des coups médiatiques et provocateurs que se permettait, de temps en temps, Thierry Ardisson. Chez Hanouna, cela fait système, au service d’un projet politique qui est clair quand on regarde l’ensemble des chaînes de Bolloré.

En dehors de la FI, la gauche a-t-elle voix au chapitre sur TPMP et consorts ?

La gauche représente environ 12 % du temps d’antenne, insoumis compris. La gauche hors FI est soit invisibilisée – c’est le cas du PCF, qui n’existe tout simplement pas, ou des Verts (1,8 % du temps d’antenne) –, soit évoquée de manière systématiquement négative. Anne Hidalgo est victime d’un bashing permanent, en tant que maire de Paris. Cela tranche avec la bienveillance d’Hanouna envers ses invités d’extrême droite, comme Stanislas Rigault, de Génération Z, qu’il contribue à rendre sympathique. Les propositions de gauche ne font par ailleurs jamais l’objet de débat en plateau, là où le moindre fait politique ou parapolitique autour de Zemmour est commenté. Le 6 décembre, l’émission s’est même mise au service de sa propagande électorale, alors qu’il se lamentait d’avoir du mal à réunir ses signatures. Sa vidéo d’appel aux élus, produite exprès pour l’émission, a été relayée telle quelle.

La majorité, aussi, est un bon client…

Oui, il y a une sorte de bénéfice mutuel entre les macronistes et Hanouna. À partir du « happening » de Macron sur TPMP, pendant l’entre-deux-tours de 2017, va s’enclencher une logique de renvoi d’ascenseur entre Hanouna et le gouvernement. Marlène Schiappa a largement contribué à transformer l’animateur des nouilles dans le slip en un incontournable du débat politique, en allant régulièrement sur son plateau, et en déclarant qu’il devrait animer le débat du second tour en 2022. Il devient une courroie de transmission de la communication gouvernementale. Prenez Jean-Michel Blanquer. Il ne voulait pas aller sur TPMP par peur de la grossièreté ou d’être trop bousculé. Résultat, son passage s’est tellement bien passé, les questions étaient si inoffensives, que ses équipes n’ont qu’une envie, c’est d’y retourner.

 

 

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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 14:09
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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 07:12
Brider les libertés pour sauver le libéralisme - éditorial de l'Humanité du samedi 29 janvier par Fabien Gay
Brider les libertés pour sauver le libéralisme
Publié le Samedi 29 Janvier 2022

Depuis le début de la pandémie, le président a fait le choix d’une gestion verticale de la crise sanitaire, appliquant les fondamentaux du modèle jupitérien qu’il aime tant. C’est ainsi que douze textes ont été adoptés en deux ans au Parlement. Nul ne conteste le besoin d’agir pour endiguer cette pandémie. Mais la prise de décision en conseil de défense et le choix de porter le cœur des lois uniquement sur les restrictions de liberté sont révélateurs d’un libéralisme autoritaire qui affaiblit nos libertés publiques et notre démocratie.

En transformant le passe sanitaire – sans en faire le bilan – en passe vaccinal, une nouvelle étape est franchie. C’est un choix d’exclusion et de sanction qui est assumé. Certains souhaiteraient même appliquer, comme au Québec, la suppression d’aides sociales pour les non-vaccinés ou le déremboursement des soins hospitaliers. Marginaliser encore plus celles et ceux qui sont le plus éloignés des politiques publiques, voici la démarche cynique du gouvernement.

Au fond, c’est une société de contrôle social que souhaite instaurer ce gouvernement, où les pratiques des citoyens, réduits à l’état de consommateurs, sont connues, classées, fichées. Bientôt, tout le monde pourra contrôler tout le monde. Surtout, ces bases de données énormes, demain aux mains des Gafam, constituent un trésor commercial immense pour prospecter, cibler les publics et les contenus à leur destination jusqu’à la sphère la plus intime. Sans jamais, semble-t-il, interroger la légitimité de tous ces moyens de contrôle et leur finalité.

Finalement, c’est tout notre arsenal législatif des dernières années qui mériterait d’être évalué, des lois sécuritaires aux lois sur le renseignement ou l’antiterrorisme qui, au nom de problèmes réels et sérieux, ont peu à peu restreint nos libertés et confié à des acteurs privés des prérogatives de contrôle et de pouvoir régalien. Nous nous sommes accoutumés à une perte de droits, à des restrictions basées sur un impératif sécuritaire, mettant notamment en péril notre droit à manifester et la liberté d’association. Lorsque nous cédons un peu de liberté au nom de la sécurité sanitaire, qui garantit que nous la retrouverons un jour ?

Le gouvernement n’a cure des alertes des associations, du Défenseur des droits, des organisations syndicales. Car la logique derrière tous ces dispositifs est celle du « business first » : l’économie avant tout !

L’activité économique doit se maintenir à tout prix, le « quoi qu’il en coûte » devient un « quoi qu’il advienne ». Le meilleur exemple en est l’obligation de télétravail, finalement facultative et non contraignante : liberté totale et sans contrainte pour le capital, stigmatisation et division pour le peuple. Dans le même temps, les suppressions de lits dans les hôpitaux, de postes dans les écoles et d’autres services publics, la réforme de l’assurance-chômage, en clair, les orientations libérales, ont suivi leur cours au grand plaisir des marchés financiers, dont les dividendes fleurissent et les grandes fortunes croissent.

Ce libéralisme autoritaire révèle un échec patent de la gestion de cette crise sanitaire : celui de n’avoir jamais répondu aux besoins populaires. Face aux incertitudes et peurs causées par une situation inédite, il aurait fallu faire corps en plaçant la démocratie comme une des solutions. Il n’est pas trop tard pour renforcer les moyens et les missions du service public, et valoriser la culture scientifique pour convaincre sur la vaccination et le respect des gestes barrières, afin de ne pas laisser d’espace aux obscurantistes et complotistes en tout genre.

Espérons que ces enjeux seront au cœur du débat présidentiel qui s’ouvre.

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 07:07
A l’ouverture du Congrès de la JC ce matin, avec les messages d’accueil de Pierre Garzon, maire de Villejuif, et Ozer Ostorun, secrétaire départemental du PCF et le rapport d’ouverture de Léon Deffontaines.  La jeunesse a toutes les raisons de s’organiser pour faire respecter ses droits et construire la société à laquelle elle aspire majoritairement. Une société débarrassée de la précarité de la vie, de l’exploitation capitaliste de l’homme et la nature, une société de Paix et de coopérations.

A l’ouverture du Congrès de la JC ce matin, avec les messages d’accueil de Pierre Garzon, maire de Villejuif, et Ozer Ostorun, secrétaire départemental du PCF et le rapport d’ouverture de Léon Deffontaines. La jeunesse a toutes les raisons de s’organiser pour faire respecter ses droits et construire la société à laquelle elle aspire majoritairement. Une société débarrassée de la précarité de la vie, de l’exploitation capitaliste de l’homme et la nature, une société de Paix et de coopérations.

Les Jeunes communistes à l’offensive contre Parcoursup (L'Humanité, 29 janvier 2022, Diego Chauvet)
Les Jeunes communistes à l’offensive contre Parcoursup

Le MJCF veut faire entendre, dans la campagne présidentielle, la mobilisation contre un système de sélection qui « brise des rêves, des avenirs, des aspirations ». A l'occasion de son congrès, ses militants ont déployé des banderoles dans la capitale le 28 janvier et lancé une pétition en ligne.

Publié le Samedi 29 Janvier 2022
 

Sur la passerelle Léopold Sedar-Senghor à Paris, les passants ont vu se déployer une banderole appelant à stopper Parcoursup, vendredi 28 janvier en fin d’après-midi. Rapidement décrochée par la police, elle venait d’être installée en surplomb de la Seine par des militants du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF). Quelques instants plus tard, ils sont environ 200 à se rassembler sur l’esplanade du Musée d’Orsay, sur la rive qui fait face au jardin des tuileries. Ce même jour, le congrès de leur mouvement s’est ouvert en banlieue, à Villejuif. Et avec cet événement, les jeunes communistes ont décidé de lancer une offensive politique contre le système d’inscriptions et de sélection dans les universités. Nombre d’entre eux, tous militants qu’ils soient, sont en premier lieu concernés par ce système décrié, comme les autres jeunes de leur génération. « C’est un problème qui nous touche », explique Yvelin, militant de La Garenne Colombes. Le secrétaire général du MJCF, Léon Deffontaines, nous en rappelle le bilan chiffré : « un jeune sur deux s’est retrouvé inscrit dans une filière par défaut. 80 000 d’entre eux sont sans affectation à l’issue du processus ». Après une première année dans le supérieur, les tentatives de réorientation passant à nouveau par les algorithmes de Parcoursup risquent d’exploser alors que le processus vient de démarrer pour la prochaine rentrée. « Parcoursup est symptomatique des politiques libérales et du macronisme, fustige Léon Deffontaines. Il a brisé des rêves, des avenirs, des aspirations ». Du coup, le MJCF a mis en ligne ce même 28 janvier une pétition appelant à l’abrogation de ce système, que les lycéens et les étudiants peuvent signer sur « stopparcoursup.org ».

Et il ne s’agit pas d’une lubie des seuls jeunes communistes… Jordi, étudiant à Montpellier, nous confirme que c’est le sujet de préoccupation numéro un des lycéens lorsqu’il en discute avec eux. « Ce système est non seulement injuste, mais il sème aussi la division entre ceux qui n’arrivent pas à avoir de place ». Avec ses initiatives, qui ne se limitent pas à la pétition en ligne avec notamment des actions de blocage de lycées dans plusieurs villes lors du mouvement de grève du 27 janvier, le MJCF tente « d’organiser cette colère ». « On a vu fleurir ici et là quelques tentatives d’auto-organisation des lycéens et des étudiants contre Parcoursup », expliquent Emma et Eva, jeunes communistes de Toulouse. « Mais c’est parfois mal organisé et ça ne dure pas », précisent les deux militantes, qui travaillent à mobiliser leurs collègues étudiants. Chez les autres militants du MJCF, on est très désireux de passer à l’action également. Lorsque Léon Deffontaines prend la parole sur l’esplanade du musée d’Orsay, les drapeaux rouges s’agitent. « Nous avons besoin d’une jeunesse formée et diplômée pour relever les défis de l’avenir. Et nous revendiquons un revenu étudiant, pour mettre fin à la galère des salariés étudiants », lance-t-il sous les applaudissements. Il s’en prend à la politique d’Emmanuel Macron, mais n’épargne pas « le quinquennat précédent » : « Le Parti socialiste est tout aussi responsable de la sélection que la République en marche ». À ses côtés, Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes, dénonce en Parcoursup une « plateforme qui n’a pas remis l’humain au cœur du processus ».

« Ce sont les élèves issus des classes populaires qui subissent le plus cette sélection discriminatoire, fondée sur le dossier scolaire », rappelle le texte de la pétition. À Rennes, Victor et Clément constatent que c’est encore plus vrai qu’ailleurs. « C’est une université très populaire, installée dans un quartier tout aussi populaire, rapportent les deux jeunes. On a 42 % de boursiers, qui sont les premiers touchés par la sélection de Parcoursup ». De ce fait, le 27 janvier, ils ont compté de nombreux étudiants et lycéens dans la manifestation intersyndicale. « Quand on en parle avec les étudiants, ça fait tilt. On est en train d’organiser des mobilisations, et ça tombe bien parce que Rennes est aussi une université très politisée ». Les deux militants constatent aussi un affaiblissement historique des syndicats étudiants, et estiment que le MJCF a pris une bonne initiative avec ces actions contre Parcoursup : « ça permet de faire des conjonctions, que les organisations se retrouvent ».

La campagne électorale est aussi une occasion pour le MJCF de relancer la contestation contre la sélection, de l’imposer dans les débats. « Nous voulons, avec la pétition, que les candidats à la présidentielle se positionnent, insiste Léon Deffontaines. Pour l’instant, Fabien Roussel a affirmé qu’il en terminerait avec Parcoursup s’il est élu », souligne également le dirigeant des Jeunes communistes.

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 06:38

 

Je m’attarde cette semaine sur trois événements qui montrent à quel point le système capitaliste est un antihumanisme. Qu’il s’agisse des EHPAD avec les révélations du livre Les Fossoyeurs de Victor Castanet, de la situation faite à EDF et à l’avenir de notre système de production d’énergie ou du débat autour de l’augmentation du salaire net via une baisse des cotisations sociales… Tout montre qu’il est urgent de défricher les chemins d’un après-capitalisme, que nous appelons communisme.

Ce processus de transformation sociale et écologique devrait surgir dans le débat électoral pour renouer avec de nouvelles perspectives.
 
L’or gris gave la bourse…
 
On se souvient, il y a quelques années, d’économistes et théoriciens libéraux qui glosaient sur « l’or gris ». Étrange expression pour parler des personnes âgées et des personnes dépendantes. Au fond, les capitalistes ont flairé dans le vieillissement démographique, un moyen juteux de rentabilité supplémentaire sur le dos des personnes âgées, devenues dépendantes, après les avoir essorées dans leur système de prédation et d’exploitation.
 
C’est à cet effet qu'ont été créées, sous l'impulsion des pouvoirs politiques à leur service, des sociétés privées gérant des EHPAD.
Ainsi, le capitalisme s’occupe de tout et de nous, de la naissance à la mort.
 
Depuis longtemps, nous alertons sur l’abject business de quelques-unes de ces sociétés privées. L’Humanité a produit plusieurs révélations notamment sur le traitement des pensionnaires de certains EPAHD durant cette période de Covid. La CGT a de nombreuse fois déposé des alertes et mobilisé les inspections du travail.
 
Avec son livre, Les Fossoyeurs, Victor Castanet tire un puissant coup de tonnerre dans la mer d’huile dans laquelle baignait le groupe coté en bourse : ORPEA.
 
Comment d’ailleurs ne s’offusque-t-on pas plus du fait qu’une entreprise chargée de personnes entrant dans la dernière partie de leur vie, puisse être cotée en bourse. Il en découle automatiquement une logique de gestion dont le seul objectif est l’augmentation permanente des profits et rémunérations des actionnaires. Et en conséquence, le rationnement comptable des soins d’hygiène, de la prise en charge médicale, des repas, et la compression du nombre des personnels…
 
La cause des maltraitances n’a pas pour origine des problèmes d’organisation comme le répète la direction d’ORPEA, mais la recherche de la rentabilité pour ses actionnaires. Ceux-ci se trouvent dans le plus grand fonds d’investissement canadien CPPIB qui de surcroit, loge ses capitaux dans les paradis fiscaux. Notons d’ailleurs qu’un autre groupe, Korian, reverse lui aussi de confortables dividendes à des actionnaires qui répondent du nom de Crédit Agricole, BNP, ou de la puissante banque, J.P. Morgan.
 
Ces révélations montrent cruellement, une fois de plus, la barbarie du système capitaliste qui se soucie comme d’une guigne du sort des plus anciens, de leur santé, de leur bien-être, de la vie au fond.
 
Il est indispensable de pousser le débat au-delà de ces révélations, enquêtes et témoignages insupportables. Les hauts le cœur même sincères seront vains si les débats et les combats ne portent pas sur ces enjeux de fond : Qui et pourquoi a décidé d’offrir tout un pan de la dépendance aux groupes privés contre le développement d’un secteur public du vieillissement et de la dépendance, disposant des moyens de ses missions ?
 
Et, qui a décidé de ne pas contrôler l’utilisation des fonds publics versés à ces groupes au titre de « l’enveloppe des soins » ?
 
Ainsi, sans compte à rendre de leur utilisation, ORPEA a reçu 350 millions d’euros par an selon la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, auquel s'ajoutent des versements des départements.
 
Tous les discours promettant une branche de la sécurité sociale pour le « grand âge et l’autonomie » sont restés lettre morte.
 
Un tel projet doit être mis à l’ordre du jour, tout comme celui d’un grand service public pour l’autonomie et la prise en compte de ce fait incontournable : le bien-être des résidents des EPAHD est proportionnel à la densité du personnel qui y travaille.
Aberration économique, monstruosité politique
 
Tout esprit sain ne peut que considérer comme une aberration économique, la décision du gouvernement de contenir les augmentations du prix de l’électricité, de mettre le tiers de la production d’électricité d’EDF, à la disposition de ses concurrents privés.
 
Sans oublier que ces tarifs sont indexés sur le prix du gaz sur décision politique en France et à Bruxelles. Ainsi, les entreprises concurrentes d’EDF, qui la plupart du temps ne produisent pas la moindre électricité, vont bénéficier d’un tarif inférieur de plus de 70% à ceux du « marché ».
 
Mieux, comme EDF a déjà programmé sa production de l’année 2022, elle pourrait être contrainte d’acheter de l’électricité au prix fort sur le marché pour le revendre à ses concurrents, à prix moindre comme l’y oblige le gouvernement.
 
Autrement dit, on a décidé en haut-lieu - en parfait accord avec les directives européennes de dérégulations - de faire payer par un groupe public des subventions à des entreprises privées concurrentes.
 
Tout cela, au détriment de l’intérêt général et des enjeux écologiques. Au moment où l’urgence est à une politique énergétique de long terme visant à limiter les changements climatiques.
 
Quelques soient les solutions retenues, la transition énergétique coûtera extrêmement cher. Déjà 160 milliards d’euros sont prélevés sur les factures d’électricité des particuliers et des entreprises pour prétendument organiser cette transition.
Le scandale ne s’arrête pas à cette aberration économique. Ces opérateurs privés d’électricité, bénéficient non seulement d’une rente sans produire, mais déclarent leurs sièges sociaux souvent installés dans des paradis fiscaux en Europe, pour ne payer aucun impôt en France.
 
En agissant ainsi, le pouvoir casse les reins d’EDF qui doit produire de l’électricité, entretenir ses centrales, investir pour la transition écologique.
Ceci peut avoir de graves conséquences sur la sécurité d’approvisionnement énergétique du pays, sur l’activité industrielle, la vie économique et sociale de nombreux territoires.
 
Déjà, la réduction des personnels, l’utilisation d’entreprises sous-traitantes entraînent un manque d’entretien de plusieurs centrales nucléaires. Dix réacteurs nucléaires sur 56 sont actuellement à l’arrêt.
 
Comme dit le proverbe : « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ».
Organiser et laisser se développer une campagne contre l’entreprise publique de l’électricité, créée par le communiste Marcel Paul, pour privatiser la production d’énergie est donc bien la ligne constante du pouvoir. C’était le but du projet « Hercule » mis en échec grâce à la vigilance et la mobilisation des salariés d’EDF.
 
Toute la population, les entreprises, les élus sont concernés. Par-delà leurs activités, leurs situations, ils ont toutes et tous intérêt à faire front commun jusque dans les urnes.
C’est un fleuron français que le pouvoir au service des intérêts et de la propriété privée, tente d’abattre comme il le fait avec l’hôpital et l’Education nationale. C’est ce que veut cacher la léthargie organisée de la campagne électorale. Il nous faut la réveiller.

L'opération Pécresse et le salaire net

 

Attention dangers. Si l’électorat de gauche, si nos concitoyennes et nos concitoyens attachés à la sécurité sociale, restaient l’arme au pied à l’occasion des élections présidentielle et législatives, s’ouvrirait, bien malgré eux, une vaste entreprise de démolition de notre système de protection sociale.

Les candidats de droite, de M. Macron à l’extrême droite, ne le revendiquent pas ouvertement, mais leurs propositions, entre lesquelles les différences il y a l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette, y aboutissent toutes. Pour préserver les intérêts du grand capital, les uns et les autres ne veulent ni augmenter les salaires, ni bloquer les prix, ni diminuer les impôts indirects désormais baptisés « impôts de consommation » et encore moins augmenter les impôts sur le capital dit « impôts de production » Ces mots nouveaux de la doxa libérale.

Tous en cœur avec Mme Pécresse, ils ont trouvé un subterfuge. Il a une apparence trompeuse de bon sens, un goût artificiel de justice, un mauvais parfum de reconnaissance du travail. Il s’agit, en réalité, d’un subtil poison qui détruirait la sécurité sociale, c’est-à-dire la capacité de notre communauté nationale à protéger tous ses membres de la maladie, à améliorer les capacités de l’hôpital et les conditions des personnels de santé.

Voici l’entourloupe ! Pour les droites, afin d’augmenter le salaire net sans toucher à la répartition de la valeur créée par le travail, il suffirait de réduire les cotisations sociales des travailleuses et des travailleurs. En apparence le travailleur touchera plus, mais il le rendra au centuple en cas de maladie et par la faiblesse induite des pensions de retraite. Ce que le salarié aura l’illusion de gagner d’une main, l’assuré social, il s’agira généralement de la même personne, le rendra de l’autre. C’est la partie de la rémunération socialisée donnant les moyens de faire face à la maladie, au financement des hôpitaux et des retraites qui diminuerait d’autant. Seul l’employeur serait gagnant ! Et les recettes de la sécurité sociale seront d’autant affaiblies.

Mieux, où plutôt pire encore. La travailleuse, le travailleur, sa famille paierait le manque à gagner au prix fort, notamment par une augmentation de 2%, dans un premier temps, de la TVA. Cet impôt indirect le plus injuste qui ponctionne directement et lourdement le pouvoir d’achat populaire.

Plus fondamentalement, le transfert des cotisations sociales sur le travail, vers l’impôt, constitue une modification majeure de la conception même de la protection sociale universelle construite par le ministre communiste Ambroise Croizat, telle qu’elle est conçue par le programme du Conseil national de la Résistance (CNR). Dans l’esprit et la lettre de cette avancée civilisationnelle, dans une France ruinée par six années de 2e Guerre mondiale, la cotisation sociale contribue au redressement du pays parce qu’elle est un prélèvement sur la valeur ajoutée issue de la création collective de richesses, c’est-à-dire du travail.

Gérée par les organisations de travailleurs, elle est protégée de toutes formes de spéculations boursières ou immobilières. Elle est orientée vers la caisse de recouvrement de la sécurité sociale et distinct de la gestion de l’État. Ainsi, elle est à l’abri des tours de vis et des ajustements décidés par les gouvernements, désormais aux ordres des injonctions des autorités européennes. À l’opposé, l’impôt est prélevé par le Trésor public et ne donne aucun droit.

Intégrer plus avant la protection sociale au budget de l’État, en remplaçant des cotisations par des impôts, reviendra à subordonner l’efficacité (ou l’inefficacité) des politiques sociales à des considérations purement financières. Pourtant, tout le monde s’accorde, en pleine pandémie, à reconnaître que grâce à notre système de sécurité sociale – certes imparfait et affaiblie par de multiples coups de canif – la crise a pu être amortie.

Si un tel projet aboutissait, tandis que les plus fortunés se tourneraient vers les assurances privées, les catégories les plus modestes, au premier rang desquelles se trouveraient celles et ceux dont le salaire net a été un peu augmenté, seraient placés dans une situation de terrible insécurité sanitaire.

En 1910, défendant sa loi sur les retraites ouvrières et paysannes, Jean Jaurès avait alerté déjà : « l’assistance (l’argent des impôts versé aux plus démunis) quelle qu’elle soit, si soucieuse qu’elle soit de l’équité et de la dignité des hommes, c’est toujours… Le pauvre incliné pour recevoir. C’est souvent l’arbitraire, c’est l’indétermination… Avec l’assurance (le droit à une prestation sociale issue d’une cotisation), c’est un droit certain qui met l’homme debout, qui assure son droit à une heure déterminée…. Il a un droit certain, mathématique, qui respecte pleinement sa dignité d’homme. »

C’est une autre cohérence que dessinent les macronistes et les droites de tout poil. Dans leurs conseils de campagne, dans des cercles parisiens de la pensée libérale, on mijote en ce moment les mêmes projets.

M. Pascal Perri, dans une chronique chez nos confrères « Les Echos » daté du lundi 24 janvier dévoile ce qui se trame : « Est-ce bien le rôle du travail de financer la santé et la famille » interroge-t-il ? Et de conclure : « Il faudra tôt ou tard cesser d’accabler le salarié pour mettre un peu plus à contribution le consommateur » (1)

Ainsi les droites, qui feignent de répondre à la demande d’augmentation des salaires, construisent une arme de destruction massive de notre système de protection sociale. Or, l’heure appelle tout l’inverse : investir massivement, dans la santé et l’hôpital. Ils comptent donc faire le contraire.

Ce projet caché, si nous ne le démystifions pas, annonce aussi une profonde période d’austérité pour faire payer au prix fort le remboursement de la dette par les catégories populaires.

Dans ces conditions, pour un électeur se réclamant de la gauche, s’abstenir reviendra a donné un blanc-seing à la destruction de la sécurité sociale. Cette grande innovation communiste à la Libération. Ce ferment de communisme. Aujourd’hui, Fabien Roussel suit la même trajectoire pour mettre l’économie au service de l’humain. Au cœur des engagements de son programme, il y a le mieux vivre, de toutes et tous, garantie et sécurisé avec une sécurité sociale « bien commun » de ses cotisants. Avec la prise en charge à 100%, la suppression des franchises médicales, la fin des dépassement d’honoraires, la fin de la tarification à l’acte, du forfait hospitalier et des urgences payantes, le développement des centres de santé, l’ouverture de milliers de places d’étudiants en médecine, le développement de la médecine du travail, un plan débattu avec les syndicats et les élus pour l’hôpital public, la création rapide de 100 000 postes, la création d’hôpitaux et de maternités de proximité, la fin des déserts médicaux, la mise hors marchandisation financière des médicaments et des vaccins.

Le financement de telles ambitions pour notre pays est possible grâce à une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques ; l’augmentation des salaires (brut et net), la sécurité de l’emploi ; l’égalité salariale femmes-hommes. Ce serait justice.

Nous faisons nôtre ce principe républicain de solidarité, mis en place par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 : « De chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens » formule inspirée du nouveau testament, reprise par Louis Blanc puis par Karl Marx (2). La civilisation est de ce côté. La barbarie de l’autre.

 

(1) Pascal Perri est économiste et géographe, chroniqueur aux Échos et LCI.

(2) Karl Marx dans critique du programme de Gotha

 

Les cotisations employeurs ont déjà beaucoup été abaissées depuis des années/

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Sous le gouvernement Balladur en 1993 : exonération des cotisations d’allocations familiales pour les salaires jusqu'à 1,1 Smic et réduction de moitié pour les salaires compris entre 1,1 et 1,2 Smic.

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En 1995 -1998, les ristournes Juppé réduction des cotisations sociales pour les salaires situés entre le Smic et 1,2 fois le Smic puis 1,3 Smic cumulables avec les réductions des cotisations familles.

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2005 réforme Fillon : le dispositif est unifié et le seuil d’exonération est porté à 1,6 Smic

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2013-2016 dispositif Hollande avec le crédit d’impôt à hauteur de 4% puis 6% de la masse salariale jusqu’à 2,5 Smic puis pacte de solidarité et de responsabilité : baisse de 1,8 point des cotisations patronales jusqu’à 1,6 Smic puis 3,6 Smic en 2016.

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2019 transformation par le gouvernement Macron du CICE en diminution des cotisations patronales.

 

Tout ceci a-t-il contribué à augmenter les salaires, à réduire le temps de travail, à créer de l’emploi ? Poser la question, c’est y répondre !

 

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 06:34

Lundi 24 janvier, Fabien Roussel présentait le programme du PCF pour la présidentielle "Pour un pacte social, écologique, républicain". Extraits de sa préface.

 

L’autre vision est celle que j’entends défendre bec et ongles. C’est la France de nouveaux jours heureux, la France qui protège ses citoyen·ne·s et se projette résolument vers un autre avenir, la France des communs plutôt que celle qui entretient les concurrences délétères, la France qui renoue avec le droit au bonheur grâce à des réformes de progrès à même de rassembler le peuple. C’est, dit autrement, la France qui se redresse en faisant siens les principes de justice, d’égalité et de solidarité, qui sont ceux de la République sociale et démocratique, laïque et universaliste, écologiste et féministe. 

Vous le lirez dans les pages qui suivent, cette République est celle qui veut sécuriser tous les moments de la vie, de la naissance à la retraite, en éradiquant le chômage et en redonnant son sens émancipateur au travail. Qui aura à cœur de faire des biens communs sa priorité, en commençant par la santé et l’éducation, grâce à des services publics nouveaux et renforcés, profondément démocratisés, permettant de répondre aux besoins. Qui n’hésitera pas à proclamer que la jeunesse est une grande cause nationale, tant il est vrai qu’elle représente une immense richesse et un puissant potentiel de redressement, mais surtout parce que nous lui devons cette ambition. Qui prendra le moyen d’engager la nation sur le chemin d’un nouveau modèle de production et de consommation, liant indissolublement nouvelle industrialisation, relocalisation de nos productions, réappropriation publique de filières stratégiques et transition écologique. Qui défendra l’art, la création et la liberté d’expression, car ils sont essentiels à notre démocratie. Qui ouvrira au pays le chemin d’une authentique révolution féministe et qui inscrira dans la réalité quotidienne l’objectif d’égalité entre toutes et tous, quels que soient leurs origines, leurs couleurs de peau, leurs lieux d’habitation, leurs genres ou leurs handicaps. Qui œuvrera de tout son poids à un monde de paix et de coopérations, libéré des tensions et conflits. 

Avec mes camarades, nous ne croyons pas à la fatalité du malheur et de la désespérance. Les moyens existent de porter une grande ambition à la tête du pays. Pourvu que l’on en ait la volonté politique, que l’on ose arracher enfin le pouvoir à la finance, que l’on permette aux salarié·e·s comme aux citoyen·ne·s de conquérir de nouveaux droits d’intervention et de décision, que la France retrouve sa pleine souveraineté pour travailler à la transformation radicale de l’ordre de l’Europe et du monde dans le sens de la sécurité humaine, de la coopération entre les peuples, de la paix. 

Il ne manquera certainement pas de voix pour nous dire, pour vous dire, que nous rêvons, que le capitalisme représente désormais un horizon indépassable. Pourtant, notre histoire en fait foi, tout peut basculer lorsque le monde du travail dans sa diversité, la jeunesse, les citoyennes et les citoyens s’en mêlent, retrouvent confiance en la politique, renversent la table pour imposer des solutions novatrices, conformes à l’intérêt général. Sans l’élan collectif du mouvement populaire, à l’occasion du Front populaire, dans la Résistance ou en Mai 68, aurions-nous conquis les congés payés, la Sécurité sociale, ou encore la réduction du temps de travail ? 

C’est d’ailleurs avec cette conviction que ce projet a été élaboré. Les 180 propositions qui émaillent les six objectifs de changement et les trois moyens permettant de les réaliser ne proviennent pas d’une réflexion en vase clos. Elles sont le fruit du travail commun que les communistes mènent au quotidien aux côtés de syndicalistes, de militantes et militants associatifs, d’hommes et de femmes venus de tous les horizons de la gauche et de l’écologie. Elles ont été travaillées à la chaleur d’innombrables rencontres avec des salarié·e·s en lutte, des acteurs et actrices de terrain, des élu·e·s, des chercheur·euses, des intellectuel·le·s, des créateur·trices. Et c’est fort de cette construction collective, écrite à des milliers de mains en quelque sorte, que nous voulons convaincre et rassembler. 

Beaucoup, je l’entends dans tous mes déplacements, ont perdu confiance dans une certaine gauche, qui a renoncé à bousculer les intérêts dominants. Avec ma candidature à l’élection présidentielle, je veux tourner définitivement cette page, retrouver le chemin de la majorité sociale du pays, permettre à une gauche populaire reconstruite sur de nouvelles bases de relever le défi de civilisation auquel la planète est tout entière confrontée. Je veux aider à construire une nouvelle majorité politique qui dira ce qu’elle fait, qui fera appel à l’intelligence collective et à l’engagement de chacune et chacun, qui portera des engagements précis et ambitieux. 

Tel est le sens du pacte qui est ici proposé aux Françaises et aux Français, au mouvement social, et que je soumets au plus large débat à gauche. Ce pacte, il s’agit à présent de le construire jusqu’aux élections législatives, afin de faire élire le plus grand nombre de député·é·s de gauche, et parmi elles et eux de député·e·s communistes, à l’Assemblée nationale. C’est là, au Parlement, non au palais élyséen où se reproduit une monarchie présidentielle qui dégoûte tant d’hommes et de femmes de la politique, que tout se jouera. 

Avançons avec clarté en un moment où tout est fait pour brouiller les enjeux du débat électoral et favoriser le découragement. 

C’est ce à quoi veut s’attacher ce projet. En vous en emparant, en le faisant largement connaître autour de vous, en le faisant vivre dans les luttes et les mobilisations, vous en ferez l’instrument de l’alternative de société qu’attendent nos compatriotes.

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 06:18
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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:43
Interview de Fabien Roussel dans "Le Parisien", 27 janvier 2022

Fabien Roussel : «Avec Jadot et Mélenchon, le prix de l’électricité va doubler voire tripler»


Le Parisien du 27 janvier 2022
 


Le candidat communiste à la présidentielle se dit partisan «d’une écologie de la solution, pas de la punition». Et annonce vouloir créer une prime à la conversion pouvant aller jusqu’à 10 000 euros pour l’acquisition de véhicules «propres».


Après avoir présenté lundi 24 janvier son programme présidentiel baptisé « La France des jours heureux », le candidat communiste à la présidentielle détaille ses propositions pour aider les automobilistes à acheter des véhicules propres. Et réaffirme son attachement à l’énergie nucléaire. Vous apparaissez comme le défenseur de la « bonne bouffe » pour tous. Est-ce que vous défendez aussi la « bagnole pour tous » ?

FABIEN ROUSSEL. Je défends la voiture propre pour tous. En 2025, avec la création de zones à faibles émissions (ZFE) dans 45 métropoles, près de 10 millions d’automobilistes (dont 1, 7 millions de Franciliens dès le 1er juin prochain) n’auront plus le droit d’entrer dans les villes s’ils conduisent des voitures polluantes portant les vignettes Crit’Air 3, 4 et 5. C’est une véritable bombe sociale qui va exploser à la tête de millions de Français qui n’ont pas d’autre choix que de se déplacer en voiture et qu’on va assigner à résidence. Je ne veux pas supprimer ces ZFE, qui ont été défendues par les socialistes et les écologistes, mais je le dis clairement : lutter pour la qualité de l’air ne doit pas se faire en tapant sur les classes populaires ou moyennes.

Alors que proposez-vous ?

Je souhaite que les automobilistes concernés aux revenus les plus modestes puissent tous changer de véhicule, en ne déboursant que 1 000 à 2000 euros de leur poche. Je propose que la prime à la conversion pour une voiture propre neuve ou d’occasion de Crit’Air 1 et 2, aujourd’hui de 3 à 5 000 euros, puisse aller jusqu’à 10 000 euros. Je défends aussi la gratuité du permis de conduire pour les moins de 25 ans et je veux que tous les véhicules Crit’Air 1 et 2 soient équipés d’un système d’aspiration de particules fines. Mon credo, c’est une écologie de la solution et pas de la punition ou de l’interdiction. Je ne suis pas le représentant de la gauche caviar et quinoa mais de la gauche populaire et label rouge.

Et pour ceux qui prennent les transports en commun ?

L’État doit participer à la prise en charge de la carte de transports collectifs pour les salariés. Aujourd’hui, 50 % de ce coût est à la charge des entreprises. Je souhaite que l’État prenne en charge les 50 % restants afin que ce soit gratuit pour les salariés et les inciter à ne plus prendre leur voiture. Le coût, c’est 7 milliards d’euros. Arrêtons de regarder le porte-monnaie quand il s’agit de sauver le climat.

À la différence de Yannick Jadot ou de Jean-Luc Mélenchon, vous défendez l’énergie nucléaire…

Avec Jadot ou Mélenchon, si demain ils gouvernent le pays, le prix de l’électricité va doubler voire tripler. Et nous serons dans l’incapacité de réindustrialiser la France ou de faire face au boom des véhicules hybrides ou nucléaires. C’est pourquoi je veux créer six réacteurs nucléaires dans les centrales existantes. C’est indispensable pour faire baisser le prix de l’électricité et répondre aux besoins de nos entreprises. Je suis pour créer une filière dans l’Éducation nationale de formation de tous les métiers de la production nucléaire. Du CAP à l’ingénieur. Nous avons mis en péril notre filière. Or, il y a besoin d’investir autant pour produire cette énergie décarbonée que pour assurer la sécurité.

Vous êtes à 3 % dans les sondages. Quelle peuvent être vos ambitions ?

D’abord, je veux parler à tous les Français. À ceux qui ne votent plus mais aussi aux électeurs de droite et même d’extrême droite. Ma singularité à gauche, c’est que mon combat est celui d’une gauche populaire, sincère, honnête qu’on avait perdue, une gauche du travail, une gauche de l’égalité. Mais on est au début de la campagne. Je suis nouveau à gauche et j’ai encore beaucoup à faire pour être connu. Je veux notamment débattre avec Emmanuel Macron. Je trouverais scandaleux qu’il ne veuille pas débattre avec nous et tous les autres candidats. On a déjà une campagne sous Pfizer, je ne voudrais pas une campagne sous morphine.

Vous avez des nouvelles d’Arnaud Montebourg ?

Je discute avec ses amis, ses soutiens. Arnaud Montebourg a fait le choix de ne soutenir personne, ce qui laisse libre son électorat. Les idées qu’il a défendues, j’en partage beaucoup et je voudrais les porter dans ma campagne car aucun autre candidat ne le fera.

Vous incarnez une gauche de la sécurité et de la laïcité. Que pensez de la polémique sur les poupées sans visage vendues à Roubaix, montrées dans un reportage de M 6 ?

Je trouve horrible qu’on puisse défendre cela et qu’on puisse en faire un commerce. Je demanderai une enquête des renseignements intérieurs. La menace terroriste existe encore. Des réseaux islamistes continuent de se développer dans le pays. Je veux m’y attaquer en renforçant les moyens de police, les moyens d’enquête, les moyens pour les services de renseignements. Dans ces quartiers où l’État a reculé et laissé place à des associations islamistes, je veux faire plus d’écoles, de culture, de juges, d’éducateurs. Je veux faire revenir l’État et la République. 

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:39
Fabien Roussel précise sa France des Jours Heureux (Le Télégramme, 27 janvier 2022)

Présidentielle : Roussel (PCF) présente son programme pour « la France des jours heureux »

Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage, à une France des salaires élevées, du travail, du revenu issu du travail », a-t-il résumé.

Smic à 1 500 euros nets, 500 000 emplois en plus dans les services publics, revenu étudiant à partir de 850 euros, nationalisation d’EDF, triplement de l’ISF : le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a présenté, lundi, ses 180 propositions pour « la France des jours heureux ».

« Il y en a marre d’une France qui promet l’austérité, des économies », a lancé Fabien Roussel, lors d’une conférence de presse au QG du Parti communiste, à Paris, voulant, lui, « donner de l’espoir à ceux qui n’y croient plus ».

Dans son livre-programme de 124 pages « La France des jours heureux », en hommage à celui du Conseil national de la résistance, le candidat communiste présente son « projet de société » en faveur de « l’emploi et le pouvoir d’achat, une République sociale et laïque, et pour la paix en Europe et dans le monde ».

Fabien Roussel souhaite la hausse du Smic à 1 500 euros nets, « une conférence » pour que le salaire minimum soit appliqué « dans les 40 branches » ou encore « une pension minimum pour les retraités à 1 200 euros ».

Objectif phare : « éradiquer le chômage » en « garantissant à chacun un emploi ou une formation avec un salaire digne », « en commençant tout de suite par les jeunes », a-t-il expliqué.

« Garantir la possibilité d’avoir un emploi ou une formation, et un salaire »

« Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage, à une France des salaires élevées, du travail, du revenu issu du travail », a-t-il résumé.

Pour cela, le candidat communiste entend aussi créer 500 000 emplois dans les services publics et « garantir un revenu étudiant à partir de 850 euros (…) jusque 1 000 euros selon (sa) situation ».

Pour lui, il faut « garantir la possibilité d’avoir un emploi ou une formation, et un salaire » : « Nous ne pouvons plus voir notre pays se vider » de ses emplois et compétences, a-t-il lancé.

« L’État est complice » et « responsable » de la situation économique du pays, a dénoncé Fabien Roussel au sujet des délocalisations, réitérant, en outre, ses appels à « rendre effective l’égalité salariale » en « six mois dans les services publics et en un an dans le privé ».

« Un mix énergétique » intégrant le nucléaire

Sur la santé, Fabien Roussel entend « lutter contre les déserts médicaux » en « orientant l’installation de médecins dans la ruralité et dans les zones urbaines denses où, aujourd’hui, il y a des déserts médicaux ».

Le candidat communiste a appelé à « reprendre le pouvoir sur la finance » et « sur l’argent (…) qui est là : il coule à flots pour certains ! », demandant à tripler l’ISF, taxer les bénéfices des multinationales qui font un bénéfice « de plus de 500 000 euros » et nationaliser les compagnies d’assurance privée.

Sur la transition écologique, Fabien Roussel a de nouveau répété son envie de proposer « un mix énergétique », en défendant le nucléaire au côté des énergies renouvelables, tout en demandant la « nationalisation d’EDF et d’Engie ».

Il a décliné « un pacte ambitieux » de « 140 milliards d’euros pour le climat, soit 6 % du PIB » avec notamment « une prime à la conversion pour un véhicule propre de 10 000 euros » et la gratuité des transports publics.

Au niveau international, le candidat communiste demande la sortie de la France de l’Otan, la « réécriture » des traités économiques au sein de l’UE, et l’élaboration « d’un traité de sécurité collective (…) avec l’ensemble des pays de l’Europe, jusqu’à la Russie ».

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