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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 08:29
En mémoire de Razan el-Najjar, une soirée de solidarité avec Gaza à Saint Martin des Champs le 5 novembre 2018 à 19h
Association France Palestine Solidarité du Pays de Morlaix
 

"RAZAN, UNE TRACE DU PAPILLON", EST UN FILM DOCUMENTAIRE DE 30 mn, TOURNÉ CET ÉTÉ A GAZA PAR LE CINEASTE PALESTINIEN IYAD ALASTTAL.

 

RAZAN EL-NAJJAR, jeune infirmière palestinienne de 21 ans, a été tuée le 1er juin 2018, lors de la Grande marche du retour, sur la bordure orientale de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza. Alors qu’elle travaillait comme secouriste et portait une veste avec le logo des services sanitaires, Razan a été mortellement touchée d'une balle explosive tirée par un sniper de Tsahal (l'armée israélienne).

 

DÉBATS AVEC LES PARENTS DE RAZAN ET LE RÉALISATEUR

Dans ce film documentaire, réalisé par Iyad Alasttal, jeune cinéaste de Gaza, nous allons suivre mère de Razan et sa famille, dans sa maison, dans le quartier et rencontrer les voisins, pour apprendre de la vie de cette jeune femme, et découvrir des images des grandes marches du retour qui se tiennent tous les vendredis à Gaza, depuis le 30 mars 2018...

Iyad Alasttal et Sabreen et Ashraf Al-Najjar, les parents de Razan, ont réussi à passer la frontière de Rafah avec l'Egypte. Ils sont arrivés à Paris début octobre où le film a été présenté à Paris, en avant-première, le mardi 9. Et depuis, il est présenté dans plus de 20 villes de France à l'invitation des Associations de Solidarité avec la Palestine, AFPS, UJFP, BDS et la Coordination des Palestiniens en France...

 

L'AFPS DU PAYS DE MORLAIX S'EST INSCRITE DANS CETTE TOURNEE ET VOUS INVITE A LA PROJECTION DU DOCUMENTAIRE SUIVI D'UN ECHANGE AVEC SON REALISATEUR, IYAD ALASTALL MAIS AUSSI AVEC SABREEN ET ASHRAF AL-NAJJAR,

LES PARENTS DE LA JEUNE RAZAN.

 

N'OUBLIEZ PAS !

C'EST LE LUNDI 5 NOVEMBRE à 19H

SALLE GALLOUEDEC à St MARTIN des CHAMPS

En mémoire de Razan el-Najjar, une soirée de solidarité avec Gaza à Saint Martin des Champs le 5 novembre 2018 à 19h

A LIRE un article de POLITIS du 9 octobre 2018

Razan el-Najjar, emblème d’une Palestine blessée à mort

 https://www.politis.fr/articles/2018/10/razan-el-najjar-embleme-dune-palestine-blessee-a-mort-39432/?fbclid=IwAR3ztrf4ZKU2wkRxP9GBh0l2v4I7iR3rH79TrfWMb21vh4qwpN8c_5Lq7XM

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 08:47
Centenaire de la Grande Guerre, Mémoires de 14-18: exposition de photos de Jean-Marc Nayet et Philippe Grincourt à Locquénolé jusqu'au 11 novembre 2018

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:00
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

Nos activités d'éducation populaire, qui ont donné beaucoup de satisfaction l'année 2018, avec plusieurs centaines de personnes à avoir participé à nos conférences-débat à la section du PCF pays de Morlaix les mardis, reprennent. 

Après: 

en janvier 2018, le philosophe Jean-Michel Galano sur la philosophie de Karl Marx  
en mars 2018, Greg Oxley sur la Révolution Française
en avril 2018, l'écrivaine Maha Hassan sur la littérature, la révolution et la guerre en Syrie
en mai 2018, le journaliste Gérard Le Puill sur l'agriculture et le réchauffement climatique
en mai 2018 encore, l'ingénieur Yann Le Pollotec sur la révolution numérique
en juillet 2018, Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet sur l'antisémitisme et son histoire
 
Nous aurons le plaisir d'accueillir: 
 
Pour nos Mardis de l'éducation populaire du PCF pays de Morlaix (2, petite rue de Callac à 18h), ouverts à toutes les personnes intéressées: 
 
- Le Mardi 13 novembre: l'essayiste, romancier et journaliste Valère Staraselski sur le thème: "Aragon, entre littérature et politique, la liaison délibérée". 
 
Valère Staraselski a écrit, avant la biographie très ambitieuse et passionnante de Pierre Juquin, un excellent "Aragon. La liaison délibérée". 
 
Valère Staraselki sera le lendemain à Brest à l'invitation de la section PCF de Brest pour évoquer la question de l'antisémitisme à partir des recherches accomplies pour l'écriture de son dernier livre: "Le Parlement des cigognes"
 
C'est aussi l'auteur de plusieurs romans: "Le Parlement des cigognes" (2017) sur la Shoah et la complicité de polonais dans l'extermination des juifs (prix Licra), "Sur les toits d'Innsbruck", "Une histoire française" (sur la France pré-révolutionnaire, en janvier 1789), "L'Adieu aux rois" (un roman qui se passe pendant la Révolution Française, en 1794), "Le Maître du Jardin. Dans les pas de La Fontaine", "Nuit d'hiver", "Un homme inutile", etc. 
Mais aussi d'un très beau texte sur la Fête de l'Humanité, Comme un Air de liberté (2005), de 1909-2009: un siècle de vie ouvrière avec Denis Cohen (Cherche-Midi), de Voyage à Assise. 
 

 

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Valère Staraselki à Dialogues Morlaix en 2017 (photo Jean-Luc Le Calvez)

Valère Staraselki à Dialogues Morlaix en 2017 (photo Jean-Luc Le Calvez)

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

- Le Mardi 11 décembre: la sociologue et romancière Anne Guillou, auteur chez Skol Vreizh en 2018 de "Une embuscade dans les Aurès": 

La Guerre d'Algérie (1954-1961), blessures intimes  

Anne Guillou a aussi écrit plusieurs romans: "Noce maudite" (sur une condamnation à mort d'une criminelle de la région morlaisienne au XIXe siècle), "Dommage de guerre" (sur un viol commis par un soldat noir américain dans la région morlaisienne à la Libération), "Terre de promesses", "Fétiche". Ce fut aussi une grande artisane de l'éducation populaire sur le pays de Morlaix. 

Affecté au poste militaire de T’Kout dans les Aurès (Algérie) en 1960, le sous-lieutenant Raymond Messager, promotion « Terre d’Afrique » à Saint-Cyr-Coëtquidan, n’atteignit jamais sa destination.  Le 12 septembre 1960, une embuscade tendue par les rebelles l’arrêta net. Il avait 22 ans.  Anne Guillou-Riou, sa fiancée au moment du drame, revient aujourd’hui sur le parcours du jeune officier et sur les jours sombres de l’Algérie d’alors dans un récit autobiographique sur fond de guerre.  Liant les éléments sociologiques à la presse de l’époque, les travaux des historiens à l’expérience personnelle, l’auteur livre ici un ouvrage sensible fondé sur la mémoire, retraçant la lente maturation d’un être durement frappé à 20 ans.  L’ouvrage donne un éclairage particulier sur le conflit algérien que les appelés du contingent et les cadres militaires de l’époque ont préféré couvrir d’une chape de silence.

Affecté au poste militaire de T’Kout dans les Aurès (Algérie) en 1960, le sous-lieutenant Raymond Messager, promotion « Terre d’Afrique » à Saint-Cyr-Coëtquidan, n’atteignit jamais sa destination. Le 12 septembre 1960, une embuscade tendue par les rebelles l’arrêta net. Il avait 22 ans. Anne Guillou-Riou, sa fiancée au moment du drame, revient aujourd’hui sur le parcours du jeune officier et sur les jours sombres de l’Algérie d’alors dans un récit autobiographique sur fond de guerre. Liant les éléments sociologiques à la presse de l’époque, les travaux des historiens à l’expérience personnelle, l’auteur livre ici un ouvrage sensible fondé sur la mémoire, retraçant la lente maturation d’un être durement frappé à 20 ans. L’ouvrage donne un éclairage particulier sur le conflit algérien que les appelés du contingent et les cadres militaires de l’époque ont préféré couvrir d’une chape de silence.

Morlaix
Anne Guillou, l’écrivaine hantée par ses fantômes
Anne Guillou présente son ouvrage « Une embuscade dans les Aurès », paru chez Skol Vreizh. | PHOTO OUEST-FRANCE

 

Portrait

Elle vous accueille chaleureusement. Et vous jauge de son regard clair. Comme si elle voulait voir si son interlocutrice partage ses références. D’emblée, elle plante son regard bleu dans le vôtre. « C’est la première fois, depuis 60 ans, que je reviens sur une tragédie qui a bouleversé mon existence. »

Anne Guillou, écrivaine et romancière, sociologue et chercheuse reconnue pour ses travaux en sociologie rurale, vient de sortir un récit sur les jours sombres de l’Algérie.

En l’écoutant, on glisse inéluctablement vers le passé, celui d’un Finistère rural très éloigné de la plupart des tragédies qui agitaient le monde, marqué par ses destins brisés, par l’emprise de l’église, par le quotidien, qui suit son cours…

« Faite pour aimer »

Cette vie est alors la sienne. Celle d’une jeune fille « bonne en calcul mental, dictée et rédaction », qui quitte la ferme familiale de Kerougay, à Guiclan, pour le juvénat (institution destinée à former de jeunes religieuses) de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine). « C’était le prix à payer pour espérer un autre avenir que celui de paysanne… Malgré ma bonne volonté, en fin de 4e, je ne suis pas qualifiée pour poursuivre. »

Anne reprend le fil de son parcours scolaire à Notre-Dame-du-Mur, à Morlaix. « À quinze, seize, dix-sept ans, je sens que je suis faite pour aimer… Mon père acceptera que je m’émancipe quand Raymond se fera connaître comme futur mari. »

Anne est alors institutrice à Landivisiau. Raymond Messager, fils de paysans de Guiclan, est un élève brillant. Il choisit la carrière militaire. Le parcours du jeune officier, formé à Saint-Cyr-Coëtquidan, ajoutait à la renommée de la famille « mais je me suis toujours demandée pourquoi il était allé vers ce métier ? »

Le 12 septembre 1960, le sous-lieutenant est affecté au poste militaire de T’kout dans les Aurès. « Mais il n’atteignit jamais sa destination, il est tombé dans une embuscade tendue par les rebelles.»

« J’avais 20 ans »

À Guiclan, c’est le choc. « Un chaos psychologique, seule avec ma douleur, je suis comme victime d’un dérèglement », se souvient Anne. Sa vie s’écroule. « J’avais 20 ans, qu’est ce que j’allais devenir ? »

En retraite depuis plusieurs années, elle a écrit plusieurs romans. Mais l’époque de ses vingt ans revient comme un boomerang. C’est en 2016, dans les Aurès, en Algérie, qu’elle renoue avec son passé qui l’a durement bouleversée, il y a près de 60 ans. Ce n’est plus la grande Histoire. Mais son histoire à elle.

Un récit autobiographique sensible où elle revit cette longue remontée vers la vie et la reprise de ses études à la Sorbonne, l’enseignement, la lutte joyeuse et confiante du mouvement féministe. Un ouvrage qui donne aussi un éclairage documenté sur le conflit algérien « que les appelés du contingent ont préféré couvrir d’une chape de silence ».

Une embuscade dans les Aurès, chez Skol Vreizh. 15 €.

Dédicaces : 21 juillet, de 10 h à 12 h, chez Dialogues, et de 13 h 30 à 18 h, au centre Leclerc ; 25 juillet, de 10 h à 12 h, maison de la presse à Landivisiau ; 28 juillet, de 10 h à 12 h, à Guiclan.

Anne Guillou, Une embuscade dans les Aurès - article de Didier Gourin dans Ouest-France

Anne Guillou, Une embuscade dans les Aurès - article de Didier Gourin dans Ouest-France

Et le mardi 5 février: l'historien Pierre Outteryck viendra nous parler de:

la belle figure de Martha Desrumaux, militante et dirigeante ouvrière, cégétiste et communiste, première femme députée de France, animatrice du Front Populaire, résistante et déportée

à l'occasion de la campagne nationale pour que pour la première fois un ou une communiste, et un ou une ouvrière, et ici singulièrement une ouvrière communiste, soit admis au Panthéon.   

Pierre Outteryck, historien, universitaire à Lille III, a écrit deux livres sur "Martha Desrumaux", il a aussi écrit sur "Jean-Pierre Timbaud, ouvrier et résistant", fusillé à Chateaubriant. 

Une exposition de 10 panneaux sur la vie et l'oeuvre de Martha Desrumaux sera présentée au local de la section PCF de Morlaix. 

 

Martha Desrumeaux: syndicaliste et communiste résistante et déportée. Pour que la classe ouvrière rentre au Panthéon!

 

Pierre Outteryck à la fête de l'Huma 2018

Pierre Outteryck à la fête de l'Huma 2018

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

L'historien et militant syndical Jean-Paul Sénéchal (Le Finistère du Front Populaire) et Pierre Barbancey, le journaliste grand reporter de l'Humanité spécialiste de la question israélo-palestinienne, de la question kurde et du Proche-Orient en général, seront aussi des invités de la section PCF du Pays de Morlaix en 2019. Les dates de leurs conférences débats seront communiquées ultérieurement.  

Enfin

Le Dimanche 11 novembre à 16h à la salle Gallouedec de St Martin des Champs

à l'occasion du Centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 et de la fin de cette grande boucherie inutile que fut la Grande Guerre

(10 millions de morts au total - 1 350 000 Français qui en furent victimes). 

en hommage aux sacrifiés du nationalisme et du militarisme, en hommage aux combattants de la Paix

La section PCF du Pays de Morlaix invite le Théâtre de la Corniche, les comédiens Claude Bonnard, Jerôme André, Antoine Asnar

Pour une représentation du très beau, très émouvant, très drôle spectacle musical et chanté

"Bonsoir m'amour"

1923, dans un café à Morlaix, la ville du Maréchal Foch, trois hommes meurtris par la guerre des Tranchées, un chanteur, un grand-père et son petit-fils orphelin, François Le Coz, refont l'historique de cette guerre infâme. 

Spectacle public 

entrée libre, participation au chapeau

Suivi d'un pot convivial pour continuer à échanger 

 

 

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 13:34
Rassemblement contre la fermeture du Bureau de Poste de la Boissière à Morlaix le samedi 27 octobre (photos Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture du Bureau de Poste de la Boissière à Morlaix le samedi 27 octobre (photos Jean-Luc Le Calvez)

Plusieurs camarades du PCF étaient présents hier au rassemblement à l'initiative de la CGT contre la fermeture du bureau de poste de La Boissière au centre commercial de Leclerc à Morlaix début novembre, fermeture scandaleuse que nous avons dénoncé lors d'une question orale au Conseil Municipal, par communiqué et dans une lettre au directeur de la Poste dans le Pays de Morlaix. 

La pétition pour le maintien du bureau de poste a recueilli 3000 signatures.

Article Ouest-France, 27 octobre 2018: 

Une trentaine de personnes se sont réunies une dernière fois, samedi 27 octobre, pour dire non à la fermeture du bureau de poste de La Boissière. | OUEST-FRANCE

Une trentaine de personnes se sont rassemblées, samedi 27 octobre, près du cinéma La Salamandre, pour s’opposer à la fermeture du bureau de poste de La Boissière, à Morlaix (Finistère). Elles répondaient à l’appel de la CGT FAPT du Finistère.

C’est la dernière fois qu’elles se mobilisent. Après près de six mois de lutte, une trentaine de personnes se sont rassemblées, samedi midi, pour rappeler leur opposition au bureau de poste du centre commercial Leclerc de la Boissière, à Morlaix (Finistère). "Une dernière mobilisation pour ça soit le moins triste possible", témoigne Fabrice Martinet, secrétaire général de la CGT FAPT (Fédération des activités postales et de télécommunications).

Une dernière mobilisation car le bureau de poste fermera définitivement ses portes le samedi 3 novembre. Pétitions, appels à la manifestation, mobilisation des élus, rien n’y aura fait. La confirmation de la fermeture du bureau de La Boissière est tombée fin septembre. L’automate qui permet d’affranchir les envois et la boîte aux lettres resteront toutefois dans la galerie.

Membre de la CGT FAPT, Roland Novelli se désole : "Il y avait plus d’activité ici que dans le centre-ville… Mais il n’y avait pas de place pour créer une agence bancaire ici." Le syndicaliste ne croit pas que l’activité du bureau de La Boissière se reporte sur le centre-ville. "Les gens iront plutôt à Saint-Martin-des-Champs", explique-t-il. Quant aux employés du bureau, ils rejoindront l’agence La Poste du centre-ville.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-dernier-rassemblement-contre-la-fermeture-du-bureau-de-poste-de-la-boissiere-6040328

 

A Morlaix, le 21 juin 2018

 

Au 

Chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste 

15 rue de Brest

29600 Morlaix

 

 

Nous avons appris récemment la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous.

 

En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire votre communication aux médias locaux concernant les activités du bureau.

 

Situé dans un quartier dense et populaire de Morlaix, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

 

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

 

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 

Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

 

Tout ceci bien sûr est à rapporter aussi avec les heures d'ouverture du bureau de Morlaix qui sont bien plus importantes qu'à la Boissière.

 

Du point de vue statistique le bureau de la Boissière, avec ses 80 000 points, se situe largement au dessus de la cible (55 000 points) pour en faire un bureau partenariat ; c'est donc une décision éminemment politique qui prévaut pour fermer ce bureau important pour la vie sociale et quotidienne des habitants des quartiers populaires du plateau à Morlaix, et notamment pour les personnes âgées.

 

Nous aurions d'autres arguments à vous opposer, comme par exemple la situation géographique du bureau de Morlaix centre , la question de l'accessibilité des places de stationnement gratuites, etc.

 

Pour toutes ces raisons, de la même manière que nous avions fait voter à l'unanimité un voeu à Morlaix-Communauté en février 2017 pour le maintien des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé, nous vous demandons aujourd'hui encore de renoncer à votre projet de fermeture, sauf à encore priver une partie de la population morlaisienne d'un service public utile et performant.

 

Nous avons malheureusement le sentiment aujourd'hui d'être confrontés à une stratégie de la Poste très agressive qui poursuit la privatisation du groupe devant conduire à l'ouverture de son capital. Tous les métiers vont de réorganisations en réorganisations avec des conséquences graves sur les missions de service public, la qualité de service, les conditions de travail. C'est pourquoi le groupe et la banque postale en particulier poursuivent le programme de démantèlement des bureaux de proximité, ce qui met en question leur pérennité même.

 

Malgré des résultats économiques au beau fixe - près d'1 milliard d 'euros de bénéfice - depuis 10 ans, ce sont près de 10 000 emplois qui disparaissent chaque année. Pour mémoire, en 2016, 8000 emplois ont été supprimés. Dans le même temps, en 2018 la hausse tarifaire moyenne est de 5% et la précarité suit le cours du timbre : augmentation de 13 % d 'emplois précaires et augmentation de 37 % d 'intérimaires.

 

Au nom de la défense du service public, nous nous opposons fermement à cette dérive de la financiarisation et de la gestion selon des seuls critères de rentabilité de La Poste.

 

Nos bureaux de poste sont nos biens communs. Nous vous demandons donc de revenir sur votre décision.

 

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir l'expression de nos sentiments respectueux.

 

Bien cordialement,

 

Ismaël Dupont, élu PCF de Morlaix et Morlaix Communauté

 

Daniel Ravasio, secrétaire de la section du PCF pays de Morlaix

 

 

Lire aussi: 

Communiqué de la FAPT CGT Finistère Nord - Non à la fermeture du bureau de poste de la Boissière à Morlaix! - Signez la pétition

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

 

Question orale au Conseil Municipal écrite par Ismaël Dupont, élue d'opposition communiste:

Pourquoi ne pas défendre le maintien du bureau de poste de la Boissière ?

Question Orale de l'Opposition pour le Conseil Municipal du jeudi 5 juillet 2018 à Morlaix présentée par Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot

Nous avons appris au mois de mai la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste de la Boissière situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous. En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire la communication du Directeur de la Poste sur le Pays de Morlaix aux médias locaux concernant les activités du bureau.

Situé dans un quartier dense et populaire de notre ville, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

La fermeture du bureau de Poste de la Boissière impactera fortement la vie sociale du quartier et la vie quotidienne de beaucoup d'habitants des quartiers du plateau à Morlaix, y compris les habitants de Ploujean, et notamment pour les personnes âgées. Cela les obligera à prendre leur véhicule ou le bus pour aller à la Poste.

Un relais commerçant de La Poste, s'il se substituait au bureau de Poste de plein exercice, n'offrirait pas les mêmes services bancaires aux usagers, n'ayant pas accès au compte des clients et ne pouvant effectuer des retraits supérieurs à 150 euros, ni dispenser les mêmes activités de conseil, en toute confidentialité.

Au mois de février 2017 au Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté, un vœu avait été voté à l'unanimité pour le maintien de l'activité des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé.

Face à la stratégie financière de la Poste et au choix du tout rentabilité, les élus en responsabilité doivent être fermes pour rappeler que cette entreprise à capitaux publics qui pendant qu'elle fait près d'un milliard de bénéfices supprime 10 000 emplois par an en moyenne depuis 10 ans, doit continuer un rôle d'aménagement du territoire et un rôle social d'intérêt général, dans la mesure où elle bénéficie des retombées en terme de clientèle de son statut et de ses obligations d'ancien service public.

C'est pourquoi nous souhaitons savoir, Madame Le Maire, pourquoi vous n'avez pas répondu au courrier du chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste, qui vous annonçait la fermeture prochaine du bureau de poste de la Boissière ?

Pourquoi ce silence face à une décision hautement préjudiciable alors que vous aviez 3 mois pour manifester un refus de cette fermeture du bureau de Poste de La Boissière ?

Pourquoi n'y a t-il eu aucune réaction de votre part dans les médias, ou en soutien direct aux employés et usagers de ce bureau de Poste ?

Pour nous, le rôle d'un maire est de défendre les services publics locaux indispensables à la vie quotidienne des citoyens de sa commune, et, même s'il n'a pas tous les leviers, d'opposer une résistance forte aux stratégies de réduction de l'offre de service public.

 

Rassemblement contre la fermeture du Bureau de Poste de la Boissière à Morlaix le samedi 27 octobre (photos Jean-Luc Le Calvez)
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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 10:01
Rassemblement pour dire non à la fermeture du Bureau de poste de la Boissière le samedi 27 octobre à 12h30

Sachant que les habitants des quartiers de Kerfraval, Coat Congar, La Boissière, La Madeleine, Coatsérho, La Vierge Noire, Kerscoff, Kerozar et Langolvas sud sont concernés, et représentent bien plus de la moitié des morlaisiens, une forte participation citoyenne sera la bienvenue (vous vous imaginez être obligés de descendre en ville pour un colis ou un recommandé?), soyons donc le plus nombreux possible :
Rassemblement organisé pour dire non à la fermeture du bureau de poste de La Boissière : le samedi 27 octobre à 12H30 sur l'esplanade face au cinéma La Salamandre, à l'initiative de la CGT FAPT 29N.
Chacun peut apporter son pique-nique.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 06:43
Repas conté avec Vassili Ollivro au Bar des Deux rivières le mardi 30 octobre - La Charrette aux Merveilles
Repas conté avec Vassili Ollivro au Bar des Deux rivières le mardi 30 octobre - La Charrette aux Merveilles
Les prochaines animations au bar des 2 rivières auront lieu fin octobre :
 
- Le 30 octobre à 19h30, repas conté organisé par le Théâtre de la Corniche dans le cadre du festival "La Charrette aux Merveilles"
avec Vassili Ollivro.  (Repas + spectacle : 16€) Pensez à réserver!
 
- le lendemain 31 octobre à 21h, une soirée musique traditionnelle du Québec : Le Rêve de Shevrikay
 
Vous trouverez ci-joint les informations sur ces deux soirées
 
Au plaisir de vous y retrouver
 

L'association du Bar des Deux Rivières. 

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 04:56
Après la communication de Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll dans le Ouest-France du 22 octobre: des faits, rien que des faits...

On peut lire dans le Ouest-France d'hier. 

" Jeudi 18 octobre, le PS, Génération. s et le PCF annonçaient leur intention de faire liste commune aux prochaines municipales à Morlaix (Finistère). Une annonce qui fait bondir la Coopérative citoyenne, intégrant des citoyens non encartés et les Verts. Ils pourraient constituer une seconde liste de gauche"  

Rappelons par souci de vérité que la Coopérative citoyenne est mise en sommeil depuis mars 2018, qu'elle ne réunissait plus guère de personnes ces derniers temps, qu'elle n'avait pas vraiment d'activité de terrain depuis les municipales, et surtout qu'elle n'a pas pu se réunir en tant que telle après l'annonce de notre construction de programme de gauche pour Morlaix avec le PCF, le PS, Génération.s, le PRG, et que Jean-Pierre Cloarec, Sarah Noll et Michel Le Saint n'ont aucunement consulté son comité directeur pour s'exprimer en son nom, et publier une lettre extrêmement violente signée par Michel Le Saint et Jean-Pierre Cloarec sur la page Facebook de la Coopérative Citoyenne où je suis qualifié de "politicard" avec Jean-Paul Vermot. Le comité directeur de la Coopérative Citoyenne dans lequel se trouvent Hervé Gouédard (PS) et Catherine Tréanton (Génération.s). Rappelons aussi que Jean-Paul Vermot (PS) est membre de la Coopérative Citoyenne, si on considère qu'elle existe toujours, et qu'il était même son candidat majoritairement élu en 2014... 

Vous avez dit manipulation? 

 

On peut lire aussi dans ce même article de Ouest-France:

"Ils rappellent que c’est à leur initiative que s’est tenue, en octobre 2017, « la première réunion rassemblant les différentes forces de gauche (à l’exception de France Insoumise) en vue de l’élaboration d’une démarche unitaire. Une réunion interne de l’opposition municipale a eu lieu le 21 mars sur ce même sujet. Depuis, des adhérents de France Insoumise ont rejoint le groupe. » "

 

C'est vrai que la première réunion en octobre 2017 qui rassemblait les forces de gauche pour discuter, très en amont, d'une union aux municipales a été proposée par Jean-Pierre Cloarec au nom de la coopérative citoyenne.

Les Insoumis avaient refusé d'y participer parce que le PS y était invité et avait envoyé une lettre très rude sur le mode du "jamais avec eux".

On a décidé d'essayer de voir si on pouvait aller au-delà de ce refus de principe et des personnes présentes qui avaient la double casquette FI-Coopérative citoyenne se sont chargées de voir si FI ne pouvait pas revoir sa position à certaines conditions.

Le 21 mars, les élus de la coopérative citoyenne (Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Elisabeth Binaisse, Claire Thomas, membres du PS, compris) suite à une réunion de la coopérative citoyenne, nous faisaient part de l'exigence de membres de France Insoumise pour intégrer une construction unitaire à gauche: un collectif citoyen, l'abandon des étiquettes partisanes, le fait que les organisations politiques ne se présentent pas en tant que telles.

A ce moment là, j'ai fait part du fait que le PCF ne serait certainement pas d'accord avec cette exigence d'effacement des partis politiques, et cela d'autant plus que l'on savait bien que le noyau dur des Insoumis ne voulait pas d'alliance à gauche (avec le PS du moins) et qu'on prétendait nous imposer le cadre de l'union sans garantie que celle-ci tienne jusqu'au bout. 

Dans l'article de Ouest-France , Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll omettent de dire qu'au mois de juin, c'est le PCF qui a pris l'initiative d'inviter l'ensemble des composantes de la gauche du pays de Morlaix pour envisager sur un contenu de projet et de programme les conditions d'un rassemblement de ces différentes composantes sur le pays de Morlaix. L'appel, avec les axes directeurs d'un projet de gauche que nous voulions mettre en avant, nous, au PCF, a été rendu public, ce qui a grandement déplu à France Insoumise et à certaines personnes membres ou proches d'EELV. Nous, nous n'avions pas le droit de manifester publiquement notre volonté de réaliser le rassemblement de la gauche à Morlaix et dans les communes de Morlaix-Communauté... Nous avions invité les différentes organisations de gauche à notre local à Morlaix et FI, qui nous a taclé dans un communiqué suite à notre appel au rassemblement, et Jean-Pierre Cloarec nous ont demandé que la rencontre à laquelle nous invitions se fasse dans un lieu plus neutre. Cela a été l'ancien lycée de Kernéguès, en l'occurrence. 

Là, la réunion qui s'est tenue le 27 juin a été assez tendue et peu constructive, Marianne Allain (FI-Coopérative citoyenne) me qualifiant même de "politicien professionnel" (je suis professeur documentaliste a plein temps et j'ai 80 euros d'indemnité de conseiller municipal que je reverse à mon parti, ma vie de "politicien professionnel", c'est 40 heures de bénévolat par semaine pour le service des idées d'égalité et de justice sociale auxquelles je crois), et le PCF et le PS étant particulièrement ciblés par des propos peu amènes ou plein de suspicions de certains représentants de FI.  

Le travail en commun réclame d'abord des conditions de respect réciproque et une volonté de construire ensemble.

On lit plus loin dans l'article de Ouest-France du 22 octobre suite à la communication de Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll:  

« Un cartel de partis »

Mais là où les discussions ont achoppé, selon ces élus, c’est sur « le refus du PS et du PC d’accepter deux principes de base : « 1 personne = 1 voix » et « élaboration du programme par et pour les citoyens »Ils préféraient un cartel de partis à une liste citoyenne ».

Une nouvelle réunion de concertation était prévue le 19 octobre. Mais la veille, « sans aucune information préalable des citoyens non encartés, des insoumis ou des écologistes, le PS, le PC et Génération. s ont décidé de sceller une alliance limitée à leurs partis ».

 

C'est une approximation. Le PCF n'a pas exclu le principe "1 personne = 1 voix" et la constitution d'un collectif citoyen travaillant sur le programme.  Nous avons même dit qu'a priori ce principe était juste. 

Nous ne l'avons exclu ni dans la réunion de juin, ni dans la réunion de septembre des différentes organisations et composantes de gauche. 

Nous avons seulement demandé que préalablement l'on travaille quelques semaines, quelques mois, sur les grandes lignes directrices de notre projet afin de vérifier ensemble que l'on pouvait partir ensemble, parce qu'on avait des objectifs compatibles (cela compte pour les adhérents de nos organisations) et surtout parce qu'on aurait fait la démonstration entre nous que l'on pouvait travailler dans une ambiance constructive, respectueuse et rassembleuse, malgré notre diversité. 

Cela nous a été refusé.

FI et les personnes proches d'EELV de la coopérative citoyenne voulaient imposer le collectif citoyen tout de suite et la reproduction de la coopérative citoyenne: avec règles de fonctionnement, cadre contraint, charte, statut, ... 

Il n'y a pas eu d'accord là-dessus en septembre, Génération.s, ce qu'omettent de dire Sarah Noll et Jean-Pierre Cloarec tel que leurs propos sont rapportés par Ouest-France, ayant refusé aussi, comme le PS et le PCF, de fixer le cadre avant de pouvoir discuter ensemble du contenu pour vérifier qu'on pouvait s'entendre. 

Ce que nous craignions était que l'on s'inscrive dans un collectif citoyen qui fonctionne dans l'entre soi et sur un mode conflictuel à peine sous-jacent , divisé par des tendances se tirant la bourre dans le cadre d'une compétition pour la tête de liste, avec à la clef une configuration d'alliance qui risquait d'éclater en vol. 

Nous ne pensions surtout pas qu'il était raisonnable et productif d'inviter les citoyens non encartés à rejoindre un collectif dont les composantes organisationnelles ne s'étaient mises d'accord sur rien au préalable, et où les relations étaient marquées par la suspicion et la tension.  Ceux qui seraient restés auraient été simplement des citoyens très politisés, proches de tels ou tels, qui voulaient peser sur le rapport de force. Toute autre chose qu'une construction populaire parlant aux habitants normaux de Morlaix. 

Surtout, nous pouvions déjà avoir un aperçu du mode de fonctionnement d'un tel collectif citoyen avec la manière dont EELV (Michel Le Saint surtout, mais ce parti n'a pas beaucoup d'autres adhérents sur le secteur...) et FI préparaient les réunions de la gauche avant pour s'entendre sur des positions communes, et l'objectif de tordre le bras à d'autres organisations en leur imposant leur volonté plutôt que de construire du compromis et de surmonter par des efforts de conciliation des différences d'approche de départ, qui sont somme toute tout à fait normales.

Quant à l'épilogue de l'article du Ouest-France avec la déclaration de Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll. 

Que dire?  

Deux listes à gauche ?

Ils déplorent aujourd’hui cette initiative « qui ne permettra pas de réunir l’ensemble des citoyens volontaires pour construire une alternative crédible à la gestion plus que critiquable de la municipalité Le Brun ». Et n’acceptent pas que « ceux qui ont choisi la division, au risque de faire perdre une nouvelle fois la gauche, se présentent comme les tenants de l’union ».

 

Déjà, nous n'avons pas choisi la division mais le rassemblement à gauche puisque le PCF, Génération.s, le PRG, le PS, cela n'aura échappé à aucun observateur un peu attentif de la vie politique, n'ont pas toujours été et ne sont toujours pas sur la même ligne au niveau national, même si nous avons des valeurs en commun, et localement, une capacité à travailler ensemble.  

Dans notre conférence de presse de mercredi dernier, nous n'avons fermé la porte à personne, ni à aucune composante politique. Disant même tout à fait clairement, et cela a été repris par le Télégramme, que nous voulions encore discuter avec EELV et FI d'une union. Que la porte était ouverte. Même si nous ne voulions pas le faire aux conditions qu'ils prétendaient imposer. 

Nous avons simplement acté que le PS, Génération.s, le PCF, le PRG s'engageaient à travailler ensemble sur un programme pour les municipales à Morlaix, dans le cadre d'ailleurs d'une volonté de construction commune plus large à l'échelle d'autres communes de Morlaix-Communauté, et qu'on s'était mis d'accord sur notre manière de concevoir notre projet de gauche et notre campagne.   

Notre objectif est bien de battre la droite et de mettre en oeuvre une politique qui relance la ville, l'emploi, l'habitat, le soutien à la vie associative, qui défende les services publics et s'oppose clairement au libéralisme de Macron et de sa majorité, tout en travaillant avec la gauche des autres collectivités pour co-construire un projet communautaire bien à gauche et écologique pour le territoire de Morlaix-Communauté.

Pour parvenir à un large rassemblement de la gauche dans sa diversité, nous estimons qu'il faut respecter toutes les organisations politiques qui veulent s'engager sans cadre contraint et dans un climat de confiance, et associer tous les citoyens qui souhaitent construire avec ces formations politiques un projet de gauche pour Morlaix et les communes autour de Morlaix.   

Notre alliance de gauche à Morlaix est regardée par un jour favorable par beaucoup d'habitants, de citoyens, d'acteurs de la vie morlaisienne. Elle s'inscrit dans une volonté de construire du durable, une confiance et un respect réciproque, une volonté de travailler ensemble. Elle est aussi mise en place par des gens qui situent la politique sur le champ du travail de terrain, du respect humain et au service de la population. 

La porte est grande ouverte à toutes les organisations de gauche et citoyens qui voudraient participer à l'élaboration d'un projet de gauche avec nous pour Morlaix et Morlaix-Communauté. Et nous allons d'ailleurs aller à la rencontre des habitants et acteurs de la ville pour échanger afin de construire ce projet. 

Sur Morlaix, notre alliance de gauche est soutenue par six élus de l'opposition de gauche sur huit.   

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté

23 octobre 2018 

 

 


  

 

    

         

         

     

  

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:29
Morlaix - une union de gauche dans la clarté entre le PCF, Génération.s, le PS, le PRG

Au mois de juin, le PCF lançait un appel à l'union de la gauche pour les Municipales dans le pays de Morlaix, et invitait toutes les forces et sensibilités de gauche à se réunir pour en discuter le 27 juin. Cet appel était la première démarche publique en vue de favoriser le rassemblement aux Municipales même s'il y avait eu déjà deux réunions auparavant abordant ce sujet. 

Une première réunion à l'automne 2017 à l'initiative de la coopérative citoyenne où les Insoumis avaient refusé d'être présents et avaient écrit qu'ils n'envisageaient aucune alliance avec le PS. 

Une seconde réunion limitée aux élus de l'opposition municipale où les élus de la coopérative citoyenne nous avaient annoncé un changement de position de France Insoumise, qui avait annoncé qu'elle pouvait envisager finalement d'intégrer un rassemblement à condition de s'intégrer dans un collectif citoyen sans étiquette politique. 

A la fin du mois de juin, nous nous sommes réunis, presque toute la gauche morlaisienne (PCF, Coopérative, EELV, PS, Génération.s, France Insoumise, NPA) à Kernéguès, et la réunion n'a pas abouti à un accord sur les conditions de l'union même si toutes les parties prenantes reconnaissaient qu'elle était nécessaire. Nous avons fixé une seconde réunion multilatérale pour continuer à en discuter et tenter de dépasser les divergences. Elle a eu lieu fin septembre. 

Lors de cette réunion, où manifestement France Insoumise s'était mise d'accord par avance avec les éléments de la coopérative citoyenne (mise en sommeil depuis mars 2018) proches d'EELV, Michel Le Saint, Sarah Noll, Jean-Pierre Cloarec, il n'y a pas eu moyen de s'entendre à nouveau. 

Nous défendions l'idée que les partis et différentes sensibilités de la gauche devaient continuer à discuter et mettre au point les grandes lignes d'un programme avant d'engager une démarche publique et de faire un appel aux citoyens.

Tant qu'il n'y avait pas de consensus minimum et d'accord sur le fond du projet, ce n'était pas sérieux d'engager tout de suite un appel à la participation à nos réunions. 

Nous ne voulions pas de ce qui était posé comme une condition sine qua non et immédiate par les Insoumis, et des personnes proches d'EELV de la coopérative citoyenne: créer tout de suite une coopérative citoyenne bis, avec un cadre rigide, des statuts, un charte...

Et ceci avant tout accord et discussion minimale sur le projet.

Le PS, Génération.s, le PCF se sont vus plusieurs fois pendant l'été, à la suite de la demande de rencontres bilatérales qu'avait faite le PCF du pays de Morlaix en juin. Ni FI, ni EELV n'ont répondu ni donné suite à notre proposition de rencontre entre organisations politiques.  

Il se trouve qu'avec le PS et Génération.s, nous pouvons parler sereinement et fraternellement de tout, avec de vrais accords de fond sur la campagne que nous voulions mener, évitant l'entre soi et les discussions interminables et luttes d'influence d'un petit groupe politisé, allant à la rencontre de tous les habitants, des "vrais gens", à partir d'un premier travail de construction des grands axes du projet. 

Sur les grandes lignes du programme, son ancrage à gauche, son ambition et son sérieux, auquel nous voulions aussi donner une dimension communautaire, avec un souci de rassemblement dans les autres communes du pays de Morlaix, nous sommes sur la même longueur d'onde. 

Sur la place des organisations politiques, qui n'ont aucune raison de disparaître à l'occasion des élections municipales, car ce sont aussi des cadres démocratiques de discussion et d'élaboration, nous sommes d'accord. 

Sur notre volonté d'organiser la participation et la consultation réelle des habitants, au-delà d'un petit groupe d'une petite centaine de citoyens politisés, nous sommes d'accord.  

Le Parti Radical de Gauche était aussi en phase avec cette approche. 

La réunion du 19 octobre avait été présentée sous forme d'ultimatum par les Insoumis et Michel Le Saint comme une réunion de la "dernière chance" (soit vous acceptez nos conditions, c'est à dire intégrer une nouvelle coopérative citoyenne tout de suite, où l'on met le cadre avant le contenu, soit il y aura deux listes).

La nature des échanges en juin et en septembre nous avaient rendu sceptiques tant ces échanges étaient tendus avec certains, sur notre capacité à construire ensemble dans un climat de confiance, fraternel et serein, et surtout ensuite à bâtir une majorité qui tienne la route, le PCF, le PS, et Génération.s, qui s'étaient prononcés de la même manière à la réunion de la gauche fin septembre sur la nécessité de continuer à travailler sur un programme avant de construire un cadre associatif, ont décidé ensemble, en organisations politiques adultes et responsables, d'annoncer leur commune volonté de travailler ensemble et avec tous les citoyens qui se retrouveraient dans notre démarche d'union, les valeurs que nous portons, et le travail que nous avons déjà accompli dans l'opposition. 

Le but est de construire une alternative de gauche à Morlaix afin de battre la droite et de mettre en route une politique qui relance la ville, l'emploi, l'habitat, le soutien à la vie associative, qui défende les services publics et s'oppose clairement au libéralisme de Macron et de sa majorité.

Tout en travaillant avec la gauche des autres collectivités pour co-construire un projet communautaire bien à gauche et écologique pour le territoire de Morlaix-Communauté. 

Nous n'en sommes qu'au début de notre travail pour construire un projet et une campagne les élections municipales de 2020 et dans notre conférence de presse, nous avons dit que la porte restait ouverte pour travailler avec EELV, les Insoumis, et d'autres mouvements de gauche.

Seulement, nous ne voulons pas le faire dans des luttes d'influence internes, sur un terrain d'affrontement et une structure qui efface ou marginalise l'apport des organisations politiques, qui existent de toute façon à une autre échelle (Morlaix-Communauté).   

Nous voulons construire une campagne politique municipale sur la base d'un accord de fond sur les grands axes du projet local et sa mise en pratique, d'une pratique fraternelle, d'une capacité à construire du compromis, d'une volonté d'intégrer dans la liste des habitants des quartiers et acteurs sociaux de Morlaix qui ne seraient pas forcément politisés, et d'avoir un programme et un mode de communication plus accessibles et ancrés dans les préoccupations de l'ensemble de la population que celui de la Coopérative la dernière fois.  

Cette démarche d'union de la gauche PS-Génération.s, PCF, PRG, témoigne d'un vrai souci de rassemblement pour l'intérêt de Morlaix et des Morlaisiens car nous avions été dans des démarches différentes au premier tour des élections municipales de 2014 et nous ne sommes pas d'accord sur tout sur le plan de la politique nationale, même si nous partageons des valeurs de gauche importantes. 

Pour autant, nous avons construit depuis quatre ans des rapports de travail et de confiance et nous avons pu nous parler et nous mettre d'accord sur la manière de travailler ensemble.

Nous aurions préféré être tous réunis à gauche mais cela aurait exigé une volonté de construire du compromis et moins d'ambiguïté dans la démarche de nos partenaires, Insoumis et sympathisants EELV de la Coopérative Citoyenne, qui s'organisaient plus pour nous tordre le bras et construire du rapport de force que pour discuter d'égal à égal et faire chacun un pas vers l'autre.

Notre démarche de rassemblement à gauche est soutenue par 6 des 8 élus actuels de l'opposition: Valérie Scattolin et moi (PCF-Front de Gauche), Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Claire Thomas, Elisabeth Binaisse (PS). 

Ces élus ont travaillé et sérieux avec constance depuis qu'ils sont en fonction, au service de la population, et ont refusé les facilités de la démission. 

Notre alliance de gauche est également regardée sous un jour très favorable par beaucoup d'habitants, de citoyens et d'acteurs de la vie morlaisienne, car elle s'inscrit dans une volonté de construire du durable, et une clarté dans la volonté de travailler ensemble. Elle est aussi mise en place par des gens qui situent la politique dans le champ du travail de terrain, du respect humain, le service de la population et le refus du fanatisme. 

Les attaques verbales très personnalisées dont nous avons été l'objet depuis la publication de l'article présentant notre volonté de nous unir aux Municipales pour proposer une alternative de gauche aux Morlaisiens - PS, Génération.s, PCF, PRG - visent peut-être à nous salir ("policards", "ambitieux",... ) et ceux qui les utilisent, bien souvent des professionnels de la médisance, peuvent bien espérer avoir quelque efficacité, mais cela ne nous atteint pas car notre cap à nous, c'est de servir les Morlaisiens et la gauche, et notre démarche est inspirée par des principes de bon sens et le souci de l'intérêt général.   

Ismaël Dupont - 22 octobre 2018   

         

     

Appel du Parti Communiste Français au rassemblement des électeurs et des organisations de gauche pour les élections municipales
 
A Morlaix, le 9 juin 2018,
 
Aux organisations de gauche du pays de Morlaix,
 
(Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, France Insoumise, Génération-s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste)
 
 
Chers camarades, chers amis, 
 
Si le calendrier électoral est respecté, les prochaines élections municipales auront lieu dans moins de deux ans.
 
Comme vous, nous le pensons, nous considérons cette échéance comme un moment important et lourd d’enjeux pour la population toute entière.
 
Nombreux sont les citoyens qui estiment à raison que la politique menée par le gouvernement du président Macron accentue les inégalités, fait subir des sacrifices supplémentaires aux catégories populaires, tout en favorisant les plus riches et les puissances financières.
 
Nous la percevons, nous aussi, comme une politique bonapartiste au service du monde de l'argent qui dévitalise la démocratie parlementaire et les communes, qui remet en cause très gravement les services publics et les dispositifs qui corrigent les inégalités sociales.
 
Au quotidien cela se traduit jusque dans nos communes par des difficultés accrues. Des baisses de dotation et des pertes d'autonomie budgétaire ont déjà été subies avec des conséquences lourdes les années précédentes mais Macron et Philippe poursuivent et amplifient cette trajectoire avec une quasi mise sous tutelle des collectivités et une volonté de réduire de manière drastique des dépenses des collectivités locales et de services publics.
 
Dans ce contexte dangereux pour les solidarités et notre démocratie locale, nous voulons des élus qui résistent à cette politique, la dénoncent et la combattent, et surtout qui donnent de l'espoir et montrent à l'échelle locale que d'autres choix, d'autres politiques publiques sont possibles, avec :
 
Des politiques qui prennent à bras le corps la nécessité de promouvoir des solutions face aux crises écologiques et au dérèglement climatique (à travers le transport, la promotion des énergies renouvelables, d'une agriculture raisonnée, de la réduction des déchets et gaspillages, d'un aménagement urbain cohérent respectueux des espaces naturels et agricoles))
 
Des politiques qui favorisent la qualité de vie de la population, en portant un effort particulier envers les catégories populaires et les plus précaires, envers les jeunes et les personnes âgées, avec une dimension sociale affirmée de manière très nette et affirmée, visant la dignité, l'égalité d'accès aux droits et le bien-être de tous.
 
Des politiques qui considèrent les citoyens comme des adultes, favorisent leur implication, leur consultation et leur participation à la vie publique et aux décisions qui les concernent, qui refusent la concentration du pouvoir et sa confiscation par quelques élus. Cela passe par le développement de la démocratie participative, par des bonnes pratiques de débat et de construction collective des choix dans les conseils municipaux et au conseil communautaire.
 
Des politiques locales qui défendent les services publics (Hôpital, Santé Bureaux de Poste, Écoles Publiques, Trésoreries, Fonction publique territoriale…), sans céder le terrain aux multinationales et au secteur marchand (transports, stationnement, gestion de l'eau) et sans tomber dans la démagogie sur le coût de la fonction publique et des fonctionnaires.
 
Des politiques qui se mettent au service d'idéaux d'émancipation et d'une vie sociale active et solidaire accordant un rôle premier au secteur associatif, à la culture et à la vie sportive, à l'économie sociale et solidaire.
 
 
Des politiques qui travaillent sur des bases réalistes mais aussi imaginatives à construire une stratégie globale pour le rebond économique et démographique du pays de Morlaix, passant par un phase de diagnostic, de recherche de potentialités, de travail en commun, de définition de priorités de développement, qui implique la population dans les choix et la réflexion. 
 
Nous voulons que ces élections municipales soient un moment utile et important pour la reconstruction d'une alliance de gauche à vocation majoritaire face aux menaces représentées par la recomposition néo-libérale de Macron, par la droite extrême de Wauquiez et l'extrême-droite du clan Le Pen. Si la gauche continue à se diviser, à être incapable de s'entendre sur l'essentiel et des projets utiles aux gens, il est probable que ces forces dangereuses pour notre modèle social et notre démocratie vont continuer à prospérer.
 
Dans nos communes du territoire de Morlaix communauté, nous savons que beaucoup de citoyens sont attachés à des valeurs de justice sociale et de solidarité. Ceux-ci nous font part aussi de leur attachement en des idées de gauche, même si ce terme a perdu pour beaucoup un peu de son sens, du fait de politiques menées en son nom et qui, en réalité, n’en relevaient pas.
 
Autour de nous nous entendons aussi de nombreux citoyens nous dire espérer et pouvoir compter sur le rassemblement des forces progressistes lors de l’échéance des élections municipales de 2020.
 
Nous souhaitons nous aussi ce rassemblement de la gauche, dans sa diversité.
 
Pour notre part, nous pensons qu’il est possible de rassembler largement les forces de progrès, dans leur diversité et le respect de l’identité de chaque composante, pour offrir aux citoyens des communes du territoire de Morlaix communauté une politique conforme à leurs attentes. 
 
Loin d’être un obstacle, nos différences et nos sensibilités, ainsi que l’identité des différentes organisations auxquelles nous appartenons, peuvent au contraire constituer une richesse pour tracer ensemble les pistes d’orientations progressistes conformes aux attentes d’une grande partie de la population.
 
C’est pour ces raisons et dans cette perspective que nous pensons qu’il serait utile de nous rencontrer pour évoquer cet enjeu et commencer dès aujourd’hui à entreprendre une démarche politique de nature à rendre concret ce souhait.
 
Nous vous proposons une rencontre multipartite regroupant les différentes composantes de la gauche représentées sur le territoire et, si vous le jugez utile, des rencontres bilatérales auparavant ou en même temps.
 
Ne doutant pas de l’intérêt que vous porterez à notre proposition et dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez recevoir nos fraternelles salutations.
 
La section du Pays de Morlaix du Parti Communiste Français 
 

 

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:28
La future liste de gauche pour les prochaines municipales a vocation à s’ouvrir à la société civile.

La future liste de gauche pour les prochaines municipales a vocation à s’ouvrir à la société civile.

Cette fois, la campagne est définitivement lancée. À un an et demi des prochaines élections municipales, plusieurs partis de gauche ont annoncé ce mercredi qu’ils présenteraient une liste commune en 2020. Elle sera largement ouverte à la société civile.

« C’est un événement que deux têtes de liste de gauche qui se sont affrontées lors des Municipales de 2014 s’unissent à ce stade ». Ce mercredi après-midi, le communiste Ismaël Dupont ne cachait pas sa satisfaction de constater que le travail accompli dans l’opposition, ces dernières années, au côté du socialiste Jean-Paul Vermot et de ses autres camarades de gauche, avait trouvé une traduction concrète. En 2020, PCF, PS, PRG (Radicaux de gauche) et le mouvement hamoniste Génération.s présenteront un front commun dès le premier tour des élections municipales. Une Gauche Plurielle revisitée qui espère encore attirer La France Insoumise et Europe Écologie Les Verts dans ses rangs. « Il y a des discussions, assure Jean-Paul Vermot. Mais au-delà des partis, ce rassemblement sera celui de citoyens de gauche. La liste sera largement ouverte à la société civile ». Et Catherine Tréanton, pour Génération.s, d’appuyer : « La gauche n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle était unie. Mais il faut aussi sur cette liste des gens de la vraie vie ! ».

 

« À l’écoute des citoyens »

 

Partie en rangs dispersés et battue lors des deux derniers scrutins municipaux, la gauche morlaisienne dit avoir appris de ses erreurs. Pour elle, cette première étape en est l’illustration. La seconde va consister à construire un programme commun. La défense des services publics sera un axe de travail. Définir une stratégie de développement économique pour une ville durement frappée par le chômage et qui est passée sous la barre des 15 000 habitants, en sera un autre.

 

La gauche planchera aussi sur la réaffirmation de « l’impératif écologique », la mise en œuvre d’une politique active de l’habitat, la défense des commerces ou la gratuité des transports publics. « Surtout, souffle Jean-Paul Vermot, nous serons à l’écoute des citoyens. Ça fait dix ans que ce n’est plus le cas. Nous souhaitons ainsi remettre en place les conseils de quartier ». Une attention particulière sera portée au centre-ville, en grande souffrance, « mais une ville fonctionne bien quand tous ses quartiers fonctionnent bien, y compris les secteurs ruraux ».

 

Une vision intercommunale

 

Les initiateurs de cette union vont rapidement aller à la rencontre des Morlaisiens et d’un monde associatif « malmené ». Ils comptent aussi installer des référents dans chaque quartier, histoire de créer une dynamique. « On doit redonner espoir, représenter une troisième voie », martèle un Ismaël Dupont pour qui le paysage politique français se résume actuellement à un « ultralibéralisme autoritaire » d’un côté et « un populisme xénophobe » de l’autre.

Conscient des difficultés économiques que connaissent les collectivités locales depuis que les dotations de l’État fondent comme neige au soleil, Jean-Paul Vermot assure que la liste sera « réaliste dans ses ambitions ». Mais il en est une, non négociable : construire un programme d’actions, sur le long terme, à l’échelle communautaire, avec les communes voisines. « Notre vision est intercommunale. Car l’enjeu n’est pas seulement Morlaix mais son territoire ». Ne reste plus qu’à trouver une tête de liste…

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:10
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz

Incroyable exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs!  Les œuvres de l'artiste et journaliste kurde embastillée par le régime fasciste d'Erdogan ont une force d'émotion extraordinaire et une beauté singulière. 

Félicitations à Laurent Baudry et à l'association de La Minoterie et Kedistan pour tenu le pari, grâce aussi à l'espace culturel du Roudour et à la mairie de St Martin des Champs, de faire venir les œuvres de cette artiste magnifique, sensible, engagée, à la volonté d'acier.  Et pour avoir organisé un festival d'une telle ambition et d'une telle qualité. 

Si vous n'avez pas été voir l'exposition encore, précipitez-vous, c'est le dernier week-end où elle est en pays de Morlaix.

Les œuvres de Zehra sont mises en vente selon sa volonté pour financer la construction d'une école dans la région kurde de Turquie. Des artistes ont aussi fait don d’œuvres pour les enchères afin que l'argent soit transmis au profit des kurdes opprimés, pour des reconstructions, la défense des droits, etc.  

Zehra Dogan, née en 1989 à Diyarbakir, activiste féministe et au service des droits de l'homme, journaliste et artiste, a été arrêtée et emprisonnée le 21 juillet 2016, condamnée pour propagande à 2 ans 9 mois et 22 jours de prison pour avoir publié "les notes d'Elif Akboga", une fillette kurde de 10 ans, et d'avoir partagé un dessin conçu sur tablette numérique reproduisant une photographie de Nusaybin dévastée et ornée de drapeaux turcs - photographie diffusée sur les réseaux sociaux par les militaires turcs eux-mêmes pour célébrer les destructions. 

  

Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Une table ronde : dimanche 21 Octobre 14h-17h – Le Roudour
 

#10 Art et Culture
Zehra Doğan : L’Art de plain-pied dans l’Histoire
21 Octobre 14h-17h – Le Roudour

Zehra Doğan est diplômée des Beaux-Arts et n’a pas fait d’école de journalisme. C’est pourtant avec trois reportages sur les femmes yézidies qu’elle obtient un prix de journalisme prestigieux comme Metin Göktepe. C’est aussi sa volonté de « sortir », comme elle le dit lors de cette distinction, qui la fait devenir cofondatrice d’une agence de presse féminine. Et c’est aussi le dessin qui prend le relais de la plume et de la caméra, quand les mots ne suffisent plus à décrire l’innommable.

Et Zehra excelle alors, tant sur sa tablette numérique, par un dessin qui va la conduire en prison, qu’avec peu de moyens, toiles, le papier journal, et même des matériaux de récupération.

Elle s’inscrit dans le présent, elle témoigne dans l’urgence, même avec ce manque de moyens. C’est chaque fois un acte de résistance… une volonté de transmission. Elle archive un réel passé sous silence, le quotidien des exactions et de l’oppression, tout autant que celui des femmes, profondément inscrit dans sa démarche. Mais ses toiles, ses œuvres sur papier, vont bien au-delà de « dessins de journaliste ». Zehra construit une œuvre picturale à part entière, pas à pas, avec et dans les conditions qui lui sont faites. L’artiste est présente à tous les stades de sa résistance.

Son œuvre atteint affectivement le public qu’il soit amateur d’art ou non. La force de son expression agit comme un gifle qui réveille, et ouvre les yeux crûment sur des vérités. Les visiteur-e-s, se questionnent, s’informent, découvrent, comprennent, et ne quittent pas l’expo indemnes.

Zehra souligne aussi : « L’Histoire est écrite par des dominants, donc elle est erronée, déformée, manquante. Par exemple, dans l’Histoire écrite de la main des hommes, le patriarcat a fait disparaître la femme de l’Histoire. Pour l’Art, c’est pareil, il faut absolument qu’on se le réapproprie… »

Peut-on classer Zehra dans l’Art contemporain ? Oui, parce qu’elle est de plain-pied dans l’histoire. Non, parce qu’elle n’en utilise pas les codes marchands, qu’elle puise en permanence dans ses racines qui font son présent, qu’elle n’est pas « hors culture », ou mondialiste universelle.
Alors inclassable Zehra ?

Intervenant-e-s :

• Gianluca Costantini | Artiste activiste et journaliste graphiste italien. « Histoire de résistance »gianlucacostantini.com (Site censuré par Erdoğan depuis trois ans). (Italie)

• Niştiman Erdede | Artiste activiste, réfugié politique kurde. (Suisse)

• Engin Sustam | Chercheur en sciences sociales et spécialiste de l’espace kurde. Université des Beaux-arts de Mimar Sinan à Istanbul et l’EHESS. Chercheur associé à l’IFEA d’Istanbul, Paris 8. Auteur du livre « Art et Subalternité kurde entre violence et résistance ». (France)

… d’autres invité-e-s en attente de confirmation.

Modération

Mathieu Ducoudray | Directeur de Livres et lecture en Bretagne.
 
 
Et aussi une vente aux enchères d'œuvres aux bénéfices des associations de soutien des
populations kurdes.....................   dimanche 21
 à 13h30 

 Épilogue musical »
Le Roudour, 21 octobre, 20h
Un dernier concert pour clore ce festival en solidarité avec Zehra Doğan et tou-te-s les prisonnier-e- s politiques en Turquie !
Avec Groupe Yıldız
Entrée 7€
Bien à vous tous!
 
Vente aux enchères
  • Le 21 Octobre, 14h-17h , vente de reproductions d’œuvres de Zehra et d’œuvres d’artistes pour Zehra.
 
Programme festival  :
 
Yildiz, de retour dans le pays de Morlaix, 20h au Roudour dimanche 21 octobre, Du talent, de la générosité, une voix et une musique (oud, violon, tambourins) qui nous emmène très loin dans l'expression de l'amour, de la nostalgie, de la douleur, des peuples historiques de l'Anatolie (Turcs, Kurdes, Grecs, Arméniens), le groupe breton Yildiz qui s'est spécialisé avec bonheur dans l'interprétation de chants classiques d'Orient, de Thrace et d'Anatolie, avec Estelle Beaugrand, chanteuse très émouvante à la voix pure et profonde, Fabien Gillé (oud), Julien Lebon (Violon), Gaëtan Samson (Derbouka, Riqq, Daf perse, Mazar, Cymbales) a enthousiasmé et fait danser les participants à l'inauguration de l'exposition Zehra Dogan à Traon Nevez. Quel plus bel hommage à Zehra Dogan, la jeune artiste kurde emprisonnée par Erdogan, pouvait-on faire que d'exhausser ainsi toute l'humanité de l'âme anatolienne et l'histoire de cette région par l'intimité des émotions et des chants.

Yildiz, de retour dans le pays de Morlaix, 20h au Roudour dimanche 21 octobre, Du talent, de la générosité, une voix et une musique (oud, violon, tambourins) qui nous emmène très loin dans l'expression de l'amour, de la nostalgie, de la douleur, des peuples historiques de l'Anatolie (Turcs, Kurdes, Grecs, Arméniens), le groupe breton Yildiz qui s'est spécialisé avec bonheur dans l'interprétation de chants classiques d'Orient, de Thrace et d'Anatolie, avec Estelle Beaugrand, chanteuse très émouvante à la voix pure et profonde, Fabien Gillé (oud), Julien Lebon (Violon), Gaëtan Samson (Derbouka, Riqq, Daf perse, Mazar, Cymbales) a enthousiasmé et fait danser les participants à l'inauguration de l'exposition Zehra Dogan à Traon Nevez. Quel plus bel hommage à Zehra Dogan, la jeune artiste kurde emprisonnée par Erdogan, pouvait-on faire que d'exhausser ainsi toute l'humanité de l'âme anatolienne et l'histoire de cette région par l'intimité des émotions et des chants.

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