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Delphine Alexandre, conseillère régionale communiste, prend la parole au côté de Fabien Roussel (photo Philippe Jumeau)
Ce mercredi 27 octobre, 26 personnes ont participé à la réunion de lancement du comité des jours heureux pour organiser la campagne présidentielle de Fabien Roussel sur le territoire du pays de Morlaix.
Ce comité des jours heureux est un comité de soutien (pour s'y inscrire: comite.jh.morlaix@gmail.com) à Fabien Roussel en même temps qu'un lieu d'organisation de la campagne militante, d'animation et de débat. Le but est de rassembler les citoyennes et citoyens qui veulent s'engager auprès de Fabien Roussel, faire connaître nos propositions et notre candidat.
Nous avons parlé de nos priorités de campagne: avenir de notre jeunesse, partage des richesses, nationalisations, réindustrialisation, transition écologique, remise en cause des institutions de la Ve République et nouvelle République plus démocratique, lutte contre l'évasion fiscale, augmentation des salaires, accès universel au logement, nouveau projet de société tenant compte de l'emprise grandissante du numérique et de la robotisation, de la mondialisation et de la précarisation des travailleurs.
Des points de distribution de tracts ont été définis: Entreprise Bosh à Saint-Thégonnec le jeudi 28 octobre, Service Environnement de la communauté d'agglomération le mercredi 3 novembre, Sermetta le jeudi 4 novembre, marché de Morlaix le samedi 6 novembre, plus un point de rencontre et de répartition des tracts pour le pays de Morlaix le samedi 30 octobre à 11h au local du PCF pays de Morlaix, 2 petite rue de Callac à Morlaix.
La prochaine assemblée du Comité des Jours Heureux du Pays de Morlaix est fixée le mercredi 24 novembre à 18h, au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix. Nous discuterons des propositions du programme présidentiel de Fabien Roussel et des arguments que l'on peut opposer à ceux qui les critiquent ou les jugent irréalistes.
Nous avions hier une réunion de préparation du stand PCF Finistère de la fête de l'huma Bretagne a Morlaix. Avec Denis, Rolland, Christian, Catherine, Marion, Jean-Louis, Michel, et Ismaël
C'est dans un mois, 27 et 28 novembre, au parc des expositions du pays de Lorient sur Lanester !
Le Finistère aura son stand avec restaurant (Kig-ha-Farz, Pommes de terre-Saucisses de Molène, Huîtres, Fruits de Mer) et son bar.
Pour s'inscrire comme bénévole sur le stand du Finistère (service le samedi midi, le samedi soir, le dimanche midi, préparation cuisine, cuisine pendant le service, préparation huître, fruits de mer, caisse, bar, etc.), contact: dupont.ismael@yahoo.fr
Pour acheter des places (17€ le bon de soutien donnant droit à l'entrée les 2 jours), contactez les sections du PCF.
La sensibilité communiste est représentée par 3 élus au Conseil Départemental du Finistère, membres du groupe d'union de la gauche Finistère & Solidaires : Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, qui est intervenue le 21 octobre sur la dotation aux collèges, et Ismaël Dupont
Interventions d'Ismaël Dupont au conseil départemental du Finistère du 21 octobre 2021:
1ère intervention:
" Reconnaître la mobilisation des professionnels de l'aide et l'accompagnement à domicile présents sur le terrain pendant la crise sanitaire, ces fameux premiers de corvée, revaloriser leurs rémunérations, rendre ces métiers de l'aide et de l'accompagnement a domicile plus attractifs, mieux payés, mieux formés, c'est un impératif bien sûr.
Mais qui paye, pourquoi, et sur quels principes?
Comment veut-on structurer le secteur de l'aide à domicile? Quel modèle privilégie t-on?
Comment engageons-nous l'état à assurer ses obligations de service public, de santé? Car pour nous la perte d'autonomie est une question de santé publique, qui doit engager une politique de solidarité et de service public beaucoup plus ambitieuse.
Or, à ce titre, le nouvel abandon de la loi grand âge, ou de la grande loi tant attendue sur le droit à l'autonomie des personnes âgées, annoncé en catimini le 8 septembre dernier, est une catastrophe pour les personnes âgées, les professionnels, les associations et employeurs, les familles.
En cohérence avec le choix de soutenir en priorité les structures d'aide à domicile à but non lucratif avec lesquelles des partenariats forts existent, les élus du groupe Finistère et Solidaires s'abstiendront.
L'ancienne majorité a apporté un soutien matériel fort à tous les Saad pendant la crise sanitaire, y compris aux Saad privés à but lucratif (masques, blouses de protection, etc).
Mais dans ce contexte budgétaire contraint, il y a eu le choix de concentrer l'accompagnement au versement d'une prime sur les structures d'aide à domicile avec lesquelles le conseil départemental à des relations contractuelles, contribuant à l'intérêt général, avec des contrats d'objectifs et de moyens, des structures que l'on tarifie et qui n'ont pas de but lucratif, des structures habilitées à l'aide sociale.
La majorité de gauche avait voté 2 millions d'euros de primes covid pour le secteur de l'accompagnement, et 1 million d'euros pour les assistants familiaux, dans le contexte de la crise sanitaire.
L'Alliance avait voté pour la délibération, sans regretter l'absence de soutien aux services d'aide à domicile lucratifs avant de s'en émouvoir dans la presse.
Pour mémoire, le conseil départemental finance l'APA mais n'est ni employeur, ni réellement compétent (avec des moyens et compensations budgétaires qui vont avec) dans ce secteur contrairement au secteur de la protection de l'enfance.
Les Saad privés à but lucratif sont des structures qu'on ne tarifie pas et n'ont pas l'obligation de verser une prime sur leurs fonds propres".
2e intervention au conseil départemental du Finistère ce 21 octobre 2021, à propos de l'autorisation du projet de résidence "âge et vie" et du discours du président sur l'encouragement au développement des résidences seniors privées à but lucratif:
"C'est sûr que ces projets peuvent être utiles pour des communes rurales, et tentants pour les collectivités en général, car portés financièrement par des groupes privés.
Ayons toutefois une vigilance par rapport à la manière dont des banques, des sociétés d'assurance, veulent se situer sur le marché de l'or gris, en étant parfois très pressants vis-à-vis des collectivités, proposant des projets clef en main, vendus sur de belles plaquettes de communication, réhabilitant parfois à bon compte pour les collectivités des bâtiments dégradés ou à l'abandon.
Les résidences seniors qui ne sont pas médicalisées ont des coûts plancher mensuels élevés, même sans les prestations optionnelles, hors de portée de la plupart des retraités.
L'engouement pour les résidences seniors est à pondérer car de nombreux appartements sont achetés pour faire de la défiscalisation, ou loués pour des séjours de vacances...
L'important c'est le type de maîtrise publique et d'objectifs sociaux que l'on veut prioritairement valoriser dans le secteur de la perte d'autonomie et du vieillissement".
4ème intervention d'Ismaël Dupont:
"Touchant l'éthique politique, je voudrais appeler Monsieur Le Doaré et l'ensemble des élus de la nouvelle majorité à un peu plus d'humilité et moins de forfanterie, un peu plus de prudence aussi dans les déclarations budgétaires. La situation budgétaire de la collectivité est relativement bonne actuellement. On le doit à l'ancienne majorité. Quand l'audit financier annonce une augmentation des charges de 100 millions d'euros à périmètre d'intervention constant à la fin du mandat, et que vous promettez, Monsieur le Président, 40 millions d'euros d'économie par an, on voit mal, même avec les exemples de mesures d'économie que vous donnez, dont certaines posent question et ne passeront pas comme des lettres à la poste, comment l'addition de ces mesures pourraient produire autant de baisses de dépenses. Donc, travaillons sérieusement, collectivement, et cessons les rodomontades et le discours clivant de campagne électoral".
Les 3 élus de sensibilité communiste du groupe Finistère & Solidaires: Isabelle Maugeais, Jacqueline Héré, Ismaël Dupont
Cette session de rentrée du conseil départemental, ce jeudi 21 octobre 2021, marque une nouvelle ère. Maël de Calan, président de la nouvelle majorité, cherche à trancher avec la politique menée par ses prédécesseurs
« L’action publique meurt de la lenteur. Nous voulons aller vite et montrer que le conseil départemental n’a pas disparu, comme on a pu l’entendre. » Les mots du président Maël de Calan claquent dans l’assemblée. L’efficacité est le maître-mot de la nouvelle majorité qui cherche à trancher avec la politique menée par ses prédécesseurs. Cette session de rentrée marque une nouvelle ère dans la manière d’échanger. Plus directe pour les uns, plus brutale pour les autres. « J’ai été élu il y a 100 jours et depuis 100 jours nous sommes dans l’action. » Maël de Calan veut incarner le changement. Plus de blablas, pas d’intervention trop longue au micro ni de surenchère à la polémique. Les rapports s’enchaînent à marche forcée ». « Marquer à la culotte », « déverrouiller les leviers », « dépenses surdimensionnées » : la rigueur budgétaire est un cap.
Changement de style
L’opposition observe, encaisse puis monte au créneau. Elle reproche d’abord au président de communiquer avant même que les projets ne soient votés. Corinne Nicolle et Philippe Guillemot, groupe autonomie et régionalisme (Carhaix), regrettent « les annonces par voie de presse, courriers, réseaux sociaux de décisions du conseil départemental alors même que les projets de délibérations n’ont pas été votés en séance. »
Ismaël Dupont, élu communiste de Morlaix, renchérit : « Il n’est pas sûr que les Finistériens aient voulu d’un président jupitérien. L’assemblée doit être respectée dans la procédure d’accès à la décision. »
Kevin Faure, élu socialiste de Brest, lance une autre flèche : « Nous avons compris M. le président, vous souhaitez aller vite. Nous renouvelons notre appel à la vigilance afin de ne pas confondre vitesse et précipitation… Changement de style et de rythme, incontestablement. Nous espérons que vos annonces seront suivies des faits. »
Maël de Calan ne baisse pas les armes : « Ce qui vous choque aujourd’hui, c’est ce que la gauche a mis en œuvre depuis des années. Ce n’est pas drôle d’être dans l’opposition, ironise le président. Il se défend de déconsidérer les élus. La victimisation est une arme bien connue de l’opposition. Elle fait pschitt ! »
Groupe des élues communistes et progressistes
Conseil Régional
Réunion des 14 et 15 octobre 2021
Intervention de Gladys Grelaud
Avec ce gouvernement quand ce n’est pas le budget de l’Etat qui est contraint, c’est son calendrier.
Si le CPER est un outil de cadrage politique et financier important, il n’y a aucune obligation à le signer et donc, aucune raison de nous précipiter.
Le dernier contrat s'est arrêté au 31 décembre dernier, et si nous pouvons ressentir de l'impatience quant à la réalisation du prochain, rien ne nous oblige non plus à signer une version incomplète.
De notre point de vue, une somme d'éléments technocratiques qui fait quand même l'impasse sur de nombreuses questions auxquelles sont confrontées quotidiennement les Bretonnes et les Bretons et qui nécessitent des moyens.
Je souhaitais juste rappeler que comme à l’habitude du gouvernement, ce n’est ni sa communication ni ses applaudissements pour les premiers de cordées bretonnes, qui rempliront leur frigo et qui ont davantage besoin et d’un salaire digne et d’investissements publics forts pour les accompagner tout au long de leur vie.
Ensuite, aujourd’hui, de nombreuses bretonnes et bretons sont en emploi. Effectivement. Ces caissières, ces aides-soignantes, ces magasiniers, ces livreurs qui doivent vivre, comme dans le reste de la France, avec un smic à 1258€ et pour qui avoir une politique ambitieuse en matière de transport en commun est incontournable et pourra l’être davantage avec l’investissement de l’Etat dans le CPER. Pourquoi ? et bien parce que plus que jamais pour éviter que les premiers de cordées préfèrent mettre leur maigre salaire autre part que dans leur réservoir. Et je n’évoque pas, par décence, la charité, proposée par Emmanuel Macron avec les défiscalisations des pourboires.
Il y a aussi ceux qui sont privés d’emploi et pour qui les politiques en matières d’insertion et d’emploi sont essentiels. Le Contrat de plan état région finance cette ambition et si l’Etat réduit sa part, toutes les Bretonnes et tous les Bretons sont impactés.
Aujourd’hui, le gouvernement baisse et brouille les budgets identifiés du CPER Bretagne.
Les enjeux sont de taille.
Notre responsabilité est de faire de ce CPER un outil d’aménagement solidaire et équilibré des territoires en réponse aux besoins des Bretonnes et des Bretons.
Ils ne doivent pas faire les frais d’un Etat qui contraint les budgets, comme je viens de l’argumenter, sur les plus fragiles d’entre nous.
Pour faire face aux nombreux défis qui nous attendent, et auxquels nous avons déjà à répondre, nous avons besoin que l'État se réengage pleinement à nos côtés. La Bretagne de demain, celle du monde d'après, est indissociable du maintien et du renfort des services publics, d'une politique industrielle ambitieuse qui se construit avec et pour les territoires.
Et pour finir, sur le soutien au monde de l'entreprise, nous portons un point de vigilance particulier sur les aides publiques qui leur sont apportées. Les exemples sont légions d'entreprises et d'industrie, décidant du jour au lendemain de licencier leurs salariés pour augmenter leurs dividendes alors même qu'elles ont été largement subventionnées par de l'argent public.
Nous demandons à ce que soit intégrée la conditionnalité de ces aides, qu'elles soient octroyées contre des contreparties sociales et environnementales, de maintien et de renfort de l'emploi et d'engagements clairs pour la préservation de notre environnement.
Monsieur le Président, pour tout ce travail encore à mener les prochaines semaines et les prochains mois sur ce sujet, vous pourrez compter sur le soutien et les propositions des élues communistes et progressistes.
SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS
DES PAYS DE MORLAIX ET DE LANDIVISIAU
Pour le maintien du lien ferroviaire entre Morlaix et Roscoff
Le syndicat CGT des cheminots de Morlaix se réjouit du débat actuel sur la pertinence du maintien du lien ferroviaire entre Morlaix et Roscoff.
Notre syndicat a longtemps milité pour le développement de la ligne puis aujourd’hui pour sa réouverture.
L’abandon de la ligne n’est pas dû à la malchance (ou plutôt l’opportunité) de la survenue d’une inondation en juin 2018. L’arrêt d’exploitation était déjà programmé pour janvier 2019. L’absence d’entretien a conduit à une limitation de vitesse associée avec des horaires aberrants rendant la ligne peu attractive puis à la programmation de son abandon.
La situation actuelle n’est pas un statu quo. La plateforme ferroviaire, les ouvrages en terre, le drainage se dégradent et seront source de surcoûts importants lors des travaux de réhabilitation s’ils ont lieu. Et la végétation reprend ses droits. Si les arbres participent activement à la lutte contre le réchauffement, il n’est pas certains que la présence d’arbres au milieu des voies ferrées soit des plus vertueuses ! Une maintenance minimale permettant de conserver un environnement compatible avec la mise en place d’une voie ferrée est une mesure conservatoire indispensable
A l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique est unanimement reconnue comme une priorité, l’abandon d’une voie ferrée semble anachronique. Rappelons que le frottement acier sur acier propre au chemin de fer est très faible, permettant d’économiser l’énergie et que les progrès techniques récents permettent d’assurer une circulation entièrement décarbonée, même sur une voie non électrifiée.
Nous rappelons également que la route et son entretien ne sont pas gratuits et que l’opposition entre une route gratuite et un chemin de fer dispendieux est un faux débat.
Nous comprenons l’intérêt porté à la mise en place d’une voie verte tant les paysages offerts par la ligne sont attractifs mais nous pensons que le voie ferrée offre ce paysage au plus grand nombre, que le train permet un transport aisé des bicyclettes (cette prestation particulière étant presque toujours gratuite) et qu’il permet bien d’autres usages que les déplacements touristiques. Par ailleurs, nous rappelons qu’il existe de nombreux exemples de plateformes mixtes permettant la circulation ferroviaire et le déplacement piéton et cycliste au prix évidemment d’une séparation sécurisée des flux.
Nous persévérons dans notre demande d’une table ronde réunissant les différents acteurs concernés par la ligne Morlaix Roscoff et nous demandons un complément d’étude socio-économique intégrant le fret afin que le port de Roscoff puisse bénéficier de l’inscription du port de Brest Roscoff dans le RTE-T (Réseau transeuropéen de transport).
18 octobre 2021.
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Une magnifique affiche de Dugudus sur le 80e anniversaire de l'exécution des otages de Chateaubriant
Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d’amour
Ils n’ont pas de recommandations à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont pas des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.
René-Guy Cadou, « Les Fusillés de Châteaubriant », in René-Guy Cadou, Pleine Poitrine, Périgueux, P. Fanlac, 1946.
Repris dans Pierre Seghers, La Résistance et ses Poètes : France 1940-1945, Paris, Éditions Seghers, 1974.
© Éditions Seghers, 1974