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Gauche Le secrétaire national du PCF a présenté à la presse, lundi, son Tour de France « avec vous sans tabou », commencé dans le Pas de Calais, le 3 octobre. Face à la flambée des prix de l’énergie, et au risque de récession, le communiste alerte sur les délocalisations en cascade à venir.
« Je souhaite que le PCF soit en phase avec ce qu’attendent les Français. » Fabien Roussel a présenté ce lundi, lors d’une conférence de presse, son tour de France « avec vous sans tabou ». Commencée le 3 octobre dernier, dans le Pas-de-Calais, cette tournée de 13 étapes thématiques, dans chacune des régions métropolitaines, permettra au secrétaire national du PCF d’ouvrir un dialogue avec les Français, ponctué de rencontres avec les habitants, les élus, les militants et les syndicalistes. « Ils viendront avec leurs questions, moi avec mes réponses », glisse le député, qui se refuse à tenir des meetings. Un exercice déjà expérimenté durant la campagne présidentielle par l’ex-candidat du PCF, lors des « Rencontre des jours heureux ». Dorénavant pour Fabien Roussel, l’enjeu est double : « savoir ce que les Français attendent de la gauche et du PCF », assure-t-il, mais aussi « parler à nouveau à la France périphérique pour que la gauche devienne majoritaire demain », glisse Ian Brossat, le porte-parole de la formation.
« Total a versé 2,5 milliards d’euros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires. Cela représente 300 euros d’augmentation mensuelle pendant 12 ans pour les salariés. S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires »
Après une halte dans le Pas-de-Calais sur le thème de l’industrie, la prochaine étape de ce tour de France se tiendra les 24 et 25 octobre, dans les Drôme et dans l’Isère, pour évoquer les enjeux du mix énergétique. Un sujet central en pleine crise climatique et de l’énergie, qui couplée à la menace nucléaire en Ukraine s’apparente à un « un cocktail explosif », selon Fabien Roussel. De plus, le communiste dit « craindre » une récession liée à la crise de l’énergie dans les mois, provoquant une vague de délocalisations. « Certaines entreprises pourraient accélérer des plans de suppression de postes déjà dans les cartons, poursuit le député, elles anticipent une augmentation durable de l’énergie, avec des coûts de production au final deux ou trois fois plus élevés qu’en Asie ou Amérique ». Le 3 octobre dernier, il avait d’ailleurs rencontré les syndicalistes et dirigeants de l’usine Arc Internationale, dans laquelle 4 800 emplois sont menacés par l’explosion de la facture énergétique, passant de 17 millions à 75 millions. En outre, Fabien Roussel a rappelé son soutien aux mobilisations en cours dans la pétrochimie, visant, selon la CGT à obtenir une hausse de 10 % des salaires : « Total a versé 2,5 milliards d’euros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires. Cela représente 300 euros d’augmentation mensuelle pendant 12 ans pour les salariés. S’il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».
Ce tour de France, en parallèle des mobilisations sociales et syndicales, doit aussi permettre au secrétaire national du PCF de porter la voix de sa formation, à côté du rassemblement à gauche . « Nous faisons partie de la Nupes, mais nous avons notre propre originalité et nous la faisons vivre, mesure Fabien Roussel, nous continuerions à nous faire entendre car à gauche, nous avons besoin de nous additionner ». Des rencontres avec les travailleurs sont notamment prévues, le député assure vouloir s’en « nourrir », afin d’incarner « une gauche qui défend le travail ». Une expression qui fait écho au débat suscité lors de la Fête de L’Humanité, où le député a jugé que la gauche ne devait pas être « celle des allocations et des minima sociaux. » Un mois plus tard, Fabien Roussel se dit « conforté » dans ses propos, satisfait des nombreux « témoignages de soutiens et d’encouragements » reçus lors de ses rencontres avec les Français.
Le secrétaire national du PCF a en tout cas marqué des points en termes d’incarnation. Selon un sondage Odoxa pour le Figaro, publié la semaine dernière, Fabien Roussel est la personnalité de gauche la plus populaire dans le pays, avec 29 % de bonnes opinions. Dans son camp, le député communiste (42 %) se classe second, derrière Jean-Luc Mélenchon (49 %), mais devant François Ruffin (34 %) et le socialiste Olivier Faure (28 %). Par ailleurs, à gauche, le secrétaire national du PCF (33 %) recueille moins de mauvaises opinions que Jean-Luc Mélenchon (45 %) ou encore Sandrine Rousseau (37 %).
« Le PCF ne se résume pas à ma personne, nous pouvons compter sur un grand nombre de militants et de personnalités qui ont émergé durant la campagne présidentielle »
Le député du Nord a également précisé, lors de la conférence de presse, qu’il sera bien présent au rassemblement nordiste contre la vie chère, prévu le samedi 15 octobre, mais qu’il sera en revanche absent du défilé parisien, le dimanche 16 octobre. « Le PCF ne se résume pas à ma personne, nous pouvons compter sur un grand nombre de militants et de personnalités qui ont émergé durant la campagne présidentielle », insiste l’élu de Saint-Amand-les-Eaux, qui assure être, comme tous les week-ends, retenu dans sa circonscription.
Dans le cadre de son tour de France, Fabien Roussel sera dans le Finistère et la région de Morlaix les 5 et 6 décembre 2022. Une réunion publique-forum avec Fabien Roussel est prévue au Roudour de Saint-Martin-des-Champs, commune voisine de Morlaix, le lundi 5 décembre.
PCF Le député du Nord Fabien Roussel entame une tournée qui fera escale dans 14 départements pour un dialogue « sans filtre et sans tabou » avec les Français. Première étape dans le Pas de Calais, lundi, autour des enjeux industriels et énergétiques. Reportage.
Arques, Avion et Sallaumines (Pas de Calais), envoyé spécial.
« Je me fais poser une prothèse à la hanche dans 10 jours. J’ai 59 ans et je suis physiquement et mentalement usé. Impossible pour moi de tenir jusqu’à 65 ans pour avoir une retraite ». Jean-Luc est ouvrier chez Faurecia. Après 37 années à enchaîner les horaires décalés, sa rémunération ne décolle pas du Smic. Un salaire qui ne lui permet plus de faire face à l’inflation, d’autant que son entreprise, un sous-traitant dans l’automobile, a placé ses employés au chômage technique plusieurs jours par mois, entraînant une baisse de revenu 100 euros. Ce, « alors que le groupe a versé 90 millions de dividendes aux actionnaires », soupire ce syndicaliste CGT, en interpellant Fabien Roussel, lors d’une réunion publique à Sallaumines, lundi. Depuis le Pas-de-Calais, le secrétaire national du PCF a tenu la première des 14 étapes de son « Tour de France du monde du travail ». « Cette tournée des régions va nous permettre de nous confronter à la réalité de nos concitoyens, assure le député du Nord. Je ne suis pas là pour faire un meeting, mais pour dialoguer sans tabou ni filtre, car je me nourris de ces échanges. »
Christophe était le premier, salle Maurice Thorez, à interpeller l’ex-candidat du PCF à l’Élysée. « Nous sommes des citrons pressés et jetés à la poubelle », tance, les larmes aux yeux, l’ancien secrétaire de la CGT de l’usine Bridgestone à Béthune, qui a fermé ses portes il y a 17 mois. « Les dégâts sont irréparables, le seul responsable c’est le capital », ajoute le référent du cabinet de reclassement, alors que seulement 30 employés ont pu être recasés. « Notre crainte est que la crise énergétique entraîne de nouvelles vagues de délocalisation », pointe Fabien Roussel. Un sujet de taille dans les Hauts-de-France.
« Les gens doivent vivre dignement avec un salaire, nous refusons l’affrontement entre les chômeurs et ceux qui travaillent, favorisé par la politique des chèques. » Fabien Roussel.
Dans la matinée, le communiste avait rencontré les syndicats et dirigeants de l’usine Arc Internationale. 4 800 emplois sont en jeu, alors que la facture énergétique a explosé de 341 %, dépassant pour la première fois la masse salariale de l’entreprise des arts de la table. Pour faire face, le député réclame à plan d’envergure de soutien à l’industrie : « L’Allemagne, qui n’est pourtant pas un pays socialiste, l’a fait en débloquant 200 milliards d’euros. » Et, à l’issue de la rencontre, il raconte comment il a été interpellé par un ouvrier qualifié, qui malgré 34 ans d’ancienneté, ne touche que 1 448 euros mensuels, l’obligeant à s’en remettre à la prime d’activité et au chèque énergie pour boucler les fins de mois. « Les travailleurs pauvres, cela ne devrait pas exister. Que les ouvriers fassent fortune !, lance le dirigeant du PCF. Les gens doivent vivre dignement avec un salaire, nous refusons l’affrontement entre les chômeurs et ceux qui travaillent, favorisé par la politique des chèques. »
Une référence au débat que le député a suscité lors de la Fête de l’Humanité, en affirmant vouloir incarner « une gauche qui défend le travail et non pas celle des allocations et des minima sociaux ». Parmi les 250 participants venus aborder les questions du quotidien, lundi soir, cette position trouve de l’écho. Comme chez Frédéric, ouvrier chez Arkema, pour qui « Fabien Roussel et François Ruffin s’emparent de la grande absente de l’élection présidentielle : le travail ». Un moyen selon l’employé dans l’industrie chimie « de poser les bases de la lutte des classes ». « Moi je suis fier de créer la richesse. Le problème c’est qu’elle n’est pas partagée et les oisifs ne sont pas les chômeurs, et l’enjeu est bien de valoriser le travail », poursuit Jean-Luc.
« Quelles sont les propositions du PCF pour enrayer la crise de l’énergie ? »
Raphaël, lui, s’inquiète des conséquences de la flambée des prix de l’énergie, malgré le bouclier tarifaire. « Quelles sont les propositions du PCF pour enrayer la crise de l’énergie ? », interroge ce salarié d’Enedis. « Recréer un service public, défendre le nucléaire et sortir de l’ARENH (qui contraint EDF à vendre de l’énergie nucléaire aux fournisseurs privés, N.D.L.R.) et du marché européen de l’énergie », lui répond le parlementaire. Plus tôt dans la journée, le communiste avait d’ailleurs visité l’entreprise Gazonor, qui produit de l’énergie verte, à partir du méthane relâché naturellement par les anciennes mines de Charbon. Outre le gaz et l’électricité, le site produira de quoi chauffer les équipements municipaux de la ville d’Avion, d’ici 2025. « D’entrée de jeu, c’est minimum 50 % d’économie pour la ville », souligne l’édile PCF Jean-Marc Tellier. L’entreprise prévoit de passer de 4 à 22 transformateurs électriques, dans le Nord et le Pas-de-Calais. Mais sans les autorisations gouvernementales, le projet est pour l’heure bloqué. « Il est assez invraisemblable d’importer du gaz de schiste des États-Unis alors qu’avec le gaz de mines nous pourrions fournir 200 000 foyers dans le bassin minier », insiste Fabien Roussel. Le secrétaire national du PCF poursuivra son tour de France jusqu’en avril, date à laquelle se tiendra le congrès de sa formation.
Introduction de Philippe Jumeau, porte-parole régional PCF Bretagne, animateur du CRAC PCF BRETAGNE, et adjoint aux affaires sociales à Lanester, secrétaire départemental du PCF Morbihan (photo I Dupont)
Introduction de Philippe Jumeau, porte-parole régional PCF Bretagne, animateur du CRAC PCF BRETAGNE, et adjoint aux affaires sociales à Lanester, secrétaire départemental du PCF Morbihan (photo JL Le Calvez)
Introduction de Philippe Jumeau, porte-parole régional PCF Bretagne, animateur du CRAC PCF BRETAGNE, et adjoint aux affaires sociales à Lanester, secrétaire départemental du PCF Morbihan (photo JL Le Calvez)
Daniel Ravasio, au premier plan, secrétaire de section PCF du pays de Morlaix, et la salle à l'ouverture de notre journée Mobilités - Transports en Bretagne à l'Agora Café à Morlaix (photo Jean-Luc Le Calvez)
Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, organisatrice du débat Mobilités-Transports avec le collectif régional Mobilités-Transports qu'elle anime avec notamment Gilbert Sinquin et Christian Beaumanoir (photo Jean-Luc Le Calvez)
Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, organisatrice du débat Mobilités-Transports avec le collectif régional Mobilités-Transports qu'elle anime avec notamment Gilbert Sinquin et Christian Beaumanoir (photo Jean-Luc Le Calvez)
Mot d'accueil d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, adjoint au maire à Morlaix et conseiller départemental (Photo Jean-Luc Le Calvez)
Mot d'accueil d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, adjoint au maire à Morlaix et conseiller départemental (Photo Jean-Luc Le Calvez)
Jean-Yves Burel de la CGT Marins, ancien salarié de la BAI et membre du CT de la Britanny Ferries ( (photo JL Le Calvez, Débat Mobilités-Transports en Bretagne, 8 octobre 2022 à l'Agora Café Morlaix)
Les camarades cheminots CGT Simon Brunet, Yannick Tison, entre autres (photo JL Le Calvez, Débat Mobilités-Transports en Bretagne, 8 octobre 2022 à l'Agora Café Morlaix)
4 camarades de la JC Morbihan avaient fait le déplacement pour le débat mobilités-transports en Bretagne, avec Alexandre Rault, leur secrétaire départemental
Serge Puil (photo JL Le Calvez, Débat Mobilités-Transports en Bretagne, 8 octobre 2022 à l'Agora Café Morlaix)
Mot d'accueil de Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, président de la Communauté d'agglomération de Morlaix, portant sur la gratuité totale du transport en commun au niveau de Morlaix-Communauté depuis septembre 2022 et sur la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff (photo Jean-Luc Le Calvez)
Mot d'accueil de Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, président de la Communauté d'agglomération de Morlaix, portant sur la gratuité totale du transport en commun au niveau de Morlaix-Communauté depuis septembre 2022 et sur la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff (photo Jean-Luc Le Calvez)
Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, et Patrick Gambache, animateur de la majorité à Morlaix, au premier plan (photo Jean-Luc Le Calvez, débat mobilités-transports à l'initiative du PCF, 8 octobre 2022)
Cyril Dallois (membre de la CGT Cheminots Ille-et-Vilaine et du PCF)- Stéphanie GREVET Porte-parole de l’association des usagers de la Bretagne- Rolland Le Sauce - Roger Héré - 11h45 : Première table ronde : vers un droit à la mobilité pour tout.e.s en Bretagne Bilan état du réseau ferroviaire
Cyril Dallois - Stephanie Grevet - 11h45 : Première table ronde : vers un droit à la mobilité pour tout.e.s en Bretagne Bilan état du réseau ferroviaire
Stéphanie GREVET Porte-parole de l’association des usagers de la Bretagne (photo Jean-Luc Le Calvez)
Rolland Le Sauce PCF Morbihan, photo Jean-Luc Le Calvez: Le train du quotidien pour « les cols blancs et les cols bleus »
Roger Héré (photo Jean-Luc Le Calvez) - Intervention lors de la 1ère table ronde: Vers des transports publics locaux accessibles : la question de la Gratuité
Stephanie Grevet Porte-parole de l’association des usagers de la Bretagne (photo Jean-Luc Le Calvez)
Rolland Le Sauce, photo JL Le Calvez, intervention dans le cadre de la 1ère table Ronde de la journée de travail mobilités transports en Bretagne
Gilbert Sinquin (ancien cheminots, PCF Finistère), animateur du collectif transport mobilités en Bretagne, avec Christian Beaumanoir et Gladys Grelaud, est intervenu à plusieurs reprises dans le débat (photo JL Le Calvez)
Pierre-Yves Thomas, élu communiste à Carhaix, est intervenu sur la question des mobilités en centre-Bretagne et centre-Finistère (photo JL Le Calvez)
Guy Jourden, président du Conseil de développement de Brest, militant CGT, est intervenu sur la question des ports et du ferroviaire dans le Finistère (photo JL Le Calvez)
Christian Beaumanoir, animateur du collectif Transports-Mobilités du PCF avec notamment Gilbert Sinquin et Gladys Grelaud dans le Finistère (photo JL Le Calvez)
Michel Beaupré, responsable local de l'UDB, très investi dans la lutte pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Simon Brunet, CGT Cheminots 22, est intervenu sur la question des transports en centre-Bretagne (photo Jean-Luc Le Calvez)
Gaël Roblin, élu d'opposition de gauche à Guingamp (gauche indépendantiste) est intervenu sur la question de la gratuité du transport, notamment pendant les périodes de pollutions aux particules fines (Photo Jean-Luc Le Calvez, Agora Café à Morlaix, 8 octobre)
Gaël Roblin, élu d'opposition de gauche à Guingamp (gauche indépendantiste) est intervenu sur la question de la gratuité du transport, notamment pendant les périodes de pollutions aux particules fines (Photo Jean-Luc Le Calvez, Agora Café à Morlaix, 8 octobre)
Dominique Gontier, membre d'un collectif de défense du ferrioviaire et de l'exécutif départemental du PCF Finistère et régional, est intervenu plusieurs fois dans le débat (Photo Jean-Luc Le Calvez)
Dominique Gontier, membre d'un collectif de défense du ferrioviaire et de l'exécutif départemental du PCF Finistère et régional, est intervenu plusieurs fois dans le débat (Photo Jean-Luc Le Calvez)
Gérard Le Bricquer (PCF Brest, ancien cadre au ministère de l'environnement) est intervenu plusieurs fois dans le débat (photo JL Le Calvez)
Rolland Le Sauce, ancien élu à Auray (PCF), membre du Conseil de développement du pays d'Auray, artisan de la bataille pour le Auray-Quiberon -1ère table ronde du matin -Le train du quotidien pour « les cols blancs et les cols bleus » (photo I. Dupont)
Roger HERE Vice-président mobilité EPCI Morlaix - Première table ronde du matin: Vers des transports publics locaux accessibles : la question de la Gratuité (photo I Dupont)
1ère table ronde du matin, débat mobilités-transports du PCF Bretagne à l'Agora Café, Morlaix, photo Pierre-Yvon Boisnard
Débat Transports- Mobilités en Bretagne
Morlaix, samedi 8 octobre 2022
Une réunion publique de travail et de réflexion très productive à l'Agora Café, en face de la gare de Morlaix, à l'initiative du PCF Bretagne, de Gladys Grelaud, conseillère régionale, de Philippe Jumeau, porte-parole régional du PCF, et du collectif Transports-Mobilités régional, du PCF ce samedi 8 octobre toute la journée, avec de nombreux invités, qui ont répondu présents, camarades cheminots, de la CGT, représentants de collectifs de défense des lignes ferroviaires, et des élu.e.s et militants d'autres formations politiques: PS, Génération.S, FI, UDB, Gauche indépendantiste, avec des débats et des interventions de très grande qualité.
Cela va déboucher sur la production d'un projet des communistes bretons pour le développement du ferroviaire et des mobilités en Bretagne, avec un chiffrage et des pistes de financement, d'ici quelques semaines, ainsi que la création, décidée à l'occasion de cette réunion, d'un collectif unitaire pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, à l'arrêt depuis 2018: avec une première réunion le mercredi 9 novembre à 19h au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac.
Photo Gaël Roblin, 8 octobre Morlaix - passerelle de la gare - Mobilisation pour annoncer la manif du 29 octobre sur le droit au logement pour tous à Morlaix, 14h
Photo Gaël Roblin, 8 octobre Morlaix - passerelle de la gare - Mobilisation pour annoncer la manif du 29 octobre sur le droit au logement pour tous à Morlaix, 14h
Photo Gaël Roblin, 8 octobre Morlaix - passerelle de la gare - Mobilisation pour annoncer la manif du 29 octobre sur le droit au logement pour tous à Morlaix, 14h
Moment de mobilisation collective et unitaire à Morlaix le samedi 8 octobre en marge de la journée régionale du PCF pour les transports, avec des militants du PCF, de la CGT, de l'UDB, de FI, de la Gauche indépendantiste, de Génération.s, des associations de défense des usagers du transport et des lignes ferroviaires, pour appeler symboliquement à une participation nombreuse à la manifestation pour le logement du 29 octobre 2022 à Morlaix, à 14h.
Une manif régionale qui porte notamment sur l'augmentation de la taxe sur les résidences secondaires en zones tendues dont Jacques Baudrier, présent sur la photo, et à nos travaux, en temps qu'animateur du collectif national Mobilités-Transports du Parti communiste, a contribué à obtenir la création avec Ian Brossat suite à un amendement communiste à l'Assemblée Nationale.
La liste actuelle des signataires de la manifestation pour le droit au logement organisée à Morlaix le 29 octobre: CGT Morlaix, Solidaires Morlaix, FSU Bretagne, PCF 29 et PCF Morlaix, Gauche Indépendantiste, UDB 29, EELV Morlaix, Génération.s Morlaix, Ensemble 29, NPA Morlaix, Morlaix Alternative Citoyenne, La Lanterne (Association d'aide aux femmes victimes de violences), Droit à la ville Douarnenez, Collectif St-Malo j'y vis j'y reste.
Photos Gaël Roblin, 8 octobre Morlaix - passerelle de la gare
Suite à la deuxième table ronde transports et mobilités du débat du PCF Bretagne à Morlaix, discours de clôture de Jacques Baudrier, adjoint PCF à Paris, animateur du collectif national Mobilités-Transports du PCF (photo Ismaël Dupont)
Jean-Yvon Ollivier, CGT Morlaix - Pour une réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff- Photo Jean-Luc Le Calvez
Yannick Tison ((photo JL Le Calvez, débat régional Mobilités-Transports du 8 octobre 2022 à Morlaix)
Ronan Sinquin, élu à Quimper (photo JL Le Calvez, débat régional Mobilités-Transports du 8 octobre 2022 à Morlaix)
Simon Brunet (St Brieuc Collectif centre Bretagne en train) est intervenu sur la ligne Saint-Brieuc-Auray via Pontivy, Loudéac, et la question de la desserte ferroviaire du centre-Bretagne (Photo JL Le Calvez)
Yannick Tison est intervenu sur le projet de seconde gare à Rennes et la logique de réorganisation des circulations ferroviaires en Bretagne que cette idée sous-tendait (Photo JL Le Calvez)
Gabriel André est intervenu sur les insuffisances de la rénovation de la ligne ferroviaire Quimper-Brest qui sert en plus de variable d'ajustement pour faire fonctionner au mieux les autres trains bretons, avec des horaires et des correspondances inadaptées (photo JL Le Calvez)
Jean-Christophe Hamon, cheminot, syndicaliste, et militant du PCF est intervenu sur la question de l'humanité des conditons d'accueil dans les trains, et de sécurité (présence aux guichets, contrôleurs dans les trains, sécurité des conducteurs, etc)
Suite à la deuxième table ronde transports et mobilités du débat du PCF Bretagne à Morlaix, discours de clôture de Jacques Baudrier, adjoint PCF à Paris, animateur du collectif national Mobilités-Transports du PCF (photo Ismaël Dupont)
Dans le cadre du Tour de France de Fabien Roussel - le secrétaire national du Parti communiste français sera les 5 et 6 décembre dans le Finistère.
Un forum avec Fabien Roussel où vous pourrez lui soumettre toutes vos préoccupations et lui poser vos questions est d'ores et déjà prévu au Roudour de Saint-Martin-des-Champs le lundi 5 décembre au soir.
Les communistes bretons
Erwan Chartier Le Floch, 6 octobre 2022 - Le POHER

https://www.lepoher.fr/les-communistes-bretons/
Le PCF Bretagne organise une réunion sur les Transports et Mobilités en Bretagne à Morlaix, à l’Agora Café, le samedi 8 octobre de 11h à 17h.
Les communistes bretons organisent, ce samedi, une réunion publique au café l’Agora, à Morlaix (près de la passerelle de la gare), afin d’évoquer les problématiques de transports dans la péninsule. “Morlaix était symbolique, explique Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Finistère, car nous militons pour la réouverture des petites lignes, comme celle entre Morlaix et Roscoff.” “On a réouvert la ligne Rungis-Perpgignan pour le fret, indique Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste. Pourquoi ne pas imaginer une ligne Roscoff-Rungis pour les produits agricoles de la région ?”
Les communistes en sont persuadés, il faut redévelopper le transport ferroviaire à la fois pour les voyageurs et pour le fret. “C’est un service public qu’il nous faut défendre, estime ISmaël Dupont. Cela doit permettre de réduire les inégalités, notamment en centre Bretagne.” Ce en quoi abonde Gladys Grelaud : “Il y a un enjeu économique et social, pour éviter aux plus modestes de prendre leur voiture. Sans compter, bien sûr, la question écologique. Le train est l’un des moyens de transports les plus propre.”
Pour les communistes, il faut engager un “rapport de force” avec l’Etat, pour négocier plus d’investissement. “La France n’investit que 45 euros par an et par habitant pour le train, c’est moins qu’en Italie ou en Espagne. En Allemagne, c’est de l’ordre de 124 euros par an et par habitant.”
Autant d’enjeux bretons que les communistes entendent poser ce samedi, lors d’une réunion publique ouverte à tous, notamment aux autres forces politiques. “Nous ne sommes pas que dans la contestation, ajoute Gladys Grelaud. Nous souhaitons être une force de propositions.”
Dans le cadre de son tour de France, Fabien Roussel sera dans le Finistère et la région de Morlaix les 5 et 6 décembre 2022. Une réunion publique-forum avec Fabien Roussel est prévue au Roudour de Saint-Martin-des-Champs, commune voisine de Morlaix, le lundi 5 décembre.
PCF Le député du Nord Fabien Roussel entame une tournée qui fera escale dans 14 départements pour un dialogue « sans filtre et sans tabou » avec les Français. Première étape dans le Pas de Calais, lundi, autour des enjeux industriels et énergétiques. Reportage.
Arques, Avion et Sallaumines (Pas de Calais), envoyé spécial.
« Je me fais poser une prothèse à la hanche dans 10 jours. J’ai 59 ans et je suis physiquement et mentalement usé. Impossible pour moi de tenir jusqu’à 65 ans pour avoir une retraite ». Jean-Luc est ouvrier chez Faurecia. Après 37 années à enchaîner les horaires décalés, sa rémunération ne décolle pas du Smic. Un salaire qui ne lui permet plus de faire face à l’inflation, d’autant que son entreprise, un sous-traitant dans l’automobile, a placé ses employés au chômage technique plusieurs jours par mois, entraînant une baisse de revenu 100 euros. Ce, « alors que le groupe a versé 90 millions de dividendes aux actionnaires », soupire ce syndicaliste CGT, en interpellant Fabien Roussel, lors d’une réunion publique à Sallaumines, lundi. Depuis le Pas-de-Calais, le secrétaire national du PCF a tenu la première des 14 étapes de son « Tour de France du monde du travail ». « Cette tournée des régions va nous permettre de nous confronter à la réalité de nos concitoyens, assure le député du Nord. Je ne suis pas là pour faire un meeting, mais pour dialoguer sans tabou ni filtre, car je me nourris de ces échanges. »
Christophe était le premier, salle Maurice Thorez, à interpeller l’ex-candidat du PCF à l’Élysée. « Nous sommes des citrons pressés et jetés à la poubelle », tance, les larmes aux yeux, l’ancien secrétaire de la CGT de l’usine Bridgestone à Béthune, qui a fermé ses portes il y a 17 mois. « Les dégâts sont irréparables, le seul responsable c’est le capital », ajoute le référent du cabinet de reclassement, alors que seulement 30 employés ont pu être recasés. « Notre crainte est que la crise énergétique entraîne de nouvelles vagues de délocalisation », pointe Fabien Roussel. Un sujet de taille dans les Hauts-de-France.
« Les gens doivent vivre dignement avec un salaire, nous refusons l’affrontement entre les chômeurs et ceux qui travaillent, favorisé par la politique des chèques. » Fabien Roussel.
Dans la matinée, le communiste avait rencontré les syndicats et dirigeants de l’usine Arc Internationale. 4 800 emplois sont en jeu, alors que la facture énergétique a explosé de 341 %, dépassant pour la première fois la masse salariale de l’entreprise des arts de la table. Pour faire face, le député réclame à plan d’envergure de soutien à l’industrie : « L’Allemagne, qui n’est pourtant pas un pays socialiste, l’a fait en débloquant 200 milliards d’euros. » Et, à l’issue de la rencontre, il raconte comment il a été interpellé par un ouvrier qualifié, qui malgré 34 ans d’ancienneté, ne touche que 1 448 euros mensuels, l’obligeant à s’en remettre à la prime d’activité et au chèque énergie pour boucler les fins de mois. « Les travailleurs pauvres, cela ne devrait pas exister. Que les ouvriers fassent fortune !, lance le dirigeant du PCF. Les gens doivent vivre dignement avec un salaire, nous refusons l’affrontement entre les chômeurs et ceux qui travaillent, favorisé par la politique des chèques. »
Une référence au débat que le député a suscité lors de la Fête de l’Humanité, en affirmant vouloir incarner « une gauche qui défend le travail et non pas celle des allocations et des minima sociaux ». Parmi les 250 participants venus aborder les questions du quotidien, lundi soir, cette position trouve de l’écho. Comme chez Frédéric, ouvrier chez Arkema, pour qui « Fabien Roussel et François Ruffin s’emparent de la grande absente de l’élection présidentielle : le travail ». Un moyen selon l’employé dans l’industrie chimie « de poser les bases de la lutte des classes ». « Moi je suis fier de créer la richesse. Le problème c’est qu’elle n’est pas partagée et les oisifs ne sont pas les chômeurs, et l’enjeu est bien de valoriser le travail », poursuit Jean-Luc.
« Quelles sont les propositions du PCF pour enrayer la crise de l’énergie ? »
Raphaël, lui, s’inquiète des conséquences de la flambée des prix de l’énergie, malgré le bouclier tarifaire. « Quelles sont les propositions du PCF pour enrayer la crise de l’énergie ? », interroge ce salarié d’Enedis. « Recréer un service public, défendre le nucléaire et sortir de l’ARENH (qui contraint EDF à vendre de l’énergie nucléaire aux fournisseurs privés, N.D.L.R.) et du marché européen de l’énergie », lui répond le parlementaire. Plus tôt dans la journée, le communiste avait d’ailleurs visité l’entreprise Gazonor, qui produit de l’énergie verte, à partir du méthane relâché naturellement par les anciennes mines de Charbon. Outre le gaz et l’électricité, le site produira de quoi chauffer les équipements municipaux de la ville d’Avion, d’ici 2025. « D’entrée de jeu, c’est minimum 50 % d’économie pour la ville », souligne l’édile PCF Jean-Marc Tellier. L’entreprise prévoit de passer de 4 à 22 transformateurs électriques, dans le Nord et le Pas-de-Calais. Mais sans les autorisations gouvernementales, le projet est pour l’heure bloqué. « Il est assez invraisemblable d’importer du gaz de schiste des États-Unis alors qu’avec le gaz de mines nous pourrions fournir 200 000 foyers dans le bassin minier », insiste Fabien Roussel. Le secrétaire national du PCF poursuivra son tour de France jusqu’en avril, date à laquelle se tiendra le congrès de sa formation.
Les députés communistes ont proposé, comme en 2020, une motion référendaire pour soumettre la réforme des retraites à un référendum plutôt qu’à un vote au Parlement. Les autres forces de la Nupes y sont favorables.
Et si les Français, opposés à 70 % à la réforme des retraites, pouvaient trancher le sujet par référendum ? C’est la proposition formulée par le groupe communiste (GDR) à l’Assemblée nationale, ce 4 octobre. Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel avait déjà porté, depuis de longues semaines, l’idée d’un « référendum projet contre projet ». Le député insoumis François Ruffin soutient lui aussi l’idée, en souhaitant que Macron « y remette son mandat en jeu, comme le général de Gaulle » en 1969 : « Si la réponse est non, c’est sa réforme qu’il veut passer à tout prix, ce sera donc son mandat qui posera question. » La présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain s’est dite elle « intéressée » par la proposition de motion référendaire : « Sur la question des retraites, il y a un alignement complet de la Nupes », considère-t-elle. Le parti socialiste fait savoir que le sujet doit être encore discuté au sein du groupe.
Il ne s’agirait pas ici d’un référendum d’initiative partagée, comme pour la taxation des superprofits, mais d’une motion référendaire. Soit un texte prévu par le règlement de l’Assemblée nationale, qui permet de soumettre à référendum un projet ou une proposition de loi discutée en hémicycle. Pour cela, au moins 58 députés doivent déposer le texte, puis il faut qu’il soit voté par une majorité de voix à l’Assemblée nationale. Si la motion est adoptée - ce qui est difficile quand elle provient de l’opposition -, elle doit être également discutée et votée au Sénat. En 2020, les députés communistes avaient déjà été à l’initiative d’une motion référendaire sur les retraites, mais la majorité macroniste l’avait rejetée.
Interrogé sur cette éventualité par le député Sébastien Jumel (PCF) dans l’hémicycle, le ministre du Travail Olivier Dussopt a opposé une fin de non recevoir : « Il n’y a pas besoin de référendum. Le résultat de l’élection, alors que la réforme des retraites a été clairement annoncée comme un marqueur de la campagne d’Emmanuel Macron, a donné une légitimité à cette réforme. » Avant d’ajouter que « la consultation n’a pas encore commencé ». « Nous n’oublions pas qu’en 2020, en pleine crise sociale et sanitaire, vous avez dégainé le 49-3 », a rétorqué Sébastien Jumel.
Cyprien Caddeo