commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Le samedi 5 novembre sur le marché de Morlaix et le dimanche 6 novembre sur le marché de Saint-Martin-des-Champs, les militants communistes du pays de Morlaix distribueront un tract sur l'énergie et pour annoncer la venue de Fabien Roussel dans un mois, le lundi 5 décembre à 19h au Roudour de Saint-Martin-des-Champs.
Fabien Cohen au débat santé de l'espace Bretagne de débat du PCF à la fête de l'Humanité 2022 avec Hamama Bourabaa: Rendez les soins aux soignants!
Fabien Cohen Membre du conseil national et commission santé/protection sociale du PCF
Des décennies de privatisation et financiarisation des services de santé ont provoqué une catastrophe sanitaire dont le Sars-CoV-2 n’est que le révélateur. Nous sommes loin du slogan mobilisateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lancé à la fin des années 1970, « La santé pour tous en l’an 2000 », Les pays ont mené, à des vitesses différentes, la privatisation d’abord, puis la commercialisation et, enfin, la financiarisation des services de santé, transformant l’offre de soins en objet de spéculation boursière. Ainsi se sont développés les grands groupes pharmaceutiques (près de 1 000 milliards d’euros de chiffre d’affaires mondial), l’industrie des services de santé (hôpitaux, cliniques, soins aux personnes âgées, maisons de repos et laboratoire privés), mais aussi les fonds d’investissement et les banques, qui, par leur lobby, ont fait évoluer dans leur intérêt les législations nationales et internationales.
La santé environnementale n’est pas en reste avec l’immense pillage des ressources naturelles : la déforestation, les trafics d’animaux sauvages, l’extension d’un modèle agro-industriel destructeur de la biodiversité sur tous les continents sont reconnus, au moins depuis l’épidémie de sida des années 1980, comme vecteurs de nouvelles menaces infectieuses. Cette philosophie hégémonique du néolibéralisme a conduit au fiasco de la réponse à la pandémie Covid.
Nous étions prévenus depuis au moins quarante ans ! L’urgence est à un investissement massif des gouvernements dans la formation et le recrutement d’agents de santé du secteur public, en finir avec le « pillage » des intellectuels des pays les plus pauvres par les plus puissants. L’urgence est à la création d’une démocratie sanitaire mondialisée. À l’image de la Sécurité sociale révolutionnaire permise et préservée par la détermination des communistes, une nouvelle politique mondiale de santé est à inventer. Une politique basée sur la coopération plutôt que la concurrence, sur la satisfaction des besoins des populations plutôt que sur les profits des actionnaires. Un nouveau rôle de l’OMS est à inventer. Cela suppose notamment, sur le plan mondial, la création et le développement des systèmes de prévention, de soins et de protection sociale pour tous où les services publics ont un rôle prépondérant à jouer ; élargir le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, loin de répondre aux besoins, et aux résultats décevants, en dotant l’OMS de moyens élargis pour développer les grandes campagnes de santé publique concomitamment aux mobilisations contre les grandes épidémies ; aider à l’émergence de systèmes de santé et le développement de systèmes de protection sociale ; obtenir l’universalité du droit des femmes à disposer de leur corps.
La création d’une caisse de sécurité médicale, mais aussi d’un fonds thérapeutique international, la mise en conformité avec la convention sur la biodiversité des Nations unies de 1990 permettraient – comme les grandes puissances savent le faire pour sauver la finance – de mutualiser les moyens pour sauver des millions de vies. Il faut mettre un terme au modèle de recherche et de développement qui laisse aux sociétés pharmaceutiques la possibilité de fixer les prix grâce au système de brevets, qu’il faut revoir en profondeur, et immédiatement classer les molécules indispensables à la survie des populations au patrimoine de l’humanité.
Cela suppose d’investir davantage dans la recherche publique en constituant aux plans nationaux et mondial des pôles publics capables de mutualiser les moyens comme pour le développement des recherches sur les maladies rares. Nous avons besoin de traités internationaux, qui maîtrisent les échanges en faveur du développement de biens communs et mettent en place des institutions chargées de leur protection, de l’organisation des coopérations mondiales dans ces domaines. Les personnes immigrées, réfugiées ou sans papiers se voient refuser des soins de base. Il faut refuser ce monde inhumain et xénophobe.
Nous voulons une planète de la solidarité. Il ne peut y avoir de sortie de crise en santé sans mouvement social mondial ! Il faut le construire ensemble, professionnels et usagers, pour exiger que les besoins sanitaires et humains, les conditions de travail et de vie des soignant·e·s, soient placés au cœur d’un système public de santé réorganisé visant à s’opposer aux inégalités sociales en matière de santé et de soins de santé. Entre les banquiers et la santé – l’accès universel et gratuit des sociétés à la santé –, il faut choisir !
Écologie Pour le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, le gouvernement s’apprête à lancer une « bombe sociale » en instaurant des zones à faibles émissions sans mesures d’accompagnement des plus modestes.
Trois lettres qu’il va falloir retenir, un acronyme qui va animer le débat public ces prochains mois : ZFE. Pour zone à faibles émissions. D’ici le deuxième semestre de 2024, 43 métropoles de plus de 150 000 habitants seront des ZFE, soit des zones dans lesquelles il sera interdit de circuler avec des véhicules jugés trop polluants (classés Crit’air 3 à 5), sous peine d’amende. Une mesure injuste pour le communiste Fabien Roussel puisqu’elle frappera d’abord les plus modestes. Car ces derniers vivent souvent plus loin des centres urbains, ne disposent pas forcément de transports publics, ni de moyens pour acheter un véhicule plus vert.
Le gouvernement a annoncé que les automobilistes au volant de véhicules trop polluants circulant dans une ZFE se verraient infliger une amende de catégorie 3 (68 euros). Qu’en pensez-vous ?
Il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre la pollution qui provoque 40 000 décès par an. Mais s’il n’y a pas de mesures d’accompagnement de ces ZFE, c’est une véritable bombe sociale que le gouvernement s’apprête à lancer. Au total, 14 millions d’automobilistes sont concernés par cette interdiction de circuler. Autant de personnes qui vont devoir changer de véhicule dans les dix-huit mois, faute de quoi elles seront pénalisées ou interdites de se déplacer. C’est pourquoi nous proposons une prime de 10 000 euros pour l’achat de véhicules d’occasion de Crit’air 1 et 2. Parmi ceux-là, il n’y a pas que des véhicules électriques, mais c’est indispensable, sinon les classes populaire et moyenne vont être stigmatisées. Tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter une voiture électrique à 35 000 euros. Et la prime de 7 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf n’est pas suffisante quand on voit les salaires extrêmement faibles de ces salariés.
Remettez-vous en cause le principe des ZFE ?
Mettre en place des ZFE est une bonne idée pour se fixer des objectifs concrets dans les métropoles. Elles sont nécessaires. Il faut mettre en place des plans climat qui doivent s’accompagner d’investissements importants pour que cela ne pénalise pas les citoyens. Ils doivent leur permettre de vivre mieux. Ces ZFE devraient avoir pour priorité de rénover la totalité des logements collectifs, les bâtiments publics d’ici trois ans, avec les moyens financiers de l’État et les crédits à taux zéro de la Banque centrale européenne. Mais il existe un autre levier : le développement des transports collectifs, en allant vers leur gratuité. Deux exemples. Le premier avec l’agglomération de la Porte du Hainaut, où je suis élu, qui met en place un plan climat. En même temps, la SNCF supprime des TER entre Saint-Amand et Lille aux heures de pointe. Ce qui va obliger les salariés et les étudiants à prendre un véhicule pour y aller. Il faut faire l’inverse. C’est pourquoi je soutiens un véritable plan Marshall pour les transports collectifs (métro, tramway, bus propres). Autre illustration à Aubagne, l’une des premières villes à avoir mis en place la gratuité des transports publics. La fréquentation a triplé. Aujourd’hui, comme la communauté d’agglomération d’Aubagne est intégrée à la métropole Aix-Marseille dirigée par la droite, il lui est demandé de s’aligner sur les tarifs de la métropole et de rendre les transports payants. Je suis un militant écologiste qui veut favoriser les transports en mode doux sans taper sur les automobilistes, mais en leur proposant des alternatives.
Que proposez-vous à long terme pour revoir les mobilités et les usages individuels, quand 31 % des émissions de gaz à effet de serre viennent des transports ?
On a métropolisé la France en même temps qu’on l’a désindustrialisée, en mettant les services en ville. Il faut faire marche arrière et développer du travail et des services publics dans les zones rurales, pour éviter que des millions de concitoyens soient contraints d’aller chercher du travail loin de chez eux et de prendre la voiture. Pour cela, il faut un plan d’aménagement du territoire sur quinze ans.
Pensez-vous que ce puisse être le déclencheur d’un large mouvement de colère populaire comme les gilets jaunes ?
J’ai le souvenir qu’en novembre 2018, l’instauration de la taxe carbone sur l’essence avait déclenché ce grand mouvement des gilets jaunes. Je crains que ces ZFE ne fassent exploser les gens de colère quand ils se rendront compte de ce qu’elles impliquent. Aujourd’hui, ce n’est pas assez connu. S’il le faut, nous nous mobiliserons contre cette forme d’écologie punitive et pour la mise en place de mesures d’accompagnement.
Histoire Depuis l’Ariège, le secrétaire national du PCF a rendu un hommage aux prisonniers du camp du Vernet. L’occasion pour lui de revenir sur les dangers que représente l’extrême droite en Europe.
C’est une commémoration qui invite à lutter plus que jamais contre l’extrême droite. Fabien Roussel a rendu hommage, samedi, aux militants communistes, syndicalistes, brigadistes espagnols morts dans le camp du Vernet (Ariège), créé dès 1939. Son arrière-grand-père, Salvador Lardiès, républicain espagnol engagé contre la dictature du général Franco et les phalangistes, y avait été détenu. « Pour l’extrême droite française, qui domine alors le pays, il fallait enfermer ces étrangers qui croyaient à la liberté », a rappelé, en présence de Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, le secrétaire national du PCF, tissant un lien avec l’actuel climat politique régnant dans les pays européens, dont la France.
« Soixante-dix ans plus tard, les mêmes mots résonnent encore », a-t-il mis en garde, avant de faire référence à l’affaire Lola, une fillette de 12 ans assassinée le 14 octobre, à Paris. La principale suspecte de ce meurtre est une femme étrangère en situation irrégulière. « Ce crime odieux devient une affaire nationale tant les partis d’extrême droite et quelques animateurs TV s’en emparent pour tirer un trait d’égalité entre immigré et meurtrier, ou pour exiger une justice expéditive, sans avocat ! » a-t-il lancé, insistant de nouveau sur le fait que « le racisme, l’antisémitisme servent de ressorts à des forces politiques pour conquérir le pouvoir ».
Fabien Roussel a ainsi rappelé avec force l’engagement du PCF conre l’extrême droite : « C’est pourquoi, je le redis ici : jamais, nulle part, à aucun moment, nous, les communistes, ne mêlerons nos voix, nos suffrages aux leurs et ce pour quoi que ce soit. Jamais nous ne serons complices de leurs crimes. » Il ajoute : « Nous sommes les enfants de celles et ceux qui ont été martyrisés par l’extrême droite. »
Un discours fraternel, combatif, loin de ceux tenus par Emmanuel Macron. Le président de la République a évoqué l’immigration comme un « problème ». « Oui, l’immigration illégale est très présente dans les faits de délinquance », a-t-il ajouté mercredi 26 octobre, sur France 2. Une rhétorique nauséabonde déjà utilisée par son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui souhaite conditionner l’obtention d’un titre de séjour à « l’acceptation des valeurs de la République ». Sa future loi immigration, annoncée pour début 2023, prévoit notamment le rétablissement de la double peine pour les étrangers délinquants et la délivrance d’une obligation de quitter le territoire français dès la première décision de rejet de la demande d’asile.
À rebours de cette offensive, consistant à attaquer les droits des étrangers, le secrétaire national du PCF a martelé la ligne humaniste de son parti : « Nous serons toujours aux côtés de celles et ceux qui fuient leur pays, car ils ne le font jamais de gaîté de cœur. (…) Ils ont besoin de la solidarité de tous les pays d’Europe, car nous appartenons à la même humanité. »
Fabien Roussel: "Je suis venu rendre hommage en Ariège, avec Carole Delga, la Présidente de Région, à ces 35 000 déportés, internés au camp de concentration du Vernet, camp tenu par la police de Vichy. Beaucoup étaient des républicains espagnols, dont mon arrière grand père, qui y a passé 3 ans de sa vie. Il en est mort de la tuberculose. 54 nationalités de militants venus de toute l’Europe on été internés ainsi que des enfants juifs. N’oublions jamais ce qu’a fait l’extrême droite quand elle a été au pouvoir dès 39."
Dans une réponse ministérielle au Sénat, publiée le 20 octobre, M. Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports a indiqué que la Commission européenne n’avait pas retenu le port de Roscoff dans le réseau central au motif qu’il n’en satisferait pas les critères.
Or, depuis le Brexit, le port de Roscoff occupe une nouvelle position stratégique car il devient la première porte d’entrée de l’Irlande vers l’Union européenne. Cette position a été confirmée par l’inauguration par la République d'Irlande du consulat honoraire au siège de la compagnie Brittany Ferries à Roscoff en septembre dernier afin de renforcer les relations entre les deux pays après le Brexit. James Browne, ministre irlandais délégué auprès du ministre de la Justice avait d’ailleurs souligné que « La France est maintenant le plus proche voisin de l'Irlande au sein de l'UE et la Bretagne est la région la plus proche de nous ».
L’activité portuaire importante déployée à Roscoff, le potentiel agroéconomique du territoire et l’intensité du transport voyageurs maritimes, dans laquelle elle se situe, justifient son inscription dans le réseau de transport transeuropéen via le déploiement de la ligne fret/voyageurs Morlaix/Roscoff.
L’ambition de transition écologique ne pourra se traduire que dans des investissements nationaux et européens sur les territoires locaux stratégiques comme celui de Roscoff, mais aussi pour porter une ambition d’équité des territoires et d’égalité entre les citoyens.
L’Ouest breton ne peut faire les frais d’une position insuffisante de la part du ministre délégué aux transports, alors même que ce gouvernement se revendique en faveur d’une véritable et ambitieuse transition écologique.
Le ministre indique que le port de Roscoff sera maintenu dans le réseau global, et pourra bénéficier des financements européens du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour financer ses projets.
Samedi 22 octobre - Une passionnante formation "Du logement pour toutes et tous" organisée par le Cidefe à la fête de l'humanité Bretagne de Lanester, animée par Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne, et Stéphane Peu, député communiste de Seine St Denis. Avec une vingtaine d'élus de nombreuses sensibilités de gauche.
Merci à tous les participants et à Guenola Huec pour l'idée !
Photos Ismaël Dupont