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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 15:12
André Chassaigne exige que des actions fortes soient menées dans l'urgence afin de respecter les objectifs climatiques internationaux
A. Chassaigne exige que des actions fortes soient menées dans l'urgence afin de respecter les objectifs climatiques internationaux
André Chassaigne est intervenu le 23 septembre à Berlin,(curseur 0:46:10) à l'occasion de la première réunion de l'Assemblée parlementaire franco-allemande, pour interroger les deux gouvernements respectifs sur leur irresponsabilité face au changement climatique. "Il faut pointer l'insuffisance des actions de nos deux gouvernements. Derrière les slogans et autres postures médiatiques tendant à promouvoir la lutte contre le changement climatique, la réalité est très en deça des objectifs fixés par le GIEC. Face à ce fleau, qui demeure une bataille sociale, car les premières victimes sont les populations les plus vulnérables, un tournant énergétique s'impose dans l'urgence. André Chassaigne exige ainsi que des actions fortes soient menées dans l'urgence afin de respecter les objectifs climatiques internationaux.
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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 12:39

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les représentants des Etats, des journaux et des organisations progressistes du monde entier

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Bienvenue à cette 84ème édition de la fête de la fête de l’Humanité dans cet espace dédié au dialogue et au débat entre les peuples du monde. 

Merci à vous d’honorer ce rendez-vous si précieux qui vise à consolider les liens qui nous unissent par delà les pays et les continents, par delà nos langues, nos coutumes et nos singularités. 

Des liens forgés au fil d’une formidable histoire qui n’a pas dit son dernier mot, celle de l’internationalisme bâti aux cours des deux derniers siècles entre les organisations ouvrières, progressistes, socialistes et communistes qui ont essaimé dans chaque recoin du globe.

Un internationalisme qui vise comme l’écrivait Jean Jaurès, l’illustre fondateur de notre journal,  à « réconcilier tous les peuples par l’universelle justice sociale ». « Alors vraiment, mais seulement alors, précisait-il, il y aura une humanité réfléchissant à son unité supérieure dans la diversité vivante des nations amies et libres. »

Alors que l’égoïsme des nations rivales s’affirme partout, nos journaux, l’Humanité chaque jour, l’Humanité Dimanche chaque semaine et notre site internet, font entendre une toute autre voix, celle de la solidarité, des luttes mondiales pour la paix, la démocratie, la justice sociale et environnementale.

Ces combats mis bout à bout forment la cohérence d’un monde de fraternité qu’il nous tarde de voir accoucher et pour lequel nous œuvrons inlassablement. 

Nos journaux vont vivre la voix des peuples du monde, loin des regards ethno-centrés ; font entendre la complexité des points de vue, à rebours des facilités répandues qui masquent souvent mal le sentiment de supériorité occidental. Ils refusent de suivre les injonctions diplomatiques pour faire vivre une voix indépendante, solidaire, combattive. 

Je tiens devant vous à remercier les journalistes des services internationaux de L’Humanité qui sont chacune, chacun, des ambassadeurs de nos titres, des journalistes aussi méticuleux dans leur travail qu’engagés à faire vivre la solidarité internationaliste.

Que vive est se développe des journaux comme les nôtres, que vive avec eux la fête que nous organisons chaque année, est un enjeu qui dépasse le cadre de nos lecteurs, amis et sympathisants. Je sais combien dans vos pays respectifs l’Humanité est lue, observée, attendue pour mener, avec sa spécificité de journal, les grands combats qui sont devant chacun d’entre nous. 

Permettez-moi tout d’abord d’avoir avec vous une pensée pour un ami, un camarade cher à nos cœurs, cher au cœur de millions d’africains qui nous a quittés il y a quelques semaines, Amath Dansoko. Le Mandela sénégalais comme on l’appelait là-bas, personnage central de la vie politique sénégalaise, dirigeant communiste et homme d’Etat, aura consacré son existence à la défense des intérêts de son peuple. Amath était un visiteur régulier de la fête de l’Humanité où il s’attachait à nouer des liens avec les militants communistes français et les organisations sœurs de nombreux pays. C’est avec émotion que nous célébrons aujourd’hui son souvenir en saluant l’ensemble de ses camarades du Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal. 

Chers amis, 

Nous sommes, en quelque sorte, rattrapés par notre ambition internationaliste. Le capitalisme s’est depuis plusieurs décennies globalisé, fixant les enjeux de son dépassement à un niveau mondial.

Son emprise s’accélère à une vitesse inédite, et avec elle les désordres, les inégalités, les injustices.

Les entreprises transnationales d’une puissance de frappe supérieure à bien des Etats, dont les fameux ogres numériques à base nord américaine, répondent aujourd’hui d’un impérialisme économique violent et destructeur, adossé à des puissances étatiques dont la principale, les Etats-Unis, redouble d’ardeur, sous la présidence de M. Trump, dans sa volonté hégémonique. 

Le capitalisme est entré dans une nouvelle phase de son développement, qui génère de nouvelles contradictions. Il porte plus que jamais en lui la nuée qui menace de se transformer en orage. 

Financiarisé à l’extrême, profitant des paradis fiscaux qui pullulent pour voler les richesses produites par le travail, il ne veut plus répondre d’aucun des compromis que les peuples, avec et grâce à nos organisations respectives, étaient parvenus à lui imposer.

Dans sa folle dynamique, il saccage absolument tout, jusqu’à désormais menacer les conditions d’existence mêmes de notre commune humanité.

Les puissances rivales se réengagent dans une course frénétique aux armements, dont l’armement nucléaire, et les Etats-Unis poussent à l’escalade en sortant unilatéralement des traités qui encadraient depuis la guerre froide leur production.

Dans un même mouvement, la biodiversité s’effondre, le réchauffement climatique s’abat sur la planète, ses glaciers  se décomposent et provoquent une montée spectaculaire des eaux, les villes deviennent suffocantes, et les forêts s’exposent aux flammes destructrices. Ce sont désormais des cyclones d’une intensité toujours plus forte qui ravagent des pays entiers. Le dernier Dorian, a littéralement dévasté l’archipel des Bahamas avant de menacer la Caroline du Sud.  Et ce sont toujours les populations les plus fragiles qui subissent les terribles conséquences de ces phénomènes directement liés au réchauffement climatique. 2500 personnes sont à l’heure actuelle ont portées disparues aux Bahamas. Notre solidarité à leur égard est total et nous saluons les équipes de Secours Populaire français et des  autres associations humanitaire qui se ont immédiatement déployées sur place. 

En arrière plan s’étend la nébuleuse des extrême droites coalisées, accélérant la course aux armements comme le saccage de notre environnement, amplifiant partout la double exploitation de l’homme et de la nature.

Additionnées ces menaces n’en forment qu’une qui pèse sur la possibilité que se réalise un jour l’humanité. 

Face à l’urgence de la situation et l’extrême gravité des périls, il est vain de vouloir prioriser nos combats. J’ai la conviction qu’il faut, avec nos organisations respectives, les mener tous de front, lier le combat pour la paix à celui pour la dignité humaine, le combat pour la justice sociale au combat pour la justice environnementale.  

Karl Marx écrivait dans le Capital, je le cite, que « chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses ressources durables de fertilité ».

Oui, nous l’affirmons, la lutte pour la défense de notre environnement et contre le réchauffement climatique est indissociablement lutte pour libérer les individus de l’emprise du capital, pour libérer les travailleurs de leur asservissement.

Lutter efficacement contre le réchauffement climatique, c’est mettre cet enjeu au cœur de nos réflexions, de nos actions pour la justice sociale, c’est démontrer dans nos actes que justice sociale et environnementale sont indissociablement liées, s’est faire surgir la dimension de clase des injustices environnementales et des effets du réchauffement climatique. 

Observons comment la jeunesse du monde s’empare de la lutte contre le réchauffement climatique, multipliant les initiatives qui, peu à peu, l’une après l’autre, interrogent les modes de productions et d’échanges, jusqu’à mettre en procès le capitalisme lui même.

Ici même, hier, une grande marche réunissant de nombreux collectifs, de nombreux jeunes, a déferlé dans les allées de la fête pour appeler au respect des conclusions de l’accord de Paris et des recommandations du GIEC.

Non, il n’y aura pas de lutte sérieuse contre le réchauffement climatique sans solidarité internationaliste des peuples. 

Il n’y aura pas de lutte conséquente contre le réchauffement climatique sans transferts de technologies des pays riches vers les pays les plus pauvres, des anciennes puissances colonisatrices vers les anciens pays colonisés, pour qu’ils puissent assurer souverainement leur développement sans être contraints à recourir massivement à la combustion des énergies fossiles.

Il est urgent et nécessaire de conjurer la menace en exigeant collectivement que les sommes colossales englouties par le surarmement soient utilisées pour assurer la transition énergétique et écologique. C’est nécessaire, c’est vital ! 

Chers amis, chers camarades,

Les traditions politiques et philosophiques qui nous unissent aujourd’hui comme chaque jour dans nos causes communes, font face à l’offensive mondiale des extrêmes-droites et des obscurantismes fanatiques.

Pas un continent n’est aujourd’hui épargné par  la contagion infectieuse des idées nationalistes, xénophobes et inégalitaires qui s‘enracinent dans le terreau des inégalités sociales et des mutilations démocratiques.  

Les puissances d’argent s’accommodent évidemment partout de cette tendance nouvelle, pariant parfois sur leur développement pour conserver leurs privilèges.  

La vieille Europe inquiète. Chaque année qui passe confirme la virulence du virus nationaliste, et chaque scrutin l’implantation des forces d’extrême-droite qui gouvernent désormais des puissances majeures du continent. Les résultats des dernières élections locales en Allemagne qui ont vu ressurgir les monstres du passé sonnent comme un dernier avertissement.

Malgré leurs contradictions, les forces d’extrême-droite discutent, s’entre-aident, construisent un projet politique appuyé par une frange toujours plus large des classes possédantes, appuyée par un redoutable appareil médiatique. 

Nous ne pouvons plus aujourd’hui laisser le venin néo fasciste s’emparer des classes populaires, de la jeunesse, paralyser ainsi l’ensemble de la société et condamner la perspective d’une unité populaire. 

C’est à la riposte que l’actualité nous oblige, chacune, chacun, individuellement et collectivement.

Une riposte contre tous les actes et propos racistes ou antisémites ; une riposte contre le nationalisme qui pervertit l’idée même de nation ; une riposte pour promouvoir l’égalité entre les êtres humains, entre les femmes et les hommes ; Une riposte pour fédérer le monde du travail et de la création, unir les forces sociales qui œuvrent au dépassement du capitalisme.  

Mais nous l’affirmons : le combat contre les extrêmes droites et obscurantismes ne pourra faire l’économie d’un combat résolu contre ses causes.  

Elles trouvent leur force propulsive dans le désarroi général que le capital en marche provoque en broyant les existences, en bloquant les perspectives politiques, en humiliant les peuples.

Cette offensive ne tombe pas du ciel. Elle s’appuie sur des structures et institutions que le capital s’est taillé sur mesure, au premier rang desquelles l’Union européenne telle qu’elle a été ficelée par les traités de Maastricht et de Lisbonne.

Mettant toute son énergie à imposer de violentes cures d’austérité dans tous les pays pour préserver les intérêts du capital, refusant la délibération démocratique des peuples qui la compose, instillant la concurrence entre nations et rejetant violemment toute forme de propriété sociale ou de service public, elle porte en elle la violence qui s’exprime dans toutes les sociétés européennes.

Cette construction européenne n’est au fond que l’expression des intérêts conjugués des classes possédantes de chacun des états qui composent l’Union, une machine à dépasser leurs contradictions pour garantir l’hégémonie des doctrines libérales les plus bornées. 

Il y a pourtant urgence à dépasser cette funeste construction oligarchique pour fonder une Union des peuples et des nations libres, souverains et associés, mettant en partage leurs savoirs, leurs potentiels industriels, leur capacité d’accueil des réfugiés. Une union promouvant avec les peuples du monde des accords commerciaux coopératifs et égalitaires, indexés non pas sur le taux de profit des multinationales mais sur l’emploi, le travail, les salaires, la défense de l’environnement, les droits sociaux, l’éducation et la formation. 

Oui la lutte contre les droites extrêmes et les obscurantismes est une urgente obligation.

Elle l’est ici comme elle l’est en Amérique latine où l’impérialisme américain n’hésite plus à renouer, comme il ya cinquante ans, avec les pires forces factieuses pour continuer de plier les peuples du continent  à son emprise, en Colombie où le fragile accord de paix a été déchiré par le nouveau président Ivan Duqué et où les progressistes et militants syndicaux sont à nouveaux pourchassés et assassinés. Au Brésil bien sûr qui vit des heures sombres, où on brûle la forêt comme on jette libertés et droits sociaux au feu.

Cette fête de l’Humanité avec ses dizaines de milliers de participants s’affirme comme un puissant maillon de la chaine internationale de solidarité pour libérer notre camarade Lula. 

Avec vous, nous crions, nous crierons : Lula livre !

Oui, libérez Lula pour libérer le peuple brésilien du sinistre Bolsonaro, nostalgique du fascisme et vulgaire provocateur ; pour libérer l’Amazonie des griffes de l’agro-business et de la bourgeoisie compradore, pour donner aux paysans sans terre, aux habitants des favelas l’avenir auquel ils ont droit.

Nous sommes fiers et honorés d’offrir avec cette fête de l’Humanité une puissante caisse de résonnance à ce combat décisif en accueillant cet après midi notre amie Dilma Roussef, la présidente du Brésil renversée par un complot mafieux, par l’alliance d’une justice corrompue et des intérêts des grands groupes capitalistes sous férule nord américaine.

Non l’Amérique latine n’est pas à vendre et ses peuples résistent avec vaillance à la contre offensive impérialiste. Ils résistent au Venezuela que d’aucun jurait perdu, mais dont le peuple refuse de tourner la page de la révolution bolivarienne et de s’offrir à l’oligarchie locale. 

Ils résistent à Cuba, cette vaillante île dont nous célébrons cette année les 60 ans de la libération. 60 ans de combats internationalistes, 60 années de résistance du David des Caraïbes face au Goliath nord-américain. Cuba qui continue d’écrire son histoire à l’encre du socialisme, de l’impertinence, du courage,  et continue de faire vivre, dans tout le continent sud américain, la voix de la paix et du dialogue, de l’écologie comme du droit à l’éducation, à la santé, à la culture. Nous sommes honorés d’accueillir parmi nous celui qui fut son ministre de la culture, dans un pays qui en regorge, pendant plus d‘une décennie, notre ami Abel Prieto. Et avec lui, avec vous, nous exigeons la fin de l’infâme blocus qui pèse toujours sur Cuba alors que M. Trump en promet un nouveau, plus dur, plus violent qui viserait à étouffer littéralement le peuple cubain et sa souveraineté.

Oui l’offensive des extrême-droite est une plaie mondiale qui trouve des ramifications jusqu’au Proche-Orient où le gouvernement israélien s’enfonce chaque jour dans la compromission avec l’obscurantisme, le suprématisme et le racisme. 

La manière dont le silence fut entretenu durant tout l’été en France sur les nombreux raids meurtriers des forces israéliennes à Gaza et en Cisjordanie nous fait honte.

Ce silence est une carte blanche laissée à M. Netanyahu pour amplifier l’ignoble colonisation des terres palestiniennes l’expropriation des paysans et habitants, espérant mettre un terme définitif à une solution à deux Etats en voulant annexer désormais le tiers de la Cisjordanie en la purgeant de sa population.

Les quelques officines qui exercent un chantage à l’antisémitisme sans relâche sur nos journaux et sur notre fête en raison de leur soutien à la cause palestinienne, devraient se faire modeste et rougir de honte. 

C’est bien M. Netanyahou qui pactise avec les évangélistes millénaristes et nord américains qui rêvent d’une terre sans juifs, avec les gouvernements européens, dont celui de M. Orban en Hongrie, portés par un antisémitisme viscéral qu’ils continuent de prodiguer à haute dose dans leur société, avec les monarchies théocratiques et islamistes du Golfe. 

Nous l’affirmons ici, l’ami des juifs comme des arabes, des israéliens comme des palestiniens c’est la paix, la seule paix adossée au droit international. 

Une inaccessible paix tant que continueront à croupir dans les geôles israéliennes les milliers de prisonniers politiques palestiniens, tant que notre ami Marwan Barghouti restera embastillé.

Nous avons l’honneur d’accueillir parmi nous M. Walid Assaf, Président de la commission de résistance contre la colonisation et le mur de séparation. Soyez assurés, M. le Ministre de notre totale et irréductible engagement aux cotés de votre peuple. 

Chers amis, 

Au cœur des actuelles contradictions s’affirment de nouvelles voix, de nouveau choix. Ces contradictions sont autant d’interstices dans lesquelles s’écrivent l’histoire, se cimentent les luttes. 

Les puissances capitalistes occidentales redoublent d’agressivité à mesure qu’est contestée leur hégémonie. Les peuples du monde aspirent partout à décider souverainement de leur destin, à un monde multipolaire dont l’Assemblée générale des Nations Unies forme l’embryon.

Ce sont ces peuples et ces nations qui ont approuvé il y a deux ans le Traité visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète, signé par 133 états. Ils tracent ainsi un chemin d’humanité alors que les braises du conflit entre l’Inde et les Pakistan, deux puissances nucléaires, reprennent feu, alors que l’Iran est poussé par l’incurie diplomatique des pays occidentaux à renouer avec l’enrichissement d’uranium au-delà des limites fixées et adoptées à Vienne il ya quatre ans. 

Dans ce monde nouveau est observé, jalousé, contesté l’incroyable développement de la Chine qui a produit des efforts surhumains pour permettre à plus d’un milliard d’êtres humains de sortir en quelques années de la grande pauvreté.

Oui la Chine est indispensable à l’existence d’un monde multipolaire, à un équilibre des forces gage de paix et de stabilité mondiale. Elle trace sa route en relevant de nombreux et colossaux défis, dont celui de la transition écologique d’un modèle de développement unique. 

Si des débats, des désaccords parfois, peuvent voir le jour, ils ne sauraient gommer l’estime pour un peuple qui a su vaillamment tourner la page de plusieurs siècles d’humiliation par les puissances occidentales. Nous sommes très attentifs au projet de route de la soie et vigilants à ce qu’il soit l’indispensable projet de coopération, respectueux de l’environnement et des peuples souverains dont le monde a besoin et que nous appelons de nos vœux.

Chers amis, chers camarades, 

Dans les désordres du monde, les plus fragiles, les plus vulnérables, les plus exploités font l’objet de toutes les humiliations et vexations. Ce sont ces exilés qui parcourent le globe, poussés par la seule et invincible volonté de vivre et qui, pour une infime minorité d’entre eux, demandent refuge à des pays européens qui tournent le dos aux principes moraux et politiques les plus élémentaires.

L’ONU prévoit le déplacement de 280 millions d’êtres humains liés à la montée des eaux d’ici quelques années si rien n’est fait pour conjurer le réchauffement climatique. A ceux là s’ajoutent les millions de déplacés par les guerres de proie atroces qui ravagent les pays africains comme le Proche et Moyen-Orient

Les démagogues de France et de toute l’Europe jouent sur les manipulations et les peurs au sujet des migrants.

Le cas du continent africain est éclairant à ce sujet. Les causes principales qui poussent des familles ou des jeunes sur les routes de l’exil sont connues : conflits, dictatures, chômage et absence de perspective. 

Mais savez-vous qu’il n’y a pas plus de migrations en Afrique que dans le reste du monde ? La migration touche moins de 3 % de la population du continent. Et l’immense majorité, plus de 90 % des migrants africains reste en Afrique ! Voilà la réalité située bien loin des idées reçues !

L’Afrique est un continent qui est confronté à des défis immenses bien sûr, mais qui bouge, qui lutte avec de formidables atouts, à commencer par sa jeunesse. 

C’est elle qui bouscule les scénarios établis, comme en Algérie ou au Soudan. Qui aurait pu croire il y a quelques mois encore que Bouteflika seraient démis par leurs peuples ? Que le peuple algérien se fédérerait au-delà de ses particularismes, de ses divisions entretenues, pour ébranler un système de pouvoir jugé confiscatoire ? Oui nous saluons de cette fête de l’Humanité le peuple algérien et toutes les forces démocratiques qui concourent à écrire les nouvelles pages d’un peuple vaillant, libre, déterminé à faire vivre la justice sociale et l’égalité. 

Nous saluons le peuple soudanais parvenu à s’extirper des griffes de son dictateur sanguinaire et soutenons de toutes nos forces son aspiration à la liberté. Cette si fragile aspiration au moment où le pouvoir militaire cherche avec l’appui des monarchies du Golfe à rejouer la partie.  

Ces deux événements majeurs sont le signe d’une profonde aspiration à gagner des espaces de liberté, de démocratie et de droits en Afrique, des jeunesses africaine à prendre la main sur leur destin. Les dictateurs peuvent s’en inquiéter et les progressistes se solidariser pour chasser les autocrates au Togo, au Cameroun, en Côte d’ivoire au Tchad, au Congo ou à Djibouti… 

A ce propos, permettez-moi de  faire un salut fraternel à notre ami et camarade Mohamed Kadamy, ici présent, leader du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie à Djibouti, réfugié politique en France depuis deux décennies. Il a été mis en examen ici même le 13 février dernier, à la demande des autorités Djiboutiennes. Pour d’obscures raisons, les autorités françaises seraient tentées de livrer un opposant, protégé par le statut de réfugié politique. Ce serait un insupportable coup porté aux droits humains et au statut de réfugié. Notre solidarité doit s’amplifier avec Mohamed Kadamy pour le protéger face à un régime dictatorial. 

Chers amis,

L’Afrique est au carrefour de l’impérialisme mondial et victime du libre-échange imposé à marche forcée. Les fameux Accords de Partenariats Economiques mis en place par l’Union européenne vont fragiliser toujours plus les économies locales, laissant libre court à la loi du plus fort.

Il faut faire face à ce chaos libéral qui déstructure les sociétés africaines, et qui impose un modèle économique cruel, de pillage du sol et du sous-sol, de prédation des ressources et d’exploitation des hommes. Il favorise la pauvreté, les inégalités et amplifie les maux que nous connaissons ici, et qui en Afrique s’en trouvent démultipliés, avec la destruction des écosystèmes, de la biodiversité, et des niveaux de pollutions jamais atteints. Dorénavant, sur le continent africain on meurt davantage des conséquences de la pollution de l’air que de la faim.

Le chaos libéral vient nourrir un terreau favorable aux conflits et aux déstabilisations. Il est le terrain de jeu des multiples entrepreneurs de la violence qui essaiment, de la Centrafrique à la République Démocratique du Congo, de la Libye au Golfe de Guinée.

Le Sahel en est le symptôme le plus évident. Après la guerre destructrice contre la Libye, l’intervention militaire française comme seule réponse au Mali et dans la sous-région tourne à l’échec. Certes, la présence militaire vise une domination politique et donc économique. Mais à quel prix ! Le Mali se fragilise de plus en plus, le Burkina est dans la tourmente. 

Il apparaît évident que l’opération Barkhane ne peut être la solution. Des voix diverses et de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander de créer les conditions du départ de la présence militaire française. Les solutions sont ailleurs, singulièrement dans la réponse aux immenses défis sociaux, économiques, environnementaux.

Oui, les pays de la bande sahélienne ont besoin de sécurité. Il faut pour cela sécuriser la vie, mettre en place une protection sociale solidaire et un système de retraites adaptés aux réalités africaines, un nouveau modèle agricole, lutter contre l’évasion fiscale, développer des services publics, développer des industries qui bénéficient du transfert de technologies pour pouvoir répondre aux immenses besoins des populations.

Pour que les pays et les peuples africains aient les moyens concrets d’atteindre ces objectifs il s’agit, ici comme là-bas, de mettre en œuvre des logiques de coopérations radicalement différentes à celles qui prévalent aujourd’hui.

Chers amis, chers camarades

Je crois, à travers ces quelques mots, avoir tracé avec vous de nouveaux chemins d’humanité. Les enjeux soulevés sont nombreux, colossaux, inquiétants. Mais dans ses contradictions, le moment fait naître de nouveaux terrains de batailles et ouvre de nouveaux possibles. Ils s’ouvrent aux Etats-Unis avec de nouvelles forces démocratiques, ils s’ouvrent au Maghreb,  en Afrique.

Ils s‘ouvrent par le dialogue qui s‘instaure au sein de l’assemblée générale des Nations-Unies, cette conquête décisive qui doit être protégée malgré ses failles et insuffisances. 

C’est à l’indépassable unité populaire dans nos pays respectifs qu’il nous faut œuvrer face à la prédation oligarchique, aux prébendes actionnariales, aux désastres environnementaux.

C’est par le combat universel pour la liberté et la justice sociale, pour l’égalité que se fraieront les nouveaux chemins d’humanité.

C’est par la solidarisation patiente des travailleurs du monde entier que s’évanouiront les divisons instillées par le grand patronat et les forces d’argent.

Nous formulons le vœu que cette fête de l’Humanité puisse permettre de raffermir vos liens, nos liens pour qu’ensemble, nous pussions œuvrer à l’émergence du monde de justice, de paix, de fraternité qu’attendent de si nombreux peuples de notre commune humanité.

Je vous remercie de votre attention. 

 

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 12:37

 

De toute évidence, le soleil avait rendez-vous avec la Fête de l’Humanité.


Un rendez-vous honoré qui aura autant semé la joie que soulevé les interrogations sur les raisons d’un mois de septembre que l’on a rarement connu aussi sec. Il n’y a donc pas eu besoin de pluie pour qu’une fête arc-en-ciel vienne éclaircir le ciel chargé de cette rentrée sociale et politique. Fête de la culture et du débat. Fête des émotions et de la rencontre. Fête tendre et rebelle. Fête des joies et des espoirs partagés. Fête des réflexions et de la détente, des sourires et des rires. Fête de l’union et des communions. Elle a réuni le vert de la lutte pour l’environnement et l’urgence climatique, le jaune de la colère populaire et le rouge des luttes sociales et de la révolution avec l’ambition d’offrir un débouché fédérateur à toutes ces mobilisations aussi denses qu’éparses. Et cette ambition n’aura cette année pas été déçue. La fête aura été un reflet saisissant des mobilisations qui essaiment partout, prenant le visage d’une France combative, résolument engagée à faire vivre la liberté, l’égalité et la fraternité.


Elle y est parvenue en mêlant au goût du débat et de la controverse, musique et culture ; en liant l’espoir d’un monde nouveau débarrassé du règne de l’argent et des divisions, et les vibrations artistiques, les chocs esthétiques, les découvertes culturelles dans chacune des scènes comme dans les espaces dédiés au théâtre, aux arts plastiques, aux livres, à la solidarité internationaliste ou encore au beau stand des Amis de L'Humanité ou à celui des arts vivants qui porte le nom de Jack Ralite.


Chaque fête est la même et pourtant si différente. Chaque fête a son époque, ses coups de gueule et ses coups de foudre. C’est sûr, je la vois différemment. Objet de mes angoisses et parfois de drôles de cauchemars dès le mois d’avril, elle oblige à être attentif, combatif dès qu’elle commence à prendre possession de « son » terrain à la mi-août pour, telle une gestation, offrir le meilleur d’elle-même juste quelques heures avant de s’ouvrir à toutes et tous.


Elle me rappelle chaque année cette lettre de Jean-Jacques Rousseau à D’Alembert à propos de la fête (à Saint-Gervais 1758) : « La danse fut suspendue ; ce ne furent qu’embrassements, ris, santés, caresses. Il résulta de tout cela un attendrissement général que je ne saurais peindre, mais que, dans l’allégresse universelle, on éprouve assez naturellement au milieu de tout ce qui nous est cher. Mon père en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore. Jean Jacques, me disait–il, aime ton pays. Vois-tu ces bon genevois ; ils sont tous amis, ils sont tous frères ; la joie et le concorde règne au milieu d’eux. »


C’est encore Sigmund Freud dans Totem et tabou qui ainsi décrit la fête : « Une fête est un excès permis, voir ordonné, une violation solennelle d’un interdit… La disposition joyeuse est produite par la permission de faire ce qui est défendu en temps normal ».


De fait la Fête de l’Humanité libère. Elle permet de s’ouvrir à l’autre, de fraterniser, de faire le plein d’idées et de joie.

 

Il fallait voir au crépuscule de l’événement, le dimanche à 18h, l’entrée éclatante du groupe Kassav’ sur la grande scène bondée, après que Youssou N’Dour n’ait fait chavirer les corps. S’y exprimait comme un parfum de joie et l’impossibilité malgré tout joyeuse de se séparer après tant d’intelligence échangée, d’émotions partagées, d’espoirs suscités.


La Fête de l’Humanité ne pourrait voir le jour, sans l’engagement résolu des équipes de L’Humanité, des journalistes, sans les services de gestion, de diffusion de promotion, la régie publicitaire et l’équipe de la fête grossie d’une trentaine de stagiaires bénévoles qui dès le mois de mai y apportent leur jeunesse, leurs fraicheurs, leurs idées bousculante. Elle n’existerait pas sans l’apport décisif de milliers de militants, et parmi eux, des militants communistes aux côtés de militants associatifs, syndicaux qui construisent et animent les stands, dévoués à faire vivre cet évènement unique en mettant leur engagement au service du public de la fête et de son ambition à rassembler largement toutes celles et ceux qui veulent se cultiver, prendre un bain de fraternité et toutes celles et ceux qui travaillent à lutter contre les haines et les divisions, à vouloir dépasser le système capitaliste.


La Fête de l’Humanité et son cœur battant, l’Agora de l’Humanité, animé par les rédactions, auront été le creuset indispensable à la gauche, mettant en débat tous les sujets qui lui sont liés. Ce fut le débat riche sur le climat qui vint clore une marche inédite dans les allées de la fête animée par un beau collectif d’associations ; ce fut le débat dense sur le communisme auquel nous avons eu l’honneur de pouvoir associer une figure aussi éminente que Lucien Sève ; ce fut aussi le passionnant débat avec l’économiste Thomas Picketty quelques jours après la sortie d’un nouveau livre de 1200 pages, venu confronter ses thèses et son ambition de « dépasser le capitalisme » au public de la Fête de l’Humanité. Ce fut encore le débat essentiel sur l’avenir de notre système de santé et la lutte inédite que mènent urgentistes et salariés des Ehpad.

 

À quel endroit peut-on aujourd’hui mettre sur la table les divergences qui se sont exprimés entre la CGT et des figures importantes du mouvement des gilets jaunes comme Jérôme Rodriguez ou Priscillia Ludosky ou donner la parole à Geneviève Legay, militante gravement blessée par la police ? Les échanges, s’ils furent parfois fermes, avaient toujours pour objectif de tracer une issue positive et les contours d’un nouveau rassemblement.


À quel endroit, encore, peut-on assister à une confrontation ferme et franche entre Philippe Martinez, secrétaire général du principal syndicat opposé à la contre-réforme des retraites et son concepteur même, le désormais membre du gouvernement Jean-Paul Delevoye. C’est un honneur pour L’Humanité de donner, comme l’écrivait Jaurès dans son premier éditorial, « à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde ».


À quel endroit le référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris a-t-il pu prendre autant de résonnance, avec plus de 10 000 signatures collectées ?


À quel endroit enfin, cette gauche si dispersée peut-elle dialoguer avec l’assurance que les questions et débats proposés éclaireront bien une perspective de gauche ? Notre proposition pour les responsables de la gauche, communistes, socialistes, écologistes, insoumis, était de réfléchir aux moyens de « Re-Faire Révolution »


Le samedi le meeting de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, était tonique et traceur de combats unitaires.

 

Nous n’oublierons pas de sitôt la venue de Dilma Rousseff dans l’Agora après qu’elle ait harangué la foule de la grande scène pour réclamer avec nous la libération de Lula. La dignité et l’abnégation de cette femme sont proprement renversantes, et la précision de son diagnostic sur l’État de son pays impressionnant comme elle en a témoigné à l’Agora. Prendre le temps de l’écouter ne peut être que d’un grand apport pour chaque progressiste. Les remerciements qu’elle a formulés à l’égard de L’Humanité pour son rôle dans la campagne internationale pour la libération de Lula nous touchent autant qu’ils nous obligent à persévérer, à montrer les dangers et impostures du régime Bolsonaro, comme à donner écho à la résistance des forces sociales et politiques brésiliennes.

Le village du monde fut cette année le théâtre de rencontres aussi riches que fécondes entre de nombreux militants venus du monde entier. La fête fait vivre un internationalisme concret. C’est là une de ses dimensions soigneusement tues par les grands médias. Après que j’y ai prononcé le discours d’inauguration qui trace les grandes perspectives mondiales et grands enjeux émancipateurs, des centaines de responsables d’organisations ont pu échanger sur leurs combats respectifs, nouer des liens pour fédérer leurs luttes pour la liberté ou la justice à l’échelle continentale ou internationale. L’Algérie fut à l’honneur lors d’une belle soirée qui mêla l’exigence de compréhension et de perspectives aux chants et aux danses d’un peuple qui aura cette année surpris le monde entier.


« Que la fête fut belle ! », pourrions-nous dire. Si après son clap de fin son souvenir peut s’estomper doucement au fil des semaines, restons persuadés que son âme continuera à inspirer, à réveiller les volontés, à agiter les consciences de ces milliers de jeunes, de moins jeunes, d’ouvriers, de retraités, de salariés qui se sont réunis pendant trois jours sous le ciel de la Courneuve.


Sortir de la fête et entendre le président de la République reprendre les mots de l’extrême droite à propos de l’immigration nous projette à l’opposé : la politique politicienne pour faire monter cette dangereuse extrême droite et se faire réélire. C’est l’opération « détournement ». Le détournement des urgences, du regard sur la contre-réforme des retraites, ou des luttes d’intérêt général des personnels hospitaliers, au profit des questions identitaires. Même opération d’un grand magazine cette semaine pour repousser nos concitoyens de confessions musulmanes. Il faut aussi ne pas être dupe sur l’opération consistant à pilonner EDF. J’avais dit il y a quelques mois que tel était le sens de la nomination de Mme Borne au ministère de « l’écologie ». L’écologie. Ce mot est parfois le vernis des pires opérations.

 

Dans la fête, mille idées, mille propositions pour faire autrement, pour vivre mieux, pour changer le monde et la société. Ce ne peut être passé par perte et profits. Beaucoup de nos confrères des médias publics ont eu tort de ne pas traiter l’événement pour ce qu’il est dans sa globalité et sa diversité. Sa richesse.


Pour que la fête dure au bénéfice de tous, il est indispensable de rester connecté. Indispensable que les journaux qui la portent trouvent un nouveau rebond, une renaissance. Nous avons dû préparer et construire la fête dans les conditions difficiles d’un plan de redressement sous l’œil du tribunal de commerce. Jusque là notre plan contraint a poussé à réaliser des économies sur le fonctionnement du groupe, et sur la masse salariale. Déjà une vingtaine de collaborateurs ont quitté l’entreprise. Parmi ces économies, une part importante affecte la fête de L’Humanité elle-même. Aujourd’hui nous entamons une nouvelle phase pour finaliser des économies de fonctionnement puis la renégociation des dettes. Nous le faisons avec l’objectif de finaliser un plan de continuation. Je l’ai redit avec force au diner des professionnels de la presse qui se tenait le jeudi soir sur le terrain de la fête en présence du ministre de la culture et de la communication. (Voir ici mon intervention). Je le redirai à l’occasion d’une nouvelle audience au tribunal de commerce le 16 octobre prochain. Le combat se poursuit donc pour réussir. Plus de 3 millions de dons et de souscription ont été collecté depuis le début de l’année. Il nous faut en collecter encore au moins UN million d’ici le 15 décembre. Plus de mille abonnements à L’Humanité et L’Humanité Dimanche ont été réalisé durant la fête. Cette campagne doit s’amplifier dans les semaines à venir. C’est un élément décisif démontrant la possibilité de la continuation. D’ici quelques semaines nous présenterons un plan stratégique complet visant le développement pour une renaissance de L’Humanité.


L’Humanité comme L'Humanité Dimanche, chaque jour comme chaque semaine, porte l’esprit de cette fête, ses combats et ses exigences de débat. Ce sont des atouts essentiels pour ouvrir de nouveaux chemins d’Humanité.

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 17:16
Marches pour le climat : M. Macron, remballez votre mépris et agissez ! (Ian Brossat - porte-parole du PCF)

Marches pour le climat : "M. Macron, remballez votre mépris et agissez !" (Ian Brossat - PCF)

Selon Le Parisien, le Président de la République, dans l’avion qui l’emmenait à New York, s’est une nouvelle fois livré à des propos particulièrement méprisants. Cette fois, ce sont les jeunes qui participent par dizaines de milliers aux marches pour le climat qui font l’objet de la condescendance présidentielle. « Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème ». Cette arrogance sans borne est insupportable. Emmanuel Macron a pour mandat de représenter les Français, pas de les accabler de ses propos suffisants et fielleux.

De plus, le chef de l’État fait mine de ne pas comprendre que les marches pour le climat ne se cantonnent pas à la dénonciation de la situation catastrophique du réchauffement climatique, mais exigent d’abord et avant tout de l’action de la part des gouvernements. Or, en matière de transition écologique, le Président se signale par sa passivité criminelle. Pire, derrière les déclarations d’intentions, il continue en réalité « business as usual », en apportant son soutien aux traités de libre-échange comme le CETA, aux projets destructeurs (EuropaCity, CDG Express…), et aux industriels de l’énergie carbonée (renouvellement des concessions aux compagnies d’hydrocarbure, exonérations fiscales sur les énergies fossiles, division par deux du crédit d'impôt pour la transition énergétique, accord donné à Total pour importer 550 000 tonnes d'huile de palme…). Tout récemment encore, le gouvernement a acté la fin du train des primeurs Perpignan-Rungis, donnant ainsi son feu vert à l’arrivée de 25 000 camions polluants supplémentaires sur les routes pour le remplacer.

Alors oui, M. Macron, les jeunes ont raison de se mobiliser par milliers pour dénoncer votre inaction et votre double discours. Remballez votre mépris et agissez vraiment pour sauver le climat !

Ian Brossat, porte-parole du PCF,

Paris, le 23 septembre 2019.

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 11:36
 
Budget de l'assurance maladie : les labos baissent le rideau !
 
Malgré une mobilisation inédite des services d'urgence et des hôpitaux publics, en dépit de la colère sourde d'une grande partie des professionnels de santé, le gouvernement annonce de nouvelles coupes
budgétaires pour réduire les dépenses de soins des Français
 
Dernier exemple en date, les laboratoires d'analyses médicales verraient l'enveloppe des dépenses de biologie diminuer, à nouveau, de 180 millions d'euros l'an prochain. D'ici à 2022, le budget consacré aux
analyses médicales pourrait ainsi être réduit de 10%.
 
Une telle mesure entraînerait la fermeture de nombreux laboratoires de proximité, empêchant ainsi les patients de réaliser leurs examens médicaux dans des structures aisément accessibles depuis leur lieu de
résidence.
 
Face à cette nouvelle baisse tarifaire qui compromet leur avenir, pour alerter l'opinion publique, les laboratoires médicaux fermeront leurs portes dès demain. A 13h, ils baisseront leurs rideaux en signe de
protestation.
 
Faire mieux avec toujours moins n'est plus possible. Les professionnels de santé n'en peuvent plus. Comme les urgentistes, les personnels hospitaliers, la mobilisation des laboratoires médicaux est justifiée et
appelle notre soutien.
 
Partageant la préoccupation des médecins biologistes et des salariés des laboratoires, j'ai demandé à la Ministre des Solidarités et de la Santé de renoncer à une décision préjudiciable à ces acteurs de la chaîne de
soins et donc à nos concitoyens.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Le 22 septembre 2019.
Budget de l'assurance maladie: les labos baissent le rideau! (Fabien Roussel, PCF)
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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 06:46
Fabien Roussel et Raoul Hedebouw

Fabien Roussel et Raoul Hedebouw

Le PCF et le PTB de Raoul Hedebouw unis pour une Europe des gens contre l'Europe du capital et de la xénophobie
Le PCF et le PTB de Raoul Hedebouw unis pour une Europe des gens contre l'Europe du capital et de la xénophobie

Le PCF et le PTB, Parti des Travailleurs Belges, en pleine phase ascendante, entretiennent des relations très suivies. Le parlementaire charismatique du PTB, Raoul Hedebouw, était en meeting contre l'évasion fiscale avec Ian Brossat et Fabien Roussel à la frontière franco-belge avant les Européennes, il était présent à la fête de l'Humanité et a pu débattre avec les communistes, comme d'autres dirigeants du PTB. Et ce week-end, c'était Fabien Roussel qui étaient en déplacement en Belgique pour la "Manifiesta".    

Ces échanges et cette relation de camaraderie entre les partis marxistes européens sont essentiels pour faire face à la double vague destructrice de l'ultra-libéralisme et du populisme d'extrême-droite.

Publication PCF Europe:

Fabien Roussel à la #Manifiesta en Belgique au côté de nos camarades du #PTB pour discuter des convergences entre la France et la Belgique notamment sur la lutte contre l'évasion fiscale, les retraites, le référendum aeroport de Paris, les services publics, les luttes sociales et écologiques... Bref des la nécessité de lutter ensemble contre ce système capitaliste pour remettre l'humain au coeur de la société ! #solidaritéinterntionale #PCFisback #convergencedesluttes

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 11:52
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Photo Sophie De Roeck

Photo Sophie De Roeck

Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Fête de l'Huma 2019 sur le stand du Finistère: oh que c'était beau!
Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

Photo Sophie de Roeck

3 jours de partage, d'échanges multiples et intenses, de convivialité, d'amitié et de fraternité, de travail, de déconne et de fête.

La fête de l'Huma sur le stand du Finistère avec ses 90 militants et bénévoles était très très belle.  

L'album photo est appelé à se remplir, mais les plus beaux souvenirs se mêleront dans le tourbillon de la fête de l'Huma, si ouverte, si dense, à la jeunesse perpétuellement renouvelée d'édition en édition depuis 84 ans.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 10:21

Extraits du discours de Fabien Roussel au meeting de la Fête de l’Humanité, le 14 septembre 2019.

 

Nous faisons 5 propositions, 5 idées pour montrer que notre pays peut, encore et toujours, croire en des Jours Heureux. (...)

1. En commençant par une vraie réforme des retraites ! C’est notre première proposition.

Que l’on nous parle d’allonger l’âge de départ à la retraite à 64 ans ou d’allongement de durée de cotisation, dans les deux cas il y a le mot « allonger » et on sait ce que ça veut dire : travailler plus !

Trente ans que ça dure ! Réforme Balladur : travailler plus ! Réforme Fillon : travailler plus ! Réforme Touraine : travailler plus ! Réforme Macron : travailler plus ! Et au final, c’est gagner moins !

Nous ne voulons pas de cette réforme, et le premier rendez-vous pour dire non, c’est le 24 septembre prochain. Soyons nombreux et nombreuses pour défendre notre système de retraite !

Parce que nous rêvons d’une France libérée, délivrée du capitalisme et de la dictature de l’argent !

Et parce qu’il y a un autre choix : celui de faire cotiser tous les revenus, y compris ceux des actionnaires, des financiers, des rentiers.

Savez-vous combien ils ont touché, eux, les rentiers ? 298,8 milliards d’euros de revenus financiers pour l’année 2018 ! Ils cotisent 0 pour la retraite ! Ils veulent s’attaquer aux régimes spéciaux ? Voilà un régime spécial qu’il faut supprimer !

Enfin, pourquoi ces ultra riches ne cotiseraient-ils pas sur leurs revenus comme vous, comme les ouvrier·e·s, les secrétaires, les infirmièr·e·s ?

300 milliards d’euros ! En leur appliquant le taux de 10,45 %, comme sur nos fiches de paye, c’est tout de suite 30 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites !

Alors stop aux régimes spéciaux de la finance, fini les privilèges pour la finance !

Ce taux, on propose même de le moduler en fonction des choix des entreprises, selon leur politique en faveur de l’emploi, de l’environnement.

Voilà ce que nous proposons pour une réforme digne d’Ambroise Croizat : après l’impôt révolutionnaire, on vous propose la cotisation révolutionnaire !

C’est le chemin pour garantir une vraie pension. Ce que nous voulons : 1 500 euros minimum et la retraite dès 60 ans. Et c’est la même ambition pour ADP, Aéroport de Paris.

Saviez-vous que le programme des Jours Heureux, c’est aussi celui qui a donné naissance à ADP ? C’est en effet Charles Tillon, ministre communiste de de Gaulle, qui a signé, en 1945, l’ordonnance de création d’un aéroport international pour notre pays, gage de son indépendance et de sa sécurité.

Même ça ils aimeraient le privatiser !

C’est pourquoi je vous invite à signer la pétition demandant la tenue d’un référendum sur ce sujet. Ouvrons ce débat sur les secteurs stratégiques de notre pays !

Nos aéroports, nos ports, nos barrages, nos outils de productions énergétiques, ils veulent tout vendre ! Pour nous, ce sont des biens de la nation. Il est hors de question de les vendre ! Sinon, quand tout sera vendu au privé, on sera privé de tout !

On a déjà vu ce que cela faisait avec nos autoroutes, alors : Stop ! ADP, il faut gagner !

Battons-nous pour obtenir ce référendum, pour donner le droit aux Français de choisir !

Oui, l’urgence elle est là, elle est démocratique, mais elle est aussi sociale ! Car la France est riche.

Entre 2017 et 2019, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur patrimoine grossir et passer de 570 milliards d’euros à 700 milliards d’euros ! C’est ça la politique du Président des riches.

Vous vous rendez compte : 130 milliards d’euros de plus pour les 500 familles les plus riches ! Soit + 22 % ! 22 % pour eux et des clopinettes pour nous ? Eh bien nous disons non !

Nous rêvons d’une France libérée, délivrée du capitalisme et de la dictature de l’argent !

 

2. Nous réclamons, nous aussi, 22 % d’augmentation pour les salaires et les pensions, dans le privé et dans la fonction publique ! Voilà la deuxième proposition de cette rentrée pour le PCF ! (...)

 

3. C’est ma troisième proposition : que notre pays s’engage, s’engage vraiment, à éradiquer le chômage et la pauvreté. (...)

 

4. Et ma quatrième proposition sera pour le climat, car nous devons répondre à l’urgence écologique. (…)

 

C’est pourquoi - et c’est ma cinquième proposition - à la veille d’un sommet de l’ONU consacré au Climat, nous voulons que la France prenne une initiative inédite, interpellant tous les pays du monde et redonnant à l’ONU toute son autorité.

 

(...) Nous pouvons commencer dès maintenant, avec les élections municipales, avec vous, pour montrer que la gauche unie, ambitieuse et authentique peut gagner et battre la droite et l’extrême droite !

Ce que nous vous proposons, c’est d’avoir une grande ambition pour notre pays, pour l’être humain, pour la planète.

C’est écrire ensemble un programme EN commun, partagé, qui nous engagerait tous, de la base au sommet !

Oui, j’appelle à travailler à l’union, à l’union du peuple de France et à l’union des forces de gauche et écologistes sur la base d’un programme ambitieux pour notre pays.

Nous avons la main tendue et le stylo Bic ouvert pour écrire ce projet, avec vous, car sa force sera la démocratie, la souveraineté du peuple. C’est le seul moyen de reprendre le pouvoir à la finance, de reprendre en main notre destin.

Oui, cette France est belle quand elle fait gagner les valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité pour tous ses citoyens et citoyennes, sans distinction de classe ou de religion !

Nous nous sommes affranchis de la monarchie, nous nous sommes libérés du nazisme, nous rêvons à présent d’une France libérée, délivrée du capitalisme et de la dictature de l’argent !

Nous y parviendrons si chacune et chacun d’entre vous s’engage, se mobilise.

Alors allez-y, envahissez les syndicats, les associations, les mouvements de jeunesse, les partis, et bien sûr la JC et le Parti communiste français !

Nous allons fêter nos cent ans et nous ne nous sommes jamais sentis aussi jeunes, aussi combatifs, aussi optimistes ! Rejoignez la Jeunesse communiste et le Parti communiste français !

Comme disait Jacques Prévert : « Plus tard il sera trop tard. Notre vie, c’est maintenant ».

Alors allons-y, maintenant ! Confiants et motivés !

 

Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Meeting de la fête de l'Humanité : cinq propositions pour une France libérée du capitalisme
Fabien Roussel, Pierre Laurent, Ian Brossat et Cécile Cukierman, les deux porte-paroles du PCF avant le meeting du samedi 14 (photo Ismaël Dupont)

Fabien Roussel, Pierre Laurent, Ian Brossat et Cécile Cukierman, les deux porte-paroles du PCF avant le meeting du samedi 14 (photo Ismaël Dupont)

Fabien Roussel avant le meetin avec Salah Hamouri et Elsa Lefort avant le meeting du samedi 14 sur la grande scène(photo I Dupont)

Fabien Roussel avant le meetin avec Salah Hamouri et Elsa Lefort avant le meeting du samedi 14 sur la grande scène(photo I Dupont)

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 07:06
19 septembre 2019, commémoration de la Libération de Brest avec un hommage aux 19 résistants communistes brestois exécutés le 17 septembre 1943
19 septembre 2019, commémoration de la Libération de Brest avec un hommage aux 19 résistants communistes brestois exécutés le 17 septembre 1943
19 septembre 2019, commémoration de la Libération de Brest avec un hommage aux 19 résistants communistes brestois exécutés le 17 septembre 1943
19 septembre 2019, commémoration de la Libération de Brest avec un hommage aux 19 résistants communistes brestois exécutés le 17 septembre 1943
19 septembre 2019, commémoration de la Libération de Brest avec un hommage aux 19 résistants communistes brestois exécutés le 17 septembre 1943

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DE BREST

le 19 septembre, nous commémorions la mémoire de celles et ceux qui sont tombés pour libérer Brest du joug nazi.

Toute la journée, élus, anciens combattants, élèves des établissements scolaires brestois, habitants, ont participé en nombre au parcours de mémoire qui était organisée par la ville de Brest à l’occasion du 75ème anniversaire de sa Libération.

Les communistes ont payé un lourd tribut pour libérer notre ville et notre pays de l’envahisseur nazi.

Le 17 septembre 1943, dix-neuf résistants Brestois, membres ou sympathisants du Parti Communiste Français, sont fusillés par les Nazis au fort du Mont-Valérien, situé à Suresnes, près de Paris.

Le 18 août 1944, 3 FTP sont également capturés et fusillés par les nazis au 13 rue Coat Ar Guéven à Brest.

La section de Brest du Parti Communiste Français ainsi que la ville de Brest leur ont rendu hommage en déposant une gerbe au Jardin des 19 fusillés et au pied de la stèle FTPF de la rue Coat Ar Guéven.

« Il faut que les horreurs d’hier servent de leçon, elles doivent nourrir la réflexion des citoyens de demain. », Éric GUELLEC, adjoint en charge des associations patriotiques et des anciens combattants.

Le groupe des élus communistes de Brest et Brest Métropole - 19 septembre 2019.

 

Lire aussi:

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Dernière lettre de Paul Monot, résistant brestois fusillé au Mont-Valérien le 17 septembre 1943 avec Albert Rannou et 17 autres résistants brestois dont André Berger et Henri Moreau

Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, dirigeant de la résistance communiste brestoise, ouvrier et syndicaliste à l'Arsenal, fusillé le 1er juin 1943,

Lettre de Joseph Ropars, résistant communiste brestois, écrite à sa mère et à sa soeur le jour de son exécution le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Lettre à ses parents de la prison de Rennes du résistant communiste brestois Albert Abalain, fusillé au Mont-Valérien le 17 septembre 1943 (fonds d'archives ANACR 29)

Communistes de Bretagne (1921-1945)      

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 12:14
Dimanche 15 septembre 2019, 11h, Fête de l'Humanité, Espace Bretagne - débat sur les EHPAD, les services de l'autonomie à domicile, l'invisibilité du travail des femmes, avec Marie-George Buffet, Bernard Ennuyer, Isabelle Lorand, Christiane Caro (Atelier citoyen santé Bretagne du PCF)
Dimanche 15 septembre à 11h
Fête de l'Humanité, Espace Bretagne
Débat dans le cadre du groupe de travail "Retraite-Autonomie" du PCF et l'un des quatre débats de la Commission santé-protection sociale du PCF:
Ehpad, services de l'autonomie à domicile, l'invisibilité du travail des femmes: pourquoi?
- Marie-George Buffet, députée PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), militante féministe
- Bernard Ennuyer, Ancien directeur d'un service de maintien à domicile, sociologue, enseignant-chercheur au laboratoire d'éthique médicale à l'Université de Paris
- Isabelle Lorand, chirurgienne, maire-adjoint PCF à Vitry-sur-Seine
Débat animé par Christiane Caro, membre du groupe de travail Retraite-Autonomie du PCF et de la Commission Santé- Protection sociale du PCF
Marie-George Buffet - députée PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), militante féministe

Marie-George Buffet - députée PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), militante féministe

Isabelle Lorand - chirurgienne, maire-adjoint PCF à Vitry-sur-Seine

Isabelle Lorand - chirurgienne, maire-adjoint PCF à Vitry-sur-Seine

Bernard Ennuyer, Ancien directeur d'un service de maintien à domicile, sociologue, enseignant-chercheur au laboratoire d'éthique médicale à l'Université de Paris

Bernard Ennuyer, Ancien directeur d'un service de maintien à domicile, sociologue, enseignant-chercheur au laboratoire d'éthique médicale à l'Université de Paris

Christiane Caro, membre du groupe de travail Retraite-Autonomie du PCF et de la Commission Santé- Protection sociale du PCF- Christiane Caro (à droite) il y a deux ans à la fête de l'Huma avec Isabelle Lorand et Irène Frachon pour un débat sur l'espace Bretagne sur l'impact de la révolution numérique sur le système de santé publique

Christiane Caro, membre du groupe de travail Retraite-Autonomie du PCF et de la Commission Santé- Protection sociale du PCF- Christiane Caro (à droite) il y a deux ans à la fête de l'Huma avec Isabelle Lorand et Irène Frachon pour un débat sur l'espace Bretagne sur l'impact de la révolution numérique sur le système de santé publique

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