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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 07:44
Edmée & The Flyroots

Edmée & The Flyroots

A l'invitation de la fédé PCF des Côtes d'Armor, les groupes " Edmée & The Flyroots " et "Callipyge" seront présents cette année sur l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, au côté des stands PCF du Finistère, du Morbihan, d'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor, espace Bretagne qui sera inauguré à 17H30 le vendredi par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, avec Lassana Bathily, et où auront lieu des débats politiques, un fest-noz le vendredi, en même temps qu'il accueillera aussi l'association des Bretons de Paris.  

ça promet!

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 19:23
 André Chassaigne Président du groupe communiste GDR - Député du Puy-de-Dôme (5ème circonscription)

André Chassaigne Président du groupe communiste GDR - Député du Puy-de-Dôme (5ème circonscription)

Dans la presse - POLITIS

et sur le site: http://www.communistes-republicains-partidegauche.assemblee-nationale.fr

Tribune : « La lutte contre le réchauffement climatique : une bataille sociale »

Le changement climatique provoqué par les activités humaines ne relève plus de la seule hypothèse scientifique : il s’agit d’une réalité vécue et subie par l’humanité dans sa globalité. Les implications de l’élévation de la température moyenne de la planète représentent un défi immense pour la protection de la biodiversité et de l’environnement. Trop longtemps minoré, voire ignoré, il convient également de prendre au sérieux l’impact social du dérèglement climatique. Celui-ci est en effet synonyme de dégradation de nos conditions de vie et d’aggravation des inégalités. À l’échelle mondiale et nationale, ce sont les populations les plus vulnérables qui se trouvent être les premières victimes de ce fléau. C’est pourquoi opposer « fin du monde » et « fin du mois » relève plus du slogan publicitaire que d’une réflexion politique salutaire.

L’impact de l’augmentation des températures moyennes affecte d’abord les pays les moins développés. Leurs populations subissent déjà les phénomènes accrus de sécheresse et inondations, de désertification, d’insécurité alimentaire, d’érosion des côtes et des ressources, de montée du niveau de la mer, etc. Avec pour corollaires une atteinte aux droits fondamentaux – comme l’accès à l’eau – et une intensification des flux de réfugiés climatiques.

Au sein même des pays riches comme la France, si nul n’est épargné par la hausse des températures, nous ne sommes pas tous égaux devant les effets du réchauffement climatique. Une vérité qui se vérifie tant pour les personnes morales (toutes les collectivités territoriales ou entreprises n’ont pas forcément les moyens de s’offrir les aménagements ou services nécessaires pour s’adapter), que physiques. Ce sont en effet les personnes issues des couches sociales les plus défavorisées et les individus les plus vulnérables qui pâtissent le plus du changement climatique. On pense aux personnes âgées et aux sans-abris, mais aussi aux classes populaires qui n’ont pas la capacité financière de faire face à l’augmentation des coûts liés à l’énergie, aux assurances (contre les risques) ou à l’habitat (mal isolé).

En outre, certains secteurs d’activités sont directement exposés à la nouvelle donne climatique. La pénibilité est appelée à croître pour des métiers tels qu’ouvriers du bâtiment, travailleurs de l’agriculture, agents de voirie... Pour les paysans, à la détérioration des conditions de travail s’ajoute l’augmentation des aléas climatiques (sécheresses, inondations, grêles et tempêtes…) qui perturbe les cycles des cultures, ce qui entraîne des pertes de récoltes et de revenus. Quant aux consommateurs, la raréfaction des ressources et le caractère plus aléatoire des conditions de production sont synonymes d’une augmentation du prix des matières premières qui affecteront encore et toujours les plus défavorisés.

Cette conséquence du réchauffement climatique est d’autant plus injuste, que l’empreinte carbone des ménages est liée au niveau du pouvoir d’achat. Autrement dit, les catégories sociales les plus élevées sont celles qui émettent le plus de gaz à effet de serre. Un rapport du Commissariat général du développement durable de 2011 affirme ainsi que « la consommation des 20 % des ménages les plus modestes représente 11 % des émissions de CO2 alors que celle des 20 % des ménages les plus aisés est responsable de 29 % des émissions ». Ainsi, la pratique consistant à calculer les moyennes d’émissions de gaz à effet de serre par pays correspond à ce que des économistes désignent par la formule « hiding behind the poor » (« se cacher derrière les pauvres »).

Notre propos ne vise pas à culpabiliser pour culpabiliser. Nous avons tous notre part de responsabilité, mais certains sont plus responsables que d’autres : à elles seules, cent grandes transnationales seraient responsables de 71 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Il s’agit ici également de pointer la stratégie de déresponsabilisation politique de la majorité au pouvoir. Derrière les slogans et autres postures médiatiques tendant à promouvoir « la lutte contre le changement climatique », l’action gouvernementale demeure très en deçà des objectifs fixés par le Giec. Un contraste entre le discours et les décisions symbolisé par la démission fracassante de l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Un signal d’alarme resté lettre morte. Aujourd’hui, l’exécutif s’apprête à ratifier le traité Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement), un accord commercial de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, qui porte directement atteinte au climat, à la santé, à l’emploi, et à l’agriculture…

Derrière la catastrophe écologique qui se dessine sur fond de changement climatique, il y a malgré tout une opportunité historique à saisir pour tous ceux qui croient dans la volonté politique et dans la nécessité d’ériger une société nouvelle et meilleure. Son avènement dépend de choix de rupture avec, à la fois, le dogme capitaliste de la rentabilité financière et le cercle vicieux du « productivisme-consumérisme », seuls à même d’ouvrir un nouvel horizon pour un mode de vie respectueux de l’environnement. Il s’agit là d’un double impératif, non d’une simple option. Cela suppose prioritairement de remettre en cause la multiplication des flux internationaux et l’augmentation des investissements dans l’ensemble des industries polluantes telles que le pétrole. La société du XXIe siècle sera plus juste ou ne sera pas.

Lien vers l’article : https://www.politis.fr/articles/2019/07/la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-une-bataille-sociale-40661/

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 09:08
De quoi Libra, la monnaie Facebook, est-elle le nom ? Yann Le Pollotec PCF 10 juillet 2019

En juin 2019, Facebook annonçait la création de sa propre crypto-monnaie (1), qui aurait cours début 2020 et qui porte le nom de « Libra », en référence à l’unité de mesure du poids des pièces dans l’Empire romain : tout un symbole. Libra est lancé en partenariat avec 28 entreprises, fonds financiers, services de payement et ONG dont Visa, Mastercard, PayPal, Uber, Ebay, Booking, Spotify, l’opérateur de télécom britannique Vodafone et le français Iliad (2).

Facebook ne battra pas monnaie à proprement parler car il ne s’agit pas de création de monnaie ex nihilo mais d’un moyen de payement assis sur un panier de devises existantes. Si Libra voit effectivement le jour, Facebook va offrir ce moyen d’échange à ses plus de 2,7 milliards d’utilisateurs dans le monde, en créant la première crypto-monnaie grand public. Il deviendra, presque à l’égal des grandes banques centrales, un « tiers de confiance » à l’échelle planétaire. Il est probable qu’Amazon et Google (3) emboîte rapidement le pas à Facebook et crée à leur tour leur propre crypto-monnaie (4).

Officiellement pour Facebook, il s’agit d’offrir « une devise et une infrastructure financière mondiales simples, au service de milliards de personnes » en particulier », y compris en visant le marché des « 1,7 milliard d’adultes dans le monde (…) encore exclus du système financier et de l’accès à une banque traditionnelle, alors qu’un milliard d’entre eux possèdent pourtant un téléphone portable et que près d’un demi- Mais pour comprendre le véritable objectif que recherche Facebook, et qui va bien plus loin que celui de concurrencer le système bancaire traditionnel, il faut revenir à la jeune histoire des plateformes numériques capitalistes mondialisées. Ces plateformes sont nées sur les ruines du krach boursier de 2000 provoqué par l’éclatement de la bulle Internet en l’absence de modèle économique viable. Elles se sont développées sur la captation des données à leur profit et ont créé de véritables modèles économiques monopolistiques. Elles ont accumulé après la crise financière de 2008 une immense capitalisation boursière grâce aux milliers de milliards que les banques centrales ont injectés dans les circuits financiers. En accaparant la valeur produite par le travail de transformation des données, elles visent au monopole et à la rente. Leur stratégie est d’enfermer les usagers dans leur propre univers, ce qui est en contradiction totale avec la promesse initiale d’Internet d’une interconnexion de réseaux décentralisés où chacun était de manière égalitaire producteur et consommateur d’information. Elles sont en train de détruire Internet de l’intérieur. milliard ont accès à Internet » (5).

Ainsi Facebook à mis en place en Afrique un service d’accès gratuit à Internet par satellite, mais il ne donne accès qu’aux services et qu’aux applications de Facebook et de ses partenaires (6). Des intelligences artificielles de Google lisent tous vos mails envoyés sur Gmail et analysent vos requêtes sur son moteur de recherche, afin de vous proposer des offres commerciales vous correspondant. Amazon a l’ambition de faire passer par lui toute notre consommation, qu’il s’agisse de la nourriture, des biens manufacturés ou des biens et services culturels. Pour cela il entend installer des objets connectés comme ses enceintes Alexa chez nous afin d’enregistrer et d’analyser en permanence notre comportement. Ce qui est visé : la disparition de tous les réseaux de distribution ou leur soumission à Amazon. Dans le dispositif de l’univers Facebook, Libra servira à accumuler de précieuses données financières personnelles qui pourraient rendre Facebook incontournable en matière d’évaluation des risques de crédit.

“Un pouvoir qui n’est pas qu’économique”

Les firmes mondialisées du capitalisme de plateforme ont acquis un pouvoir qui n’est pas qu’économique. En ayant accès en temps réel à des milliards de données personnelles, au graphe social de chacun, elles connaissent mieux que les États et parfois que les individus eux-mêmes, leurs goûts, leurs désirs, leurs passions, leurs déplacements, leurs phobies, leurs angoisses, leurs addictions, leurs capacités d’interactions sociales, leurs états de santé. Cet accès et cette capacité de traitement de milliards de données personnelles et de relations entre ces données leur donnent à l’échelle mondiale un pouvoir gigantesque qui est de nature politique. On parle même maintenant d’identité numérique, voire d’État civil numérique qui serait à discrétion de ces plateformes. Ainsi on aurait une identité Facebook ou Amazon comme on a un état civil par l’État Français ou comme on avait un certificat de baptême de l’Église sous l’ancien régime. Ces plateformes deviennent des tiers de confiance à l’instar des notaires, des États, des banques à l’échelle planétaire.

Ces plateformes n’ambitionnent pas que de faire des profits ; elles ont une vision du monde libertarienne où chacun est entrepreneur de sa propre vie, pour paraphraser Michel Foucault. Facebook finance la congélation d’ovocytes de leurs salariées afin «de favoriser l’emploi des femmes et les aider à mieux maîtriser leur carrière ». Google, avec sa filiale Calico, a l’ambition de « tuer la mort ». Inspiré par le transhumanisme, Google est persuadé que l’homme et l’ordinateur vont fusionner afin de fonder une nouvelle humanité. Son PDG a déclaré : « Si nous nous y prenons bien, nous pouvons résoudre tous les problèmes du monde. » Ainsi une nouvelle idéologie est née sur les ruines des « États providences » : le « solutionnisme » (7). C’est-à-dire la croyance que chaque problème relèverait de comportements individuels et qu’à chacun de ces problèmes correspondrait une application technologique.

Le solutionnisme est un symptôme d’une grande misère de la politique. Misère d’une pratique de la politique réduite à la communication, incapable de produire du sens, de penser mondial, et renonçant à résoudre les problèmes de l’humanité. Misère de la politique, parce qu’avec le numérique, les questions de pouvoir, de participation et de représentation se posent de manière radicalement nouvelle.

Les plateformes numériques en elles-mêmes n’ont aucune valeur. Ce qui leur donne de la valeur ce sont les données qu’elles exploitent ainsi que les interactions entre ses utilisateurs. Uber n’investit pas dans les transports, ni Airbnb dans l’hôtellerie. Google ne crée pas d’informations et Youtube ne tourne pas de vidéo.

Le nuisible n’est pas la plateforme mais l’asservissement au capitalisme. Le capitalisme de plateforme doit être attaqué sur tous les fronts à la fois : lois antitrusts et démantèlement, fiscalité, protections collectives des données personnelles, droit des travailleurs, et l’alternative avec le coopérativisme de plateforme et des plateformes conçues comme des communs numériques mondiaux assurant des missions de service public comme Wikipédia.

Construire un modèle alternatif au capitalisme de plateforme devient un enjeu politique majeur de civilisation qui appelle une société communiste.

Yann Le Pollotec, responsable de la commission Révolution numérique

 

1. Une crypto monnaie est un système de paiement électronique en pair à pair. Pour en savoir plus : https://blockgeeks.com/guides/fr/quest-ce-que-la-crypto-monnaie/

2. C’est-à-dire le groupe de Xavier Niel, propriétaire de Free.

3. https://courscryptomonnaies.com/actualite/google-blockchain

4. Le groupe a déjà déposé discrètement trois noms de domaines significatifs : amazonethereum.com, amazoncryptocurrency.com et amazoncryptocurrencies.com

5. https://libra.org/fr-FR/white-paper/?noredirect=fr-FR#introduction

6. L’Inde a justement interdit ce service d’accès gratuit de Facebook car il limitait l’accès à l’ensemble d’Internet.

7. Néologisme inventé par Evgeny Morozov : « L’aberration du solutionnisme technologique pour tout résoudre cliquez ici ». Éditions Fyp

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 08:51
 Le peintre Mariano Otero excellait dans les portraits de femmes, à la sensualité généreuse. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le peintre Mariano Otero excellait dans les portraits de femmes, à la sensualité généreuse. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le peintre rennais, célèbre pour ses baigneuses et danseuses de tango, était un portraitiste des femmes hors pair. Espagnol exilé sous Franco, c’était aussi un artiste engagé.

Les Rennais ne croiseront plus le peintre Mariano Otero, qui se rendait à vélo, sept jours sur sept, à son atelier. À Rennes, où il vivait, et à Dinard, où la galerie Vue sur mer exposait le peintre depuis 27 ans, tout le monde connaissait ses baigneuses aux formes généreuses et ses danseuses de tango. À 77 ans, le peintre d’origine espagnole, qui ne passait pas un jour sans dessiner, s’est éteint d’une maladie foudroyante, entouré de sa femme, de ses filles et de son frère Antonio.

C’est pour rejoindre son père, Républicain espagnol exilé à Rennes sous Franco, que le jeune Mariano Otero était arrivé dans la capitale bretonne, en 1956, à l’âge de 14 ans. Trop jeune pour s’inscrire en école d’art, il obtient bientôt une dérogation et devient le plus jeune diplômé des Beaux-arts de France. Avec son frère Antonio, qui épousera la peintre Clotilde Vautier, ils réaliseront leurs premières expositions à trois.

Artiste engagé

Les convictions antifascistes de son père ne quitteront pas Mariano Otero. Dans les années 1960-1970, membre de l’union des étudiants communistes, il réalisera de nombreuses affiches militantes : contre la dictature au Chili, pour Amnesty international ou la défense des immigrés.

« C’est un artiste engagé politique et humaniste, son œuvre se comprend à travers l’histoire de l’Espagne déchirée » , expliquait Delphine Durand, docteure en histoire de l’art, lors d’une conférence sur le thème Mariano, peintre de l’exil, qui a fait salle comble le 2 avril, à Rennes.

Admirateur des portraits en clair-obscur de Velázquez, mais aussi de Goya et de Picasso, Mariano Otero était très attaché à la culture espagnole. Il avait fondé, en 1999, le centre culturel espagnol à Rennes.

Portraitiste des femmes

C’était avant tout un portraitiste des femmes hors pair, dont il excellait à transcrire la sensualité généreuse et un peu mystérieuse, en particulier au pastel. C’est par elles qu’il s’était lancé en peinture. « J’ai réalisé le portrait de ma mère, ma sœur, mes petites amies, confiait-il en avril, à Ouest-France. Jusqu’à Marie-Alice, mon modèle privilégié, devenu ma femme. »

Le festival du film britannique de Dinard ne s’y était pas trompé, en lui confiant la réalisation de son affiche à plusieurs reprises. On se souvient notamment de ses baigneuses au maillot reprenant le drapeau britannique.

« Paris, Londres, New York et bien sûr Madrid : notre galerie a vendu ses œuvres dans le monde entier, souligne Thierry Dobé, son galeriste dinardais. Il était sans doute trop figuratif pour les musées, dont il n’a pas cherché la reconnaissance. Ce n’est pas cela qui l’intéressait. »

Actif jusqu’au bout, Mariano Otero s’en est allé après avoir mis la dernière main à deux nouvelles expositions de ses œuvres, prévues en août, à Roscoff et à Dinard.

 

Mariano Otero, dans son atelier, quartier Cleunay. | ARCHIVES

Mariano Otero, dans son atelier, quartier Cleunay. | ARCHIVES

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:47
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
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Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)
Fête du Travailleur Bigouden, Le Guilvinec, organisée par la section PCF le 6 juillet - retour en images (Page Facebook du PCF Finistère)

Très belle réussite pour cette 1ere fête de la saison de la section du PCF du pays bigouden au Guilvinec où près de 400 personnes sont venues partager ce moment de fraternité mais aussi de revendications. Franc succès également du stand fédéral où nous avions installé un point internet afin d’aider les personnes à signer la demande de référendum d’initiative partagée sur les Aéroports de Paris

Glenn Le Saoût, candidat finistérien aux élections européennes sur la liste du PCF conduite par Ian Brossat, avait assuré le discours. Un discours percutant de 5 minutes de solidarité aux agents et usagers des services publics (Urgences, hôpitaux, EHPAD, Poste, SNCF, éducation), de dénonciation du sort fait aux réfugiés et des violences policières qui se multiplient actuellement contre la jeunesse et le mouvement social.
Retour en photos et merci encore à tous les bénévoles qui ce sont donnés pour que cette fête soit une réussite

Page Facebook:

Parti Communiste Français du Finistère

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:31

Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

Animée par notre camarade Yoann Daniel, qui gère les inscriptions des bénévoles, la page Facebook du stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2019 est relancée depuis 2-3 jours. Allez la consulter!!

Rejoignez notre équipe de bénévoles ! Vivez la fête autrement ! Contact : yoann.daniel@outlook.fr

Rejoignez notre équipe de bénévoles ! Vivez la fête autrement ! Contact : yoann.daniel@outlook.fr

Maryam Madjidi, candidate en 9e position sur la liste de Ian Brossat, écrivaine d'origine iranienne, prix Goncourt du premier roman en 2018, sera également présente sur le Stand PCF du Finistère au cours des trois jours de la Fête de l'Humanité. Ici, avec Glenn Le Saout, Patrick Béguivin et Roger Héré, qui font partie de l'équipe militante du stand ! – avec Roger Here, Maryam Madjidi, Glenn le Saout et Patrick Beguivin.

Maryam Madjidi, candidate en 9e position sur la liste de Ian Brossat, écrivaine d'origine iranienne, prix Goncourt du premier roman en 2018, sera également présente sur le Stand PCF du Finistère au cours des trois jours de la Fête de l'Humanité. Ici, avec Glenn Le Saout, Patrick Béguivin et Roger Héré, qui font partie de l'équipe militante du stand ! – avec Roger Here, Maryam Madjidi, Glenn le Saout et Patrick Beguivin.

Parce que la fraternité, ça se cultive aussi en dehors des périodes électorales, Lassana Bathily, le héros de l'hyper cacher, président du comité de soutien à Ian Brossat aux Européennes, sera présent sur le stand du PCF 29 à la Fête de l'Huma !

Parce que la fraternité, ça se cultive aussi en dehors des périodes électorales, Lassana Bathily, le héros de l'hyper cacher, président du comité de soutien à Ian Brossat aux Européennes, sera présent sur le stand du PCF 29 à la Fête de l'Huma !

C'est le lieu incontournable pour les Bretons et les visiteurs en quête de vents d'Ouest et d'un coup de barre à babord ! Concerts, fest-noz, débats, stands des 4 fédérations bretonnes... Ambiance celtique assurée ! Crêpes, huîtres, Kig ha Farz, Kouign Aman, Chouchen et cidre ! Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, inaugurera l'Espace Bretagne de la Fête de l'Humanité le vendredi à 17h30 en présence des camarades des quatre fédérations bretonnes du PCF. Ici Patrick Le Hyaric avec Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût à Roscoff le 2 mars pour les Européennes pour une réunion publique sur le Brexit au bar restaurant C'est Ici! au si sympathique patron, Vincent Doucet, ancien journaliste, qui rend service au stand du Finistère de la fête de l'Huma

C'est le lieu incontournable pour les Bretons et les visiteurs en quête de vents d'Ouest et d'un coup de barre à babord ! Concerts, fest-noz, débats, stands des 4 fédérations bretonnes... Ambiance celtique assurée ! Crêpes, huîtres, Kig ha Farz, Kouign Aman, Chouchen et cidre ! Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, inaugurera l'Espace Bretagne de la Fête de l'Humanité le vendredi à 17h30 en présence des camarades des quatre fédérations bretonnes du PCF. Ici Patrick Le Hyaric avec Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût à Roscoff le 2 mars pour les Européennes pour une réunion publique sur le Brexit au bar restaurant C'est Ici! au si sympathique patron, Vincent Doucet, ancien journaliste, qui rend service au stand du Finistère de la fête de l'Huma

La page Facebook du stand Finistère de la Fête de l'Huma 2019 relancée: bénévoles, aspirants bénévoles, usagers du stand, allez la consulter!
La page Facebook du stand Finistère de la Fête de l'Huma 2019 relancée: bénévoles, aspirants bénévoles, usagers du stand, allez la consulter!
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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:17
#OuEstSteve ? Assourdissant silence des médias anesthésiés. Il y a + de 30 ans, la mort de Malik Oussekine provoquait un scandale d'état. Aujourd'hui, la mort d'un jeune de 24 ans n'émeut plus personne. Comment en est-on arrivé là ?

#OuEstSteve ? Assourdissant silence des médias anesthésiés. Il y a + de 30 ans, la mort de Malik Oussekine provoquait un scandale d'état. Aujourd'hui, la mort d'un jeune de 24 ans n'émeut plus personne. Comment en est-on arrivé là ?

Invité de Dimanche en Politique hier, 7 juillet, Ian Brossat, porte-parole du PCF, a dénoncé la faute aux conséquences gravissimes des services de l'Etat et le manque de discernement dans les violences policières qui ont émaillé la fête de la musique à Nantes. Il a dénoncé les violences policières contre un groupe d'écologistes sur le pont Sully à Paris et cette parodie de "maintien de l'ordre" qui menace les libertés démocratiques et l'intégrité physique de jeunes pacifiques. Il a dit sa conviction qu'on parlerait bien plus de Steve, le "disparu" de Nantes, jeté à la Loire suite à l'intervention de la police, si c'était le fils de Castaner!!!  

La honte de la République! C'est Macron, Castaner et compagnie, qui attentent aux libertés et acceptent que la violence de la BAC et de la police dans la réponse aux rassemblements et manifestations deviennent ordinaire. 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 06:09
Les dangers du traité de libre-échange Mercosur - par Patrick Le Hyaric
 
Les dangers du traité de libre-échange Mercosur

Qu’est-ce que l’accord avec le Mercosur ?

L’accord avec le Mercosur est un grand accord commercial avec les géants agricoles d’Amérique du sud regroupés dans un bloc commercial qui rassemble le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.

Il crée une vaste zone commerciale de libre-échange Union-européenne – Mercosur qui englobera 800 millions de personnes. Dans cette zone 93% des produits sud-américains pourront rentrer sur le territoire européen sans restriction ni droits de douane et 91% de produits européens pourront le faire dans l’autre sens. Il permettra aussi un accès facilité aux marchés publics sud-américains et services tels que les télécommunications et les transports.

Pour les exportateurs européens de services ou de produits industriels comme l’automobile, les machines-outils ou la chimie, c’est considéré comme une bonne nouvelle, car ce sont à terme 4 milliards d’euros de droit de douanes en moins, c’est aussi autant de perdu pour les États sud-américains et la contrepartie demandée par le Mercosur est lourde de conséquences.

En quoi cet accord est dangereux ?

En échange de l’ouverture des marchés sud-américains sur les services et produits industriels, le Mercosur obtient des concessions significatives sur l’agriculture. Les restrictions dont nous disposions pour protéger nos filiales d’élevages de bœufs notamment, de poulets et de porcs volent en éclat. C’est toute l’agriculture européenne, notamment les petites exploitations, qui sont menacées de fermeture face à la concurrence des géants sud-américains. C’est la consécration d’un modèle productiviste avec des fermes-usines géantes pourtant responsables d’une misère sociale terrible au Brésil – qu’on pense au mouvement des paysans sans-terre -, et qui va accélérer la déforestation de l’Amazonie pour produire toujours plus pour le marché européen.

Par cet accord, les dirigeants européens pourtant en partance décident de transférer une partie de notre souveraineté alimentaire au Mercosur. C’est tourner définitivement le dos au modèle de l’agriculture paysanne en le soumettant à une concurrence sud-américaine imbattable.

Il confirme une tendance entamée avec l’accord avec le Canada et le Japon : celui de la segmentation de notre agriculture. Nous aurons d’un côté une agriculture à haute valeur ajoutée avec des appellations européennes protégées (comme le Roquefort, le jambon de Parme, la Feta…) exportées plus facilement au Mercosur ; et de l’autre côté une agriculture de produits de base, les céréales, les viandes que nous sous-traitons aux géants agricoles en échanges de l’ouverture de leurs marchés.

La Commission a beau jeu d’annoncer que 351 appellations européennes seront légalement protégées dans les pays du Mercosur, mais pour tous les petits éleveurs français qui font des viandes de qualité sans être couverts par ces appellations c’est la fin face aux géants sud-américains, comme le groupe brésilien JBS, premier producteur de viandes au monde.

Au final on peut résumer cet accord à des voitures allemandes contre du bœuf brésilien élevé sur des pâturages conquis sur la forêt amazonienne.

Peut-on croire à la « vigilance » de Macron ?

Non car les concessions sur l’agriculture ont déjà été faites sur le bœuf il y un an lorsque le gouvernement français n’a pas bloqué l’offre de la Commission d’un quota de 99 000 tonnes de bœuf sud-américain sans droits de douane. Les producteurs agricoles du Mercosur sont déjà très bien structurés pour l’export, donc ils pourront très rapidement occuper les marchés obtenus et les inonder. Face à cela, les mécanismes européens de protection sont beaucoup trop lents, et les petits producteurs européens déjà trop fragilisés par la libéralisation des marchés agricoles. C’est leur mort assurée.

Pareil pour l’environnement, le Président Macron et la Commission peuvent clamer autant qu’ils le veulent que les parties signataires s’engagent à respecter les accords de Paris, les chapitres « développement durable » des accords de commerce de la Commission ne contiennent aucune obligation légale environnementale, contrairement aux parties commerciales. Enfin qu’attendre de son interlocuteur brésilien, Jair Bolsonaro élu avec le soutien de l’agro-business et dont les premiers actes au pouvoir ont été de défaire les protections environnementales et de faciliter la déforestation de l’Amazonie ?

Cet accord est-il anti-démocratique ?

Il l’est des deux côtés de l’Atlantique. Côté européen les négociations ont été faites sur la base d’un mandat de négociation datant de 1999 ! Depuis ces 20 années à aucun moment la Commission n’a cherché à actualiser son mandat auprès des gouvernements européens ou auprès du Parlement européen.

Côté sud-américain l’aboutissement des négociations est le fait de deux hommes. Jair Bolsonaro est arrivé au pouvoir au Brésil après un coup d’État judiciaire qui a mis Lula en prison avec le soutien des lobbys évangélistes et des gros producteurs agricoles. Mauricio Macri, le président argentin, va surement perdre les élections face à Christina Fernandez Kirchner et se hâte de signer cet accord avant de quitter le pouvoir.

Cet accord doit encore être validé par le Parlement européen et l’Assemblée nationale. Pour notre agriculture, pour la lutte contre la déforestation en Amazonie, pour la qualité alimentaire, pour le respect de la démocratie en Amérique du Sud comme en Europe, nous devons l’arrêter.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 06:51
Fête du travailleur bigouden le 6 juillet à partir de 19 heures au Guilvinec avec la présence de Glenn Le Saout qui a été candidat aux élections européennes de mai 2019 pour le parti communiste

Fête du travailleur bigouden le 6 juillet à partir de 19 heures au Guilvinec avec la présence de Glenn Le Saout qui a été candidat aux élections européennes de mai 2019 pour le parti communiste

Avec la participation de Glenn LE SAOUT, candidat finistérien sur la liste de Ian BROSSAT aux élections européennes.

http://pcbigouden.over-blog.com/

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:56
Jérusalem, quartier arabe du vieux Jérusalem auprès de la porte de Damas grignoté par les colons israéliens - ici maison dite "de Sharon" (photo mission AFPS, 2015)

Jérusalem, quartier arabe du vieux Jérusalem auprès de la porte de Damas grignoté par les colons israéliens - ici maison dite "de Sharon" (photo mission AFPS, 2015)

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien

 

Intervention de Pascal Torre pour le Parti communiste français

Seule le prononcé fait foi

Comme l'a souligné Pierre Laurent, sénateur de Paris et président du Conseil national du PCF, l'inauguration d'une place Jérusalem à Paris aurait pu être une belle idée si elle ne faisait pas abstraction du contexte, si elle permettait d'éclairer le sort des populations brisées par des décennies de violence et si elle frayait un chemin vers la paix. Malheureusement, les choix effectués par la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, ont délibérément tourné le dos à ces exigences.

Cette inauguration, qui résulte d'une demande du président du Consistoire des communautés juives a été conçue dans la perspective exclusive de conforter les liens qui unissent Paris avec l'État d'Israël. Il en a résulté une immédiate instrumentalisation politique puisque Joël Mergui s'est empressé de déclarer que Jérusalem est la "capitale d'Israël" en violation du droit international et de la position de la France. Or, Jérusalem est une ville importante pour toutes les confessions. L'invitation du maire de Jérusalem, notoirement connu pour ses positions extrémistes, et le fait que les autres religions n'aient pas été associées ont conforté ce choix partisan de Mme Hidalgo.

Cette inauguration a éludé la situation de Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée et dont l'environnement fait l'objet d'une colonisation illégale, méthodique et implacable depuis 1967. Jérusalem n'est pas uniquement une ville israélienne. Les Palestiniens sont victimes d'une violence inouïe, subissent une politique de terreur et d'apartheid sur leur propre terre. La souffrance des populations de Gaza en témoigne quotidiennement. Cela Mme Hidalgo ne l'ignore pas.

Cette inauguration se déroule également dans un contexte international délétère. Benyamin Netanyahou et Donald Trump ont décidé conjointement de mettre un terme à toute idée de création d'un État palestinien. La reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu, la remise en cause du statut des réfugiés, l'aval donné à l'annexion du Golan et de la Cisjordanie constituent une accélération d'une politique qui entend humilier et marginaliser les Palestiniens jusqu'à leur capitulation. Lors de la conférence de Manama à Bahreïn, Jared Kushner en écho aux revendications de l'extrême droite israélienne a piétiné la légalité internationale. Cela Mme Hidalgo ne l'ignore pas.

Cette inauguration aura été perçue dans ses objectifs et dans sa forme comme une caution à la politique d'Israël. Pas un mot n'a été prononcé contre la colonisation, la souffrance des populations et l'exigence d'un État palestinien. Il ne faut donc pas s'étonner de la polémique qui n'a pas cessé d'enfler. Le droit de chaque État à vivre en paix et en sécurité, la nécessité de combattre de toutes nos forces un antisémitisme croissant constituent des exigences légitimes. Cependant ces objectifs ne pourront être atteints qu'en faisant prévaloir la justice, le respect du droit afin de bâtir une paix juste et durable. Cette décision qui divise, qui transpose sur notre territoire ce conflit, exacerbe les tensions.

Le Parti communiste français (PCF) entend poursuivre et amplifier sa solidarité avec le peuple palestinien alors que les manoeuvres américaines, confortées par certains États arabes et encouragées par Israël, voudraient à jamais anéantir leurs droits inaliénables.

Pascal Torre

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris

Non à la confiscation de Jérusalem!

 

Sur proposition de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, le Conseil de Paris a voté le 12 juin la création d’une place de Jérusalem.

Cela aurait pu être une bonne idée, pour éclairer la population sur la situation de cette ville martyre, fracturée, divisée, puis annexée; pour rappeler la nécessité absolue de mettre fin à la violation du droit international et du droit humanitaire que constitue l’annexion de Jérusalem par Israël, et pour condamner sans ambiguïté le fait accompli et la loi du plus fort.

Une bonne idée aussi s’il s’était agi d’en faire un symbole de paix, en rappelant que cette ville, que les Israéliens ont conquise par la force et qu’ils considèrent comme leur capitale, est aussi la capitale revendiquée par les Palestiniens, et un symbole particulièrement fort de leur identité nationale. Et, sur le plan religieux, en donnant toute leur place aux trois religions monothéistes pour lesquelles Jérusalem est une ville sainte.

Anne Hidalgo a choisi une autre voie, celle de céder aux réseaux d’influence pro-israéliens, en localisant cette place à côté du futur centre européen du judaïsme, et en invitant à l’inauguration le maire de Jérusalem, le maire d’une ville illégalement annexée à Israël, et l’artisan des plans d’urbanisme qui développent les colonies israéliennes et expulsent les habitants palestiniens de Jérusalem de leurs maisons.

Cette démarche est particulièrement mal venue dans le contexte de la décision étasunienne de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et semble ainsi se situer en continuité. Comme cela a été rappelé en décembre 2017 par de nombreux États dont la France, le droit international ne reconnaît aucune souveraineté sur Jérusalem en l’absence d’accord entre les parties, et l’annexion de Jérusalem Est par Israël a été explicitement condamnée par l’ONU.

Nous refusons cette logique d’exclusion promue par Mme Anne Hidalgo dans la droite ligne de la politique israélienne d’apartheid consacrée par le vote de la loi de l’État-nation du peuple juif en juillet 2018. Nous demandons que la place de Jérusalem soit déplacée dans un lieu qui respecte pleinement la diversité culturelle et religieuse de Jérusalem, et que soit clairement marqué le projet d’en faire le symbole de la nécessaire reconnaissance du droit et de la recherche d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Nous appelons tous les habitants d’Île-de-France à se rassembler le dimanche 30 juin à 15h Place du maréchal Juin, pour protester contre la démarche scandaleuse de la maire de Paris, et porter l’exigence de la justice et du respect du droit international.

Le Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens dont est membre le PCF.

a dénomination d’une place Jérusalem doit être annulée !

Lors du conseil de Paris de juin dernier, a été soumise au vote des conseillers une délibération concernant la dénomination d’une place Jérusalem, en remplacement d’une rue ayant disparue.

Dans l’exposé des motifs aucune mention des objectifs de la Ville d’utiliser celle-ci dans le but de commémorer l’amitié qui unit la ville de Paris à l’État d’Israël comme l’écrit Mme Hidalgo dans cette même lettre.

Aux inquiétudes de nos groupes, a été répondu qu’en aucun cas cette dénomination ne serait utilisée à des fins « geo-politiques » comme Catherine Vieu-Charier l’a d’ailleurs souligné dans sa réponse au conseil, nous étions simplement dans la tradition parisienne de donner des noms de villes à nos rues. Nous avons émis des réserves, et nous nous sommes abstenus forts de ces assurances données.

Las, deux jours à peine après le conseil nous découvrons par un tweet de Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, qu’en réalité, cette dénomination fait suite à une demande directe qu’il aurait faite à Anne Hidalgo lors de la visite du président israélien Reuven Rivlin à l’Hôtel de Ville.

Ce qui nous a étonnés c’est l’inauguration expresse de cette place et l’invitation du maire de Jérusalem connu pour ses prises de position et ses actions en faveur de la colonisation. Nous sommes choqués de voir qu’aucun des représentants des trois communautés religieuses creuset de Jérusalem n’y sont invités, et encore plus de l’absence de représentant de l’autorité palestinienne.

L’ensemble de ces faits, mis bout à bout, semble légitimer une confiscation de Jérusalem par l’État d’Israël alors que nous aurions pu en faire un symbole de la paix entre les peuples et les différentes communautés.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à Mme Hidalgo de renoncer à cette inauguration vécue comme une provocation et qui ne respecte pas les positions prises par la diplomatie française sur le statut de Jérusalem.

Pour cela nos organisations seront présentes au rassemblement prévu par le « collectif national pour une paix juste et durable » pour protester de cette décision le jour même de l’inauguration, si celle-ci n’est pas annulée.

Communiqué des élus communistes de Paris, 25 juin 2019

[Sénat-Paris- Affaires étrangères]
L’inauguration d’une « Place de Jérusalem » en plein Paris aurait pu être une belle idée, l’occasion d’adresser un message de paix et une exigence de respect du droit international, au moment où l’une et l’autre sont gravement bafoués par les décisions conjuguées du gouvernement Nethanyaou et de l’administration Trump.
Le gouvernement Nethanyaou accélère chaque jour la colonisation de Jérusalem-est, foulant au pied les résolutions de l’ONU et tous les droits des Palestiniens, faisant de leur vie quotidienne un calvaire , enfreignant chaque jour le statu quo régissant la cohabitation des trois religions juive, chrétienne et musulmane dont le Consulat de France est le garant international. Et l’administration Trump appuie cette annexion pure et simple en déplaçant son ambassade à Jérusalem, en dépit d’une très large condamnation internationale, dont celle de la France.
Mais force est de constater que l’inauguration de cette place a pris un sens contraire aux messages qu’elle aurait dû permettre d’envoyer depuis Paris. Conçue à la demande du consistoire des communautés juives de Paris, n’associant à aucun moment ni la Mission de Palestine, ni les responsables des autres religions, n’invitant que le maire israélien, ardent défenseur de la colonisation, elle est présentée comme un acte de solidarité avec l’État d’Israël, au moment où son gouvernement nie tout autant la souveraineté partagée sur la ville que son caractère multiconfessionnel.
Loin de rassembler, cette inauguration va diviser Il est encore temps de revenir sur cette décision. Paris doit rester une ville qui porte haut et fort dans le monde le message d’une paix plus nécessaire que jamais, une paix que pourrait si magnifiquement symboliser une Jérusalem devenue capitale partagée de deux Etats.

Pierre Laurent
sénateur de Paris
vice président de la commission des affaires étrangères

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris
Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris
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