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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 07:25

Accord compétitivité emploi: Question au gouvernement, mercredi 20 février 2013



 Gaby CHARROUX, Député PCF/Front de Gauche des Bouches-du-Rhône

Cette question s’adresse à M. le ministre du travail et de l’emploi.

L’accord national interprofessionnel dit de sécurisation de l’emploi, devenu sous la pression du MEDEF l’accord pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité, a été signé le 11 janvier 2013 entre les organisations patronales et trois syndicats représentant 38 % des salariés.

Force est de constater que cet accord est bien loin des intentions affichées lors de la conférence sociale du mois de juillet : la lutte contre la précarité semble se résumer à une faible taxation des CDD ; le texte n’octroie aucun droit nouveau et réduit même ceux existants en entérinant une large liberté de licenciement.

Ce texte répond en réalité aux exigences du traité budgétaire européen qui impose une baisse de ce que vous appelez le coût du travail et toujours plus de flexibilité. Le pacte de compétitivité qui sert le premier objectif, la transposition de l’accord, devrait satisfaire le second.

Je veux le dire clairement : ce n’est pas la bonne voie.

Chaque jour, 1 500 nouveaux salariés franchissent les portes de Pôle emploi. Depuis quatre ans, 1 087 sites industriels ont fermé leurs portes. Comment pourrait-on croire que les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ?

Monsieur le ministre, le Gouvernement doit prendre en compte les attentes des salariés en matière de sécurisation des parcours professionnels, de formation ou de droits nouveaux par la représentation des salariés au sein des conseils d’administration des entreprises.

Au moment où il faudrait interdire les licenciements boursiers, envisagez-vous de revoir en profondeur cet accord signé uniquement par des organisations minoritaires représentant à peine plus d’un salarié sur trois ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

 

M. le président.

La parole est à M. le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

 

M. Michel Sapin,

Monsieur le député, nous débattrons ici dans quelques semaines non pas d’un accord mais d’un projet de loi que j’aurai le plaisir de défendre devant vous au nom du Gouvernement et d’expliquer point par point.

Loin de répondre à cette sorte d’impératif qui nous serait venu « de l’extérieur » – je ne sais d’où –, que vous décrivez, il répond au problème français et en particulier à celui des salariés de ce pays.

Nous sommes dans une situation qui ne nous satisfait ni vous ni moi. La précarité a explosé au cours des dernières années : le nombre des contrats courts de moins d’un mois a progressé de 120 %. Est-ce satisfaisant ? Non, et c’est pourquoi nous vous proposerons des mesures pour lutter contre cette précarité au travail.

Le droit à la formation auquel vous faisiez allusion existe-t-il aujourd’hui ? Non, et c’est pourquoi nous allons proposer la mise en place d’un contrat personnalisé de formation qui sera attaché au salarié et qui lui permettra de se former à tout moment de sa vie. Je pourrais prendre beaucoup d’autres exemples.

Sur le front des licenciements, la situation actuelle, celle dont nous héritons (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP), est-elle favorable ? Non, vous en êtes d’accord avec moi. Nous allons mettre en place des dispositifs qui, au lieu de privilégier les licenciements comme actuellement, proposeront d’autres modalités : chômage partiel ou formation dans l’entreprise par exemple. Êtes-vous en désaccord avec cet objectif ? Non et nous pourrons le poursuivre ensemble.

Même en cas de licenciements, quand les entreprises seront obligées d’y recourir, avec des accords majoritaires et le retour de l’État comme garant des propositions, c’est l’intérêt général des salariés que nous pourrons, je l’espère avec vous, protéger. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 07:24

Marc DOLEZ, Député du Nord

 

Sur l' élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux, des délégués communautaires et modification du calendrier électoral

lundi 18 février 2013

 

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, les deux projets de loi dont nous débattons engagent un processus important de transformation de notre démocratie locale. Ils font suite à l’abrogation du conseiller territorial, dont nous nous félicitons. Nous avons en effet demandé, proposé et voté la suppression de cet élu hybride, créé contre l’avis des élus locaux au terme d’un processus législatif pour le moins chaotique.

Loin de constituer un instrument de simplification de la carte territoriale, la création de ce conseiller territorial organisait un rapprochement artificiel du couple département-région, en méconnaissance de la spécificité de ces deux échelons et laissait présager une régression démocratique sans précédent. Sous couvert d’une rationalisation des compétences et des dépenses publiques, la création de ce nouvel élu revenait en réalité à programmer la suppression des départements.

Pour notre part, nous demandons toujours l’abrogation de la réforme territoriale de 2010 dans son ensemble et souhaitons une autre réforme, réalisée en lien avec les élus locaux et les populations, visant à redonner tout son sens à la décentralisation, afin de mieux répondre, sur l’ensemble du territoire, aux besoins et aux attentes de nos concitoyens.

On peut, monsieur le ministre, s’interroger légitimement sur le calendrier retenu par le Gouvernement. Décider d’un mode de scrutin avant que ne soit établi le contenu de la réforme institutionnelle, n’est-ce pas prendre les choses à l’envers ? À notre sens, il eût été plus logique de reporter la date des élections départementales et régionales à 2015 puis d’examiner le projet d’acte III de la décentralisation qui est annoncé, et de finir en déterminant les modalités d’élection des conseillers départementaux.

Cela étant précisé, j’en viens au fond du texte, d’abord pour souligner ses aspects positifs.

Le report des élections départementales et régionales à 2015 nous semble justifié, dans la mesure où il permettra d’éviter la tenue de cinq scrutins en 2014. Ce report prévient, d’une part, le risque d’abstention lié à un trop grand nombre de consultations et il écarte, d’autre part, les difficultés techniques d’organisation dans bon nombre de communes. Nous sommes, par voie de conséquence, satisfaits que le scrutin municipal soit organisé de façon autonome, tant nous tenons à sa spécificité.

Nous sommes également favorables au changement de dénomination des conseils et conseillers généraux ainsi qu’au renouvellement complet des conseils départementaux tous les six ans.

Nous soutenons l’abaissement du seuil de 3 500 à 500 habitants, suite à la modification adoptée par la commission des lois, seuil au-dessus duquel les conseillers municipaux sont élus au scrutin majoritaire de liste paritaire avec représentation proportionnelle.

L’abaissement du seuil de 1 000 habitants, comme prévu initialement, à 500 habitants permettra à 7 000 conseils municipaux supplémentaires de disposer d’une représentation pluraliste et paritaire.

Vous l’aurez compris, si j’ai commencé par les aspects positifs du texte, c’est pour mieux évoquer ses aspects négatifs et plus particulièrement deux dispositions essentielles que nous ne pouvons approuver en l’état.

Je veux d’abord parler de la réforme du scrutin départemental. Le nouveau mode de scrutin, binominal et majoritaire à deux tours, est censé relever le défi d’une représentation réellement équilibrée entre les femmes et les hommes.

Si, bien sûr, nous partageons la volonté de garantir une parité effective, nous ne pouvons adhérer à un mode de scrutin qui fera reculer le pluralisme sans pour autant garantir la proximité dans des cantons dont le nombre sera réduit de moitié.

Élire en même temps deux candidats entraînera de façon quasi automatique un renforcement du bipartisme. Alors que sur un même territoire, deux candidats de sensibilité différente pouvaient être élus, il y aura dorénavant deux élus de la même sensibilité.

Le binôme républicain, c’est pour nous la conjugaison de la parité et du pluralisme grâce au scrutin de liste à la proportionnelle.

Si le projet du Gouvernement devait être retenu, l’élection départementale serait paradoxalement le seul scrutin sans aucune représentation proportionnelle, puisque celle-ci existe déjà pour les régionales et les municipales et qu’elle est envisagée pour les élections législatives. C’est en ce sens que nous avons déposé des amendements qui permettent d’éviter une telle exception, synonyme pour nous de régression démocratique.

Quitte à être un peu seul dans cet hémicycle, je veux aussi évoquer notre opposition aux modalités proposées pour la désignation des délégués des communes dans les intercommunalités.

Le changement de terminologie adopté par la commission des lois nous paraît lourd de signification et de conséquences. Les délégués deviennent des « conseillers intercommunaux », ce qui traduit un changement de statut. Les délégués ne seraient plus les représentants des conseils municipaux, auxquels ils n’auraient plus de comptes à rendre, mais des élus du suffrage universel direct.

Avec cette élection, c’est la nature de la coopération intercommunale qui se transforme et le déplacement du pouvoir qui s’accentue.

Désormais, on parle couramment de « bloc communal », mettant sur un pied d’égalité communes et intercommunalités, comme si ces dernières étaient déjà devenues des collectivités territoriales de plein exercice. À la logique d’une intercommunalité de projet se substitue une logique de supracommunalité.

Alors que la réforme de 2010 réduit la libre administration des communes et force parfois leur intégration au sein d’intercommunalités dans des périmètres élargis, l’avant-projet de l’acte III de la décentralisation, pour ce que l’on en connaît, renforce encore l’intégration communautaire.

Nous sommes opposés à cette intercommunalité à marche forcée car nous y voyons l’inévitable processus menant à l’évaporation et, à terme, à la disparition des communes.

À cet égard, nous pensons que le fléchage pour désigner en même temps les conseillers municipaux et les délégués de commune ouvre la porte à une élection différenciée pour les élections suivantes, dès 2020. Vous avez d’ailleurs indiqué tout à l’heure, monsieur le ministre, que le fléchage n’était pour vous qu’une étape vers la désignation directe au suffrage universel. Vous n’êtes pas le seul au sein du Gouvernement à le penser.

À n’en pas douter, cette évolution sera présentée le moment venu comme indispensable et elle sera justifiée par les imperfections que l’on peut d’ores et déjà pointer dans la désignation par le fléchage.

La mise en place de ce système de désignation ne sera en effet que peu lisible pour les électeurs : à l’occasion des élections municipales, ils continueront de choisir un seul bulletin, sur lequel figurera une seule liste, celle des candidats à l’élection municipale. La grande majorité des électeurs ne saura pas que les candidats placés en tête de cette liste siégeront automatiquement à l’intercommunalité. On nous expliquera alors qu’il faut passer à l’étape suivante.

Je veux rappeler ici que lors des états généraux de la démocratie territoriale organisés au Sénat au printemps 2012, la majorité des 20 000 élus locaux se sont prononcés en faveur du maintien de l’élection des délégués des communes par les conseils municipaux.

Pour toutes ces raisons, nous réitérons notre souhait d’abroger la réforme territoriale de 2010, qui institue le fléchage, et proposons l’élection des délégués des communes par les conseils municipaux, tout en assurant la promotion du pluralisme et de la parité par l’élection de ces délégués dans les communes de plus de 500 habitants à la proportionnelle sur liste, liste comportant autant de noms qu’il y a de sièges à pourvoir et composée alternativement d’un candidat de chaque sexe.

C’est le sens de l’amendement que nous avons déposé, réaffirmant ainsi notre attachement à une coopération entre collectivités locales à la fois volontaire et utile, à l’approfondissement de la démocratie locale, au respect de la libre administration communale et de ses choix de coopération intercommunale.

L’importance de nos désaccords sur les deux points essentiels que sont le mode de scrutin départemental et la désignation des délégués dans les intercommunalités ne nous permet pas, monsieur le ministre, de soutenir ce projet de loi en l’état. Si nos débats ne devaient pas permettre une amélioration significative sur ces deux points, notre groupe ne pourrait que voter contre l’ensemble du texte.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 08:32

Georges-Ibrahim-Abdallah-1.jpg

 

Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré en France depuis 29 ans, a obtenu le 21 novembre dernier un avis favorable de la justice française à sa demande de libération, assorti d'un arrêté d'expulsion du territoire français signé par le Ministre de l'intérieur. Cet arrêté n'a pas été signé par Manuel Valls et le Tribunal d'application des peines a reporté sa décision au 28 janvier, puis au 28 février dans l'attente d'une décision.

Les autorités libanaises ont demandé des explications à l'ambassadeur de France. Le Premier ministre libanais a qualifié ce report « d'injustifiable ». Cette situation suscite de l'incompréhension, une vive émotion au Liban car Georges Ibrahim Abdallah, libérable depuis des années, fait manifestement l'objet d'un traitement d'exception. Et ce serait sous pression de l'administration américaine que Manuel Valls n'aurait pas signé l'arrêté d'expulsion.

Qui est ce Georges Ibrahim Abdallah, quelle est son histoire, pourquoi est-il toujours enfermé dans la prison de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées?

 

Biographie

Georges Ibrahim Abdallah est né le 2 avril 1951 à Al Qoubaiyat au Liban.

Son engagement politique débute dans les rangs du Parti social nationaliste syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP). Il est blessé lors de l'invasion israélienne du Sud Liban en 1978. Il est un proche de Georges Habache, le leader du FPLP, et prend la tête des Fractions armées révolutionnaires libanaises.

 

L'Arrestation

Il a été arrêté par les autorités Françaises le 24 octobre 1984 (après qu’un groupe du Mossad et des agents libanais l’eurent suivi à Lyon), pour détention d’un vrai-faux passeport algérien au nom d’Abdelkader Saâdi et condamné, en 1986, à quatre ans de prison.

Le 23 avril 1985, les FARL enlèvent Gilles Sidney Peyrolles, attaché culturel de la France à Tripoli, et réclament la libération de leur chef. Yves Bonnet le patron de la DST, de l'époque, négocie avec les services secrets algériens (directement avec le colonel Lakehal Namat, directeur central de la Sécurité militaire et le commandant Smaïn Lamari, directeur de la sécurité intérieure algérienne): l'échange est sur le point d’aboutir.

Le jeune conseiller culturel est finalement libéré début avril contre la promesse d'une expulsion d'Abdallah vers l'Algérie. "L’otage a été libéré, mais Abdallah est resté en prison. On s’est conduit comme des voyous, la France n’a pas tenu parole, dit l’ex-directeur de la DST, j’étais pour ma part, personnellement disposé à tenir nos engagements", conclut-il.

Les autorités françaises étaient alors soumises à une pression directe des États-Unis. Le président américain Reagan lui-même aborda le sujet du procès de Georges Ibrahim Abdallah lors d’une rencontre avec le président français Mitterrand. De nombreuses immixtions américaines s’étaient exercées pour pousser les autorités françaises à ne pas relâcher Georges Ibrahim Abdallah. Les États-Unis s’étaient constitués partie civile dans le procès.

 

En 1986, le cas de Georges Ibrahim Abdallah se complique quand un mystérieux Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes (CSPPA) exige sa libération et commet des attentats faisant 13 morts, dont celui de la rue de Rennes, devant le magasin Tati, en septembre. Les médias se déchaînent et pointe les FARL. La tête des quatre frères de Georges Ibrahim Abdallah, de Jacqueline Esber et de sa sœur Caroline, des sœurs Fayouz et Ferial Daher et de Selim El Khoury, tous membres des FARL, sont mises à prix. Des militants du Parti communiste libanais (PCL) sont expulsés vers le Liban. En fait, ces attentats ont été commis par un groupe islamiste qui sera démantelé en mars et juin 1987, dirigé par le Libanais Anis Naccache, lié aux services iraniens où est impliqué un diplomate de l’ambassade d’Iran à Paris, Wahid Gordji.

 

Du coup, la donne change. «Les frères Abdallah ne sont pour rien dans l’attentat de la rue de Rennes», rapportait Libération du 16 septembre 1986, citant des sources policières. Ces faits nouveaux auraient dû conduire à une révision de son procès. Il n’en a rien été. Car, comme l’écrivait l’Humanité du 13 mars 1987, «tout a été fait pour associer dans l’esprit des Français le nom d’Abdallah au terrorisme (…) et notamment à la vague d’attentats de septembre 1986».

En fait, le sort du militant libanais avait été scellé lors de la rencontre entre les présidents Mitterrand et Reagan à Washington, en juillet 1986.

 

Il fallait un exemple et, surtout, il ne fallait pas le «laisser filer au mépris de la loi», écrivait alors le Nouvel Observateur qui, à l’instar de nombreux médias, s’opposait à la libération d’un «terroriste» que l’Express qualifiait de «successeur de Carlos»!

 

C'est dans ce contexte, alors que Georges Abdallah est incarcéré, que la Direction de la surveillance du territoire (DST) annonce la « découverte » d'une arme dans un appartement loué en son nom, prétendant que celle-ci avait été utilisée dans l'attentat contre le colonel Charles Ray, attaché militaire américain à Paris le 18 janvier 1982 et l'agent du Mossad Yakov Barsimantov, "diplomate" israélien le 3 avril 1982..

 

Le premier mars 1987, les autorités françaises jugèrent une deuxième fois Georges Ibrahim Abdallah sur base de cette "découverte" tardive et miraculeuse.

Un verdict de condamnation à perpétuité pour complicité d'assassinat fut prononcé bien que le procureur général n'ait requis qu'une peine de dix ans d'emprisonnement.

Pour ce procès, les autorités françaises avait constitué un tribunal spécial antiterroriste pouvant prononcer ses verdicts sur la base des données fournies par les services secrets, sans avoir recours aux preuves juridiques ou aux témoins, contrairement aux codes de procédure. Absolument personne ne s’était présenté en témoignage de l’implication de Georges Abdallah dans tout ce qu’on lui attribuait comme charges.

 

 

La Justice?

 

Depuis 1999 (ou il a purgé la totalité de sa peine de sureté), la libération de Georges Ibrahim Abdallah ne requiert pas de recours en grâce particulier, elle est possible juste par un simple arrêté administratif du Ministère de la Justice, conformément au code pénal français qui rend cette libération possible après quinze années d’incarcération.

À la fin des années 1990, Yves Bonnet s’est personnellement rendu au Syndicat de la magistrature pour plaider la cause d’un homme qui doit le "maudire" du fond de sa cellule. "J’ai été reçu par quatre magistrats qui m’ont prêté une oreille attentive avant de m’éconduire poliment, regrette-t-il. Ils m’ont expliqué qu’une prétendue conversion à l’islam de Georges Ibrahim Abdallah avait fait de ce chrétien un dangereux propagandiste islamiste, ce qui rendait sa libération impossible".

En mars 2002, sa demande de libération est rejetée.

En août 2002, en solidarité avec les prisonnières palestiniennes détenues à Neve Tirza, en grève de la faim pour dénoncer les humiliations quotidiennes dont elles font l'objet dans les geôles sionistes, Georges Ibrahim Abdallah et plusieurs dizaines de prisonniers détenus à Moulins refusent le repas de l'administration pénitentiaire. Cette initiative lui a valu d'être, avec deux autres détenus, prétendus "meneurs" placé plusieurs mois à l'isolement, à la prison de Fresnes en septembre 2002.

En novembre 2003, la juridiction de la libération conditionnelle de Pau a ordonné sa remise en liberté à condition qu'il quitte définitivement le territoire pour le 15 décembre. C’était compter sans les pressions extérieures. Notamment celle des États-Unis, partie civile dans ce dossier puisqu’un de ses «diplomates» avait été abattu. Sur ordre de Dominique Perben, alors ministre de la justice, le Procureur général de Pau fait appel de cette décision, saisissant de facto la juridiction nationale. La juridiction nationale de libération conditionnelle a rendu son verdict le 15 janvier 2004, en décidant le maintien en prison de Georges Ibrahim Abdallah, décision conforme aux conclusions de l’avocat général et au souhait du ministre…

Il présente une nouvelle demande de libération conditionnelle, en février 2005. Le Tribunal de Grande Instance de Tarbes, présidé par le même juge qui avait statué positivement à la première demande de libération en 2003, rejette cette nouvelle demande en septembre 2005.

L'appel de cette décision, introduit par Georges en septembre 2005, est rejeté en février 2006.

 

Le 6 février 2007, Georges Ibrahim Abdallah dépose une nouvelle demande de libération conditionnelle. Rappelons que maintenant en France la justice d’exception s’effectue par Vidéoconférence. L’accusé est seul, ou avec son avocat, face à des caméras dans son lieu de détention, entouré de gardiens. Les juges, avocats des parties civiles, procureur quant à eux siègent à Paris dans les locaux du Palais de Justice. Le 6 février, personne ne savait faire fonctionner les caméras ! L’examen de la demande a donc été repoussé après les vacances judiciaires, au 4 septembre. Après un nouveau report, la demande sera rejetée le 10 octobre 2007.

 

Georges Abdallah fait appel.

En décembre 2007 a lieu l'examen en appel de la demande. La décision annoncée une première fois pour janvier 2008 est reportée en avril 2008. Entre-temps la loi du 25 février 2008 sur la rétention de sûreté entre en application. En avril 2008, la justice décide d'appliquer rétroactivement la nouvelle loi et envoie, en août 2008, Georges Abdallah au Centre national d'observation de Fresnes pour une période de six semaines à l'issue de laquelle une commission pluridisciplinaire devra donner son avis. En décembre 2008, il est notifié à Georges Abdallah que son dossier sera étudié le 22 janvier 2009. Le 8 janvier 2009 l'audience est de nouveau reportée au 26 mars 2009.

Peu de temps avant l'audience, la commission pluridisciplinaire rend son avis, défavorable, au motif que Georges Abdallah "a des convictions politiques intactes et très solides". Le 26 mars, la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris a finalement réexaminé la demande de Georges Abdallah et a mis en délibéré sa décision au 5 mai 2009.

Le 23 avril 2009, le ministre libanais de la justice, Ibrahim Najjar remet à son homologue française, Rachida Dati, en visite officielle au Liban, un dossier sur Georges Abdallah.

 

Dans une entrevue à La Dépêche du 7 janvier 2012, Yves Bonnet, directeur de la DST au moment de l'arrestation, parle d'anormalité et de scandaleux le fait de maintenir encore emprisonné Georges Ibrahim Abdallah. Il considère par ailleurs qu'« il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance. Après, on ne peut pas être d'accord, c'est un autre débat. Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatila dont les coupables n'ont jamais été punis. Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ? »[

Yves Bonnet estime d'ailleurs que Washington et Tel-Aviv militent encore pour que l’ex-dirigeant des FARL ne recouvre pas la liberté. "La France a subi tout au long de cette affaire d’énormes pressions diplomatiques pour que celui qui a assassiné non pas des diplomates mais en réalité un agent de la CIA et un membre du Mossad (services secrets israéliens) reste en prison", précise-t-il.

 

Il pense ainsi à une vengeance d'état, « c'est absolument lamentable » conclut-il.

 

Le 21 novembre 2012, le tribunal d’application des peines a, une nouvelle fois, accordé la libération de Georges Abdallah, assortie d’un arrêté d’expulsion du territoire français. Ce dernier doit être signé par le Ministère de l’Intérieur.

 

Mais en vain car encore une fois le Parquet a fait immédiatement appel de cette décision. En attendant le jugement du 10 Janvier 2013, Georges Abdallah reste incarcéré une fois de plus à la prison de Lannemezan.

Le 10 janvier 2013, la chambre d'application des peines de Paris qui examinait l'affaire en appel, accède à sa huitième demande de libération, en la conditionnant à un arrêté d'expulsion du territoire français que le ministère de l'Intérieur doit impérativement prendre d'ici le 14 janvier.

L'ambassadeur des Etats-Unis en France a dit "regretter" la décision du tribunal et espère qu'elle sera annulée.

"Je regrette la décision prise aujourd'hui par le tribunal d'application des peines d'accorder la liberté conditionnelle au terroriste reconnu coupable, Georges Ibrahim Abdallah", écrit Charles Rivkin dans un communiqué.

 

Lundi, 14 janvier 2013

Maître Vergès est convoqué au ministère de l’intérieur pour se voir notifié officiellement la décision d’expulsion du territoire de Georges Abdallah vers le Liban le jour même.

Mais, le Ministre français de l’intérieur ayant refusé de signer la remise en liberté de Georges Abdallah, les juges lui auraient accordé un délai supplémentaire jusqu’au 28 janvier 2013 pour appliquer la décision du tribunal.

 

Vendredi 18 janvier 2013

Christiane Taubira, ministre française de la justice, vient de saisir la Cour de cassation pour statuer sur la décision de la Cour d’appel de remise en liberté conditionnelle de Georges Abdallah. Ce qui révèle une nouvelle fois la soumission du gouvernement français aux pressions des Etats-unis d’empêcher la libération de Georges Abdallah.

 

Georges Ibrahim Abdallah 2

Toujours le vendredi 18 janvier 2013,  le Président de la République s'adresse aux Magistrats de la Cour de cassation:

"Vous êtes les gardiens de la loi", "Il n’y a pas de justice sans indépendance des juges, c’est ma responsabilité de président de la République d’y veiller", a-t-il également insisté, soulignant que la Constitution lui "en confère la charge" et qu’il "entend l’assumer pleinement".

 

Michel Sleimane, président de la République libanaise :
"
Nous regrettons le refus de remise en liberté de Georges Abdallah.
J’ai reçu le représentant de la France au Liban et je lui ai confié les courriers qui conviennent à l’intention des Autorités françaises
"

 

Lundi 28 janvier 2013

L’audience prévue ce lundi 28 janvier 2013 pour statuer sur sa libération conditionnelle a de nouveau été reportée au 28 février 2013 en raison d’un nouvel appel du parquet.

 

Vous avez dit justice?

 

Ibrahim Abdallah est un résistant arabe qui a été condamné dans des conditions inacceptables, au terme d'un procès d'exception inéquitable. Il est retenu arbitrairement en France alors qu'il est libérable pour des raisons purement politiques: à savoir pour complaire aux Etats-Unis et à Israël.  Il est temps que cette lâcheté et cet acharnement de l'Etat français cessent: il faut libérer immédiatement Georges Ibrahim Abdallah et interpeller nos ministres, députés, et président socialistes pour qu'ils prennent leurs responsabilités vis à vis du droit !

 

Yves Abramovicz

 

 

 

 

 

Georges-Ibrahim-Abdallah-3.jpg

                                                                                                                    

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:37

Une fois encore, le patronat profite de la fragilité sociale que la crise financière a installée en Europe et singulièrement en France pour imposer des reculs sur la protection des salariés. L'accord national interprofessionnel (ANI) signé sous la pression du gouvernement, par le MEDEF et trois confédérations syndicales représentant une minorité des salariés (CFDT, CFTC, CFE-CGC) constitue une régression sociale majeure.

 

Avec la CGT, FO, la FSU et Solidaires, le Front de Gauche appelle les salariés et les citoyens à se mobiliser en masse pour lui faire échec et faire pression sur les parlementaires afin qu'ils ne le transcrivent pas dans la loi.

 

Pour cela, il faut commencer par répondre présent et en nombre lors de la journée d'action syndicale du 5 mars, dans les quatre rassemblements prévus simultanément à 11h dans le Finistère, à l'initiative des Unions Départementales CGT, FO, FSU et Solidaires: à Brest (place de la liberté), à Morlaix (place de la mairie), à Quimper (place de la résistance), à Quimperlé (espace Coat Ker).

 

Rien n'est joué: les parlementaires peuvent encore rejeter ou transformer en profondeur cet accord CDFT-MEDEF, devenu depuis un projet de loi qui nie de façon outrancière dans l'exposé de ses motifs la divergence d'intérêts entre les patrons et les salariés. Or, derrière la fable du « gagnant-gagnant », seuls les patrons et les actionnaires retirent les bénéfices de ce énième chantage à l'emploi.

Pour qui met l'humain au coeur de ses préoccupations et de la nécessité d'un vrai partage des richesses, l'heure est au contraire à la hausse des salaires, à la pénalisation et à la taxation des CDD pour réduire la précarité, à la sécurisation contre le licenciement et les abus des entreprises qui profitent de la mondialisation et du chantage à la perte de compétitivité, à la concurrence étrangère et à la délocalisation pour réduire les droits des salariés.

Cet accord dit « de sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels » fait exactement l'inverse.

Loin de sécuriser l'emploi, comme le gouvernement, le MEDEF et la CFDT le prétendent, il accentue la flexibilité et la précarité des salariés au bénéfice du patronat, libéré d'un certain nombre d'obligations. Il facilite les licenciements, normalise la possibilité pour les entreprises d'imposer aux salariés des CDD d'un mois et, s'ils ne veulent pas être virés, une baisse des salaires, une augmentation du temps de travail, des mobilités forcées.

On est là dans la réalisation des « accords compétitivité/ emploi » voulus par Sarkozy et qu'il n'avait pu imposer devant l'opposition majoritaire des français! Après avoir proposé pour remède à la crise la réduction prioritaire des déficits  par la baisse des dépenses publiques et sociales et l'augmentation des impôts populaires, puis la baisse du coût du travail  par les réductions des contributions des entreprises à la solidarité nationale, le gouvernement légitime dangereusement un troisième objectif historique de la droite libérale: casser le code du travail  en rendant les salariés corvéables à merci, et jetables façon "Kleenex".

Cette politique n'est ni socialiste ni de gauche. Elle est néo-libérale. Elle est une trahison !

Elle s'inscrit dans le droit fil de la ratification du TSCG, des préconisations de la Commission Européenne, de la BCE, du FMI: démantèlement du droit du travail, chantage à l'emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Le résultat, c'est la croissance zéro, et la récession, accompagnées d'un accroissement de l'emprise des marchés et de la finance sur les sociétés, comme nous l'avions dénoncer de longue date.

Dans cet accord, tout ce qui est contraignant pour les entreprises (assurance complémentaire, compte épargne formation, représentation des salariés, sans réel pouvoir, dans les CA pour les entreprises de plus de 5000 salariés) est soumis à de futures négociations tandis que tout ce qui est contraignant et pénalisant pour les salariés s'applique immédiatement.

On ne peut accepter ce nouveau coup de bélier porté aux protections collectives conquises à la Libération et dans les décennies suivantes grâce aux mobilisations et aux luttes des salariés.C'est un recul sur cent ans de luttes ouvrières pied à pied.

 

 bandeau Front De Gauche 

 

 

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:24

S’interroger sur la solidarité, c’est ouvrir la porte à plein de questionnements car c’est un thème qui traverse tous les aspects de la vie collective.

Mais il est intéressant de l’aborder en le rapprochant de la notion de « fraternité » qui est le 3ème terme de la devise républicaine : Liberté, égalité, fraternité.

Je vous livre la définition de la fraternité par le PETIT ROBERT : « Lien existant entre les hommes considérés comme membres de la famille humaine ; sentiment profond de ce lien ».

Le problème, c’est qu’une petite partie de cette famille humaine a oublié la signification de ce mot et s’est, peut-être, mise, de ce fait, en dehors de la famille républicaine.

En tout cas, elle n’en respecte pas les valeurs, sauf celle de Liberté, totale et sans contrôle, non équilibrée par les valeurs d’égalité et de fraternité.

Cette partie de la famille sait par contre très bien faire jouer entre ses membres la solidarité pour préserver ses intérêts particuliers, à nos dépens. Grâce à eux, on assiste à quoi ?

La précarisation générée par une politique favorisant le capital et l’économie financiarisée, le recul des solidarités causé par l’exploitation au travail, le management au mérite et par le stress. Mais aussi, par voie de conséquence, le repli sur soi et l’isolement accentués par l’éclatement des familles, la télévision, l’anonymat des modes de vie…

Et il y a le reste de la famille, nous. On y trouve d’ailleurs un potentiel fantastique de bonnes volontés, de citoyens qui investissent énormément d’énergie, de temps, de convictions, pour agir avec et pour les autres dans de nombreuses associations, dans les quartiers, les écoles …

Et pourtant les solidarités ne progressent pas suffisamment.

Et si nous voulons échapper au sort catastrophique que nous préparent les autres, dont on peut trouver une illustration en Grèce aujourd'hui, nous avons l’obligation d’oublier nos différences et d’être de plus en plus solidaires pour préserver l’intérêt collectif.

J’ai trouvé dans le PETIT ROBERT une autre définition, celle du mot « solidaire » : Solidaire : commun à plusieurs personnes, de manière à ce que chacun réponde de tout. C’est une belle définition qui veut que chacun réponde de l’intérêt collectif ! Cette définition, j’aimerais beaucoup l’inscrire en toile de fond de notre débat sur la solidarité.

Créer un cadre favorable permettant à tout un chacun d’exercer sa responsabilité d’acteur de la vie collective, ça c’est, me semble-t-il, une mission politique essentielle  Alors, c’est sûr que c’est un petit plus difficile à gérer : avoir des citoyens qui gagnent suffisamment leur vie pour avoir du temps pour réfléchir sur ce qui se passe autour d’eux, éventuellement ce que font leurs dirigeants, au lieu de se renfermer sur leur problème de survie, ça complique un peu les choses. Si en plus, ils ont la possibilité de s’informer, de se documenter, de se cultiver car sans savoir, pas de liberté, pas de responsabilité … alors là ça devient carrément galère.

On se demande pourquoi les grands partis politiques ne se battent pas trop sur ces thèmes-là.

Mais, nous, Association du Front de Gauche, c’est justement là-dessus qu’on se bat et qu’on a l’intention de continuer à se battre. Alors, comment le politique peut-il intervenir, au plan national, mais aussi au plan local, pour donner aux citoyens les moyens d’investir ce champ du collectif et d’y intervenir ? Comment resituer le citoyen comme acteur, dans les quartiers, dans la gestion de la cité, au travail, dans l’éducation, la culture, la liste est longue …

On pourrait dire que cela est irréaliste, que c’est du rêve mais il est peut-être urgent de rêver à la mise en place d’une société où gagner de l’argent, accroître sa part du gâteau ne serait plus le seul but et idéal. J’ai adhéré récemment au Front de Gauche sur le programme de l’HUMAIN D’ABORD, sur l’idée que l’homme est au centre et qu’il a le droit de prendre son destin en mains. S’il est un point sur lequel il faut le réaffirmer et le mettre en œuvre, c’est bien sur l’organisation de la solidarité.

Et n’oublions pas qu’en face, ils sont solidaires et que cela les arrangerait bien que nous ne soyons que des individus isolées, repliés sur eux, se désintéressant de la vie de la cité.

Donc, la solidarité est un devoir politique. Comme dit Mélenchon, comporte-toi en mouton et tu seras tondu !

 

Michèle Abramovicz, co-présidente de l'association du Front de Gauche du Pays de Morlaix

le 20 février 2012, à Pleyber-Christ

 

femme front de gauche morlaix

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:20

 

J’ai la mémoire qui flanche… (complainte à plusieurs voix)

 

Curieux spectacle à l’Assemblée Nationale où, lors des questions au gouvernement, on voit régulièrement les députés de droite et du centre reprocher vivement au gouvernement l’état déplorable de notre pays dans de nombreux domaines (dette, justice, sécurité ,chômage, misère, économie, casse de l’industrie, …)

 

En oubliant, dans tous ces domaines, combien est lourde la responsabilité de la politique qu’ils ont menée est écrasante.

 

On vit même un député UMP reprocher à la majorité la « trahison » de François Hollande, qui a ratifié le traité européen qu’il s’était engagé à renégocier sans qu’il y soit changé un mot ni même une virgule.

En oubliant de préciser que ce traité était celui rédigé par Merkel et Sarkozy que la majorité de l’époque soutenait sans sourciller.

 

Dans le camp de la majorité gouvernementale on n’est pas en reste :

 

On sait que le génie de Manuel Valls, ministre des élections, a accouché d’une nouveauté : « le scrutin binominal paritaire » qui va s’appliquer lors des futures élections des conseils départementaux de 2015. Défendant son bébé il déclara fortement, comme à son habitude qu’il était porteur à la fois de modernité, de parité et de proximité.

 

En oubliant, et pour cause, la démocratie. En effet ce nouveau mode de scrutin est un nouvel avatar de la marche vers le bipartisme et de la réduction de la diversité. En oubliant aussi de dire que la parité, qui sert d’alibi à cette opération politicienne, est déjà assurée dans les conseils municipaux et régionaux élus sur des scrutins de liste.

 

Interrogée par un député communiste sur les conséquences de la nouvelle purge imposée aux collectivités locales, Marylise Lebranchu en donna une nouvelle illustration dans sa réponse : bien sûr elle comprenait les inquiétudes mais il n’y avait pas d’autre solution. D’ailleurs l’Etat assure une part très importante des financements des collectivités locales.

En oubliant de préciser, alors qu’elle est une spécialiste de ce domaine, que ces moyens ne sont le plus souvent que les compensations de ressources fiscales supprimées par les différents gouvernements. Ceci ayant pour conséquence de priver ces collectivités de la maîtrise de leurs ressources et donc de la liberté réelle de leurs choix.

 

Dans Le Télégramme du 21 février on apprend que le député Gwénégan Bui a écrit au ministère de l’Education pour protester contre la suppression de postes à Cléder, Guimaëc, La Martyre, Saint-Pol de Léon, Saint-Thégonnec et l’arrivée à terme de l’aide pédagogique à Plougoulm et au Tréhou.

 

En oubliant que ces mesures sont la conséquence du budget d’austérité qu’il a voté sans états d’âme.

 

 

Ces édiles, confortablement installés dans la délégation de pouvoir, qu’ils favorisent en permanence, auraient-ils la naïveté de croire que la population fera preuve de la même capacité d’oubli que celle dont ils illustrent la maitrise ?

 

Le Parti Communiste et le Front de Gauche, quant à eux, entendent promouvoir une toute autre pratique et appellent les citoyens et les citoyennes à contrôler l’action de leurs élus et surtout à élaborer collectivement les mesures et la politique qui correspondent à leurs besoins, à leurs aspirations et à leurs exigences.

 

Alain DAVID ( 21.02.2013)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:19

Certains souhaiteraient-ils que les mobilisations défensives des travailleurs pour conserver leurs emplois soient émaillées de violence pour mieux les discréditer?

Toujours est-il que dans les plusieurs médias on agite le risque que les ouvriers concernés par les plans sociaux, les délocalisations et autres baisses de salaires se transforment en casseurs. Pourtant aucune violence ouvrière n'a été constatée ces dernières semaines malgré l'avalanche de fermetures d'usines et de licenciements, notamment chez ArcelorMittal à Florange et à PSA. 

Le seul blessé  grave que l'on déplore sur le front de la lutte sociale, c'est un jeune ouvrier belge de 25 ans, qui a perdu un oeil, victime d'un tir policier de Flash-Ball lors de la manifestation européenne des salariés d'ArcelorMittal à Strasbourg le 6 février.

 

Sur le ton martial d'un Clémenceau prêt à réprimer les grévistes au nom de l'ordre bourgeois, Manuel Valls multiplie néanmoins les interventions sur les risques "d'implosion ou d'explosion sociale", assurant qu'il fera "respecter l'ordre républicain". Selon une dépêche AFP du 4 février, ses services ont même ordonné que les policiers de la Direction de la sécurité intérieure (ex-renseignements généraux) aient à l'oeil les mobilisations sociales.  

 

Puis, cet appel du pied droitier ayant été effectué, Manuel Valls  a regretté dernière dans le Parisien que ses propos sur les protestations contre les plans sociaux aient été "mal compris" et à assurer ne pas "vouloir criminaliser les syndicalistes" tout en disant refuser le désordre car "le désordre n'est pas une bonne chose". "Les explosions sociales, a t-il ajouté, il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre".  "On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir" mais "on ne peut pas casser l'outil de travail".  

 

Pierre Laurent  a dit qu'il était "profondément choqué" par les propos anti-syndicaux de Manuel Valls, qu'il jugeait "scandaleux".

 

On peut y voir, outre une stratégie de communication au service d'intérêts individuels à la manière d'un Sarkozy qui a bâti sa popularité sur son image d'homme fort et premier flic de France, on peut y voir une forme de provocation visant justement à un durcissement du mouvement social pour lui retirer de la légitimité aux yeux de l'opinion, comme cela été pratiqué vis à vis des opposants aux projets d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les zadistes entre autre. Il est surtout spectaculaire de constater à travers ces propos qu'une partie du PS choisit clairement choisi son camp, à rebours de la tradition du mouvement socialiste, entre le patronat et les actionnaires qui réclament toujours une main d'oeuvre au moindre coût pour accroître leurs taux de profit et les salariés en lutte pour leurs emplois et leurs rémunérations.  

 

Dans ce contexte, comment ne pas s'indigner du fait qu'il y a quelque jour, au Sénat, il s'est trouvé un parlementaire du parti radical pour remettre en cause la proposition du groupe communiste et républicain d'amnistie des syndicalistes condamnés sous le gouvernement Sarkozy-Fillon?

Voilà une mesure à la forte teneur symbolique qui ne coûte rien et que pourtant Hollande et le gouvernement Ayrault ont été incapables de prendre, laissant les parlementaires en prendre l'initiative. Une mesure qui du coup pourrait ne pas aboutir parce que des vieux parlementaires cumulards et privilégiés y voient un risque pour l'ordre social ! On se croirait revenu cent-vingt ans en arrière, quand les ouvriers en grève et en lutte étaient payés pour leur peine et leur courage à coup d'emprisonnements!    

 

Voici le communiqué du groupe Communiste et Républicain du Sénat suite au rejet de la proposition d'amnistie des syndicalistes en Commission des lois:  

 

 

JUSTICE ET POLICE

Les droits des travailleurs s’arrêtent-ils à la porte de la commission des Lois ?

Amnistie sociale

Par le groupe CRC / 13 février 2013

Ce mercredi 13 février, la commission des Lois du Sénat, pourtant majoritairement à gauche, a rejeté la proposition de loi « Amnistie sociale » du groupe Communiste républicain et citoyen.

Ce rejet est inacceptable !

Ces dernières années, les difficultés rencontrées par les Français se sont fortement accrues : chômage, précarité, accès au logement, à la santé, inquiétudes sur l’environnement... Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement…

Parmi eux, beaucoup sont frappés de procédures criminalisant leurs actions revendicatives. Or, les travailleurs en lutte, les citoyens qui défendent l’école, leur outil de travail, leur hôpital, le droit à l’emploi et à la retraite, ne sont pas, n’ont jamais été des délinquants ou des criminels !

Le 27 février, en votant cette proposition de loi « d’amnistie sociale », la gauche sénatoriale avec le soutien du gouvernement, peut rétablir ces travailleurs injustement poursuivis dans leurs droits.

Cela constituerait enfin un premier signe positif en leur direction.


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:15

Pétition et mobilisation contre l’accord MEDEF-CFDT

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l'accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

 

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu'aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s'en emparer et à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

 

Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement ! 

 

Le collectif unitaire à l'origine de l'appel contre l'accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires. 


Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal ! 

 

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

 

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...

 

Premiers signataires : Richard Abauzit (conseiller du salarié, ancien inspecteur du travail), Etienne Adam (ancien secrétaire général de la CFDT Basse-Normandie), Verveine Angeli (Attac), François Asensi (député de Seine-Saint-Denis, FASE), Eliane Assassi (PCF), Yohann Augé (syndicaliste, inspecteur du travail), Clémentine Autain (militante féministe et directrice de Regards), Ana Azaria (Femmes Egalité), Marinette Bache (Résistance Sociale), Etienne Balibar (philosophe), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Caroline Bardot (inspectrice du travail, conseillère régionale), Louis-Marie Barnier (syndicaliste et sociologue), Pierre Barron (sociologue, expert auprès des CHSCT), Philippe Batifoulier (économiste), Francine Bavay (conseillère régionale, EELV), Stephan Beltran (élu municipal), Nicolas Béniès (économiste), Fatima-Ezzah Benomar (Les efFRONTé-e-s), Mathieu Béraud (économiste), Olivier Besancenot (NPA), Eric Beynel (Union syndicale Solidaires), Jacques Bidet (philosophe), Annie Bidet Mordrel (philosophe), Alain Bihr (sociologue), Martine Billard (PG), Catherine Bloch-London (militante féministe), Frédéric Boccara (économiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Paul Bouffartigue (sociologue), Alima Boumediene Thiery (juriste), Vincent Bourdeau (philosophe), Marc Bousseyrol (économiste), Jacques Boutault (maire du 2ème arrondissement de Paris), Isabelle Bruno (politiste), Mireille Bruyère (Les économistes atterrés), Fabrice Canet (syndicaliste, CGT-Pôle emploi), Dominique Cabréra (cinéaste), Rémy Caveng (sociologue), Christian Celdran (administrateur civil), Alexandre Chabriez (syndicaliste, inspecteur du travail), Gérard Chaouat (chercheur émérite CNRS, biologiste), Charb (dessinateur de presse), André Chassaigne (député, Front de Gauche), Michel Chauvière (sociologue), Christian Chevandier (historien), Florence Ciaravola (Les Alternatifs), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), Alice Colet (syndicaliste, inspectrice du travail), Pierre Concialdi (économiste), Philippe Corcuff (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste), Alain Coulombel (conseiller régional), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Pierre Cours-Salies (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Claude Danglot (médecin biologiste et ingénieur hydrologue), Fanny Darbus (sociologue), Noël Daucé (FSU), Guillaume Dautel (syndicaliste, inspecteur du travail), Claude Debons (syndicaliste), Christophe Delecourt (CGT Finances), Karima Delli (députée européenne, EELV), Sandra Demarcq (NPA), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France), Yves Dimicoli (économiste), Keith Dixon (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Bernard Defaix (Convergence de défense et développement des services publics), Paul Dirkx (sociologue), Jean-Michel Drevon (syndicaliste et militant associatif), Véronique Dubarry (maire-adjointe de Paris, EELV), Vincent Dubois (sociologue), Ian Dufour (inspecteur du travail), Philippe Enclos (juriste, Snesup-FSU), Guillaume Etiévant (PG), Jean-Claude Eyraud (FASE), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Gérard Filoche (inspecteur du travail retraité), David Flacher (économiste), Lison Fleury (syndicaliste, inspectrice du travail), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Sabine Fortino (sociologue), Jean-Pierre Fourré (République et Socialisme), Geneviève Fraisse (philosophe), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine, FASE), Anne Fretel (économiste), Bernard Friot (sociologue), Sandrine Garcia (sociologue), Antoine Garcia (CGT EFFIA Synergies), Laurent Garrouste (syndicaliste, inspecteur du travail), Jean-Philippe Gasparotto (syndicaliste, CGT), Bertrand Geay (sociologue), Jacques Généreux (économiste), Jean-Pierre Gilly (économiste), Charlotte Girard (juriste), Jérôme Gleizes (économiste), Lucas Gomez (Les efFRONTé-e-s), Julien Gonthier (Solidaires-Industrie), Caroline Guibet-Lafaye (philosophe), Ozgur Gun (économiste), Françoise Guyot (syndicaliste, inspectrice du travail), Janette Habel (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Clémence Helfter (Osez le féminisme !), François Horn (économiste), Michel Husson (économiste), Nordine Idir (secrétaire général du MJCF), Sabina Issehnane (Les économistes atterrés), Sophie Jallais (économiste), Florence Jany-Catrice (économiste), Patric Jean (cinéaste), Pierre Joanny (syndicaliste, inspecteur du travail), Samy Johsua (sciences de l'éducation), Nicolas Jounin (sociologue), Marianne Journiac (République et Socialisme), Razmig Keucheyan (sociologue), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Cécile Kovacshazy (littérature comparée), Bernard Lacroix (politiste), Stéphane Lagarde (syndicaliste, contrôleur du travail), Jean-Yves Lalanne (syndicaliste, PS), Véronique Lamy (PCOF), Dany Lang (économiste), Pierre Laurent (PCF), Stéphane Lavignotte (pasteur), Frédéric Lebaron (sociologue), Catherine Lebrun (Union syndicale Solidaires), Catherine Leclercq (sociologue), Philippe Légé (économiste), Patrick Le Hyaric (député européen, GUE), Patrick Le Moal (ancien inspecteur du travail), Jacques Lerichomme (conseiller régional PACA), Claire Le Strat (politiste), Danièle Linhart (sociologue), Alain Lipietz (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Michael Löwy (sociologue), Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires), Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie), Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste), Christiane Marty (Fondation Copernic), France-Line Mary-Portas (secrétaire générale de la CGT INSEE), Lilian Mathieu (sociologue), Jérôme Maucourant (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Mériaux (conseiller régional), Olivier Michel (professeur d'informatique), Didier Motchane (magistrat), Frédéric Neyrat (sociologue), Vladimir Nieddu (syndicaliste, SUD Santé-Sociaux), Martine Noël (Cadac), Danièle Obono (C&A), Anne Olivier (militante associative), Jérôme Oriol (syndicaliste, inspecteur du travail), Alain Oriot (éditeur), Fabienne Orsi (économiste), Sylvain Pattieu (historien), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Henri Pena Ruiz (philosophe), Etienne Pénissat (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Picquet (Gauche Unitaire), Christian Pierrel (PCOF), Louis Pinto (sociologue), Dominique Plihon (économiste), Claude Poliak (sociologue), Cécile Poncet (syndicaliste, inspectrice du travail), Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA), Paul Ramackers (inspecteur du travail), Christophe Ramaux (économiste), Jacques Rancière (philosophe), Frédéric Rauch (économiste), Luc Raucy (syndicaliste, inspecteur du travail), Ghyslaine Richard (membre de la direction nationale de la CGT), Jacques Rigaudiat (économiste), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes), Daniel Rome (Attac), Frédérique Rollet (FSU), Pierre Ruscassie (Démocratie et Socialisme, PS), Lydia Saouli (syndicaliste, inspectrice du travail), Laurence Sauvage (PG), Damien Sauze (économiste), Benoît Schneckenburg (philosophe), Patrick Silberstein (éditeur), Maud Simonet (sociologue), Evelyne Sire-Marin (juriste), Arnault Skornicki (politiste), Anthony Smith (syndicaliste, inspecteur du travail), Richard Sobel (économiste), Alexis Spire (sociologue), Marianne Staletti (réalisatrice, République et Socialisme), Henri Sterdyniak (économiste), Philippe Sultan (cadre de l'éducation nationale), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Lucie Tanguy (sociologue), Nora Tenenbaum (Cadac), Bernard Teper (Réseau Éducation Populaire), Pierre Terrier (inspecteur du travail), Annie Thébaud-Mony (sociologue), Bruno Tinel (économiste), Sylvie Tissot (sociologue), Marie Pierre Toubhans (Gauche Unitaire), Stéphanie Treillet (C&A), Marcel Trillat (cinéaste), Aurélie Trouvé (Attac), Jacques-Henri Vandaele (Mouvement national des chômeurs et précaires), Janine Vaux (Convergence de défense et développement des services publics), Jérôme Vidal (éditeur), Emmanuel Vire (syndicaliste, SNJ-CGT), Christophe Voilliot (politiste), Karel Yon (politiste).

 




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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:12
François Hollande en Grèce: cynisme social et écologique
En poussant la Grèce à acquérir des frégates françaises pour explorer des gisements d’énergie fossile en mer Égée, François Hollande fait d’une pierre deux coups : il confirme que l’austérité est sélective et torpille un peu plus la crédibilité de son discours sur la transition énergétique 
Lors de son voyage en Grèce ce mardi 19 février, les appels de François Hollande à la «solidarité » envers la Grèce et ses critiques de l'austérité n’ont pas fait illusion : le Conseil européen vient d'amputer de 30% les aides structurelles à la Grèce dans le prochain budget européen et la France soutient fermement le mémorandum imposé au peuple grec par la Troïka (BCE, Commission, FMI).
Non, si François Hollande était présent en Grèce, c’était pour faire des affaires. « La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes ».  
Car en Grèce tout est à vendre: les services publics et tous les biens communs à disposition - eau, énergie, œuvres culturelles, îles, fonds marins … Mais pendant ce temps le budget militaire continue à enfler avec l’augmentation des contributions à l’OTAN (+ 50% en 2012) et des dépenses courantes (+ 18% en 2012), pour atteindre un record mondial après les USA, 3% du PIB. C’est une des raisons pour lesquelles nous demandons, en Grèce et ailleurs, un audit des dettes.
François Hollande a aussi relancé la vente de deux frégates françaises pour rechercher du pétrole et du gaz dans la mer Égée. Loin des plages françaises pour lesquelles le gouvernement précédent avait dû reculer suite à une forte mobilisation. 
Alors que la conférence énergétique et le débat public annoncés s’enfoncent chaque jour un peu plus dans l'insignifiance, cette visite en Grèce confirme le cynisme qui imprègne les orientations du gouvernement français aussi dans ce domaine.
L’austérité pour la Grèce (et la France), l’expérimentation des gaz de schistes pour l'Algérie, le pétrole pour la mer Égée, la sécurisation militaire de l’uranium pour l'Afrique, les ventes d’EPR et d’avions Rafale pour l'Inde : le changement, c’est pour quand ? La grève générale ce mercredi en Grèce, et les mouvements sociaux qui montent en Europe et se retrouveront à Athènes pour un Altersommet les 8 et 9 juin, sauront remettre les pendules à l'heure.
Attac France,
Paris, le 19 février 2013
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:10

 

Retraités (es) avec l’UFRT CGT faites-vous entendre !

 

La régression du pouvoir d’achat, l’actuel accès aux soins et le non prise en charge du financement de l’aide à la perte d’autonomie, ne permettent pas aux retraité(e)s de vivre dignement.

 

Pour cela, nous revendiquons :

 

Pouvoir d’achat :

Le retour de l’indexation des pensions sur le salaire moyen; la revalorisation des–dites pensions au 1er janvier dont le minimum, pour une carrière complète, ne doit pas être inférieur au Smic que la CGT revendique à 1.700 € ;

Un rattrapage de la perte cumulée du pouvoir d’achat, suite aux réformes de 1993, 2003 et 2010, par une augmentation immédiate de 300€ pour tous; le relèvement de la pension de réversion à 75% de la pension initiale; le rétablissement de la ½ part fiscale supprimée aux veuves, veufs, divorcés, et la suppression du gel du barème des impôts.

 

Accès aux soins :

Une protection sociale de haut niveau (dont un remboursement décent en dentaire, optique et auditif) dans le champ de la Sécurité sociale, solidaire et intergénérationnelle; La suppression des franchises médicales, du forfait hospitalier, des dépassements d’honoraires, des déremboursements et du transfert vers les complémentaires santé ;

Une meilleure répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire, pour une politique de santé publique et de prévention tout au long de la vie.

 

Aide à l’autonomie :

Le retrait de la taxe de 0,30% sur les pensions; la construction d’un droit universel de compensation à la perte d’autonomie pour tous les âges; l’intégration de ce nouveau droit dans la branche maladie de la Sécurité sociale ;

Un grand service public de l’aide à l’autonomie des personnes à domicile ou en établissement avec du personnel à temps plein, formé, qualifié et correctement rémunéré; un reste à charge pour les résidents, compatible avec le niveau des retraites et des pensions.

 

Lien avec la version imprimable de la pétition sur le site web de l'UFRT CGT:   http://www.transports.cgt.fr/spip.php?article1088

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