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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:04

L'ennemi, c'est toujours la finance

 

Sortir de l’austérité et de la précarité, combattre les inégalités et les discriminations, maîtriser la révolution numérique et informationnelle, engager la transition écologique, développer les services publics ... une telle politique nécessite de changer l’utilisation de l’argent ! Le PCF propose des mesures concrètes qu’une majorité de gauche pourrait mettre en œuvre immédiatement à l’appui des luttes sociales.

De l’argent à gogo pour les profits ...

220 milliards d’euros : c’est le montant annuel de l’argent public utilisé pour réduire les « charges » sociales et fiscales des entreprises en France (du crédit d’impôt compétitivité emploi aux exonérations de cotisations patronales) !

... et zéro résultat pour l’emploi et la croissance !

Avec tout cet argent, le chômage devait baisser, les entreprises devaient relancer l’investissement, la croissance devait repartir ... La réalité est tout autre.

+ 1,1 million d’inscrits à Pôle emploi en 4 ans. 9 millions de pauvres en 2016.

Et la précarité de l’emploi comme norme : 87 % des déclarations d’embauches en particulier des jeunes sont des CDD ! L’investissement ne repart pas et la croissance reste atone.

Les travailleurs et citoyens valent mieux que l’insécurité sociale et les sacrifices à l’infini qui ne servent que les intérêts financiers de quelques-uns ! 

Stop à l’évasion fiscale !

60 à 80 milliards d’euro : c’est le montant annuel de l’évasion fiscale en France. 

Les communistes veulent mettre un terme à ce scandale. Alain et Éric Bocquet, parlementaires communistes, formulent des propositions inédites dans leur livre, comme la proposition d’une COP fiscale mondiale à l’image de la COP 21 qu’ils viennent de faire adopter à l’Assemblée nationale ! 

 

Prenons le pouvoir sur l’argent ! Avec leur projet la France en commun les communistes proposent :

Au niveau local

Assurer un droit d’accès des salariés-citoyens et des élus à des informations détaillées sur l’utilisation de l’argent par les banques et sur les aides publiques aux entreprises.

Donner pouvoir à des fonds régionaux pour l’emploi et la formation d’utiliser l’argent des aides publiques actuelles pour que les banques accordent des crédits aux entreprises sur critères sociaux et écologiques.

Organiser le contrôle démocratique sur le territoire de l’utilisation effective de cet argent public par les entreprises.

Au niveau national

Nationaliser la Société générale et BNP-Paribas et les intégrer à pôle public nancier pour répondre aux besoins humains.

Créer un fonds national pour l’emploi et la formation chargé d’assurer la cohérence nationale des fonds régionaux.

Refondre par la loi le statut des banques coopératives et mutualistes et redéfinir la place des échelons nationaux pour garantir le pouvoir des sociétaires dans les caisses locales.

Réformer la fiscalité des entreprises en augmentant l’impôt pour les entreprises qui privilégie les profits financiers et en le diminuant pour celles qui respectent des critères sociaux (niveau de rémunération des salariés par exemple) et écologiques (conséquences de l’activité sur l’environnement).

Au niveau européen et mondial

Placer la BCE au service de l’emploi et de l’économie réelle en l’autorisant à alimenter un fonds de développement économique social et environnemental servant à financer l’expansion des services publics dans toute l’Europe.

Engager le combat pour une monnaie commune mondiale au service de projets de développement sur l’ensemble de la planète. 

Des pouvoirs nouveaux dans les entreprises

Créer un droit de veto au CE sur les décisions des employeurs en matière de licenciement et obliger légalement l’employeur à tenir compte des propositions alternatives des salariés.

Instituer les moyens légaux d’obliger les banques à nancer ces propositions alternatives. 

L'ennemi, c'est toujours la finance (PCF - 21 février 2017)
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 06:57
Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche: adresse du Parti Communiste au peuple de France
Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche
Adresse du Parti communiste au peuple de France

 

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d'un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humaines les plus précieuses.

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c'est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l'élection présidentielle d'une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d'une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

Ce qui doit être au cœur de tout, c'est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.

Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

 

une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l'élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l'avortement.

 

un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l'augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

 

un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

 

la création d'un ministère de plein droit pour l'égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l'égalité salariale et professionnelle.

 

la lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient liées à l'origine, à la confession, à l'orientation ou l'identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

 

la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

 

un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d'investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

 

un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s'appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

 

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, d'élever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L'ennemi, c'est toujours la finance ».

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

À l'heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

 

Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche: adresse du Parti Communiste au peuple de France
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:10
"Amplifions la mobilisation pour faire échec à la ratification nationale du CETA" (Pierre Laurent)

 

Le parlement Européen adopte le CETA : « Amplifions la mobilisation pour faire échec à sa ratification nationale » (Pierre Laurent)

 

Par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le parlement européen vient d’adopter le traité de libre-échange conclu entre l'UE et le Canada (ou CETA) qui de fait va entrer en vigueur de manière provisoire avant toute ratification des parlements nationaux.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation. Ce texte soumettra nos collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l'ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

 

De plus, par des accords bilatéraux que Donald Trump pourra conclure au nom des Etats-Unis avec le Canada, s’ouvrira des passerelles pour continuer à commercer avec l’Europe sous les conditions du CETA, tout en poursuivant son discours d’apparat contre le Traité Transatlantique (TAFTA).

 

En ce sens, le CETA se révèle comme un véritable cheval de Troie, ouvrant la voie royale à une nouvelle génération de traités commerciaux qui nient les souverainetés nationales en dessaisissant les gouvernements et parlements de leur libre administration dans l'intérêt général, comprenant des dispositions d'arbitrage, de coopération réglementaire ou encore de libéralisation des services par voie de liste négative, ou d'ouverture de nos marchés publics à davantage d'entreprises étrangères. 

 

Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier pour faire échec à sa ratification nationale.

La semaine dernière, sur proposition des députés communistes et du FDG, une résolution a été adoptée à l’Assemblée Nationale exigeant une consultation d’urgence du parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le PCF et ses élus vont continuer de rassembler autour de cette exigence de référendum faisant appel à l’intelligence collective des citoyens, à la fois pour mesurer le contenu réel du CETA et d’ouvrir le débat nécessaire sur une régulation de la mondialisation économique, commerciale, sociale, culturelle et environnementale à contrario de la priorisation de la concurrence effrénée sur les droits les plus fondamentaux, qui détruit nos sociétés et notre planète.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:57
Paix mondiale, contre la colonisation de la Palestine: Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, adresse une lettre au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres

Pierre Laurent, lettre ouverte à Antonio Guterres secrétaire général des Nations-Unies

 

Monsieur le secrétaire général,

À l'occasion de votre entrée en fonctions, vous avez appelé à « faire de la paix une priorité absolue en 2017 », et je tenais d'abord à saluer la volonté politique qui vous anime, au contraire de tant de dirigeants d'envergure internationale.

Je veux aussi vous assurer que parmi les forces démocratiques que vous trouverez à vos côtés, il y a les communistes français pour lesquels « la paix est le plus grand des combats », comme l'affirmait Jaurès.

Je vous adresse cette lettre ouverte car comme vous, Monsieur le secrétaire général, nous sommes des millions à considérer qu'il y a urgence à faire triompher la paix.

Le peuple palestinien est de ceux qui auront enduré et continuent d'endurer les pires injustices : Naqba, occupation militaire, colonisation depuis des décennies au mépris des droits humains et du droit international, et de toutes les résolutions adoptées par l'ONU.

J’ai, comme tous, comme vous certainement, applaudi au vote du Conseil de sécurité de l’ONU, le 23 décembre dernier, de la résolution 2334 adoptée par 14 voix et grâce à l'abstention des États-Unis qui, pour la première fois depuis 37 ans, n’ont pas mis leur veto à un texte condamnant la colonisation de la Palestine par Israël et les activités de peuplement de territoires palestiniens y compris à Jérusalem-Est.

Mais la réponse du gouvernement Netanyahou est de poursuivre dans une stratégie conflictuelle et d'accélérer la colonisation. Hier encore, 6 février, la Knesset a adopté une loi permettant à l’État de s'approprier en Cisjordanie occupée des centaines d'hectares de terres palestiniennes privées où des colons israéliens ont construit sans autorisation préalable des autorités israéliennes.

Il y a quelques jours, le 1er février dernier, après de nouvelles annonces de constructions de 5000 logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, vous avez exprimé par la voix de votre porte-parole votre inquiétude de voir le gouvernement israélien ajouter encore de nouveaux obstacles à la solution négociée de deux États ; et vous avez redit l'engagement des Nations-unies à appuyer un processus de négociations « sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et conformément au droit international ».

Monsieur le secrétaire général,

La conférence de Paris à laquelle plus de 70 pays ont participé a rappelé dans son communiqué final que « la solution à deux États est la seule voie pour arriver à une paix durable ». Ce sont des pas incontestables mais je m’inquiète de la réalité de l’application de cette résolution comme tant d'autres, trop nombreuses, que le gouvernement israélien bafoue impunément.

Je sais que vous travaillez à la mise en place d’une mission d’appui de l’ONU pour promouvoir une solution à deux États mais sera-t-elle suffisante sans une large mobilisation et sans solidarité

internationale ? Le gouvernement israélien n'est pas disposé à écouter la communauté internationale alors il est temps de poser la question : sans sanctions, arriverons-nous à lui faire respecter les droits inaliénables du peuple palestinien à l'autodétermination sans ingérence extérieure, à l'indépendance, à la souveraineté nationale et au retour des réfugiés ? Face au déni du gouvernement Netanyahou – et pour mettre un terme à la colonisation – n'est-il pas grand temps de répondre à l'appel de la société palestinienne lancé il y a 12 ans avec le mouvement BDS international ?

En France, notre parti travaille inlassablement à la reconnaissance de l’État palestinien par notre gouvernement ; nous sommes mobilisés pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens et à la suspension immédiate de l’accord d’association Union européenne-Israël tant que son article 2 sur le respect des droits humains et démocratiques sera bafoué.

Nous comptons sur vous, Monsieur le secrétaire général, pour soutenir les efforts en faveur d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Respectueusement,

Pierre Laurent

 
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 10:46
Pierre Laurent : "Le projet d'Estrosi pour les transports est dangereux" (La Marseillaise, 8 février 2017)

Une visite chez les cheminots de la gare Saint-Charles à Marseille. Un débat le soir à Port-de-Bouc. Pierre Laurent a pris le temps d'un détour par La Provence, hier, pour parler transports et présidentielle, où il soutient Jean-Luc Mélenchon, avec des nuances.

Tous les candidats se disent anti-système. Vous qui n'êtes pas candidat n'êtes-vous pas, au fond, le vrai anti-système ?
Pierre Laurent : Je ne crois pas à la personnalisation extrême de la vie politique. Je ne suis pas candidat, mais je suis en campagne pour soutenir Jean-Luc Mélenchon avec la volonté de faire progresser un projet collectif de rassemblement. Je ne pense pas qu'on s'en tirera avec un homme providentiel. Derrière, il doit y avoir un programme solide.

Vous évoquez le rassemblement. Est-il possible entre Mélenchon et Hamon ?
Pierre Laurent : Ce sera difficile pour la présidentielle, mais on peut faire progresser nos idées. J'appelle les candidats de gauche à débattre publiquement. Les citoyens en ont envie. Il y a deux mois, on pensait que les scénarios de la présidentielle étaient verrouillés. On voit bien que les cartes sont totalement rebattues. Tout peut encore bouger.

Et le PCF dans tout ça ? Est-il en train de s'effacer ?
Pierre Laurent : La présidentielle efface les partis. C'est le cas pour le PCF, mais il y a un travail militant, un débat politique très actif comme à Port-de-Bouc (hier) qui nourrit la démocratie de proximité. Au moment où la politique est salie, éclaboussée par l'affaire Fillon, heureusement que des partis comme le PCF sont là pour conserver une éthique et la faire vivre.

Votre débat à Port-de-Bouc s'intitule "le progrès social est une idée neuve". En quoi l'est-il ?
Pierre Laurent : On nous a habitués à comprimer nos salaires, nos services publics et on a neuf millions de pauvres. Il faut inverser la logique. Promouvoir les droits sociaux en développant la sécurité sociale et les transports propres, en proposant un système de sécurité d'emploi et de formation. Au lieu de l'assurance chômage, on doit passer par des périodes de formation. Avec cette idée de revenu pour tous. Nous sommes preneurs de la réflexion de Benoît Hamon, mais sans la couper de la question du travail. On doit converger vers les 32 heures.

Vous semblez choqué par la campagne d'affichage de la Région Paca contre la SNCF...
Pierre Laurent : C'est très choquant. La campagne d'Estrosi fait passer les cheminots pour des fainéants et ils seraient responsables de ce qui ne va pas dans le service public. Mais ce qui ne va pas, c'est qu'on ne développe pas assez les services publics ferroviaires. Estrosi veut offrir des marchés au privé pour en profiter. On risque d'assister à un report du trafic vers la route. Son projet est dangereux car il oppose les cheminots aux usagers.

Vous amuseriez-vous à vous dédoubler en hologramme comme le fait Jean-Luc Mélenchon ?
Pierre Laurent : Je ne sais pas si je ferais ça. La prouesse technologique a étonné, c'est positif. Mais je ne suis pas sur que l'avenir soit au dédoublement des personnalités. Il y a suffisamment de diversité pour qu'on utilise la parole de tous. Les citoyens veulent qu'on joue le collectif et l'unité.

François Fillon doit-il quitter la piste présidentielle ?
Pierre Laurent : Les électeurs le sortiront d'eux-mêmes.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 14:22
"Rassemblement à gauche: assez de paroles, des actes". Tribune d'économistes communistes: Yves Dimicoli, Denis Durand, Fréderic et Paul Boccara, Jean-Marc Durand... ( 3 février 2017)

RASSEMBLEMENT A GAUCHE: ASSEZ DE PAROLES, DES ACTES

Deux événements politiques considérables, le naufrage possible de la candidature Fillon et surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls, créent une situation tout à fait nouvelle. Cela relance le défi et la possibilité d・un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l・extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l・austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

Dans ces circonstances, la responsabilité du PCF est immense. Son apport est indispensable

pour faire face aux assauts idéologiques de la droite, du social-libéralisme et du MEDEF,

- pour démasquer l'imposture du FN

pour combattre vraiment la finance, et relever les défis de la révolution numérique et de la révolution écologique,

- pour dépasser par le haut les oppositions qui entretiennent la division dans les rangs de la gauche anti-austérité.

En effet, le PCF est porteur d'une exigence de cohérence qui associe l・énoncé d・objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l'utilisation de l・argent des entreprises, des banques, de l'État et même de l'Union européenne. C'est seulement ainsi, à l・appui des luttes, qu'on arrivera à conjuguer, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à son camp tandis que ce dernier laisse s・accréditer l'idée que son objectif serait de « siphonner » l'électorat du leader de la « France insoumise ».

Continuer ainsi, c'est courir à la catastrophe d'un deuxième tour entre la droite et l'extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Pas le PCF qui en décidant de soutenir Jean-Luc Mélenchon, s'est déclaré aussi vouloir demeurer très attentif aux évolutions de la situation à gauche pour pouvoir saisir jusqu'au bout la possibilité d'un rassemblement.

Celle-ci émerge aujourd'hui. Il ne s'agit donc pas pour les communistes de renier leur choix mais au contraire de l'accomplir jusqu'au bout. Il est urgent que le Conseil national du PCF, organisme dirigeant, se réunisse et prenne des initiatives pour que la gauche sorte de cette double impasse, et pour amener ses candidats à s'inscrire dans un rassemblement anti-austérité.

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger.

Sur quels grands axes ?

1/ emploi, travail, salaires  : face aux défis de la révolution informationnelle, conquérir des moyens financiers (crédit, fiscalité) et des pouvoirs pour sécuriser l・emploi et la formation avec le revenu, en créant les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n・est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies.

2/ protection sociale  : son avenir exige un nouveau financement assis sur la masse salariale, donc sur le volume et la qualité de l・emploi. Ce n・est pas le « coût du travail » qu・il faut baisser, c・est le « coût du capital » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines.

3/ services publics  : leur relance permettrait de répondre aux besoins populaires. Elle soutiendrait la demande aujourd・hui si insuffisante tout en développant l・efficacité de la production nationale (l・offre). Il faut rompre avec l・austérité budgétaire. Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d・euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics.

4/ Europe  : notre rassemblement sur de tels objectifs peut permettre d・aborder tout autrement les enjeux européens, y compris avec les autres peuples, pour construire les rapports de force qui permettront des mesures immédiates de progrès et le lancement d'une refondation de l・Union européenne, si nécessaire pour pouvoir transformer le monde.

5/ Démocratie : une 6eme République est nécessaire, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative aux interventions, avec des pouvoirs décisionnels nouveaux, des salariés dans les entreprises et des citoyens sur le territoire.

Rien n'est joué. Assez de proclamations d・intentions, passons à l'acte pour construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l'extrême-droite !

Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Gisèle CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Nicolas MARCHAND, Catherine MILLS

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:03

Déclaration du CEN

30 janvier 2017

A 83 jours du premier tour de l'élection présidentielle, les jeux ne sont pas faits. Le deuxième tour cauchemardesque entre François Fillon et Marine le Pen, que l'on nous promet depuis des mois,  n'est plus une fatalité.

Une autre histoire peut s'écrire. Les Françaises et les  Français ont leur mot à dire, et ils le disent, déjouant tous les scénarios mis en place, refusant les impasses dans lesquelles certains s'acharnent à vouloir les enfermer .

Il y a quelques semaines, la primaire de « la droite et du centre » était présentée à longueur d'antennes, non pas comme devant désigner le candidat de droite, mais le futur président de la République. Mais aujourd'hui, François Fillon est sérieusement fragilisé et sa cote de popularité est en forte baisse : son programme ultra réactionnaire de régression sociale a provoqué prise de conscience et réactions face aux menaces qu'il fait peser sur des attentes essentielles des Françaises et des Français, notamment la possibilité de se soigner grâce à la Sécurité sociale, et de disposer de services publics performants. 

Un doute profond, et sans nul doute durable, s'est aussi installé sur une des dimensions sur laquelle il voulait bâtir sa campagne, celui d'un homme intègre. Les Françaises et les Français ne veulent plus transiger avec l'éthique en politique et ils ont raison.

Le Front national cherche à profiter de cette situation en travestissant son programme sous un jour prétendument social et en se donnant une image d’intégrité alors qu'il ne cesse d'être impliqué dans « des affaires ». Cette double imposture peut être démasquée si la bataille des idées est menée dans les semaines à venir.

Rien n'est donc joué, mais rien n'est gagné. La victoire d'une politique de gauche reste à construire.

Le peuple de gauche refuse le découragement et la poursuite d'un quinquennat désastreux marqué par  la soumission au monde de la finance. Les mobilisations sont nombreuses dans le pays contre les plans de licenciement, pour les services publics. Le peuple veut des suites politiques à sa mobilisation, singulièrement contre la déchéance de nationalité et contre la loi El Khomri.

Après avoir contraint François Hollande au renoncement, il vient dans la primaire socialiste de  bouter hors de la présidentielle Manuel Valls. C'est un fait inédit : ni le Président de la République, ni son Premier ministre dont l'ambition commune était d'installer définitivement le PS dans le social-libéralisme  ne seront candidats :  le projet politique visant à marginaliser durablement toute ambition de transformation sociale est mis à mal et réouvre le débat à gauche : le PCF, qui y a contribué avec d'autres, s'en réjouit.

Une nouvelle période  de la campagne des élections présidentielle et législatives s'engage sous la pression croissante de millions d'électrices et d'électeurs  qui cherchent un espoir à gauche.

Benoît Hamon désigné pour représenter le PS à la Présidentielle a appelé dimanche les autres candidats et forces de gauche « à construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique ».

Le Parti Communiste Français, engagé dans la campagne pour Jean-Luc Mélenchon,  appelle à amplifier les efforts entrepris et à poursuivre le débat public autour de l'affirmation d'une politique de transformation et des convergences nouvelles pour la gagner. Conformément aux initiatives qu'il prend depuis un an,  il appelle à multiplier les initiatives pour permettre la victoire d'une gauche de progrès social et écologique et la constitution d'une majorité politique mettant en œuvre une politique résolument à gauche.

 

Nous appelons à amplifier la campagne contre la droite et l’extrême droite, pour faire barrage à leur présence au deuxième tour de l'élection présidentielle, à leurs projets d'asservissement de la République, de division, d'exaspération de toutes les inégalités.

Nous appelons à amplifier la campagne pour démasquer Macron, dont le projet libéral a aujourd'hui le large soutien des milieux d'affaires et des banques.

Nous appelons à amplifier la campagne de rassemblement engagée par les communistes autour des propositions de  « La France en commun », dans l'élection présidentielle et dans toutes les circonscriptions en vue des élections législatives.

Les élections législatives sont plus que jamais une étape essentielle pour construire une majorité qui vote des lois, au nom et en faveur du peuple !  Nous n'avons pas besoin de député-e-s fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de député-e-s macronistes pour voter une nouvelle loi d'ubérisation du travail, de député-e-s lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. Nous avons besoin de député-e-s communistes-Front de gauche, de député-e-s irréprochables au plan éthique, de député-e-s de gauche décidé-e-s à combattre le pouvoir de la finance et à écrire des lois d’intérêt général et d'émancipation humaine pour promouvoir une véritable alternative de progrès social.

Nous appelons toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue, à débattre des projets et des contenus pour travailler au maximum de convergences permettant la construction d'un pacte de majorité.

Pour sa part, le PCF est prêt à toutes les rencontres utiles et met au pot commun du débat nécessaire à gauche ce qu'il considère être les grands axes et les propositions constitutifs d'une véritable politique de gauche. 

a) La France a besoin d'une grande ambition de progrès social, d'éradication du chômage, de la pauvreté et de la précarité en assurant une sécurité de l'emploi et de la formation, une augmentation des salaires et l'égalité professionnelle Hommes-Femmes, un développement de la santé publique et de la protection sociale, des services publics et de santé performants assurant l'égalité sur tout le territoire.

b) La France a besoin d'une lutte acharnée contre le pouvoir de la finance, s'attaquant à l'évasion fiscale, pour un tout autre rôle  des banques en créant un pôle public financier et bancaire, en nationalisant  BNP-Paribas et la Société générale, en réorientant le crédit bancaire les profits et les aides publiques aux entreprises vers l'emploi et les besoins humains. La banque centrale européenne doit agir contre la spéculation et l'évasion fiscale et en faveur de l'emploi et des services publics.

c) La France a besoin d'une nouvelle manière de produire et de se développer alliant une nouvelle industrialisation, l' Économie Sociale et Solidaire, le développement de l'agriculture paysanne, une transition énergétique respectueuse de l'environnement et de l'air que nous respirons ensemble !

d) La France a besoin d'une VIe République, démocratisée où le peuple ait droit de cité, d'un  Parlement respecté et élu à la proportionnelle, d'une monarchie présidentielle abattue, et de nouveaux pouvoirs des salariés comme l'a exprimé Pierre Laurent samedi 28 janvier, dans son discours de la Rotonde.

e) La France a besoin d'une politique européenne offensive, utilisant son influence et s'alliant avec toutes les forces progressistes pour sortir de l'austérité, libérer l'Europe de la domination de la finance, l'orienter vers un développement solidaire et soutenable. Une autre coopération régionale, fondée sur les choix souverains des peuples peut agir pour un monde de coopération et de paix à l'heure des inquiétantes menaces que fait peser l'élection de Donald Trump sur la sécurité du monde.

Les initiatives nationales dont le PCF est à l'initiative,  la première sur le progrès social le 7 février à Port-de-Bouc, comme ses initiatives locales sont des lieux qu'il met à disposition de toutes les forces, de toutes les énergies individuelles et collectives  qui veulent s'engager dans ce travail commun.

Le parti communiste est prêt à répondre aux invitations permettant d'avancer dans ce sens, et participera à la rencontre  de l'appel des 100 le vendredi 3 février. 

Il invite ses militant-e-s, ses élu-e-s, ses candidat-e-s aux élections législatives, à déployer la campagne dans toutes les circonscriptions pour y construire dans le dialogue et l'action les rassemblements les plus larges pour se doter de député-e-s faisant entrer au Parlement, en juin, le peuple et ses attentes.

Paris, le 30 janvier 2017.

 

 

Déclaration de la direction du Parti Communiste: à 83 jours de l'élection présidentielle, les jeux ne sont pas faits!
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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:50
photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

INTERVENTION PIERRE LAURENT – SAMEDI 28 JANVIER 2017 – LA ROTONDE,
PARIS.

OSONS UNE NOUVELLE RÉPUBLIQUE !


Mesdames et Messieurs les journalistes,

Cher-e-s ami-e-s,

Cher-e-s camarades,

Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous
présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les
présentons aujourd'hui, parce que leur campagne va se déployer
maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et
non pas après celle-ci.

Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche,
femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires
politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction :

une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens
se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui
renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à
la vie politique. Et cet enjeu majeur, c'est un enjeu commun aux deux
grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le
locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du
pouvoir se poursuit.

Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c'est
bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau
régime démocratique.

Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses
fondements et je connais le poids de mes mots.

La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y
aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus
fort d'une France enlisée dans la guerre d'Algérie, les forces
réactionnaires l'imposèrent, elle n'a cessé de dériver vers ce qui
n'est aujourd'hui qu'une monarchie présidentielle totalement inadaptée
aux exigences démocratiques du XXIe siècle.

Avec le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, le
présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des
pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l'abstention aux
élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 %
lors des dernières élections en 2012 !

Aujourd'hui, le temps est venu d'une nouvelle République du XXIe
siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.

85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne
tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont
une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005,
en constatent aujourd'hui les dégâts, et que ce vote a été traîné
dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ?
Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au
premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l'affirmer dans
la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?

***

Nous n'entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la
dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps
le point de rassemblement du camp républicain à gauche.

Mais la gauche républicaine est bien vivante. C'est elle qui a mis en
échec l'an dernier le projet insensé de la déchéance de la
nationalité pour les bi-nationaux.

Nous sommes les continuateurs des Républicains de l'An I qui en 1792,
mirent fin à la monarchie et aux privilèges !

Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines
du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et
entière !

Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la
République laïque moderne.

Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale
qui bâtirent les fondements d'une démocratie sociale en devenir.

Et aujourd'hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont
nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte
Républicain pour une France en commun.

Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité
de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera
d'impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus
constituant, pour aboutir à la rédaction d'un nouveau projet de
Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être
le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos
vœux.
 

***

Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique,
nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat
Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections
législatives.

NOUS VOULONS SORTIR DU PRÉSIDENTIALISME.

Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes
les décisions, comme l'action du gouvernement, placées sous le
contrôle du Parlement.

L'élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée
de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous
les 5 ans au « Secret story présidentiel ».

Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement,
laissons-les au musée de l'Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le
49-3, les votes bloqués, l'usage à répétition des ordonnances.

NOUS VOULONS FAIRE À NOUVEAU ENTRER LE PEUPLE, TOUT LE PEUPLE AU
PARLEMENT.

Nous voulons un Parlement à l'image de notre société, où la voix de
chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la
proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de
parité.

Nous accorderons le droit de vote et d'éligibilité sous condition de
résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et
cela quelle que soit sa nationalité.

Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant
un statut de l'élu qui permette à un salarié, de toutes conditions,
un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d'exercer un mandat
et de garantir son retour à l'emploi dans une continuité de revenus et
de droits.

NOUS VOULONS UN PARLEMENT OÙ LA VOIX DU PEUPLE FASSE LA LOI.

Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une
République qui développe les capacités et l'expertise populaire.

Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte
d'intérim en boîte d'intérim, avec une mission de manutention
par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu'il
devienne député.

Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de
travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre
système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons
qu'elle devienne députée.

Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans
l'informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n'en peuvent plus
d'une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une
nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre
peuple souverain.

NOUS VOULONS UN PARLEMENT ÉTHIQUE, RESPECTUEUX DE L'INTÉRÊT
GÉNÉRAL, INDÉPENDANT DES INTÉRÊTS PRIVÉS.

Le contrôle des conflits d'intérêts doit être renforcé.

Et concernant l'affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique,
nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant
force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l'embauche d'un
membre de sa famille comme assistant parlementaire.

Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond
du « tous pourris ». Le Parlement n'est pas peuplé d'emplois fictifs,
arrêtons cette fable, mais de centaines d'assistants parlementaires
qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu
payés.

Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l'emprise
de l'argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de
travail : l'évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les
parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents
qu'il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite.

NOUS VOULONS UNE RÉPUBLIQUE QUI REDEVIENNE UNE GRANDE RÉPUBLIQUE
SOCIALE, UNE RÉPUBLIQUE DE LA DÉMOCRATIE ÉCONOMIQUE, UNE RÉPUBLIQUE
QUI REFONDE LES POUVOIRS CITOYENS DANS LA CITÉ ET DANS L'ENTREPRISE.

En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la
nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de
démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits
sociaux et de droits d'intervention dans la gestion des entreprises !
Voilà ce qui manque tant dans notre République !

Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux
salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent
notre démocratie. La voilà, la révolution politique !

C'est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble,
aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d'alerte que nous
récupérerons les 80 milliards de l'évasion fiscale, que nous
contrôlerons l'utilisation du CICE, des dividendes et de l'argent des
banques.

C'est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons
l'initiative législative venue de la société, et non des grands
intérêts financiers.

C'est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant
un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous
protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos
vies.

Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n'est sûrement pas de donner les
pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques
et la finance n'avaient pas assez de pouvoirs.

 

LA MODERNITÉ, C'EST CELLE QUI OSERA UNE RÉPUBLIQUE DES PLEINS POUVOIRS
CITOYENS.

Non décidément, nous n'avons pas besoin de députés fillonistes pour
sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une
nouvelle loi d'ubérisation du travail, de députés lepénistes pour
fouler aux pieds les valeurs de la République.

Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l'égalité.

L'égalité, c'est le socle sur lequel fut bâtie la première
République en 1792. C'est pour que l'égalité soit une réalité pour
tous que nous portons le projet d'une nouvelle République. L'égalité
c'est notre boussole, encore et toujours !

L'ÉGALITÉ DANS LES DROITS POLITIQUES, L'ÉGALITÉ DANS LES DROITS
ÉCONOMIQUES, L'ÉGALITÉ DANS LES DROITS SOCIAUX, L'ÉGALITÉ ENTRE
TOUTES ET TOUS !

Notre pacte Républicain c'est l'émancipation conquise pour toutes et
tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l'affirmait
Robespierre, puisse «_ rendre les hommes heureux et libres par la loi_
».

Quand de l'autre côté de l'Atlantique, le président Trump assoit dans
le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien,
attaque l'avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste
dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes
parce qu'ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des
intérêts égoïstes du plus puissant, JE CROIS QUE LE MONDE A BESOIN
D'UNE FRANCE QUI REPRENNE LA MARCHE EN AVANT DE TOUS LES DROITS HUMAINS.


Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte
contre toutes les discriminations, le droit à l'avortement, les droits
LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu'elle « favorise
» l'égal accès des femmes et des hommes à toutes les
responsabilités mais qu'elle le « garantit ».

Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la
décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale,
qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui
rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de
collectivités locales.

Nous voulons une République qui dit que, où que l'on soit né, à
Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et
qu'importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous
sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune.
C'est ça la VIe République que nous voulons construire !

UNE RÉPUBLIQUE FRANÇAISE QUI FASSE RESPECTER LA VOIX DE SON PEUPLE
SOUVERAIN EN EUROPE quand les traités vont à l'encontre de ses
intérêts, et qui repasse à l'offensive en Europe pour construire, non
des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping
fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les
droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour
éradiquer l'évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la
paix et le droit des migrants.

UNE RÉPUBLIQUE FRANÇAISE QUI PORTE À NOUVEAU DANS LE MONDE, dans
l'enceinte de l'ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la
paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions
internationales, du développement social et écologique partagé contre
les logiques de concurrence capitalistes.

***

Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain.

Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues
par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à
laquelle nos institutions et l'emprise des grands intérêts
capitalistes nous condamne.

Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui
s'annoncent.

Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés,
seulement soucieux de l'intérêt général, et nous le prouvons chaque
jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.

Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne
sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys,
aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles.
Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne
d'autre.

Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs
des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une
acheteuse en informatique, une agent d'assurance, un éducateur
spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref,
ils et elles sont des élus du peuple !

Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs
en 2012 quand tant d'autres ont failli.

Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire.
Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et
Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte !
Sans eux, vous serez sans voix dans l'hémicycle où s'écrivent et se
votent les lois !

***

Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ».

Le premier extrait de leur album _Rêvolution_ est sorti il y a une
semaine sur Youtube. Et j'en ai retenu deux vers :

« _Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on
irait jusqu'à fissurer le socle_ ».

Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons
naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.


Vive la VIe République,

Vive la Sociale,

Vive la Franc

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

André Chassaigne, et Lamine Camara, candidat communiste-Front de Gauche sur la circonscription des Français de l'étranger (Afrique de l'ouest)

André Chassaigne, et Lamine Camara, candidat communiste-Front de Gauche sur la circonscription des Français de l'étranger (Afrique de l'ouest)

Yasmine Boudjenah, première adjointe au maire de Bagneux, ici entre Eliane Assassi, présidente de groupe communiste-Front de Gauche aux Sénat, et Jean-Paul Le Coq, candidat communiste aux législatives au Havre, candidate communiste à Bagneux-Malakoff, qui pourrait l'emporter aux élections législatives et qui porte concrètement l'idée d'un peuple acteur et co-auteur des lois à travers ces ateliers législatifs

Yasmine Boudjenah, première adjointe au maire de Bagneux, ici entre Eliane Assassi, présidente de groupe communiste-Front de Gauche aux Sénat, et Jean-Paul Le Coq, candidat communiste aux législatives au Havre, candidate communiste à Bagneux-Malakoff, qui pourrait l'emporter aux élections législatives et qui porte concrètement l'idée d'un peuple acteur et co-auteur des lois à travers ces ateliers législatifs

Yasmine Boudjenah, pour une France de l'égalité et du respect des quartiers populaires

Yasmine Boudjenah, pour une France de l'égalité et du respect des quartiers populaires

Jean-Paul Le Coq, candidat des communistes et des ouvriers au Havre, de toutes les luttes contre la casse du droit du travail, des droits des salariés, de l'outil industriel

Jean-Paul Le Coq, candidat des communistes et des ouvriers au Havre, de toutes les luttes contre la casse du droit du travail, des droits des salariés, de l'outil industriel

Fatima Khallouk candidate du PCF dans le Val de Marne

Fatima Khallouk candidate du PCF dans le Val de Marne

"Osons une nouvelle République" - Très forte intervention de Pierre Laurent à la Rotonde, place Stalingrad, le samedi 28 janvier à Paris à l'occasion de la présentation des candidats aux législatives du Parti Communiste et du Front de Gauche mobilisés contre la monarchie présidentielle et pour l'Humain d'abord!
formidable discours d'André Chassaigne (comme toujours) sur le sens de l'action du groupe Front de Gauche (10) et Ultramarins progressistes (5) à l'Assemblée Nationale, le bilan combatif de ce groupe qui a été le pilier de l'opposition de gauche porteuses des intérêts populaires, et la nécessité de conserver un groupe PCF-Front de Gauche  à l'Assemblée Nationale et au Sénat pour que le peuple et les idéaux d'égalité et d'émancipation humaine soient représentés dans ces assemblées

formidable discours d'André Chassaigne (comme toujours) sur le sens de l'action du groupe Front de Gauche (10) et Ultramarins progressistes (5) à l'Assemblée Nationale, le bilan combatif de ce groupe qui a été le pilier de l'opposition de gauche porteuses des intérêts populaires, et la nécessité de conserver un groupe PCF-Front de Gauche à l'Assemblée Nationale et au Sénat pour que le peuple et les idéaux d'égalité et d'émancipation humaine soient représentés dans ces assemblées

Nicolas Cossange, candidat communiste à Beziers, contre le maurassien Robert Ménard, représentant la droite ultra-réactionnaire ayant dérivé vers l'extrême-droite, les nostalgiques de l'Algérie Française: Nicolas part à la conquête de la circonscription avec 60 Jeunes Communistes extrêmement dynamiques qui veulent faire la nique au Rassemblement Bleu Marine

Nicolas Cossange, candidat communiste à Beziers, contre le maurassien Robert Ménard, représentant la droite ultra-réactionnaire ayant dérivé vers l'extrême-droite, les nostalgiques de l'Algérie Française: Nicolas part à la conquête de la circonscription avec 60 Jeunes Communistes extrêmement dynamiques qui veulent faire la nique au Rassemblement Bleu Marine

Cohen Weisser, 18 ans, benjamin des candidats du Parti Communiste et du Front de Gauche aux Législatives, encore en Terminale qui a animé le mouvement contre la loi travail à Saint-Malo l'an passé

Cohen Weisser, 18 ans, benjamin des candidats du Parti Communiste et du Front de Gauche aux Législatives, encore en Terminale qui a animé le mouvement contre la loi travail à Saint-Malo l'an passé

Cohen Weisser

Cohen Weisser

Lamine Camara: "Candidat aux élections législatives Notre parti m'a confié la lourde responsabilité mais combien exaltante d'être le candidat de la 9ème circonscription des français de (Afrique de l'Ouest et Maghreb). Défendre les français de l'étranger de la 9ème dans tous leurs droits, porter les valeurs de la Paix et le droit des peuples, tel sera le curseur de cette candidature. Le combat continue"

Lamine Camara: "Candidat aux élections législatives Notre parti m'a confié la lourde responsabilité mais combien exaltante d'être le candidat de la 9ème circonscription des français de (Afrique de l'Ouest et Maghreb). Défendre les français de l'étranger de la 9ème dans tous leurs droits, porter les valeurs de la Paix et le droit des peuples, tel sera le curseur de cette candidature. Le combat continue"

Catherine Fromage et Maxime Cochard (candidat PCF-Front de Gauche à Paris)

Catherine Fromage et Maxime Cochard (candidat PCF-Front de Gauche à Paris)

Gaylord Le Chequer

Gaylord Le Chequer

Ian Brossat et Gaylor Le Chequer, candidats à Paris

Ian Brossat et Gaylor Le Chequer, candidats à Paris

Denis Oztorun, maire adjoint de Bonneuil, candidat dans le Val de Marne, ici avec André Chassaigne

Denis Oztorun, maire adjoint de Bonneuil, candidat dans le Val de Marne, ici avec André Chassaigne

"Osons une nouvelle République" - Très forte intervention de Pierre Laurent à la Rotonde, place Stalingrad, le samedi 28 janvier à Paris à l'occasion de la présentation des candidats aux législatives du Parti Communiste et du Front de Gauche mobilisés contre la monarchie présidentielle et pour l'Humain d'abord!
"Osons une nouvelle République" - Très forte intervention de Pierre Laurent à la Rotonde, place Stalingrad, le samedi 28 janvier à Paris à l'occasion de la présentation des candidats aux législatives du Parti Communiste et du Front de Gauche mobilisés contre la monarchie présidentielle et pour l'Humain d'abord!
Devant le canal Saint Martin, Cindirella Bernard, candidate communiste Front de Gauche à Guingamp, et Jean-François Philippe, candidat PCF-Front de Gauche à Saint Brieuc,

Devant le canal Saint Martin, Cindirella Bernard, candidate communiste Front de Gauche à Guingamp, et Jean-François Philippe, candidat PCF-Front de Gauche à Saint Brieuc,

"Osons une nouvelle République" - Très forte intervention de Pierre Laurent à la Rotonde, place Stalingrad, le samedi 28 janvier à Paris à l'occasion de la présentation des candidats aux législatives du Parti Communiste et du Front de Gauche mobilisés contre la monarchie présidentielle et pour l'Humain d'abord!
Cindirella Bernard, de Begard, conseillère départementale communiste, candidate aux législatives dans la circonscription de Guingamp

Cindirella Bernard, de Begard, conseillère départementale communiste, candidate aux législatives dans la circonscription de Guingamp

Jean-François Philippe, ancien adjoint au maire d'Hillion, président de Cuba Coopération 22, militant associatif, candidat à Saint Brieuc (il avait fait 9,5% en 2012 aux législatives, plus de 16% aux départementales)

Jean-François Philippe, ancien adjoint au maire d'Hillion, président de Cuba Coopération 22, militant associatif, candidat à Saint Brieuc (il avait fait 9,5% en 2012 aux législatives, plus de 16% aux départementales)

Ismaël Dupont

Ismaël Dupont

La rotonde de Stalingrad où avait lieu la présentation des candidats aux législatives et le discours de Pierre Laurent contre la monarchie présidentielle

La rotonde de Stalingrad où avait lieu la présentation des candidats aux législatives et le discours de Pierre Laurent contre la monarchie présidentielle

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 07:16
Ivry-sur-Seine, ce lundi soir. Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental du PCF 94 a révélé dans son discours de vœux les menaces subies par le parti et des membres du MJCF 94 (Le Parisien)

Ivry-sur-Seine, ce lundi soir. Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental du PCF 94 a révélé dans son discours de vœux les menaces subies par le parti et des membres du MJCF 94 (Le Parisien)

«Rien ne nous fera dévier d’un centimètre sur nos engagements, nos convictions, nos solidarités avec le peuple palestinien ». Le ton était grave ce lundi soir aux vœux du PCF du Val-de-Marne. Le secrétaire départemental Fabien Guillaud-Bataille a révélé devant plusieurs dizaines d’élus et de militants réunis dans l’espace Robespierre à Ivry-sur-Seine, « les menaces de mort de la part de hackers et fanatiques » dont ont été victimes le parti et des membres du Mouvement Jeunes Communistes français (MJCF) du Val-de-Marne en décembre. Une plainte contre X a été déposée. Une enquête a été ouverte.

« Nous avons reçu des appels de menace au standard de la fédération, jusqu’à voir débarquer en pleine nuit une entreprise de pompes funèbres pour lever un corps dans nos locaux, corps qui n’existait pas », raconte au micro Fabien Guillaud-Bataille. Cette nuit-là à la mi-décembre, vers 1 heure du matin, un corbillard attendait Mehdi Belmecheri-Rosental, responsable national des questions internationales chez les Jeunes Communistes. Une sorte de canular appelé « swatting » dont s’était rendu célèbre le hacker franco-israëlien Ulcan. En 2015, Jean-Claude Lefort, ancien député communiste du Val-de-Marne, ex-président de l’association France-Palestine Solidarité en avait été victime lui aussi. Des policiers avaient débarqué chez lui, alertés pour un soi-disant délit. Il était absent à ce moment-là.

 

Les premiers appels menaçants démarrent au tout début décembre. « Juste après notre action BDS, Boycott désinvestissement sanction, au Leclerc de Vitry le 3 décembre », constate Mehdi. BDS est une campagne propalestinienne, qui se réfère aux campagnes de boycott conduites contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, pour appeler à des pressions sur Israël, avec notamment le boycott des produits issus des colonies israéliennes. Le MJCF 94 avait filmé en direct son action. Une vidéo qui déclenche les hostilités.

Pendant deux semaines, tous les jours, le jeune homme reçoit des appels sur son portable. Une trentaine au total. « On menaçait de me tuer, de me violer, de faire du swatting chez mon père », confie la victime. Le harcèlement va durer jusqu’à Noël. « Je dormais mal, j’étais tendu », avoue le jeune communiste. Parallèlement, piratage de boîtes mail, tentative sur le compte Facebook, les attaques se multiplient. Le MJCF 94 est pris à partie par un groupe extrémiste pro israélien qui a repris la vidéo de l’action BDS. « Des membres ont été insultés sur notre Facebook, sur leurs profils, ou directement dans les commentaires sur le site de ces extrémistes », poursuit Mehdi. Ainsi, parmi l’avalanche de messages, peut-on lire encore « un bon communiste est un communiste mort ».

Depuis décembre, les jeunes communistes n’ont plus rien reçu. Mais les responsables du parti voudraient bien mettre un nom sur ces hackers. « L’enquête doit avoir lieu et les auteurs de ces menaces retrouvés et jugés », insiste Fabien Guillaud-Bataille. A sa connaissance, les investigations n’ont toujours pas abouti.

  leparisien.fr

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:18
Israël/Palestine: "L'alliance Trump-Netanyahou met en péril toute perspective de paix"

Israël/Palestine : « L'alliance Trump-Netanyahou met en péril toute perspective de paix » (PCF)

Donald Trump a pris ses fonctions le 20 janvier et trois jours plus tard, fort du soutien proclamé du nouveau président américain, le gouvernement israélien annonçait la construction de 566 logements à Jérusalem-Est ; ceci au mépris de la résolution 2334 condamnant la colonisation adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 26 décembre.

L’alliance Trump-Netanyahou bafoue le droit international. Elle est porteuse de grands dangers pour les peuples du Proche-Orient et la paix dans le monde.

Donald Trump a annoncé de surcroît son intention de déplacer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, rompant ainsi avec la politique historique de son pays et au mépris de l’ONU pour laquelle le statut de Jérusalem, occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis 1980, doit se régler par la négociation. La portée symbolique d’une telle décision aura de lourdes conséquences.

Le Parti communiste français réitère l’urgence d’une reconnaissance complète par la France de l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et le respect du droit au retour des réfugiés de 1947 et 1967 selon les termes de la résolution 194 de l'ONU.
Des moyens de pression existent pour contraindre Netanyahou à choisir la voie du dialogue et de la paix : la France peut agir en faveur de la suspension immédiate de l'Accord d’association Union européenne - Israël pour violation de son article 2 sur le respect des droits humains.

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