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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 13:29

Lait : le PCF demande un grenelle des prix agricoles

Aux producteurs en lutte pour la rémunération de leur travail, le géant mondial du lait Lactalis s’installe dans une situation méprisante de non discussion devant un gouvernement avouant son impuissance faute d’outils législatifs.

Démantèlement de la politique laitière dès l’Agenda 2000 à Berlin, concurrence libre et non faussée en Europe, coudées franches offertes aux distributeurs par la droite avec les lois LME, LRE … Disparition des quotas laitiers en 2015 auront fini de jeter la production laitière française au prix mondial.

La concertation doit aujourd’hui prévaloir afin de répondre aux légitimes revendications des éleveurs qui ne peuvent vivre de leur travail à moins de 320 € les 1 000 litres.

Le PCF appelle, face au désarroi du monde agricole, la tenue d’un grenelle sur les prix. Celui-ci viserait pour la production laitière à instaurer des négociations interprofessionnelles pérennes, à se doter d’outils de gestions des volumes en faveur des jeunes et des plus modestes, à orienter la filière vers la création de valeur ajoutée, à l’instauration de prix minimum indicatif européen.

A travers ses dépôts de loi, le PCF propose de légiférer sur la répartition des marges entre producteurs, industries agroalimentaires et grande distribution, permettant l’accès à l’alimentation aux consommateurs.

Lait: le PCF demande un grenelle des prix agricoles
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:33
INTERVIEW Olivier Dartigolles par Libération : «Nous avons besoin de réinscrire l'espoir à nos agendas politiques»

A l’occasion de l’université d’été de son parti, le porte-parole du PCF appelle de ses vœux un rassemblement des forces de «gauche progressiste» afin de recentrer le débat sur d’autres enjeux que le «terrorisme idéologique»

Notre préoccupation est de porter un vrai débat pluraliste sur la question du terrorisme. Nous devons penser et réfléchir l’avenir sur cet enjeu-là. Réfléchir, c’est une première réponse à apporter aux terroristes qui aimeraient nous voir douter de notre démocratie. Et, pour nous, la manière avec laquelle Manuel Valls a soutenu les maires de droite prenant des arrêtés anti-burkini montre bien le danger pour notre Etat de droit. Aujourd’hui, à la fois l’exécutif gouvernemental et la droite voudraient empêcher notre pays de discuter librement de tout ce dont ils ont envie de débattre. Mais nous n’accepterons jamais le piège, l’arnaque, qui viserait à faire de l’islam de France le principal enjeu de la prochaine élection présidentielle. On voudrait nous faire croire qu’actuellement, le plus important est de savoir combien il y a de burkinis sur les plages de France. Tout cela profite avant tout à Marine Le Pen. La droite et Manuel Valls sont les premiers agents du FN, et cela ne peut que satisfaire les terroristes qui veulent accroître les tensions de notre société.

Nous sommes en effet inquiets de la teneur du climat politique en France. Une opération visant à sauver le soldat Hollande a été lancée, via deux moyens : parler beaucoup de Nicolas Sarkozy et faire de la question religieuse en France le point principal du débat, de façon à occulter le fiasco total de ce quinquennat. Pour lutter contre cela, il faut par exemple essayer de décrypter ce qui s’est passé dans l’affaire du burkini. Alerter, donner à comprendre pour que chacun puisse conserver sa capacité de discernement. Il faut aussi que soient rendus possibles un ré-examen et une ré-orientation profonds de l’ensemble des politiques publiques – notamment en matière de sécurité et de justice, mais pas seulement : la culture ou encore l’éducation doivent aussi être repensées. De plus, il faut qu’il y ait un grand débat en 2017 concernant la politique internationale de la France. Et il n’y a pas que le PCF qui peut porter cette lutte-là, mais toutes les forces progressistes de la gauche.

Oui, car nous avons besoin de réinscrire un mot à nos agendas politiques : l’espoir. Et le meilleur moyen pour faire cela, c’est de proposer une nouvelle espérance collective. Une espérance qui se construit certes par des contenus et des solutions, mais aussi par l’image. Et l’image que nous donnons aujourd’hui est celle d’un éparpillement, ne permettant pas à l’espoir d’être identifié, visible. Il faudrait que les candidats, déclarés ou potentiels, pensent à tout le monde. Pierre Laurent est celui qui, avec le collectif communiste, est le plus à même à créer les conditions de la convergence. Va-t-on y arriver ? Je ne sais pas. Mais c’est important d’essayer de le faire.

Concernant Jean-Luc Mélenchon, nous nous sommes expliqués avec lui, sans polémique. Mais nous avons un vrai désaccord politique : en se déclarant candidat de cette manière, il ne permet pas de créer les conditions d’une dynamique collective – alors que le Front de gauche avait justement été créé pour éviter cela. Après, le désaccord est-il indépassable ? Nous ne le croyons pas, et nous ne cesserons de tendre la main. On ne veut rien faire qui pourrait permettre une victoire des idées du FN. Il suffit, pour cela, que chacun prenne ses responsabilités. Et le PCF a déjà montré que l’on peut soutenir un candidat qui ne soit pas issu de son propre parti [en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012, ndlr]. Nous le disons aux autres : pensez d’abord à l’avenir du pays et de la gauche au lieu de penser en termes personnels. Sans rassemblement pour porter l’espoir, il nous sera impossible de repositionner la question sociale au cœur du débat en France.

Amélie Quentel, correspondante de Libération à l'Université d'été du PCF

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:06

Le Parti communiste tenait son université de rentrée à Angers du 26 au 28 août.

Pierre Laurent s’est adressé, le samedi 27 août, aux 800 participants de cette université d’été

Cher(e)s camarades,

C'est un très grand plaisir de vous retrouver à cette université d'été qui se tient pour la première fois à Angers. Je veux d'emblée remercier chaleureusement tous les camarades qui, sous la coordination de Véronique Sandoval puis de Guillaume Roubaud-Quashie, tout nouveau directeur de l'université, avec Aurélien Guillot, secrétaire départemental de la Mayenne, Alain Pagano, secrétaire départemental du Maine-et-Loire, les militants communistes du département et tous les camarades de la commission de préparation de l'université, nous ont concocté trois jours de programmation de grande qualité intellectuelle et politique, et un beau moment de fraternité.

Ces moments sont précieux : à quelques jours du plus grand rendez-vous populaire de toute la rentrée politique, la Fête de l’Humanité, notre université d’été est un beau moment d’éducation et d’intelligence collective. Oui, quand tout dans nos vies semble aller de manière frénétique, quand les médias nous imposent chaque jour des questions qui ne sont pas les nôtres, pour être une femme ou un homme libre, pour être un citoyen capable de s’engager, pour être un, une militant(e), un, une communiste qui soit utile à ouvrir des chemins d’émancipation, ces temps d'échange, de formation politique, de découvertes artistiques, culturelles et scientifiques sont indispensables. Ces temps sont des fenêtres sur l'imagination, pour penser un autre monde possible. Et le faire ainsi à 800, ensemble, venus de tout le pays, quand chaque jour ce ne sont que le chacun pour soi, la concurrence sur fond d'ignorance et la méfiance qui sont flattés, c'est une grande force.

Comprendre le monde pour le rendre meilleur, comprendre nos sœurs et nos frères humains pour faire ensemble plutôt que les uns contre les autres : voilà qui est à proprement parler révolutionnaire dans un siècle dominé par les « furieux désirs » (pour reprendre l'expression de l’un de nos invités Fethi Benslama) de rentabilité, de concurrence, d'exploitation.

Ici nous ne sommes ni des optimistes béats qui nient les dangers de la période singulière que nous traversons, ni des militants désespérés d’attendre « le grand soir » qui ne vient pas. Ici nous sommes des femmes et des hommes qui, comme un jeune toulousain appelé Georges Séguy, ont choisi un jour d’agir et de ne plus subir. Et comme lui, nous sommes prêts à tous les combats, disponibles pour toutes les rencontres, sincères, ne supportant aucune injustice et déterminés à les faire reculer sans relâche. Nous rendrons à ce militant, à ce dirigeant cégétiste et communiste, dont la vie est une fierté pour notre pays, le 20 septembre au siège de la CGT à Montreuil un hommage national conjoint de la CGT et du Parti communiste qui résonnera d’une très grande actualité.

Georges Séguy nous a quittés dans un été à nouveau marqué par la barbarie qu’il a combattue toute sa vie. La leçon qu’il nous laisse pour l’affronter est le choix de l’humain en toutes circonstances, le choix de la paix, de la justice et de la fraternité. Tout est fait pour nous en éloigner. Les forces de Daech comme celles qui ne prétendent lui répondre que par la violence de la guerre veulent faire céder la France, et l’entraîner dans une spirale dont elle sortirait durablement meurtrie et abîmée. Nous ne céderons pas. Et je renouvelle mon appel : tenez bon, tenez bon contre la haine ! Oui, ensemble, Français de toutes conditions, de toutes confessions, Français et migrants venus d’ailleurs, ensemble, tenons bon contre la haine !

Des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous. A les écouter, l’été n’a été que terreur.

Je veux pour ma part d’abord retenir devant vous de cet été les belles paroles de dignité du maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, notre camarade Hubert Wulfranc, qui ont rendu fierté à la France entière après le lâche assassinat du père Hamel. Je veux retenir l’hommage rassembleur du maire de Magnanville, notre camarade Michel Lebouc, dans cette commune frappée de stupeur par le massacre de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, ce couple de policiers qui n’avait qu’une ambition, servir la sécurité de leurs concitoyens. Quelle dignité ! Quelle hauteur de vue ! Quelle humanité ! Et quelle différence avec le déferlement violent et bien souvent irresponsable entendu après le carnage de Nice ! Oui, ces élus, comme le font des milliers de militants du quotidien, tiennent la France debout face à ceux qui cherchent à l’abaisser.

OoO

Je veux retenir la joie de ces milliers d’enfants et de familles privés de vacances, cette magnifique invention sociale du Front populaire, emmenés pour une journée à la mer lors des journées de solidarité organisés par les communistes tout l’été. Plus de 10 000 personnes !

Je veux retenir les milliers de remerciements entendus lors de nos ventes solidaires de fruits et légumes au cours desquelles 80 tonnes de produits ont été écoulée grâce à la coopération avec nos amis agriculteurs partenaires de ces journées.

Je veux retenir les larmes de bonheur de nos médaillés olympiques, de cette équipe de France venue de nos quartiers. Ce n’est pas la “France de la diversité” qui a battu le record de médailles, c’est la France tout simplement, c’est la jeunesse de notre pays telle qu’elle est, celle que certains saluent un jour mais stigmatisent le lendemain, celle remarquable d’audace, de solidarité qui, de Champigny à Aubervilliers, a fait ses premiers pas sur un tatami ou sur un ring dans des villes qui croient au sport pour tous et y consacrent les moyens nécessaires.

Je veux retenir de ces Jeux de Rio, qui bien sûr n’ont pas échappé aux stigmates de notre monde d’argent et d’inégalités, ce message olympique de paix qui perdure entre les athlètes de la planète. Je pense à cette image incroyable de cette nageuse syrienne de 18 ans, Yusra Mardinila, membre de l’équipe olympique des réfugiés, qui gagne sa série du 100m papillon, tout juste un an après avoir failli mourir en mer en fuyant la Syrie, et qui, avec sa soeur, avait remorqué à la nage son embarcation et ses occupants durant plus de trois heures avant d’atteindre l’île de Lesbos.

Voilà le monde d’humanité vers lequel nous voulons continuer de tendre nos regards et nos ambitions. Ce monde est possible. Il est à notre portée. D’immenses richesses existent pour construire un monde de partage et de bien commun, mais à condition de faire cesser la prédation mondialisée de ces richesses par un système capitaliste qui ne connaît comme règles que concurrence à outrance, dominations et guerres.

OoO

La France de la fraternité que nous aimons est aujourd’hui durement attaquée. Dans notre pays, déjà en proie à une profonde crise sociale, politique et démocratique, des meurtres de masse, des assassinats et des attaques-suicides menées au nom du “djihad” ont plongé nos concitoyens dans l’effroi, l’incrédulité, le chagrin et la peur.

Les cibles visées ne le sont pas au hasard : les dessinateurs de Charlie Hebdo, l’hypercasher de Vincennes, la jeunesse des terrasses, des concerts et des stades, la fête populaire du 14 juillet, le père Hamel dans son église, un couple de policiers. C’est la République qui est visée.

Pour combattre ce terrorisme assassin, qui nous tend le piège de la “guerre des civilisations” pour nous y précipiter, il nous faut désormais résister à un terrorisme plus soft, le terrorisme politique et idéologique qui voudrait nous interdire de penser et de comprendre les causes et les racines de ces drames. Expliquer c’est commencer à excuser, avait dit le Premier ministre. “Nous sommes en guerre” un point c’est tout, et la guerre sera notre seule réponse.

Nous refusons cette démission. Nous refusons de baisser pavillon sur les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous refusons de rendre les armes de la pensée, justement parce que le défi à relever est immense. Le terrorisme de Daech et les formes mutantes qu’il endosse en recrutant dans les plaies de notre propre société en crise, nous obligent à penser des réponses nouvelles. Face aux dangers nouveaux qui menacent, il serait fou de défaire les solidarités qui unissent le peuple de France. J’accuse de la plus grande irresponsabilité ceux qui jouent à cela et qui ont décidé de faire de la logique de peur un instrument de gouvernement.

C’est une bataille quotidienne, celle de la pensée contre la peur que nous allons devoir mener avec constance.

La manière dont les maires LR de la Côte-d’Azur poussés par Nicolas Sarkozy et soutenus par Manuel Valls viennent d’instrumentaliser le burkini est révélatrice. Car il est clair que ce qui était visé par eux était en réalité une nouvelle offensive de stigmatisation des musulmans de France et rien d’autre. Et nous avons eu honte pour la France en voyant la scène des interpellations sur les plages cannoises, qui ne visait déjà plus le burkini, et qui était de ce point de vue dramatiquement révélatrice. Le Conseil d’Etat vient de remettre les pendules à l’heure en stoppant l’engrenage visé. Et c’est tant mieux.

Quant au burkini lui-même, que les choses soient claires : nous ne céderons pas non plus sur la liberté des femmes à disposer entièrement et librement de leur corps. Ce combat est pour nous universel, nous voulons le mener avec toutes les femmes, et bien entendu tous les hommes, contre toutes les assignations, vestimentaires ou plus graves encore, qui voudraient réduire le droit à l’égalité pour toutes et tous. Ce combat, il concerne toute la société française, et traverse toutes les conditions, toutes les confessions. Ce dont nous avons besoin, c’est de lois toujours plus fortes, de moyens toujours plus importants pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes dans notre société, et pour l’égalité femmes-hommes en tous domaines. C’est ce combat que nous devons ériger au plus vite au rang de cause nationale.

En 2017, le pays aura à faire, sur cette question et bien d’autres, des choix de société majeurs pour son avenir. Nous le sentons bien : dans l’affrontement politique en cours, ce qui se joue, c’est la France. Et je veux vous parler de l’ambition que nous devons porter pour notre pays. Car rien ne serait plus dramatique que de laisser la droite, l’extrême droite et le gouvernement actuel nous dicter les termes du débat national.

OoO

L’un des choix que la France doit faire avec audace est celui de la jeunesse, de la culture, de l’éducation.

Quelle vie, quel idéal propose-t-on à la jeunesse ?

L'engagement dans des interventions extérieures armées ? Devenir milliardaire comme le propose Macron ? Devenir auto-entrepreneur comme le propose Gattaz ? Ou peut-être chasser le Pokemon ?

Quelle vie ? Quel idéal, quand on a 18 ou 20 ans, des parents au chômage, sur la touche, privés parfois de droit de vote ? Quand le seul rapport au monde social est d’être exclu de Pôle emploi ; le seul rapport à l’État est le harcèlement répété du contrôle policier au faciès ; le seul rapport à la culture est la téléréalité…

Franchement, les jeunes de France, tous les jeunes nés dans ce beau pays ou qui le rejoignent, sont un trésor précieux.

Je suis consterné quand j’entends le gouvernement placer la rentrée scolaire sous le signe de la sécurité. Voilà l’entrée dans la vie que nous allons offrir aux enfants du pays: des exercices de confinement contre les risques d’attentats. Outre que tout cela n’est que du vent, sans aucun moyen de sécurité supplémentaire réel, le signe envoyé est désastreux.

Le droit à l’éducation, à la culture, au sport devrait être notre drapeau, et la rentrée scolaire une fête. La France a besoin au plus vite d’une grande loi de programmation pluri-annuelle sur 5 ans pour l’éducation, la culture et le sport, où tous les moyens de la réussite et de l’émancipation soient donnés à chaque jeune de notre pays, sans en laisser un seul au bord de la route. Des moyens exceptionnels doivent être dégagés pour cela. C’est la priorité des priorités pour donner un avenir à la France.

OoO

Donner un avenir à la France, c’est inventer sans attendre le travail de demain et sécuriser la vie de nos concitoyens.

La loi travail, nous devons dire la loi de précarisation du travail, imposée grâce au 49-3 est une imposture car elle vise en réalité le dumping social et non l’emploi, et un anachronisme, car la guerre économique à laquelle elle nous condamne sera sans fin et conduira la planète à de nouvelles crises pires que celle de 2008.

En vérité, s'ils nous enferment dans la guerre, le conflit, la concurrence, c'est parce qu'ils s'accrochent à leur vieux monde, aux privilèges de l'argent, à la domination des grands intérêts financiers et commerciaux, au fond à ce vieux système capitaliste en crise qui règne sur la planète mais ne sait plus répondre aux défis contemporains du développement de l'humanité. Alors, pour continuer à régner, ils préfèrent nous diviser, nous trier, nous fragiliser, nous mettre en concurrence pour mieux nous exploiter, plutôt que de toucher à leur sacro-sainte loi du libre marché au service des rendements financiers.

Nous, ce que nous voulons c'est tout le contraire, c'est rassembler, c'est construire une civilisation du commun, c'est développer chacune et chacun pour émanciper toute l'humanité dans un projet de paix et d'égalité devant le droit au progrès humain.

Nous refusons la fatalité d'une société qui laisse sur la touche une partie grandissante d'elle-même. Le chômage et la précarité sont les poisons de notre société. Si nous laissons primer les logiques actuelles, la rentabilité et la compétitivité dans un monde ouvert à toutes les concurrences et avec la numérisation, la valeur de notre travail va être saccagée, le passage par le chômage deviendra la règle, la seule raison du marché dominera tout. Seuls les plus puissants, les 1 %, deviendront toujours plus richissimes.

Nous proposons de changer cette logique en créant une nouvelle sécurité sociale, celle de l'emploi et de la formation.

Ce progrès de civilisation majeur qui garantirait à chacun le droit à l’emploi et à l’évolution professionnelle par la formation tout au long de la vie, en garantissant à tous une sécurité de revenus, serait un puissant levier pour changer le sens du travail, pour changer l’entreprise, pour repenser et réduire les temps de travail pour tous.

Là encore, on pourrait commencer par la jeunesse en visant cet objectif d’exception: zéro jeune au chômage. Comment ? Chaque jeune signerait avec le service public de l’emploi une convention de sécurisation de l’emploi et la formation. Le parcours choisi d’insertion dans l’activité ou le contrat de travail associé à cette convention garantirait un revenu égal au SMIC ou une allocation d’autonomie. Ainsi, tout le rapport de la société et des entreprises au chômage en serait bouleversé. C’est une autre logique qui peut s’installer.

OoO

Donner un avenir à la France, c’est construire un nouveau pacte républicain pour retrouver la République partout, sur tout le territoire, et la République pour tous.

La République pour tous, c’est un plan d’urgence et de mobilisation nationale pour la relance de tous les services publics, ce qui veut évidemment direclore le chapitre désastreux de l’austérité, de la RGPP, de la réduction drastique des budgets des collectivités locales.

La République pour tous c'est la bienveillance plutôt que la surveillance comme l'a déclaré le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Hélas, s’il existe des caméras de surveillance, il n’existe pas de caméras de bienveillance… Peut-être, un jour, on les inventera… En attendant, la bienveillance demande donc de l’intervention humaine, du débat, de la réflexion, de l’action intelligente, de l’écoute attentive, de la patience opiniâtre.

La République pour tous, c'est une nouvelle politique publique de sûreté nationale qui protège mieux les populations et le territoire national, alliant des moyens plus importants et surtout mieux répartis sur tout le territoire. Des moyens employés à bon escient pour le suivi et l'investigation des signalements, des démantèlements de filières d'enrôlement et de trafics d'armes, des services de justice et de prison mieux équipés et formés, une coopération européenne et internationale des services de police, de renseignement et de renseignement militaire coordonnés autour de l'objectif commun de neutraliser les individus potentiellement dangereux. Disant cela, je n'invente rien : écoutez les personnels, écoutez leurs représentants syndicaux, écoutez les grandes organisations des droits de l'homme, écoutez l'expérience d’autres pays.

La République pour tous c'est mettre en chantier une VIe République. Nous inverserons le calendrier électoral pour faire primer l'Assemblée nationale sur l’exécutif.

Nous supprimerons le 49-3 et ferons la proportionnelle à toutes les élections pour une juste représentation des partis. Nous ouvrirons une nouvelle ère de la citoyenneté en instaurant le referendum d'initiative populaire, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, et transformerons le Sénat en une nouvelle chambre citoyenne comportant plusieurs collèges de représentants syndicaux, associatifs, d'élus locaux ainsi qu'un collège composé de citoyens tirés au sort. Pour en finir avec la professionnalisation de la vie politique, nous créerons un statut de l'élu et étendrons le non cumul des mandats.

Nous engagerons une refonte de la loi NOTRe pour faire prévaloir la coopération et la démocratie locale. Notre nouveau pacte républicain visera la réalisation concrète des valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité, un renouveau de la laïcité, il inscrira dans la loi le principe de non-régression pour les droits sociaux et politiques.

Il portera de nouvelles avancées pour l'égalité femmes-hommes par un renforcement immédiat des dispositifs contraignants pour l'égalité professionnelle. Il garantira la citoyenneté de résidence et mettra enfin en œuvre le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.

Il donnera une traduction concrète à la lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations, notamment la lutte contre le contrôle au faciès avec la mise en place du récépissé lors des contrôles d'identité. Nous mettrons enfin en place des observatoires départementaux de la laïcité, sous l'égide de l'observatoire national, dont le but serait la médiation, l’apaisement des tensions, le règlement des conflits dans un esprit républicain.

La République pour tous, c’est une nouvelle action de la France pour une politique internationale de sécurité globale : la sécurité des uns implique la sécurité de tous, et pour la construire, notre pays a un choix fondamental à faire : ou perpétuer l'ordre existant, ou mettre un terme aux politiques d'alliances et au billard à trois bandes, aux opérations de conquête de marchés de l'armement, aux compromis avec les dictateurs et de fuite en avant vers des traités et accords de libre-échange qui affaiblissent toutes les économies nationales.

Oui, la France a le choix, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, elle peut décider que le politique et la diplomatie, la prévention des conflits et la résolutions des injustices sociales et économiques sont prioritaires dans l’action multilatérale pour briser les reins des organisations qui comme l’État islamique, Boko Haram ou AlQaïda ont profité de la faiblesse ou de l'effondrement d'Etats pour généraliser leur offensive meurtrière. Chaque jour, en Afghanistan, Pakistan, en Syrie et en Irak, au Nigeria, des bombes explosent sur des marchés et des places publiques ; le fléau s'étend à la Turquie d'Erdogan qui a soutenu l'Ii : alors quelles conclusions en tirer ?

Si ce n'est qu'il est grand temps de sortir de ces situations « schizophréniques » où les grandes puissances font l'inverse de ce qu'elles proclament, se mêlant de tout tout le temps, empêchant les peuples de choisir leurs dirigeants et leurs projets de société, faisant le tri dans les « bons » dictateurs contre les « mauvais ». Pour quels résultats ?

Les peuples du monde ne sont pas dupes et ces errements qui conduisent à tant de vies fauchées, gâchées, ne pourront durer éternellement. À la fête de l'Humanité, puis le 24 septembre dans 15 villes de France le PCF sera dans les Marches pour la paix pour faire entendre la voix de celles et ceux qui n'ont pas abandonné la lutte pour un monde débarrassé de la course aux armements, de l'arme nucléaire et des alliances belliqueuses comme l'OTAN.

Oui, la paix doit redevenir une grande cause nationale pour la France.

OoO

Donner un avenir à la France, c’est s’engager dans un autre mode de développement, un mode de développement humain et durable, qui mène d’un même pas la lutte contre la surexploitation humaine et celle contre le saccage de la planète et le réchauffement climatique qui en est la conséquence.

Nous voulons faire du bien commun le moteur d'un nouveau mode de développement pour la France. Les citoyens, les salariés, ne nous ont pas attendus. Ils sont déjà à l’œuvre à travers de multiples expériences dans le pays. Mais cela reste fragile. Il faut que la puissance publique s'en mêle !

Nous engagerons un renouveau de l'industrie et de la recherche dans les filières structurantes.

Nous proposons de faire de l'essor des industries et de la recherche écologiques une des politiques de cette nouvelle industrialisation de la France en lien avec le développement des services publics qui permettra de créer un million d'emplois dans des filières variées (énergies renouvelables, automobile, transports urbains, bâtiment, rénovation thermique des logements, recyclage et réparation…).

Nous lancerons également un plan national pour promouvoir les Fablabs car ils sont les prémisses d’un nouveau modèle productif fondé sur l’innovation, l’initiative décentralisée, la relocalisation, le partage et la constitution de réseaux. Nous déposerons dès l'automne une proposition de loi pour la création d'un pôle public de l'énergie.

Donner un avenir à la France, c’est mettre fin à l’indécente prédation financière des banques et des grands groupe financiers sur les richesses de la planète, c’est lutter contre la finance pour une autre utilisation des richesses.

Nous proposons de reprendre le pouvoir aux banques pour que les richesses créées par le travail servent l'émancipation de tous les citoyens. Devant l'échec manifeste du CICE, nous créerons un pôle public bancaire pour promouvoir cette ambition avec une gouvernance réellement démocratique sur la base des institutions financières publiques existantes (la Banque postale, la CDC, …) et nous nationaliserons les deux plus importantes banques françaises, la Société générale et BNP Paribas, dont les pratiques actuelles sont à l'opposé des intérêts du pays. En s'attaquant partout au coût du capital, nous créerons également un fonds national et des fonds régionaux pour développer et sécuriser l'emploi et la formation.

Nous bloquerons les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux et renforcerons les services fiscaux dans le cadre d'un plan inédit de lutte contre l'évasion fiscale qui représente désormais près de 70 milliards d'euros soit l'équivalent de notre déficit public. Nous engagerons une grande réforme de justice pour la fiscalité qui fera contribuer davantage les hauts revenus et les revenus du capital et nous réformerons l'impôt sur les sociétés pour encourager les entreprises qui décident d'investissements utiles, créent des emplois de qualité et respectent l'environnement, et pénaliser celles qui n'ont pour seul objectif que l'enrichissement de leurs actionnaires. Enfin, les salaires et dividendes des grands patrons seront plafonnés et les salaires encadrés dans une échelle de 1 à 20.

OoO

Enfin, donner un autre avenir à la France c’est reprendre l’action de la France pour refonder du sol au plafond le projet européen et construire une Europe solidaire et démocratique.

Plus personne ne veut de l'Union européenne actuelle. Nous lancerons une procédure inédite d'écriture citoyenne d'un nouveau projet de traité et nous nous engagerons à le défendre, à utiliser l'influence de la France, à trouver les alliances pour le rendre possible.

La France doit appeler l'Europe à sortir de la gabegie spéculative et de l'austérité qui nous ont fait entrer dans une crise du développement sans précédent : l'euro, la Banque centrale européenne, les outils communs doivent être tournés vers le développement industriel, les services publics et les PME. Nous porterons l'idée d'un fonds européen de développement social et solidaire, abondé par la Banque centrale européenne qui allouerait des financements sur critères sociaux et environnementaux. Les budgets ne doivent plus être soumis à la règle d'or. Nous nous battrons pour l'abrogation du traité budgétaire, quitte à retirer la signature de la France. A la raison sociale ensuite. Il faut une grande loi européenne anti-dumping pour cesser la mise en concurrence des travailleurs qui nourrit les nationalismes : progressivement, il est possible de faire converger par le haut les salaires et les droits des travailleurs en prenant comme référence le pays où ils sont les plus élevés. Nous demanderons une révision complète de la directive sur les travailleurs détachés et proposerons un ensemble de règles sociales et environnementales auxquelles les entreprises devront se soumettre. Nous proposerons que l'Europe se batte, à l'échelle mondiale, pour des règles du travail internationales avancées et leur respect. Nous suspendrons les négociations TAFTA, CETA et TISA. Enfin, la France doit appeler l'Europe à la raison démocratique : l'Union européenne ne peut être un cadre punitif où les souverainetés nationales sont sans cesse réprimées. Chaque peuple doit pouvoir choisir librement les projets, les coopérations qu'ils jugent bons de partager avec les autres pays européens. Au sein des institutions européennes, les instances élues doivent avoir le dernier mot. Les sommets européens seront précédés en France d'un vote du Parlement et nous soumettrons les grands enjeux aux Français, par référendum.

OoO

« Dans quel pays, quelle société voulons-nous vivre ? », voilà le débat qui nous importe et dans lequel nous sommes décidés à faire entendre la voix forte des communistes, pour le bien du pays.

J’invite les salariés, les citoyens, les chercheurs, les enseignants, les artistes les intellectuels, j’invite les jeunes ; j’invite les syndicalistes, les militants des mouvements sociaux et associatifs ; j’en appelle aux militants, aux électeurs de gauche, aux écologistes à investir ce débat et à ne pas s’en laisser dessaisir.

Vous le savez, la bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car malgré le fiasco gouvernemental qui ne semble pas vouloir s’arrêter, malgré l’énorme pression de droite et d’extrême droite pour étouffer tout débat d'alternatives sociale et démocratique, les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées.

Tout est prêt pour imposer aux Français un choix, un débat, un casting dont ils ne veulent pas. Des millions d‘entre eux sont perdus car rien dans ce qui se passe ne suscite leur envie.

Je le dis avec force à nos concitoyens : dîtes haut et fort ce que vous attendez, ne restez pas dans votre coin. Intervenez, organisez-vous pour que vos luttes, vos revendications, vos aspirations prennent place au premier rang des échéances politiques, sinon le débat vous sera confisqué. Les mobilisations sur la loi Travail, Nuit debout ont montré la voie.

Et nous les communistes, mettons-nous au service de cette entrée en scène des citoyens dans ces échéances décisives. Et consacrons tous nos efforts dans les semaines à venir à rendre visible, incontournable ce qui est commun à toutes les forces démocratiques, sociales, progressistes qu’il convient de rassembler. Non, la division actuelle de ces forces ne correspond pas à ce qui unit réellement des millions de Français.

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà participé à notre grande consultation citoyenne. Amplifions le mouvement avec la Fête de l’Humanité et sa préparation. Et nous rendrons publics ses résultats fin septembre pour mettre ces exigences au cœur du débat public.

Pour donner plus de force à cette démarche, nous soumettrons à une grande votation citoyenne en octobre les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017.

Droits des femmes, jeunesse et éducation, temps libre, culture et sport, sécurité d’emploi et formation, plan zéro jeune au chômage, sauvegarde de la planète, nouveau pacte républicain, nouvelle République, politique de paix et de fraternité, lutte contre la finance, maitrise publique des banques, refondation européenne… Je viens de verser des idées pour un tel pacte. J’ai écouté les propositions d’Arnaud Montebourg, celles de candidats à la primaire socialiste qui ont combattu avec nous la loi Travail. Je sens que dans le discours que prononcera demain Jean-Luc Mélenchon, nous retrouverons beaucoup de ce qui nous est commun. J’étais hier à l’université d’été des Verts pour un débat pour une autre loi travail, une loi de progrès social. J’ai senti l’intérêt à ce travail commun, et pour vous faire une confidence, je crois qu'il y a plus d’intérêt à ce débat parmi les militants écologistes qu’à la primaire interne qu’ils tiendront fin octobre.

Tout ce que nous ferons pour faire émerger ce commun ne sera pas du temps de perdu. Et c’est là que nous trouverons les armes et les forces à rassembler pour faire face dans les combats immédiats à la surenchère ultralibérale, raciste et guerrière que nous allons devoir faire chaque jour reculer.

Nous aurons nous mêmes à faire notre choix pour la présidentielle début novembre, et je ne sais à l’heure qu’il est si nous trouverons avec tous les Français qui le souhaitent la force de faire bouger le paysage actuel. Mais je le dis, tant que la menace est là, nous devons travailler à cette réponse forte et rassemblée. En tout état de cause, car il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré ces difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre quel que soit ce choix la voix du Parti communiste pour le présent et pour l’avenir. Nous avons dès cette minute un rôle éminent à jouer pour reconstruire la gauche dont ce pays à un besoin vital.

Les élections législatives et sénatoriales seront elles aussi essentielles. Nous devons batailler contre la dévalorisation organisée de ces échéances qui est une des dimensions de la présidentialisation et de la dévitalisation démocratique du pays. Les constructions de rassemblements populaires que nous sommes capables d’initier dans nombre de circonscriptions peuvent jouer un rôle essentiel pour faire bouger les lignes présidentielles. De quel député de gauche avez-vous besoin ? Faisons de cette question une grande question publique. La proximité peut être un atout. Car l’enjeu peut dans ces circonstances devenir bien plus accessible à nombre de nos concitoyens désarçonnés par une vie politique nationale dans laquelle ne re retrouvent plus.

Nos choix ne sont pas ceux d’un débat en permanence imposé par les provocateurs intégristes de toutes religions. Nos choix ne sont pas ceux d’un pays sidéré par la peur, cédant à la panique, acceptant l’état d’exception. Nos choix sont ceux d’un pays affichant tranquillement, fraternellement, avec bienveillance encore une fois, l’affirmation de ce qu’on est, de notre état de droit.

J’ai la certitude qu’une grande majorité des Françaises et Français cherche un autre choix que départager la droite, l’extrême droite et François Hollande.

Tout cela nous l’avons décidé lors de notre congrès et nous allons nous y tenir. J’entends et je comprends les impatiences dans nos rangs, à voir la succession des annonces de candidatures pour les primaires ou la présidentielle. C’est pourquoi je vous dis : « tenons-nous à nos propres décisions, à notre calendrier. Nous avons huit mois d’ici la présidentielle. L’échéance se rapproche mais les enjeux sont si importants, si décisifs que nous aurions tort d’en rabattre en bradant le travail de large rassemblement que nous avons décidé d’entreprendre.

Mon appel à tous est pressant.

A tous citoyens de gauche de toutes sensibilités, à tous, responsables politiques de gauche qui menons dans des combats communs, contre la loi El Khomri et la déchéance de nationalité, à tous, partenaires du Front de gauche, à tous, candidates et candidats, déclarés ou potentiels, je vous le dis : « il est temps de décider à construire un chemin commun. C’est encore possible. Je vous demande de ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, contre les moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient, de se faire une place, de faire à son parti ou mouvement une place, toute méritée qu’elle soit. Je le dis avec franchise : notre place personnelle, la place de notre parti ou de notre formation, elle sera immense si nous construisons du commun, elle sera minuscule si nous n’y parvenons pas. Alors je vous le propose : parlons vite et parlons bien. J’irai partout où il sera nécessaire. Et je vous attends à la Fête de l’Humanité. Cette fête qui prendra cette année un caractère exceptionnel. Je vous invite à y partager le pain, le vin, la fraternité, là, au plus près du peuple exigeant de la Fête de l’Huma. Je vous invite à y lancer au moins un signal : nous prenons nos responsabilités pour que les échéances de 2017 ne fassent pas le malheur de la France mais engagent son renouveau ».

OoO

Dans son nouveau roman qui paraît ces jours-ci, Salman Rushdie qualifie avec lyrisme notre époque de « temps des étrangetés » – Qui d'entre nous au fond ne ressent pas la même chose, que les choses vont « à l'envers » ?

A nous de les remettre à l’endroit, le plus vite possible.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:45
Les finistériens avec les morbihanais reviennent sur la journée de débats du samedi

Les finistériens avec les morbihanais reviennent sur la journée de débats du samedi

Paul Paimbeni, 25 ans, un camarade de Brest très prometteur

Paul Paimbeni, 25 ans, un camarade de Brest très prometteur

De gauche à droite: Jeannine Daniel, Ismaël Dupont, Anne-Marie Alayse

De gauche à droite: Jeannine Daniel, Ismaël Dupont, Anne-Marie Alayse

Discours de Pierre Laurent le samedi

Discours de Pierre Laurent le samedi

Avec Gérard Filoche, après sa très bonne et combative intervention pour un acte II de la mobilisation contre la loi travail

Avec Gérard Filoche, après sa très bonne et combative intervention pour un acte II de la mobilisation contre la loi travail

Une université d'été d'une richesse de débats et de réflexion remarquable, excellemment organisée à l'Université d'Angers par la fédération du Maine-et-Loire et celle de Mayenne, avec un gros concours de la JC, qui a fait la part belle à la fête, à la solidarité, à la fraternité, entre camarades de toutes générations, de toutes conditions, de toute la France, de toutes les origines.

Le PCF a clairement montré pendant 3 jours sa capacité à se renouveler, la force de sa jeunesse militante et l'intelligence, la soif de comprendre et d'agir, l'esprit de respect de ses militants et de ses cadres.

En mettant au centre du jeu l'intérêt de notre peuple qui passe par le rassemblement de la vraie gauche et la force d'un collectif à renforcer toujours plus pour combattre et résister à la montée de l'extrême-droite comme aux forces capitalistes et de l'ultra-libéralisme, plus que des acnés narcissiques et de la communication politicienne au service des ambitions.

10 camarades du Finistère étaient présents à cette Université d'été qui y ont passé des moments très intenses et nourrissants politiquement.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:12
Pierre Laurent invité sur France Inter dimanche 28 août

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF , nous en dit plus sur le rôle de son parti au sein d'une gauche éparpillée par la multiplicité des candidatures annoncées .

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-28-aout-2016

Après trois jours de débats et de conférences à Angers, l'université d'été du PCF se termine ce dimanche 28 août. L'occasion pour les militants de définir l'avenir du parti mais surtout de déterminer quel rôle doit-il tenir entre les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, la primaire de la gauche ou encore celle des écologistes.

Est-il trop tard pour croire à une gauche unie pour 2017 ? Le PCF dispose-t-il des appuis suffisants pour faire le trait d’union entre toutes ces candidatures ? L'existence du Front de gauche a-t-elle toujours du sens sans Jean-Luc Mélenchon ?

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, fait le point sur ces questions au micro de Laetitia Gayet.

"Nous avons su nous rassembler derrière un candidat quand il le fallait et nous ferons le choix le plus utile pour avancer dans cette voie en 2017. (...) Au PCF, il peut y avoir des avis différents quant à qui pourrait être ce candidat mais le combat pour faire converger les forces est commun. (...) Je ne dis pas que cela est aisé, il y a une dispersion aujourd'hui à gauche mais il n’est pas trop tard pour produire cet effort de rassemblement."

"Je crois qu'il est impératif de nous rassembler, il serait désolant, dans la situation dans laquelle nous sommes avec le danger de la droite et de l’extrême droite, que les forces de gauche n'essayent pas de converger."

"Je constate qu'un chemin commun existe. Je suis allé à un débat de l'université d’été d'EELV et je vais écouter le discours de Jean-Luc Mélenchon cet après-midi. J'écoute et je partage ce qu'a dit Arnaud Montebourg sur la maîtrise publique des banques."

"Etre communiste, c’est croire plus que jamais à une société dupartage, du commun. L’idée du commun trouve à l’époque de la mondialisation, une très grande actualité."

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:04

«Etre un jeune communiste, c’est être contre la loi travail»

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, les idéaux actuellement présentés à la jeunesse sont limités :«Devenir milliardaire, comme le propose Macron, auto-entrepreneur, selon Gattaz, ou bien, peut-être, chasser le Pokémon.» A l’université d’été du parti à Angers, Clara, 20 ans, l’avoue : elle aime bien attraper Pikachu mais les autres perspectives, très peu pour elle. En adhérant à «la JC» ( Mouvement des jeunes communistes), il y a six ans, cette étudiante a décidé de refuser«le modèle sociétal actuel qui promeut la thune pour la thune».

Comme elle, cette année, les jeunes communistes se sont déplacés en nombre afin d’assister aux différentes conférences. Morgane, 25 ans, a traversé plusieurs épreuves - sans-abrisme, réinsertion professionnelle compliquée - avant de s’engager :«Je me suis dit que seul un changement de système pouvait remédier à cette situation, d’où mon adhésion au PCF.» Elle n’est pas la seule à avoir franchi le cap.«On a eu plus de 2 000 nouveaux adhérents depuis le début de la mobilisation contre la loi travail», explique Camille Lainé, 26 ans, secrétaire générale du MJC. Ce qui porterait à 15 000 le nombre total d’adhésions.

Que signifie être un jeune communiste en 2016 ? Selon Camille Lainé,«c’est être quelqu’un qui se mobilise d’abord contre la loi travail. Quelqu’un qui en a marre de cette société qui nous divise, qui veut construire quelque chose de collectif et changer la société». A l’apéro du samedi soir, tout en se déhanchant derrière le bar, Benoît, 19 ans, confirme :«Il n’est possible de changer les choses de manière radicale qu’en passant par une organisation.» Avant de se volatiliser pour tenter d’obtenir une photo avec Pierre Laurent qui esquisse ses premiers pas sur la piste de danse. Le lendemain matin, les mines un peu fatiguées, les jeunes communistes seront tout de même fidèles au poste. Le thème de la conférence ? La politisation des jeunes.

Lire l’intégralité surLibération.fr

Camille Lainé ( secrétaire nationale des jeunes Communistes - MJCF) - photo Le parisien - Camille Lainé était de retour d'une mission de solidarité des communistes avec les Palestiniens

Camille Lainé ( secrétaire nationale des jeunes Communistes - MJCF) - photo Le parisien - Camille Lainé était de retour d'une mission de solidarité des communistes avec les Palestiniens

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 06:38
Invité par le PCF, le socialiste Gérard Filoche tape sur Hollande (Amélie Quentel, Libération)

Convié par les communistes, à Angers, pour débattre sur l’après-loi travail, l'ex-inspecteur du travail en a profité pour appeler à une primaire «de toute la gauche». Un discours qui a rencontré plus ou moins de succès.

A la cafétéria de l’université d’Angers, où se tient l'université d'été du PCF, il discute avec des militants communistes. Gérard Filoche, membre du PS et candidat déclaré à la primaire des 22 et 29 janvier souhaitée par le Conseil national socialiste, était invité le temps d’une conférence. Son thème : «Réussir l’acte II contre la loi travail.» Gérard Filoche, affilié à l’aile gauche du PS, est effaré qu’elle ait été adoptée : «Cette loi, c’est comme de l’acide sur nos droits. Hollande a cassé cent ans de code du travail.» Il espère toujours son retrait, «comme cela avait été le cas pour le CPE». Alors, à Angers, il est venu parler de la nouvelle journée de mobilisation contre la loi El-Khomri – le 15 septembre – mais aussi de la nécessité de «renverser ceux qui l’ont créée».

Comprendre : François Hollande et son gouvernement. Et, pour Gérard Filoche, le meilleur moyen d’empêcher que l'actuel président soit à nouveau candidat en 2017 est l’organisation «d’une primaire de toute la gauche, qui élirait un seul candidat, en décembre». Il fustige le choix fait par le PS d’une primaire de la «Belle Alliance populaire» (PS, PRG et écologistes progrouvernement), «primaire riquiqui qui profiterait à coup sûr à François Hollande, alors qu’une primaire de toute la gauche le ferait perdre». D'autant que, selon lui, «la présence de deux candidats de gauche aux élections présidentielles marquerait [leur] mort». Du coup, il ne désespère pas de rallier Pierre Laurent à sa cause : «Il a appelé au rassemblement de la gauche !» Et ne cesse, durant la conférence, de rappeler que «la gauche est plurielle, et qu’en s’unissant, elle peut virer d’une pichenette l’extrême droite de la gauche qui gouverne actuellement».

«Filoche show»

Dans l’amphithéâtre, ses interventions font réagir. Un militant communiste souffle avec humour à son voisin : «Il me ferait presque voter socialiste !» «En même temps, il est là pour ça», lui répond son ami. Une dame prend la parole, non sans ironie, pendant la séance de questions-réponses. «Monsieur Filoche, vous parlez d’une gauche unie, mais quelle gauche et pour quel contenu ?» Une militante acquiesce vigoureusement de la tête. A la sortie de la conférence, des adhérents PCF parlent d’un «Filoche show». Paul, membre de la section de Brest, n’est pas convaincu par cette idée d'une primaire de toute la gauche :«Impossible d’aller à une primaire qui incluerait l’exécutif en place. Pas après les cinq ans de régressions sociales qu’ils ont mis en place.» Mais qu'en pense le principal intéressé ? Malgré ses «nombreuses valeurs communes avec Gérard Filoche», Pierre Laurent l'assure : «Hollande, ce n'est pas la gauche. La convergence de nos forces ne se fera pas sous la forme d'une primaire avec lui.»

Amélie Quentel

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 13:00
Angers: l'université d'été du PCF débute vendredi (Ouest-France, 23 août)

Angers. L'université du Parti communiste débute vendredi

Il y aura des ateliers, des conférences, des débats… Pendant trois jours, les 26, 27 et 28 août 2016, adhérents et élus du Parti communiste se retrouvent dans les locaux de l'université de lettres Belle-Beille d'Angers à l'occasion de l'université d'été du PCF. Les amphithéâtres et les salles de classe accueilleront les conférences. Les participants seront logés dans les chambres universitaires.Environ 800 adhérents, responsables et élus du PCF sont attendus à partir du vendredi 26 août et jusqu'au dimanche à l'université d'été du Parti communiste français. Ils se retrouveront à l'université d'Angers de Belle-Beille.

"Ce sera l'occasion d'écouter des intervenants sur la biodiversité, les maladies chroniques ou encore féminisme et émancipation humaine, indique Alain Pagano, secrétaire départemental du PCF en Maine-et-Loire. D'autres interventions seront plus politiques, comme celles sur les défis du syndicalisme, les façons de mener une campagne électorale, la France peut-elle changer l'Europe ou encore le parti communiste face au défi de l'implantation à l'entreprise…"

Cours de gym

Samedi 27 août, à midi, l'allocution de rentrée du secrétaire national, Pierre Laurent, devrait porter sur l'élection présidentielle de 2017. "Il devrait envoyer un message de rassemblement à gauche, pense Alain Pagano. Un rassemblement qui va de pair avec notre projet qui allie le sens du partage, de la solidarité et de l'entraide."

Pour se détendre, les participants à l'université d'été pourront assister à des cours de gymnastique, chaque matin à 8 h.

Programme complet sur : http://universite-ete.pcf.fr/

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:25
Victoire pour Bilel Kayed (Israël/ Palestine): pour mettre un terme aux détentions administratives, sanctionnez Israël (PCF)

Victoire pour Bilal Kayed (Israël/Palestine) : Pour mettre un terme aux illégales détentions administratives, sanctionnez Israël

Le Parti communiste français (PCF), dont une délégation officielle se trouve actuellement en déplacement dans les territoires palestiniens occupés, a appris avec soulagement la fin de la grève de la faim de Bilal Kayed, 35 ans, originaire de Naplouse et membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), qui est parvenu à obtenir un accord lui garantissant le non renouvellement de sa détention administrative. Bila Kayed ne sera plus placé à l'isolement et sa famille pourra enfin lui rendre visite. Cette victoire est la démonstration que la mobilisation internationale peut faire reculer Benjamin Netanyahou et sa politique coloniale répressive.

Le calvaire de Bilal Kayed est typique de l’arbitraire de l’administration d’occupation israélienne et de sa persévérance à humilier et chercher à briser les volontés et moindres résistances. Bilal avait 20 ans lors de son arrestation. Après 14, 5 ans d'emprisonnement, il devait, le 13 juin dernier, être libéré. Au lieu de cela, arbitrairement, Israël décidait de le placer en détention administrative, illégale du point de vue du droit international puisqu'elle permet l'incarcération de suspects pour une durée illimitée sans procès ni notification d'inculpation.

Le PCF dénonce à nouveau l’utilisation de la détention administrative par Israël et demande la libération immédiate des 750 Palestiniens, parmi lesquels des enfants, et des membres du Conseil législatif palestinien (PLC), qui sont emprisonnés dans ces conditions.

Israël qui continue de violer impunément le droit international et les droits humains fondamentaux n'est pas au-dessus des lois et des accords internationaux ; il doit être sanctionné.

Le gouvernement français doit agir en ce sens, et pour le respect du droit et des conventions internationales.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 20:02
Un racisme sans voile (Fabienne Halaoui, PCF)

Un racisme sans voile (Fabienne Haloui)

Deux femmes viennent de subir une opération policière anti–burkini. La première, Siam, devant ses enfants, à Cannes, a dû choisir entre quitter la plage ou être verbalisée car elle portait un foulard. La deuxième sur une plage niçoise, a été sommée de se dévêtir, de quitter sa tunique, à la demande de 4 policiers.

En prétendant assurer les bonnes mœurs et l’ordre public, lutter contre l’oppression patriarcale, les racistes, les islamophobes se lâchent : ils humilient, attentent aux droits fondamentaux de la personne, portent gravement atteinte au principe de laïcité.

La droite, l’extrême droite mais aussi le Premier ministre portent une terrible responsabilité dans ces dérives racistes, malsaines et dangereuses. Il est urgent de se ressaisir et de ne pas tomber dans le piège de la haine et de la division tendu par les extrémistes et les fanatiques.

Fabienne Haloui, responsable de la lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits au PCF

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