Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 06:56

 

Frédéric Boccara (Economiste) intervient sur l'enjeu de la finance aux "Etats Généraux du Progès Social".

Partager cet article
Repost0
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 06:55

 

Ancien secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Bernard Thibault est administrateur du Bureau international du Travail.

Partager cet article
Repost0
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 06:53

 

Grand témoin des « Etats Généraux du Progrès Social », Florent Gueguen de la Fédération des acteurs de la solidarité intervient sur l'enjeu d'un accueil digne des migrants

Partager cet article
Repost0
10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 09:23

Les Etats généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant·e·s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen·ne·s engagés dans des luttes et des projets qui portent l'ambition d'un nouveau progrès social pour la France. Plus de 1000 personnes ont participé à ce rendez-vous.

Ces Etats Généraux se sont organisés autour de 4 thèmes : Travail et Emploi ; Industrie ; Logement ; Services Publics et Protection Sociale.

 

Le thème sur l'Industrie était intitulé "Pas de progrès social sans industrie (Riposter à la casse de l’industrie – Quel renouveau industriel pour la France ? – Comment répondre à l’enjeu de la sécurité industrielle ?)" 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 09:20

Les Etats généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant·e·s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen·ne·s engagés dans des luttes et des projets qui portent l'ambition d'un nouveau progrès social pour la France. Plus de 1000 personnes ont participé à ce rendez-vous.

Ces Etats Généraux se sont organisés autour de 4 thèmes : Travail et Emploi ; Industrie ; Logement ; Services Publics et Protection Sociale.

 

Anicet Le Pors revient sur l'importance du statut de la fonction publique remis en cause par Emmanuel Macron.

 

Vidéo réalisée à l'occasion des États généraux du progrès social (3 février 2018)

 

 

Partager cet article
Repost0
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 07:45
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
Dans le cadre sa volonté de mettre l'éducation populaire, la culture et sa transmission à tous au cœur de ses préoccupations, et suite à son initiative pour la clôture de l'exposition Picasso le 1er novembre 2017 avec déjà une conférence magistrale de Renaud Faroux devant 60 personnes, la Fédération du PCF du Parti Communiste organise à nouveau
 
le samedi 10 février avec le FDHEL des Capucins une visite guidée pour ses militants de l'exposition "Figures libres. Années 80" (10h-11h30)
 
suivie par: 
 
une conférence de l'historien et critique d'art Renaud Faroux, spécialiste de l'art contemporain dans sa version Punk, Arts de rue, années 80 et 90, avec projection de tableaux, de 12h à 13h30.
 
à la salle du Mille Club du 33, rue du Calvaire à Landerneau, de 12h à 13h30
 
Cette conférence en images est ouverte à toutes et tous, et en entrée libre.   
 
Un pique-nique fraternel s'en suivra. 
 
Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Landerneau.
La fédération du Finistère du PCF organise une visite guidée de l'exposition "FIGURES LIBRES ANNES 80"
le samedi 10 février à 10 heures.
La visite sera suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, historien d'art, journaliste qui était venu le 1er novembre présenter l'expo et l'oeuvre de Picasso devant 60 adhérents et sympathisants communistes à Landerneau. La conférence aura lieu à la salle du Mille Club - 33 rue du Calvaire à Landerneau de 12h à 13h30. 
Et on pique niquera ensemble à l'issue de la conférence
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30
 Les Capucins à Landerneau: la fédération du PCF du Finistère organise une visite guidée de l'exposition "Figurations Libres. Années 80" suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, critique et historien d'art, le 10 février de 10h à 13h30

Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Landerneau.

La fédération du Finistère du PCF organise une visite guidée de l'exposition "FIGURES LIBRES ANNES 80"

le samedi 10 février à 10 heures.

La visite sera suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, historien d'art, journaliste qui était venu le 1er novembre présenter l'expo et l'oeuvre de Picasso devant 60 adhérents et sympathisants communistes à Landerneau. La conférence aura lieu à la salle du Mille Club - 33 rue du Calvaire à Landerneau de 12h à 13h30. 

Et on pique niquera ensemble ! (chacun apporte un truc ou un machin..faites le nous savoir)

Inscrivez vous dès maintenant:  dominique-gontier5829@orange.fr

 FIGURES LIBRES ANNES 80

  À la fin des années 1970 et au début des années 1980, un courant artistique se répand un peu partout dans le monde sous différentes appellations : Figuration libre en France (Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa, Catherine Viollet…) ; Graffiti aux États-Unis (Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Kenny Scharf…) ; Neue Wilde Malerei (Elvira Bach, Luciano Castelli, Rainer Fetting, Groupe Normal, Salomé…) en Allemagne ; Les Nouveaux artistes en URSS (Afrika, Timur Novikov, Oleg Kotelnikov)…

L’exposition, Libres Figurations – Années 80, dont le commissariat a été confié à Pascale Le Thorel, réunit pour la première fois plus de 50 artistes internationaux majeurs et emblématiques de cette scène. Elle rassemble plus de 200 oeuvres et évoque cet univers à travers peintures, sculptures, films, vidéos, photos et documents d’archive… Libres Figurations – Années 80 raconte les différents épisodes de cette histoire et se veut un témoignage sur cet art non académique, souvent provocant, inspiré de la culture populaire, né dans la rue, dans les clubs, dans les revues autant que dans les ateliers et qui entretient un lien très fort
avec la scène rock, punk et la bande dessinée.


Au coeur de sa conception figure le dialogue entretenu par la commissaire avec les artistes ou les acteurs des libres figurations pour le choix des oeuvres qui proviennent de musées internationaux, de grandes collections privées ou sont prêtées par les artistes eux-mêmes afin de créer un événement vivant reflétant la réalité de ce mouvement international.


Les artistes exposés
Afrika ; Valeri Alakhov ; Elvira Bach ; Jean-Michel Basquiat ; Ben ;
Rémi Blanchard ; François Boisrond ; Roberto Cabot ;
Marie-Odile Camdessus ; Luciano Castelli ; Robert Combas ; Crash ;
Walter Dahn ; Hervé Di Rosa ; Richard (Buddy) Di Rosa ; Jiri Georg Dokoupil ;
Rainer Fetting ; Futura 2000 ; Vassili Goloubiev ; Speedy Graphito ;
Keith Haring ; Philippe Hortala ; Louis Jammes ; Oleg Kotelnikov ; Kriki ;
Andrei Krissanov ; Tseng Kwong Chi ; Konstantin Latyshev ;
Samantha McEwen ; Mission Totale ; Musulmans fumants ; Groupe Normal ;
Timour Novikov ; Frères Ripoulin ; Ru Xiao-Fan ; Abderrazak Sahli ; Salomé ;
Inal Savchenkov ; Ivan Sotnikov ; Kenny Scharf ; Igor Veritchev ; Catherine
Viollet ; Bernd Zimmer

Renaud Faroux, pour sa conférence sur Picasso le 1er novembre 2017 à Landerneau

Renaud Faroux, pour sa conférence sur Picasso le 1er novembre 2017 à Landerneau

Partager cet article
Repost0
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 07:04

Pendant une journée, plus de mille personnes ont échangé, contribué et proposé.

 

La restitution des ateliers du matin

Les grands témoins

Appel des Etats Généraux du Progrès Social

 

Après les États généraux du 3 février,  poursuivons nos combats pour le progrès social

Les Etats généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant.e.s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen.ne.s engagés dans des luttes et des projets qui portent l'ambition d'un nouveau progrès social pour la France. Plus de 1000 personnes ont participé à ce rendez-vous.

Leur message doit être entendu par le Président de la République et le gouvernement :
La politique du pouvoir aggrave les inégalités et conduit à fracturer notre société en deux : une société d'insécurité sociale, toujours plus précaire, pour des millions de nos concitoyen.ne.s et une société d'aisance et de bien vivre pour une minorité aisée, pour les plus riches et les détenteurs de capitaux. Cette politique, non seulement met à mal les grandes conquêtes sociales et s'oppose aux valeurs de la République, mais empêche également un avenir de progrès pour tou.te.s.

A l'opposé de la vision présidentielle d'une start-up nation inégalitaire, un nouveau progrès social pour la France est possible. Nous voulons une politique d'égalité et de solidarité, à commencer par l'égalité femmes-hommes dans tous les domaines. Une politique qui vise l'émancipation au travail, la sécurisation de l'emploi et de la formation, une nouvelle industrialisation, le développement des services publics et de la protection sociale, le droit au logement pour toutes et tous et la promotion des communs. Une politique qui garantit les droits fondamentaux de chacun.e. Une politique qui prend soin de nos aînés et qui offre un avenir à la jeunesse.

Nous appelons nos concitoyen.ne.s, les forces de gauche, politiques, syndicales, associatives à agir ensemble et à amplifier ce message dans les mois qui viennent, en développant dans tout le pays des fronts de luttes et de progrès pour la France :

  • Pour une sécurisation de l'emploi et de la formation qui donne un coût d'arrêt aux suppressions de milliers d'emplois dans le pays et oppose à la précarité, à la souffrance au travail, au contrôle accru des chômeurs, au manque de formation, le droit à un travail émancipé, à une rémunération à la hauteur de sa qualification, à une protection sociale pour tous les travailleurs.euses. Amplifions la mobilisation pour l’égalité professionnelle. Participons aux mobilisations en cours notamment celle des salariés de Carrefour du 5 au 10 février.
  • Pour les droits des femmes, l’heure est à donner un prolongement au mouvement de libération de la parole des femmes pour mettre fin aux violences faîtes aux femmes dans les foyers, les lieux de travail et l’espace public, pour le partage des pouvoirs, pour l’éducation à l’égalité de la crèche à l’université, pour l’égalité professionnelle, la revalorisation des métiers dit féminisés et le droit à disposer de son corps.
  • Pour un accueil digne des migrants à l'opposé du projet asile-immigration du gouvernement qui sera une des lois les plus répressives que le pays ait connu. Avec les associations, nous demandons l’accueil inconditionnel, l’ouverture de nouvelles places d’hébergement pour le garantir, le droit au travail pour tous les migrant.e.s, l’abrogation du délit de solidarité.
  • Pour une nouvelle industrialisation de la France pour répondre aux besoins du pays, aux exigences sociales et écologiques. Mobilisons-nous pour stopper la vente de fleurons de notre industrie comme Alstom et pour développer une stratégie industrielle avec les travailleurs.euses et les habitant.e.s des territoires concernés. Il n’y aura pas de grandes réponses aux défis du siècle sans reconquête industrielle et relocalisation des productions.
  • Pour un service public et une protection sociale du XXIe siècle : pour une politique de santé publique qui donne les moyens aux personnels de l'hôpital public et des ehpad de remplir leurs missions, pour le droit à la retraite et pour le 100 % sécurité sociale à l'opposé des attaques actuelles contre son financement. Participons aux mobilisations des prochaines semaines, aux côtés des retraités et des personnels des ehpad le 15 mars, soutenons le tour de France des parlementaires communistes qui vont à la rencontre des soignant.e.s et le 23 juin prochain soyons au rendez-vous à Paris pour la défense des hôpitaux de proximité ; pour une école et un enseignement supérieur de l'égalité, démocratisée, pour le partage des savoirs et le développement de la recherche à l'opposé du dispositif « Parcours sup » et de la réforme du lycée. Participons à la prochaine journée d'action intersyndicale du 6 février. Mobilisons-nous également le 8 février avec les cheminots pour un service public ferroviaire de qualité et avec les travailleurs.euses de tous les secteurs qui ont rejoint cette date de mobilisation.
  • Pour le droit au logement pour tous et toutes, le logement comme un bien public cogéré avec les habitant.e.s au plus près des territoires, grâce à un service public national du logement, à l'opposé de la politique actuelle de baisse de l'APL et de casse du logement social. Participons à la journée de mobilisation du 24 mars à l’appel de la CNL.
  • Pour la défense de nos communes et de nos départements et un plan d'urgence pour les territoires les plus fragiles de nos villes et de nos campagnes : participons à la journée de mobilisation du 7 février contre la disparition des départements ; soyons nombreux le 18 mars prochain pour défendre la commune, maillon essentiel de la vie démocratique ; poursuivons la mobilisation engagée avec les états généraux de la politique de la ville initiée par Grigny ; et encourageons la "marche vers l'Elysée" samedi 9 juin prochain, initiée par les élu.e.s communistes des Hauts de France pour porter les cahiers des colères et des espoirs de toute une région et dire "arrêtez l'austérité et les vieilles recettes libérales, nous voulons du neuf !", prendre le pouvoir sur la finance et mettre l'humain au cœur de tous les choix.

Toutes ces mobilisations portent en elles un avenir de progrès pour notre pays. De nouvelles victoires sont possibles en les amplifiant.

Toutes portent en commun une nouvelle utilisation de l'argent, le recul du coût du capital, des dividendes versés aux actionnaires et des intérêts payés aux banques, pour réorienter le crédit vers la réponse aux besoins sociaux et écologiques. Toutes portent en commun la nécessité de nouveaux droits pour les salarié.e.s : le refus de la toute-puissance patronale et la nécessité d'un travail émancipé, la reconnaissance de l'expertise des travailleurs.euses, de leur qualification, de leur droit à peser sur les choix des entreprises jusqu'aux choix stratégiques. Toutes portent en commun la nécessité d’un changement des institutions européennes et mondiales pour les réorienter au service de l’intérêt général et de la protection de la planète.

Chacune et chacun d'entre-nous peut agir pour faire grandir cette alternative. Ensemble, construisons un nouveau progrès social pour la France !

 

 

Partager cet article
Repost0
7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 12:52
C'est le moment! - Tribune collective en vue du Congrès extraordinaire de 2018 signée par des jeunes dirigeants du Parti Communiste

Avec une trentaine de jeunes cadres du Parti Communiste je signe cette contribution "C'est le moment" qui revient sur ce que nous identifions comme de grands enjeux de société, des batailles idéologiques et le défis que cela représente pour le PCF.  

Voila ce qui nous intéresse, ce pour quoi nous voulons nous investir dans les années à venir, ce qui doit présider au travail théorique, stratégique, tactique et organisationnel d'un parti révolutionnaire. 

Oui, c'est le moment d'oser, d'avoir de l'audace, de remettre en avant nos idées, de réécrire le manifeste du parti communiste.

Soyons acteurs de cette refondation, et de la reconstruction du PCF.

Oui nous sommes ambitieux pour notre parti, pour notre visée, pour notre idée. Aujourd'hui plus que jamais, le communisme répond aux interrogations et aux doutes, et la marche forcée, accélérée du capitalisme et du libéralisme montre qu'ils se sentent en danger. A force d'opprimer, ils sont allés loin, trop loin. 
Oui c'est le moment d'une tribune collective avec des jeunes dirigeant.e.s du parti. Donnons-nous un projet et une stratégie pour reprendre le terrain sur les libéraux et les populistes et donnons optimisme et envie à nos militants.
Oui c'est le moment d'ouvrir la voie au communisme, et nous sommes prêts et nombreux. 
Il est temps d'oser, il est temps d'oser nos révolutions. 

Ismaël Dupont. 

 

 https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/…/contribution-collec…

 

C'est le moment !

Tribune collective

Comme nous y invite notre congrès, nous prenons ensemble la parole pour porter une haute ambition : poser les bases d'un communisme du XXI°siècle et révolutionner notre parti, sa stratégie, son organisation.

Cela implique de faire lucidement le bilan de nos difficultés pour les dépasser. Soyons francs : malgré toute l'énergie des militant.e.s et des élu.e.s communistes, malgré toutes les initiatives prises pour répondre aux intérêts populaires, notre parti perd pied dans la vie politique nationale. Notre recul de plusieurs centaines de milliers de voix aux dernières élections législatives et le caractère inaudible de nos décisions nous conduisent à une marginalisation que la recomposition politique en cours peut rendre durable.

Comme une majorité de communistes, nous ne nous y résignons pas. Jeunes dirigeant.e.s et élu.e.s du PCF, nous sommes convaincu.e.s que notre parti peut et doit redevenir une force politique nationale influente au regard de l’évolution du monde. Nous n'avons pas toujours fait les mêmes choix stratégiques par le passé mais nous nourrissons ensemble de grandes ambitions pour le combat communiste.

C'est le moment de notre propre révolution pour hisser le PCF à la hauteur des défis de notre temps. Il faut saisir ce moment car il ne reviendra pas.

A mesure que le capitalisme mondialisé et financiarisé semble écraser tout sur son passage, il génère dans le même mouvement des critiques et des aspirations toujours plus fortes pour son dépassement.

La critique populaire progresse et la pensée de Marx retrouve une place dans la production intellectuelle. Dans nos travaux résident beaucoup de clés de compréhension et de solutions face aux impasses du système : l'égalité et la lutte des classes, rendues incontournables par l'aggravation des inégalités et l'accumulation sans précédent de richesses par une minorité ; l'écologie, à l'heure où le changement climatique enfanté par le mode de production capitaliste menace l'humanité ; la libération du travail du coût du capital et la sécurisation de l'emploi pour en finir avec le chômage, la précarité et la souffrance au travail qui ne cessent de progresser avec l'utilisation capitaliste de la révolution informationnelle. C’est sur tous ces enjeux qu’il nous faut travailler à ré-identifier le PCF.

Notre société y est prête.

Le récent mouvement contre la loi travail, portant le mot d'ordre « on vaut mieux que ça », jusqu'aux luttes contre les ordonnances Macron ; la mobilisation des salarié.e.s de l'hopital public et des EHPAD pour que la qualité de leur travail soit respecté, le droit fondamental à la santé garanti et pour que notre société prenne soins de nos ainés ; la montée en puissance d'un mouvement féministe qui constitue un des plus puissants leviers pour l'égalité ; la mobilisation d'associations de solidarité et de tant de citoyens individuellement pour un accueil digne des migrants ; Et d'autre-part l'émergence d'initiatives comme les projets alternatifs à l'ubérisation des activités à l'image de coopcycle ; la création de coopératives ou la reprise de l'activité sous cette forme par les salarié.e.s dans de nombreux secteurs ; l'action de collectivités pour promouvoir le logement social ou pour une nouvelle maîtrise publique par le retour en régie publique de la gestion de l'eau. Et tant d'autres !

Avec les grandes conquêtes que constituent le droit du travail, la sécurité sociale et la fonction publique, toutes ces initiatives constituent autant de « morceaux de communisme » à faire grandir pour de nouvelles victoires au XXIe siècle. Avec ces forces vives, une voie nouvelle, faite de combats offensifs et d’ambitions révolutionnaires pour la France se cherche. Contre le « tout État » et le « tout marché », visons l'appropriation par chacun.e des avoirs, des savoirs et des pouvoirs. Visons un nouveau mode production basé sur des critères de gestion sociaux et écologiques et sur une appropriation sociale des moyens de production. Visons le développement de services publics démocratisés et de promotion des communs. Pensons la combinaison des oppressions capitalistes, sexistes, racistes pour les surmonter.

Visons l'émancipation culturelle qui brise le carcan des identités. Visons un nouvel internationalisme, qui s'appuie sur la coopération des individus et des peuples pour un développement partagé et la paix.

Ce communisme a de l’avenir si nous le prenons au sérieux. Le prendre au sérieux, c’est passer à l’offensive politique. Passer à l’offensive, c’est relever d’importants défis stratégiques et organisationnels. Nos difficultés stratégiques débouchent sur un gâchis d'énergie. Un doute se répand sur l’utilité de nos actions militantes. Nous avons souvent un coup de retard. Au lieu de subir un agenda, il s'agit de penser la manière dont chaque lutte, chaque initiative peut contribuer à nous faire progresser sur la base d’un cap politique national clair, d’objectifs réalistes mais ambitieux. Cessons d'opposer rassemblement et affirmation de notre parti.

A l'approche des européennes, retenons la leçon des échéances présidentielles et législatives : chercher à rassembler sans affirmer nos idées et sans rapport de force revient à nous positionner comme une force d'appoint et conduit in fine à l'échec d'un rassemblement pourtant indispensable. Par ailleurs pensons-nous encore, qu'un rassemblement majoritaire est possible sans intervention populaire consciente de ses intérêts ?

Le PCF a un rôle décisif à jouer pour aider à cette intervention par la mise en débat de propositions radicales et la construction d'espaces politiques ouverts, pluralistes, concentrés sur la production d’alternatives crédibles. Conséquence organisationnelle : nous devons revaloriser la place des adhérent.e.s et des structures locales pour construire des réseaux d'actions à l'échelle nationale capables de déployer des campagnes politiques fortes, efficaces et visibles sur tout le territoire. Et tout à la fois, nous devons revaloriser le rôle de direction en perte de crédibilité. Cela implique d'utiliser le meilleur de ce que nous produisons comme pratiques militantes dans les quartiers et les campagnes, les lieux de travail, d'expérimenter, de tirer profit de la révolution numérique, de prendre appui sur nos actions de solidarités concrètes, sur les batailles de nos parlementaires et sur les avancées obtenues dans les collectivités que nous dirigeons. Cela implique une mise en commun nationale sans précédent, un renouvellement de notre communication politique et de profondes transformations de nos directions dont le bilan témoigne de dysfonctionnements entraînant des difficultés à produire positionnements, outils militants et initiatives nationales.

Pourquoi ne sommes-nous pas, par exemple, capable de mener une campagne dans la durée ? Ou encore pourquoi ne nous donnonsnous pas tous les moyens d'une offensive médiatique pourtant plus indispensable que jamais ? Dans le grand débat politique qui s’ouvre toutes les questions doivent être sur la table, sans céder aux tendances qui rétrécissent le débat et sans tabou aucun sur notre projet et notre stratégie jusqu'aux femmes et aux hommes qui se verront confier la tâche d'animer la nouvelle ambition qui sera fixée. Sans quoi nous nous serons payés de mots, en l’occurrence du beau mot de révolution. Notre parti est à un moment clé de son histoire. L'idée communiste, qui a été le moteur de l'engagement de génération de militants, frappe à la porte du XXIe siècle.

C'est le moment d'en prendre pleinement la mesure, d'écrire un nouveau manifeste.

Premiers signataires :

 

Simon Agnoletti, membre de la direction départementale du Nord (59), 26 ans
Pierric Annoot, membre du CN (92), 34 ans
Aurélien Aramini, professeur de philosophie (90), 38 ans
Pierre Bell-lloch, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (94), 40 ans
Hélène Bidard, membre du CN en charge du féminisme et des droits des femmes et adjointe à la Maire de Paris (75), 36 ans
Thibault Bize, secrétaire de la fédération du Doubs (25), 33 ans
Vincent Boivinet, membre du CN (33), 33 ans
Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe PCF – FG au Conseil de Paris (75), 43 ans
Caroline Brebant, adjointe au Maire de Saint-Maximin (60), 37 ans
Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris en charge du Logement (75), 37 ans
Maxime Cochard, membre de l'exécutif départemental (75), 33 ans
Nicolas Cossange, secrétaire de la fédération de l'Hérault (34), 32 ans
Raphaël Debu, secrétaire de la fédération du Rhône (75), 36 ans
Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère (29), 38 ans
Pierre Garzon, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (94), 43 ans
Aurélien Guillot, secrétaire de la fédération d'Île-et-Vilaine (35), 35 ans
Florian Gulli, professeur de philosophie (25), 41 ans
Mina Idir, membre de la direction départementale du Vaucluse (06), 42 ans
Maud Jan-Brusson, dirigeante départementale de la Mayenne (53), 32 ans
Sebastien Laborde, secrétaire de la fédération de Gironde (33), 43 ans
Clara Laby, membre de la direction départementale du Nord (59), 22 ans
Cédric Lattuada, secrétaire de la fédération de la Marne (51), 43 ans
Elsa Maillot, vice-présidente de la communauté d'agglomération du Grand Besançon (25), 32 ans
Céline Malaisé, Présidente du groupe FG à la région Île-de-France (75), membre du CEN, 38 ans
Pierre Miquel, secrétaire de la fédération du Puy-de-Dôme (63), 38 ans
Yannick Monnet, secrétaire de la fédération de l'Allier (03), 43 ans
Yannick Nadesan, président de la collectivité eau du bassin rennais (35), 34 ans
Frédéric Mellier, secrétaire de la section de Bordeaux (33), 45 ans
Sebastien Prat, secrétaire de la fédération du Cantal (15), 26 ans
Anne Sabourin, membre du CEN en charge des affaires européennes (75), 33 ans
Aymeric Seassau, secrétaire de la fédération de Loire Atlantique (44), 40 ans
Adrien Tiberti, secrétaire à l'organisation de la fédération de Paris (75), 36 ans
Bora Yilmaz, secrétaire de la fédération de Meurthe-et-Moselle (57), 38 ans
Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération de Paris (75), membre du CEN en charge du projet, 32 ans

 

Partager cet article
Repost0
7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 07:00
Calais: en finir avec la stratégie de la tension (PCF, 5 février 2018)

Calais : en finir avec la stratégie de la tension


Deux affrontements majeurs en huit jours de temps : le premier opposant policiers et migrants s’est traduit par de graves blessures sur un jeune Érythréen de 16 ans - il a perdu un œil, et sa boite crânienne est défoncée -, le second entre migrants afghans et érythréens a fait six blessés par balle, dont quatre sont entre la vie et la mort. Il faut tirer d’urgence les enseignements des événements tragiques de Calais.

La stratégie de la tension, pour décourager les migrants de s’installer, produit déjà ses funestes effets.

La visite à Calais du président Macron et le sommet de Londres ont servi d’accélérateur à la dégradation de la situation.

D’un côté, un immense espoir chez les jeunes réfugiés, souvent mineurs, que leur passage en Grande Bretagne était imminent. De l’autre, une déception et une grande colère : pas de passage légal au Royaume Uni, et une pression policière accrue, sur une population migrante dont les effectifs se sont rapidement accrus.

La solution passe par une vraie renégociation des accords du Touquet mais aussi par une organisation des voies de passage légales, pour les migrants qui ont droit à l’asile ou au rapprochement familial en Grande Bretagne. A l’occasion de la fermeture du camp de Sangatte, 1 200 migrants avaient été admis en Grande Bretagne ; lors de la fermeture de la « jungle », il y a un peu plus d’un an, 700 exilés avaient pu passer de l’autre côté de la Manche ; à l’occasion du dernier sommet de Londres, zéro.

Poser de nouveaux grillages, poser des caméras supplémentaires, payer des maîtres chiens, renforcer les effectifs de police…cette logique ne sert à rien, sauf à faire de Calais une enclave qui serait totalement isolée, comme celles, espagnoles de Melilla ou de Ceuta au nord du Maroc, ou pire, un hot spot. Et donc à rendre le passage de la Manche encore plus dangereux et plus coûteux, au grand profit des réseaux de passeurs.

Il faut prendre le contre-pied de cette politique, avant que des drames plus terribles ne se produisent.

Calais: en finir avec la stratégie de la tension (PCF, 5 février 2018)
Partager cet article
Repost0
6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 06:25
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF est venu présenter son livre, jeudi en soirée, au foyer communal de Mellac

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF est venu présenter son livre, jeudi en soirée, au foyer communal de Mellac

Le Télégramme, 5 février

Le porte-parole du PCF et élu à Pau, Olivier Dartigolles, a été accueilli, jeudi en soirée, au foyer communal de Mellac, par de nombreux sympathisants. Il intervenait dans le cadre d'une session de réunions publiques. Son ouvrage « Macron ; entreprise de démolition. Forces, faiblesses et supercheries » a été au centre de cette rencontre qui a porté sur « le bilan du pouvoir et de sa majorité depuis les élections présidentielles. Les masques sont tombés sur des sujets très importants et personne ne peut plus croire qu'Emmanuel Macron mène une politique d'équilibre, de droite et de gauche. C'est le président des riches. 2018 sera marquée par une série de contre-offensives face aux grands groupes. Solidarité, social et égalité sont les maîtres mots de notre démarche », a déclaré Olivier Dartigolles. Le porte-parole du PCF avait auparavant rencontré les représentants du personnel, touché par la fusion des établissements hospitaliers sur le secteur et a fait part « du caractère insupportable et de la déshumanisation politique face à la dégradation des services publics ».

Yvonne Rainero, membre de la commission santé du PCF, Olivier Dartigolles et Dominique Gontier, membre du bureau fédéral, ont organisé diverses rencontres à Quimperlé et Mellac, hier. | Ouest-France

Yvonne Rainero, membre de la commission santé du PCF, Olivier Dartigolles et Dominique Gontier, membre du bureau fédéral, ont organisé diverses rencontres à Quimperlé et Mellac, hier. | Ouest-France

Béatrice GRIESINGER. Ouest-France, 2 février

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, est venu dans le pays de Quimperlé pour évoquer son livre, rencontrer la population et parler hôpitaux.

Porte-parole du Parti communiste français (PCF), Olivier Dartigolles a poursuivi hier, dans le pays de Quimperlé, ses rencontres avec les citoyens. Un tour de Bretagne-sud qui lui permet aussi de faire connaître son livre, Macron, entreprise de démolition, paru aux éditions de l’Atelier.

Avant une réunion publique prévue à Mellac, il a rencontré des représentants syndicaux du secteur de la santé pour évoquer la situation du milieu hospitalier.

« Je veux être au plus près de ce qui se passe dans le pays », assure le porte-parole qui est« très préoccupé face à la crise de l’hôpital public qui s’aggrave. L’hôpital public ne tient que par le dévouement des équipes soignantes. »

Quant aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, les dernières manifestations du 30 janvier ont aussi montré « à quel point la situation est dégradée. La question hospitalière est vécue de manière sensible par la population. Elle est vivement ressentie dans le pays. » 

Le sujet trouve un écho dans le pays de Quimperlé avec la fusion des hôpitaux.

Olivier Dartigolles évoque la formation « d’un groupe parlementaire de l’Assemblée nationale dont la priorité porte sur le secteur hospitalier, avec bientôt, un projet de loi de défense des hôpitaux publics. Il y a des richesses en France qui permettent un accueil normal en Ehpad, il suffit de les mobiliser, plutôt que de faire des cadeaux aux riches. »

Ses rencontres avec les citoyens lui permettent de constater que la grogne monte face à la ligne politique de Macron.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011