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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 10:02
Cathy Apouceau Poly

Cathy Apouceau Poly

Laurence Cohen

Laurence Cohen

NOTRE PROPOSITION DE LOI VISANT À MIEUX INDEMNISER LES ALLOCATAIRES DE L’AAH REJETÉE EN COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES

Ce matin en commission des affaires sociales, les parlementaires se sont prononcés sur la proposition de loi portée par le groupe CRCE visant à rendre plus juste le calcul de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH). Cette PPL, dont la rapporteure est Cathy Apourceau-Poly et l’auteure Laurence Cohen, a pour objet de mettre fin à une mesure injuste qui nie la condition des allocataires : la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation.

Aujourd’hui, plus d’un million de Françaises et Français sont dans une situation de handicap qui ne leur permet pas d’accéder à l’emploi. L’AAH n’est donc pas une simple aide de l’Etat, il s’agit d’une réelle compensation liée au handicap.

Cette injustice, partagée par la majorité sénatoriale, s’est pourtant traduite par un rejet. En effet, le groupe LREM ainsi que le groupe LR ont voté contre notre proposition de loi, tandis que l’Union centriste et le groupe RDSE se sont abstenus. Seul le groupe socialiste et républicain a soutenu notre initiative.

Nous prenons acte de ce vote mais nous le regrettons, car cette proposition de loi permet d’améliorer considérablement la situation d’environ 250 000 personnes, dont les conditions de vie ont d’ailleurs été dégradées par plusieurs mesures gouvernementales (baisse des APL, plafonnement du cumul AAH/RSA, prise en compte de l’AAH dans le calcul de la prime d’activité, etc).

Les associations de défense des personnes en situation de handicap dénoncent unanimement ce système de calcul pénalisant, auquel nous voulons mettre fin.
Il est encore temps de faire bouger les choses. Cette proposition de loi fera l’objet d’un débat suivi d’un vote en séance publique le 24 octobre, précédé d’une conférence de presse organisée par le groupe CRCE, le même jour à 11h30. A cette occasion, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain citoyen écologiste ne manqueront pas de rappeler les enjeux de cette proposition de loi : rendre plus juste le calcul de l’AAH et tenter d’améliorer le quotidien des personnes handicapées qui subissent la précarité.

Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

Groupe de 16 sénateurs avec un sénateur FI, une sénatrice écologiste (Esther Benbassa), et Marie-Noëlle Lienneman 

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 08:18
Délégation du MJCF avec Camille Lainé et Jeanne Péchon (JC 35) à Jérusalem au côté des camarades communistes israéliens et des anciens soldats atterrés de "Breaking the silence"
Délégation du MJCF avec Camille Lainé et Jeanne Péchon (JC 35) à Jérusalem au côté des camarades communistes israéliens et des anciens soldats atterrés de "Breaking the silence"
Délégation du MJCF avec Camille Lainé et Jeanne Péchon (JC 35) à Jérusalem au côté des camarades communistes israéliens et des anciens soldats atterrés de "Breaking the silence"

Journée intense a Jérusalem. Nous avons d'abord eu deux rencontres très riches avec les députés communistes Aida Touma et Dov Khenin a la Knesset. 
Puis échange avec nos camarades jeunes communistes de Jérusalem et enfin rencontre avec l'association Breaking The Silence !
#MJCF 
#FreePalestine

Camille Lainé - secrétaire national du Mouvement des Jeunesses Communistes

dans une délégation avec Jeanne Péchon, coordinatrice JC 35   

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 07:29
Le rejet du budget de l’Italie par Bruxelles est un cadeau à l’extrême droite italienne (Ian Brossat, 23 octobre 2018)

 

Le rejet du budget de l’Italie par Bruxelles est un cadeau à l’extrême droite italienne (Ian Brossat)

Pour la première fois de son histoire, la Commission Européenne vient de rejeter le budget d’un État-membre, l’Italie, prévoyant un déficit de 2,4% pour 2019 quand elle exigeait 0,8%. En faisant ce choix inédit, Bruxelles fait un cadeau inestimable au gouvernement d’extrême droite italien.

En effet, la Commission apporte aux populistes sur un plateau la preuve qu’elle ne respecte pas la souveraineté budgétaire des États-membres. Elle démontre une nouvelle fois, après le précédent grec, qu’elle foule aux pieds les choix démocratiques des peuples dans le seul but de complaire aux élites économiques et aux marchés financiers. Elle choisit en outre de sanctionner un budget qui, s’il comporte de nombreuses mesures libérales, comme une flat tax et des réductions d’impôt pour les plus aisés, relançait également la dépense publique. Cette décision irresponsable et scandaleuse ne manquera pas d’attiser un peu plus les vents populistes et anti-européens qui soufflent déjà sur le continent.

D’autre part, alors même que la Commission n’a rien dit sur la fermeture des ports italiens décidés par le gouvernement de Matteo Salvini, ni sur les multiples atteintes aux droits humains constatés dans la péninsule, elle sort la schlague pour faire respecter des critères purement comptables. Le deux-poids-deux-mesures de l’Europe actuelle est ici exposé en pleine lumière. Le rouleau-compresseur autoritaire pour un budget qui ne rentre pas dans les clous du dogmatisme libéral, mais le silence et l’incurie lorsqu’il s’agit de l’accueil de celles et ceux qui fuient la guerre et la misère.

Cette décision prise dans les cénacles bruxellois montre l’urgence de révolutionner cette Union Européenne qui, à force de mépriser les peuples, court à sa propre perte.

Ian Brossat, chef de file du PCF pour les Européennes,

Paris, le 23 octobre 2018.

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 06:31
Isabelle de Almeida à Châteaubriant:   nous sommes fiers de l’héritage des 27, et nous le portons dans nos combats quotidiens pour un monde de justice et de paix. .

le 21 octobre 2018 , hommage aux 27 résistants fusillés à Châteaubriant .

Voici l'allocution que Isabelle de Almeida, présidente du Conseil National du PCF, a prononcée , en tant que représentante du PCF :

Mesdames et Messieurs,
Chers amis et chers camarades,
Nous sommes réunis comme chaque année pour rendre hommage à ces hommes qui resteront à jamais dans l’histoire comme les « 27 de Châteaubriant » . Ce 22 octobre 1941, où, pris comme otages, embarqués dans des camions qui traversèrent la ville depuis le camp de Choisel, ils finirent leur vie ici, face au peloton d’exécution nazi. 
Ce lieu leur est consacré, ce lieu marque leur histoire, ce lieu rappelle l’universalité de leur combat, les valeurs d’humanité, de liberté, d’égalité, de fraternité que les nazis, à travers eux, voulaient anéantir. 
L'effet fut inverse : le choc de ces exécutions accéléra les prises de conscience, l'esprit de résistance qui commençait à se développer. 
Et je voudrais saluer le travail de toutes celles et tous ceux qui ont participé au réaménagement de ce lieu de mémoire dont l’inauguration s’est déroulé hier, avec celle de l’exposition temporaire que le Musée de la Résistance accueille, et que vous pourrez découvrir, si vous ne l’avez déjà fait. 
Notre présence ici est dédiée aux 27, en y associant toutes celles et ceux qui, dans la diversité de leurs pensées, de leurs engagements, ont bravé les interdits de l'occupation, au péril de leur vie, de leur liberté, pour assurer la nôtre et celle du pays.
J’aimerais pouvoir dire leur nom à toutes et tous. 
Vous comprendrez cependant qu’aujourd’hui j’ai une pensée particulière pour Robert Endeweld qui nous a quittés il y a quelques jours. Il fut, à l’âge de Guy Moquet à quelques mois près, responsable des jeunesses de la MOI, dont il forma avec Henri Krasucki le triangle de direction, avant de prendre les armes en août 1944, sous le pseudonyme de Gaby, pour libérer Paris. 
Moment de mémoire , notre présence aujourd’hui est aussi un acte pour l’avenir : nous sommes fiers de l’héritage des 27, et nous le portons dans nos combats quotidiens pour un monde de justice et de paix. .
Nous pensons que notre présence aujourd’hui comme chaque année a une valeur universelle et nous amène à nous interroger sur le monde qui se construit, sur notre place, sur notre propre engagement pour le transformer.
Nous qui restons, être dignes d’eux, c’est poursuivre la lutte face à l’extrême droite qui progresse partout dans le monde, comme on le voit au Brésil, mais aussi tout près de nous, en Europe. 
Un peu partout en effet, les nuages s’amoncellent à nouveau. 
C'est le cas en Allemagne, c'est le cas en Autriche où droite et extrême-droite siègent ensemble dans le même gouvernement et où les ministères régaliens ont été confiés à l'extrême-droite. C'est le cas en Pologne, où le Parti ultraconservateur, revenu au pouvoir en 2015, bafoue l’État de droit à tel point que la Commission européenne s’est sentie obligée d’enclencher la procédure d’infraction de l’article 7 des Traités, qui permet de sanctionner un État qui « bafoue » les valeurs de l’UE. 
Ces gens là s’organisent, veulent construire une Europe forteresse, en prônant l’installation de barbelés partout, en faisant partout reculer les droits humains et sociaux. « Ils persévèrent, ils exagèrent », comme le criait Paul Eluard au lendemain de Guernica. 
J’en veux pour preuve la récente rencontre entre Mme Le Pen et le néo fasciste Iitalien Mr Salvini, qui voudraient créer « un front des libertés » ! Quelle dramatique perversion des mots et de leur sens ! 
J'en veux pour preuve aussi l'implication de l'ancien conseiller de Trump, Steve Bannon, qui a décidé de s'installer à Bruxelles pour œuvrer à l'union des forces d'extrême-droite au sein d'une espèce d'internationale fasciste qui ne dit pas son nom mais qui en a tous les traits caractéristiques.
Être présent ici aujourd’hui, à Chateaubriant, c’est affirmer que la France et l’Europe pourraient être autre chose qu’une machine à fabriquer partout de la régression sociale, dont l'extrême-droite profite toujours. 
Nous voulons réaffirmer, comme nos frères tombés ici même, que le projet de l’émancipation humaine et du progrès social , celui porté par le programme du conseil national de la Résistance est, dans les conditions d’aujourd’hui , le chemin qu’il est urgent d’emprunter.
Ce que nous mettons à l’ordre du jour, c’est la lutte contre les inégalités, la lutte contre le racisme et toutes les discriminations, la révolution démocratique, l’émancipation par les savoirs et la culture, la lutte pour les droits des femmes.
Nous affirmons que ce n'est pas aux peuples de payer la prédation des marchés financiers sur l'économie réelle, par la réduction des salaires et des pensions, des investissements utiles, des services publics, ou par l'anémie des lieux de décision et de vie démocratique que sont les collectivités locales. 
Ce que nous affirmons ici c’est que le monde a besoin comme jamais de grandes mobilisations humaines pour la justice, la liberté et, à quelques jours du centième anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, de grandes mobilisations pour la paix et les droits des peuples.

Il a besoin de grandes mobilisations pour que l’humain et la planète ne fassent qu’un, contre cette folle mondialisation capitaliste qui brûle la planète autant qu’elle broie les humains.

La tâche du 21è siècle, c'est de redéfinir le sens même du progrès humain en considérant jusqu’au bout cette question essentielle : l’humain et la planète ont leur sort désormais totalement liés. Penser l’un sans penser l’autre, c’est se condamner à de dramatiques impasses.

« C’est à la réalisation de l’humanité que nous travaillons » écrivait Jaurès dans le premier éditorial du journal qu’il venait de fonder.

C’est pour la « réalisation de l’Humanité » que les 27 sont tombés. Leur combat est plus que jamais le nôtre.

Et si certain, en France ou ailleurs, pensent que nous sommes des Gaulois réfractaires, nous assumons. Nos 27 frères l’étaient, fort heureusement, aussi.

Mesdames, Messieurs, Chers camarades,

Ce dimanche rassemblés ici , à la Sablière, chacun, chacune , j’en suis sûre, ressent qu’il ne s’agit pas d’une parenthèse que nous refermerions ce soir pour passer à autre chose : le trait d’union entre Guy , ses compagnons, et nous qui continuons aujourd’hui leur combat c’est la conviction qu’il n’y a pas d’autres valeurs que l’être humain.

C'est ce qu’exprimait déjà Gwymplaine, personnage du roman de Victor Hugo « l’homme qui rit » face aux lords anglais :

« Vous avez le pouvoir, l'opulence, la joie, le soleil immobile à votre zénith, l'autorité sans borne, la jouissance sans partage, l'immense oubli des autres, leur disait il.
Soit. Mais il y a au-dessous de vous quelque chose. Au-dessus peut-être. Milords, je viens vous apprendre une nouvelle. Le genre humain existe .
Vous profitez de la nuit. Mais prenez garde, il y a une grande puissance, l'aurore.
L'aube ne peut être vaincue. Elle arrivera. Elle arrive ».

C’est cette aurore que portaient en elles, le 22 octobre 1941, les milliers de fleurs que les habitants de Chateaubriant ont déposées ici même dans les heures qui ont suivi l'exécution.

Et ces milliers de fleurs, elles continuent d’éclairer notre chemin.

Isabelle de Almeida à Châteaubriant:   nous sommes fiers de l’héritage des 27, et nous le portons dans nos combats quotidiens pour un monde de justice et de paix. .
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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 09:58
Après le remaniement, statut quo au gouvernement des riches - par André Chassaigne - L'Humanité, 19 octobre 2018

STATU QUO AU GOUVERNEMENT DES RICHES

 A peine plus d’un an après l’accession au pouvoir du président Macron, le quinquennat est englué dans un profond marasme, dans lequel nous ont plongés les valeurs néolibérales qui guident sa politique inégalitaire. Une réalité qui éclate au grand jour, comme la rupture entre une majorité de Français et un président-monarque profondément déphasé, désormais abandonné jusque par les siens. La manière dont ses propres ministres d’Etat en charge de l’Ecologie et de l’Intérieur ont quitté le navire gouvernemental en dit long sur l’esprit de fin de règne qui s’est d’ores-et-déjà installé en ce début de quinquennat. L’impuissance frappe déjà celui qui se rêvait en Jupiter.

 L’ordre du jour est désormais le suivant : sauver les apparences et être dans le déni. Mine de rien, droits dans leurs bottes, les deux têtes de l’exécutif font montre d’un dogmatisme qui dévoile les idéologues en chef qu’ils sont. Le néolibéralisme est leur religion et ils n’ont pas l’intention d’entreprendre une quelconque démarche de déradicalisation. La décision de ne pas nommer un nouveau gouvernement et de ne pas procéder à une déclaration de politique générale traduit cette volonté de continuité. Dictée par les riches et pour les riches, la feuille de route du « Gouvernement Philippe II-bis » est destinée à poursuivre une politique régressive sur le plan social, écologique et démocratique. 

 Ainsi, en recevant le trophée dit de « champion de la terre », le président Macron confirme son titre de « champion de la mystification » en matière de politique environnementale. Ce titre-là, c’est son propre ministre de la Transition écologique qui le lui a implicitement décerné lors de sa démission en signe de camouflet. Dans un aveu saisissant, la gorge serrée, Nicolas Hulot, avait reconnu qu’il se sentait « seul » au gouvernement pour lutter contre « la tragédie climatique ». Les forces de l’argent et des lobbies ont raison de toute action à la hauteur des enjeux du réchauffement climatique et de la sauvegarde de notre environnement. Elles bloquent tout plan d’action d’urgence globale pour répondre au défi de notre siècle.

 Si le président Macron a abandonné le front de la lutte contre le réchauffement climatique, il est un front où il est bien présent et actif : celui de la défense des plus fortunés. Il en a gagné un autre titre : celui de président des riches et des très riches, symbolisé par une série de choix fiscaux toujours aussi injustes : remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) limité aux seuls biens immobiliers ; création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux uniforme de 30% sur les revenus du capital… ! Selon une étude publiée en janvier 2018 par l’OFCE, les 5% de ménages les plus aisés devraient capter 42% des gains à venir des mesures socio-fiscales du gouvernement d’ici la fin 2019. Et c’est pour les 1% les plus aisés que l’amélioration s’avère même la plus importante ! La première année du quinquennat a donc consisté à concentrer le gain fiscal pour les plus riches des riches …

 A l’inverse, son gouvernement, le gouvernement des riches, n’a cessé de mener une politique anti-sociale d’une violence inouïe à l’encontre des salariés, des personnes privées d’emplois, des retraités, des jeunes… Une violence sociale et un mépris de classe qui transparaissent clairement des nombreuses images de face-à-face entre le président et nos concitoyens, les renvoyant au rang des privilégiés. Une politique dont l’ambition est de détruire notre modèle de protection sociale, comme l’atteste le premier bilan des « Ordonnances Travail », synonyme de facilitation des licenciements, d’affaiblissement des organisations syndicales et de dérégulation au service de la précarisation du monde du travail. Ou bien encore la hausse injuste de CSG pour les retraités, le gel de leurs pensions, les coups de rabots sur les APL et les allocations familiales. L’objectif est clair : faire une société de « débrouillards » tout en substituant à notre modèle social un système d’assistance pour les plus indigents.

 Enfin, la crise sociale entretenue par l’action gouvernementale se conjugue avec une profonde crise démocratique. La célébration du 60ème anniversaire de la Ve République n’a trompé personne. Les apologistes du régime soulignent la longévité/solidité de ses institutions, pour mieux ignorer la faible adhésion populaire à ce système. L’esprit de fin de règne qui souffle actuellement ne concerne pas seulement la majorité au pouvoir : c’est le régime lui-même qui est démonétisé, décrédibilisé aux yeux de nos concitoyens. Si la foi dans la Res publica demeure toujours prégnante, elle s’accompagne désormais d’un profond rejet de la pratique présidentialiste du pouvoir, qui consiste à la fois à concentrer le pouvoir à l’Elysée, à neutraliser le Parlement et à s’appuyer sur une technocratie acquise aux dogmes du néolibéralisme et soumise au marché. En cela, la présidence Macron marque l’avènement d’une « technocrature » foncièrement antidémocratique, animée par la volonté de satisfaire une extrême minorité de nantis, plutôt que par le sens de l’Etat, du peuple et de l’intérêt général. C’est pourquoi nous plaidons en faveur d’un véritable débat constituant qui soit de nature à fonder une authentique République démocratique.
 Elle portera un nom : la VIe République.

 

Tribune parue le 19 octobre 2018 dans L'Humanité

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 08:14
photo Ouest-France

photo Ouest-France

La 27e édition se tiendra le premier week-end de décembre, au Parc des exposition, du pays de Lorient, à Lanester. Tout juste une semaine après le congrès extraordinaire du Parti, avec de nombreux dirigeants.

La fête de l’Humanité Bretagne se prépare. La 27e édition se tiendra le premier week-end de décembre, au parc des expositions du pays de Lorient, à Lanester, tout juste une semaine après le congrès extraordinaire du Parti communiste français (PCF). Les multiples débats seront l’occasion pour les organisateurs d’échanger sur l’actualité du parti et ses ambitions, en présence de nombreux dirigeants du PCF, six mois avant les élections européennes.Les thèmes des conférences : les transports maritimes, le droit aux vacances, la jeunesse, la santé, les retraites…

Fête et musique aussi...

Côté fête, l’événement mise sur des valeurs sûres, avec Soldat Louis, de la chanson militante (Motivés, Vocal Bardak), un jeune espoir de la chanson française, Tim Dup, de la musique festive avec le reggae de Bass Culture.Du covoiturage et des déplacements en car sont organisés. En fonction des départements d’origine des numéros sont à contacter : Morbihan au 02 97 21 01 26, Finistère au 02 98 43 47 78, Côtes-d’Armor au 02 96 33 40 94 et Ille-et-Vilaine au 02 99 34 80 82.

Samedi 1er et dimanche 2 décembre, Fête de l’Humanité Bretagne, au Parc des expositions, à Lanester. Entrée : 17 € les deux jours ; 12 € le dimanche (et tarif solidaire). Sur place 20 € et 14 €. Gratuit moins de 15 ans. Contact : fete.humabzh@orange.fr ou 02 97 21 28 24.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 06:31
L'homme du jour: Patrice Bessac - le maire PCF de Montreuil réquisitionne des logements vides pour les migrants sans abris (L'Humanité, 22 octobre 2018)
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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:13
Pierre Ouzoulias, sénateur communiste en pointe dans la bataille contre Parcoursup

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste en pointe dans la bataille contre Parcoursup

Jean-Marc Cléry au débat sur Parcoursup et les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma 2018 avec Yann Le Pollotec, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

Jean-Marc Cléry au débat sur Parcoursup et les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma 2018 avec Yann Le Pollotec, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:35
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l'Humain d'abord! (PCF)
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l'Humain d'abord! (PCF)
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l’humain d’abord !

Interview de Ian Brossat réalisée pour le journal l’Avenir (Ille et Vilaine) 

1 : Nous sommes à 9 mois des élections européennes. C’est une échéance électorale qui, souvent mobilise peu ; les enjeux sont pourtant importants. Peux tu nous dire pourquoi ?

En matière de participation électorale il y a une sorte de « loi de proximité » : plus l’élection concerne un échelon proche de nous, plus on vote. Ainsi, les Français votent volontiers pour les municipales, mais beaucoup moins pour les régionales. Quant aux européennes, les enjeux apparaissent comme très lointains : il s’agit d’une échelle continentale, et d’un parlement dont on ne sait pas très bien de quoi il s’occupe et quel est son pouvoir. Pourtant, paradoxalement, les sujets concernés par les élections européennes sont des sujets de vie quotidienne : l’alimentation, la qualité de vie, les transports, les normes de fabrication... Et ce sont aussi des sujets cruciaux, éminemment politiques : la question de la politique économique, de la monnaie, de l’austérité budgétaire, des politiques migratoires, du réchauffement climatique. Bref, il se pourrait bien que l’élection européenne soit en réalité la reine des élections, celle qui détermine des orientations politiques de très long terme. D’où la nécessité de l’investir. Ce n’est pas un hasard si plus de 10 000 organisations sont enregistrées à Bruxelles sur le registre officiel des lobbys de l’Union européenne, et si près de 30 000 lobbystes sont présents dans la capitale européenne. Les multinationales savent que c’est ici que ça se passe. Si on veut ne pas les laisser dicter leur loi, il faut envoyer des députés européens capables de défendre les intérêts du plus grand nombre.

2 : Dans cette campagne le risque est grand d être enfermé dans une proposition binaire : anti Europe, nationalistes, populistes d un côté ; partisans de la politique libérale déjà engagée de l autre. Quels axes comptes tu mettre en avant pour changer la donne ?

Macron va jouer à fond sur une fausse opposition entre « progressistes » libéraux et nationalistes à la Orban et Salvini. Mais quand on regarde les politiques économiques et migratoires de ces deux types de gouvernement, on voit qu’elles sont en réalité très convergentes : Macron, tout comme les gouvernements d’extrême droite hongrois, autrichien ou italien, ferme totalement la porte aux migrants et refuse d’organiser l’accueil en France. De la même façon, économiquement, Orban comme Salvini sont en train de mettre en place une fiscalité favorable aux plus riches, sur le dos des couches populaires et moyennes qui sont mises à contribution, exactement comme en France. Pour changer la donne, il faut ouvrir le vrai clivage, créer une vraie confrontation : celle entre les partisans de l’Europe fermée et néolibérale, et entre ceux d’une Europe ouverte, accueillante et sociale. D’un côté ceux qui veulent repousser les bateaux de sauvetage et faire des cadeaux fiscaux aux multinationales, de l’autre ceux qui veulent ouvrir des centres d’hébergement et répartir les richesses.

3 : Tu as été désigné chef de file du PCF, comment comptes tu mener cette campagne, et avec qui ?

Cette campagne, je la mènerai d’abord avec les communistes. Il y a une grande envie de défendre enfin nos couleurs, de faire en sorte que nos propositions existent dans le débat national. Partout où je vais, les militants des quatre coins de la France me disent qu’ils sont prêts à battre la campagne tambour battant. Pour une fois, nous sommes partis suffisamment tôt : cette chance, il faut la saisir et commencer à imprimer notre message dans le débat public. Bien sûr, il faut être lucide : il sera compliqué de faire un rassemblement de toute la gauche, d’abord parce que la FI et EELV ont purement et simplement fermé la porte à cette opportunité. Mais je ne renoncerai jamais à convaincre et à tendre la main, et j’ai bien l’intention d’élargir, de favoriser l’union. C’est d’ailleurs en existant d’abord sur notre nom propre que nous réussirons à rassembler : si on ne montre pas notre force, personne ne viendra nous chercher.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:24
Ian Brossat (PCF).  La gauche doit se retrouver (Le Télégramme, 21 octobre 2018, propos recueillis par Stephane Bugat)

Première tête de liste désignée, très en amont des élections européennes, pour porter les couleurs du Parti communiste, Ian Brossat, 38 ans, s’explique sur ses thèmes de campagne et sur sa stratégie d’alliance.


Désigné comme tête de liste du Parti communiste pour les prochaines élections européennes, votre parcours d’élu parisien ne vous a pourtant jamais conduit à vous intéresser particulièrement aux questions européennes ?

Je suis conseiller de Paris depuis 2008 et adjoint au logement depuis 2014. J’ai constaté que, pour changer la vie quotidienne des habitants, il est souvent nécessaire d’activer le levier européen. Ainsi, lorsque nous régulons les plateformes de locations touristiques, nous constatons qu’elles mènent un puissant lobbying auprès de la Commission européenne, au point de menacer nos dispositions. Autre exemple, le sort des réfugiés qui arrivent quotidiennement à Paris, depuis 2015. Malgré nos efforts, nous savons que leur situation ne peut se régler à l’échelle d’une ville ou même d’un État.

 


Quel sera votre message pour cette campagne ?

L’Union européenne, aujourd’hui, c’est la mise en concurrence partout et la justice sociale nulle part. Le Smic varie de un à huit, d’un pays à l’autre. Il est donc urgent de mettre en place une harmonie sociale par le haut. Sinon, c’est la jungle. Savez-vous qu’en Bretagne, il y avait 715 travailleurs détachés en 2005 et qu’ils sont maintenant huit fois plus ? C’est la conséquence d’un insupportable dumping social. L’Union doit mettre en place des règles contraignantes pour en finir avec cette concurrence déloyale.


Emmanuel Macron s’est saisi du dossier…

Effectivement, une directive récente pose le principe : à travail égal, salaire égal. Mais elle ne règle pas la question du financement de la protection sociale. De plus, qui va vérifier que ces règles sont appliquées ? Personne. Quant aux trois millions de travailleurs de la route en Europe, ils ne sont pas concernés par ces nouvelles règles et subissent encore la concurrence déloyale.


Avec une liste autonome, vous prendriez le risque de ne pas avoir d’élu. Pensez-vous vous allier et avec qui ?

Méfions-nous des sondages, si loin du but. C’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. Cela étant, je regrette, moi aussi, que la gauche soit si dispersée. Face à l’extrême droite et à la politique antisociale de Macron, il va bien falloir se retrouver. C’est la raison pour laquelle j’ai adressé aux principaux leaders (*) une lettre leur proposant de nous mettre autour d’une table pour discuter sans plus attendre.

* Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Olivier Besancenot.

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