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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 07:26

 

 

Le PCF alerte depuis des mois sur les menaces planant sur l'avenir de la filière avicole et sur les conséquences de la décision européenne d'arrêt des restitutions sur l'emploi agro-alimentaire local.

La situation est plus que critique: cette filière a très certainement besoind'être reorientée à terme davantage vers le marché intérieur et le qualitatif - pour des raisons de santé publique, de respect de l'environnement, de transition vers une agriculture plus saine, mais aussi parce que l'alignement sur les plus bas standards de production et le coût mondial le plus bas est une impasse - mais cela doit être préparé, mis en oeuvre par étapes, et cela ne peut pas se faire en acceptant le sacrifice de milliers d'emplois dans les mois à venir. Le gouvernement doit s'engager fortement pour accompagner la transition écologique de la filière et garantir à la fois le "vivre et travailler au pays" par le maintien des emplois industriels et l'évolution vers des modes de production garantissant tout aussi bien notre souveraineté alimentaire qu'une alimentation de qualité pour tous.

Aujourd'hui, dans le Télégramme, Corinne  Nicole, qui avait animé avec Olivier Le Bras, Partick Le Goas (GAD Lampaul) et Xavier Compain (spécialiste des questions de pêche et d'agfriculture au PCF et au Parti de la Gauche Européenne), une réunion sur l'avenir de l'agro-alimentaire breton organisé par le PCF du pays de Morlaix en juin dernier, informe la population dans le Télégramme  des mauvais coups qui se préparent pour les salariés de Tilly-Sapco:

 

Tilly-Sapco. Chômage partiel dès la fin septembre.  

Après le Comité d'entreprise qui s'est tenu mercredi après-midi sur le sîte de Tilly-Sapco à Guerlesquin, la CGT déplore "la casse sociale" qui se profile dans l'entreprise. "La direction a annoncé qu'il n'y aurait pas d'activité d'abattage* du 23 au 27 septembre, seulement trois jours de travail sans équipe de nuit, du 30 septembre au 4 octobre et quatre jours de travail sans équipe de nuit, toujours du 7 au 11 octobre", expose l'élue CGT Corinne Nicole.

80 précaires en moins

"80 précaires, intérimaires et CDD, se retrouvent sans emploi. Et pour les 300 salariés en CDI, cela signifie la mise en place du chômage partiel. Nous allons tourner à 30h par semaine, au lieu de 35h."

Après la décision de la Commission Européenne de stopper les restitutions, le Pdg Daniel Sauvaget avait déposé un recours en référé auprès du tribunal administratif de Rennes, et menacé de stopper les commandes de poulet. Si, pour la CGT, "c'est toute la filière avicole qui demande à être soutenue par le gouvernement", la déléguée syndicale estime que les "salariés n'ont pas pour autant à payer les pots cassés et à être, comme toujours, les premières variables d'ajustement".

* l'entreprise guerlesquinaise tourne en 3X 7h et abat 300.000 poulets par jour.

 

Nous réclamons nous ici une prise de conscience du gouvernement de l'impossibilité de laisser s'écrouler une nouvelle activité agro-alimentaire en Bretagne.

 

Pour plus d'informations sur la situation du secteur et les positions du PCF:

 

http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-pcf-morlaix-communique-de-presse-119334843.html

 

http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-agriculture-agro-alimentaire-le-pcf-s-engage-117694861.html

 

http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-agro-alimentaire-breton-filiere-avicole-des-centaines-d-emplois-a-securiser-halte-a-la-casse-115221844.html

 

http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-suppression-des-aides-a-l-exportation-de-poulet-congele-il-ne-faut-pas-sacrifier-les-salaries-de-l-114905063.html

 

 

Le samedi 21 septembre 2013, le Front de Gauche organise une grande formation-débat sur une journée à Carhaix (salle des Halles) sur l'alimentation et l'avenir de l'agriculture et de l'agro-alimentaire.

 

Brain-storming-agro-FDG.jpg

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 10:32

A Gad Lampaul Guimiliau, la bataille pour la sauvegarde des 900 emplois s'opère sur trois plans complémentaires, juridique, politique et social.

Sur le terrain juridique, les salariés et leurs représentants syndicaux veulent gagner du temps et empêcher la CECAB de mettre en oeuvre rapidement le plan de continuation prévoyant la fermeture du site de Lampaul et le licenciement sans indemnités significatives de ses 900 salariés, plan signé par le représentant CFDT du site de Josselin dans l'espérance d'un maintien de ce dernier abattoir en cas de validation du plan de continuation. Le plan de continuation de la CECAB qui prévoit la possibilité de redresser l'activité viande du groupe en ne gardant que l'abattoir de Josselin est basé "sur un tissu de mensonges" pour les syndicalistes FO de Gad Lampaul Guimiliau qui l'ont examiné avec soin.

Celui-ci est loin d'être acquis car la CECAB a 40 millions d'Euros de dettes sociales et fiscales sur ses abattoirs de Lampaul et de Josselin, et il est  peu probable que l'Etat soit prêt à les annuler. C'est d'ailleurs tout à fait normal car il n'y a pas de raison de faire des fleurs à un groupe qui se goinfre d'argents public et entend prospèrer au jeu des ouvertures-fermetures de sites sans prendre la responsabilité de poursuivre ses activités viande et légumes en dehors du Morbihan, alors que des profits importants ont été engrangés au profit des actionnaires au détriment de la production et que les process, la marque, les certificats ont été captés par la Cecab).

Cela se traduit par le dépôt déjà effectué de quatre plaintes pour délits d'entrave (rétention de documents pour dissimuler la situation économique de la boite, les intentions de la direction; pas de convocation réglementaire; dénonciation du périmètre de licenciement). Via le CHSTT, il y a encore sans doute d'autres possibilités juridiques de gagner du temps. Normalement, le site de Lampaul Guimiliau ne devrait donc pas fermer le 21 août, comme la CECAB le voulait. 

Ce serait déjà une première victoire qui permettrait de se donner plus de chances, soit de trouver un repreneur, soit de ficeler un dossier de reprise d'activité en coopérative ouvrière.

 

Cela a été l'annonce choc de la semaine passé: Maître Philippe Brun, l'associé de Dominique Le Guilloux Rodriguez, l'avocat qui a sauvé Sea France, transformée en SCOP sur un projet du syndicat CFDT, a annoncé qu'il préparait un dossier SCOP à Gad, qui devrait s'adosser forcément pour être viable à un soutien des producteurs, voire d'investisseurs locaux, et surtout à un soutien du gouvernement pour que l'éventuelle future coopérative ouvrière bénéficie soit du soutien de banques régionales, soit, ce qui serait encore mieux, du soutien de la banque publique d'investissement créée par Montebourg. 

Idéologiquement, bien sûr, on ne peut qu'être séduit par ce projet de reprise en main de leur outil de travail par les salariés qui ont donné tant d'années à la boîte, qui ont fait gagner des millions à la famille Gad et qui payent aujourd'hui trois ans de gestion calamiteuse de la Cecab, dont on ne peut exclure qu'elle ait décidé dès le départ de se débarasser du site rapidement.

Il y a chez les ouvriers la discipline, le sens du travail et du collectif, les compétences nécessaires pour gérer un abattoir qui représente un atout économique indispensable pour la région, justifiant un soutien public permettant de passer les premières difficultés de l'investissement initial à réaliser et de 3 ou 4 ans d'années difficiles à prévoir encore.

En SCOP, l'abattoir pourrait se tourner davantage vers la qualité, comme c'est prévu à Saint Nazaire où  les syndicalistes espèrent une reprise en main du petit abattoir que la CECAB veut fermer par la Biocop pour faire du moyen et du haut de gamme.

Surtout, les profits n'iraient pas dans les poches d'un investisseur privé - et dieu sait s'il y a des patrons "voleurs" qui ne pensent qu'à s'enrichir dans le milieu de la viande - mais pourraient être réinvestis dans l'outil de production, les salaires, les formations, l'amélioration des conditions de travail.

Il y a dans le pays un certain nombre de SCOP qui se portent très bien: ici, ce qui ferait difficulté, ce serait surtout la conjoncture de la crise porcine (sous-alimentation des abattoirs liée à la concurrence allemande, à la faible rentabilité des exploitations pour les éleveurs à cause de la pression sur les marges de la grande distribution, de la hausse du coût de l'aliment et des nouvelles normes sanitaires et écologiques - nécessaires, et sur lesquelles il est à craindre que l'on revienne- qui se traduisent par des contraintes d'investissement auxquels tous ne sont pas prêts ou capables de faire face).

La difficulté dans le cas présent pourrait venir davantage des responsables politiques, des banques et de la grande distribution qui ne voudraient pas de ce projet de coopérative ou n'y croieraient pas, et de l'environnement très concurrentiel en Bretagne et en Europe, dans un contexte où certains producteurs peuvent jouer les uns contre les autres et envoyer leurs bêtes au plus offrant. Nénmoins, les syndicalistes FO de Gad sont confiants par rapport au soutien des éleveurs sur le court terme: ceux-ci n'ont pas intérêt à ce qu'il n'y ait plus d'abattoir de proximité sur le Finistère, car c'est ensuite l'élevage qui va s'exporter, toujours pour des raisons de compétitivité et de coût du travail, maîtres mots de ce capitalisme sauvage et inhumain.

 

Les salariés ont bien accueilli cette idée de créer une coopérative ouvrière. Pourquoi? Parce ce que cela leur montre, et c'est vrai, qu'ils ont les toujours les cartes en main, qu'ils ont une alternative en cas d'absence de repreneurs, qu'ils peuvent tout à fait faire sans les capitalistes si on ne prévoit pas de soutenir la prolongation de cette activité vitale pour eux (leur gagne-pain), la région et nécessaire à l'agriculture française.

 

Néanmoins, les syndicalistes ne mettent pas tous les oeufs dans le même panier et continuent à attendre des choses de leur appel à des investisseurs qui pourraient reprendre le site et lui permettre de subsister. Ils mènent des démarches de leur côté et des ministres et des députés PS de la région leur ont dit qu'ils faisaient aussi le tour des acteurs du capitalisme breton et de la filière viande pour les convaincre de suppléer à la défaillance de la CECAB et d'investir dans un secteur qui, si certaines actions amorcées (révision du rapport de force entre agriculteurs et grande distribution via des négociations imposées, assouplissement de certaines normes dans l'élevage, dénonciation au niveau européen du dumping social des abattoirs allemands) portent leurs effets, pourrait aller mieux dans quelques années.

C'est le volet politique de la lutte des syndicalistes de GAD qui passe par l'interpellation de tous les décideurs et responsables de la région, et ils ont le soutien sans défaillance de maires locaux très investis comme celui de Lampaul-Guimiliau, qui, tout étant de droite, a des discours enflammés contre le système qui produit cette faillite et ceux qui sacrifieraient volontiers cet outil de travail.

 

Ce qui peut motiver les politiques, c'est aussi la résolution et la capacité d'action des salariés de GAD, qui ont fait corps à plusieurs reprises avec les producteurs, les Jeunes Agriculteurs et qui sont décidés, non à vendre très chèrement leur peau, mais bien à garder le site et leurs emplois.

Ils sont intervenus lors de l'étape du Tour de France à Saint Malo, ont montré leur colère aux réunions de la Cecab à Vannes, à Rennes, ont défilé jusqu'au siège de Prestor, sont prêts à d'autres actions pour montrer combien ces emplois doivent absolument être sauvés et combien ils sont déterminés à tout faire pour qu'ils le soient. Ce ne sont pas des flambées de violence sans lendemain, ce sont des actions collectives disciplinées, déterminées, qui n'excluent pas le fait que les salariés continuent à travailler sans baisse de rythme, malgré l'inquiétude et le dégoût vis à vis de l'employeur, car ils ne veulent pas lui donner de prétexte pour hâter la fermeture du site en sabotant le travail ou en faisant grève. La semaine passée, quand le maire de Lampaul est venu à l'usine, 650 personnes sur 850 ont débraillé pendant une heure, mais ils ont tous ensemble repris le travail ensuite, sans aucun retard, et les tâcherons les ont aidé à terminer le boulot en temps et en heure.

 

Selon des acteurs, il n'avait jamais eu autant de solidarité, de cohésion, de sens du collectif et d'attention aux enjeux économiques et sociaux dans l'entreprise. Chaque journée de lutte apporte son lot de bonnes surprises, de joies, de déceptions et d'inquiétudes nouvelles. Dans la menace de perte d'un emploi auquel ils ont beaucoup sacrifié, ces hommes sont plus que jamais acteurs de leur destin, décidés à ne rien faire pour faciliter la tâche de ceux qui veulent les mettre sur la paille, condamner une région au sinistre social et tant de couples et de familles au chômage et à l'avenir bouché.

 

Gad doit vivre...

Le Parti Communiste et le Front de Gauche sont pleinement au côté des salariés de GAD dont l'avenir se joue cet été. Ils doivent recevoir le soutien qu'ils méritent du côté des politiques aux responsabilités et des acteurs économiques de la région. Hors de question de se résigner à un énième plan de licenciement massif aux conséquences humaines désastreuses.       

 

Le journal l'Humanité, avec Libération il ya 15 jours, est d'ailleurs un des rares titres de la presse nationale à alerter sur la nécessité de sauver cet abattoir et l'agro-alimentaire breton, et surtout à porter la voix des salariés.  

 

manifestation-le-16-mars-2013-a-landivisiau-de-salaries-de- 

 

          

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 18:41

Le Collectif Le Peuple des Dunes en Trégor organise le 12 juillet 2013 une table ronde à Trébeurden salle du sémaphore sur les enjeux et les risques du dossier d’extraction en baie de Lannion, en présence de Denis Délestrac, le réalisateur du film diffusé sur Arte le 28 mai dernier. Cette diffusion a été la plus belle audience d’un documentaire sur Arté en France et en Allemagne.

 

Programme de la table ronde du 12 juillet :

17 h à 18 h 15 : diffusion du film de Denis Délestrac : « le sable, enquête sur une disparition »

18h 15 à 20 h : table ronde

 

Dimanche et lundi dernier, le collectif "Le peuple des Dunes" a reçu une équipe de journalistes de la chaîne de télévision allemande A.R.D ; il s’agit de la plus grande chaîne de télévision en Europe.

http://mediathek.daserste.de/suche/15332604_frankreich-sandraeuber-von-tr-beurden?clipSearchFilter=onlyVideos&s=Europamagazin&datumBis=22.06.2013&datumVon=22.06.2013&sendung=342024

 

  Samedi 15 juin, l'association est intervenue dans l’émission de Denis Cheissoux sur France Inter : « CO2 Mon amour » avec Yann Quéffelec, rédacteur en chef du jour

 

http://www.franceinter.fr/emission-co2-mon-amour-yann-queffelec-redacteur-en-chef-de-co2-mon-amour

 

Pour voir ou revoir jusqu’au 28 juillet le documentaire de Denis Délestrac : http://future.arte.tv/fr/sujet/nos-plages-court-de-sable

 

 Coordonnées de l'association:

Collectif Le Peuple des Dunes en Trégor

Maison des associations 22560 Trébeurden

Tél.: 02.96.23.67.60

http://peupledesdunesentregor.com

peupledesdunesentregor@gmail.com

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 18:16
Manifestation le samedi 22 juin 2013 à 10h30 à Carhaix devant  la Maison des syndicats, place du Champ de Foire.
Défense de l'emploi dans l'agro. Non à la fermeture de Marine Harvest Poullaouen.
 
Co-voiturage à partir de Morlaix: rendez-vous à 9h30 devant l'UL CGT (impasse Tréguier).
.......................................................................................................................................................................................................................... 

Après les fermetures de BOUTET NICOLAS, DOUX, ENTREMONT ALLIANCE, l’annonce de la fermeture de MARINE HARVEST à Poullaouen et de Chateaugiron en Ile et Vilaine pour mars 2014 représente un nouveau coup dur pour l’emploi.

 

Cette entreprise compte 187 emplois permanents et, en, pleine saison, jusqu’à 450 emplois. Elle appartient à 100% à ce groupe Norvégien qui fournit toute la matière première.

 

Ce groupe dégage d’énormes profits. Il porte l’entière responsabilité de cette décision catastrophique tant au niveau humain qu’économique. Il recherche l'ultra-rentabilité.

 

Depuis un certain temps, il n'y avait plus d'investissement sur le site de Poullaouen. On ne peut pas faire fortune sur le dos des gens, partir en Pologne et laisser mourir le site.

 

Nous ne voulons pas que le Centre Bretagne devienne un désert économique. Marine Harvest doit rendre des comptes.

 

Ce groupe, qui est extraordinairement prospère, devra réparer le préjudice des salariés, d'abord et du territoire, ensuite. Ils ne peuvent pas s'en tirer à bon compte. Les emplois peuvent être préservés et pourquoi pas avec la construction d’une usine neuve.

 

N’oublions pas qu’un emploi industriel de perdu sur le territoire, entraine trois emplois dans les autres secteurs (commerçants, artisans, sous-traitants, etc..).

 

Le syndicat CGT de MARINE HARVEST et l’Union locale CGT de Carhaix ont décidé d’organiser une manifestation

 

Le samedi 22 juin, à 10 h 30 à Carhaix

Devant la Maison des syndicats

Place du Champ de Foire

 

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 06:21

 

Gad. Explosion de colère des salariés face à la direction

 

Ambiance explosive, ce mardi après-midi, au siège du groupe Gad, à Saint-Martin-des-Champs (29). Inquiets pour leur avenir, 600 salariés de l'entreprise sont entrés de force pour obtenir les explications de la direction. Le face-à-face a été très tendu.

«J'ai trois gosses à nourrir, moi. On va où, là ?». 17 h 15, hier, au siège du groupe Gad, zone de Keriven, à Saint-Martin-des-Champs. En quelques minutes, le climat est soudain devenu explosif. Face-à-face dans le hall, des salariés sur les nerfs et la direction qui se tient dans l'escalier menant aux bureaux. «On nous a promis des choses qui n'ont jamais été tenues», s'emporte cet employé en apostrophant violemment Christophe Peter.

À plusieurs reprises, la situation est à deux doigts de dégénérer. Mais alors que des «Direction démission» fusent de toutes parts, le directeur général de Gad SAS reste de marbre.

«On a frôlé l'incident»

«On savait que les salariés voulaient exprimer leur colère. Mais on ne s'attendait pas à ce que ça soit aussi virulent. On a frôlé l'incident», constate Olivier Le Bras, le secrétaire du comité d'entreprise.

Trois heures plus tôt, c'est pourtant dans le calme que la manifestation avait débuté sur le site de Lampaul-Guimiliau. Celui-là même qui apparaît aujourd'hui menacé depuis qu'aucune offre de reprise n'a été déposée, alors que le groupe Gad est en redressement judiciaire depuis février. 850 salariés craignent pour leur emploi sur le site historique de l'entreprise d'abattage et de découpe de porcs.

«On veut la vérité»

14 h 30. Rejoints par quelques agriculteurs, ils sont environ 500, à bord de 150 voitures, à prendre la route. L'opération-escargot sur la RN12 va durer deux heures. Jusqu'à l'arrivée au siège du groupe, en bordure de la quatre voies. Où Olivier Le Bras prend le micro : «Monsieur le directeur, les salariés sont là. Ayez le courage de sortir les affronter».

Sans réponse durant une demi-heure, les manifestants décident alors d'entrer de force à l'intérieur des locaux, en écartant les portes automatiques, fermées de l'intérieur. Avant d'essayer, en vain, d'entamer la discussion avec le directeur général. «Ça fait trois ans que vous nous mentez. On veut la vérité», entend-on ici et là.

«Pas de plan social déposé»

Il faudra attendre trois quarts d'heure pour que Christophe Peter prenne finalement le micro. «Je sais que c'est compliqué mais aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de vous en dire plus. Il n'y a pas de plan social de déposé, c'est faux. Il faut continuer à réfléchir et à travailler avec les actionnaires pour la pérennité de la société
Gad. Le site de Lampaul continuera-t-il à tourner après le 21 août ? J'espère mais je ne suis pas magicien».

«Réfléchissez bien à ce que vous allez faire. N'allez pas sacrifier le site de Lampaul», lui répondent les représentants du personnel. 17 h 45. Accompagné du directeur des ressources humaines, Marc Bijaoui, le directeur général repart dans son bureau sous les huées. Laissant les salariés dans l'expectative.

«On va rappeler le père
Gad»

«On va rappeler le père
Gad. Avec lui, au moins, on s'en sortira», glisse un ancien de la boîte. Pendant que les syndicats se projettent sur la journée de vendredi, date de l'assemblée générale de la Cecab, l'actionnaire majoritaire de Gad. La coopérative morbihannaise qui est dans le collimateur des salariés.

«C'est elle qui dirige. Elle n'attend qu'une chose : qu'on cesse le travail pour fermer le site. Et ça, il n'en est pas question».

  • Ronan Tanguy

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/gad-explosion-de-colere-des-salaries-face-a-la-direction-12-06-2013-2133646.php

Gad. Quand les nerfs lâchent...

12 juin 2013 - Réagir à cet article

1. Environ 600 salariés du site de Lampaul-Guimiliau ont manifesté leur colère au siège du groupe Gad, zone de Keriven. Tous s'inquiètent pour leur emploi, alors qu'aucune offre de reprise n'a été déposée à l'administrateur judiciaire. 2. « J'ai trois gosses à nourrir, moi », s'est emporté ce salarié en apostrophant violemment le directeur général de Gad SAS. 3. Avant de rejoindre le siège, les salariés de Gad ont mené une opération escargot sur la RN 12 entre Landivisiau et Morlaix. 4. Accompagné du directeur des ressources humaines, Marc Bijaoui (à gauche), le directeur général de Gad SAS a pris la parole brièvement à l'extérieur des locaux. « Je sais que c'est compliqué, mais aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de vous en dire plus », a notamment déclaré Christophe Peter.
1. Environ 600 salariés du site de Lampaul-Guimiliau ont manifesté leur colère au siège du groupe Gad, zone de Keriven. Tous s'inquiètent pour leur emploi, alors qu'aucune offre de reprise n'a été déposée à l'administrateur judiciaire. 2. « J'ai trois gosses à nourrir, moi », s'est emporté ce salarié en apostrophant violemment le directeur général de Gad SAS. 3. Avant de rejoindre le siège, les salariés de Gad ont mené une opération escargot sur la RN 12 entre Landivisiau et Morlaix. 4. Accompagné du directeur des ressources humaines, Marc Bijaoui (à gauche), le directeur général de Gad SAS a pris la parole brièvement à l'extérieur des locaux. « Je sais que c'est compliqué, mais aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de vous en dire plus », a notamment déclaré Christophe Peter.

Les nerfs des salariés de chez Gad ont lâché, hier après-midi, lors de la manifestation au siège du groupe, zone de Keriven, à Saint-Martin-des-Champs. Accompagnées de quelques dizaines d'agriculteurs, environ 600 personnes employées à Lampaul- Guimiliau ont demandé au directeur général de leur donner des explications sur l'avenir de l'entreprise. La rencontre a bien failli dégénérer.

« L'immobilisme des élus est honteux »

Émile Riou, vice-président de la FDSEA du Finistère : « C'est la première fois que les agriculteurs s'associent aux salariés de l'agroalimentaire. Ça montre qu'on est dans une situation critique. Si Gad disparaît, combien de temps nous tiendrons ? Il est temps que les élus, de gauche comme de droite, se mettent au boulot. Leur immobilisme est honteux ».

« Je veux rester chez Gad, on y est bien »

Corinne, 35 ans, de Commana, à la découpe depuis 12 ans : « J'ai envie de rester chez Gad, on y est bien. On fait bien notre boulot. On n'est pas des fainéants ni des bons à rien, contrairement à ce que la direction a dit à Intermarché qui voulait nous racheter. Le directeur ne nous a quasiment pas adressé la parole. On attendait plus de réponses ».

« J'ai déménagé de Brest pour venir ici »

Stéphane, 45 ans, de Lampaul-Guimiliau, au fumé-salé depuis quatre ans : « J'ai déménagé de Brest pour venir ici. Trouver du travail ailleurs ? Mais tout ferme, et les politiciens ne font rien. Où est le ministre de l'Agriculture ? Quand on sera au chômage, on aura le temps d'aller mettre le feu aux camions de la Cecab, qui ne veut pas de repreneur pour Gad ».

« Pas capable de nous dire franchement »

Patricia, 51 ans, de Plougar, à l'abattoir depuis 13 ans : « Christophe Peter n'est même pas capable de nous dire franchement les choses... On nous ment, la direction s'en fout. Je croise les doigts pour que ça ne ferme pas car on a nos enfants à élever. Je ne peux pas imaginer que ça ferme à Lampaul alors qu'il y a des porcs partout autour ».

« On se lève à 3 h tous les jours »

Yvon, 50 ans, de Plougourvest, à l'abattoir depuis 19 ans : « On en a gros sur la patate. On se lève tous les jours à 3 h. Même quand on a mal au dos, on est présent. On n'a aucune reconnaissance. Il est inadmissible que le DRH ne passe jamais dans les ateliers nous dire bonjour. Les gens sont à bout. J'ai eu un peu peur que ça dégénère ».

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 05:43

 10 Juin 2013

 Communiqué: Le Front de Gauche 29 soutient la grève des cheminots du 13 juin.


Le Front de Gauche du Finistère soutient la grève unitaire des cheminots du jeudi 13 juin pour une augmentation des salaires à la SNCF, pour la fin des suppressions de postes, pour une politique de créations d'emplois et d'embauches, pour une politique ambitieuse du fret ferroviaire public,  contre l'ouverture à la concurrence et la libéralisation du transport ferroviaire de passagers décidée par la commission européenne pour 2019.

La SNCF entreprise ferroviaire publique a triplé son bénéfice financier l'an dernier et va verser près de 209 millions d'euros de dividende à l’État. Ces bons résultats économiques en apparence ne doivent pas faire illusion comme l'illustre régulièrement le mécontentement des voyageurs confrontés à une dégradation de la qualité des trafic et de la régularité, une hausse des incidents.

Fondés sur des logiques de court terme, ils s'expliquent malheureusement par une politique tarifaire privilégiant les résultats financiers commerciaux sur ceux du service public au détriment des voyageurs surtaxés qui ne comprennent plus rien à une tarification incompréhensible et par des exigences de productivité accrues pour les salariés en raison d'une politique obstinée de suppressions d'emplois : 1044 emplois détruits en 2012 tandis que la direction envisage d'en supprimer 1836 en 2013!
Depuis 2007, 10 000 emplois ont été supprimés à la SNCF (plus de 25.000 depuis 2000) au nom de la rentabilité maximale qui tourne le dos aux exigences de qualité et de sécurité du transport public, comme à la nécessité de stopper l'hémorragie du fret ferroviaire : le transport de marchandise par le fret SNCF ne représente aujourd'hui que 37% de ce qu'il était en 2002.

Faute d'ambition publique pour le fret et malgré l'ouverture du trafic marchandises à des entreprises privées depuis 2005 qui ont juste saigné la SNCF, le transport routier privé de marchandises ne cesse de gagner du terrain avec des conséquences dramatiques pour l'environnement, le dérèglement climatique, la sécurité routière et la santé publique.

Le pouvoir d'achat des cheminots tend à se réduire depuis des années, les primes exceptionnelles ne compensant pas la stagnation des salaires.

Il faut que le gouvernement et la direction de la SNCF rompent avec cette politique néo-libérale qui fragilise la satisfaction des missions collectives de service public au nom d'une vision strictement financière et libérale de l'entreprise SNCF. Il faut faire échec au plan européen de privatisation généralisée du transport ferroviaire dont on a pu observer les effets catastrophiques en Angleterre sous l'ère Tatcher et depuis dans d'autres pays européens. 

courriel : fdg296@orange.fr

 

bandeau Front De Gauche

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 05:30

 

Ce n'était pas la très grosse affluence au regard de l'enjeu, mais ce fut tout de même un rassemblement plus suivi que ce qu'annonce la presse (entre 400 et 700 personnes). Par ailleurs, il y avait une diversité de mouvements politiques à ce rassemblement pour le désarmement nucléaire, mais le PCF et le Front de Gauche n'ont pas envoyé une délégation de 7 personnes (dixit la journaliste du Télégramme) mais plutôt d'une centaine de personnes. Qu'on se le dise! C'était en tout cas un rassemblement chaleureux, avec de très bons concerts, dont ceux des magiciens de Montroulez City, ZOGO, et de la Fanfare Darry Cowl and the Band.

 

  

LE FESTIVAL DEBOUT TOUT LE MONDE EN PHOTOS ET VIDEOS de Serge et Yves Abramovicz

Un lien à diffuser largement

https://picasaweb.google.com/109963435597173332416/DEBOUTTOUTLEMONDECROZONLE9JUIN2013?authuser=0&feat=directlink

 

 

Crozon. Les détracteurs de l’arme nucléaire mobilisés
Un missile M 51 a accompagné « symboliquement » le cortège. Ouest-France
Un missile M 51 a accompagné « symboliquement » le cortège.© Ouest-France

Le port du Fret a accueilli, ce dimanche, la manifestation Debout tout le monde, visant à protester contre les armes nucléaires. Ils étaient entre 400 et 500 à avoir fait le déplacement afin d’écouter les discours des différents intervenants.

Dans une ambiance détendue, entre les concerts d’artistes locaux, les stands des organisations internationales et les banderoles évocatrices, tous les manifestants ont clamé leur refus de la bombe atomique. Le but était aussi d’enclencher une réflexion autour de la question suivante : comment en finir, progressivement, avec l’armement nucléaire ?

En fin de journée, l’ensemble des manifestants s’est dirigé vers la base de Lanvéoc, lors d’une « marche de la paix ».

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Lundi 10 juin 2013
Mobilisation timide contre l'arme nucléaire
Le cortège de manifestants est parti du Fret pour aller clamer sa colère devant la base de Lanvéoc.
Le cortège de manifestants est parti du Fret pour aller clamer sa colère devant la base de Lanvéoc.
 
Le festival Debout tout le monde, destiné à protester contre les armes nucléaires, n'a pas connu le succès escompté, hier, à Crozon.
Ils étaient entre 400 et 500, hier, au Fret, près de Crozon, à avoir fait le déplacement pour manifester contre les armes nucléaires et réclamer « la vie, l'emploi, la paix ». Bien loin du millier qui, à défaut d'être attendu, était au moins espéré. Pour autant, les intervenants, les organisateurs et le public étaient venus pour dire Non au nucléaire et enclencher la réflexion sur le désarmement. Toute la journée, ils ont répété que le but de l'opération était « d'entamer le dialogue, d'engager la discussion pour que tous les acteurs réfléchissent ensemble à une solution de sortie ».

Un coût trop élevé ?

Le débat autour du livre Arrêtez la bombe de Paul Quilès (ancien ministre de la Défense), Bernard Norlain (ancien général d'armée) et Jean-Marie Collin (consultant sur les questions de Défense) aura sans doute été l'un des points forts de la mobilisation avec la marche pour la paix, en fin de journée.

Ses deux acolytes excusés, c'est Jean-Marie Collin qui a pris la parole pour livrer son sentiment. « Les politiques disent souvent que l'arme nucléaire permet d'avoir une légitimité envers le reste du monde, mais la vérité, c'est que cela coûte très cher. Raison pour laquelle beaucoup de parlementaires commencent à se poser des questions. Si cela peut être un argument pour enclencher le mouvement de protestation, pourquoi pas ? », a mis en avant le consultant en questions de Défense.

Arielle Denis, coordinatrice de la campagne internationale pour le désarmement nucléaire, s'est, elle, attardée sur les chiffres. « Neuf pays ont l'arme nucléaire et chacun dit qu'il ne veut pas en sortir tant que le voisin l'aura. Mais surtout, ce sont plus de 100 milliards d'euros qui sont dépensés annuellement pour l'armement nucléaire », dénonce-t-elle.

D'une manière générale, les intervenants ont engagé le public à se mobiliser au quotidien pour la paix. Ils ont suggéré « de questionner les maires, les parlementaires sur les conséquences réelles de ces armes nucléaires ».

Ronan LE GOASTER 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 16:00

L'Alliance Front de Gauche du pays de Châteauneuf du Faou et du Poher exprime son indignation face à la brutalité des décisions prises par la direction du groupe Marine Harvest envers les salariés de son unité de Poullaouen.

Il est particulièrement choquant que ce groupe d'envergure mondiale, qui se porte bien, balaye d'un revers de main les propositions de concours au renforcement et à la modernisation de la production sur le site formulées à plusieurs reprises par Poher Communauté.

Dans la bataille qui commence pour la sauvegarde de l'emploi industriel sur Poullaouen, l'Alliance Front de Gauche exprime son soutien et sa solidarité aux salariés et à leurs représentants syndicaux. Elle se place résolument aux côtés du maire de Carhaix, président de Poher Communauté, dans la bataille qu'il mène contre la casse sociale annoncée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:47
Rennes. 2 000 personnes au meeting du Front de gauche - article OUEST FRANCE
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:00

Paix et Désarmement

 

Festival «Debout tout le monde» : Le Front de Gauche soutient le Rassemblement du dimanche 9 juin 2013.

 

La Coordination départementale du Front de Gauche appelle les Finistériens à participer nombreux au Festival « Debout tout le monde ! » pour l’élimination des armes nucléaires et pour une civilisation de justice et de paix, organisé au Port du Fret, à Crozon, le dimanche 9 juin 2013 de 10 à 18 h.

En effet, l’arme nucléaire, devenue inutile, constitue une criminelle menace de mort.

Elle représente des dépenses énormes, maintenues par le gouvernement actuel, alors que des millions de gens en France ne peuvent se nourrir, se soigner ou se loger correctement. La France, en se dotant de nouvelles armes nucléaires, viole le Traité de non-Prolifération Nucléaire qu’elle a signé.

Le Front de Gauche demande la mise en oeuvre simultanée par la France de la Convention Internationale d’élimination des armes atomiques et d’un projet industriel alternatif pour la reconversion des industries d’armement.

La politique de défense est l’affaire de tous, elle ne doit plus être le domaine réservé du Chef de l’Etat.

 

 

Coordination Front De Gauche du Finistère

courriel : fdg296@orange.fr

 

front de Gauche Finistère

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