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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 12:12
 Pour une Bretagne sociale et écologique, l'Humain d'abord! Le pré-projet du Front de Gauche pour les Elections régionales, à enrichir avec les citoyens

Pour une Bretagne sociale et écologique

L'Humain d'abord !

La Bretagne est une belle région marquée par son caractère maritime et agricole. C'est une région qui bouge. Entre terre et mer elle attire chaque année de nouveaux habitants. Dans ses territoires s'invente déjà la Bretagne de demain, se construisent des projets innovants et des solidarités nouvelles. Mais les logiques de mise en concurrence des peuples et des territoires, les politiques d'austérité menées en France et en Europe, l'accaparement par quelques uns des richesses de notre pays contredisent l'aspiration de toutes et tous à maîtriser son sort et à penser un avenir durable. Notre région est marquée par de fortes inégalités de développement, par la pollution de son air, de ses sols et de ses rivières liée à l' 'agriculture intensive, par les fermetures d'entreprises, notamment dans le domaine de l'agroalimentaire et dans le domaine des hautes technologies, par la concurrence du service public d'éducation avec les établissement privés, par des fermetures d’hôpitaux de proximité... Le "pacte d'avenir" proposé par le gouvernement et signé par la majorité régionale ne répond en rien aux problèmes de la région et s'inscrit dans un modèle de développement voué à l'échec. De manière plus générale, cette situation est aggravée par les choix politiques du gouvernement et les orientations promues par les forces du capital et les institutions financières internationales (BCE, FMI, Eurogroupe) qui échappent à tout contrôle démocratique. La Bretagne subit le désengagement de l’État qui réduit les moyens d'intervention des collectivités. Dans ces conditions, les politiques publiques peuvent difficilement inverser ou freiner les processus d'aggravation des inégalités, et de toutes les formes de précarité. Cela nourrit le sentiment d'impuissance et le repli sur soi, les pires idées réactionnaires font aussi leur chemin en Bretagne. Pourtant, des citoyens s'engagent pour mettre en œuvre des alternatives concrètes :des AMAP à la reprise en Scop d'entreprises, de la production locale d'énergie renouvelable à l'économie sociale et solidaire, les initiatives citoyennes ne manquent pas. Des forces syndicales et associatives, des collectifs se battent pour défendre la solidarité concrète, la culture pour tous, le droit des femmes, les services publics, et les droits des travailleurs, pour la préservation de nos ressources et la transition énergétique.

Pour donner force politique à ces engagements qui font la richesse humaine de notre région,et forts de notre diversité, nous proposons 5 grandes orientations, que nous pourrons enrichir tout au long de la campagne avec toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'engager dans la co-élaboration de notre projet.

Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 constituent,en effet, un temps de débat et de choix démocratiques sur les grands enjeux qui traversent la société. Les politiques régionales doivent être marquées du sceau de la résistance dans un contexte de crise économique, sociale, démocratique et environnementale. Nous voulons construire un projet commun avec toutes celles et tous ceux qui ne renoncent pas et veulent promouvoir une autre voie. Nous proposons de porter des politiques publiques régionales au service du bien commun, contre les logiques de compétitivité et productivistes du marché et de la finance, des politiques qui participent à la nécessaire transition écologique et à la lutte contre le dérèglement climatique.

1- Au cœur de notre projet, la démocratie

Notre démocratie est en crise. Longtemps porteurs de la légitimité démocratique, les capitalistes en sont devenus les adversaires. Les Grecs en font la rude expérience. Comme nous en France, le résultat du vote populaire du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel européen(TCE) a été détourné. Les citoyens se sentent dépossédés des choix politiques. Reprendre nos droits sur notre bien commun, la démocratie, faire reculer cette dépossession suppose de concevoir différemment le rôle des élus,de rompre avec la culture de la délégation de pouvoir et la remise en cause des espaces démocratiques de proximité. Loin de la conception actuelle du fonctionnement de la région où les grandes décisions sont prises dans l'espace feutré des bureaux du conseil régional, nous proposons un tout autre modèle démocratique. Partenaires et pas seulement représentants, les élus s'attacheront à définir les politiques publiques régionales avec toutes celles et ceux qui souhaitent en être acteurs : les citoyens engagés, et/ou organisés dans les syndicats, les associations, les collectifs... C'est aussi refuser les accords tels le TAFTA. La réorganisation des territoires, les compétences attribuées à chaque niveau de décision ne peuvent se faire sans débat démocratique comme ce fut le cas avec la réforme territoriale et la loi NOTRe qui va éloigner les citoyens des centres de décision.

Nous proposons :

• d'organiser une consultation pour la définition des limites de la région (rattachement de la Loire- Atlantique à la Bretagne) et pour l'organisation des institutions

• de co-élaborer les politiques publiques et les orientations budgétaires dans des assemblées participatives, en travaillant avec les citoyens, avec les interlocuteurs réguliers des comités d'usagers (dans le ferroviaire, la santé…) en s'appuyant sur leurs propositions et celles des organisations syndicales

• de rendre publics les débats et décisions de la commission permanente • d'encourager la création d'un statut de l'élu pour rompre avec les logiques de professionnalisation et de carriérisme

• de créer un droit d’initiative citoyenne, et la possibilité d'organiser un référendum sur les grands projets régionaux

• de créer un droit de regard des salariés, des élus, au niveau des territoires à travers les conseils de développement, sur les projets et aides économiques

• de déclarer la région hors TAFTA et sans OGM

2-Solidarité, coopération, égalité des droits pour travailler tou-te-s et mieux

Le “marché” ne permet pas à toutes et tous de travailler et d'avoir les mêmes droits, nous en faisons l'expérience tous les jours. Tant qu'une minorité détiendra les leviers de l'économie, et décidera à notre place, il sera difficile d'empêcher les fermetures d'entreprises, les plans sociaux, les conditions de travail indécentes et les productions écologiquement insoutenables. Il faut donc contester à cette minorité le droit de décider pour tous. Le principe de concurrence libre et non faussée qui guide les choix européens, les directives européennes de libéralisation de pans entiers de secteurs économiques couverts par les services publics, les politiques fiscales qui réduisent sans cesse la contribution des plus riches et celle des entreprises, la baisse des dotations de fonctionnement aux collectivités, la baisse des cotisations sociales, toutes ces politiques mettent en danger nos services publics : il ne se passe pas une journée sans que l'on apprenne la fermeture d'un bureau de poste, d'un service hospitalier, d'une classe, d'une ligne de chemin de fer de proximité...

Combattre ces choix politiques, être aux cotés des salariés et des usagers qui luttent sera une priorité de nos élus régionaux. Relocaliser l'économie, développer les services publics, soutenir l'économie sociale et solidaire et toutes les formes d'appropriation collective des moyens de production et de préservation de nos ressources, intervenir dans les choix de production en conditionnant les aides aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux, l'action des élu-e-s s'inscrira dans ces objectifs.

Nous proposons :

• d'agir dans tous les territoires pour développer les services publics

• d'aider les salariés à reprendre leur entreprise et soutenir la mise en réseau des SCOP et des SCIC, de développer l'économie sociale et solidaire

• de devenir partenaire et pas seulement financeur des projets d’entreprises, de réorienter les aides actuellement distribuées en les conditionnant à des critères sociaux et environnementaux (égalité salariale, respect de l'environnement, conditions de travail, formation des salariés...)et en contrôlant leurs usages avec les salariés • de créer un observatoire des marchés publics et de l'utilisation des fonds publics

• de refuser les Partenariats Public-Privé

• d'impulser une politique de relocalisation de l'activité donnant une ambition industrielle à la Bretagne (bois, construction-déconstruction navale)

• de développer une politique maritime ambitieuse en créant par exemple des liens entre les différents modes de transports des marchandises, fret ferroviaire et fret maritime.

• d'agir pour la suppression du CICE, la réorientation du Crédit Impôt Recherche, et pour une réforme nationale des dotations et de la fiscalité régionale qui permettra de redonner de l'autonomie financière à notre région, étranglée par les transferts de compétences non financés par l'État • de mobiliser l'épargne locale et citoyenne pour des projets régionaux

• de favoriser l'usage des banques coopératives

3-Se former, se cultiver et s'émanciper

La culture et l'éducation doivent échapper à la marchandisation et à la mise en concurrence. Pour l'égal accès de toutes et tous aux savoirs, aux pratiques culturelles et aux spectacles, il faut développer le service public d'éducation, ouvrir de nouveaux espaces de gratuité, soutenir les associations d'éducation populaire, promouvoir les langues et les cultures de Bretagne dans un esprit d'ouverture au monde et à toutes les cultures, promouvoir la culture de paix.

Nous proposons :

• de reconquérir de nouveaux secteurs de scolarisation pour le service public

• de favoriser l'accueil des élèves au plus près de leur domicile dans le service public sur tout le territoire régional et de construire des lycées publics pour répondre à la croissance de la démographie lycéenne

• d'entretenir et rénover ces lycées et leurs installations sportives à la hauteur des besoins pédagogiques en intégrant les enjeux énergétiques et environnementaux et d'améliorer les capacités d'internat

• de mettre en œuvre la gratuité des manuels scolaires ainsi que des supports et équipements pédagogiques obligatoires

• de privilégier la formation professionnelle qualifiante en lycée, améliorer la qualité de la formation en apprentissage et lutter contre les ruptures de contrat

• d'élaborer la carte des formations professionnelles avec tous les acteurs (personnels et usagers)

• de répondre aux besoins des salariés et des chômeurs en matière de formation professionnelle continue et faciliter les reconversions

• de favoriser l’action populaire pour imposer dans les faits l’égalité entre les personnes

• d'associer les bretonnes et les bretons à l'élaboration et la mise en œuvre de la politique culturelle et artistique, en particulier toutes les structures associatives comme par exemple les MJC

• de contribuer à ce que toutes et tous puissent pratiquer une activité artistique, créer un événement culturel, ou être porteur d'un projet culturel collectif • de soutenir la création et les intermittents du spectacle

• d'inciter les grandes institutions culturelles à favoriser l'accès du plus grand nombre aux pratiques et aux spectacles

• de promouvoir l'accès aux langues régionales (Breton et Gallo), soutenir les associations et agir pour le développement des filières bilingues dans le service public d'éducation, soutenir les écoles Diwan en agissant pour leur intégration dans le service public, renégocier la « Convention entre l’État et la Région pour la transmission des langues de Bretagne » qui n’est pas acceptable en l’état, soutenir la diffusion en langue régionale (radios locales associatives, médias locaux, filière numérique, doublage).

4- Sortir du productivisme et privilégier l'agriculture paysanne et une pêche artisanale durable

Accéder à une alimentation saine et diverse est un enjeu de santé publique. Nous voulons que chaque région et chaque pays accèdent à la souveraineté alimentaire dans le respect des ressources naturelles, des sols, de la biodiversité et des écosystèmes, mais aussi des femmes et des hommes qui en assurent la production. Du local au global, il faut se réapproprier les décisions, faire de la coopération le principe qui guide nos choix de production en matière d'agriculture, de pêche et d’agroalimentaire. Face à la crise sans précédent qui secoue les filières agricoles, nous refusons la fuite en avant du « toujours plus de dérégulation » (allègements de « charges » sociales et fiscales, abaissement des normes réglementaires et environnementales, relance de la course à la concentration des élevages...). L'urgence d'une autre politique agricole s'impose plus que que jamais ; une politique agricole en rupture avec le modèle productiviste et libéral, soutenant résolument une agriculture paysanne.

Nous proposons :

• d'encourager une production diversifiée, des circuits courts, les filières bio et durables sans OGM, les labels (AOC, AB...), notamment pour l'approvisionnement de la restauration collective dont la restauration scolaire, par contractualisation avec les exploitants agricoles, garantissant des prix rémunérateurs

• de proposer un schéma régional d'intervention publique sur le foncier agricole favorisant la déconcentration de l'agriculture et l'installation de jeunes agriculteurs

• d'assurer collectivement la maîtrise des productions et le partage des droits à produire

• de soutenir une politique de prix permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail

• d'encourager les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et donner la priorité des aides publiques aux agriculteurs qui s'engagent dans la reconversion de leur exploitation • d'agir au plan régional avec les salariés, les agriculteurs et les consommateurs, pour l'élaboration d'un plan de transition des entreprises agroalimentaires vers une alimentation de qualité, sans casse sociale

• de s'engager pour un aménagement équilibré du territoire contre le risque de désertification des territoires ruraux

• Quant à la pêche, elle représente globalement peu, à l'échelle de l'Hexagone,en termes d'activité économique et d'emplois; pour autant, à l'échelle d'une région littorale comme la Bretagne, elle participe d'un développement local qui est et sera durement percuté par les évolutions de la politique des pêches. Cette situation impose une action résolue de la Région pour rendre au métier une attractivité nouvelle.

Nous proposons :

• d'agir pour remettre les hommes au centre de l'activité (formation, statut du marin, sécurité des conditions de travail)

• de soutenir prioritairement la pêche artisanale et la modernisation de sa flottille (conditions de vie à bord, économies d'énergie)

• de préserver la ressource et associer les pêcheurs à sa gestion en favorisant le repos biologique et le recours à des engins de pêches plus sélectifs et moins consommateurs d’énergie

• de développer une politique hardie de reconquête de la qualité des eaux littorales et s'opposer à la pêche minotière et spéculative

• de valoriser les produits de la mer et encourager la consommation du poisson pêché localement dans les collectivités : école, hôpitaux, maison de retraite…

5-Développer de manière équilibrée les territoires, sortir des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée

Nous refusons de penser l'aménagement du territoire comme une réponse aux besoins d'une économie où le seul critère est la rentabilité des capitaux et la course aux profits. Ce qui guide nos choix c'est non seulement l'accès de tous aux transports collectifs, à la santé, à un logement de qualité mais aussi l'indispensable transition énergétique pour répondre aux besoins de tou-te-s et au défi climatique. Nous sommes partisans de la co-construction d'un plan régional de transition énergétique, pour développer les énergies renouvelables en privilégiant l'appropriation citoyenne de la production d'énergie. Sur notre territoire, nous avons besoin de privilégier les coopérations à l'échelle mondiale et le développement équilibré de chaque pays, nous considérons ces choix comme participant à la paix au niveau mondial.

Nous proposons :

• de sortir du tout TGV, donner la priorité aux liaisons TER quotidiennes et réorienter les financements prévus pour LNOBPL vers le maintien des gares de proximité, la remise en service des lignes comme celle de Fougères-Rennes, Auray-Saint-Brieuc, la modernisation des lignes ferroviaires existantes délaissées (Quimper-Brest, Morlaix-Roscoff...), la conservation de la ligne QuimperBordeaux

• d'abandonner le projet d’aéroport de NDDL, organiser un schéma aéroportuaire du Grand Ouest et reprendre en gestion publique les aéroports actuellement concédés à Vinci • de développer le fret, le cabotage, le fret maritime, de créer des synergies entre les transports par mer et par rail

• d'affirmer l'opposition de la région au projet de centrale à gaz de Landivisiau et refuser tout financement public régional à ce projet, de revoir le pacte énergétique breton pour favoriser la production d'énergie renouvelable et consommer moins d'énergie en rénovant énergétiquement l'habitat et les bâtiments, et lutter contre la précarité énergétique

• de soutenir la mise en régie publique des services de production, de distribution d'eau et d'assainissement collectif et non collectif , en favorisant toutes les actions de préservation des ressources

• de lutter contre les déserts médicaux, et pour le maintien des hôpitaux de proximité

• d'assurer l'accès au haut débit numérique sur tout le territoire breton

• de favoriser des initiatives de solidarité au niveau mondial

• d'agir pour supprimer les armes nucléaires sur l'Ile longue

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:52
Xavier Compain

Xavier Compain

Débat des Régionales entre candidats sur les langues régionales, la Bretagne.

La semaine passée, la commission des lois du Sénat a décidé qu'il n'y avait pas lieu de délibérer sur le projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. La question sera débattue le 27 octobre, en séance publique, par les sénateurs qui devraient suivre cette demande, qui rend impossible toute révision de la constitution. La Commission des lois a une nouvelle fois estimé « qu'accepter la révision constitutionnelle proposée par le Gouvernement imposerait de déroger aux principes constitutionnels auxquels la France est attachée, l'unité de la République et l'égalité des citoyens ».
(Le Télégramme).

La veille de la manifestation de Carhaix samedi, une soirée d'échanges est organisée au théâtre Max-Jacob, à Quimper, à partir de 18 h 30, en deux temps.

La projection d'une interview vidéo du magistrat Yvon Ollivier par Hubert Coudurier (pas précisément des progressistes, Yvon Ollivier étant un nationaliste pur et dur) permettra de poser les enjeux. Jacques Lescoat, universitaire, et Gilles Denigot évoqueront la question de la réunification de la Bretagne.

Le débat, animé par la journaliste Muriel Le Morvan, réunira ensuite les représentants des principales listes aux régionales : Isabelle Le Bal (Liste Le Fur), Christian Troadec, René Louail (Europe Écologie Les Verts), Paul Molac de la liste Le Drian et Xavier Compain (Front de gauche).

Pour Rappel:

Déclaration du PCF sur la ratification de la charte européenne des langues et cultures régionales ou minoritaires

Le PCF favorable à la ratification de la charte des langues régionales (4 juin 2015 :http://www.pcf.fr/71621)

Le président de la République vient enfin de décider de demander au Parlement de réviser la constitution pour permettre la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Sans en faire l’alpha et l’oméga de notre position sur ce sujet, les communistes qui militent pour la reconnaissance des langues et cultures régionales depuis de très nombreuses années, sont favorables à cette ratification.

Loin de mettre en cause l’unité et l’indivisibilité de la République et l’officialité de la langue française, cette ratification prend une dimension symbolique : contre les tentatives d’imposer l’uniformisation mondialisée de la langue de la finance, elle permet de réaffirmer notre volonté, conformément à la résolution de l’Unesco sur les langues en danger, de préserver et d’enrichir le patrimoine vivant constitué par les quelques 75 langues pratiquées en France. Nous pensons bien sûr aux langues régionales, à celles d’outre-mer mais également aux langues issues des immigrations qui ont contribué au peuplement de la France. Elles font toutes parties de notre histoire comme de notre richesse culturelle. La liberté, l’égalité et la fraternité fondements de notre culture commune prennent tout leur sens quand elles garantissent la reconnaissance et le partage des langues et des cultures diverses qui nous traversent ainsi que leur mise en relation. C’est cela aussi le vivre ensemble.

NOTE DU RÉSEAU LANGUES ET CULTURES DE FRANCE - Militants du Front de Gauche favorables à l'affirmation d'une vision pluraliste de la culture et de la République en France.

Dans le cadre de l’adoption des programmes régionaux, il paraît indispensable que cette question des langues et cultures de France, déclinée dans chaque région (car la variété des situations est très grande), fasse l’objet d’une référence explicite : les régions ont évidemment un rôle éminent à jouer dans ce domaine et elles le font souvent déjà, mais à condition de ne pas se substituer aux responsabilités de l’Etat, en particulier en matière d’enseignement public et de politique culturelle, décisifs pour l’avenir de ce patrimoine vivant.

POURQUOI RATIFIER LA CHARTE, POURQUOI NE PAS S’EN TENIR LÀ

Ce village de Corse, où des parents s’indignent que l’on puisse faire apprendre une chanson en arabe, nous rappelle que la langue, après la couleur de peau, la forme du visage, les usages alimentaires ou vestimentaires, est un marqueur d’identité individuelle et collective. Mais justement dans ce cas, il ne s’agissait pas de se substituer ni au français, langue nationale, ni au corse, langue régionale, ni à l’anglais, langue internationale, mais d’ajouter une langue, présente de plus dans l’environnement humain.

Les langues donc peuvent s’ajouter : la « guerre des langues » est un prétexte facile à d’autres visées de domination.

Plus de 5000 langues, moins de 200 Etats : on ne sera pas surpris de constater qu’aucun pays ne gère cette diversité de la même façon, étant entendu qu’il n’y a pas de langue plus belle qu’une autre, ni plus riche (cela dépend de la volonté, et du nombre, de ses usagers, et de leur capacité à répondre à leurs besoins). Il n’y a évidemment pas plus de langue de la liberté ou de la tyrannie, de la poésie, etc.
La France dispose d’une grande diversité linguistique (un rapport de 1999 fait état de 75 langues en usage sur son territoire – d’ailleurs pour l’essentiel dans les Dom-Tom). Pourtant le sentiment hérité de toute une tradition tant de l’absolutisme royal que de la République « une et indivisible » continue de faire penser à certains que la France et le français c’est la même chose. On en vient ici à nier l’histoire : comme l’a démontré Ernest Renan, au début de la IIIème République, dans une conférence de 1882, Qu’est-ce qu’une nation ?, ce n’est ni la même langue, ni la même « race », ni la même religion qui constituent le ferment d’une nation, mais la volonté politique de vivre ensemble. C’était d’autant plus nécessaire d’affirmer alors cela que la Prusse avait annexé l’Alsace et la Lorraine pour des motifs officiellement linguistiques… et que la majorité des petits Français de l’époque n’avaient nullement le français comme langue maternelle, mais avaient appris à parler dans les langues patrimoniales du peuple. Certes, les instituteurs mirent un point d’honneur à faire acquérir à leurs élèves la « langue de la République », parfois avec des méthodes peu morales. Mais il faut savoir qu’un débat s’engagea alors pour savoir ce que l’on faisait de ses « idiomes locaux ».

Ce débat s’est poursuivi jusqu’à nos jours : le fait d’avoir une langue commune, ce qui offre d’évidents avantages, ne peut se réduire à croire que ce doit être une langue unique. En 1951, au sortir donc de l’Occupation, la loi Deixonne posa le principe que ces langues pouvaient exister dans l’enseignement public, de l’école à l’université, mais sa modestie explique son peu d’impact. Grâce pourtant à la ténacité des militants de ces langues, et le soutien sans faille de progressistes, au premier rang desquels se trouvèrent toujours les communistes, une série de dispositions réglementaires vont pourtant être prises depuis : ce qui permet aujourd’hui à 3 % des élèves d’être en contact avec les langues dites régionales ; elles ont réussi à être pourvues d’un accès au baccalauréat, d’un CAPES spécifique, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir après 1981… Et même d’une reconnaissance constitutionnelle en 2005 (article 75). Dans le même temps, l’opinion publique a vu reculer le mépris attaché au terme de « patois » pour les désigner, puisque près de 3 Français sur 4 en ont une opinion favorable.

Pourtant, tous les tenants de ce riche patrimoine vivant sont d’accord pour considérer qu’il est nécessaire de fournir un nouveau cadre national législatif aux langues de France, qui ne s’en tienne pas à renvoyer vers les collectivités territoriales la responsabilité de cette politique, qui lui donne enfin clairement accès au domaine public, en particulier des médias. Le cadre européen ne peut être négligé, ne serait-ce que parce que bon nombre de nos langues sont transfrontalières (comme l’occitan, le catalan, le basque, le flamand, le mosellan…). L’annonce récente par le Président de la République qu’il entendait faire ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, signée par la France en 1999, mais suspendue par le Conseil constitutionnel au motif que certains articles de la Charte contrevenaient à l’article 2 de la Constitution : «Le Français est la langue de la République » (ajouté en 1992, date bien tardive, qui devrait donner à penser à ceux qui confondent l’histoire de France et la langue française), a provoqué une prise de position vive du co-président du Parti de Gauche, contre cette ratification. Ce n’est pas parce que les institutions européennes font en ce moment la preuve de leur nocivité que le texte de la Charte n’offre pas au moins l’avantage d’une reconnaissance symbolique de l’importance de ce domaine patrimonial vivant. En effet, comme il s’agit d’une adoption « à la carte » (il y a 98 propositions, il suffit d’en adopter 35, et le gouvernement Jospin en prenait 39), les articles retenus ne font en fait qu’encourager à pratiquer ce qui existe déjà…

Bien plus grave est, contre les langues régionales de France, une réforme du collège, adoptée par décret, qui oblige à rompre la continuité de leur enseignement en 6ème, qui n’offre aucune garantie pour la mise en œuvre d’une carte scolaire permettant d’offrir cette option aux parents de la maternelle au baccalauréat, qui finalement renvoie vers le privé ou la bonne volonté des collectivités territoriales, elles-mêmes au régime sec de l’austérité. Et d’autres enseignements de langues anciennes et vivantes, dont celles des immigrations, sont aussi visés.

Il est donc grand temps de s’atteler à un projet de loi pour les langues et cultures de France qui refuse l’austérité de principe, et vise à une promotion du patrimoine national non contre la langue nationale mais avec elle, en vue de résister à l’envahissement de la langue de la finance internationale. Le Réseau Langues et Cultures de France, proche de la Commission Culture du PCF, renouvelle son appel à débattre publiquement de ses questions, en se référant à Marcel Castan, militant culturel occitaniste et communiste : « la France une politiquement, culturellement plurielle ».

Réseau langues et cultures de France : http://www.langues-cultures-france.org
Sur « Facebook », on peut aussi échanger : Réseau Langues et cultures de France

Pierre Boutan, Daniel Muringer, Marie-Jeanne Verny

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 18:52
Traité Europe-USA: Berrien fait de la résistance! (Ouest-France)
Traité Europe-USA: Berrien fait de la résistance! (Ouest-France)
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 08:37
Un dialogue social dans une société apaisée, disait-il...

« Un dialogue social » pour une « société apaisée » disait-il !

Cette époque ultra médiatisée se prête sans doute plus qu’une autre à toutes les falsifications, à des présentations tronquées de la réalité sociale. Il ne s’agit pas seulement d’une histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein selon que l’on soit pessimiste ou optimiste. Le linceul médiatique s’attache à recouvrir la tragique réalité sociale, humaine, avec le chômage de masse et les files d’attente des Restos du Cœur et du Secours Populaire...

Prenons une entreprise du Finistère : la Société LAMPAULAISE de SALAISONS (fabrication de charcuterie industrielle, jambons cuits). Il s’agit de l’ex société Jean Caby qui dispose de deux sites de production, l’un à Lampaul-Guimiliau l’autre à Ergué-Gabéric, employant 635 travailleurs. Les deux usines ont été rachetées en janvier dernier par le groupe La Financière Turenne-Lafayette (Madrange, William-Saurin, Paul-Prédault...). Du lourd... donc a priori rentable.

Fin août intervient un « plan de sauvegarde de l’emploi » qui prévoit la suppression de 150 emplois dans le Finistère, dont 76 à Lampaul-Guimiliau et 74 à Ergué-Gabéric... puis ce chiffre est revu à la baisse, passant de 76 à 71 à Lampaul-Guimiliau, soit 5 emplois supprimés de moins. Il reste donc au total 145 suppressions d’emplois !

Titre du journal Ouest-France des 17-18 octobre 2015 page 8 :

Mais il y a pire. Frédéric Huon le délégué CFDT du personnel a déclaré : « une dizaine d’autres postes pourraient être sauvés », précisant par ailleurs : « C’est encourageant.Toute décision de ne pas supprimer des emplois est une bonne nouvelle. Nous sommes plus rassurés pour la suite. Nous continuerons à faire des propositions. » Globalement, la CFDT salue des « avancées concrètes sur l’emploi ».

Il ne faudra pas s’étonner qu’avec de tels propos lénifiants et une telle présentation de 145 suppressions d’emplois, de 145 chômeurs supplémentaires, devrait-on dire, on puisse entendre l’avertissement de Philippe Martinez de la CGT : « Faites attention, ça va exploser !»

Il y a vraiment de quoi déchirer la chemise d’un DRH.

André Le Roux - Blog du PCF Pays Bigouden

A découvrir sur http://pcbigouden.over-blog.com

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:12
Photos Peuple des Dunes

Photos Peuple des Dunes

Quimper: 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Côté Quimper)

Côté Quimper

Quimper 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion
Le Peuple des dunes est opposé au projet d'extraction de sable en baie de Lampion. Accompagnés de pêcheurs et d'élus, tous ont manifesté à Quimper ce samedi 17 oct
obre.

Par Sébastien Joncquez

Bien sûr, la manifestation de ce samedi 17 octobre n’avait rien à voir avec celles organisées à Trébeurden – berceau de la contestation – et Lannion, en mai 2012 et en janvier 2015. Celles-ci avaient réuni respectivement quelque 4 000 et 8 000 opposants au projet d’extraction de sable porté par la Can( groupe Roullier). Néanmoins, les organisateurs ne se disent guère déçus : « Ce matin, il s’agissait d’une opération “coup de poing” qui n’avait pas vocation à réunir des milliers de personnes. Et il n’est pas dit que nous faisions d’autres opérations de plus grande ampleur », déclare Alain Bidal, président du collectif du Peuple des dunes.

Nous devons déposer un recours contre le décret devant le Conseil d’État avant le 16 novembre. Et nous aurons deux mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour déposer un référé devant le tribunal administratif.

Ils s’opposent toujours à ce projet. Et ils l’ont fait savoir au préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine – compétent sur ce dossier. C’est en effet lui qui signera, dans les prochains jours, l’arrêté permettant le début des travaux. Arrêté qui fera suite au décret ministériel signé par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, le 6 septembre dernier.
146 000 opposants

Ces deux textes seront dénoncés prochainement par les opposants. « Nous devons déposer un recours contre le décret devant le Conseil d’État avant le 16 novembre. Et nous aurons deux mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour déposer un référé devant le tribunal administratif », explique le président.

Avec ces deux recours, les opposants espèrent bien empêcher le début des travaux d’extraction de sable prévu en janvier 2016. Et comptent s’appuyer sur les 146 000 signatures enregistrées à ce jour contre le projet.

http://www.cotequimper.fr/2015/10/17/200-manifestants-contre-lextraction-de-sable-en-baie-de-lannion/

Album photos de Pierre-Yvon Boisnard (le Homard Enchaîné)
https://www.flickr.com/photos/pyb29/albums/72157659978967805

Quimper: 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Côté Quimper)
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 12:25
Les camarades de la CGT distribuaient eux aussi un tract sur l'enjeu du climat, de la réindustrialisation et du rail

Les camarades de la CGT distribuaient eux aussi un tract sur l'enjeu du climat, de la réindustrialisation et du rail

Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche, Noëlle Péoc'h et François Rippe, candidats du Front de Gauche dans le Finistère

Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche, Noëlle Péoc'h et François Rippe, candidats du Front de Gauche dans le Finistère

A l'arrière plan, Martine Le Nozerh (à gauche), Erwan Rivoalan (candidat sur la liste du FDG, le 3e en partant de la droite) et Dominique Gontier, membres de la direction départementale du PCF

A l'arrière plan, Martine Le Nozerh (à gauche), Erwan Rivoalan (candidat sur la liste du FDG, le 3e en partant de la droite) et Dominique Gontier, membres de la direction départementale du PCF

Xavier Compain et Noëlle Péoc'h

Xavier Compain et Noëlle Péoc'h

Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat
Intervention de Xavier Compain

Intervention de Xavier Compain

Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat
Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat

Dans son intervention faisant suite à celle de l'animateur régional de la CGT des Cheminots, venu des Côtes d'Armor, Xavier Compain a défendu l'objectif de la justice climatique et des efforts particuliers des pays riches et industrialisés vis à vis des pays pauvres lors de la conférence climat. Il a montré le caractère restrictif de la politique du tout TGV ou du tout aérien, avec ce projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont beaucoup de bretons se demandent à quels besoins véritables il correspond au-delà de quelques intérêts financiers privés, au moment où les enjeux climatiques, écologiques et sociaux doivent amener à développer le réseau ferroviaire de proximité, les lignes régionales, le fret ferroviaire, le cabotage maritime. Il a défini les priorités de la campagne et de l'action publique du Front de Gauche en matière de solidarité, d'écologie et de développement des services publics, à mille lieues des logiques promues par la droite de Le Fur ou par la ligne gouvernementale des Macron, Le Drian et consorts.

Le tract du Front de Gauche sur la COP 21 et le développement du transport ferroviaire en Bretagne, à l'encontre des politiques de restructuration libérale, a été très bien reçu.

LA COP 21 PASSE PAR LE TRAIN POUR TOUS

TER/TET !? MILLE FOIS OUI !

La région a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions État/SNCF/Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000 €. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs/jour c'est encore peu car on sait que les Bretons sont parmi les Français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de trains et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs.

Par ailleurs alors que la Région avait fait de la présence humaine dans les gares une de ses priorités de très nombreux postes ont été supprimés par la SNCF, qu'il s'agisse de l'accueil, de la billetterie ou de la sécurité en gare, sans réaction de la région.

Nombre de gares ont été transformés en halte, nombre de guichets ont été fermés. La SNCF se prépare également à fermer ses boutiques à Concarneau, Douarnenez, et Crozon sans que les élus régionaux ne s'en émeuvent

MORALITE : TER IL Y A ENCORE DU PAIN SUR LA PLANCHE !

TGV ? OUI MAIS PAS QUE !

UNE POLITIQUE FERROVIAIRE REGIONALE OUTIL D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes (37 mn).

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que » de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que, dans la logique qui prévaut aujourd’hui, la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris (à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

LES BONS BARREAUX À LA BONNE ÉCHELLE

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur (le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des côtes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement :

Brest/Landerneau/Quimper

Paimpol/Charhaix/Rosporden/Concarneau

Saint-Brieuc/Loudéac/Pontivy/Auray

La Brohinière/Ploermel

Saint-Malo/Dol/Rennes/Messac/Redon puis Nantes.

Les élu(e)s régionaux du Front de Gauche exigeront le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une attention particulière sera portée, en terme de calendrier à la liaison Brest/Landerneau/Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Les élu(e)s FdG seront disponibles et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles la liaison Rennes/Fougères ou l'amélioration des trajets comme Saint-Malo/Dinan.

RECONQUÉRIR LE TRAFIC MARCHANDISE

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise ! Ce chiffre parle de lui même. C'est totalement insuffisant !

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructures de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon/Quimper nombre d'embranchements fret ont été déferrés. Pour exemples ceux de Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit-elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça !

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS FERROVIAIRES INTER RÉGIONALE ET OUVERTE A L'EUROPE

RENFORCER L'ARC ATLANTIQUE

Les Régions de l'arc Atlantique (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine) ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire Brest/Toulouse par Quimper et Redon/Nantes/Bordeaux alors que les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

GAGNER LA VOIE FERREE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE

Dans le même esprit la Région Bretagne doit se rapprocher des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédiée au trafic marchandise. Cette ligne peut assurer entre Nantes et Chagny, point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe, du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle doit avoir des prolongements dans la desserte des ports bretons, départementaux et régionaux.

PAS DE TABOUS FISCAUX ET BUDEGETAIRES POUR FAIRE AVANCER LE TRAIN

Alors pas de tabous ! La multi-modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire voyageurs et marchandises en phase avec les objectifs de la transition écologique et la modernisation économique durable.

Les élu(e)s FdG pèseront pour mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elles et ils promouvront les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

Elles et ils se mobiliseront pour obtenir de nouveaux financements :

- taxes sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes

- création d'un Livret d'épargne pour la modernisation et le développement des infrastructures ferroviaires

- récupération des intérêts de la dette du système ferroviaire français (1,5 milliard d'€) après sa reprise par l'État (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)

DES TRAINS ACCESSIBLES POUR TOUS, UN FRET FERROVIAIRE EFFICACE C'EST

MOINS DE CARS, MOINS DE CAMIONS SUR LES ROUTES : MOINS DE POLLUTION, MOINS DE MACRON !

LES 6 ET 13 DECEMBRE PROCHAIN, ELECTIONS DES CONSEILLERS REGIONAUX

AVEC LE FRONT DE GAUCHE ON SE MELE DE CE QUI NOUS REGARDE

XAVIER COMPAIN SYLVIE LARUE

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 13:29

Langues et culture de Bretagne

Nous avons une chance, celle d’avoir hérité de deux langues : le breton, une langue celtique (un peu moins de 200000 locuteurs, mais beaucoup d'en ayant pas un usage courant ni une maîtrise complète) et le gallo, une langue romane (5 à 10 % de locuteurs quotidiens).

Nous avons un problème : nos langues comme les 75 répertoriées et pratiquées en France (métropole et Outre-mer) sont classées en danger par l’Unesco. Leur disparition serait une perte inestimable pour l’humanité.

Nous avons une responsabilité : préserver et enrichir ce patrimoine encore vivant. Cela nous impose de les transmettre, de les apprendre et de les faire vivre. Cela ne remet pas en cause l’officialité de notre langue commune, le français.

Depuis les années 50, de moins en moins de familles transmettent ces langues, aussi l’École a un rôle majeur pour transmettre ces langues et assurer leur pérennité !

Quelle est la situation de l’enseignement?

L’enseignement bilingue (de la maternelle à la terminale) représente 16345 élèves : 43,60 % dans le Public, 31,40 % dans l’enseignement privé catholique et 25% à Diwan. Des disparités existent entre les départements : par exemple, dans le département du Morbihan, le service public d’éducation n’accueille que 33,50 % des élèves bilingues contre plus de 53% pour l’enseignement privé catholique. Le rectorat et les DASEN (ex-IA) sont totalement responsables de cette situation. On pourrait citer de nombreux exemples de refus d’ouverture pour laisser la place au Privé.

L’enseignement facultatif concerne le breton et le gallo (Initiation d’1h, option de 2 à 3h, LV2 ou LV3)

Dans le 1er degré, 7840 élèves reçoivent un enseignement d’initiation dans le primaire dans le Finistère où le Conseil général prend en charge des intervenants extérieurs.

Dans le second degré : près de 5300 élèves (dont 52 % dans le service public) suivent un enseignement facultatif (1) au collège et au lycée mais avec de grandes disparités d’offres et des ruptures entre le collège et le lycée.

La réforme du Collège supprime l’enseignement facultatif en 6ème au collège à la rentrée 2016, y compris pour les élèves qui ont bénéficié de l’initiation en primaire ! Les heures de breton ou de gallo seront prises sur les autres disciplines dans le cadre des Enseignements Interdisciplinaires (EPI) ! Et dire que l'article 40 de la loi de refondation de l’école de 2013 précisait que « l'enseignement des langues régionales serait favorisé » !

Dans les autres secteurs, près de 900 étudiants suivent un enseignement de breton à l’Université dont près de la moitié un cursus complet, plus de 3300 adultes suivent des cours de breton hebdomadaires, et près de 300 suivent une formation intensive de 3 et 6 mois.

Formation des enseignants et autres (petite enfance par ex. ) : des aides financières financées par la région et des conseils départementaux, ont été mises en place

Rappel :

1er degré : concours externe « special langues regionales »

2d degré : CAPES (breton-histoire-géo, breton-maths, breton-anglais, breton-lettres)

Des enseignants qui ont un autre CAPES mais qui sont titulaires par exemple du DCL (Diplême de Compétences en Langues) peuvent aussi être affectés pour enseigner leur discipline en breton.

Production et diffusion du matériel pédagogique : la Région cofinance le fonctionnement de Ti-Embann ar Skolioù (TES), service du Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) qui diffuse gratuitement dans les écoles des manuels scolaires en breton (35 000 chaque année).

L’Office Public de la langue bretonne (Ofis Publik ar Brezhoneg) est un établissement public de coopération culturelle. Il a été créé en 2010. Ses membres fondateurs sont l'Etat, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil régional des Pays de la Loire et les Conseils départementaux du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor, de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.

Ses missions

Il a pour principales missions la promotion de la langue bretonne et le développement de son emploi dans l'ensemble des domaines d'usage d'une langue. L'établissement met en œuvre les politiques linguistiques qui lui sont confiées par les pouvoirs publics membres. L'Office Public concentre notamment ses efforts sur la structuration du développement de l'offre d'enseignement bilingue. Il participe aussi à la promotion des cours de breton pour adultes Il participe également pleinement à l'enrichissement du corpus de la langue ainsi qu'à son adaptation continue au monde contemporain. Pour en savoir plus : http://www.fr.brezhoneg.bzh/

Documents phare de la Région

Rapport voté en mars 2012 : une politique linguistique pour la Bretagne

http://www.bretagne.bzh/jcms/preprod_144323/fr/rapport-d-actualisation-de-la-politique-linguistique-pour-la-bretagne-session-du-conseil-regional-de-mars-2012

Convention Etat-Région spécifique (2015/2020) : la dernière en date est à l’ordre du jour de la session du 15 octobre 2015

C’est la 3ème convention de ce type.

Cette convention ne rencontre pas le soutien habituel. Elle est même contestée par le Conseil Culturel de Bretagne, par la FSU au CESER, par Aï ta qui parle de trahison etc.

L’Etat (le recteur de l’académie de Rennes) semble avoir tenu le stylo :

Ce texte = vœux pieux car de pas de plan programmé dans le temps, mêmes objectifs pour 2020 (20000 élèves en bilingue) que pour 2010 !!! + recherche de la limitation du nombre d’emplois !

  • inscription de seuils d’ouverture quelle que soit la taille de la commune ou de l’école (15 élèves en maternelle, refus de prendre en compte les 2 ans),
  • notion très théorique de » nombre de places vacantes » (cette vision a conduit à la mise en sommeil de classes qui ne se sont jamais réveillées car le véritable objectif était de fermer le site : c’est le cas en collège de Sizun, de Redon, de Pontivy et peut être de Rostrenen l’an prochain),
  • pas de priorité au service public, c’est toujours la complémentarité des réseaux qui est sous–jacente dans le discours de l’Etat affichée dans la convention comme un principe relevant de la cohérence géographique » : l’EN répond aux parents victimes des principes ci-dessus, mais il y a des classes bilingues dans l’enseignement privé catholique….
  • Un soutien très théorique à l’enseignement optionnel du breton ou du gallo au collège puisque la réforme le supprime,
  • Rien pour augmenter le nombre de candidats aux concours de PE et pas d’augmentation significative de de postes au CAPES. Baisse programmée du soutien de la région via les aides skoazel ; rien sur les contractuels ou l’offre de formation dans les universités (ex : l’UBS n’offre aucune formation complète en breton)
  • Pas de financement par l’Etat de congés-formation permettant à des enseignants en poste de se former pour l’enseignement bilingue (enseignement de leur discipline en breton) ou l’enseignement optionnel en breton ou en gallo.
  • Quasiment rien sur l’enseignement du gallo, une discipline qui est pourtant choisi par un nombre non négligeable d’élèves au bac en Haute-Bretagne.

Le Recteur est un bon petit soldat du gouvernement, et la Région se contente de bla-bla.

Promouvoir et valoriser l’apprentissage de nos langues régionales

Nos langues ne doivent pas disparaître ! La diversité culturelle est une richesse !

Nous agirons pour le développement :

  • des filières bilingues dans le service public d'éducation : tous les enfants doivent pouvoir trouver une classe bilingue à une distance raisonnable.
  • de l’initiation au breton ou au gallo à l’école primaire, de l’enseignement facultatif ou optionnel au collège, et la poursuite au Lycée et au LP.

Nous accompagnerons activement le réseau associatif et laique Diwan avec la perspective, notamment, de son intégration dans le service public d’éducation.

Nous soutiendrons activement le développement et la transmission de nos langues par le biais de leur diffusion (radios locales associatives, médias locaux, filière numérique, doublage),

Nous exigerons une renégociation de la « Convention entre l’Etat et la Région pour la transmission des langues de Bretagne » qui n’est pas acceptable en l’état : si la région a un rôle à jouer (aides, bourses, valorisation de la présence de nos langues dans l’espace public, l’Etat ne doit pas mettre des obstacles empêchant d’atteindre les objectifs (ex : seuils d’ouverture de 15 élèves irréalistes dans les petites et moyennes communes, recrutement d’enseignants en nombre insuffisant etc….) ; l’offre audiovisuelle est à renégocier également.

Nous nous impliquerons pleinement dans l’Office Public de la langue bretonne.

Nous organiserons des ETATS GÉNÉRAUX DE LA CULTURE ET DES LANGUES DE BRETAGNE avec toutes les associations, les organisations syndicales et autres acteurs impliqués pour co-élaborer des politiques ambitieuses.

Patricia Laborie, pour le Front de Gauche Bretagne.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 06:09

COMMUNIQUE DE PRESSE DE XAVIER COMPAIN : 12 octobre 2015

Ces dernières heures, la presse fait état du choix de deux élus sortants régionaux communistes d’être candidat sur la liste de premier tour du parti socialiste pour les prochaines élections régionales. Je le regrette.

Leur choix n’engage qu’eux-mêmes et en aucune façon le Parti Communiste Français et ses instances représentatives.

En dehors du choix souverain des communistes Bretons d’une liste « de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe et de large rassemblement anti-libéral au premier tour des élections régionales de décembre 2015, avec le Front de Gauche et toutes celles et tous ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne » et de la désignation de leurs têtes de listes, nul n’a la légitimité à représenter le Parti Communiste Français, parler en son nom, encore moins à engager des négociations cachées de tous et des citoyen(ne)s.

Nulle formation politique ne choisit les candidats de ses partenaires. Aucun accord électoral ne dessinait au parti socialiste de choisir ses communistes !

Communistes et avec le Front de Gauche, seul nous guide la volonté de construire des rassemblements populaires dans l’objectif d’une offre politique alternative, novatrice.

C’est à l’émergence de majorités d’idées utile à la vie de nos concitoyen(ne)s que nous travaillons. Notre appel s’adresse à toutes celles et ceux qui, au-delà de leurs sensibilités, ont intérêts à rassembler leurs colères, leurs espoirs et leurs votes : contre les choix nationaux du gouvernement et du parti socialiste et ne pas ouvrir un boulevard à la droite.

Déjà, la baisse des dotations aux collectivités impacteront les politiques régionales à venir. C’est en refusant la résignation face aux marchés financiers que nous lançons notre campagne publique pour l’emploi en Bretagne comme défi majeur.

Parce que nous voulons une région qui protège de l’Europe libérale et des traités capitalistes, nous co-élaborerons une Bretagne solidaire et coopérative.

Notre parti pris est « l’Humain d’abord » !

C’est pourquoi nous luttons pour une Bretagne du bien vivre ensemble et, pour cela, un projet répondant aux exigences sociales, économiques, relevant le défi de la transition écologique. Aujourd’hui, c’est à l’expression de ces voix pour une alternative sociale, écologiste, coopérative que nous sommes engagés. Donner force à ces choix de gauche et de progrès sont les conditions les meilleures pour ne rien offrir à la droite et à l’extrême-droite, mettre en œuvre des politiques publiques régionales audacieuses dans l’intérêt des travailleurs, des familles, des jeunes et des territoires.

Xavier COMPAIN, Chef de File du Parti Communiste Français,

Tête de Liste du Front de Gauche

Eric Berroche et Gérard Lahellec avec Le Drian et le PS au 1er tour: Communiqué de presse de Xavier Compain, 12 octobre 2015
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:46

DIMANCHE 18 OCTOBRE GARE DE BREST

à l'occasion de la présence en gare du Train du climat/COP 21

initiative du Front de Gauche de 10 heures à 13 heures

En Bretagne comme ailleurs

POUR REUSSIR LA COP 21,LE BON PLAN C'EST LE TRAIN

et les transports propres.

à 11h30 XAVIER COMPAIN présente à la presse nos propositions pour le développement du ferroviaire en Bretagne

COP 21: Allons-y en train! Initiative du Front de Gauche et de sa tête de liste aux Régionales Xavier Compain à la gare de Brest, le dimanche 18 octobre

LA COP 21 PASSE PAR LE TRAIN POUR TOUS

TER/TET !? MILLE FOIS OUI !

 

 

 La région a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions État/SNCF/Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000 €. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs/jour c'est encore peu car on sait que les Bretons sont parmi les Français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de trains et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs.

Par ailleurs alors que la Région avait fait de la présence humaine dans les gares une de ses priorités de très nombreux postes ont été supprimés par la SNCF, qu'il s'agisse de l'accueil, de la billetterie ou de la sécurité en gare, sans réaction de la région.

Nombre de gares ont été transformés en halte, nombre de guichets ont été fermés. La SNCF se prépare également à fermer ses boutiques  à Concarneau, Douarnenez, et Crozon sans que les élus régionaux ne s'en émeuvent

 

MORALITE : TER IL Y A ENCORE DU PAIN SUR LA PLANCHE !

 

TGV ? OUI MAIS PAS QUE !

 

 UNE POLITIQUE FERROVIAIRE REGIONALE OUTIL D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes (37 mn).

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que » de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que, dans la logique qui prévaut aujourd’hui, la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris (à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales  et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

 

LES BONS BARREAUX À LA BONNE ÉCHELLE

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur (le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des côtes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement :

 

Brest/Landerneau/Quimper

 

Paimpol/Charhaix/Rosporden/Concarneau

 

Saint-Brieuc/Loudéac/Pontivy/Auray

 

La Brohinière/Ploermel

 

Saint-Malo/Dol/Rennes/Messac/Redon puis Nantes.

 

Les élu(e)s régionaux du Front de Gauche exigeront le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une  attention particulière sera portée, en terme de calendrier à la liaison Brest/Landerneau/Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Les élu(e)s FdG seront disponibles et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles la liaison Rennes/Fougères ou l'amélioration des trajets comme Saint-Malo/Dinan. 

 

RECONQUÉRIR LE TRAFIC MARCHANDISE 

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise !  Ce chiffre parle de lui même. C'est totalement insuffisant !

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructures de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon/Quimper nombre d'embranchements fret ont été déferrés. Pour exemples ceux de Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit-elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça !

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

 

UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS FERROVIAIRES INTER RÉGIONALE ET OUVERTE A L'EUROPE

RENFORCER L'ARC ATLANTIQUE

Les Régions de l'arc Atlantique (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine) ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire  Brest/Toulouse par Quimper et Redon/Nantes/Bordeaux alors que les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

 

GAGNER LA VOIE FERREE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE 

Dans le même esprit la Région Bretagne doit se rapprocher des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédiée au trafic marchandise. Cette ligne peut assurer entre Nantes et Chagny, point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe, du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle doit avoir des prolongements dans la desserte des ports bretons, départementaux et régionaux.

 

PAS DE TABOUS FISCAUX ET BUDEGETAIRES POUR FAIRE AVANCER LE TRAIN

Alors pas de tabous ! La multi-modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire  voyageurs et marchandises en phase avec les objectifs de la transition écologique et la modernisation économique durable.

Les élu(e)s FdG pèseront pour mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elles et ils promouvront les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

Elles et ils se mobiliseront pour obtenir de nouveaux financements :

- taxes sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes

- création d'un Livret d'épargne pour la modernisation et le développement des infrastructures ferroviaires

- récupération des intérêts de la dette du système ferroviaire français (1,5 milliard d'€) après sa reprise par l'État (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)

 

DES TRAINS ACCESSIBLES POUR TOUS, UN FRET FERROVIAIRE EFFICACE C'EST

 

MOINS DE CARS, MOINS DE CAMIONS SUR LES ROUTES : MOINS DE POLLUTION, MOINS DE MACRON !

 

LES 6 ET 13 DECEMBRE PROCHAIN, ELECTIONS DES CONSEILLERS REGIONAUX

 

 AVEC LE FRONT DE GAUCHE ON SE MELE DE CE QUI NOUS REGARDE

 

 

XAVIER COMPAIN SYLVIE LARUE

COP 21: Allons-y en train! Initiative du Front de Gauche et de sa tête de liste aux Régionales Xavier Compain à la gare de Brest, le dimanche 18 octobre
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:39

Pour une Bretagne sociale et écologiste Élections régionales 6 et 13 décembre 2015

L'Humain d'abord !

Notre région Bretagne est belle. Elle attire chaque année de nouveaux habitants. Des projets innovants, des solidarités nouvelles s'y construisent. Comme partout, les bretonnes et les bretons aspirent à s'épanouir dans leur vie sociale et familiale.

Mais cette aspiration à maîtriser son sort, à imaginer un avenir durable pour les générations futures est contredite par les politiques d'austérité menées en France et en Europe. Elle est empêchée parce que quelques-uns s'accaparent les richesses que nous produisons. Ainsi notre région n'échappe pas aux inégalités, au chômage, à la pollution. Comme partout ailleurs la Bretagne subit le désengagement de l’État qui réduit les moyens des collectivités. Le Pacte d'avenir qui s'inscrit dans ce modèle voué à l'échec, n'a rien résolu.

Nous savons qu'il faut prendre un autre chemin et le repli sur soi est une impasse. Des femmes et des hommes ont déjà choisi de mettre en œuvre des alternatives concrètes pour produire, échanger et consommer autrement. Nous voulons encourager ce mouvement en proposant de construire ensemble un projet commun à l'occasion de ces élections régionales.

Nous voulons porter avec vous des politiques publiques régionales au service du bien commun et de la transition écologique. Nous mettons en débat cinq grandes orientations et ouvrons la Fabrique coopérative, lieu d'échange et de construction collective de l'alternative.

Ainsi, ensemble à gauche, nous serons plus forts.

Xavier Compain Sylvie Larue

Réunion Publique:

La Fabrique coopérative, rencontre publique régionale- Le 7 novembre à Rennes de 14h à 20h Au Triangle

1-Au cœur de notre projet la démocratie

Notre démocratie est en crise. Les citoyens se sentent dépossédés des choix politiques. A mille lieues de la conception des élus de l'actuelle majorité régionale, nous voulons favoriser l'irruption citoyenne dans l’élaboration des politiques publiques.

Assemblées représentatives pour la co-élaboration des politiques publiques, du budget, référendum pour la définition des limites de la région....

2-Solidarité » coopération, égalité des droits pour travailler toutes et tous et mieux

Le « marché » ne permet pas à toutes et tous de travailler, nous en faisons l'expérience tous les jours. A la concurrence libre et non faussée, nous préférons la solidarité et la coopération.

Relocaliser l'économie, développer les services publics, l'économie sociale et solidaire et toutes les formes d'appropriation collective des moyens de production, des moyens de financement, et de préservation des ressources, contrôle citoyen des aides publiques aux entreprises....

3-Se former , se cultiver, s'émanciper

Pour favoriser l'égal accès de toutes et tous aux savoirs, aux pratiques culturelles et aux spectacles, la culture et l'éducation doivent échapper aux logiques de concurrence, et de marchandisation.

Développer le service public d'éducation et de formation, ouvrir de nouveaux espaces de gratuité, soutenir les associations d'éducation populaire, promouvoir les langues et les cultures de Bretagne dans un esprit d'ouverture au monde, à toutes les cultures, promouvoir la culture de paix...

4-Sortir du productivisme et privilégier l'agriculture paysanne et la pêche artisanale

Pour accéder à une alimentation saine et diverse, il faut respecter les ressources naturelles, les sols, la biodiversité, les écosystèmes, mais aussi les femmes et les hommes qui assurent la production. Du local au global, il faut se réapproprier les décisions en matière d'agriculture, de pêche et d’agroalimentaire.

Encourager une production diversifiée, les circuits courts, les filières bio et durables sans OGM, proposer un schéma régional d'intervention publique sur le foncier agricole pour en finir avec les fermes usines et favoriser l'installation de jeunes agriculteurs...

5-Développer de manière équilibrée les territoires

Cela suppose de sortir des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée. Ce qui guide nos choix c'est dans le même temps l'accès de tous aux transports collectifs, à la santé, à un logement de qualité et l'indispensable transition énergétique pour répondre au défi climatique.

Plan régional de transition énergétique, réorientation des financements prévus pour LNOBPL pour privilégier les liaisons TER et sortir du tout TGV, lutte pour le maintien des hôpitaux de proximité...

Régionales: Pour une Bretagne sociale et écologique, l'Humain d'abord avec le Front de Gauche et la liste conduite par Xavier Compain et Sylvie Larue
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