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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 20:15
Réunion publique sur TAFTA à Motreff, le mercredi 16 septembre, contre le Grand Marché Transatlantique, animée par Henri Guillou

Une information transmise par Noëlle Péoc'h et le collectif Front de Gauche Centre-Finistère:

A noter sur votre agenda:

mercredi 16 septembre, 18H, réunion publique à Motreff salle polyvalente

animée par Henri guillou d'ATTAC après diffusion d'un film de 30mn sur le TAFTA ( Grand Marché Transatlantique)

Lire ci-dessous le communiqué envoyé par José Le Guélaff maire de Motreff aux élus des autres communes de son secteur et à la presse:

Chers collègues,

Depuis juillet 2013, ont démarré dans le plus grand secret des négociations entre les Etats-Unis et l’Union Européenne en vue d’un accord sur le commerce et l’investissement.

Ce projet est connu sous le nom de TAFTA ou TTIP, ou encore grand marché transatlantique.

Signé entre les deux plus grandes puissances commerciales, ces dispositions s’imposeraient à chacun d’entre nous et auraient des répercussions sur toute la planète et tous les citoyens du monde.

Le 26/09/14, a été finalisé un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne, connu sous le nom de CETA. Cet accord devrait être ratifié fin 2015-début 2016. Enfin, des négociations concernant les services (TISA), et plus particulièrement les services publics, se poursuivent dans la plus grande opacité entre l’Union Européenne et une vingtaine d’autres pays.

Ces accords de libre-échange poursuivent plusieurs objectifs :

-Eliminer les droits de douane afin notamment de favoriser le développement d’une agriculture industrielle au détriment d’une agriculture paysanne et biologique

-Harmoniser vers le bas les normes environnementales, sociales, sanitaires et phytosanitaires

-Donner aux investisseurs, par un mécanisme de règlement des différents, le pouvoir de casser tout obstacle réglementaire ou législatif au libre-échange par la mise en place de tribunaux internationaux privés

-Permettre aux multinationales d’interférer dans la législation et la réglementation des pays par la mise en place d’un forum de coopération réglementaire

-affaiblir les services publics, voire les privatiser.

Si nous les rejetons pas, ces traités auront des conséquences directes sur notre quotidien, notre alimentation, nos droits sociaux, l’accès aux soins, notre agriculture, sur notre pouvoir de décider, etc…

Pour vous informer, pour en discuter, pour en débattre, une réunion publique est organisée le 16 septembre à 18h00 à la salle polyvalente de Motreff.

Venez nombreux

Le Maire,

José LE GUELAFF

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 10:35

Communiqué

Le Samedi 5 Septembre s'est tenue à Rennes une Assemblée Citoyenne, à l'appel des organisations du Front de Gauche de toute la Bretagne, et ouverte à toutes celles et ceux qui veulent voir mener sur les territoires des politiques de gauche audacieuses, sociales, démocratiques, féministes, écologiques.

Le but était clair: l'unité à la gauche du PS, et l'espace est large, pour les élections régionales de Décembre prochain.

À la suite de débats très fructueux, en séance plénière et en ateliers, 3 décisions ont été prises:

- le programme de cette liste est et sera issu de toute cette co-élaboration citoyenne que le Front de Gauche en Bretagne, avec tous les groupes et les collectifs engagés dans les combats sociaux, féministes, écologistes, construit ces derniers mois. Il portera la marque des ruptures nécessaires avec le carcan libéral: coopérations entre les territoires, priorité à l’agriculture paysanne, revalorisation des services publics, relocalisation des activités économiques, filière construction–déconstruction navale, aide à la reprise d'entreprises par les salariés, stricts critères sociaux et environnementaux aux aides aux entreprises...

- la liste sera menée pour le Front de Gauche par Xavier Compain (PCF, 22) et Sylvie Larue (Ensemble, 35). Un porte-parolat pluraliste est prévu. Des discussions se poursuivent pour une union avec EELV en Bretagne, et avec d'autres forces politiques, sans préalable de postes ou de places, ni blocage programmatique, sur Notre-Dame-des-Landes par exemple.

- la décision d'éventuelle fusion ou non-fusion avec une autre liste au deuxième tour sera prise au lendemain du premier tour, démocratiquement, en associant tous les acteurs de la campagne du premier tour.

Ainsi rassemblés, les principales organisations politiques du Front de Gauche, (PCF, PG, Ensemble), les collectifs citoyens de gauche, les militants associatifs, syndicaux culturels... lancent un appel à tous les hommes et femmes sincèrement de gauche, qui ne veulent pas du retour de la droite ou de l'extrême droite au pouvoir en Bretagne, mais ne veulent pas non plus accepter que les mêmes politiques ultra-libérales, anti-sociales, austéritaires du gouvernement socialiste soient relayées en Bretagne.

Régionales: Communiqué du Front de Gauche Bretagne après l'AG régionale du 5 septembre
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 21:15

Suite à l'article du Ouest-France paru le Jeudi 3 septembre: "Communes, Jean-Jacques Urvoas à fond pour les fusions", le Front de Gauche du pays de Daoulas, concerné directement par une fusion qui fait du bruit (Daoulas, Logonna, L'Hôpital-Camfrout souhaite apporter son point de vue.

Notre position est très claire: pas de fusion sans consultation, sans référendum.

Nous rappellerons qu'aucun maire actuel n'avait inscrit l'idée d'une fusion ou de la création d'une commune nouvelle dans son programme.

Il y a 283 maires dans le Finistère, représentant les 900 000 habitants qui sont eux les vrais détenteurs de ces "biens communs", de ces foyers de démocratie communale, de proximité, parce qu'ils y vivent, y paient les impôts locaux, y animent la vie associative, sportive, culturelle, économique. Aucune commune n'est donc le "bien privé" d'un maire quel qu'il soit.

Comment des Maires élu-e-s avec même 51 ou 60% des voix peuvent-ils, sans un vote majoritaire clair, incluant des explications donnant les avantages et les inconvénients, rayer de la carte du Finistère "100 communes de moins de 1000 habitants" pour reprendre le chiffre de Jean-Jacques Urvoas.

Pas dans les programmes, méthodes "à la hussarde", réunion des conseils à huis-clos (pas d'administrés, pas de journalistes): qu'ils soient pour ou contre le principe des fusions et les arguments avancés, nos concitoyens sont à fond contre ces fusions antidémocratiques. Cela ne passe pas du tout. Et les gens se posent de vraies bonnes questions: nos écoles, nos transports, nos salles polyvalentes, nos clubs du 3ème âge, nos de demandes de permis de construire, que vont-ils devenir demain?

C'est inévitable: la démocratie de proximité s'éloignera et les mairies annexes ne seront que des bureaux ou des guichets plus ou moins fermés régulièrement!

Nous ne citerons qu'un exemple, la mairie de Berrien n'aurait sans doute pas pu défendre son école avec succès en cas de fusion.

Quant à remonter à la création des communes par la Révolution française et en conclure que 225 ans, c'est donc vieux et qu'il faut "adapter", c'est oublier et cacher que la création des 36 000 communes fut un acte de décentralisation majeur contre le régime féodal et la royauté absolue. La Révolution, avec cette innovation démocratique, "citoyenne", rééquilibrait le "jacobinisme". Une question pour la réflexion: sans les 36 000 communes et ses départements, la France ne se serait jamais couverte d'Ecoles Publiques, jusque dans les moindres villages, après les lois de Jules Ferry, ni accueilli des Services Publics, si maltraités aujourd'hui par la politique libérale austéritaire du gouvernement Hollande/ Valls/ Macron/ Urvoas.

En réalité, les lois de 2014 et 2015 (N.O.T.R.E: Nouvelle organisation territoriale de la république) en créant 13 super Régions et 12 super Métropoles et en poussant à la fusion des communes anticipent sur le terrain de la RGPP, la Rénovation Générale des Politiques Publiques de l'Etat, qui n'est aujourd'hui que la déclinaison française, sarkoziste, puis Hollandiste et socialiste, de la "règle d'or" dictée par l'Europe de la Finance.

Quand l'Etat se désengage financièrement, ses élites, ses élus, inventent toujours une sauce prétendue moderniste pour faire avaler le plat des futurs impôts locaux qui, eux, augmenteront mécaniquement.

Le "mille-feuille" français est lourd, illisible et coûte cher? Mais chaque amateur de patisserie le sait: le mille-feuille s'attaque par son sommet, par sa tranche supérieure, jamais par sa base, par son socle. Et si vous commenciez à "enlever" le Sénat, Monsieur Urvoas, quelles économies de plusieurs centaines de millions d'euros nous ferions. De plus, il est aussi très vieux: 210 ans! 210 ans de conservatisme, de postes bien pépères.

Qu'attendons nous pour le transformer!

Pour le Front de Gauche du Pays de Daoulas: André Le Gac et Patricia Laroche

vue de l'Hôpital Camfrout

vue de l'Hôpital Camfrout

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 10:00
Photos de François Rippe (Ensemble, Front de Gauche Morlaix)

Photos de François Rippe (Ensemble, Front de Gauche Morlaix)

AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu

A l'assemblée générale du Front de Gauche et de la liste de gauche alternative anti-libérale de Rennes le samedi 5 septembre étaient présents quelques camarades du PCF Finistère (Erwan Rivoalan, Anne-Marie Alayse, Christian Le Belle, Michel Le Goff, Dominique Gontier, Alain David, Sylviane Papin et moi) et du Front de Gauche Morlaix ( François Rippe, Yann Guéméné, Nicole Labelle, Alain David et moi) parmi la centaine de participants qui avaient fait le déplacement à la "capitale": représentants des composantes, PCF, Parti de Gauche, Ensemble, et des représentants des collectifs locaux du Front de Gauche, une délégation du NPA, et un des initiateurs d'un Rassemblement Citoyen qui s'est constitué sur les réseaux sociaux.

Après le mot d'accueil de Denis Kermen, secrétaire départemental du PCF Ille-et-Vilaine, Sylvie Larue (Ensemble) a fait une introduction politique très appréciée sur l'enjeu de ces régionales, qui est à situer dans le cadre de la construction de la révolte populaire et d'un renouveau des luttes contre la domination des logiques libérales et financières en France et en Europe. Elle a redit, malgré des doutes sur leurs intentions dues aux déclarations dans la presse régionale samedi attribuées à René Louail, notre espoir d'aboutir à un accord avec les Verts qui changerait la donne à gauche pour les Régionales en Bretagne.

Parmi les premiers à prendre la parole ensuite, des militants du NPA qui nous ont expliqué leurs positions politiques dans le contexte, tout en disant à la fin de la journée qu'ils ne partiraient probablement pas avec nous.

Plusieurs camarades ont posé les enjeux de l'élection en terme de contenu en rupture, qui fasse le lien entre l'échelon européen, national, et régional, qui donne du sens à travers une valorisation de la Bretagne que nous voulons construire en opposition avec les logiques libérales et capitalistes qui prévalent actuellement, un contenu qui donne un de l'espoir et l'envie de voter, pour créer une dynamique, « y compris de quatrième tour », dans les luttes et l'implication citoyenne et sociale.

Ce qui nous intéresse dans cette élection, c'est que les pouvoirs grandissants de la région ne servent pas d'appui aux politiques de démantèlement des services publics, d'austérité, mais qu'ils soient au contraire utilisés pour développer la démocratie de participation citoyenne, l'écologie, et la réponse aux besoins sociaux et économiques.

Nous aspirons aussi à faire bouger des choses dans le paysage politique pour donner une perspective et un espoir aux citoyens, dans la perspective de 2017 et d'une construction à plus long terme d'un pôle de gauche populaire et anti-libéral puissant, au-delà de la concurrence déprimante entre la droite, l'extrême-droite, et le PS très libéral et de plus en plus droitier lui aussi, afin de construire des résistances et des révoltes démocratiques comme en Grèce, en Espagne, en Irlande...

Beaucoup de participants ont rappelé la nécessité de partir unis au Front de Gauche, interpellant le Parti de Gauche sur sa démarche parallèle jusqu'à présent de construction d'un Rassemblement Citoyen en Bretagne.

Le Parti de Gauche a fait comprendre qu'il était prêt aujourd'hui à partir dans une construction commune avec le PCF, Ensemble, les collectifs locaux et citoyens du Front de Gauche, en visant comme nous tous l'alliance à la gauche du PS entre le Front de Gauche, EELV, Nouvelle Donne, des socialistes en rupture qui ont quitté le PS pour dénoncer la politique droitière de Hollande, Macron et Valls (tendance Liem Hoang-Ngoc et Philippe Noguès, le député morbihanais) ... et bien sûr l'implication citoyenne pour changer la donne. Le Parti de Gauche, opposé pour sa part à toute éventualité de rassemblement avec le PS ou d'appel à voter pour lui, a aussi insisté fortement sur la question du mode de décision pour la définition du positionnement de second tour en préalable, proposant un vote en Assemblées Citoyennes selon le principe "un homme, une voix" au soir du premier tour.

Certains comme Noëlle Péoc'h (non encartée, Collectif Front de Gauche centre Finistère) ont rappelé la nécessité de prolonger des batailles locales contre TAFTA, la défense des services publics locaux, d'être clairs et cohérents, notamment pour le second tour, en ne s'associant pas avec le PS quoiqu'il arrive.

De manière générale, le débat sur le second tour a pris une place très importante, certains disant qu'il fallait attendre l'issue du premier tour pour juger démocratiquement dans nos organisations de notre position au regard d'une évaluation de la situation objective, du rapport de force et de l'issue des efforts produits dans notre campagne (la position du PCF) avant de savoir si on refuse toute idée de fusion ou si on engage des discussions dans le respect de nos engagements anti-austérité et du programme qui a obtenu la confiance de nos électeurs, d'autres voulant qu'on exclut par avance toute possibilité d'appel à voter pour le PS, un parti qui gouverne le pays à droite, c'est clair pour tout le monde, si nous n'étions pas présents au second tour ou de rassemblement pour faire barrage à la droite.

Beaucoup sont aussi intervenus, au PCF notamment, pour dire qu'il ne fallait pas mettre la charrue avant les bœufs et que les citoyens étaient avant tout intéressés par un discours et des pratiques de proposition et de lutte plus que par des questions stratégiques ou la question du second tour, et que de toute façon il y avait un premier tour très important à jouer d'abord où nous aurons l'ambition d'être en tête et surtout de faire une belle campagne à partir de la réalité des attentes et des besoins non satisfaits de la population pour continuer à faire progresser l'idée que oui, on peut changer la donne si le peuple s'en mêle.

D'autres au PCF comme Elsa Lafaye, la jeune militante de Fougères, candidate aux dernières départementales, ont rappelé que le Front de Gauche devait être offensif, ambitieux, se situer dans un état d'esprit de conquête et avoir envie de changer les choses dans les instances.

A Ensemble et chez un certain nombre de représentants de collectifs citoyens, même s'il y avait l'idée qu'il serait incohérent et contre-productif de fusionner si la question se posait avec la liste du PS au second tour, il y avait aussi l'idée qu'il ne fallait pas poser de préalable pour s'unir et partir en campagne avec un Front de Gauche rassemblé car ce qui comptera d'abord et avant tout, c'est la qualité de notre campagne et de notre score du premier tour, la mobilisation des citoyens sur des objectifs partagés de transformation sociale, démocratique et écologique et la relance du Front de Gauche. C'est finalement cette position qui a prévalu l'après-midi, les propositions faites par Denis Kermen ayant été validées par l'assemblée à une très large majorité:

- continuer à construire le programme en ateliers avec une large participation des militants du Front de Gauche des collectifs ou assemblées citoyennes locales et des membres des composantes

- ne pas anticiper sur le second tour avant le résultat du 1er tour et déterminer démocratiquement notre position dans les composantes et les collectifs de campagne après le 1er tour en laissant leur liberté de conscience et de positionnement aux candidats.

Le temps de construction de nos propositions en ateliers entre 12h et 14h30 a été très riche, et les restitutions par les rapporteurs très stimulantes. A 16h, nous avions déjà commencé à identifier les grandes lignes de notre projet présenté aux Bretons. Sans être exhaustif, voilà des éléments sur ce qui s'est dit:

- Porter la colère et le besoin d'un mieux vivre des 9% de chômeurs bretons, des précaires, des pauvres dont le nombre grandit en Bretagne, particulièrement dans certaines régions sur un axe Guingamp-Lorient et dans le centre-Bretagne où le décrochage économique et la perte des emplois sont très prononcés (20% de taux de pauvreté à Rostronen, à Guingamp). Dénoncer les choix économiques qui creusent les inégalités et augmente la pauvreté et la précarité en Bretagne: depuis 2 ou 3 ans, c'est 40% de fréquentation en plus chaque année au secours populaire dans plusieurs villes. Lutter contre les logiques de désertification et de précarisation de la Bretagne intérieure et des petites et moyennes communes par une politique d'aménagement du territoire, de défense des services publics.

- Ne pas nous poser en simples gestionnaires de l'état des choses et des compétences laissées aux Régions dans un environnement de contraintes créé par le libéralisme au pouvoir en Europe et en France mais situer nos propositions dans le cadre d'une transformation sociale émancipatrice et du refus de collaborer avec les orientations libérales de l'Europe et du gouvernement. Nous devons mettre l'enjeu des Régionales en lien avec la remise en cause de la démocratie par un libéralisme et un capitalisme de plus en plus autoritaire au niveau mondial, européen, et français. La question de l'affection et du partage des richesses, la question de l'égalité, des droits et des territoires, sont centrales. Face au ministre de la Guerre, VRP de Dassault et d'autres marchands d'armes, qu'est Jean-Yves Le Drian nous porterons aussi le projet d'une Bretagne délivrée du nucléaire militaire, de la course aux armements, engagée dans des logiques de paix, de coopération et de solidarité internationale.

- Dénoncer la réforme territoriale parfaitement anti-démocratique et néo-libérale dans ses inspirations que porte le PS, la dévitalisation des communes, les logiques de construction d'un territoire de mise en concurrence avec la métropolisation, la création des 13 nouvelles grandes régions, véritables monstres technocratiques même si la Bretagne a conservé ses limites anciennes, avec la question du rattachement de la Loire-Atlantique qui devrait faire l'objet d'une consultation citoyenne.

- Continuer à informer sur les répercussions de la politique d'austérité, des orientations européennes, et du Traité Grand Marché Transatlantique sur la casse des services publics et des outils d'égalité et de solidarité, l'écologie et la santé publique. Ne pas nous en tenir au cadre des compétences et des moyens actuels des régions pour faire nos propositions.

- Présenter nos propositions en positif en valorisant une Bretagne que nous voulons terre rebelle, d'expérimentation sociale et démocratique.

- Porter l'exigence de restriction du cumul des mandats, de participation des citoyens en co-élaboration des politiques régionales dans des conseils participatifs, de création d'un statut de l'élu qui permette de rompre avec les logiques de professionnalisation et de carriérisme, de vraie consultation des habitants, de défense des services publics en milieu rural et des communes.

- Dans le domaine du développement économique, soutenir les potentialités nouvelles d'une économie maritime, notamment en termes de réindustrialisation (déconstruction navale, EMR). Imposer une vraie conditionnalité sociale et écologique des aides aux entreprises.Faire du bilan carbone un critère de choix dans les appels d'offre. Réfléchir à l'opportunité de la mise en place d'un pôle financier public régional.

- Au niveau des transports et de l'énergie, défendre l'abandon du Projet de Notre-Dame-des Landes, et la remise en débat du projet de Centrale à Gaz de Landivisiau contre laquelle les collectifs Front de Gauche du Finistère militent. Défendre une reprise en gestion publique des aéroports du Grand Ouest, aujourd'hui gérés par Vinci. Défendre le maintien des gares de proximité (Concarneau), la desserte de Fougères par le train (qui pourrait aussi dynamiser l'axe ferroviaire Rennes-Caen en rendant les trajets moins longs), l'amélioration et la meilleure exploitation de certaines lignes ferroviaires par des investissements pour les moderniser (Quimper- Brest, Morlaix-Roscoff, par exemple). Le tout TGV ou LGV n'est pas une solution: il faut aussi penser au développement du fret, et à son contrôle public (aujourd'hui, il y a beaucoup de trains de marchandises privés anglais qui circulent en Bretagne), aux trajets de proximité entre les villes bretonnes, à la défense de la ligne Quimper-Bordeaux. Défendre aussi l'investissement dans le cabotage, le fret maritime. Penser aussi autrement que par le prisme de l'accompagnement des mobilités: les Bretons doivent pouvoir vivre et travailler au pays, ce qui suppose de défendre l'originalité de la Bretagne, son réseau de petites et moyennes villes, contre les logiques de concentration des investissements et de l'emploi dans les métropoles et les logiques d'abandon des services publics locaux "non rentables"... On ne peut différencier la problématique des transports ou du développement économique des territoires. Faire en sorte que les pôles métropolitains (Rennes, Nantes, et dans une moindre mesure Brest) ne cannibalisent pas le développement de la région. Soutenir résolument l'aide à la rénovation thermique des logements, aux économies de consommation d'énergie et d'électricité. Réclamer le retour en maîtrise publique de l'énergie en étant vigilant notamment sur l'exploitation commerciale des éoliennes, dont beaucoup sont gérées par Total.

- Dans le domaine de l'école, de la formation initiale, de l'apprentissage (46% du budget), priorité au public. Le Conseil Régional ne peut plus rester à une idée qu'il faut maintenir un statut quo 60% Public 40% Privé dans les établissements scolaires bretons et refuser de développer des établissements ou filières dans le Public si l'équivalent existe dans le privé dans le même secteur. Il doit assurer la Gratuité des Manuels scolaires, et des chèques livres pour des achats périphériques liés à la scolarité. Il doit veiller aussi à favoriser les organismes de formation professionnelle publics.

- le Conseil Régional doit jouer un rôle de contre-pouvoir démocratique face à l'ARS pour défendre les hôpitaux de proximité. Il doit contribuer à lutter contre les déserts médicaux, à alerter sur la situation très tendue et bientôt dramatique de l'aide aux personnes âgées en perte d'autonomie et de leur accueil en structures: manque de moyens, d'adaptation de la société au vieillissement,

- La culture en Bretagne, 3% du budget du conseil général, doit être soutenue dans sa diversité avec volontarisme, avec plusieurs lignes directrices: 1/ co-développement culturel sur le mode de l'éducation populaire 2/ refus que la culture soit une économie comme une autre, même si c'est un pôle d'activité et d'emploi important, aussi, refus de la culture marchandisée 3/ reconnaissance et soutien aux créateurs, aux intermittents. 4/Maintenir le soutien à la langue et à la culture bretonne et gallo

- sur le plan de l'agriculture, s'adresser aussi bien au monde agricole et au secteur agro-alimentaire (56000 salariés en Bretagne) qu'aux consommateurs et à la population. Inverser le processus de concentration dans le monde agricole, lutter contre la disparition des petites exploitations et la course au gigantisme. Changer le fonctionnement des SAFER. Affirmer la nécessité d'une juste rémunération du travail agricole à travers un interventionnisme d'Etat par le biais de conférences annuelles sur les prix, de coefficients multiplicateurs, d'un encadrement des marges de la grande distribution. Relocaliser, développer les circuits courts, renouer avec la nature et la production végétale (ne pas oublier que 50% de la production en bio consommée en France vient de Bretagne). Ne pas continuer à injecter des millions d'euros dans la défense d'un modèle centrée sur le bas coût et l'export pour la volaille et le porc. Aller vers une agriculture de transition écologique prenant en compte la lutte contre les algues vertes, mais aussi et surtout l'obligation de nourrir la planète, l'Europe, la France, la région. Se battre contre les logiques de mises en concurrence des producteurs, de dumping social et d'alignement sur le bas coût.

Gérard Peron, l'ancien maire communiste d'Hennebont, tête de liste du Front Breton de Gauche en 2010 aux Régionales, a fait particulièrement apprécié et applaudi en forme de retour sur expérience.

A la fin de la réunion, entre 16h et 17h30, nous avons entériné le fait que les composantes du Front de Gauche partiraient unies dans la campagne, en espérant aboutir à un accord programmatique sérieux avec les Verts pour faire liste commune.

Les listes seront constituées en impliquant largement des citoyens non adhérents à un parti politique, ceux des collectifs FDG mais aussi ceux avec qui nous partageons des combats - élus locaux, militants associatifs, syndicalistes, personnalités reconnues - mais qui ne travaillent pas dans le Front de Gauche tout en partageant notre volonté de faire bouger les choses.

Le programme sera construit aussi en assemblée citoyenne et ateliers participatifs impliquant tous ceux qui le souhaitent. Un rendez-vous du programme sous la forme d'une AG départementale du Front de Gauche est déjà fixé à Berrien dans le Finistère le dimanche 20 septembre.

Une équipe de campagne pluraliste, avec des membres de toutes les composantes, sera constituée.

Une réflexion aura lieu d'ici septembre sur le mode de décision à adopter pour organiser la consultation de nos militants (des organisations politiques et des collectifs de campagne) dans l'entre-deux tours, sachant que nous visons la présence au second tour.

Nous entrons en campagne dès la semaine prochaine avec nos deux têtes de tête pour le Front de Gauche, Xavier Compain et Sylvie Larue, qui ont déjà eu l'occasion de participer ensemble à la campagne des européennes du Front de Gauche avec Myriam Martin il y a un an.

Les listes à parité seront composées dans les départements en tenant compte de la possibilité d'accord ou non avec EELV, Nouvelle Donne, les ex-socialistes en rupture avec la politique de leur parti et du gouvernement, dans chaque département suivant plusieurs critères indiquées par Joël Gallais, secrétaire départemental du PCF Morbihan:

- diversité sociale et professionnelle

- représentation des différentes composantes et des citoyens non encartés qui militent avec le Front de Gauche

- présence de nos alliés

- affirmation dans nos candidatures de personnalités emblématiques des luttes que nous soutenons

- âge, rajeunissement

Pour finir, sur la base de cette volonté de lancer la campagne d'un Front de Gauche rassemblé en Bretagne, nous avons élus nos deux têtes de liste: Xavier Compain et Sylvie Larue.

Compte rendu partiel par Ismaël Dupont

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:55

Le Front de Gauche organisait ce samedi à Rennes une réunion dans le cadre des préparations des prochaines élections régionales.

Une soixantaine* de personnes ont ainsi participé aux différents travaux afin de dégager les grandes lignes d'un programme antilibéral opposé « aux politiques d'austérité » et dont la volonté est de mettre en avant « le développement social et la transition écologique ».

« Notre adversaire c'est la droite et l'extrême droite qui ne rêvent que de conquête au vu notamment du renoncement à gauche mené par la politique du gouvernement » explique Xavier Compain, chef de file des communistes pour les élections régionales.

La poursuite de la construction du rassemblement était aussi au cœur de cette réunion, au sein du Front de Gauche d'abord, à travers ses différentes composantes et au-delà de façon élargie avec EELV, les frondeurs socialistes ou encore Nouvelle Donne.

« Notre ambition est d'avoir des listes Front de Gauche qui rassemblent toutes les énergies citoyennes, acteurs du territoire, associatifs, souligne Xavier Compain. La gauche alternative et sociale a vocation à rencontrer la gauche écologiste. Nous sommes en discussion avec EELV et nous devons nous revoir la semaine prochaine. »

Des appels à une large coalition, « dans le respect de toutes les sensibilités », qui pourrait se préciser, le cas échéant, dans les jours à venir pour le responsable communiste qui enfonce le clou en indiquant : « Il serait incompréhensible que les forces du Front de Gauche ne soient pas rassemblées à l'occasion des élections régionales ».

En attendant, les délégués présents ont déjà désigné deux têtes de liste : Xavier Compain (PC, Côtes d'Armor) et Sylvie Larue (Ensemble, Ile et Vilaine).

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/regionales-le-front-de-gauche-reve-d-un-rassemblement-rouge-et-vert-05-09-2015-10763228.php

*En réalité, plus de 100 personnes sur l'ensemble de la journée.

Xavier Compain

Xavier Compain

Sylvie Larue

Sylvie Larue

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:50
Les communistes finistériens lancent une campagne pour un autre modèle agricole et agro-alimentaire, pour l'encadrement des marges de la grande distribution et pour un revenu décent pour les agriculteurs

Ces premières semaines de septembre, les communistes finistériens font leur "rentrée". (Encore que certaines sections n'ont pas chômé cet été avec par exemple les 3 fêtes du Pays Bigouden, la fête de l'Isole à Scaër, les fêtes de Fouesnant!)

La crise agricole et notamment porcine fait rage et elle est loin d'être terminée. Nos camarades de la CGT du secteur agro-alimentaire pensent même qu'il s'agit d'une vaste opération de restructuration industrielle à l'échelle européenne.

Cette situation touche notre région de plein fouet. En Bretagne 40% des emplois industriels dépendent de l'agro alimentaire.

L’activité de production de viande de boucherie est fortement concentrée en Bretagne, les quatre premières entreprises réalisant 70 % du chiffre d’affaires du secteur.

L’industrie régionale se positionne au premier rang des régions et dégage 30 % du chiffre d’affaires national réalisé par les entreprises françaises de production des viandes de boucherie et des produits d'abattage. En 2010, la Bretagne a produit plus de 132 500 tonnes de gros bovins et plus de 1,3 million de tonnes de porcs.

Autant dire que ce dossier est hyper sensible. Le fédération du PCF Finistère a donc édité un tract à plusieurs milliers d'exemplaires que l'on peut diffuser sans modération en cette fin de semaine.

L'idée est de proposer dans le même temps la vignette de la Fête de l'Huma, à une semaine de l’événement et l'Humanité Dimanche en participant à la vente de masse.

Crise agricole: des solutions justes pour les éleveurs et les consommateurs, c'est possible, c'est maintenant qu'il faut les imposer!

La grande distribution écrase les paysans sans profit pour les consommateurs

1. Avec des prix moyens des fruits et des légumes de plus en plus élevés, la recommandation « Mangez 5 fruits & légumes » est tout à fait inaccessible pour un très grand nombre de familles. 43 % des français en mangent insuffisamment.
2. Pourtant nombreux sont les producteurs qui n'arrivent pas à joindre « les deux bouts. » Les revenus des agriculteurs ont diminué de 25 % ces deux dernières années.
3. Les marges excessives de la grande distribution en sont la principale cause. Les grandes enseignes réalisent des marges de 30 à 50 % sur les produits frais : un kilo de cerises vendue 6 € le kilo rapportent seulement 0,90 € au paysan.
4. Les parlementaires , Députés et Sénateurs du PCF/Front de Gauche ont déposé une proposition de loi permettant l'encadrement des marges de la grande distribution et garantissant
un juste prix aux consommateurs et une juste rémunération aux paysans.

L'argent de nos impôts gave les gros industriels au détriment de leurs salariés et des paysans: l'exemple du Finistère!

« Cessez de gaver à coup de millions d'euros l'agro-industrie exportatrice sans se préoccuper de la qualité du travail (des salariés de l'agro, des éleveurs) et des productions..... Un groupe comme Bigard, rappelait... lors d'une conférence de presse à Pontivy les camarades CGT de l'agro-alimentaire, dont notre ami Michel Le Goff, a pu racheter SOCOPRA et CHARAL ces dernières années grâce à l'exploitation des salariés, l'augmentation de la productivité, les spéculations financières et les opérations fiscales qui spolient la nation, les exonérations de charges sociales et autres CICE, la pression sur les prix d'achats aux éleveurs. Et après, ce même groupe nous dit, car la loi de la jungle capitaliste est bien faite, que le coût du travail
est trop élevé en France, qu'en Allemagne on achète le porc 28 centimes moins cher et en Hollande 38 centimes moins cher. Et on limite ses achats avec la Cooperl de cochons pour faire tomber le prix du Porc, quitte à causer la ruine chez les éleveurs.
»

(Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF du Finistère).

DOUX: « Merci ça va! »

Non la « crise » ce n'est pas pour tout le monde..
Après avoir viré 1000 salariés, touché en 15 ans 1 000 000 000 d'€ d'argent public (oui 1 milliard c'est beaucoup de zéros...) on est aujourd'hui « fortement bénéficiaire » et on peut
vendre ses parts ... Morale: « les pertes pour tous, le profit pour quelques-uns! »

La crise porcine n'est que la dernière manifestation d'une politique au profit des gros industriels et distributeurs

Concentration effrénée des filières de production et de transformation, démantèlement des outils de régulation du marché européen au profit d'une concurrence soit disant libre et non faussée, travailleurs sur exploités dans les abattoirs, dumping social et environnemental, cours du d’achat du porc inférieurs aux coûts de production...Tous les ingrédients de la crise de l’agriculture capitaliste sont réunis.
Le gouvernement s'est installé dans les annonces incantatoires et la réunionite. La droite subitement amnésique tente de faire oublier que c’est elle qui a fait le choix de la non régulation des prix agricoles en France et au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce il y a maintenant 30 ans.
C'est elle aussi qui, du temps de Sarkozy, a inventé la mal nommée Loi de Modernisation Economique qui permet, depuis 2008, à la grande distribution d’étrangler ses fournisseurs.
Parce qu’il faut de vraies réponses pour sortir de la libre concurrence, du dumping social et
rémunérer le travail paysan, le Parti Communiste Français par la voix de ses députés déposera à l'Assemblée Nationale une proposition de loi qui prévoit notamment:
• la tenue d'une Conférence annuelle sur les prix agricoles,
• l'obligation d’indication d’origine des produits alimentaires,
• l encadrement des marges distributeur avec coefficient multiplicateur en seront les
outils.
Pour affronter avec courage l’Europe de la spéculation, la proposition de loi visera notamment à
instaurer des prix indicatifs rémunérateurs et des stocks de sécurité alimentaire.


ON PEUT, ON DOIT FAIRE AUTREMENT!


Les communistes avancent 4 propositions :


1. Produire en quantités suffisantes une alimentation saine et accessible. Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L’indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains.

2. Vivre dignement de son travail. Des paysans justement rémunérés sont la condition d’installation de jeunes.

Cette exigence vaut pour les salariés de l’agroalimentaire. Cela passe par des prix
rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et aux filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

3. Engager la transition écologique de l’agriculture.
À la culpabilisation d’un secteur empêtré dans le productivisme nous proposons d’en sortir par le haut par :
• la promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement des
rendements équilibrés et réalistes;
• la diversification des productions ;
• l'amélioration de la complémentarité entre culture et élevage.
• l'orientation de la recherche agronomique vers ce nouveau développement.

4. Promouvoir un aménagement équilibré des territoires.

Les paysans sont des acteurs économiques et sociaux majeurs des espaces ruraux européens. Le rôle qui est le leur dans l’aménagement des territoires doit être reconnu, soutenu et encouragé par une politique de maintien des services
publics. Les enjeux alimentaires interpellent nos civilisations. Ils appellent un nouveau mode de
développement. C’est le sens de la contribution à l'écriture du projet d’émancipation humaine que vient de formuler le PCF : « La France en commun ». Nous invitons le monde agricole, les salariés, les citoyens, à construire des majorités d'idées et de projets alternatifs sans attendre.
L'occasion nous est donnée lors des élections régionales de porter un autre avenir pour l'agriculture bretonne.

C'est le goinfrage de la grande distribution qu'il faut bloquer !

"L'appel à la bonne conduite commerciale des GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) par le
gouvernement est un emballage vide. Lorsque qu'on est de gauche il faut être courageux!
Dans ses 15 mesures immédiates pour la France, le PCF veut encadrer les marges de la grande distribution ! Un coefficient pourrait être appliqué dès maintenant à tous les produits de base, garantie d'un juste prix pour consommateurs comme pour les paysa
ns".

Extrait du communiqué de Xavier Compain, chef de file du PCF en Bretagne pour les Élections
Régionales

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 07:53

Le maire de Motreff, José Le Guélaff, était candidat aux départementales en 2015 sur une liste Front de Gauche-NPA avec Marie-Pierre Coant, Mathieu Guillemot, Noëlle Péoc'h. Ils avaient réalisé le très bon score de 16,8%

Aujourd'hui, il continue à incarner une résistance du Centre-Bretagne au néo-libéralisme et au règne sans partage de la finance en Europe et dans le monde en accueillant un débat sur les dangers et le contenu présumé du Traité Grand Marché Transatlantique le mercredi 16 septembre à 18h.

Venez nombreux! Ensemble, résistons contre le coup de force contre la démocratie, le droit social et environnemental que constitue TAFTA.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 06:42

Le samedi 2 août, les adhérents du PCF Finistère se retrouveront à la salle polyvalente de Ploujean à l'invitation de la section de Morlaix (75 adhérents) pour une séquence de réflexions et de débats consacrés le matin aux questions environnementales, énergétiques, et d'infrastructures en Bretagne:

- L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

- La Centrale à Gaz de Landivisiau

Le midi, un buffet sera servi aux camarades.

En début d'après-midi, nous pourrons échanger sur les leçons à tirer des événements en Grèce depuis le début de l'été: dans quelle direction s'engager pour lutter efficacement contre l'austérité et la dictature du libéralisme et du capitalisme en Europe?

Des vignettes de la Fête de l'Huma à La Courneuve du 11 au 13 septembre seront à vendre sur place et il sera possible de prendre sa réservation pour le repas Choucroute de la Mer au stand Finistère le vendredi 11 septembre (25€: 8 huîres/ choucroute de la mer/ Kouign Aman)

Assemblée des adhérents du PCF Finistère à Morlaix le samedi 29 août
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 09:29
Berrien, commune hors Tafta!
Berrien, commune hors Tafta!
Berrien, commune hors Tafta!

Hormis la lutte exemplaire menée par les élus et les citoyens de la commune pour la défense de leur école ( ça continue à la rentrée), la municipalité de Berrien a aussi organisé un débat sur les enjeux du TAFTA.

Une réunion publique s'est tenue salle Asphodèle, animée par Henri Guillou d'ATTAC.

Le conseil municipal a voté à l'unanimité une motion se déclarant Hors TAFTA;

Et pour le faire savoir, des panneaux ont été placés à l'entrée du village et sur la mairie, cet été.

Bravo à toute l'équipe militante et municipale de Berrien qui ne lâche rien.
Cela nous encourage à les soutenir aussi le 25/08 ( Berrien fait partie de la communauté de commune des Monts d'Arrée) pour réclamer un médecin.
Le rassemblement est prévu à 18H place Aristide Briand à Huelgoat

Noëlle Péoc'h pour le collectif Front de Gauche Centre Finistère

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 06:08
Bagad à Lesconil: photo Roger Dupas

Bagad à Lesconil: photo Roger Dupas

Ismaël Dupont -Alain Bonnet (ancien responsable CGT Cheminots, animateur du Secours Populaire à Pont L'abbé) - Didier Le Reste (élu communiste à Paris, membre du Conseil National du PCF, ancien responsable CGT Cheminots et animateur du Front de Gauche des Luttes). Photo Roger Dupas

Ismaël Dupont -Alain Bonnet (ancien responsable CGT Cheminots, animateur du Secours Populaire à Pont L'abbé) - Didier Le Reste (élu communiste à Paris, membre du Conseil National du PCF, ancien responsable CGT Cheminots et animateur du Front de Gauche des Luttes). Photo Roger Dupas

Loctudy, 22 août: Intervention d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, à la fête du Travailleur de la Mer organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Loctudy, 22 août: Intervention d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, à la fête du Travailleur de la Mer organisée par la section PCF du Pays Bigouden

LOCTUDY ...Fête du Travailleur Bigouden : Le temps n'était pas avec eux !

Pourtant les militants communistes avaient tout préparé, mais le vent frais venu de la mer et la menace de pluie a découragé de nombreux estivants et quelques locaux. Malgré tout ils sont venu plusieurs centaines partager leur soirée avec les Communistes....

Article posté par Roger Dupas sur le blog du PCF du Pays Bigouden: à noter la présence sur cette fête de Didier Le Reste, élu communiste à Paris et ancien responsable de la CGT Cheminots et n°2 de la CGT. Et de plusieurs membres de la direction départementale du PCF qui ne sont pas de la section du pays bigouden: Jacqueline Héré, Anne-Marie Alayse, Claude Juillière, Daniel Jouan, Dominique Gontier, Gérard Rousseau... Manière d'exprimer aussi le soutien des communistes du département aux initiatives du Pays Bigouden, qui, au cours de ses 3 fêtes de l'été en extérieur sur les ports au Guilvinec, à Lesconil et à Loctudy, aura réuni près de 2000 personnes!

....................................................................................................................................................

Merci à tous les bénévoles pour la réussite de cette soirée et aux organisateurs, à la section communiste du Pays Bigouden, pour leur invitation

Bonsoir à tous et bon appétit,

Non je ne dis pas bon courage, même si par les temps qui courent, on en a bien besoin, car ici, à la fête du Travailleur bigouden, on mange bien...

Et bien manger, faire la fête, échanger dans la convivialité et la fraternité, cela donne de l'élan, cela redonne des droits au rêve, à l'espoir, à la révolte, à l'envie de se battre ensemble pour remettre le monde à l'endroit.

J'aurais pu parler de bien des choses en cette fin d'été 2015 qui aura fourni amplement sa part aux raisons de s'indigner et de lutter...

Pêle-mêle :

- A des centaines de milliers de demandeurs d'asile, souvent formés, qualifiés, qui fuient les massacres en Syrie, en Irak, en Erythrée, en Somalie, en Afghanistan, on répond dans notre Europe policière par le mur, la matraque, la traque policière, la noyade organisée par une approche strictement répressive de l'immigration. 2000 pauvres diables, et parmi eux, combien d'enfants, qui ont déjà disparu en Méditerranée, asphyxiés dans des bateaux surchargés, et ça continue, encore et encore...

Au Parti Communiste, dont les tracts, n'en déplaise à M. Hollande, n'ont jamais eu rien de commun avec les propos xénophobes de la famille Le Pen, on considère que tous les hommes ont des devoirs de solidarité les uns envers les autres, qui ne s'arrêtent pas aux frontières ou le destin les a jetés, et qu'un autre partage des richesses, une autre conception de la justice, au niveau mondial et national peuvent seul régler les problèmes de l'immigration.

- Une Europe à la mode allemande et capitaliste qui est de plus en plus une prison pour les peuples, avec un fédéralisme autoritaire qui se renforce au détriment de la démocratie, qui impose l'austérité et le libéralisme aux peuples même qui les rejettent avec éclat, comme en Grèce avec le référendum du 5 juillet. Les peuples sont de plus en plus complètement dépossédés du choix de leur politique économique et sociale. Il n'y a plus qu'une seule politique admise comme légitime, celle qui sert les intérêts des milieux financiers !

- Un François Hollande plus royaliste que le roi américain qui a voulu faire capoter l'accord sur la non prolifération nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis parce qu'il a choisi de se plier à l'agenda et à la vision du monde aussi bien de la droite israélienne que des très progressistes monarchies du golfe, l'Arabie Saoudite, les Emirats, le Qatar, à qui l'on vend des avions de combats et des armes, pour des centaines de millions d'euros. En tout, la France a vendu cette année pour 26 milliards d'armements divers, participant ainsi à la course au surarmement.

- Un gouvernement qui élargit aujourd'hui les possibilités de travail du dimanche prévus dans la loi Macron.

- Et pendant ce temps, un chômage qui ne cesse de monter, une pauvreté et des inégalités qui ne cessent de croître. 8 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs... Les courbes se portent bien, merci Monsieur Hollande et Monsieur Valls, les estomacs et les cœurs un peu moins bien. Quand une entreprise autrefois service public comme La Poste supprime 5000 postes tout en faisant 30 % de bénéfices, grâce notamment à l'aubaine de 350 millions de crédits d'impôt CICE, il n'y a pas à s'en étonner !

Mais l'intérêt et l'actualité de notre région ont aussi été beaucoup focalisés ces dernières semaines sur l'agriculture.

Et je voudrais vous dire deux mots sur l'analyse que le Parti Communiste fait de la situation de l'agriculture et de la pêche aujourd'hui, deux domaines de production où on sait que le mot Travailleur veut dire quelque chose, deux activités économiques majeures de la Bretagne.

Ce n'est pas un hasard si les Communistes ont choisi Xavier Compain, syndicaliste agricole, agriculteur (producteur de pommes à cidre après avoir été éleveur de vache laitières), spécialiste des questions de l'agriculture et de la pêche, pour les réprésenter au sein d'une liste de rassemblement anti-austérité aux Régionales des 6 et 13 décembre 2015.

Xavier Compain a organisé le 20 août dernier une vente à prix coûtant de fruits et de légumes à Paris avec le MODEF. L'occasion de dénoncer les marges exorbitantes et scandaleuses effectués sur les productions agricoles par la grande distribution, et de réclamer des prix rémunérateurs garantis pour les producteurs.

La grande distribution fait en moyenne des marges de 30 à 50 % sur les produits frais : des cerises vendues 6€ le kilo rapportent seulement 90 centimes aux producteurs, après on se plaint que les français ne mangent pas suffisamment de fruits et légumes.

De même, le kilo de porc payé 1, 38€ à l'éleveur se vend entre 12 et 15€ en rayon...

Les députés du Parti Communiste et du Front de Gauche ont déposé un projet de loi il y a quelques semaines pour l'encadrement des prix et des marges de la grande distribution, la régulation du marché, pour que les prix agricoles fassent l'objet de négociations arbitrées par l'Etat lors de conférences annuelles pluralistes sur les prix.

Car pendant ce temps, Michel Edouard Leclerc qui amasse 75 millions d'euros en un an peut-bien célébrer le scupteur sympathisant communiste Giacometti à Landerneau : ce serait peut-être tout aussi utile qu'il paye convenablement les producteurs et qu'il maintienne des marges décentes pour les consommateurs.

Sur l'agriculture, le Parti Communiste dit :

- 1) En finir avec le gigantisme, les fermes usines, la monoculture, la spécialisation exclusive à l'export.

- C'est la condition pour maintenir une agriculture à taille humaine, garante du maintien de l'emploi et de l'aménagement des territoires. Or, à force de course à l'agrandissement, à la productivité, au détriment de la qualité, de dérégulation européenne et de dumping social, la France a perdu en 10 ans les 2 tiers de ses exploitations porcines (dans le même temps, la taille moyenne était multipliée par 2,5 pour atteindre 620 porcs), et entre 1984 et 2015, le nombre d'exploitations laitières a été divisé par 6 passant de 395 000 à 60 000 aujourd'hui. 20 % des exploitations d'élevage, soit 50 000 d'entre elles, pourraient fermer cette année selon les syndicats. Les revenus des agriculteurs ont baissé de 25 % ces deux dernières années.

- C'est tout le contraire que nous imposerait le Grand Marché Transatlantique négocié actuellement dans le plus grand secret et la plus grande perfidie.

- 2) Produire sainement une alimentation de qualité pour tous. Remettre les vaches au pré. Limiter l'usage des pesticides, engager la transition écologique de l'agriculture.

- 3) Cesser de gaver à coup de millions d'euros l'agro-industrie exportatrice sans se préoccuper de la qualité du travail (des salariés de l'agro, des éleveurs) et des productions. Doux a touché 1 milliards d'euros en 15 ans avec les résultats que l'on connaît. Un groupe comme Bigard, rappelait hier lors d'une conférence de presse à Pontivy les camarades CGT de l'agro-alimentaire, dont notre ami Michel Le Goff, a pu racheter SOCOPRA et CHARAL ces dernières années grâce à l'exploitation des salariés, l'augmentation de la productivité, les spéculations financières et les opérations fiscales qui spolient la nation, les exonérations de charges sociales et autres CICE, la pression sur les prix d'achats aux éleveurs. Et après, ce même groupe nous dit, car la loi de la jungle capitaliste est bien faite, que le coût du travail est trop élevé en France, qu'en Allemagne on achète le porc 28 centimes moins cher et en Hollande 38 centimes moins cher. Et on limite ses achats avec la Cooperl de cochons pour faire tomber le prix du Porc, quitte à causer la ruine chez les éleveurs.

- Il faut en finir avec ce système de concurrence et de productivisme à outrance qui n'a pas même la vertu de conserver l'emploi. En deux ans, la filière porcine a perdu 1000 emplois avec GAD. Il faut que l'Etat oriente l'activité vers plus de complémentarité, de développement des produits à haute valeur ajoutée, de la valorisation sur le marché national.

Et il faut exiger une réorientation de la Politique Agricole Commune qui contienne à nouveaux des restrictions à la libre concurrence, au dumping fiscal, aux délocalisations et importations, qui protège les agricultures de proximité et les rendent plus respectueuses de l'environnement et de la santé publique.

De la même manière, dans le secteur de la pêche, il faut réinventer une intervention publique qui préserve l'emploi (un emploi en mer, c'est 3 à 5 emplois à terre), les savoirs-faires, les territoires maritimes, les conditions de renouvellement de la ressource.

La Cornouaille et le Pays Bigouden comptent pas moins de 7 ports de pêche. Mais cette activité a été soumise à des évolutions très brutales ces 40 ou 45 dernières années. En 1915, il y avait 400 bateaux à Concarneau, en 2015, il y a 3 bateaux, qui débarquent autant de sardines qu'en 1915.

Pour autant, nous sommes contre l'extension du modèle des usines flottantes et la concentration des capacités de pêche industrielle entre les mains de quelques armateurs qui menacent notre sécurité alimentaire (comme Intermarché) et qui cassent les prix. Il faut soutenir le renouvellement de la flotte de pêche au jour et de la flotte artisanale. Actuellement, l'Europe interdit le financement public des bateaux neufs ou en refonte.

L'Europe met aussi beaucoup de bâtons dans les roues aux petits patrons de pêche (interdiction de rejeter les poissons pêchés non utilisables, quotas de pêche achetables et vendables...) quand la pêche industrielle a les coudées franches...

Il faut favoriser les méthodes de pêche sélective et les outils coopératifs de financement des investissements dans la pêche.

Il est important aussi de revenir à une maîtrise publique des ports, avec des collectivités actionnaires principaux par exemple de Société d'Economie Mixte, mais qui garderaient la maîtrise de leurs aménagements et de leur complémentarité car la concurrence entre les infrastructures d'une même région ne produit rien de bon.

Le Parti Communiste invitera les acteurs régionaux de la filière pêche au Forum de la Mer qu'organiseront nos camarades Xavier Compain et Dominique Gontier à la Fête de l'Humanité Bretagne de Lanester le dernier week-end de novembre.

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