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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:58

Le développement des algues vertes se poursuit, «sans qu’une diminution puisse être observée ces dernières années». Ainsi démarre une note de synthèse du Commissariat général au développement durable (CGDD), publiée ce mois-ci.

Apparues dans les Côtes-d’Armor au début des années soixante-dix, les marées vertes s’étendent aujourd’hui à de nombreux secteurs sur l’ensemble de la Bretagne et des régions alentour. En 2012, 51 plages et 33 vasières étaient concernées en Bretagne, relève le CGDD. «Depuis quelques années, de nouvelles plages sont touchées dans le Calvados, dans les havres du Cotentin, sur le littoral de Loire-Atlantique, quelques secteurs de Vendée et enfin les îles de Ré et d’Oléron.» Au final, le nombre de secteurs concernés augmente depuis une quinzaine d’années. Ce qui n’est, en revanche, «pas le cas de la surface de plages recouvertes», précise toutefois la note. Celle-ci varie, selon les années et l’intensité des pluies printanières, de 1 500 hectares à plus de 4 000 hectares, mais sa tendance reste stable. La quantité d’algues ramassées oscille, elle, entre 50 000m3 et 100 000m3.

Toxicité

Le coût de ce ramassage est estimé à 20euros le m3, soit un total de 1,7million d’euros en 2012. La synthèse souligne enfin «l’impact négatif» des algues vertes sur le tourisme et la conchyliculture. Pour rappel, leur putréfaction libère de l’hydrogène sulfuré (H2S), lequel implique «une forte gêne olfactive», se contente de noter le CGDD. On peut aussi rappeler que sa toxicité, à forte concentration, est confirmée depuis 2009 par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris).

Quant aux facteurs qui favorisent ce «bloom», soit le développement important des marées vertes, le CGDD est net: si des conditions naturelles peuvent les provoquer, il s’avère «plus fréquent du fait des apports excessifs d’azote et de phosphore en mer dus aux activités humaines».

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 14:29

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Salut Camarades et Meilleurs Vœux Révolutionnaires pour 2014.

La JC 29 organise dans le cadre de sa campagne sur le Marxisme une réunion publique le mercredi 08 janvier à 18h au local du PCF Brest, 6 rue André Berger.

Le thème de cette première réunion sera "Le Manifeste du Parti Communiste" (1847), elle sera suivie d'un débat et d'un pot Fraternel.

Avec une attention particulière au thème de la lutte des classes et de la propriété individuelle ou collective.

Cette campagne se poursuivra chaque premier mercredi du mois.

En espérant vous retrouver lors de cet événement.

Fraternellement.

Thomas pour la JC 29.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:43
Le site raciste et antisémite Breizh Atao du sinistre Boris Le Lay condamné à plusieurs reprises par la justice pour insultes à caractère raciste et propos négationnistes, confirme son rejet fondamental des valeurs républicaines et humaines les plus élémentaires en se félicitant de la mort de Michel Mazéas, maire de Douarnenez pendant 24 ans, qualifié d'"ignoble pourriture communiste". 
Ce groupuscule d'extrême-droite radicale qui revendique bien légitimement l'héritage du PNB fasciste et collaborateur fait honneur à Michel Mazéas en le poursuivant de sa haine absurde, lui l'héritier des valeurs de la résistance, de la lutte contre la peste brune et de la construction d'une société solidaire, fraternelle, et plus égalitaire dont le programme du Conseil National de la Résistance trace le projet. 
Le PCF du Finistère salue la mémoire de cet élu communiste, historien, homme de passion et de raison, qui a marqué l'histoire politique et sociale du Finistère, à l'instar de Sébastien Velly, le deuxième maire communiste de France, élu en 1921 à Douarnenez, et des élus communistes Fernand Jacq de Huelgouat et Pierre Guéguen de Concarneau, fusillés dans la carrière de Châteaubriant, qui y chantèrent le "Bro Gozh ma zadou" et l'Internationale en breton quand les mentors Breizh Atao de Boris Le Lay vendaient leur âme chimérique aux nazis. 
La fédération PCF du Finistère
logo
...................
Lien avec le site des enragés de l'extrême-droite anti-bretonne.  
Voici ce qu'on peut voir sur le site Breiz Atao de Boris Le Lay à l'adresse ci-dessous
http://breizatao.com/?p=16644
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 07:44

 

Douarnenez. L'ancien maire Michel Mazéas est décédé
  • Michel Mazéas, sur le port du Rosmeur.
    Michel Mazéas, sur le port du Rosmeur. | Archives Béatrice Le Grand.
  • Dans son bureau de maire, en janvier 1980.
    Dans son bureau de maire, en janvier 1980. | ARCHIVE OUEST FRANCE
  • A Port-Rhu, en octobre 2012, à la main son projet d'ouvrage sur la pêche au thon.
    A Port-Rhu, en octobre 2012, à la main son projet d'ouvrage sur la pêche au thon. | OF
 

Maire pendant vingt-quatre ans, élu communiste pendant 39 ans. Une figure de la cité s’en est allée et, avec elle, le reflet d’une époque.

Le maire honoraire Michel Mazéas est décédé hier soir.

«Un personnage». Attaché à sa ville, comme sa ville était attachée à lui. Tout le monde le surnommait «Mich'Maz». Michel (Louis, Joseph) Mazéas est né le 14 février 1928 dans un foyer de marins-pêcheurs de Ploaré, à Douarnenez. Ses racines, il ne manquait jamais une occasion de leur rendre hommage. « Il est resté profondément attaché à ses origines et au monde de la mer », écrivait-il en quatrième de couverture d’un ouvrage sur la pêche sur thon, qu’il rêvait récemment de faire publier. L’un de ses derniers combats peut-être.

Inscrit maritime provisoire à 11 ans

La pêche au thon, justement : c’était la profession de son père Louis Mazéas, marié en l’église de Ploaré avec Joséphine Deudé, ouvrière de conserverie chez Amieux puis Carnaud. Le métier aussi de son fils, Louis, pêcheur à l’appât sur le bateau de Jo Picolec.

Michel Mazéas lui-même avait fait une fois une campagne de 21 jours, « nous avons essuyé trois jours de tempête, avec des creux de 14 mètres, et dérivé près de 100 miles à la cape, écrit-il dans Les houles de la mer d’Iroise. Moteur au ralenti, bout à la lame, le bateau semblait escalader des montagnes d’eau pour retomber dans des gouffres sombres, d’où il retombait à nouveau sur la crête des grosses lames. Parfois, l’hélice cavitait hors de l’eau, s’affolait un instant en faisant vibrer toutes les membrures. Dans ces moments-là, nous devenions soudain plus attentifs aux réactions du navire et nos regards se croisaient, interrogatifs, sur fond d’angoisse. » Tôt baptisé à l’eau de mer, Michel Mazéas est inscrit maritime provisoire dès l’âge de 11 ans.

Instituteur public en 1948

La Seconde Guerre mondiale le conduit à opter pour une carrière dans l’enseignement public : en 1943, il tombe malade, sa pleurésie l’empêchera, plus tard, d’exercer sa passion : pilote d’avion. En 1948, il devient alors instituteur public, il exerce pendant onze ans à Trévignon. En 1960, l’enseignement obligatoire est prolongé de 14 à 16 ans, il hérite alors d’une mission de deux ans à Douarnenez : enseigner aux jeunes de 14 ans, qui doivent encore étudier pendant deux ans.

Maire de sa ville natale de 1971 à 1995

Le 21 mars 1971, Michel Mazéas est élu maire pour la première fois. Les mandatures qui suivent voient la mise en place des classes de mer et de voile, et la réalisation de grands équipements : hôpital, maisons de retraite, centre des arts… Trois fois, son « ticket » politique est imparable : le communiste Michel Mazéas à la mairie, les socialistes Jean Peuziat et Daniel Bouër comme adjoints.

Au conseil municipal, il impose ses choix. Malheur au contradicteur : entier et passionné, Michel Mazéas a des colères homériques, la voix puissante et des yeux bleus gris-acier, qui foudroient les opposants. Pourtant, quelles que soient les divergences d’opinions, l’homme est respecté par tous et son intégrité ne sera jamais remise en cause. Mich’Maz’, c’est « la statue du commandeur », compare un confrère, il y a quelques années.

En 1995, le maire communiste chute de 51 voix, plombé par le feuilleton politique et la liquidation de la société d’économie mixte (Sem) du Port-Musée. Conseiller d’opposition, puis à nouveau de la majorité en 2001, sous la mandature Prévost, il sera « poussé vers la sortie » par la nouvelle équipe candidate à gauche en 2008. À 80 ans, « je n’avais pas l’intention de décrocher, mais j’en ai vu d’autres », relativisera-t-il, plus tard.

En 2008, Michel Mazéas avait reçu la médaille d’or des collectivités locales, départementales et régionales. En avril, la médaille de la Ville, remise par Philippe Paul (« Le sénateur-maire avait quatre ans quand j’ai été élu maire pour la première fois ! ») saluait ses 39 années au service de Douarnenez. En 2000, recevant la légion d’honneur des mains de Marie-George Buffet, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, il avait dédié sa récompense à tous les Douarnenistes, responsables d’associations et sportifs, au motif « que les qualités personnelles ne sont rien, sans la volonté des autres ».

Historien de la Ville

Ces derniers temps, le maire honoraire allait régulièrement à la mairie pour répondre à des demandes de renseignements. Longtemps, il avait animé la revue patrimoniale des Mémoires de la ville. Outre son livre Les houles de la mer d’Iroise aux éditions Maritimes et d’Outre-Mer, qui raconte des épisodes salés de la vie difficile des marins-pêcheurs, « des récits de 1911 à 1993 », il a aussi écrit Ploaré, une église du XVIe siècle, et de nombreux articles dans Armen, Armor Magazine, Atouts Bretagne…

Dans Les houles de la mer d’Iroise, Michel Mazéas salue la mémoire de « ses compagnons de mer, dont beaucoup ne sont plus là aujourd’hui. Pour la plupart, ils se sont perdus dans les tempêtes. Les autres ont été emportés par le temps. Ils voguent quelque part comme les mouettes que le vent entraîne loin de nous, avant de disparaître à nos yeux qui cherchent à les suivre encore. » Ce mercredi matin, la ville de Douarnenez, en deuil, va guetter l’horizon.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 19:48

La Bretagne qu'on aime... Avec une forme de mobilisation magnifique à l'énergie communicative pour dénoncer la fermeture des frontières et le progrès des idées et politiques xénophobes. 

Cette vidéo a été mise sur internet par RESF et transmise par Dominique Gonthier, camarade communiste de Moëlan sur Mer.   

http://www.youtube.com/watch?v=bTF2V85deWQ

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:06
Ce mardi 10 décembre avait lieu le vote sur l'avis du CESER Bretagne par rapport au Pacte d'avenir proposé par le  premier ministre Ayrault.
Cet avis est un avis favorable avec des réserves, mais favorable quand même. Soutenir l'avis du CESER revenait donc à voter POUR le Pacte d'avenir du gouvernement.
Or ce Pacte d'avenir se situe dans le cadre de la politique austéritaire du gouvernement, dans le cadre de l'ANI,  il  ne répond pas à la colère des salariés en Bretagne qui s'est exprimée depuis plusieurs semaines. 
Il ne rompt pas avec l'agriculture productiviste et est plus qu'insuffisant dans son volet social.
Comme le dit Ouest France, le résultat du vote n'est pas un triomphe:
53 votes pour, 16 contre et 43 abstentions
 
Soit seulement 53 votes pour sur 119 votants !
Ont voté pour : la CFDT, la CGT, l'UNSA, la CGC, la Confédération Paysanne
Ont voté contre : Solidaires, FO, la CFTC.
Se sont abstenus: les syndicats agricoles, le Medef, la FSU, les associations environnementales pourtant très critiques sur ce pacte unilatéral.
Le Premier ministre JM Ayrault doit venir signer à Rennes ce Pacte, qui aura été voté par le Conseil Régional à majorité socialiste.
Solidaires, FO et CGT appelle à un rassemblement à Rennes vendredi 13. 

Pacte d'avenir. Le "oui mais" du conseil économique et social

             OUEST FRANCE Bretagne - 16h25 

 
  • Le vote sur l'avis qu'a donné le conseil économique et social sur le Pacte d'avenir. | Thomas Brégardis 
  • Le conseil économique et social de Bretagne, l'assemblée consultative du conseil régional, a adopté son avis sur le Pacte d'avenir.

Pour autant, ce n'est pas un triomphe pour ce texte qui apporte des réponses à la crise que traverse l'agroalimentaire breton, et entend poser les bases d'un rebond économique pour la région.

Dans les rangs du conseil économique et social, qui représente le monde économique, les syndicats et les associations, on a compté pas moins de 43 abstentions, 16 voix contre et 53 en faveur de l'avis proposé sur le Pacte d'avenir. 

Et encore, cet avis pointe déjà les insuffisances du Pacte d'avenir, comme sa préparation dans l'urgence ou l'absence de mesures clairement chiffrées. Par exemple, sur l'annonce d'une simplification de mesures administratives, l'avis du conseil économique et social estime que «le Pacte ne détaille pas suffisamment les actions concernées, ni les garanties sur les modalités d'application et de suivi de ces mesures».

  

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20 Minutes : BRETAGNE - Le Ceser de Bretagne a toutefois regretté le délai court pour la concertation...

Le conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Bretagne a voté à une faible majorité en faveur d'un avis sur le Pacte d'avenir, qui salue l'engagement de l'État aux côtés de la région pour se redresser, mais critique certaines insuffisances.

Le Conseil regrette les «délais très courts de la concertation»

Lors du vote à l'issue de quatre heures trente de débat, 52 membres du Ceser (sur 119) ont voté pour cet avis, rédigé par trois rapporteurs, 43 se sont abstenus (principalement les acteurs économiques et les syndicats agricoles), refusant notamment de donner un avis sur le Pacte tel qu'il est présenté, et 16 (dont FO, Solidaires ou encore la CFTC), ont été contre.

L'avis en question note que le Pacte «constitue un engagement de l'État, aux côtés du conseil régional, des collectivités (...), ainsi que des acteurs économiques et sociaux (...)». Le Ceser y salue la volonté de concertation pour réaliser le Pacte, mais «regrette toutefois les délais très courts dans lesquels a lieu cette concertation», en un mois et demi à peine. Il précise ainsi que «ces délais apparaissent difficilement compatibles avec l'ambition d'élaborer un véritable »Pacte« pour l'avenir de la Bretagne», mais note que de nouvelles étapes de concertation sont attendues, notamment pour la finalisation du PAAB (Plan agricole et agroalimentaire, en annexe du Pacte).

Deux milliards d'euros d'aide

Dans ce Pacte, qui liste des aides et engagements divers pour un montant de près de deux milliards d'euros, le Ceser «apprécierait que les éléments nouveaux soient davantage mis en avant». Car comme l'on fait remarquer de nombreux intervenants lors des débats, le Pacte contient de nombreux financements déjà actés auparavant. Enfin, sur des domaines comme la pêche et l'aquaculture «les formulations comme les engagements restent flous», juge le Ceser.

Le préfet de région Patrick Strzoda, qui a assisté aux débats, a salué cet avis rendu par le Ceser, estimant que «le Pacte doit vivre, il doit évoluer» en réponse à ceux qui le jugent insuffisant ou incomplet.

Jeudi, les élus de la région se prononceront sur le texte et autoriseront ou non le président de la collectivité, le socialiste Pierrick Massiot, à apposer vendredi sa signature au bas du document, à côté de celles du préfet de région Patrick Strzoda et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 10:50

Tribune de Gérard le Puill, journaliste honoraire et essayiste, dans l’Humanité du 29 novembre 2013

Gérard Le Puill :  « Produire mieux pour manger tous d’ici à 2050 et bien après », Pascal Galodé éditeurs.

 

Alors qu’une nouvelle manifestation des « bonnets rouges » est annoncée à Carhaix, peu d’explications de fond émergent en Bretagne sur les difficultés de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire dans cette région. L’arbre de l’écotaxe cache pourtant une forêt de difficultés. Depuis les débuts du marché commun agricole, la Bretagne a compensé les handicaps liés à son caractère périphérique en exploitant d’autres atouts, dans le cadre de la concurrence européenne et mondiale. Parmi ceux-ci, figuraient une paysannerie entreprenante et fonceuse, une main-d’œuvre abondante pour l’industrie agroalimentaire, la proximité de ports en eau profonde pour importer du soja et des céréales destinés au bétail des élevages hors-sol.

Le modèle intensif breton a longtemps tiré sa force de la massification de la production et des économies d’échelle qu’elle offrait à l’industrie agroalimentaire dans des secteurs comme les légumes, le lait, la viande bovine, porcine, la volaille de chair et les œufs. À partir de la réforme de la politique agricole commune (PAC) de 1992, prélude à l’entrée de l’agriculture dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) trois ans plus tard, l’élevage hors-sol breton a bénéficié d’un sursis via la baisse des prix mondiaux des céréales et du maintien dégressif mais prolongé des restitutions à l’exportation, notamment sur les viandes de volailles congelées.

Néanmoins, dans un marché mondialisé et dérégulé, les avantages comparatifs du modèle breton ne pouvaient que se réduire face aux productions de pays émergents comme le Brésil et des pays de l’Union européenne tels que l’Allemagne et l’Espagne, pratiquant le dumping social dans l’élevage hors-sol et dans les abattoirs. Voilà pourquoi l’écotaxe a été vue comme un facteur aggravant, susceptible d’accroître les difficultés de l’industrie agroalimentaire bretonne, impactée aussi par les exigences de la grande distribution, dont le comportement prédateur vis-à-vis de ses fournisseurs a été facilité par le volet commercial de la loi de modernisation économique (LME) voulue par Nicolas Sarkozy et votée par la droite en 2008.

Cela étant, on peut penser que la crise du modèle breton n’en est qu’à ses débuts, avec ou sans écotaxe. Sur 7 % du territoire national, la Bretagne concentre 57 % de la production porcine, 42 % de la production d’œufs, près du tiers de la volaille de chair, 21 % de la production laitière et 25 % de celle des veaux en batterie. Cette concentration produit trop d’effluents d’élevage susceptibles d’être optimisés via la fertilisation des sols. Du coup, le respect des normes environnementales devient impossible en Bretagne et le coût des pollutions ne cesse de croître.

Depuis quelques années, la volatilité et la cherté croissante des céréales et du soja viennent handicaper le système intensif breton de plus en plus dépendant des cours mondiaux. Cette tendance ne va plus s’inverser car les exportations de soja et de maïs du continent américain vers l’Asie ne cessent d’augmenter.

Le XXe siècle a été celui des énergies fossiles abondantes et bon marché. Le XXIe siècle sera de plus en plus caractérisé par leur rareté et leur cherté. L’agriculture doit apprendre à devenir savante dans l’utilisation à la fois optimale et soutenable de tous les sols, tout en étant de plus en plus sobre en intrants de toutes sortes. Elle doit pour cela utiliser tous les leviers disponibles pour faire travailler la photosynthèse, ce que l’assistance par la chimie a désappris aux paysans, ces dernières décennies.

La Bretagne va devoir produire moins pour parvenir enfin à produire mieux. Mais ce processus ne peut être que lent et long car les outils de transformation et les salariés en place représentent un enjeu économique et social considérable. Il faut à la fois prolonger et protéger ce qui existe, tout en commençant à construire un autre modèle agricole plus diversifié et plus en phase avec le potentiel agronomique des terres bretonnes. Les déclarations volontaristes et volontairement ambiguës de certains syndicalistes agricoles bretons restent axées sur l’idée d’une fuite en avant dans un modèle de moins en moins efficient. Ces syndicalistes se trompent de siècle et de combat.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:43

Vive la gauche qui transforme la société

Notre 22e Fête de l'Humanité Bretagne intervient dix-huit mois après la défaite de Sarkozy et à quelques mois des municipales et des européennes, échéances électorales majeures.

Elle intervient également à un moment où sont posés en grand les choix de société, à travers notamment la réforme des retraites, la transition énergétique, le partage des richesses, et alors que les peuples du monde entier se mettent en mouvement, parfois au prix d'errements et de grande confusion, contre la loi de l'argent, la corruption et les dictatures.

Dans un contexte où la droite rêve de revanche, avec l'extrême droite en embuscade, notre Fête sera marquée par le refus de la politique d'austérité portée par la gauche de renoncement et, au-delà, par notre volonté de porter un projet de société qui place l'homme au-dessus de la finance et des marchés, projet que nous identifions comme communisme.

 

Joel GALLAIS

Secrétaire fédéral PCF Morbihan.

 

Des vignettes, bons de soutien, sont en vente :  

prix : 15 € pour les deux jours

s’adresser à la section PCF (Tel : 06 82 68 05 51 / e-mail : pcfmorlaix@wanadoo.fr ).

Un car est prévu pour rallier la région de Morlaix à la fêle le dimanche 1er décembre

Ce car partira par Lanmeur puis passera à Morlaix (9 h 30 – Parking Géant).

Pour s’inscrire téléphoner au 06 62 74 75 27 ou au 06 83 24 83 90.

 

Le programme

Samedi 30 novembre :

soirée cabaret

18 h : « Les très Mollo » [Un jeune groupe de vieux mous de l'air au répertoire gaillard et mariné].

19 h : Trio EDF [Patrick Ewen, Gérard Delahaye et Melaine Favennec conjuguent leurs talents de musiciens et de « beg braz» pour partager avec le public un moment euphorisant. Du festival du chant de marin de Paimpol à Notre-Dame-des­Landes, Ils sèment partout de la bonne humeur et un brin de contestation.

21 h : Fest Noz avec « tad ha mad quartet», Anne Marie Cloaguen et robert Le Dour (kan ha diskan) et « Hartigan’s »

Grande scène

20 h : Scène ouverte aux jeunes talents de la scène Lorientaise : « Clux », « les utopistes », « Atomik »

22 h : « La Rumeur » [groupe de Hip Hop]

Espace Culture

exposition Claude BOUVIER

espace livres (rencontres littéraires).

Espace Cinéma 

Cours métrages à voir : « les déportés du libre échange » de Monique Robien ; « Nouadhibou. Les poissons ne font pas l’amitié » de François Rienhardt ; « le voyage de Delphine Alexandre et sa famille » ; « ce chemin devant moi » de « La rumeur »

Débats

11 h (Agora) : quelle transition énergétique ?

12 h 45 (espace livres) : échange avec Gérard Le Puil autour de son livre « produire mieux pour manger tous d’ici à 2050 et bien après ».

14 h (Agora) : l’immigration doit-elle faire peur ?

15 h 15 (Espace Culture) : rencontre avec Etievent auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale ».

16 h 30 (Agora) : Quels défis pour la gauche ? avec Pierre Laurent 

18 h (espace international) : solidarité avec le peuple Palestinien

19 h (Agora) : combattre l’extrême droite

 

Dimanche 1er décembre

Cabaret

12 h : la fanfare du Bono

13 h : « L’ange Rouge » [Trois ans après la sortie de son premier album, le groupe l'Ange rouge, mené par Sylvère Morisson, continue d'explorer et de s'approprier des perles de la chanson française mais aussi des créations du chanteur qui se glissent sans y paraître dans ce répertoire sans limite].

Grande scène

14 h : Claude COUAM Chante ARAGON

15 h 30 : Meeting avec ELIANE ASSENSI (sénatrice PCF).

17 h : Thomas FERSEN

Espace Culture

exposition Claude BOUVIER ;

espace livres (rencontres littéraires).

Espace Cinéma

Cours métrages à voir: « un village sans dimanche » de Philippe Baron et Corinne Jacob ; « L’ile aux fleurs » [12 min.Temps nécessaire pour suivre le parcours d'une tomate du potager de M. Suzuki à l'île aux fleurs et prendre conscience de toute l'absurdité de nos habitudes de consommation. Pédagogique et diablement efficace, c'était le coup de cœur du Fifig en 1989!].

« La Croisière des peaux de banane », de Salvo Manzon [Italie, 28 min, sélection Fifig 2013].

Espace Enfance

Un lieu d’accueil pour les enfants et les familles : exposition droits de l’enfant ; jeux en bois ; concours de dessin ; coin lecture ; maquillage ; pêche à la ligne ; …

Débats

11 h (Agora) : « les femmes à la conquête de droits pour une humanité nouvelle »

11 h (Espace cinéma): « la télémédecine, progrès ou solution au manque de médecins spécialistes en Bretagne ? »

14 h (Agora) : « le code du travail, archaïsme ou modernité » avec Gérard Filoche inspecteur du travail) et Léone Mahoic (syndicaliste)

15 h 15 (Espace Culture) : rencontre avec Etievent auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale ».

16 h 30 (Agora) : Quels défis pour la gauche ?

 

 

 

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 07:21

Pacte social. Quatre manifestations ce samedi en Bretagne

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Une semaine avant une nouvelle manifestation des « bonnets rouges », à Carhaix (29), un mouvement dans lequel ils ne se reconnaissent pas, sept syndicats appellent les salariés à défiler, aujourd'hui, dans quatre villes bretonnes, pour exiger

Les manifestations en Bretagne
>
Morlaix
>
Rennes
>
Saint-Brieuc
>
Lorient

La semaine dernière, sept organisations syndicales de Bretagne -CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU- ont lancé en commun cette journée de mobilisation, qui prendra la forme de cortèges à Rennes, Saint-Brieuc, Morlaix et Lorient. Dans cette dernière ville, où le rassemblement est prévu à 10 h 30, boulevard Cosmao-Dumanoir, seront présents les leaders de la CFDT, Laurent Berger, et de la CGT, Thierry Lepaon. Thierry Lepaon qui poursuivra à Morlaix, où la manifestation se déroulera l'après-midi. Seule Force Ouvrière-Bretagne a fait bande à part. Mais FO souligne qu'elle avait déjà appelé en octobre à manifester contre les plans de licenciement qui se sont succédé en Bretagne depuis plus d'un an, conséquences d'une avalanche de restructurations qui ont touché, notamment, l'agroalimentaire, les télécoms et l'automobile, piliers de l'économie bretonne.

Un volet social dans le Pacte d'avenir

La colère des milliers de salariés, amplifiée par les actions parfois violentes contre l'écotaxe, qui devait être mise en oeuvre, avant sa suspension, le 1er janvier, avait conduit le gouvernement à lancer mi-octobre un Pacte d'avenir pour la
Bretagne, pour trouver d'ici à fin novembre des solutions rennes à la crise. Les discussions se succèdent à la préfecture de région mais laissent les syndicats sur leur faim. Le pacte est qualifié d'« insuffisant » par les sept organisations syndicales qui revendiquent, parallèlement aux mesures économiques que contiendra le Pacte d'avenir, « un volet social conséquent ». Cela passe, expliquent les représentants des syndicats, par des mesures concernant la formation, l'accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail, mais aussi les modalités du dialogue social pour que les salariés participent effectivement à la réflexion sur les mutations économiques et industrielles dans la région. Ces mutations « doivent être anticipées pour permettre aux salariés de se réorienter et de se former dans un parcours sécurisé et ainsi éviter les suppressions d'emplois », pointent les organisations syndicales. « Il ne faut pas que les salariés soient la variable d'ajustement », plaide Louis Baron, secrétaire régional de la CFDT. « On demande que ce qui se fait après les licenciements se fasse avant », analyse Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT.

« Reprendre la main » sur les bonnets rouges

Pour les organisations syndicales, il s'agissait, en lançant une journée de mobilisation, d'être « à la hauteur des enjeux », alors que des milliers de salariés ont perdu ou risquent de perdre leur
emploi chez Doux ou Tilly-Sabco (poulets à l'export), chez Gad (abattoirs de porcs), PSA ou Alcatel, mais aussi de « reprendre la main », à une semaine de la nouvelle manifestation des bonnets rouges, le 30 novembre, à Carhaix. Le mouvement s'est illustré en réunissant, le 2 novembre, à Quimper, entre 15.000 et 30.000 personnes coiffées de bonnets rouges, une foule hétéroclite de salariés, de chefs d'entreprise, d'élus, de militants politiques, de défenseurs de la décentralisation réunis à l'appel du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Trois syndicats -CGT, Solidaires et FSU- s'étaient déjà désolidarisés de cette action. « On aurait été avec eux s'il n'y avait eu une manipulation téléguidée par le patronat, la FNSEA, le Medef et certains politiciens », a justifié Serge Le Quéau (Solidaires), visant le maire de Carhaix, Christian Troadec, un des initiateurs du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Le patronat et la FNSEA « réclament moins de contraintes administratives, fiscales, moins de charges. Tout cela va à contresens des intérêts des salariés », poursuit Serge Le Quéau, qui pointe « les risques de désillusions gravissimes » des salariés. Quant à Christian Troadec, c'est son combat pour la décentralisation qui provoque le rejet des syndicats. FO, seule organisation à avoir appelé à la manifestation quimpéroise, a d'ailleurs fini par se désolidariser des bonnets rouges, malgré la présence de certains de ses membres dans ce collectif.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/crise-les-syndicats-mobilisent-aujourd-hui-23-11-2013-2312527.php

   
 
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 07:20

Le télégramme Bretagne

Bonnets rouges."Non à la manipulation de l’histoire !"

 
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Nous avons reçu de trois historiens éminents, Alain Croix, André Lespagnol et Fanch Roudaut, cette tribune qui entend préciser la dimension sociale de la "révolte des Bonnets rouges" du XVIIe siècle qui trouve actuellement une certaine acuité.
"Depuis un mois, on assiste à une manipulation de l’histoire de la Bretagne, à un degré rarement atteint.

Nous avons des choix citoyens différents mais, historiens, nous pensons qu’on ne peut pas dire et écrire n’importe quoi, et en particulier en matière d’histoire : trop d’exemples tragiques nous l’ont rappelé, dans un passé parfois très récent, y compris en Europe. Dans le cas des
Bonnets rouges, cet épisode de l’histoire bretonne, déformé, est utilisé à des fins bien précises et pour le moins douteuses.

Qu’est-ce que « les
Bonnets rouges » ? Nous sommes en 1675, sous le règne de Louis XIV. Dans les campagnes de Basse-Bretagne : une large part du Finistère actuel, une partie des Côtes-d’Armor et du Morbihan. À un moment où, par ailleurs, de nombreuses villes à l’est de la province, Rennes surtout, connaissent aussi une révolte dite « du Papier timbré ».

Pourquoi cette révolte des
Bonnets rouges ? Alors que la Bretagne connaît, pour la première fois depuis près d’un siècle, de sérieuses difficultés économiques, les charges qui pèsent sur les paysans s’alourdissent : versements aux seigneurs surtout, taxes royales aussi, dont la multiplication donne une impression d’accablement fiscal.
Ces taxes, réelles (sur le tabac, par exemple) ou imaginaires (l’instauration de la gabelle sur le sel) sont même ce qui met le feu aux poudres. Les révoltés s’organisent de manière assez remarquable : rédaction de « codes », ancêtres des cahiers de doléances de 1789, élection de députés défrayés et dotés d’une chemise et d’un bonnet rouge.
Le mouvement rencontre un écho européen pour plusieurs raisons : Louis XIV est de nouveau en guerre (contre la Hollande), et la mobilisation des troupes aux frontières permet à la révolte paysanne bretonne de durer quatre mois, chose inouïe dans la France du roi absolu et dans une province réputée pour sa tranquillité.

Il est facile d’établir des parallèles avec notre époque, et aussi des différences : l’essentiel n’est pas là.

La révolte, en effet, vise tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent être perçus comme des exploiteurs : seigneurs, agents du fisc, clergé même. Les codes paysans réclament la suppression des corvées (seigneuriales surtout), la diminution des prélèvements sur les récoltes (les seigneurs encore, le clergé aussi), et un juste tarif pour divers services du quotidien : les messes et le vin, les actes devant notaire et le tabac… Ils ne s’en prennent jamais, bien au contraire, à un roi supposé ignorer les abus que connaît son royaume. Cette révolte, qui oppose des paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale : il est symbolique que le révolté le plus connu, Sébastien Le Balp, soit assassiné par un seigneur, le marquis de Montgaillard.

Gommer cette fondamentale dimension sociale est un travestissement de l’histoire, et débouche vers son instrumentalisation. Délibérément, certains au moins des animateurs du collectif
Bonnets rouges veulent détourner la très légitime colère des victimes (agriculteurs, éleveurs en particulier, salariés d’une partie de l’industrie agro-alimentaire) contre « Paris », responsable de tous les maux. Alors qu’une part essentielle de responsabilité incombe à certains chefs d’entreprise et à certains syndicalistes agricoles qui n’ont pas voulu voir venir l’effondrement d’un modèle économique devenu dépendant de subventions européennes, ou qui l’ont très bien vu venir sans réagir, sans chercher à faire évoluer manières de produire et types de production. Selon une recette hélas tant de fois éprouvée, ils tentent de détourner une profonde et légitime colère sociale vers « les autres », tous les autres mais pas eux. Avec la connivence de quelques élus.
Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer cette escroquerie intellectuelle : syndicats de salariés, désormais unanimes, un syndicat agricole comme la Confédération paysanne, certains partis politiques, certains journalistes, certaines personnalités. Nous voulons leur apporter notre soutien.
Manipuler l’histoire, tomber dans le populisme, n’a jamais aidé à résoudre de vrais problèmes. La preuve en est dans les efforts de récupération du mouvement par l’extrême droite, ce qui devrait faire réfléchir.
Oui, il y a de quoi lakaat e voned ruz, « mettre son bonnet rouge », c’est-à-dire piquer une colère noire, selon l’expression imagée du breton. Encore faut-il tourner sa colère vers les vrais responsables."
Alain Croix (Nantes), André Lespagnol (Rennes), Fañch Roudaut (Brest)
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