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Retrouve le texte et les signataires sur : https://lapetitionretraite.fr/
Depuis le 5 décembre, des millions d'hommes et de femmes se retrouvent dans les grèves, dont beaucoup en reconductible, et les manifestations à l'appel des organisations syndicales.
Ils et elles rejettent la réforme du système de retraites que veulent leur imposer le président de la République et son gouvernement.
Ce projet n'est pas acceptable, car il est porteur de régression des droits de chacune et chacun : toutes les hypothétiques avancées proposées par le gouvernement devraient être financées par des baisses de pensions ou par l’allongement de la durée de la vie au travail. D’autres choix sont pourtant possibles.
C’est pourquoi nous demandons le retrait du projet présenté par le Premier ministre, afin que soient ouvertes sans délai de vraies négociations avec les organisations syndicales, pour un système de retraites pleinement juste et solidaire, porteur de progrès pour toutes et tous, sans allongement de la durée de la vie au travail.
Premiers signataires :
Retrouve le texte et les signataires sur : https://lapetitionretraite.fr/
Depuis le 5 décembre, des millions d'hommes et de femmes se retrouvent dans les grèves, dont beaucoup en reconductible, et les manifestations à l'appel des organisations syndicales.
Ils et elles rejettent la réforme du système de retraites que veulent leur imposer le président de la République et son gouvernement.
Ce projet n'est pas acceptable, car il est porteur de régression des droits de chacune et chacun : toutes les hypothétiques avancées proposées par le gouvernement devraient être financées par des baisses de pensions ou par l’allongement de la durée de la vie au travail. D’autres choix sont pourtant possibles.
C’est pourquoi nous demandons le retrait du projet présenté par le Premier ministre, afin que soient ouvertes sans délai de vraies négociations avec les organisations syndicales, pour un système de retraites pleinement juste et solidaire, porteur de progrès pour toutes et tous, sans allongement de la durée de la vie au travail.
Premiers signataires :
Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité
Nous avons reçu, jeudi 26 décembre, les conclusions définitives du tribunal de commerce de Bobigny, à la suite de l’audience solennelle qui s’est tenue le 18 décembre dernier. Elles sont très positives.
Le tribunal constate les considérables efforts que nous avons déployés en appliquant un plan d’économies tel que nous l’avons annoncé dès le début du mois de mars. Il dépasse les 3,5 millions d’euros. Les projections de recettes de ventes de journaux, d’abonnements, de publicité se réalisent et les résultats de la Fête de l’Humanité seront en progrès sur ceux de l’année 2018. Les mobilisations des lectrices et lecteurs ainsi que de nombreux amis ont permis d’améliorer la trésorerie de plus de 4 millions d’euros. Merci, une nouvelle fois, très chaleureusement, à toutes celles et ceux qui ont ainsi participé aux campagnes de dons et de souscriptions. Le tribunal a également constaté l’ampleur inédite des efforts que produisent les créanciers privés et publics. Ils décident d’abandonner 75 % de leurs créances. Fait rarissime qui manifeste la volonté d’une multitude d’acteurs économiques et de partenaires de voir perdurer et se développer l’Humanité comme élément important du débat démocratique et du pluralisme des idées et de la presse. L’actuelle mobilisation de la rédaction pour décrypter, analyser les conséquences de la contre-réforme des retraites, les reportages qu’elle produit sur le mouvement en cours, en soutien à celui-ci, en administrent la preuve avec éclat.
En contrepartie, nous devrons d’ici la fin du mois de mars prochain payer les 25 % de dettes ainsi renégociées. Notre trésorerie, même si elle doit être encore confortée, le permet. Il est décidé que le remboursement d’une partie de créances publiques sera étalé sur deux années et le reliquat d’autres dettes sur dix ans.
Constatant les bons résultats obtenus, le tribunal a déclaré la sortie de l’Humanité de la période d’observation et de redressement entamée le 7 février dernier et a accepté le plan de continuation de la société et de l’ensemble de ses activités.
Désormais, l’Humanité sort donc de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouvait et affronte l’avenir dans des conditions nouvelles. Évidemment, cette décision du tribunal de commerce, l’engagement des lectrices et lecteurs, d’amis et de soutiens, celui de celles et de ceux qui y travaillent, celui des créanciers, les efforts de nos partenaires nous obligent au plus haut point. Il n’y a pas de « continuation » de l’Humanité sans penser son développement dans les conditions nouvelles de notre temps : modification des modes d’accès à l’information et de lecture, mais surtout intensification de la guerre idéologique dans laquelle les idées de la République sociale, de la laïcité, de la souveraineté populaire, de la solidarité et de l’en-commun sont battues en brèche et ouvrent la terrible voie aux extrêmes droites. Ce péril trop sous-estimé appelle à renforcer l’Humanité, à élargir son audience et sa diffusion. Heureusement, les mouvements mondiaux en cours pour la justice sociale, la justice climatique, les droits humains et la démocratie sont porteurs d’espoir. Fidèle à son fondateur, Jean Jaurès, l’Humanité prouve chaque jour qu’elle est de ce combat. Son importante mission au service de l’information, du débat, de la connaissance, des révélations, de la défense des intérêts populaires contre l’emprise du capitalisme financiarisé, mondialisé, sur les vies humaines, les menaces sur la paix et l’environnement mériterait d’être plus connue.
La décision du tribunal comporte également des exigences à notre égard. Évidemment, celle de ne plus contracter de dettes et de nous conformer strictement au remboursement des créances retenues, celle de communiquer une situation trimestrielle de nos comptes aux deux commissaires à l’exécution du plan qu’il nomme dans sa délibération, celle de « renforcer les fonds propres de la société de 1 à 2 millions d’euros au cours de la première année, afin de consolider la trésorerie » et de reconstituer le capital social du groupe. Nous ouvrons sans tarder la possibilité de le réaliser – tout en conservant notre indépendance – en créant un fonds de dotation permettant de recueillir cette somme en 2020. Au sein de ce fonds, nous créons le club des « amis-actionnaires » de l’Humanité, parrainé par des personnalités attachées au pluralisme, à l’existence et au développement de l’Humanité. Ce fonds sera partie prenante du capital dans le semestre à venir. Nous donnerons vers la fin du mois de janvier des informations sur ces projets. Nous proposons jusqu’à la mi-janvier aux lectrices et lecteurs d’offrir un abonnement à une personne de leur entourage intéressée par la découverte de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche et de recueillir 1 000 adresses de jeunes à qui nous ferons découvrir l’Humanité numérique dans les semaines à venir.
Ainsi peuvent être créées les conditions d’un nouveau départ pour l’Humanité. Remerciement à toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés et soutenus dans la difficile épreuve que nous venons de traverser.
A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus
17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.
plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre
8000 à 10 000 manifestants à Quimper
3000 manifestants à Morlaix
800 à 1000 manifestants à Carhaix
1500 manifestants à Quimperlé
30 000 dans le Finistère en tout
10 000 manifestants à Saint-Brieuc
2000 manifestants à Lannion
6000 manifestants à Lorient
Plus de 3000 manifestants à Vannes
20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre
20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)
12 000 au Mans
10 000 manifestants à Saint-Nazaire
30 000 à Nantes
850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant
10 000 à Poitiers
12 000 à Albi
45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre
40 000 à Lyon
12 000 à Valence
10 000 à Strasbourg
15 000 à Nancy
15 000 à Nîmes, plus que le 5
9000 à Rodez, plus que le 5
4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel
5000 à Epinal
3000 à Saint Quentin (Aisne)
70 000 à Bordeaux
18 000 au Mans
200 000 manifestants à Marseille
22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre
15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan
13 000 manifestants à Orléans
10 à 12 000 à Tarbes
6 500 à Besançon
Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste
Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation
Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…
La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre
Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.
L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.
Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.
Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.
Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.
Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 17 décembre sur Sud Radio.

La mobilisation de ce 17 décembre contre le projet de réforme Macron a dépassé celle du 5 décembre dernier et atteint un niveau historique, exceptionnel. Les salariés qui ont fait le choix de manifester, malgré les entreprises de division conduites par le Premier ministre et son gouvernement, sont toujours plus nombreux: personnels de la santé, de l'éducation nationale, pompiers, salariés des transports, des ports, énergéticiens, de la chimie, du commerce, de la fonction publique, étudiants.... la liste est longue et dépasse largement celle des régimes spéciaux !!

A l'évidence, après sa présentation par le Premier ministre, les Français-e-s ont parfaitement compris les conséquences d'un tel projet de retraites à points : moins de pensions, un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite,... et toujours plus de sacrifices pour le monde du travail dans son ensemble. Ils et elles ont perçu que la retraite selon E. Macron et E. Philippe, c'était d'abord un formidable marché pour le monde de la finance et de l'assurance (320 milliards d'euros), si cher à l'ex Haut-Commissaire aux retraites.
Le Premier ministre n'a pas d'autre choix que de retirer son projet et d'ouvrir des véritables négociations avec les organisations syndicales et un débat politique dans tout le pays, sous peine d'aggraver la crise qui traverse notre pays juste avant les fêtes de fin d'années.
Le PCF, pour sa part, entend poursuivre et amplifier la mobilisation partout dans le pays, pour continuer à mettre à jour les effets néfastes de la réforme Macron et pour montrer qu'une bonne réforme de notre système de retraites solidaire est possible et nécessaire, sans allonger le temps de travail des salariés.
C'est le sens de la proposition des communistes adressés au Premier Ministre et aux forces syndicales ( accessible sur le site Pcf.fr ):
Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même niveaux que les salariés (31 Mds), assurer une stricte égalité salariales Femmes-hommes (Près de 9 Mds), augmenter le SMIC de 20 % (3 Mds) permettrait de corriger les insuffisances du système actuel et d'offrir de nouveaux droits à tous les salariés : partir à 60 ans avec une pension calculée sur les 10 meilleures années (et les 6 derniers mois pour les enseignants), garantir à chacun qu'aucune pension ne soit inférieure à un SMIC,...
Partout dans le pays, les communistes vont amplifier leurs efforts pour mettre ces propositions dans le débat public avec nos concitoyen-ne-s. Ils seront également aux côtés de tous les salariés en lutte, dans les formes qu'ils décident démocratiquement.
Ils prendront aussi toutes les initiatives pour travailler avec les autres forces de gauche et écologiste sur des propositions communes, en lien avec les organisations syndicales, pour montrer que d'autres choix, porteurs de progrès, sont possible.