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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:24

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 17 décembre sur Sud Radio.

Fabien Roussel : "ceux qui nous donnent des leçons sont ceux qui aujourd'hui sont bardés de thune"

 

Jean-Paul Delevoye a démissionné lundi 16 décembre après les révélations successives sur les nombreux mandats qu'il avait oublié de déclarer auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, s'en tient-il à la version officielle d'un simple oubli ? "C'est insupportable répond Fabien Roussel au micro de Patrick Roger. Quand j'ai découvert en plus qu'il mettait ça sur le dos de sa femme en disant : 'c'est elle qui fait les comptes', je me dis, le ministre, il est gonflé tout de même... Il ne voit pas qu'il y a 5.000 euros en plus sur ses comptes ?! s'indigne-t-il. Ils brassent combien de milliers d'euros, ces gens-là, pour ne pas se rendre compte qu'il y a 5.000 euros qui ne devraient pas être sur leurs comptes ?!

 

Ils vivent en dehors du sol ! Et ce qui me fait mal aux tripes, c'est que ceux qui nous donnent des leçons, sont ceux qui aujourd'hui bardés de thune, gagnent des 1.000 et des 100, et nous disent qu'il faut travailler plus longtemps. Ils sont pétés de thune et ils nous disent : travaillez plus longtemps, faites des efforts ! C'est insupportable. Il est disqualifié, tout comme sa réforme !"

Jean-Paul Delevoye a été président des maires de France. "On peut avoir des mandats comme ceux-là et être déconnecté de la réalité insiste Fabien Roussel. Il suffit d'aligner le nombre d'émoluments, de salaires, de pensions qu'ils cumulent pour se rendre compte qu'ils ne savent plus combien vaut une baguette de pain et la réalité de la vie. Je suis pour limiter les indemnités des parlementaires" précise-t-il. Selon le journal Le Monde, le secrétariat général de l'Élysée était au courant de la situation. "Ils sont tous mouillés ! estime Fabien Roussel. Quand on a Macron qui travaillait avant dans une banque et émargeait à un million d'euros de salaire annuel, comment voulez-vous que ceux-là savent ce que ça fait une hausse de facture d'électricité de 20 à 30 euros de plus par mois ? Ils sont coupés des réalités !"

 

"Avec la démission de Jean-Paul Delevoye, c'est 1-0 pour le monde du travail !"

 

Pour Fabien Roussel, "avec la démission de Jean-Paul Delevoye, c'est 1-0 pour le monde du travail ! Aujourd'hui, deuxième séquence : grosse mobilisation prévient-il. On a besoin de montrer que le monde du travail est uni, que l'on ne veut pas de cette réforme et de ces gens-là. Je regrette profondément que le gouvernement fasse le choix du bras de fer. Il est décidé de présenter cette réforme un 11 décembre, à quelques jours des fêtes de Noël, la pire des réforme en mettant tout dedans, et il nous demande de ne pas faire grève parce que c'est Noël. C'est intolérable ! Après cette journée de manifestation, on fera le bilan : s'il y a plus de monde et s'il se confirme qu'il y a une majorité de nos concitoyens qui ne veulent pas de cette réforme, il y a ceux qui manifestent et ceux qui ne peuvent pas, le gouvernement doit ouvrir ses deux oreilles et dire qu'il retire sa réforme, qu'on se remettra autour de la table en janvier pour rediscuter de tout estime Fabien Roussel.

Édouard Philippe va recevoir mercredi 18 décembre syndicats et patronat. "Pourquoi il attend demain ? interroge Fabien Roussel. Il ne voit pas aujourd'hui que tout le monde est mobilisé ? Il y a des ports, des aéroports, des raffineries de bloqués. Des personnels soignants vont manifester aussi. Un pays est en éruption : il ne voit pas tout ça ? Il attend demain, une nouvelle journée de mobilisation pour réunir ses ministres ? On est obligé d'attendre que ça pète ? Il faut écouter ceux qui ne peuvent pas manifester et qui n'en pensent pas moins répète Fabien Roussel.

 

"Ils sont en train de préparer un régime par capitalisation"

 

Cette réforme des retraites passerait-elle si certains renonçaient à certains privilèges ? "Avec la loi actuelle, ils ont déjà aligné les régimes spéciaux sur le régime général. Un cheminot a le droit de partir à 52 ans, mais avec 43 annuités, il faut qu'il commence à travailler à neuf ans ! Il partira avec sa pension complète s'il a commencé à partir à 9 ans [pour les nouveaux entrants, ndlr]. Les régimes spéciaux ont déjà été réformés rappelle Fabien Roussel. Ils représentent 400.000 salariés en tout. Ils sont en colère contre un gouvernement qui les traite de privilégiés, alors que les privilégiés, ce sont les Delevoye, les Macron, les Édouard Philippe

Ils sont en train de casser le régime général, le régime Agirc-Arrco du privé, le régime du service public explique Fabien Roussel. Ils vont mettre tout le monde au régime sec et ils sont en train de préparer un régime par capitalisation, notamment pour les plus jeunes. Demain, il y aura un régime 'universel', mais où tout le monde aura une pension extrêmement basse, et on dit aux jeunes que leur pension sera de 30% à 40% de leur salaire moyen, et donc d'aller vers la capitalisation. La loi Pacte a prévu que les assurances puissent gérer des fonds de pensions de retraite pour les futures générations. Les compagnies d'assurance vont doubler leur chiffre d'affaires dans les années qui viennent et vont se gaver sur le dos de nos pensionnés" alerte Fabien Roussel.

 

Fabien Roussel a menacé d'assigner en justice Bernard Arnault, le patron de LVMH, afin qu'il publie les comptes de sa holding. "La société dont il ne publiait pas les comptes, Bernard Arnault SE, c'est une poupée russe ! explique-t-il. J'aurai des révélations à faire dans les jours qui viennent prévient-il. En matière de dividendes, d'optimisation fiscale, de délocalisation de bénéfices, il y a de quoi dire. Le problème, ce ne sont pas les riches précise-t-il, mais le capital. Ces grandes fortunes sont des hommes et des femmes qui réussissent, qui donnent vie à de belles marques, on peut en être fier. Mais de l'autre côté, il y a un capital avide de toujours plus de richesse et ils le prennent sur la sueur des salariés. Au lieu que ces richesses nous reviennent, elles sont captées par ces personnes".

 

À la question de savoir s'il y aura des trains pour Noël, Fabien Roussel répond "je le souhaite ! Le gouvernement a jusqu'à vendredi pour retirer sa réforme. Sinon, le gouvernement portera la responsabilité lourde de bloquer le pays".

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 06:02

 

La mobilisation de ce 17 décembre contre le projet de réforme Macron a dépassé celle du 5 décembre dernier et atteint un niveau historique, exceptionnel. Les salariés qui ont fait le choix de manifester, malgré les entreprises de division conduites par le Premier ministre et son gouvernement, sont toujours plus nombreux: personnels de la santé, de l'éducation nationale, pompiers, salariés des transports, des ports, énergéticiens, de la chimie, du commerce, de la fonction publique, étudiants.... la liste est longue et dépasse largement celle des régimes spéciaux !!

 

 

A l'évidence, après sa présentation par le Premier ministre, les Français-e-s ont parfaitement compris les conséquences d'un tel projet de retraites à points : moins de pensions, un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite,... et toujours plus de sacrifices pour le monde du travail dans son ensemble. Ils et elles ont perçu que la retraite selon E. Macron et E. Philippe, c'était d'abord un formidable marché pour le monde de la finance et de l'assurance (320 milliards d'euros), si cher à l'ex Haut-Commissaire aux retraites.

Le Premier ministre n'a pas d'autre choix que de retirer son projet et d'ouvrir des véritables négociations avec les organisations syndicales et un débat politique dans tout le pays, sous peine d'aggraver la crise qui traverse notre pays juste avant les fêtes de fin d'années.


Le PCF, pour sa part, entend poursuivre et amplifier la mobilisation partout dans le pays, pour continuer à mettre à jour les effets néfastes de la réforme Macron et pour montrer qu'une bonne réforme de notre système de retraites solidaire est possible et nécessaire, sans allonger le temps de travail des salariés.


C'est le sens de la proposition des communistes adressés au Premier Ministre et aux forces syndicales ( accessible sur le site Pcf.fr ):

Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même niveaux que les salariés (31 Mds), assurer une stricte égalité salariales Femmes-hommes (Près de 9 Mds), augmenter le SMIC de 20 % (3 Mds) permettrait de corriger les insuffisances du système actuel et d'offrir de nouveaux droits à tous les salariés : partir à 60 ans avec une pension calculée sur les 10 meilleures années (et les 6 derniers mois pour les enseignants), garantir à chacun qu'aucune pension ne soit inférieure à un SMIC,...

Partout dans le pays, les communistes vont amplifier leurs efforts pour mettre ces propositions dans le débat public avec nos concitoyen-ne-s. Ils seront également aux côtés de tous les salariés en lutte, dans les formes qu'ils décident démocratiquement.


Ils prendront aussi toutes les initiatives pour travailler avec les autres forces de gauche et écologiste sur des propositions communes, en lien avec les organisations syndicales, pour montrer que d'autres choix, porteurs de progrès, sont possible.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:35
Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Comme chaque année depuis les années 60, les communistes du Pays de Morlaix organisent leur fête du Viaduc le vendredi 1er mai 2020.
Une « mini-fête de l’Huma » dont la 56e édition devrait attirer à nouveau plusieurs centaines de personnes qui devrait avoir lieu cette année encore place Allende.
 
Hier, vendredi 13 décembre, avec 35 camarades engagés comme bénévoles sur la fête de l'an passé (une partie des militants bénévoles simplement avait pu se libérer), nous avons fait un repas fraternel au local de notre section de Morlaix et nous avons décider de la Programmation de la fête: 
 
- Avec pour le discours Politique à 15h30, Guillaume Roubaud-Quashié, un des jeunes dirigeants nationaux de notre parti, historien, président de la commémoration des 100 ans du Parti Communiste Français, président de la maison Elsa Triolet et Aragon, animateur de la revue du PCF "Cause Commune"
 
Une exposition devrait être présentée sur 100 ans d'histoire du Parti Communiste.  
 
- Et pour la partie concert, comme premier invité connu, l'excellent chanteur douarneniste Claude Couamme: chanson française, répertoire des Aragon, Ferrat, Ferré. 
 
Nous les en remercions chaleureusement!
 
Les deux invités nous ont donné une réponse positive immédiate.
 
 
La fête du Viaduc 2020 s'annonce très belle!!!
 
Guillaume Roubaud-Quashié

Guillaume Roubaud-Quashié

Claude Couamme

Claude Couamme

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:48
[ASSEMBLÉE NATIONALE]

Résolution Maillard: Intervention de Jean-Paul LECOQ, député communiste

Jean-Paul LECOQ, député PCF de Seine-Maritime, est intervenu le 3 décembre dernier lors du vote sur la résolution Maillard: "Ce soir, la majorité a fait voter une résolution visant à créer l’amalgame entre l’antisionisme qui est une opinion politique, et l’antisémitisme, qui est un délit. J’ai fermement critiqué cette limitation de la liberté de pensée. Je suis contre toutes les formes de discriminations et de racisme, mais aussi contre la colonisation illégale de la Palestine, et pour boycotter les productions des entreprises implantées dans ces colonies."
Engagés pour l’amitié entre les peuples et la Paix, les députés communistes se sont donc logiquement opposés à cette résolution. [VIDEO]

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:45

RETRAITES, CLIMAT : DEUX ENJEUX DE CIVILISATION

Le magnifique mouvement social et le très large soutien populaire qu’il recueille attire de nombreux regards européens sur la France . Qu’observe-t-on , en effet, depuis un quart de siècle, chez nos voisins européens comme chez nous-mêmes, en matière de « réformes » des systèmes de retraites ? Que, quelque soit la situation de départ dans un pays (taux de natalité, espérance de vie, part des pensions dans le PIB, état de la législation en la matière…) , les « réformes » entreprises conduisent à faire partir les salariés le plus tard possible et à leur faire toucher moins de pension. En Allemagne, où l’âge légal de départ à la retraite était déjà fixé à 65 ans, il a été porté à 67 ans d’ici 2030. Puis, une fois que cette régression fut considérée comme acceptée par la société, des voix s’étaient élevées -dont celle de Wolfgang Schäuble lorsqu’il sévissait encore au ministère des finances de Berlin.- pour préconiser un passage à…70 ans ! De fait, aujourd’hui, selon les projections de la Bundesbank, les personnes nées en 2001 ne prendront leur retraite qu’à 69 ans et quatre mois ! En Suède, où la retraite à points -chère à Emmanuel Macron- a été instaurée dès 2001 , le taux de pauvreté des seniors a explosé. Il est aujourd’hui en Suède deux fois plus élevé qu’en France , au point qu’ une personne sur quatre de plus de 69 ans y travaille toujours ! En Italie, où le système de retraite passait jusqu’aux années 90 pour particulièrement « généreux », les « réformes » successives ont démantelé tous les acquis sociaux. Le directeur de l’Institut National de Prévoyance Sociale annonçait il y a plusieurs années que la génération née dans les années 80 pourraient travailler jusqu’à…75 ans. C’est dire si l’issue du bras de fer entre les travailleurs en lutte et le pouvoir, en France, suscite de l’intérêt bien au-delà de nos frontières. Enrayer cette spirale régressive et engager, à contrario, une vraie réforme progressiste garantissant à l’ensemble des retraité.é.s une place digne dans la société constitue , à l’échelle de toute l’UE, un enjeu de civilisation. 

Ce combat exemplaire ne nous fait pas oublier un autre enjeu de civilisation qui, lui aussi , engage l’avenir de nos sociétés : celui de la défense du climat et de l’environnement en général. Ironie du sort : au moment-même où les Françaises et les Français se mobilisent en masse pour leur droit à une retraite décente, la Conférence mondiale sur le climat, la COP 25 , réunie à Madrid du 2 au 13 décembre, illustre une autre dimension des ravages dont le néolibéralisme se rend coupable à l’échelle de la planète. Y compris dans l’Union européenne , dont les gouvernements s’avèrent incapables, selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE) elle-même, de respecter les objectifs auxquels ils s’étaient engagés pour 2020. C’est notamment le cas en matière de protection de la biodiversité : la protection des espèces et des habitats naturels, des zones humides, des écosystèmes marins et des sols n’est pas à la hauteur . Mais cela vaut également pour la lutte contre le changement climatique et la surconsommation des ressources naturelles. Dans tous ces domaines, l’UE doit agir « urgemment » souligne l’AEE. La dernière période a révélé la sensibilité grandissante à cet autre défi,  qui se manifeste dans notre société comme chez nos voisins. De la jonction de ces deux mouvements naîtra la perspective que nous appelons de nos vœux.

 

Retraites, climat: deux enjeux de civilisation (Francis Wurtz, L'Humanité Dimanche, 12 décembre 2019)
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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:32
Soutien à Vincenzo Vecchi - Pierre Dharréville et Pierre Laurent s'engagent au côté du militant altermondialiste italien réfugié politique en Bretagne
SOUTIEN A VINCENZO VECCHI

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, Vincenzo VECCHI a été libéré du centre pénitentiaire de Renne Vezin. Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoit en cassation.
Vincenzo VECCHI est un ressortissant italien qui vit en Bretagne depuis plus de 8 ans. Il avait été condamné en Italie à 12 ans d’emprisonnement avec comme chef d’accusation « dévastation et saccage ». Les griefs qui lui étaient reprochés étaient la participation à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et à une manifestation anti-fasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006. [POUR EN SAVOIR PLUS]

Pierre LAURENT, sénateur de Paris, a envoyé une lettre à la ministre de la Justice pour une demande de renseignements sur les raisons de cette décision et pour s'assurer que les droits fondamentaux de Vincenzo VECCHI soient garantis. De son côté, Pierre DHARREVILLE, député des Bouches du Rhône, s'étonne auprès de la ministre de la décision du parquet de se pourvoir en cassation et précise que cette situation a une signification politique inquiétante

 

Victoire !

Par le délibéré du vendredi 15 novembre, Vincenzo est enfin libéré du centre pénitentiaire de Rennes Vezin.

Il est maintenant parmi nous à Rochefort-en-Terre, comme il l’est depuis 8 ans.

Ce fut une joie de fêter tous ensemble et avec lui cette victoire.

Pour rappel, Vincenzo a participé en 2001 au contre-sommet du G8 à Gênes où la répression policière fut très violente, et en 2006 à un rassemblement antifasciste à Milan.

Il a été condamné à 12 ans et 6 mois de prison, sous le chef d’inculpation de « Dévastation et pillage », délit issu du code Rocco introduit par le régime fasciste en 1930. C’est la première fois, 70 ans après, qu’il est utilisé à l’encontre de manifestant.e.s. Demeurant en France depuis 2011, Vincenzo a été arrêté le 8 août dernier, sous le coup de deux mandats d’arrêts européens.

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, la cour a jugé que :

  • Le mandat d’arrêt européen concernant Milan est sans objet, validant clairement que ce mandat est mensonger. La déloyauté de L’Italie envers la France et par extension envers les autres pays européens est bien réelle : l’Italie a produit un faux puisque Vincenzo a déjà purgé sa peine !
  • Le mandat d’arrêt européen concernant Gênes est irrecevable. Principale cause :  une erreur de procédure de la part de l’autorité judiciaire française. Il s’agit de l’omission de la transmission de la demande de Vincenzo relative à l’assistance d’un avocat en Italie, pays émetteur par l’autorité judiciaire de la France, l’État d’exécution. C’est l’article 695-27 du code de procédure pénal qui, s’il n’est pas respecté, a pour conséquence la nullité de la procédure. En effet, cette omission porte nécessairement atteinte aux droits de la défense. C’est imparable, il y a plusieurs précédents.

Victoire fragile…

Nous nous réveillons au lendemain de cette fête avec un goût amer car encore pleins d’incertitudes par rapport au maintien en liberté de Vincenzo, à court, moyen et long terme.

Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoi en cassation.

Ce qui est rageant, c’est que le délibéré de la cour peut faire croire que seules les autorités judiciaires françaises sont mises en cause par leur erreur de procédure. Ce délibéré peut laisser penser que sans cette erreur le mandat d’arrêt européen concernant Gênes émis par l’Italie pourrait être recevable… Or il n’en est rien !

Dans le fond comme dans la forme, Vincenzo, ses avocats et tout le comité ont apporté énormément de contenu et de nombreux arguments démontrant tout le contraire :

  • Le délit de dévastation et pillage issu du code Rocco mis en œuvre à l’époque fasciste et l’énormité de la peine encourue que ce délit entraine : Vincenzo risque une peine de 13 ans de prison soit une peine équivalente à un crime de sang.
  • La notion de « concours moral » inclut dans ce délit de dévastation et pillage : il n’est pas besoin d’avoir des preuves du délit, la simple présence sur les lieux suffit à rendre la personne complice et donc coupable : dans le dossier du procès de Vincenzo, il n’y a aucune preuve tangible.
  • La disproportion des peines entre les manifestants et les carabiniers incriminés : l’équivalent de 100 ans de prison prononcés à l’encontre de 10 manifestants contre 0 jour de prison réalisé par les carabiniers qui ont tabassé, humilié et torturé des centaines de manifestants de façon systématique et coordonnée lors du contre-sommet du G8 de Gênes. Rappelons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné (en 2017) l’Italie pour actes de torture.
  • La disproportion de la peine prononcée à l’encontre de Vincenzo en Italie par rapport au droit français.
  • La déloyauté des autorités italiennes envers la France, qui ont tenté de prime abord de charger le dossier de Vincenzo en éditant un faux mandat d’arrêt pour Milan. Pour les faits de Gênes, ils n’ont pas transmis le dernier jugement du procès de 2012 mais l’avant dernier qui était plus à charge encore avec une peine à purger plus lourde.
  • La crainte quant à ses conditions de détention s’il était renvoyé en Italie, pays qui ne respecte pas les exigences de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
  • La date à laquelle les faits reprochés se sont produits soit en 2001 ne peuvent pas donner lieu aujourd’hui à un Mandat d’arrêt européen car à l’époque, cette procédure n’était pas actée en Italie. Elle aurait dû avoir recours à une procédure d’extradition qui aurait permis aux avocats de revenir sur le fond du dossier et d’aborder le côté éminemment politique du procès de Gênes.

Ce n’est pas rien et nous sommes toujours très confiants sur la valeur de tous ces arguments.

Ils n’ont pas été mentionné dans le délibéré de la cour qui s’est prononcée sur un élément formel, une erreur de procédure commise par la France, même si elle sous-entend quand-même que les droits à la défense de Vincenzo en Italie ne sont pas assurés.

Qu’en est-il pour Vincenzo aujourd’hui ?

Il est libre en France, mais pas ailleurs en Europe et surtout pas en Italie. Et si le mandat d’arrêt européen est accepté de fait par tous les pays d’Europe lors de son émission, sa nullité n’est acquise que par le pays qui le casse.

Restera-t-il libre au moins jusqu’à la décision de la cour de cassation ?

Impossible d’avoir une réponse claire dans les méandres des procédures.

Que se passera-t-il si le pourvoi en cassation renforce la décision de la cour et maintient l’irrecevabilité du mandat européen concernant Gênes ?

Nous pensions que l’Italie ne pourrait pas émettre un second mandat pour les mêmes faits si le premier a été cassé. En fait, personne ne peut nous le certifier.

Et si la cour de cassation remet en cause la décision du tribunal ?

On recommence tout avec une nouvelle composition de la cour !

Dans ce marasme, comment ne pas être d’abord hébété, sans voix ?

Où se situe la violence ?

Vincenzo est libéré mais n’est pas encore libre. 

L’Italie fait preuve de violence à son égard par son acharnement à le récupérer.

Quelle peur transmet-elle aux personnes manifestant leurs idées qu’elle ne partage pas ? 

L’Italie s’est acharnée sur les manifestants lors du contre-sommet du G8 à Gênes en 2001.

L’Italie s’acharne sur Vincenzo en France en s’exonérant de toute loi :

  • Elle veut le récupérer pour l’exemple 18 ans après pour des faits non prouvés.
  • Elle le fait passer pour un dangereux criminel aux yeux de la justice française en lui mentant
  • Elle émet des mandats d’arrêts européens non recevables pensant que cela passerait comme une lettre à la poste. Et on peut penser que Vincenzo serait déjà remis à l’Italie sans l’énorme mobilisation qui s’est créée juste après son arrestation.

L’Italie s’acharne contre Vincenzo en Italie en inquiétant Viviana, son ex-compagne, mère de sa fille : des policiers ont perquisitionné son domicile le lendemain de l’arrestation de Vincenzo, sans aucun mandat de perquisition, faisant fi de toute loi. Malgré l’irrégularité de la perquisition, elle n’a pas encore pu récupérer les nombreux objets confisqués. Une enquête pèse sur elle en vue d’un futur procès.

Et le gouvernement français, par l’intermédiaire du procureur général, va dans le même sens que l’Italie. La France prend maintenant la même direction avec le pourvoi en cassation du parquet qui remet en cause une erreur de procédure qu’il a lui-même produite ! C’est ahurissant !

L’Italie est très énervée de la décision de la justice française.

La France veut-elle préserver ses rapports avec l’Italie avec ce pourvoi en cassation, se fichant complètement de ce qu’un être humain puisse subir depuis 18 ans ? Et dans ce cas « les intérêts fondamentaux de la société » que le parquet protège sont-ils alors contraires aux droits fondamentaux de chaque être humain qui compose cette société ?

C’est une violence sournoise mais bien réelle qui s’installe progressivement en France et en Europe. L’histoire de Vincenzo en est un exemple parmi tant d’autres.

A l’heure où gouvernements, médias et par extension l’opinion publique condamnent facilement les violences des manifestants sur du matériel, nous condamnons avant tout la violence autoritaire, répressive et judiciaire des États européens qui saccagent les droits fondamentaux et pillent le principe de liberté dont chaque personne devrait jouir.

Nous, comité de soutien à Vincenzo, continuons à nous mobiliser pour que sa libération soit pérenne et assurée.

La Liberté pour Vincenzo, c’est le principe de liberté défendu pour tous !


Un comité de soutien pourquoi ?

Pour de multiples raisons :

Parce qu’avant tout Vincenzo est notre ami, notre voisin, notre camarade.

1/ La légitimité de la condamnation à 2 niveaux :

– Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour Européenne des droits de l’homme. L’Italie a été condamnée pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH.  Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement.

– Le chef d’accusation sur lequel est basé le jugement « Dévastation et saccage », considéré comme un crime contre l’ordre public. Ce crime a été introduit par le code Rocco de 1930 (donc en période fascisante) et est encore en vigueur aujourd’hui pour réprimer les révoltes de rue. Ce code permet de condamner à des peines de prison de 8 à 15 ans, sans avoir à prouver la culpabilité des inculpés. Il est suffisant de se trouver à un endroit où a lieu le désordre… Le contexte de création de ce chef d’inculpation questionne là-encore la légitimité de cette condamnation.

2/ Le caractère éminemment politique de cette arrestation et extradition.

En effet, l’extrême droite participe de plus en plus fortement au gouvernement italien. Vincenzo ayant été fortement engagé dans la lutte antifasciste, et les accusations prononcées contre lui étant liées à des actions anti-fascistes,  il semble plus qu’évident qu’il servira d’exemple dans cette affaire.

Un comité de soutien pour quoi faire concrètement

Notre 1er objectif est de bloquer la procédure d’extradition, ou au moins la retarder au maximum, afin de donner le temps pour assurer une vraie défense.

Nous espérons qu’il reste en France et ne soit pas « livré » à la justice italienne.

Si vous voulez vous joindre ou soutenir, différents moyens possibles :

  • Vous informer sur les actions en cours via le site www.comite-soutien-vincenzo.org / page Facebook @soutienvincenzo,
  • Nous contacter pour participer au comité de soutien : comite.soutien.vincenzo@gmail.com
  • Soutenir financièrement les frais inhérents pour assurer une défense digne de ce nom.
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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:22
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR (PCF)
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : "LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR" (PCF)
 
Le peuple algérien et sa diaspora viennent d'administrer un nouveau camouflet au pouvoir  en s'abstenant massivement à l'occasion du scrutin présidentiel.  Il a infligé également une rebuffade au chef d'état-major
Ahmed Gaïd Salah puisque ce dernier avait déclaré que la participation serait "massive". Après cette mascarade électorale, la mobilisation apparaît comme la plus faible de toute l'histoire de l'Algérie.
Sans ambiguïté les Algériens ont rejeté les cinq candidats incarnant la tentative de régénération de l'ère Bouteflika. En boycottant, ils ont exprimé leur choix d'une transition démocratique dans le cadre d'un Etat
de droit incarné par des civils afin d'organiser par la suite des élections libres.
Cette détermination pacifique s'est encore exprimée hier et aujourd'hui par des manifestations gigantesques témoignant de la volonté d'inscrire le mouvement dans la durée.
Le nouveau président élu au 1er tour, Abdelmajid Tebboune, un ancien premier ministre d'A. Bouteflika, sorte de marionnette aux mains de la hiérarchie militaire, n'a aucune légitimité pour le peuple algérien. Il
porte déjà les stigmates des nouvelles arrestations qui se sont produites.
Rien n'arrêtera le courage, la résolution et l'énergie du peuple algérien qui proclame "Nous voulons la liberté".
Dans ce combat révolutionnaire, les Algériens pourront compter sur la solidarité totale du Parti communiste français.
 
Parti  communiste français,
 
le 13 décembre 2019
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR (PCF)
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:06
Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Sur le plateau de la chaîne de télévision régionale dépendant du groupe Le Télégramme, Tebeo, ce mardi 10 décembre à Brest, interrogé sur la réforme des retraites, les mobilisations en cours, et les municipales par Julie Sicot. Émission Instant T diffusée a 19h15 le mardi 10 décembre que l'on peut revoir en Replay sur le site internet de Tebeo: 

Le replay https://www.tebeo.bzh/video/228323

Cet interview de 5 minutes m'a permis d'exprimer rapidement les positions du Parti communiste sur la réforme des retraites, le mouvement social en cours, et les municipales, notamment à Morlaix et Brest.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:55
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Photos du meeting unitaire du 11 décembre contre la réforme des retraites organisé par le PCF à la bourse du travail de Saint-Denis: Ian Brossat et Laurence Patrice
Réforme des retraites : les partis de gauche cherchent l’union pour contrer le gouvernement

Le Parti communiste a organisé, mercredi, un meeting unitaire pour demander le retrait du projet d’Emmanuel Macron et mettre en place « une contre-réforme ».

Par Publié dans le Monde, 11 décembre 2019 

En musique, on appelle ça un « supergroupe », une formation réunissant des célébrités le temps d’un concert. Le meeting organisé mercredi 11 décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) par le Parti communiste français (PCF) contre la réforme des retraites en a été la déclinaison politique.

Tous les partis de gauche ont répondu présent, ainsi que les syndicats Solidaires et la CGT. La liste complète des participants est trop longue pour être reproduite de manière complète. Mais citons pêle-mêle : Lutte ouvrière (LO), La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS) ou encore Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; ainsi que de plus petites organisations comme République et socialisme, Place publique ou Génération.s. Tous étaient là pour s’opposer à « la retraite Macron » et pour affirmer qu’une « autre retraite est possible ».

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, résume l’état d’esprit de la soirée : « L’unanimité contre la réforme du gouvernement. Nous demandons le retrait de ce projet. On est tous unis sur ce point et appelons à la mobilisation le 17 décembre. » Le patron du PCF ne pouvait rêver meilleur timing pour son moment « historique », prévu depuis plusieurs jours : la CFDT a décidé, mercredi, de rejoindre le mouvement contre le projet du gouvernement. L’unité était donc parfaite, aussi bien du côté syndical que politique.

« Macron est fort de nos divisions »

Mais si la photo de famille était impressionnante, reste à savoir si toutes les formations de gauche – réformistes, populistes ou révolutionnaires – pensent la même chose. Et, à mesure que l’on se penche sur les positions des uns et des autres, on se rend compte que l’union va être un combat. « Il y a des désaccords entre nous, notamment sur la retraite par points », a ainsi reconnu Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, et l’une des dirigeantes de la Gauche républicaine et socialiste, proche de LFI.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a aussi prôné l’unité… dans la différence : « Macron est fort de nos divisions. S’il nous voit rassemblés, s’il voit que les Français sont attachés à notre modèle social, alors nous pouvons gagner. Il faut que l’on soit tolérants les uns envers les autres. Nous sommes différents, mais nous avons des points communs. La philosophie du projet ne nous convient pas. »

En reconnaissant que la gauche avait pu, à cause de ses divisions, « ouvrir la voie aux libéraux », M. Faure a également proposé de créer un intergroupe au Parlement pour « avancer, travailler des amendements ». M. Roussel est favorable à cette proposition et veut même aller plus loin. « Nous devons marcher sur nos deux jambes : demander le retrait et faire des propositions, construites avec les organisations syndicales. Je propose la mise en place d’un comité de liaison à partir du 18 décembre. La première rencontre pourrait se faire au PCF. Viens qui veut. »

« Il faut engager la bataille de l’opinion publique »

Julien Bayou, le tout nouveau patron des Verts, a également conscience de la difficulté, pour la gauche, de parler d’une unique voix, même s’il prône le rassemblement et un contre-projet commun qui pourrait être présenté le 21 janvier 2020, la veille de la présentation au conseil des ministres de la réforme : « Il faut distinguer les points de désaccord et les prétextes de désaccord. Mais il y aura aussi des points d’accord. Il s’agit de se mobiliser contre cette réforme et son monde. Derrière, c’est la retraite par capitalisation, la sécession des riches. L’enjeu n’est pas le statu quo. Le système [actuel n’est pas] parfait. Il faut engager la bataille de l’opinion publique. »

De son côté, Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste, a ironisé : « Je tiens à remercier Edouard Philippe d’avoir donné un second souffle au mouvement. » Et d’adresser des piques au PS en critiquant « les gouvernements de gauche qui ne sont pas revenus sur les réformes libérales ».

Il ajoute : « Le [gouvernement] voulait que l’on se bouffe la gueule entre nous, ils n’y sont pas arrivés. Sans se substituer [au mouvement social], on a une première responsabilité : on sera solidaires de cette mobilisation, jusqu’au retrait de la réforme (…). » Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, abonde : « Il y en a marre des conditions de travail, de toutes ces réformes qui n’ont aucun sens. On ne gagnera pas sans un mouvement général, une levée en masse des travailleurs, y compris du privé. » Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, a, lui, comparé Emmanuel Macron à Margaret Thatcher, ancienne première ministre britannique, connue pour sa politique ultralibérale extrêmement dure.

Finalement, au-delà de la question des retraites, l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe et à Emmanuel Macron reste le plus petit dénominateur commun de la gauche. Reste à savoir si cela sera suffisant pour construire une alternative politique.

 

20 minutes, 11 décembre - Thibaut Le Gal

Réforme des retraites : De Besancenot à Faure, la gauche (presque) unie à Saint-Denis contre le gouvernement

REPORTAGE Le PCF a réuni les partis de gauche et écologistes lors d'un meeting commun ce mercredi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour demander le retrait de la réforme des retraites du gouvernement

A quelques jours de Noël, une drôle de famille s’est rassemblée ce mercredi soir à la Bourse du travail à Saint-Denis ((Seine-Saint-Denis). La gauche, dans son ensemble, a répondu favorablement à l’appel de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, pour s’opposer à la réforme des retraites lors d’un meeting commun. « Ça fait chaud au cœur de voir toute la gauche réunie », salue Laurent Russier, le maire PCF de la ville de Seine-Saint-Denis.

Quelques minutes avant les festivités, c’est l’embrassade. Le député insoumis Eric Coquerel salue Olivier Besancenot du NPA. La sénatrice d’EELV Esther Benbassa s’amuse avec le communiste Pierre Laurent. « Voir toute la gauche réunie ce soir, ça me surprend positivement », confie l’ancien patron du PCF. « C’est la preuve que quand les mobilisations sociales poussent aussi fortement dans la même direction, ça déclenche des dynamiques. Cette opposition au projet de réforme peut être un point d’appui pour la suite ».

L’unité, mais le PS attaqué

Comme dans tous les rassemblements de famille, certains s’évitent, d’autres se titillent. Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, égratigne au détour d’une question le Premier secrétaire du Parti socialiste. « Ce qui nous unit, c’est d’être en bagarre dans la rue pour demander le retrait de la réforme du gouvernement. Mais il faudrait demander à Olivier Faure ce qu’il en pense dans sa totalité… »

Quelques minutes plus tard, sur scène, Olivier Besancenot en remet une couche. « On a un gouvernement qui nous déclare la guerre, il va falloir paralyser la France pendant plusieurs jours. J’espère qu’on en sera tous capable, car je me souviens aussi des gouvernements de gauche qui n’ont pas été capables de revenir sur des réformes de droite ».

Ciblé sans être toujours nommé, Olivier Faure répond aux attaques : « Macron, il est fort de nos divisions. S’il nous voit aujourd’hui rassemblés (…) alors nous pourrons gagner. Ça suppose que nous soyons tolérants les uns envers les autres, car oui nous sommes différents, nous avons des propositions différentes, mais nous avons aussi des combats communs », insiste le député PS de Seine-et-Marne. « Trop souvent par nos divisions, nous avons ouvert la voie aux libéraux », ajoute-t-il. Quelques applaudissements.

« Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets»

Au-dessus des différents acteurs, une banderole annonce : « Contre la retraite Macron, une autre réforme est possible ». Sur scène, la photo est d’ailleurs belle, mais une tribune commune suffit-elle à mettre en accord les différentes composantes de la gauche, des trotskistes aux socialistes ? « Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets », espère Julien Bayou. Le nouveau secrétaire national des écolos propose de présenter ensemble «un contre-projet le 21 janvier», soit la veille du jour où le projet gouvernemental serait examiné en Conseil des ministres.

Mais Eric Coquerel calme les ardeurs : « Est-ce que le temps des propositions est venu ? » Pas encore, pour le député LFI : « On n’est peut-être pas prêt à faire un programme commun ensemble […] On n’est pas encore sur la même longueur d’onde. Ce qui va être essentiel, c’est le retrait du projet de retraite par points, vérifions déjà qu’on est d’accord là-dessus, le reste on verra plus tard ».

Olivier Faure tend alors la main en proposant la création d’un intergroupe au Sénat et à l’Assemblée pour déposer des amendements communs contre le gouvernement. Mais le patron du PS est par ailleurs un peu chahuté par la salle lorsqu’il évoque les questions de financement des retraites et le besoin de faire des « compromis ».

Alors oui, ce mercredi soir, la gauche s’affiche unie. Mais simplement pour s’opposer au projet d'Emmanuel Macron et son gouvernement. Esther Benbassa le reconnaît : « On avait déjà réussi à se réunir contre la privatisation d’ADP. C’est bien de se battre tous ensemble, on ne va pas faire la fine bouche. Mais pour la suite, oui, soyons prudents ».

 

Pour la gauche, le discours de Philippe est un appel à continuer la mobilisation
Jeudi, 12 Décembre, 2019 - L'Humanité

En l’absence de vraies concessions sur le fond de la réforme, les annonces du premier ministre, Édouard Philippe, ont été accueillies glacialement par l’opposition.

 

Sans surprise, c’est toujours non. L’opposition a réaffirmé hier son rejet de la réforme des retraites voulue par le gouvernement, après les annonces du premier ministre, Édouard Philippe.

À gauche, les lignes rouges redoutées ont bien été franchies. « Si l’allocution du premier ministre était attendue, elle a finalement confirmé le pire », a réagi le Parti communiste français dans un communiqué, dénonçant un projet « conçu pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du Conseil national de la Résistance, pilier de notre système social ». Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, regrette quant à lui que, « après avoir mis tout le pays sous tension, le gouvernement présente une “réforme” éloignée de l’objectif de justice sociale ».

Malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans

Au cœur de la crispation, l’âge pivot, accusé d’être une manière détournée de repousser sans le dire l’âge de la retraite, officiellement maintenu à 62 ans. « Les Français devront donc travailler plus ou gagner moins, soupire le député socialiste des Landes Boris Vallaud, en référence au malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans. Hier, les manifestations se fondaient sur des craintes, à partir d’aujourd’hui, elles se fonderont sur des certitudes.  » Chez les insoumis, même son de cloche : « Macron vient d’instaurer la retraite à 64 ans », estime sans détour Jean-Luc Mélenchon, député FI des Bouches-du-Rhône.

Le sort de la génération née entre 1975 et 2004, qui ne sera ni exemptée de réforme ni touchée directement dès 2022 puisque déjà sur le marché du travail, soulève aussi des préoccupations. « Le premier ministre laisse entendre qu’il pourrait y avoir un mix entre les deux systèmes pour ces générations, s’étonne Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne. Ce point est totalement flou, ce qui laisse supposer qu’il y aura des perdants. »

Parmi les autres arguments de vente avancés par le premier ministre : le caractère favorable de la réforme pour les femmes, avec principalement une majoration de la retraite de 5 % par enfant. Clémentine Autain (FI) s’en est indignée, dénonçant une « belle régression : le message, c’est mariez-vous et faites beaucoup d’enfants, sinon vos retraites seraient pires encore ».

Un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif »

Mais après le rejet, reste à s’organiser. Les forces de gauche se sont donné rendez-vous avec les syndicats hier soir, à Saint-Denis (après le bouclage de ce numéro) pour un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif ». Elles appellent aussi unanimement à poursuivre les mobilisations. « Ils ont décidé de déchirer le contrat social. Tous dans la rue demain », a appelé le sénateur PCF Fabien Gay.

Qu’en est-il de l’autre côté du spectre politique ? Le Rassemblement national reste fidèle à sa ligne, réclamant un « référendum sur les retraites » : une façon de surfer sur les velléités référendaires des gilets jaunes, tout en étant, sur le terrain, absent des grandes mobilisations.

Quant aux « Républicains », la séquence de la réforme des retraites témoigne de leur difficulté à exister en tant qu’opposition face à un texte dont ils approuvent la philosophie. Ainsi, faute de mieux, Christian Jacob, le patron du parti de droite, a fustigé le calendrier d’application du gouvernement, symptomatique de « l’absence de courage de la réforme, qui ne sera effective qu’à l’horizon 2040 ». Ou comment être mécontent tout en étant d’accord.

Cyprien Caddeo
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