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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 12:00
Globule Rouge, le journal santé du PCF, novembre 2019
Globule Rouge, le journal santé du PCF, novembre 2019

Alors qu’au 1er octobre  la CGT recensait 270 services d’urgences en grève à travers la France, alors que différents secteurs d’activité de la santé et de l’action sociale continuent de se mobiliser (Ehpad, psychiatrie, maternités, protection de l’enfance, pompiers), alors que 2300 professionnels de santé – dont 400 médecins chefs de service – réunis en collectif inter-hôpitaux, ont lancé un appel pour des états généraux de l’hôpital public, alors que 108 personnalités réclament la mise en place d’un plan d’urgence, le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) pour 2020, déposé le 9 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, entérine la politique d’austérité vis-àvis de l’hôpital public, de la santé et de l’action sociale, avec plus de 4 milliards d’économies demandées au secteur. 

Le gouvernement, prétextant un déficit prévisionnel de la Sécurité sociale de 5.4 Mds€ pour 2019 et de 5.1 Mds€ pour 2020, dû selon lui, en partie à « ses choix faits en 2019 et reconduits en 2020 en faveur du pouvoir d’achat », fixe l’ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) à 2.3% alors que la commission des comp tes estime la croissance spontanée des dépenses de santé à 4.4%.

Cela se traduit par des mesures d’économie de plus de 4 Mds€, ce qui est une véritable provocation du gouvernement  vis-à-vis de la souffrance exprimée depuis des années par tous les professionnel.les de la santé et de l’action sociale et du grondement contestataire revendicatif actuel qu’il méprise. L’ONDAM hospitalier fixé à 2.1%  entérine le dépérissement du service public hospitalier et sa destruction massive. Le déficit de la Sécurité sociale est avant tout un choix politique du gouvernement d’amplifier sa politique d’exonérations de cotisations sociales patronales  avec depuis 2019 l’adoption dans la LFSS de la non compensation intégrale de ces exonérations, afin de casser cet outil essentiel à no tre peuple, la Sécurité sociale. Nos plans d’urgence pour l’hôpital public et pour les Ehpad sont plus que jamais d’actualité et la proposition de loi déposée par nos parlementaires au ministère de la Santé le 15 octobre comprenant 43 mesures d’urgences pour la santé et les hôpitaux est la concrétisation d’un travail collectif suite au tour de France des hôpitaux. Nous participerons activement à toutes les mobilisations avec les professionnel.les, les citoyen.es, les élu.es pour défendre un système de santé répondant aux besoins des gens dans les territoires et le 100% Sécu.

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:41
Marie-George Buffet

Marie-George Buffet

Erix Frégona (invité de France Bleu)

Erix Frégona (invité de France Bleu)

Christiane Caro en débat sur l'âgisme et les personnes âgées à St Brieuc il y a 2 ans avec Olivier Dartigolles

Christiane Caro en débat sur l'âgisme et les personnes âgées à St Brieuc il y a 2 ans avec Olivier Dartigolles

L'atelier citoyen régional santé PCF-Bretagne organise son débat du dimanche sur la fête de l'Humanité Bretagne, le 1er décembre à 11h (Parc des expositions de Lorient, Lanester), avec: 

Marie-George Buffet: députée PCF, ministre de la jeunesse et des sports (1997-2002), militante féministe

Eric Frégona: directeur adjoint AD-PA - Association des directeurs au service des Personnes âgées

Et Christiane Caro à l'animation du débat

sur le thème:

Invisibilité, âgisme:

Les femmes au cœur des discriminations

 

Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:18
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:15
Face au climat malsain, au vent de haine qui souffle dans le pays, ne cédons rien à l'extrême-droite. Faisons grandir les mobilisations pour le referendum ADP, contre la réforme des retraites, amplifions notre intervention dans les entreprises et les lieux de travail avec l'ambition d'unir les travailleurs.euses et les forces de gauche et de construire l'alternative politique.
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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 21:28
Appel à la force des peuples. L’Amérique latine au cœur (Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord - Jeudi 31 octobre)
Appel à la force des peuples. L’Amérique latine au cœur
Jeudi, 31 Octobre, 2019

Par Fabien Roussel Secrétaire national du PCF, député du Nord

 

«Elles s’ouvriront à nouveau, un jour, les longues avenues, devant les hommes libres qui construiront un monde nouveau. » En regardant ces derniers jours les images des manifestations au Chili, le dernier message du président Allende adressé à son peuple depuis la Moneda bombardée résonne dans ma mémoire. Chili, Équateur, Haïti, Argentine, Colombie, Honduras, Brésil, Costa Rica, partout les peuples se lèvent et leur clameur s’élève, des Andes jusqu’au Rio de la Plata : « Dehors le FMI et les gouvernements corrompus, bas les pattes mister Trump ! » À Cuba ou au Venezuela, d’autres défendent avec leur gouvernement des projets de société fondés sur la justice sociale, la paix, et d’entente, malgré les violentes tentatives d’étouffement conduites par l’impérialisme états-unien et les institutions financières. Les manifestations redessinent le visage de « Nuestra América », l’Amérique de Bolivar et de José Marti, une Amérique indienne, métisse, blanche et noire, en bloc insurgée.

Un grand espoir se lève : le Chili chante et danse la cueca face aux militaires. En Amérique latine, 17 millions de femmes et d’hommes, surtout des enfants, vivent dans l’extrême pauvreté. Les politiques d’austérité, les fonds vautours, pillent, rançonnent, tandis que les multinationales font ventre de tout : santé, éducation, transports, eau, électricité, richesses minières. Avec la complicité de gouvernants corrompus. Cela ne suffit pas. Pour faire payer aux plus pauvres la crise, le Fonds monétaire international (FMI) impose de nouveaux tours de vis, tandis que les gouvernants déclarent la guerre aux peuples. À Santiago, Quito, Tegucigalpa, Port-au-Prince, l’armée n’intimide plus. En Uruguay, la rue s’oppose au projet de la droite d’autoriser l’armée à maintenir « l’ordre intérieur ». Dimanche, les électeurs ont placé en tête de l’élection Daniel Martinez, du Front large, qui confirme sa place de première force politique du pays.

Les rétropédalages des gouvernants n’éteignent pas la révolte. En Équateur, le gouvernement a annulé les mesures qui avaient déclenché la marche indigène sur Quito suivie d’une chasse aux militants syndicaux et associatifs. Au Chili, après l’historique mobilisation populaire du 25 octobre, le président Piñera a fait démissionner plusieurs de ses ministres dans une opération de maquillage, envisage la levée de l’état d’urgence et le retrait des militaires actuellement dans les rues. L’arrivée ce lundi d’une mission du comité des droits de l’homme de l’ONU n’est pas étrangère à ces décisions. Au Honduras, les manifestants exigent la destitution du président Hernandez dont le frère, narcotrafiquant, vient d’être jugé à New York. Depuis juin, à Haïti, pays des « morts sans importance », le peuple réclame le départ du président Jovenel dont le clan corrompu a empoché l’aide accordée par le Venezuela. En Argentine, le président Macri a plongé le pays dans une crise ravageuse comparable à celle de 2010. Il vient d’être sévèrement battu par Alberto Fernandez et Cristina Kirchner. En Colombie, « le pays où vit la mort », des centaines de militants sociaux ont été assassinés ces derniers mois. Le président, homme lige des États-Unis dans l’agression contre le Venezuela, a enregistré, dimanche, une nette défaite aux élections régionales et municipales.

Les coups d’État « institutionnels » ont de plus en plus de mal à fonctionner. Au Brésil, le complot ourdi pour destituer Dilma Rousseff et jeter Lula en prison est éventé, la plupart de ses instigateurs poursuivis pour corruption. Comme au Venezuela, en Bolivie, la tentative de la droite de contester la réélection du président Evo Morales se heurte à la détermination du mouvement social. « Ils ont les armes mais nous avons la force de nos peuples », a déclaré le président de Cuba, Miguel Diaz Canel, devant les « non-alignés » réunis en Azerbaïdjan. La preuve par Cuba, sur la ligne de front depuis soixante ans, que l’empire nord-américain étrangle chaque jour un peu plus. Chaque semaine, une nouvelle mesure renforce le blocus. Isoler, affamer, désespérer, l’administration Trump ne recule devant rien, ne respecte rien, ni l’ONU, ni les règles de l’OMC, aucun traité international. Les gouvernants européens protestent timidement parfois mais laissent faire. Nous en appelons à la force des peuples, en premier lieu au nôtre, pour faire entendre le souffle de la solidarité.

 
Appel à la force des peuples. L’Amérique latine au cœur (Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord - Jeudi 31 octobre)
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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 07:38
Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud (PCF, 31 octobre 2019)

 

Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud

 

Depuis 2016, les accrochages et les violations du cessez-le-feu de la part de l'Azerbaïdjan se multiplient contre le Haut-Karabagh, territoire qu'il convoite depuis longtemps et dont la population est très majoritairement arménienne. A tout moment, un quart de siècle de négociations risque d'être réduit à néant par des combats de haute intensité pouvant déboucher sur un conflit majeur. Le président turc Recep Erdogan enchaîne les déplacements à Bakou, fait monter les tensions et a encore jeté de l'huile sur le feu en déclarant tout récemment qu'il «soutiendra l'Azerbaïdjan jusqu'au bout» contre l'Arménie.

    Compte-tenu de ses relations avec l'Azerbaïdjan et l'Arménie mais aussi en raison de son implication dans la coprésidence du groupe de Minsk, la France ne peut que s'inquiéter de ces évolutions périlleuses qui tournent le dos à une résolution pacifique du conflit.

    Au terme d’un long processus qui a débuté avec le délitement de l’Union soviétique, et conformément au droit en vigueur à cette époque, l’Assemblée nationale de la République du Haut-Karabagh a proclamé son indépendance le 2 septembre 1991. Deux mois plus tard, un référendum libre et démocratique entérinait à une très large majorité cette décision.

    L'Arménie a reconnu «de facto» la République du Haut-Karabagh mais l’Azerbaïdjan a récusé l’expression de cette volonté populaire et s’est engagé dans une guerre terrible qui a abouti à une immense catastrophe humanitaire en 1992. Parallèlement, l'Azerbaïdjan a organisé le blocus et l’invasion de la République du Haut-Karabagh et conduit une politique génocidaire contre les populations arméniennes avec les pogroms de Kirovabad, de Bakou, de Maraga et de Soumgaït. Un cessez-le-feu a été ratifié en 1994, gelant le conflit, tandis que les négociations dans le groupe de Minsk s'enlisent nourrissant de nouvelles attaques azerbaïdjanaises en 2016.

    Il est urgent de sortir de ce conflit afin d’assurer la protection des populations du Haut-Karabagh, de prévenir un nouveau génocide arménien et de bâtir une paix durable respectueuse du droit des peuples dans leurs diversités, dans une région meurtrie par la récurrence des affrontements et dans laquelle surgissent de nouvelles menaces. La République d’Artsakh (Haut-Karabagh) a une existence indiscutable et une vie démocratique exemplaire dans le Caucase du Sud. Les 150 000 citoyens qui la composent ne peuvent rester au ban des nations et sans aucun droit reconnu par la communauté internationale.

    Le peuple arménien a fait la démonstration de son attachement à la liberté et à la démocratie au prix de sacrifices immenses. Le peuple français et le peuple arménien ont une longue tradition d'amitié et de solidarité.

    Pour ces raisons, et parce que cela constituerait une première étape dans un indispensable processus d'apaisement et dans la résolution politique du conflit, le Parti communiste français (PCF) demande instamment au Président de la République de prendre acte du processus démocratique par lequel la population du Haut Karabagh a proclamé la République. Le PCF engage également le gouvernement de la France à agir dans les plus brefs délais pour que la Haute-représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, porte avec notre pays cette reconnaissance devant les instances internationales multilatérales. Ces dernières doivent placer les populations du Haut Karabagh, menacées de génocide, sous protection internationale.

Pleinement solidaire du combat des populations de la République d'Artsakh, le PCF appelle Stepanakert, Erevan et Bakou ainsi que les coprésidents du groupe de Minsk, à engager sans délais, sous l'égide de l'ONU, des négociations pour trouver une solution pacifique à ce conflit.

Parti communiste français,
Paris, le 31 octobre 2019

Haut-Karabagh - 2015, photos Ismaël Dupont

Haut-Karabagh - 2015, photos Ismaël Dupont

Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud (PCF, 31 octobre 2019)
Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud (PCF, 31 octobre 2019)
Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud (PCF, 31 octobre 2019)
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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 09:59

Protéger et améliorer notre environnement, concrètement, du local au global. C’est possible !

 

L’initiative nationale du 9 novembre 2019 vise, comme l’a décidé le dernier Conseil national, à travailler nos propositions municipales en matière d’écologie à l’échelon communal ou communautaire. Parce qu’il est possible d’agir sans attendre des changements nationaux ou européens, pourtant nécessaires.

Dans un moment où certains conceptualisent une écologie dépassant les clivages gauche-droite et, pour le dire clairement, sont prêts à des alliances contre nature avec LREM ou la droite, il est utile de faire connaître les effets de la politique gouvernementale sur ce point : désastreuse et pour tout dire anti-écologique ! Il est nécessaire de faire percevoir où se situent les véritables défenseurs de l’écologie.

« C’est le système (capitaliste) qu’il faut changer, pas le climat ! », disent de nombreux jeunes lors des marches pour le climat. C’est juste. Mais il y a un enjeu à faire percevoir : si des actes politiques nationaux sont nécessaires, nous pouvons être porteurs de propositions locales, cohérentes, avec ce que nous sommes, attachés à l’humain, donc nécessairement à son environnement. C’est ce dont nous discuterons dans un premier temps.

 

Consulter le programme et inscrivez-vous

 

Nous valoriserons aussi le bilan des municipalités communistes en la matière. Pas pour se glorifier mais pour donner de la crédibilité aux candidats communistes.

Dans un deuxième temps, l'objectif de cette journée sera de donner à chaque participant une liste de propositions concrètes. Mais sachant que chaque commune a une réalité singulière, il est impossible de donner un programme « clé en main ». Chacun devra donc puiser dans cette liste l’inspiration pour sa commune.

Au-delà des propositions, l’idée est de favoriser l’échange d’expériences, de points de vue, d’amender ou compléter la proposition de « programme » écologique, mais aussi de travailler des outils militants concrets (fiches argumentaires thématiques) pour aider les militants à l’appropriation des idées, pour favoriser le débat avec nos concitoyens, notamment lors de porte-à-porte, et nos partenaires engagés avec nous.

En bref, un moment que nous souhaitons utile pour engager la campagne des municipales, nourrir notre ambition de transformer la société, avoir une approche spécifique et faire entendre une façon différente d’appréhender les questions écologiques.

Alain Pagano

Responsable de la commission Écologie - membre du CEN

 

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 14:21
 
Emmanuel Macron dans Valeurs Actuelles : "que le Président se ressaisisse" (Ian Brossat - PCF)
 
Le Président de la République a fait le choix de s'exprimer dans Valeurs actuelles, ce jeudi. 
 
Le choix de ce support, spécialisé dans la haine anti-musulmans, qui propage la xénophobie la plus crasse à longueur de colonnes, n'a rien d'anodin. 
 
Il est d'autant plus choquant qu'il intervient trois jours après l'attentat de Bayonne contre une mosquée qui a fait deux blessés. 
 
On retiendra donc qu'Emmanuel Macron n'a pas eu le temps de se recueillir auprès des victimes de ce terroriste d'extrême-droite, mais qu'il en a eu suffisamment pour s'entretenir avec les rédacteurs d'un
magazine condamné pour incitation à la haine. 
 
Il est temps que le Président de la République se ressaisisse et contribue enfin à sortir notre pays du climat nauséabond qui le mine aujourd'hui. 
 
Ian Brossat, porte-parole du PCF,
 
Paris, le 30 octobre 2019.
Emmanuel Macron dans Valeurs Actuelles : que le Président se ressaisisse (Ian Brossat - PCF)
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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 07:55

" Le 21 février 1995, des colleurs d'affiches FN tuent Ibrahim Ali, 17 ans, à Marseille.
Le 1er mai 1995, en marge du défilé FN, Brahim Bouraam est assassiné.
Aujourd'hui, un ex candidat RN attaque une mosquée et blesse 2 personnes.
RN, FN, le nom a changé, pas les pratiques... "

Ian Brossat, porte-parole du PCF, 28 octobre 2019

Attentat de Bayonne : Qui sème la haine récolte le chaos (Fabien Roussel)

Le Parti communiste condamne avec la plus grande fermeté l'attentat d'extrême-droite survenu ce lundi devant la mosquée de Bayonne, par un ancien cadre et candidat du Front National. 

 

Au nom des communistes, j'adresse nos pensées les plus affectueuses aux victimes, à leurs proches et à leurs familles. J'assure de tout  notre soutien nos compatriotes de confession musulmane, face au climat de peur et de haine qu'il leur faut affronter. Jusqu'où tout cela va-t- il nous mener ?

Nous voulons vivre en paix et vivre ensemble, dans la fraternité, dans l'égalité, quelles que soient nos convictions ou nos confessions.

Or nous sommes confrontés à un moment particulièrement grave de l'histoire de notre République. La France peut basculer dans le chaos, sombrer dans la guerre civile si ce climat de haine, alimenté par le racisme, continue de souffler dans notre pays. Tout est fait pour diviser le peuple français.


Le Président de la République doit rappeler et faire vivre nos valeurs républicaines auxquelles nous sommes tant attachées, pour lesquelles tant de vies ont été données.


Nos compatriotes de confession musulmane, au même titre que tous nos concitoyens, ont le droit à la protection de la République. 

Le Parti communiste, fidèle à son histoire, sera toujours auprès des Françaises et des Français pour défendre la République face à l'extrême-droite.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

Déclaration de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, sur le danger représenté par des militants d'extrême-droite fichés S.
 
Bayonne/terrorisme : "Combien de militant-es d'extrême droite fichés S?" (Fabien Roussel - PCF)
 
 
Un climat malsain, un vent de haine souffle dans le pays.
 
Il est alimenté par des forces et des militants racistes, aveuglés par la haine de l'autre.
 
Il y a dans notre pays plusieurs centaines de militants d'extrême-droite fichés S, classés dangereux. Comme en Allemagne, comme aux Etats-Unis, les forces d'extrême droite s'organisent et s'arment. Les passages à
l'acte se multiplient. Les passerelles entre militants d'extrême droite de l'Union européenne sont connues.
J'interroge aujourd'hui le ministre de l'Intérieur Castaner pour connaitre la réalité de cette situation. Combien d'attentats ont-ils été déjoués, mettant en cause des militants d'extrême droite, identitaires ? Combien d'arrestations pour trafic d'armes issus de ces réseaux ?
 
Combien sont-ils réellement, Fiché S ? Sont-ils armés comme l'était depuis plusieurs années le candidat du Front National auteur de l'attentat contre la mosquée de Bayonne ?
 
Je demande à ce que les enquêtes les plus sérieuses soit poussées et que les français-es soient informés de cette menace. Toute la lumière doit être faite sur cette réalité dans notre pays comme à l'échelle de l'Union européenne.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 30 octobre 2019.
 
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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 16:47
Santé / Hôpitaux: le plan d'urgence des parlementaires du Parti communiste
Publié le 22/10/2019 par PCF
Santé / Hôpitaux : un plan d'urgence

Suite aux multiples initiatives et rencontres réalisées dans le cadre du “Tour de France des hôpitaux”, les parlementaires communistes ont co-élaboré avec les syndicats, les associations d’usagers, les comités de luttes une proposition de loi portant « Mesures d’urgence pour la santé et les hôpitaux ». Ils ont remis ce texte au ministère des Solidarités et de la Santé le mardi 15 octobre. Cette proposition de loi se décline en plusieurs parties : le financement de la santé et de l’hôpital public ; le renforcement du secteur public hospitalier ; l’amélioration de l’accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux ; le renforcement des Ehpad pour répondre au défi de la perte d’autonomie ; l’instauration d’une véritable démocratie sanitaire ; la reconstruction d’une psychiatrie humaine. Extraits de l’exposé des motifs.

Le 10 janvier 2018, à l’invitation des parlementaires communistes, plus de cent personnes étaient réunies pour une rencontre autour du thème « Hôpital en danger, politique à refonder ». Des dizaines et des dizaines de témoignages de souffrance terriblement poignants se sont succédé, livrés par un personnel hospitalier qui, à bout de souffle et à bout de bras, fait encore se tenir debout nos hôpitaux et Ehpad publics.


Face à cette détresse, les parlementaires communistes ont décidé de transformer ce temps fort en un « Tour de France des hôpitaux et des Ehpad ». Cette initiative a donné lieu à la visite de 150 établissements aux quatre coins de l’hexagone et dans les territoires d’Outre-mer, et permis de rencontrer des milliers de personnes : agentes et agents hospitaliers, chef·fe·s de services, syndicalistes, usagers, membres des directions.


De ces visites et ces échanges, les mêmes constats ressortent : celui de la souffrance et de l’impression de mettre en application une logique de devoir « toujours faire plus avec moins ».
Ces rencontres sont venues confirmer que le système de santé dans son ensemble, et plus particulièrement l’hôpital, est en crise et que son personnel a besoin de parler et de se faire entendre.
Épuisés par les politiques d’austérité successives, les personnels hospitaliers évoquent principalement le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la perte de sens de leur travail.
La grève menée par les services d’urgence depuis mars 2019 est le symbole particulièrement visible de ce mal-être.
À l’heure où cette proposition de loi est déposée, plus de la moitié des services d’urgence de France sont en grève. Et les quelques annonces du gouvernement sont loin de calmer la crise car elles ne répondent absolument pas à la gravité de la situation.


Au-delà de cette souffrance, les parlementaires ont pu aussi mesurer toute la dignité des personnels, de l’aide-soignant·e au chef·fe de service, qui mettent entre parenthèses leur vie familiale et personnelle pour faire face à l’impératif de la qualité des soins. Ils ont également constaté qu’elles et ils étaient force de propositions, mais que leurs témoignages n’étaient pas pris en compte pour refonder une politique de santé publique à la hauteur des besoins de la population dans notre pays.


C’est dans ce contexte que le gouvernement a présenté, en septembre 2018 le plan « Ma santé 2022 », qui a abouti à l’adoption d’une loi en juillet 2019. Cette énième réforme, sans financement nouveau, ne répond pas à la crise aigüe et urgente qui frappe le monde hospitalier. Loin de prendre la mesure des conséquences engendrées par les pénuries de moyens et de personnels, le plan santé et la loi qui le met en œuvre se contentent de mesures de réorganisation du système de soins, tout en poursuivant les réductions de dépenses publiques.
Pire, nous pensons que cette réforme représente un danger pour notre système public de santé. Tous les ingrédients sont réunis pour de nouvelles fermetures de structures et de services via la refonte de la carte hospitalière, et la transformation d’hôpitaux généraux en hôpitaux dits de proximité, véritables coquilles vides, car sans maternité, sans activité chirurgicale, sans urgences.


Dans le même temps, le gouvernement applique la politique du zéro contrainte à l’égard de la médecine de ville qui est seulement encouragée à se regrouper dans les territoires pour tenter d’enrayer la désertification médicale rampante.


Aussi, parce qu’il est plus qu’urgent d’agir face à ce désarroi, les député·e·s du groupe GDR ont décidé de présenter un plan d’urgence pour répondre au plus vite aux besoins en santé de nos concitoyennes et concitoyens ainsi qu’à la souffrance hospitalière. La présente proposition de loi est donc l’aboutissement d’un travail collectif, fruit de nombreuses rencontres et, d’échanges avec les personnels sur le terrain, et d’auditions avec les actrices et acteurs du monde de la santé et de l’action sociale.

L’ambition de ce texte est de mettre en œuvre des mesures d’urgence, applicables rapidement, pour garantir des soins de qualité à nos concitoyennes et concitoyens et renforcer les capacités d’actions du service public hospitalier et des Ehpad. Il s’agit également et surtout de proposer des financements nouveaux pour l’assurance maladie et le système public de santé. Si ces mesures ne prétendent pas à l’exhaustivité, elles constituent le premier volet d’une réforme plus globale de notre système de santé que les député·e·s de notre groupe entendent poursuivre dans les prochains mois.

La proposition de loi

Santé / Hôpitaux: le plan d'urgence des parlementaires du Parti communiste
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