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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 14:54
Covid- 19 - Un risque de pénurie de médicaments (Laurence Cohen CRCE)

Mme Laurence Cohen interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’alerte lancée le 31 mars 2020 par neuf directeurs des plus grands hôpitaux d’Europe sur le risque de pénurie de médicaments essentiels pour traiter les patients atteints du Covid-19.

Ces établissements, dont l’assistance publique-hôpitaux de Paris (APHP), attirent l’attention des gouvernements européens sur les stocks largement insuffisants pour fournir des soins intensifs adéquats. Ces ruptures d’approvisionnement s’expliquent en grande partie par la délocalisation de la production de médicaments à l’étranger et interrogent notre modèle sanitaire et notre indépendance pharmaceutique et économique.

Sans approvisionnement rapide, les réserves de curare, midazolam ou propofol seront épuisées d’ici à deux semaines, voire d’ici à quelques jours dans les hôpitaux les plus sévèrement touchés. Or, ces anesthésiques et hypnotiques sont indispensables pour les patients en réanimation.

Aussi, elle lui demande ce que le Gouvernement entend faire en urgence pour répondre à cette demande, pour exiger des groupes pharmaceutiques d’augmenter leurs capacités de production afin de faire face aux besoins, pour organiser une meilleure coopération aux niveaux européen et international afin de ne pas mettre les soignants face à une incapacité d’exercer leurs missions et par conséquent de limiter le nombre de décès. Elle lui demande également s’il entend mettre en place un groupe de travail composé de scientifiques, de syndicalistes, d’élus de toutes sensibilités politiques pour étudier les conditions de mise en place d’un pôle public du médicament et de la recherche afin d’éviter, notamment, que de nouvelles ruptures de stock ne se reproduisent.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 13:48
Crise de l'hôpital, nouveau plan de réorganisation néo-libéral: Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, président du Conseil National du PCF, écrit au Président Macron

Lettre de Pierre Laurent à Emmanuel Macron

Monsieur le Président, Emmanuel Macron

En contact quotidien comme sénateur de Paris avec des médecins et des personnels soignants de l'AP-HP, je tiens à vous alerter sur la grave rupture démocratique ressentie sur le terrain et dans toute la population. Tout le monde fait face. Les acteurs de la santé publique sont exemplaires. Ils se donnent corps et âme pour sauver des vies, mais ils attendent clairement que la suite ne ressemble en rien à ce qu'ils vivent en réalité depuis des années, et encore plus durement ces dernières semaines. Demain, les mots ne pourront pas rester lettre morte, sinon la colère sera immense.Le 12 mars dernier, lors de votre première intervention télévisée sur la lutte contre le coronavirus, vous déclariez notamment: « ce que révèle déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe [...]. Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ».

Inutile de vous dire combien je partage cette pétition de principe, qui fonde depuis la création de la Sécurité sociale, la ligne de conduite des communistes en matière d'accès à la santé et à la protection sociale.

La pandémie met aujourd'hui à nu les choix politiques contraires faits depuis des années, choix que notre pays et sa population paient en ce moment très cher. Durant les premières années de votre quinquennat, je n'ai cessé d'alerter avec les parlementaires de mon groupe, sans jamais être entendu. J'ai rencontré les personnels et médecins, notamment de l'AP-HP, à de multiples reprises à l’occasion des débats parlementaires comme du tour de France des hôpitaux que nous avons initié de 2018 à 2019. Afin de relayer l'ampleur des exigences exprimées, qui disaient déjà tout des risques encourus face à une grave crise sanitaire, nous avons élaboré une proposition de loi d'urgence pour l'hôpital et la santé, dont le fil conducteur est précisément de placer la santé au dessus des lois du marché.

Le 25 mars, vous avez enfin affirmé à l'hôpital de Mulhouse, un établissement au premier rang du désastre, qu' "à l'issue de cette crise, un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières sera conduit pour notre hôpital".

De telles paroles en pareilles circonstances ne peuvent être prononcées à la légère. Or, le premier avril, un article de Mediapart révèle qu'à la demande de l’Élysée une note de travail rédigée par deux hauts fonctionnaires de la Caisse des Dépôts esquisserait un plan pour l'hôpital prenant la direction exactement contraire à tout ce qu'exige la population et la très grande majorité des médecins et soignants de France, et en l'occurrence au principe même que vous évoquiez le 12 mars. Ce plan consisterait en une accélération massive des processus de privatisation rampante et de marchandisation des hôpitaux qui prévalent depuis des années et nous ont conduit à la dramatique situation actuelle. Pour le moins, des éclaircissements rapides sont nécessaires.Monsieur le Président, êtes-vous en mesure de démentir sans ambiguïté cette direction de travail et existe-t-il d'autres notes de travail du même type déjà en circulation auprès de vos services ? Au-delà, pouvez-vous garantir que le plan pour l'avenir de l'hôpital que tout le pays attend ne sera pas élaboré dans le secret de notes confidentielles sans y associer avant publication les médecins et les personnels, sans y associer la représentation nationale? Un processus transparent, national, doté de moyens publics, à l'image du grand débat national, ne serait-il pas plus approprié à construire le plan pour l'hôpital et le système de santé publique dont notre pays a besoin demain?

C'est en tout cas la proposition que je vous fais. Avec mes collègues parlementaires, nous sommes disposés à nous investir pleinement dans unetelle élaboration citoyenne. Nous misons résolument sur l'intelligence collective de toutes les composantes de la Nation pour construire un plan d'avenir pour nos hôpitaux, nos Ehpad et notre système de santé. Seule la démocratie peut reconstruire la confiance.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Pierre Laurent

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 06:06
Germinal de Brest, organe régional communiste sous le contrôle de la SFIC - 1er numéro, 5 février 1921

Le comité de rédaction et d'administration du journal hebdomadaire de 4 pages "Germinal de Brest", journal communiste du Finistère en 1921 et 1922, jusqu'à ce que La Bretagne communiste prenne la suite de 1923 à 1926, est situé - ça ne s'invente pas - 26 rue Emile Zola à Brest.

Le journal est vendu 20 centimes au numéro, 6 francs pour un abonnement de 6 mois, paraît le samedi 5 février 1921.

Une centaine de numéros de "Germinal de Brest" sont accessibles sur le site des Archives Départementales du Finistère

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/

Le 1er numéro du journal "Germinal de Brest", "Organe régional communiste, sous le contrôle de la fédération socialiste du Finistère" (SFIC), sous le contrôle des majoritaires du Congrès de Tours, les partisans de la IIIe Internationale, revient sur les suites du Congrès de Tours et la "trahison" de certains élus et notables de la SFIO qui n'ont pas voulu se plier aux décisions de Congrès:

Jean Le Tréis, secrétaire fédéral, dénonce, avec une certaine violence, la rébellion des élus et des militants qui n'ont pas suivi la ligne majoritaire, en France comme dans le Finistère :

"Au Congrès de Tours:

3.208 mandats se sont prononcés pour la IIIe Internationale

1.022 mandats sont allés à la motion Longuet-Paul Faure, dite des reconstructeurs.

Chose inouïe, les 1.022 mandats ont la prétention d'obliger les 3.208 mandats à s'incliner devant leur volonté! 

Une poignée de factieux voudraient à l'immense majorité des militants, imposer la loi du silence et de la soumission!

C'est un peu fort!

Jaurès sacrifia tout à l'unité. Et les scissionnistes osent se réclamer de Jaurès! Ils prétendent continuer le Parti, eux qui viennent de le quitter, eux qui abandonnent la lutte au plus fort de l'action!

En vérité, nous assistons à une simple rébellion d'élus.

Parmi ceux qui les ont suivis, il y a des enuques, de ceux-là nous ne nous intéressons pas, demain ils crieront aussi bien "vive le roi" si les seigneurs et maîtres leur en donnaient l'exemple, mais il y a aussi des camarades abusés ou ignoblement trompés. A ceux-là, nous adressons un pressant appel. Que diable, eux qui ne connaissent ni Dieu ni maître, ne pourront longtemps consentir à servir des individus, traîtres au Parti, qui du jour où les gueux en ont fait des élus se sont crus des surhommes!

Travailleurs, faites comprendre aux félons, aux "insurgés" que vous ne sauriez être des suiveurs; que, militants disciplinés, vous entendez que les élus se soumettent au désir nettement exprimé par la majorité ou se démettent! (...)

Travailleurs, vous ne sauriez suivre les dissidents"...

J. Le Tréis

Les élus socialistes qui ne reconnaissent pas la ligne majoritaire du Parti et l'adhésion à la IIIe Internationale sont vilipendés par un rédacteur sous le pseudonyme "Prolo":

" 53 députés que nous avons arrachés à l'ombre ne sont pas de cet avis. Grand bien leur fasse. Les hommes passent, les idées restent. La Roche Tarpéienne est près du Capitole. Tombés du pinacle où nous les avons hissés, ils s'en apercevront demain; mais demain, il sera trop tard".

Jean Le Tréis annonce aussi la convocation d'un congrès de la SFIC du Finistère le 29 février 1921 à la Mairie de Quimper. Son annonce laisse entendre le profond état de désorganisation de la maison socialiste devenue communiste et ralliée à la IIIe Internationale, avec la désaffection de nombre de militants et de cadres dans le Finistère: "Dans les localités où le bureau a déserté le devoir socialiste, et où la section n'a pas encore été reconstituée, il appartiendra à un camarade de convoquer d'urgence les militants fidèles au parti afin de désigner un délégué au Congrès Fédéral... L'importance de l'ordre du jour n'échappera à personne. Ce sera la première fois depuis la scission que les militants socialistes du Finistère se retrouveront. Leurs rangs seront quelque peu éclaircis mais leur force combative n'aura rien perdu de sa valeur. L'idéal qui les inspirait hier les anime aujourd'hui. La trahison de certains ne leur feront que plus en concevoir la beauté et ne leur rendra que plus cher".

L'article de fond de la Une du premier numéro du journal Germinal de Brest éclaire les enjeux de ce qui s'est joué au Congrès de Tours: la rupture avec le parlementarisme électoraliste et opportuniste, le retour à Marx et à la lutte des classes, mais surtout l'adaptation du parti, de ses méthodes et de ses pratiques, à la nouvelle situation post-guerre de crise révolutionnaire mondiale:

"Le Congrès de Tours marquera une date historique dans la vie longue déjà et glorieuse du socialisme en France. S'il restaure parmi nous les conceptions traditionnelles de Marx et Engels, les doctrines jadis consacrées et trop souvent désertées dans la pratique, il adapte en même temps aux nécessités des temps nouveaux, aux obligations impérieuses que nous assigne la crise révolutionnaire mondiale, les méthodes de préparation et d'action qui doivent désormais prévaloir.

En face du régime capitaliste, qui croule politiquement, économiquement et socialement, notre discipline devait se resserrer, la rupture s'affirmer avec tout ce qui représente les classes déclinantes, la lutte des classes proclamée dans toute son ampleur.

Tel est le sens de l'adhésion du socialisme français à cette Internationale communiste qui a relevé le véritable drapeau de l'Internationale des travailleurs, et la majorité des trois quart des suffrages exprimés à Tours donne à cette adhésion sa valeur de souveraine puissance" (...) 

" C'est la France salariée, la France en révolte contre le régime capitaliste, régime de guerre et de faillite, régime de rapine, d'exploitation et de servitude, c'est cette France militante qui est avec nous: c'est elle qui défendra demain, de concert avec toutes les Sections de l'Internationale communiste, la paix, le droit des peuples et la révolution menacées par les impérialistes masquant leurs intérêts de classe derrière la défense nationale.

L’œuvre qui s'impose à notre Parti est énorme; elle ne nous effraie pas. Le vieux monde s'écroule devant l'esprit des temps nouveaux. La révolution qui s'annonce, qui est né en Russie et qui gagnera de proche en proche tous les États et tous les continents, trouvera des millions et des millions d'artisans sévères... Le régime bourgeois chancèle sur ses bases au lendemain de la plus cruelle des guerres; nous lui porterons seulement le dernier coup.

Prolétaires, Paysans et Ouvriers ! 

Vos devoirs s'accroissent dans la mesure où les temps s'avancent. Vous ne vous laisserez séduire ni par ceux qui veulent trouver dans le parlementarisme exclusif, dans l'abandon des principes socialistes, dans la collusion avec l'adversaire capitaliste, des avantages illusoires, des transactions mortelles pour la révolution, ni par ceux qui cherchent leur voie à tâtons sans jamais se résoudre et qui, inconsciemment, paralysent l’œuvre d'affranchissement.

Vous tous, vieux militants de notre Parti, qui l'avez servi par votre dévouement, jeunes hommes soulevés par le cyclone de la guerre et qui affinez dans nos rangs, vous viendrez à nous pour consommer l’œuvre commencée.

Que notre parti soit grand! Que notre parti soit fort et discipliné, maître à la fois de ses militants et de ses élus! Que dans l'Internationale, relevée à l'ombre de la première des grandes révolutions sociales, il soit digne de son passé, digne de Babeuf, digne des hommes de Juin 1848, digne de la Commune, digne de Jaurès, digne de l'avenir glorieux qui s'offre à nous!".    

 

***

On trouve encore dans ce 1er numéro de "Germinal de Brest" un billet sur les politiciens insincères qui portent des masques, signé Paul Gema, un billet pour dénoncer la révocation des instituteurs progressistes du Syndicat de l'enseignement comme Marie Guillot par le gouvernement réactionnaire, un article dégoûté sur la "Vie socialiste" des Renaudel et Albert Thomas, artisans de l'Union sacrée, un billet contre le "Cri du peuple", journal socialiste réformiste du Finistère, une félicitation au camarade ex-communard Camelinat qui est parvenu à garder l'Humanité dont le giron du Parti légitime sur l'option majoritaire d'adhésion à la IIIe Internationale, malgré les manœuvres de Blum et Renaudel. Charles Moigne, co-secrétaire fédéral de la SFIC Finistère avec Jean Le Tréis annonce la naissance d'une rubrique, "Contre le militarisme" avec un camarade poète José Lecomte, ancien poilu, qui analysera les horreurs des conseils de guerre et des bagnes d'Afrique. 

Une rubrique sur la vie fédérale annonce la réorganisation de la section de Brest, où beaucoup d'élus ont refusé l'adhésion à la IIIe Internationale. Le nouveau bureau fidèle aux décisions du Congrès de Tours se composent de Le Meur, secrétaire de section, Le Rubrus, secrétaire adjoint, Berthou, trésorier, H. Nardon, Jean Le Tréis, Guiban, Uguen, Goaran, Charles Moigne, Lavenant, Coadic et Vibert. "De vieux militants révolutionnaires, dégoûtés jusqu'ici de la cuisine électorale; de nouveaux adhérents, syndicalistes minoritaires, et mutilés de guerre, sont venus grossir nos rangs. Détail caractéristique! Notre réunion avait lieu à la Mairie, au même endroit que celle du groupe des dissidents. Notre salle était pleine! Chez eux, une "poignée" d'hommes se trouvait disséminée dans la grande salle des conférences. Signe des temps! Présage de mort pour le socialisme d'ambition des "égarés" et des "appétits" qui suivent les politiciens opportunistes".  

On annonce aussi le bureau de la section SFIC de Douarnenez avec Sébastien Vely, premier maire communiste du Finistère, et un des tous premiers de France. Des manœuvres d'un militant socialiste hostile à l'adhésion à la IIIe Internationale à Bodilis sont dénoncés, la section de La Feuillée est mise en avant.  Le journal dénonce aussi, par l'intermédiaire d'un communiqué des marins pêcheurs S.F.I.C de Pouldavid (nord-Finistère)  l'augmentation des versements réclamés aux marins-pêcheurs pour la caisse de prévoyance et d'assurance invalidité, au lieu de demander aux "profiteurs de guerre" de participer à l'effort de solidarité nationale. "Germinal" fait aussi une place à l'expression des anciens combattants (UNC - Union nationale des Anciens combattants), notamment pour la réhabilitation des "fusillés".  Francis Le Floch témoigne sur l'horreur des bagnes militaires.  Louis Le Trocquer, marin originaire de Plouha, qui s'est battu dans les Dardanelles, militant socialiste dans l'Eure, puis à Brest, secrétaire de la bourse du travail de Brest, qui sera exclu de la SFIC et de la CGTU en novembre 1921 pour avoir donné des informations à la presse bourgeoise après avoir été candidat communiste en 1921 aux élections municipales de Lambézellec (Finistère), signe deux fois: un article de la rubrique "Tribune syndicaliste" sur la division syndicale, et une citation à tendance athée de Schopenhauer. Les paroles de "La Jeune garde" sont reprises en page 4, un long article d'Alain Coste informe sur les poursuites contre les instituteurs syndiqués en page 4 là encore.  

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 05:09
2 avril 2020 - Questions de Fabien Roussel au Premier Ministre Edouard Philippe à l'Assemblée Nationale

Questions de Fabien Roussel au Premier ministre

Monsieur le Premier ministre

2 questions liées à l’urgence sanitaire.

- Deux entreprises du secteur de la santé sont menacées de fermetures. Les laisser mourir, c’est abandonner encore un peu plus de notre souveraineté. Luxfer à Clermont Ferrand qui produit des bouteilles d’oxygène et Famar Lyon qui produit 12 médicaments d’intérêts thérapeutiques majeurs dont l’azithromycine, antibiotique utilisé contre les infections de la gorge et des poumons, prescrit en même temps que la chloroquine dans le traitement du COVID. La production est à l’arrêt faute de repreneur !! Allez-vous entrer même temporairement dans le capital de ces entreprises pour les sauvegarder et les mettre au travail !

-Encore une fois je me permets de vous interroger sur le manque de matériel, avec de nouvelles pénuries qui se font jour comme celles des médicaments, des anesthésiants et des blouses.

Concernant leur production, que ce soit les masques, les respirateurs, des pièces de rechanges, des lits médicalisés, les blouses ou même des médicaments comme je viens d’en parler, le manque se fait toujours sentir sur le terrain et cela devient de plus en plus grave: dans les Ephad, pour les para médicaux, kiné, osthéo, orthophonistes… Les forces de sécurité, les libéraux, infirmiers ou médecins, les ambulanciers, les salariés obligés de travailler, sont toujours en manque de matériel de protection !!

Des entreprises, dans nos régions proposent leurs services pour produire ces matériels. C’est du bricolage. Des ingénieurs, des industriels dans l’automobile, dans le textile, dans la filière papetière ne demandent qu’à mobiliser leurs compétences, leurs outils de production !

Réunissez-les, faites les travailler, de gré ou de force !

Vous avez la possibilité de mobiliser beaucoup plus de forces productives pour aller beaucoup plus vite dans la production de matériel.

A ce jour chaque région, chaque hôpital bricole dans son coin en passant des accords là avec une entreprise locale, là avec un constructeur automobile.

Nous avons besoin d’une coordination de cette production, d’une mobilisation générale de tous nos moyens de production !

Pourquoi ne mettez-vous pas en place un ministère sous votre responsabilité chargé de piloter à grande échelle la production et l’acheminement de ces matériels, mobilisant les forces économiques, associant le ministère de la santé, de l’industrie et de la recherche ?

Avec un objectif: allez plus vite, travailler jour et nuit pour répondre à la demande et être moins dépendant de spéculateurs qui profitent de la situation !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
Le 2 avril 2020

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 12:57
Déclaration du Parti de la Gauche Européenne, dont le PCF est partie prenante: Covid-19. Protégez les gens, pas le système!
Protégez les gens, pas le système ! Changer de politique immédiatement

La propagation du virus COVID-19 a précipité une profonde crise mondiale. C'est un choc pour toute l'humanité qui a également de lourdes conséquences sur l'économie. Des mesures drastiques ont été prises dans presque tous les pays afin de prévenir la contraction et de contenir la pandémie. En effet, tous les efforts sont nécessaires pour protéger les populations. Ces mesures doivent être coordonnées, mais il manque encore une réponse globale. C'est également le cas de l'UE, qui est totalement incapable de promouvoir la solidarité. L'Italie, le pays le plus touché, a été laissée seule. Aujourd'hui, les pays prennent les uns après les autres des mesures drastiques, mais il n'y a pas de coordination efficace de la part des institutions européennes. Finalement, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé l'activation de la clause de sauvegarde générale du pacte de stabilité et de croissance afin de permettre des mesures budgétaires pour combattre la crise. Cela n'est pas suffisant. Il devrait être suivi de l'annulation totale du pacte, qui a été utilisé pour imposer l'austérité dans les dépenses publiques, sapant ainsi les soins de santé et les autres services publics au détriment de la population, qui en souffre aujourd'hui dans la crise du coronavirus. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour contrer l'impact économique et social du coronavirus. Cela concerne également la Banque centrale européenne (BCE) qui doit assumer sa responsabilité en matière de développement économique et de plein emploi, et doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la spéculation financière. Nous devons veiller à ce que les actions nationales soient coordonnées et à ce qu'un système de solidarité solide soit mis en place pour gérer la crise du coronavirus.

Les gens doivent être protégés - socialement et économiquement. Des milliers de travailleurs et d'employés risquent de perdre leur emploi et leur revenu. Les plus touchés sont ceux qui travaillent dans des conditions précaires, en particulier le personnel d’entretien, de nettoyage et les professionnels de santé. Le virus frappe plus durement les plus faibles. Si les gouvernements de toute l'Europe demandent aux employés de travailler à domicile, cela ne s'applique pas à tout le monde. Les travailleurs des services essentiels ou des chaînes de production essentielles qui doivent être présents sur le site ont besoin d'une protection garantie contre la propagation du virus. De nombreuses personnes craignent pour leur santé et leur vie professionnelle. Nous avons besoin d'un plan de sauvetage économique pour les travailleurs et leurs familles. En cas de perte de revenus, une compensation financière est nécessaire. Ceux qui ne peuvent pas, ne devraient pas payer de loyer ou d'hypothèque. Nous nous opposons à toute tentative de détérioration des conditions de travail, comme la suspension des conventions collectives, et de réduction des droits des travailleurs. Nous avons besoin d'une action d'urgence non seulement pour les entreprises, mais aussi et surtout pour les petites et moyennes entreprises, les travailleurs autonomes et la population. Cette tâche n'incombe pas seulement à l'Europe, mais au monde entier. Les pays du Sud ont besoin d'un soutien financier pour protéger leurs populations et améliorer leurs systèmes de santé.

La pandémie de coronavirus montre clairement l'échec du modèle économique et social néolibéral prédominant. En conséquence de la politique d'austérité néolibérale par la privatisation des services publics, les systèmes de santé ne correspondent pas aux exigences posées par la pandémie de coronavirus. Les capacités ne sont pas suffisantes, et de loin. Tout effort est nécessaire pour améliorer le fonctionnement des systèmes de soins de santé. Il faut mettre un terme à la politique d'austérité. La crise donne suffisamment de raisons pour remettre en question notre modèle socio-économique et pour changer radicalement de politique. Dans l'immédiat, nous devons investir davantage dans les services publics. En outre, la justice fiscale est vraiment nécessaire pour mettre en place des systèmes de protection sociale capables de faire face à une crise comme celle-ci. En outre, la BCE doit financer un plan d'investissement européen, capable de lancer l'emploi et de garantir la reconversion environnementale et sociale de la production et de l'économie. Dans le même temps, toute discussion sur le mécanisme européen de stabilité (MES), qui représente une manière inutile et néfaste d'intervenir sur les budgets publics des différents pays européens, doit être annulée.

À long terme, nous avons besoin d'un changement général de la politique. Nous avons besoin d'un modèle économique orienté vers le bien-être public. Il faut mettre un terme à l'immense accumulation de capital par un petit nombre seulement. Pour le plus grand nombre, pas pour quelques-uns!

Nous savons que des mesures très sévères sont nécessaires pour contenir la pandémie. Mais nous devons être vigilants et nous opposer à ce que cette situation particulière soit utilisée pour restreindre la démocratie et les droits civils.

« European Left » rejette fermement toute tentative d'utiliser la pandémie de coronavirus à des fins de démagogie nationaliste. Le monde doit être uni maintenant et la clé pour surmonter la crise est la solidarité internationale. Une solidarité accrue est particulièrement nécessaire envers les populations du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, qui risquent bien davantage d'être gravement touchées par la pandémie de coronavirus.

« European Left » est désireux d'associer toutes les organisations participant au Forum européen des forces de gauche, progressistes et écologiques pour travailler ensemble à une réponse progressive à la crise actuelle dans l'intérêt des peuples.

Parti de la Gauche européenne
lundi 30 mars 2020

VERSION ANGLAISE DE LA DÉCLARATION
Protect the people, not the system! Change politics immediately

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 12:55
Covid-19: Violence, autoritarisme et mensonges au Moyen-Orient et au Maghreb

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Régions les plus inégalitaires du monde et soumises à des guerres récurrentes et meurtrières le Moyen-Orient mais aussi le Maghreb doivent faire face à une montée dangereuse de la pandémie de Covid-19. Les dénis des dirigeants, la censure, l'absence de transparence, le contrôle de l'information et les communiqués rassurants ne permettent pas de se faire idée claire de la situation même si tous les indicateurs traduisent inexorablement une progression rapide de la maladie. Dans ce contexte, la peur, la colère et la défiance déjà largement entamée montent dans les populations.

En Iran, l'un des premiers foyers mondiaux, la pandémie continue à faire des ravages mais ne fait l'objet que d'une couverture médiatique minimale et une falsification grossière sous-estime à outrance le nombre de victimes. Les sanctions adoptées par les États-Unis, en dépit d'un appel de l'ONU à les lever, accentuent la crise sanitaire et ce n'est pas l'initiative symbolique de la structure Instex (Instrument in Support of Trade Exchanges) des pays européens qui améliorera la situation. Le régime profite du contexte pour couvrir de louanges les gardiens de la Révolution ainsi que le clergé alors que les personnels soignants sont contraints au mutisme. Les informations qui circulent sur les réseaux sociaux font l'objet d'une surveillance accrue et le pouvoir a procédé à de nombreuses arrestations dans ces milieux.

En raison de son importance démographique et des fortes densités dans la région du Caire, l’Égypte constitue une véritable bombe virale. Le mensonge, pendant quinze jours, a été le premier réflexe de la dictature du maréchal al-Sissi. Les mesures de protection actuelles témoignent de l'ampleur des dissimulations du pouvoir face à la croissance des contaminations et des décès. Les autorités diffusent de fausses nouvelles, incarcèrent des blogueurs indépendants et réduisent au silence les médecins. Avec l'absence de mesures sociales en faveur des plus pauvres, il est vain d'envisager d'enrayer cette propagation.

En Turquie, la croissance exponentielle du nombre de cas est également masquée par les autorités. Le patronat turc continue à inviter les travailleurs à se rendre sur leur lieu de travail, à consommer dans les supermarchés pour soutenir une économie déjà chancelante. Dans le même esprit, les prières du vendredi se poursuivent afin d'expliquer aux fidèles la nécessité d'une certaine distanciation. Le gouvernement se refuse à prendre des mesures de confinement en dépit des protestations du CHP et du HDP et R.T. Erdogan a fait interpeller plus de 500 internautes pour "provocations" et "fausses nouvelles".

Le nouveau pouvoir algérien, dans la continuité des précédents s'en prend aux "détracteurs", aux "défaitistes" alors qu'il prétend rassurer la population en affirmant que la situation est sous contrôle. Les contrevenants sont menacés de poursuites judiciaires mais l'esprit de liberté qui flotte sur l'Algérie depuis février a conduit les médecins et les citoyens à braver ces interdits.

L'incompétence des dirigeants, les manipulations et leur mépris de leur société frappent partout à l'identique.

Dans les régions en guerre, la crainte du désastre annoncé se fait chaque jour plus pressante. Il en va ainsi à Gaza, en Syrie dans les camps de prisonniers, les zones de combats comme Idlib frappant de plein fouet les réfugiés démunis. La pandémie pourrait prendre un caractère dramatique.

En Israël, B. Netanyahou a mis en place un système de surveillance de masse par la collecte des données personnelles permettant de contrôler les populations et restreignant les libertés.

Dans les pays du Golfe (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Koweït, Qatar...) la pandémie accroît le mépris à l'égard des migrants du sud-est asiatique. Privés de droits, suspectés d'être des vecteurs de la maladie, assignés à des rôles dégradants, ils sont pourtant contraints de poursuivre leurs activités sur les chantiers de constructions.

L'importance et la gravité de la pandémie va mettre à rude épreuve des systèmes de santé affaiblis ou détruits par les politiques néolibérales et les guerres. A n'en pas douter, les plus puissants bénéficieront seuls de l'accès aux soins ou auront les moyens de fuir tandis que les populations subiront la mort ou la brutale répression.

Enfin, les tyrans régionaux voient dans la pandémie un moyen de calmer les contestations qui se déroulent en Irak, au Liban ou en Algérie. Ils estiment ainsi que cela retardera la déflagration sociale que pourrait provoquer l'effondrement des économies déjà vulnérables. Sur ces terreaux, les forces obscurantistes ne manqueront pas de prospérer.

Il est donc totalement illusoire de considérer qu'il y aurait des solutions exclusivement nationales à un problème global. La solidarité et la coopération constituent un impératif pour sortir de cette spirale mortifère.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 06:00
Le tour de France des hôpitaux qui annonçait la catastrophe sanitaire - Diego Chauvet, Jeudi, 2 Avril, 2020 - L'Humanité
Le tour de France des hôpitaux qui annonçait la catastrophe sanitaire - Diego Chauvet, Jeudi, 2 Avril, 2020 - L'Humanité

Jeudi, 2 Avril, 2020 - L'Humanité
Le tour de France des hôpitaux qui annonçait la catastrophe sanitaire
Diego Chauvet

Les parlementaires communistes ont pu dresser un constat alarmant, mis en exergue par la pandémie du coronavirus, et élaborer une proposition de loi pour y remédier.

Depuis février 2018, les parlementaires communistes, députés et sénateurs, effectuent un tour de France des hôpitaux. En deux ans, ils ont pu visiter et rencontrer les personnels de quelque 150 établissements publics dans le pays. Ce qu’ils y ont entendu, ce qu’ils ont pu constater, prend une résonance toute particulière, alors que vient d’éclater une crise sanitaire historique. « Avant de commencer ce tour de France, nous avions effectué des visites dans nos départements respectifs, explique la présidente de la commission des Affaires ­sociales du Sénat, Laurence Cohen. Ce que nous avons constaté ensuite n’a fait que confirmer au plan national les situations locales. » Selon la parlementaire communiste, les soignants, et tout particulièrement les urgentistes, « tiraient la sonnette d’alarme ». « Ils nous expliquaient clairement qu’en cas d’épidémie de grippe plus importante ou d’épisodes de ­canicule, ils n’avaient plus les moyens de faire face. Ils nous répétaient tous qu’ils n’étaient plus assez nombreux, et qu’il n’y avait plus assez de lits. »
« On a cassé l’outil pour des considérations comptables »

Ce tour de France des hôpitaux a confirmé également que cette situation alarmante est bien le produit des politiques menées. « La gestion actuelle par Emmanuel Macron est en cause, mais le problème remonte bien plus loin dans le temps, assure Laurence Cohen. C’est le résultat de choix politiques continus depuis trente ans. » Des décisions qui sont toutes allées dans la même direction : « Réduire le nombre de lits, le nombre de personnels. Au lieu de partir des besoins de la population, on a cassé l’outil pour des considérations comptables, dénonce la sénatrice. Par exemple, lorsque l’on constate un manque de médecins, on “fédère les moyens”. Ce qui signifie que l’on éloigne les hôpitaux des populations qui en ont besoin, et par la même occasion, on multiplie les déserts médicaux. » Lors de leur tour de France, les parlementaires n’ont pas seulement rencontré les personnels soignants. « Nous avons eu également des entretiens avec les directions d’hôpitaux. Et au bout d’un moment, 90 % de ceux que nous avons rencontrés ont fini par nous exposer les problèmes. » Impossible pour les dirigeants de structures hospitalières de maintenir leur réserve… Laurence Cohen dénonce à partir de ces constats, les politiques conduites lors des quinquennats précédents : celle de Marisol Touraine comme celle de Roselyne Bachelot. La « réhabilitation » dont cette dernière bénéficie, à propos des commandes de vaccins contre la grippe A en 2009, ne doit pas faire oublier la loi à son nom, qui a créé des groupements hospitaliers sur les territoires, au détriment des hôpitaux publics de proximité.

Grâce à leur tournée, les parlementaires communistes ont préparé un projet de loi, « plus que jamais valable ». Ils proposent 100 000 créations de postes dans les hôpitaux publics, et 300 000 sur trois ans dans les Ehpad. « Nous avons remis cette proposition de loi à Agnès Buzyn, en mains propres, dit Laurence Cohen. Nous y faisons des propositions sur tout ce qui est mis en exergue par la crise du Covid-19 , y compris sur la question de la pénurie des médicaments. » Les déclarations d’intention du président ne rassurent pas l’élue. La note de la Caisse des dépôts et consignations, datée du 26 mars, sur un plan pour l’hôpital public, révélée le 1er avril par Mediapart, n’incite pas à l’optimisme : son orientation semble clairement néolibérale.

Diego Chauvet

Le tour de France des hôpitaux qui annonçait la catastrophe sanitaire - Diego Chauvet, Jeudi, 2 Avril, 2020 - L'Humanité
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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 05:38

La pandémie de coronavirus place notre pays et l’ensemble de l’humanité face à d’immenses défis. A commencer par celui de sauver les vies menacées, de protéger toute la population. Elle révèle aussi une crise de civilisation profonde et les méfaits désastreux de décennies de libéralisme qui ont fragilisé nos services publics et notre industrie, et par conséquence notre capacité d’action face à la crise sanitaire.

La lutte contre le COVID-19 appelle à une mobilisation exceptionnelle immédiate. Elle exige aussi de transformer notre mode de développement, l’utilisation de l’argent et de créer de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les travailleurs, afin d’éviter que cette situation ne se répète et de répondre aux immenses défis à relever.

C’est tout le sens des propositions que le Parti communiste français met en débat aujourd’hui.

Covid_19 : les propositions du PCF
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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 12:55
Communiqué du PCF Finistère, 2 avril - Violences intrafamiliales – Mise à l'abri des plus vulnérables : garantir la continuité du devoir de protection de l'Etat et des collectivités et de la solidarité pendant la crise du COVID-19

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF Finistère – 2 avril 2020

« Violences intrafamiliales – Mise à l'abri des plus vulnérables : garantir la continuité du devoir de protection de l'Etat et des collectivités et de la solidarité pendant la crise du COVID-19

Le PCF 29 demande que l'Etat, la préfecture, et les collectivités (département, communes, communautés de commune) se mobilisent pour garantir la réalité du droit à l'accueil d'urgence et la mise à l'abri des plus vulnérables dans ce contexte de crise sanitaire.

La crise du Covid-19 frappe durement l'ensemble du pays. Il revient aux services de l'Etat de veiller à ce qu'elle ne soit encore plus cruelle avec les personnes et les familles qui sont déjà en situation difficile (problèmes de violences et de conflits familiaux, enfance maltraitée, précarité et difficulté à se loger). Le nécessaire confinement augmente les risques de violences intrafamiliales. Il y a urgence à répondre concrètement à cette situation.

Alors qu'elle évoque elle-même la hausse des signalements annoncée par Monsieur Castaner, la ministre Marlène Schiappa ne semble pas prendre la mesure de la gravité de la situation !Elle installe une « mission » pour « mesurer la prévalence des violences conjugales » pendant le confinement. Ce n’est pas d’une énième commission Théodule dont les victimes ont besoin mais bien de mesures concrètes, financées ! Or, sur ce point les annonces sont très loin d'être à la hauteur de la situation. De nombreux enfants étaient suivis par l'ASE en lien avec leur scolarité, d'autres étaient visités dans leur famille ou devaient être placés dans des familles d’accueil car ils/elles étaient en danger. La mise en place du confinement complique cet accompagnement indispensable pour protéger l'enfance mise en œuvre par les conseils départementaux. Il faut néanmoins mettre les moyens nécessaires pour que ces enfants puissent continuer à être protégés. Afin de répondre à l'urgence, le PCF demande que toutes les femmes et enfants identifiés par les services sociaux, l'ASE et les associations soient mis à à l'abri et en sécurité par l’État.

L'hébergement d'urgence doit aussi être garanti pour tou.tes, et sur tous les secteurs du département, notamment pour les familles, les parents avec des enfants. Le Covid-19 qui fragilise un peu plus les plus précaires ne doit pas s'accompagner d'une fermeture des possibilités d'accueil pour l'hébergement d'urgence. Plus que jamais notre société et notre département ont besoin de solidarité.

Nous sommes inquiets sur l'annonce de la création de 20 000 nuitées d’hôtel au niveau national. La réponse n'est pas à la hauteur des nouveaux besoins, notamment pour les femmes victimes de violences. De plus, quelle sera la mise en œuvre effective ? A quelle échéance sachant qu'actuellement l'offre de logement d'urgence tend à se raréfier ? Rapide calcul : cela correspond à environ 300 nuitées par département. De quoi mettre à l’abri 2 femmes pendant 90 jours. Cela nous semble très insuffisant, d'autant que les dispositifs d'hébergement d'urgence étaient déjà sous tension et ne garantissaient que partiellement le droit d'avoir un toit et la protection des sans-abris, notamment pour les migrant.es et les réfugié.es

Fédération du Finistère du Parti communiste français,

Le 2 avril 2020

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 12:13
PCF - Covid-19: Protéger la population, relever les défis de la crise

Avec la contribution « Covid-19 : Protéger la population, relever les défis de la crise » rendue publique cet après-midi, et à laquelle vous pouvez accéder avec le lien ci-dessous, le Parti communiste porte au débat public des mesures d'urgence, sanitaires et économiques, qui préfigurent des transformations profondes de notre société.

Protéger la population, c'est d'abord garantir la protection de tous les travailleurs des secteurs essentiels pour répondre aux besoins immédiats et vitaux du pays et renforcer l'hôpital public et les Ehpad. Toutes les activités économiques non essentielles doivent être arrêtées.

Cette crise nous appelle à relever d'immenses défis comme la relocalisation industrielle d'activités stratégiques, à commencer par les secteurs pharmaceutique et médical, avec des nationalisations sous contrôle des travailleurs. Ou encore le défi du développement de tous les services publics dont nous mesurons à quel point ils jouent un rôle essentiel aujourd'hui. 

A partir de ces propositions, nous lançons un appel à tous les citoyen.ne.s et toutes les forces associatives, syndicales, de gauche et écologistes pour engager un travail en commun, commencer à créer, dès à présent, des réseaux de solidarité, élaborer et mettre en œuvre les solutions les plus efficaces pour mettre un terme à cette épidémie, échanger sur le changement que nous voulons, sur la France que nous voulons, sur la société dans laquelle nous voulons vivre. Et commencer dès maintenant, toutes et tous ensemble, à la faire vivre.


Contribution du Parti communiste français – 31 mars 2020
Covid-19 - Protéger la population, relever les défis de la crise


 

La pandémie de coronavirus place notre pays et l’ensemble de l’humanité face à d’immenses défis. À commencer par celui de sauver les vies menacées, de protéger toute la population. C’est l’absolue priorité, celle qui doit guider tous les choix. Alors que l’épidémie prend de l’ampleur, chaque heure compte pour agir et faire passer l’humain avant toute autre considération. Notre vie à toutes et tous a été bouleversée par cette épidémie et par les mesures pour y mettre un terme. Nous voulons avant tout apporter tout notre soutien aux personnes touchées par la maladie et adresser nos condoléances aux familles des victimes.
à faire circuler dans tes réseaux.
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