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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 15:10
Au Sénat, le groupe communiste vote contre la loi dite sur les séparatismes (Fabien Gay, 13 avril 2021)
⭕️ J’ai voté contre le projet de loi sur le « respect des principes de la République », tout comme l’ensemble du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste ⭕️
Ce texte, qui s’est d’abord appelé « lois sur les séparatismes » avant de s’appeler « pour le renforcement des principes de la République » marque un basculement dans la relation entre la puissance publique et les cultes et modifie le caractère de la loi de 1905 de stricte séparation entre les Églises et la puissance publique. Elle modifie aussi la loi de 1901 sur les associations en demandant à ces associations de signer un contrat… pour s’engager à respecter la loi. Une garantie bien illusoire, car celles et ceux qui ne veulent pas respecter la loi se moquent pas mal de signer un papier disant qu’ils respecteront la loi… qu’aussitôt signé ils ne respecteront pas !
Ce texte créé aussi un fichier de 17 millions de personnes, puisque chaque personne qui voudra souscrire une licence dans un club sportif sera à présent soumise à une « clause d’honorabilité » sans qu’on ne sache très bien en quoi celle-ci consiste…
Mais le pire, c’est que ce texte vient dans un contexte général où une partie des droites et de l’extrême droite, bien aidés par la puissance médiatique, continue la stigmatisation et les banalisations de propos racistes envers nos compatriotes musulmans.
D’ailleurs, la séance publique au Sénat aura donné lieu, triste gloire, au concours Lépine de l’amendement le plus stigmatisant : pour la 3ème fois en deux ans, l’interdiction pour les mamans voilés d’accompagner les enfants en sorties scolaires ; l’interdiction des drapeaux étrangers lors des mariages ; les prières dans les couloirs de l’université (surtout qu’elles sont fermées depuis un an, et que le dernier incident de ce type remonte à 2015) ; couper les allocations familiales aux parents dont les enfants sont absents à l’école… La liste est longue, trop longue…
Le ministre de l’Intérieur se plaignait sur un chaîne télévisuelle du service public que l’extrême droite était trop molle. Nous espérons que la droite sénatoriale l’aura bien rassasié.
En revanche, lorsque nous avons voulu aborder « le séparatisme » entre les riches et les pauvres, et l’évasion fiscale alors que d’impôt est un devoir citoyen : ce n’était pas le moment.
Lorsque nous avons voulu parler des discriminations subies par nos compatriotes en raison de leur origine, classe sociale, couleur de peau, orientation sexuelle… et qui font que des millions de nos compatriotes ont des difficultés d’accès à l’emploi, à un logement… : ça n’existait pas, et ce n’était pas le moment.
Lorsque nous avons voulu dire que la République devait s’incarner partout, en premier lieu par nos services publics qui désertent nos quartiers populaires, nos territoires ruraux et ultra-marins, terreau de la montée de la misère, de la pauvreté et révélateur d’inégalités républicaines : pas à l’ordre du jour.
Quand nous avons voulu parler de nos relations diplomatiques avec un certain nombre de pays qui financent eux-mêmes le terrorise : le sourire était gêné.
Alors oui, la montée de l’intégrisme, de l’obscurantisme religieux et du terrorisme est une affaire sérieuse et le combattre doit être l’affaire de toutes et tous. Depuis 30 ans, d’ailleurs, quasi chaque année, le Parlement a adopté un texte accentuant toujours la surveillance. Mais cela ne suffira pas.
« Il faut bien que la société regarde ces choses puisque c’est elle qui les fait », écrivait Victor Hugo dans Les Misérables. Nous pourrions ajouter ; c’est elle qui les fait, en laissant une partie de la population sur le bas-côté, en cultivant l’entre-soi et l’élitisme, en laissant toujours plus à quelques-uns, et toujours moins à la majorité, en tuant le rêve et en excluant, en asséchant les services publics et l’éducation…
C’est à la racine du mal qu’il faut s’attaquer, au grand désordre mondial, aux guerres et à la misère qui prospère, aux sources de financements dont les petits trafics d’ici irriguent aussi le terrorisme mondial, et puis renforcer la République partout, nos services publics, les moyens dans l’éducation, pour nos associations. L’affaire est sérieuse est doit être traitée sans caricature, sans stigmatisation.
Pour toutes ces raisons, j’ai voté contre ce texte, comme l’ensemble de mon groupe.
Fabien Gay
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:37
Présidentielle 2022: le PCF reprend sa liberté (Le Télégramme, 12 avril 2021)
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:20
Voilà notre ambition et notre pari : une parole forte et sincère pour réarmer et faire grandir la gauche avec une candidature pour le monde du travail et pour la jeunesse (Bora Yilmaz)
Bora Yilmaz- sur sa page Facebook:
 
Par une mobilisation technique et collective inédite, nos 96 fédérations ont permis ce week-end la réunion à distance de 1000 délégués de toute la France.
 
Dans le strict respect des précautions sanitaires, nous avons déconfiné le débat démocratique.
 
À une très large majorité, notre conférence nationale a décidé de présenter Fabien Roussel a l’élection présidentielle de 2022.
 
Pourquoi, en pleine crise sanitaire et alors que plane lourdement la menace d’un nouveau duel Macron/Le Pen ? Une menace que nous prenons bien sûr très au sérieux.
 
Ce même week-end, une enquête d’opinion révélait qu’en l’état actuel de la situation politique, quand bien même un candidat de gauche accéderait au second tour face à Marine Le Pen, aucun ne serait susceptible de battre la candidate d’extrême-droite. Un constat terrible.
Ce ne sont pas tant ses divisions (même si elles y contribuent) qui affaiblissent la gauche que les déceptions et les colères qu’elle a suscitées ces dernières décennies, par ses renoncements à affronter les diktats du capital et de la finance toute puissante, ses renoncements à défendre les intérêts de celles et ceux qui vivent de leur travail, ses renoncements à améliorer la vie des classes populaires.
Voilà notre ambition et notre pari : une parole forte et sincère pour réarmer et faire grandir la gauche avec une candidature pour le monde du travail et pour la jeunesse, pour de nouvelles conquêtes démocratiques de la cité à l’entreprise, pour la sécurisation des parcours d’emploi et de formation, pour une réindustrialisation au service de la transition écologique, pour éradiquer la fraude et l’évasion fiscale, pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, pour une lutte implacable contre les discriminations racistes qui divisent.
Une candidature pour celles et ceux qui, toujours plus nombreux, ne participent plus, ni aux mobilisations sociales, ni aux élections.
Une candidature de la solidarité internationale face aux égoïsmes nationaux et à la concurrence entre les nations, comme nous l’avons affirmé mercredi dans le nord de notre département avec Fabien Roussel, nos amis belges, luxembourgeois et allemands, à propos des vaccins.
Voilà notre conception du rassemblement : faire grandir les mobilisations populaires et les prises de conscience autour de propositions concrètes qui répondent aux urgences et aux besoins. Faire de ces propositions le socle d’un rassemblement pour un pacte d’engagements et une majorité politique aux élections législatives.
Sans ces mobilisations populaires et sans ces prises de consciences, la question de l’union de la gauche et des écologistes en restera réduite à une parade hypocrite d’écuries présidentielles qui ne conçoivent le rassemblement que comme un ralliement à leurs champions auto-proclamés et clivants, qui ne raisonnent qu’en termes de parts d’un marché électoral qui se réduit à chaque échéance. Et elle ne trouvera aucune réponse à la hauteur de la gravité du moment dans lequel nous nous trouvons.
L’heure est grave, la tâche lourde et ambitieuse, mais c’est avec enthousiasme et détermination que les dizaines de milliers de militantes et de militants communistes vont s’y atteler dans les semaines et les mois qui viennent, comme ils s’engageront dans toutes les mobilisations sociales et tous les rassemblements pour les échéances électorales départementales et régionales.
 
Bora Yilmaz,
enseignant, élu communiste à Nancy, secrétaire départemental du PCF en Meurthe-et-Moselle, chef de file communiste sur la liste d'union dans le grand Est
(avec Hulliya Turan, adjointe communiste à Strasbourg et secrétaire départementale du PCF en Alsace).
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:17
Les communistes veulent bâtir les jours heureux du 21e siècle - Diego Chauvet et Julia Hamlaoui, L'Humanité, 12 avril
Les communistes veulent bâtir les « Jours heureux du XXIe siècle »
Lundi 12 Avril 2021 - L'Humanité

Au-delà de la question d’une candidature à la présidentielle, la conférence nationale du PCF s’est penchée sur le projet de la formation pour les échéances de 2022.

 

« Réunissons-nous, travaillons ensemble pour reprendre le pouvoir à la finance, pour reprendre la main sur nos choix économiques, pour redonner le pouvoir aux Français, au monde du travail, dans toutes les entreprises.» Comme l’a rappelé Fabien Roussel, en clôture des travaux, la conférence nationale du PCF, outre la question d’une candidature pour l’élection présidentielle, s’est aussi penchée, ce week-end, sur le programme à défendre en 2022 et les initiatives pour le faire connaître sans tarder. « Nous avons l’ambition de faire vivre ces idées, de les mettre en œuvre dans les départements, dans les régions », a insisté le secrétaire national du PCF. Les communistes veulent en effet proposer aux Français un « pacte », « d’écrire ensemble un contrat ». Un programme qui « permette enfin de sortir la santé des mains des logiques marchandes et des laboratoires pharmaceutiques », « qui nous libère du poids de la finance », et qui « ouvre enfin l’espoir pour chacun d’avoir un emploi stable, correctement rémunéré ». Au rang des priorités, le député du Nord a affirmé vouloir porter le Smic à 1 500 euros net dès 2022, accompagné d’une « hausse générale des salaires ». Lors d’un meeting numérique, dimanche, il a plaidé pour « un projet qui sorte notre pays du capitalisme, de l’exploitation des hommes, des femmes comme des ressources naturelles, qui bâtisse le programme des Jours heureux du XXIe  siècle ».

Soutenir la jeunesse

Durant cette conférence nationale, les communistes se sont particulièrement adressés à la jeunesse. Dès samedi, le secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes, Léon Deffontaines, a rappelé que «les jeunes sont les premières victimes de la crise actuelle ». « Un jeune sur 5 au chômage, 1,6 million de jeunes sans aucune solution et un retard scolaire qui s’accumule. La précarité est devenue notre quotidien, a-t-il insisté. L’abstention des jeunes n’est pas inéluctable, à condition de proposer un projet politique ambitieux et cohérent.»

Le lendemain, Fabien Roussel a pris le relais : « Quand je rencontre de jeunes travailleurs, ces ouvriers dans les usines, ces infirmières dans les hôpitaux, ces enseignants dans nos écoles, tout juste formés, entrant dans la vie active et souffrant déjà d’un manque de reconnaissance, de conditions de travail pénibles, je me dis que c’est avec eux que nous redresserons le pays, que nous construirons un modèle économique qui redonne du sens et d u contenu au travail, aux emplois et qui place le bonheur de chaque être humain, son émancipation, au cœur de tous ses choix. ».

Dix mesures majeures

Les communistes, dans le texte qu’ils ont adopté, veulent également « se donner les moyens de lutter efficacement et durablement contre le racisme et les discriminations, de construire l’égalité réelle, notamment l’égalité entre femmes et hommes ». Ils proposent au final «10 mesures majeures, pour redistribuer les richesses, donner des nouveaux droits aux salarié-e-s dans l’entreprise et sécuriser l’emploi, éliminer les violences sexistes et sexuelles, définanciariser l’économie, favoriser une autre orientation de la construction européenne, moderniser et développer les services publics, relancer notre industrie au service (entre autres) de la transition écologique , réformer la fiscalité, refonder et démocratiser les institutions de la République »…

Fabien Roussel entend approfondir ce travail sur le programme en «poursuivant les rencontres et les échanges avec les autres forces de gauche et écologistes ». Mais aussi avec tous ceux qui souhaitent y apporter leur pierre. Le site Internet lafranceencommun.fr permet ainsi de recueillir les contributions dans toutes les thématiques du programme des communistes : 17 en tout, de la transition écologique à la reconquête industrielle, en passant par de nouveaux droits pour les travailleurs.

Élection présidentielle. Le PCF fait un nouveau pas vers une candidature
Lundi 12 Avril 2021 - L'Humanité

Lors d’une conférence nationale ce week-end, les communistes se sont prononcés à 66,41 % pour proposer leur propre candidat dans la course à l’Élysée. 73,57 % des délégués ont choisi Fabien Roussel pour tenir ce rôle.

 

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF a pris des allures 2.0, ce week-end. Projetés sur un écran géant, quelque mille délégués communistes s’y sont retrouvés via un système de visio­conférence, restrictions sanitaires obligent. Une petite prouesse technique pour débattre de leur stratégie pour 2022. Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle, assortie d’un « pacte d’engagements communs » pour les législatives, qui l’a emporté à une large majorité de 66,41 %, samedi, lors de cette conférence nationale. 73,57 % des délégués ont également désigné leur secrétaire national, Fabien Roussel, comme candidat. « La situation est grave et elle nécessite d’ouvrir un espoir. L’espoir de sortir notre pays de cette crise, l’espoir de changer de politique, l’espoir pour les Français d’être enfin protégés contre cette pandémie, mais aussi contre le chômage, contre la précarité et la pauvreté ! » a lancé le député du Nord, dimanche, lors d’un meeting numérique, fustigeant un Emmanuel Macron qui « prépare déjà de nouveaux sacrifices, au nom de la dette qu’il faudra rembourser “à tout prix” ».

Opération reconquête

La veille, tout au long de la journée, comme dans la matinée de dimanche, les échanges militants ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. « Nous sommes tous d’accord sur l’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher que la finance conserve les pleins pouvoirs dans notre pays », a résumé Fabien Roussel à l’issue des discussions, samedi. Le texte adopté en fin d’après-midi estime ainsi que la présence d’un communiste dans la course à l’Élysée permettra de « changer la donne, de faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, de renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, d’initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité ». Un choix qui se présente, selon la formule de Christian Picquet en charge de la commission qui a rédigé le document d’orientation, comme une « action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse » afin « de ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés, de reconstruire la confiance ».

« Pour peser, il faut exister dans un débat présidentiel qui concentre toute l’attention », ont également insisté plusieurs intervenants face à une gauche dont « la faiblesse est due, plus qu’à ses divisions, à ses renoncements », à l’instar du quinquennat Hollande. La France insoumise, qui par la voix de Jean-Luc Mélenchon a proposé aux communistes une « alliance privilégiée pour constituer un pôle populaire de rupture », n’a pas emporté plus d’adhésion. Pas davantage que « la reproduction des politiques d’accompagnement du libéralisme » ou que « le verdissement du capitalisme », « la tentation du populisme de gauche ne permettra à la gauche de se reconstruire », a jugé Christian Picquet.  Des différences de fond entre leur programme et celui de la FI ont également été mises en avant par plusieurs délégués pour expliquer leur refus de soutenir, comme en 2012 et 2017, le leader insoumis. « La FI veut assurer la bifurcation de notre économie en lançant un plan massif d’investissement de 100 milliards d’euros, mais cette proposition épargne le patronat et la finance. Nous voulons un moratoire sur les fermetures, cessions, externalisations et délocalisations, et un plan de développement d’une vingtaine de filières pour une nouvelle industrialisation, et créer ainsi 1 million d’emploi s », a, parmi d’autres exemples, pointé Karine Trottein, secrétaire du PCF du Nord.

Un « pacte pour l’espoir »

Face au risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle et à celui d’une victoire de l’extrême droite, certains militants se sont toutefois prononcés pour une autre voie que la candidature autonome. « Il faut viser la victoire et donc chercher le rassemblement, s’il n’y a pas de perspectives pour faire gagner les intérêts immédiats des classes populaires alors c’est le désespoir », a notamment estimé Hugo Blossier, responsable du PCF de la Vienne. « Malgré la qualité de la campagne et du programme, les efforts intenses déployés lors des dernières élections européennes n’ont conduit à obtenir qu’un faible résultat », a également objecté Jacques Maréchal, secrétaire départemental de Moselle, estimant que « le pouvoir est fort de la division de ses adversaires ». Mais « l’option alternative » soumise au vote, qui proposait « d’interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée dans la clarté d’un projet de rupture », autour de « dix mesures majeures », a obtenu 29,44 % des voix (4,14 % des participants s’étant abstenus). De même, un amendement plaidant en faveur d’une « clause de revoyure » en fonction de l’évolution des débats à gauche a également été rejeté, à 65,68 %.

À l’issue des débats locaux des dernières semaines, le texte d’orientation adopté à la mi-mars par le Conseil national du PCF a toutefois été légèrement modifié. La démarche de rassemblement en vue des élections législatives est précisée. « Tout au long de l’année à venir, le Parti communiste français prendra des initiatives en ce sens, est-il écrit. Nous voulons avancer vers un socle commun fait d’idées nouvelles, s’appuyant sur les luttes du monde du travail et de la culture, de la jeunesse, des mouvements sociaux, féministes, écologistes, antiracistes, démocratiques. »  Et en vue de constituer un « pacte pour l’espoir », un appel est lancé en direction « des citoyen-ne-s, des militant-e-s syndicalistes, des actrices et acteurs des mouvements populaires, des élu-e-s locaux, départementaux, régionaux, des parlementaires ». En revanche, l’amendement défendu par le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, pour créer à cette fin dans « chaque circonscription, des “coopératives d’idées’’ et “un comité de rédaction national’’ » a, lui aussi, été rejeté à 59,18 %.

Les adhérents voteront en mai

Reste que, avec cette démarche, il s’agit de « bousculer tous les scénarios » et de « s’adresser aux forces de gauche, mais aussi aux salariés, aux syndicats, aux élus locaux, aux jeunes, à tous les Français, non pas pour parler d’une candidature unique, mais pour nous fixer un objectif : reprendre le pouvoir à la finance », a plaidé Fabien Roussel. Le secrétaire national veut « reconquérir les têtes et les cœurs » des abstentionnistes avec un projet de rupture avec le capitalisme, pour « une France et une Europe libérées des dominations et des exigences d’une classe minoritaire ». « Notre programme, notre ambition pour le pays, c’est de bâtir avec le peuple, avec la jeunesse, une république sociale, laïque, écologiste, féministe, démocratique enfin conforme aux aspirations de notre temps », a-t-il martelé, dimanche (lire ci-contre). Il a également invité les formations de gauche à « respecter » le choix de son parti et à « maintenir un dialogue utile » : « Nous ne sommes pas adversaires », a-t-il insisté.

Désormais, la balle est dans le camp de l’ensemble des adhérents du PCF qui seront à leur tour appelés à se prononcer par un vote du 7 au 9 mai. Ils auront à choisir entre les deux options débattues ce week-end et entre les candidats à l’investiture. Le Parisien Emmanuel Dang Tran et le Val-de-Marnais Grégoire Munck, qui ont chacun obtenu ce week-end 1,97 % des voix, figurent sur le bulletin de vote aux côtés de Fabien Roussel.

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:17
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:00
73,50% des délégués de la conférence nationale du PCF font le choix de Fabien Roussel comme candidat aux Présidentielles ce dimanche 11 avril

🔴 Après 2 jours de débats les délégués de la conférence du

ont voté à 73,57% pour une candidature de


"Nous sommes tous frères et sœurs d'humanité, tous égaux quelle que soient notre couleur de peau, notre religion, notre origine".

 

73,57 pour cent des 912 votants (671 voix) des délégués à la conférence nationale du PCF ont choisi Fabien Roussel comme candidat du PCF aux élections présidentielles. 22,48 pour cent d'abstention (205 voix). Samedi 10 avril, c'était 2/3 des délégués (66%, contre 30% pour l'option 2, et 4% d'abstention) qui avaient approuvé le principe d'une candidature communiste aux élections présidentielles.

L’ensemble des militants•es communistes se prononceront  les 7-8-9 mai prochain.

73,50% des délégués de la conférence nationale du PCF font le choix de Fabien Roussel comme candidat aux Présidentielles ce dimanche 11 avril
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 05:45
Revue de presse - Avec Fabien Roussel, les communistes reprennent le goût du risque (Rachid Laireche, Libération, 11 avril)

En pièce jointe, l'article de Libération, 11 avril, Rachid Laireiche

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 15:36
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021
Conférence nationale du PCF - photos de la délégation du Finistère 10 et 11 avril 2021

Photos Eug.

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 07:45
La conférence nationale a voté cette après-midi en faveur d’une candidature communiste à 66%. (30% contre et 4% d’abstention)

La conférence nationale a voté cette après-midi en faveur d’une candidature communiste à 66%. (30% contre et 4% d’abstention)

Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne

Conférence nationale du PCF - 10 et 11 avril

📲 La prouesse technologique au service du débat démocratique !
👥🗣 1000 délégués du PCF réunis pour un débat exigeant et riche sur la situation du pays et notre stratégie pour 2022.

C'est en effet 1000 camarades ont participé au niveau national à la conférence nationale du PCF. Un grand moment de démocratie dans le contexte de la crise sanitaire. A 66%, les délégués ont fait le choix d'une candidature communiste ce samedi 10 avril. Un choix très important qui sera ensuite soumis au vote de l'ensemble de nos 50 000 adhérents à jour de cotisation.

Onze camarades du PCF Finistère ont participé à cette conférence nationale comme délégués et ont apprécié la bonne tenue des débats, et la richesse des argumentaires, de part et d'autres, d'ailleurs, avec des avis différents bien sûr s'exprimant dans le parti, représentatifs de la complexité de la situation.  

Les délégués de la fédération du PCF Finistère à la conférence nationale de ce week-end, 10 et 11 avril, réunis en viséo-conférence:

Martine Carn, Eugénie Cazaux, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont, Marion Francès, Jean-Luc Le Calvez, Marie-Françoise Madec Jacob, Erwan Rivoalan (le dimanche), Monique Sithamma, Pierre-Yves Thomas.

Photos Ismaël Dupont et Enzo de Gregorio, etc

 

Prise de parole de Corentin Derrien, plus jeune élu du Finistère, a la conférence nationale du PCF:
 
"Le Conseil départemental du PCF Finistère s’est prononcé pour une candidature communiste et celle de Fabien ROUSSEL à l’élection Présidentielle.
Dans ce débat, il n’y a sans doute pas d’option sans risque, mais il y en a une dont nous estimons qu’elle est nécessaire et souhaitable : celle de présenter une candidature communiste.
Nous sommes dans une situation très compliquée. De Gaulle a réussi son coup quand il a mis en place la Cinquième République. La présidentielle est une élection très anti-démocratique, créant de la personnalisation à outrance, du pouvoir personnel, au détriment des programmes et du collectif.
Nous serions plutôt pour que le Président soit élu par une Assemblée nationale élue à la proportionnelle.
Si nous n’avons pas de candidat à cette élection, nous n’existerons pas aux yeux de nos concitoyennes et concitoyens, cela est terrible à concevoir. Cette absence dans les médias sera préjudiciable ensuite pendant six ans.
Quelle sera notre image pour les élections législatives si nous disparaissons du paysage médiatique ?
Notre candidature fera que la parole communiste sera entendue, que nos propositions, nos idées seront débattues.
La nature a horreur du vide. Une troisième absence de candidature à la Présidentielle reviendrait à nous effacer de la scène nationale.
Pourtant, nous sommes le parti qui a le plus d’adhérents, qui a en plus un corpus idéologique et un projet de société cohérents, une histoire, des valeurs, un parti organisé qui continue à combattre et à résister.
Il est essentiel de retrouver une visibilité, une lisibilité envers les électeurs pour qu’ils se réapproprient la question communiste. Comment ne pas prendre en compte l’interrogation de militants d’avoir à soutenir un candidat issu d’une autre formation.? Celle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 laisse un goût amer à bon nombre d’adhérents mais aussi à des électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus en lui.
Nous avons aussi conscience qu’une grande partie de l’électorat de gauche, du peuple de gauche comme l’on dit, souhaite un effort de rassemblement pour donner de l’espoir, donner une chance de trouver une alternative au scénario du pire en 2022, d’autant plus qu’aujourd’hui une victoire du RN n’est plus tout à fait du domaine de l’impossible.
De nombreux précédents européens existent. La gestion calamiteuse de la crise sanitaire par MACRON, les dégâts de sa politique néolibérale, les maux psychologiques du confinement, de la crise économique et sociale, l’absence ou la faiblesse du mouvement social et des échanges sociaux dans cette période renforcent cette hypothèse et cette crainte.
En même temps, quand nous regardons autour de nous, peu de forces politiques à gauche ou chez les écologistes ont l’air vraiment de vouloir sérieusement construire des ponts, de rassembler, si ce n’est derrière eux. Pourquoi serions-nous les seuls à nous effacer, alors que nous sommes le seul parti important à gauche à avoir un projet non soluble dans la social-démocratie ?
Il est peu probable que MÉLENCHON accepte de se retirer pour un autre candidat, JADOT idem.
Dans ce cas, il faudrait être d’une mauvaise foi absolue pour dire que c’est essentiellement les communistes qui minimisent les chances pour qu’un candidat de gauche soit au second tour.La candidature précoce de Jean-Luc MÉLENCHON a sans doute figé les choses et la division.
Si Fabien ROUSSEL, passe dans les médias en ce moment, c’est sans doute parce qu’il est pressenti candidat à la présidentielle. Ce peut être un très bon candidat à la Présidentielle comme Ian BROSSAT a été un très bon candidat aux Européennes. Ce sont aussi de nouvelles incarnations du PCF à faire connaître pour générer un dynamisme d’adhésion et militant.
Notre adversaire, c’est le capital. Il n’y a pas d’autre organisation politique qui mette en avant cette rupture pour une société plus juste et sociale.
C’est sur le fond des problèmes et notre projet de société que nous ferons la différence avec les autres candidats."
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Présidentielle 2022. Un pas de plus vers une candidature communiste
Samedi 10 Avril 2021 - L'Humanité

La Conférence nationale du PCF s’est majoritairement prononcée, samedi 10 avril, en faveur d’une candidature autonome à la prochaine élection présidentielle et d’un « pacte d’engagements communs » en vue des législatives.

 

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF a pris des allures 2.0 ce week-end. Projetés sur un écran géant, quelque mille délégués communistes s’y sont retrouvés via un système de visio – reliant de multiples réunions décentralisées, restrictions sanitaires obligent – pour débattre de leur stratégie pour l’élection présidentielle de 2022.

66,41 % pour une candidature autonome

Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle qui l’a emporté. Une large majorité, 66,41 %, s’est prononcée, samedi, à l’issue des travaux de cette Conférence nationale, en ce sens. Les délégués ont assorti à cette candidature un « pacte d’engagements communs », qui « inclurait des mesures immédiates, des propositions structurelles, appuyant les luttes, pour constituer une majorité de gauche à l’Assemblée nationale ».

Icon QuoteL’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen, dont personne ne veut, mais surtout empêcher la finance de conserver le pouvoir dans notre pays. Fabien Roussel

« Nous sommes tous d’accord sur l’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher la finance de conserver le pouvoir dans notre pays. Nous voulons offrir un pacte aux Françaises et aux Français pour déjouer le piège, le duel que l’on veut nous imposer. Car cinq années de plus avec la finance au pouvoir seraient dévastatrices et nous savons que c’est sur ce terreau-là que pousse l’extrême droite », a résumé le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel à l’issue des discussions, ce samedi.

 

Tout au long de la journée, les échanges ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. Le texte adopté en fin d’après-midi plaide ainsi pour une candidature communiste afin de « changer la donne, faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité ».

Icon Quote C’est une action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse qui doit être mise à l’ordre du jour pour ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés. Christian Picquet

Pour la direction du PCF, « c’est une action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse qui doit être mise à l’ordre du jour pour permettre de ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés, il s’agit de reconstruire la confiance pour une réelle transformation progressiste de la France », a assuré Christian Picquet en charge de la commission qui a rédigé le document d’orientation.

« Exister dans le débat »

« Pour peser, il faut exister dans un débat présidentiel qui concentre toute l’attention », ont également insisté plusieurs intervenants favorables à une candidature communiste face à une gauche dont « la faiblesse est due, plus qu’à ses divisions, à ses renoncements », à l’instar du quinquennat Hollande.

La France insoumise, qui par la voix de Jean-Luc Mélenchon, en amont de la conférence des communistes, leur a proposé une « alliance privilégiée pour constituer un pôle populaire de rupture », n’a pas emporté plus d’adhésion. Pas davantage que « la reproduction des politiques d’accompagnement du libéralisme » ou que « le verdissement du capitalisme », « la tentation du populisme de gauche ne permettra à la gauche de se reconstruire », a jugé Christian Picquet, plusieurs autres intervenants faisant valoir les différences de fond entre leur programme et celui des insoumis, notamment sur le financement de la Sécurité sociale, ou les mesures contre le chômage.

Alternative et « clause de revoyure » rejetées

Face au risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle et à celui d’une victoire de l’extrême droite, certains militants se sont toutefois prononcés pour une autre voie. « Il faut viser la victoire et donc chercher le rassemblement, s’il n’y a pas de perspectives pour faire gagner les intérêts immédiats des classes populaires alors c’est le désespoir », a notamment estimé Hugo Blossier, responsable du PCF de la Vienne.

 

« Malgré la qualité de la campagne menée et du programme, les efforts intenses déployés lors des dernières élections européennes n’ont conduit à obtenir qu’un faible résultat », a également observé Jacques Maréchal, secrétaire départemental de Moselle, estimant que « le pouvoir est fort de la division de ses adversaires ». Mais « l’option alternative » soumise au vote, qui proposait « d’interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée dans la clarté d’un projet de rupture », autour de « dix mesures majeures », a obtenu 29,44 % des voix (4,14 % des participants s’étant abstenus). De même, un amendement plaidant en faveur d’une « clause de revoyure » pour « ajuster et définir les positions des communistes pour les deux élections » en fonction de l’évolution des débats à gauche a également été rejeté, à 65,68 %.

Vers un « pacte pour l’espoir »

À l’issue des débats locaux des dernières semaines, le texte d’orientation adopté à la mi-mars par le Conseil national du PCF a toutefois été légèrement modifié. La démarche de rassemblement en vue des élections législatives est ainsi précisée. « Tout au long de l’année à venir, le Parti communiste français prendra des initiatives en ce sens, est-il écrit. Nous voulons avancer vers un socle commun fait d’idées nouvelles, s’appuyant sur les luttes du monde du travail et de la culture, de la jeunesse, des mouvements sociaux, féministes, écologistes, antiracistes, démocratiques ». 

En vue de constituer un « pacte pour l’espoir », un appel est lancé en direction « des citoyen·ne·s, des militant·e·s syndicalistes, des actrices et acteurs des mouvements populaires, des élu·e·s locaux, départementaux, régionaux, des parlementaires ». En revanche, l’amendement défendu par le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, pour créer à cette fin dans « chaque circonscription, des « coopératives d’idées » » et « un comité de rédaction national ouvert et transparent pour animer et garantir l’aboutissement de ce travail d’écriture à plusieurs milliers de mains » a, lui aussi, été rejeté à 59,18 %. « Cela ressemble à une superstructure, or le rassemblement ne doit pas être une initiative de sommet, mais d’abord celui des catégories populaires et du monde du travail », a notamment opposé Igor Zamichiei, responsable de la fédération de Paris et membre de la direction nationale.

Reste qu’avec cette démarche, il s’agit de « bousculer tous les scénarios » et de « s’adresser aux forces de gauche, mais aussi aux salariés, aux syndicats, aux élus locaux, à tous les Français, non pas pour parler d’une candidature unique, mais pour nous fixer un objectif : reprendre le pouvoir à la finance », a plaidé Fabien Roussel qui veut « reconquérir les têtes et les cœurs » des abstentionnistes avec un projet de rupture avec le capitalisme.

Fabien Roussel, probable candidat

Dimanche, le débat doit se poursuivre, il s’agira pour les participants de se prononcer sur le choix de leur candidat. Le député du Nord devrait emporter une très large majorité mais deux militants, l’un de Paris, Emmanuel Dang Tran, et l’autre du Val-de-Marne, Grégoire Munck, ont également fait connaître leur intention de postuler à l’investiture.

Les délégués communistes devront aussi mettre au point le bulletin de vote sur lequel sera invité à se prononcer l’ensemble des adhérents du PCF lors d’un vote prévu du 7 au 9 mai prochain. Jusqu’à ce scrutin, qui aura le dernier mot, les échanges se poursuivront au niveau local.

En attendant, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, doit prendre la parole en conclusion des travaux du week-end, ce dimanche à 12 heures, pour un meeting en direct sur les réseaux sociaux.

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:29
Corentin Derrien, ici point levé sur le marché de Morlaix, avec Walden Gauthier, plus jeune élu du Finistère, à Saint Thégonnec - Loc Eguiner, sera le référent technique de la délégation du PCF Finistère, composée de 10 représentants (9 au titre de notre nombre de cotisants + 1 membre du CN: Ismaël Dupont)

Corentin Derrien, ici point levé sur le marché de Morlaix, avec Walden Gauthier, plus jeune élu du Finistère, à Saint Thégonnec - Loc Eguiner, sera le référent technique de la délégation du PCF Finistère, composée de 10 représentants (9 au titre de notre nombre de cotisants + 1 membre du CN: Ismaël Dupont)

Enzo de Gregorio, secrétaire du MJCF Finistère (à gauche), sera présent dans la délégation du PCF Finistère à la conférence nationale

Enzo de Gregorio, secrétaire du MJCF Finistère (à gauche), sera présent dans la délégation du PCF Finistère à la conférence nationale

Les délégués de la fédération du PCF Finistère à la conférence nationale de ce week-end, 10 et 11 avril, réunis en viséo-conférence, seront Martine Carn, Eugénie Cazaux, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont, Marion Francès, Jean-Luc Le Calvez, Marie-Françoise Madec Jacob, Erwan Rivoalan (le dimanche), Monique Sithamma, Pierre-Yves Thomas.

L'AG de section du PCF pays de Morlaix (95 adhérents) réunie le 20 mars avec une vingtaine de camarades a consensuellement soutenu une candidature communiste à la présidentielle, et celle de Fabien Roussel, a été tirée une contribution collective à la conférence nationale transmise sur le site du PCF:

Pour voir les contributions sur le site national du Parti communiste français:

Il y a les contributions de nos camarades, soit à titre individuel, à titre collectif, 
 
 
Mais aussi des comptes rendus de CD et de section:
 
 
 
Contribution collective de la section de Morlaix du PCF (29, Finistère) pour la conférence nationale du Parti communiste français, 10 et 11 avril.
 
20 mars 2021:
 
Soutien à la candidature communiste de Fabien Roussel
 
La situation est très complexe et assez contradictoire pour nous.
Avant tout, il faut commencer par dire que la présidentielle est une élection très anti-démocratique, créant de la personnalisation à outrance, du pouvoir personnel, au détriment des programmes et du collectif. Nous serions plutôt pour que le Président soit élu par une Assemblée nationale élue à la proportionnelle. On est coincés par cette élection autoritaire. On donne tout pouvoir, autorité, à un homme. Même les députés n’ont plus leur mot à dire. A partir de là, qu’est-ce qu’on fait ? Cette élection marquée par l’autoritarisme, la personnalisation, tout ce qu’on rejette, est pour autant indispensable aujourd’hui pour nous pour exister, même si elle nous est défavorable.
Le contexte n’invite guère à l’optimisme et pourtant nous ne sommes pas résignés.
Nous avons conscience de l’immense danger d’un nouvel affrontement de second tour entre la droite libérale, macroniste ou LR, et l’extrême-droite des Le Pen, en 2022, des risques de marginalisation de la gauche si on devait en rester à cet éclatement des candidatures au 1er tour des présidentielles et à cette incapacité à travailler en commun un projet de majorité, de l’offensive idéologique de la droite et de l’extrême-droite partout dans le monde et en Europe, des risques pour les libertés, ce qu’il reste de notre système de protection sociale et des services publics, de nos solidarités, beaucoup de conquis sociaux et démocratiques qui doivent aux combats des communistes, notamment dans la Résistance, à la Libération, quand le parti était plus fort électoralement qu’il ne l’est actuellement.
Nous avons aussi conscience qu’une grande partie de l’électorat de gauche, du peuple de gauche, souhaite un effort de rassemblement pour donner de l’espoir, donner une chance de trouver une alternative au scénario du pire en 2022, d’autant plus qu’aujourd’hui une victoire du RN n’est plus tout à fait du domaine de l’impossible.
De nombreux précédents européens existent, et en même temps, la gestion calamiteuse de crise sanitaire par Macron, les dégâts politiques et psychologiques du confinement, de la crise économique et sociale et de l’absence ou la minoration du mouvement social et des échanges sociaux dans cette période renforcent cette crainte.
En même temps, quand nous regardons autour de nous, peu de forces politiques à gauche ou chez les écologistes ont l’air vraiment de vouloir construire des ponts, de rassembler, si ce n’est pas derrière eux. Pourquoi serions-nous les seuls à nous effacer ?
L’acte de candidature précoce et unilatéral de Mélenchon, le 3ème, a hypothéqué les possibles de rassemblement à gauche.
On nous met tout le temps dans les gencives : il ne faut pas que Marine Le Pen passe. Mais qui fait tout pour qu’il y ait un nouveau duel Macron-Le Pen ?
Par rapport à il y a cinq ans, en 2022, il y a de quoi s’inquiéter car ce n’est pas sûr que le front républicain fonctionne. On peut très bien se trouver avec une Marine Le Pen qui batte Macron.
Est-ce qu’il y a une bonne solution ? Pas sûr. Est-ce qu’il y a une moins mauvaise solution ? Oui, présenter un candidat communiste.
Il ne faut pas se leurrer : peu de chance que Mélenchon se retire pour personne, Jadot non plus. Dans ce cas, il faudrait être gonflé pour dire que c’est essentiellement les communistes qui minimisent les chances pour un candidat de gauche d’être au second tour.
Quel rassemblement à gauche, s’il n’y a pas EELV et Mélenchon ensemble
Si on veut un rassemblement, il faut un rassemblement très large. Si Fabien Roussel passe très bien dans les médias en ce moment, ou moins mal que les dirigeants et porte-paroles communistes à l’habitude, c’est sans doute parce qu’il est pressenti candidat à la présidentielle.
La situation économique, sociale, politique actuelle est grave et va probablement aller en s’aggravant. Cette situation est le résultat du renforcement des logiques mortifères du capitalisme financier et de sa domination politique. Notre adversaire, c’est le capital. C’est clairement dit. Il n’y a pas d’autre organisation politique qui mette en avant cette chose essentielle. C’est pourquoi il faut une candidature communiste. Il nous faut une campagne forte sur la réorientation de l’argent. Si on passe notre temps à ne jamais présenter de candidats aux présidentielles, on n’en représentera plus jamais.
Et la population nous dira : et bien, à quoi servez-vous ?
Nous avons le parti qui a le plus d’adhérents, qui a en plus un corpus idéologique et un projet de société cohérent, une histoire, des valeurs, non réductibles dans la social-démocratie, le social-libéralisme, le capitalisme. Nous sommes le Parti organisé qui peut continuer à combattre et à résister même si on continuait d’aller vers le pire.
Il est essentiel de retrouver une visibilité, une lisibilité, des électeurs qui se ré-habituent à se poser la question de voter pour nous, et des militants qui ne soient pas désarçonnés d’avoir à soutenir des candidats issus d’autres formations, comme Jean-Luc Mélenchon, à qui on ne fait plus aucune confiance.
Aujourd’hui, l’enjeu du renforcement organisationnel et numérique du parti semble essentiel. Les opportunités existent. D’autant que le capitalisme financier et mondialisé démontre chaque jour un peu plus, et tout particulièrement en ces temps de pandémie qui ne viennent pas de nulle part, sa nocivité. Le désir et l’espoir d’un autre monde habitent énormément de gens, et beaucoup de jeunes. Il faut y aller décomplexé sur notre volonté de rupture avec les logiques capitalistes, avec la monarchie présidentielle. Difficile d’exister si on n’est pas présent dans ces élections présidentielles.
Ou nous avons des idées ou nous en n’avons pas. Si nous en avons, la seule façon de les faire progresser et de les défendre, c’est de les partager en présentant une candidature. Il faut montrer qu’on est là et qu’on lutte. Il faut chercher à aller à la rencontre des abstentionnistes. Dans notre programme, on doit clairement remettre en cause la 5e République, réaffirmer notre volonté d’instaurer la proportionnelle, de rétablir le caractère protecteur du droit du travail, de remettre en cause les fermetures de lit à l’hôpital, la privatisation des services publics.
La candidature annoncée de Fabien Roussel nous assure une bonne présence dans les médias, et il passe très bien : il a le parler vrai, clair, qui s’adresse aux gens. Les citoyens se retrouvent dans son langage. On a un peu l’impression qu’il parle simplement comme vous et moi. Il touche les cœurs.
Notre objectif ne doit-il pas être de faire avancer nos idées le plus loin possible, et notre programme ? Nous avons besoin d’un candidat communiste pour porter notre originalité. Il faudra de toute façon respecter la décision de la conférence nationale. Une fois que c’est décidé, c’est décidé, on va de l’avant. Fabien Roussel n’est pas clivant, il s’exprime sans acrimonie, avec classe, présente des choses qui peuvent rassembler la population. En fin de compte, c’est ça qui importe.
On a avec Fabien Roussel un candidat de la jeune génération qui n’est pas complexé par l’effondrement de l’URSS, des régimes se réclamant sans doute en partie indûment du communisme. C’est un nouveau visage pour notre parti. Le parti d’une histoire faite de complexité. C’est notre histoire. Notre histoire nous colle à la peau dans la société. Il parle très humblement et avec beaucoup de justice. Il a été élu et vient d’un département d’une grande pauvreté, avec une désindustrialisation forte, il sait de quoi on parle et combat avec cette volonté. Il reste près du terrain, trois jours dans sa circonscription, présent au côté des travailleurs.
Sur la possibilité de retirer notre candidats en cours de campagne si des opportunités sérieuses de rassemblement se présentaient, les camarades sont partagés :
Certains pensent qu’on ne doit pas fermer la porte à une coalition programmatique même si c’est improbable. C’est la volonté de la grande majorité de l’électorat de gauche et cela apparaît comme la seule chance de pouvoir gagner et empêcher une nouvelle victoire de la droite, ou pire, du RN. Nous devons aussi craindre d’être distanciés dans le courant de la campagne avec des logiques de vote utile. Dire par ailleurs qu’une décision à un caractère irréductible, ce n’est sûrement pas marxiste. C’est pas au plus faible d’aller vers le fort. Il faut qu’on se montre, qu’on soit visible, et après on viendra nous voir, et il sera temps de se poser les questions.
D’autres pensent qu’on ne peut pas dire : on présente maintenant une candidature, mais à 4 ou 5 mois des présidentielles, ou à la dernière minute, on la retirera pour se mettre d’accord, en fonction des sondages. Ça ce n’est pas politique, c’est politicien. Il y a une question de crédibilité. On a un programme et un projet différents ou pas. Qu’est-ce qu’on fait pour compter à nouveau ? Pour exister dans le rapport de force ?
Des camarades se posent la question de la capacité à absorber le coût financier de la candidature aux présidentielles. D’autres disent qu’il faut nuancer la revendication de la proportionnelle intégrale qui pourraient aussi, dans l’état actuel des forces, nous exclure du jeu parlementaire et donner 30 % des députés à l’extrême-droite. D’autres craignent une absence de discipline collective au sein du parti avec des élus et des militants appelant à voter et soutenir Mélenchon contre le candidat communiste désigné par une majorité du parti, si c’est le cas début mai, avec un risque de brouillage de notre entrée en campagne.
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