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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 06:36
Netanyahu ouvre les portes de la Knesset aux suprémacistes racistes juifs (Michel Muller, membre du collectif Palestine du PCF)

Le résultat final du scrutin législatif du 23 mars en Israël - le quatrième en deux ans - donne 30 sièges au Likud de Benyamin Netanyahu, soit 6 de moins que lors de l'élection précédente en mars 2020. Procédant à de savants calculs de différentes combinaisons, le quotidien Haaretz - ainsi que plusieurs autres journaux, avec des proportions légèrement différentes - estime que le bloc "pro-Netanyahu" ne rassemble que 52 sièges tandis que les "anti" affirmés à ce jour seraient au nombre de 57 avec à leur tête le "grand nouveau champion" le parti Yesh Atid avec 17 sièges, lequel ne pourrait rassembler que 45 soutiens selon les décomptes à l'issue des consultations du président israélien, Reuven Rivlin.

Dans ce contexte, et pour parer à toute éventualité, le fils aîné de Netanyahu, Yair a commencé à "twitter" sur l'air de Trump de "l'élection volée". Toutefois, s'il est un fait que le Premier ministre sortant n'a pas, pour le moment, de majorité gouvernementale, il est autant vrai que l'"opposition" qui brille par son caractère hétéroclite et même antagonique est loin de pouvoir s'unir autour d'un quelconque objectif commun si ce n'est, peut-être, de se débarrasser de Netanyahu.

L'apparence de ce scrutin, telle qu'elle est présentée généralement, est donc qu'il s'agissait d'un vote pour ou contre Netanyahu d'où, dit-on, avec une « absence de clivage gauche-droite », puisque l'on retrouve dans l’ « opposition » des partis de centre gauche comme Yesh Atid (ce qui reste de vague héritage du mouvement dit des tentes de 2011), de centre comme Kahol Lavan (Bleu-Blanc de Benny Ganz), des travaillistes, de la Liste jointe - à laquelle participe le Parti communiste israélien -, la Liste arabe unie - islamiste -, l'extrême droite nationaliste Ysrael Beiteinu et la droite religieuse comme le Shas.

Cette apparence recouvre, en fait, d'une chape de silence et d'occultation la question fondamentale de l'occupation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est et de l'emprisonnement de la Bande de Gaza. En l'absence de situation conflictuelle active susceptible d'inquiéter la population, le sort qu'il faudrait réserver aux territoires occupés n'a pas été un enjeu. La bantoustanisation de la Cisjordanie avec son cortège de crimes de guerre quotidiens, de spoliations de terres et d'exaction des colons n'a pas eu d'incidence sur le choix de vote de la très grande majorité des électeurs. C'est sur la négation de cette question existentielle - tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens - que le courant politique dominant a en quelque sorte fabriqué une « réalité alternative », virtuelle, sur laquelle Netanyahu vogue avec la désagrégation de la conscience politique de la grande masse des Israéliens. « Il me semble que nous avons perdu la boussole morale qui était avec nous depuis l’indépendance de l’État jusqu’à aujourd’hui. La boussole des principes et valeurs fondamentales que nous nous sommes engagés à défendre » avait déclaré Reuven Rivlin le 12 octobre dernier dans un discours à la Knesset.

Et c'est dans ce contexte de cécité collective dominante que le chef du Likud et ses acolytes d'autres formations se partagent le pouvoir depuis près de vingt ans qu'ils considèrent comme étant leur propriété de droit divin.

De ce fait, Netanyahu peut se targuer de plusieurs « succès ».

Il est ainsi parvenu à briser l'élan de l'un des plus sérieux espoirs de retrouver des projets d'avenir viables qu'incarne la Liste jointe, dirigée par le communiste Ayman Odeh, en ce sens qu'elle est l'expression progressiste d'une aspiration à la citoyenneté, à l'égalité de droits, des habitants palestiniens et juifs de l’État d'Israël.

Dès sa proclamation en 1948, les dirigeants de cet État ont systématiquement fait en sorte que cette exigence reconnue dans le document fondateur, ne soit pas mise en pratique dans la réalité. Les villes à majorité palestinienne ont été systématiquement victimes de sous-investissements de toutes sortes tant dans les domaines économiques, sociaux, politiques et notamment de sécurité publique. La révolte des communautés arabes (20 % de la population d'Israël) contre la multiplication des agressions et des assassinats, mais aussi, dans le même temps, leur aspiration à la citoyenneté à part entière avaient permis à la Liste jointe d'obtenir 15 sièges lors du scrutin du 2 mars 2020, la plaçant ainsi en troisième position à la Knesset et en capacité d'influer sur le processus législatif.

Ce qui était totalement insupportable pour la droite hégémonique.

Jouant à fond la démagogie selon laquelle il comprenait les colères des Palestiniens d’Israël et qu'il leur viendrait en aide, Netanyahu - l'année précédente, il avait hurlé au "coup de force arabe dans les bureaux de vote" - a courtisé les fractions les plus conservatrices de la communauté. Il a conforté Mansour Abbas et sa Liste arabe unie dans son choix de rompre son alliance avec la Liste unie pour se lancer, seul, dans la compétition électorale. Le numéro 2 de ce dernier, l'ex-maire de Sakhim, Mazen Ghanayim a affirmé que sa formation était prête à agir pour tout ce qui était bon pour sa clientèle et que son mouvement était prêt à s'allier avec quiconque allait dans le sens de l'amélioration des conditions de vie de son « public » et ceci même au niveau gouvernemental. Comme les partis ultra-orthodoxes juifs, pour qui la halakha doit être la loi suprême pour les Juifs, les chefs de la Liste arabe affirment que leur objectif est la mise en pratique de la charia par les Arabes. Ce courant existe de longue date : il se rattache directement à la mouvance des Frères musulmans (dont le Qatar est actuellement le protecteur) et s'appuie sur les éléments les plus traditionalistes et patriarcaux de la communauté palestinienne d'Israël. Mais son succès relatif repose également sur la colère de la communauté palestinienne contre les inégalités dont elle est victime.

Il semble en outre qu'une fraction de la jeunesse palestinienne peu politisée a voté pour la Liste arabe. Les accords Abraham de relations diplomatiques avec des monarchies du Golfe ont créé l'illusion d'une porte qui s'ouvrait enfin sur un monde arabe rêvé et interdit jusqu'à présent. Le vote contre ces accords par la Liste jointe a été exploité contre elle par Mansour Abbas.

Ceci étant, il est un fait, qu'à la faveur d'un revirement électoraliste, Netanyahu (qui s'est fait appeler "Abu Yair" - père de Yair - lors de sa tournée chez les communautés bédouines du Negev) a fait définitivement sauter un tabou non-dit - une bataille déjà menée avec succès lors du scrutin de l'an dernier par la Liste jointe - la négation par l'isolement politique du droit des Palestiniens d’Israël à une citoyenneté à part entière comme leurs compatriotes juifs. Mais il l'a fait de la pire manière en faisant élire quatre députés islamistes et en faisant croire à Mansour Abbas qu'il pourrait prétendre être un "faiseur de rois" au même titre que d'autres politiciens chasseurs de faveurs.

La "réussite" majeure de Netanyahu, en sa qualité de parrain du fondamentalisme intégriste juif, est d'avoir fait entrer dans la Knesset l’extrême droite raciste, antiféministe, anti-LGBT et fascisante juive en lui permettant d'obtenir 6 sièges (avec un septième au sein de sa propre liste, celui attribué à Ofir Sofer), ceci d'ailleurs au détriment des partis religieux "traditionnels" dont au moins 10% d'électeurs - habituellement captifs - jeunes ont "choisi la liberté". Ce faisant, cette nouvelle ultra-droite, dont l'idéologie est générée par le trumpisme - et largement financée par des structures libertariennes comme la fondation des frères Koch -, est devenue hégémonique dans l'opinion publique. Et dans un même mouvement "populiste", la culture politique des colons en Palestine occupée est devenue dominante et est agréée par la majorité de la société israélienne, soit 70% des électeurs. Dans ce sens, on peut d'ailleurs estimer que Netanyahu et consorts ont participé au parachèvement d'un processus enclenché par la conquête et l'occupation des territoires palestiniens et arabe lors de la guerre de 1967. Leur annexion définitive avec un statut d'apartheid pour les Palestiniens, est devenue une évidence "normale".

La "nouvelle" alliance comprenant des héritiers de l'organisation Kach se nomme désormais « le parti du sionisme religieux ». Prônant le suprémacisme juif et la déportation des Palestiniens, non seulement des territoires occupés mais aussi d'Israël - "la terre des Juifs de la Méditerranée au Jourdain" - ses chefs ont fêté leur succès d'une manière tonitruante. Itamar Ben Gvir l'un des deux chefs de l'alliance avec Bezalel Smotrich, est un disciple du rabbin Meïr Kahana, fondateur du parti raciste Kach. Cette formation avait été classée "terroriste" en Israël comme aux États-Unis après l'assassinat en 1994 de 29 Palestiniens dans le lieu saint juif et musulman, dit le "Tombeau d'Abraham", à Hébron, par l'un de ses disciples, Baruch Goldstein que Ben Gvir n'hésite pas à qualifier de "héros". En France, elle se manifeste sous le nom de Ligue de défense juive (LDJ).

Dès avant l'annonce des premiers résultats, Ben Gvir a proclamé que Netanyahu avait besoin de sa présence au gouvernement et qu'il souhaitait être le ministre de la Défense « de la Galilée et du Negev » - c'est-à-dire des régions essentiellement habitées par des Palestiniens d’Israël. Une fois élu, il a affirmé qu'il expulserait « uniquement » les Arabes « déloyaux » - autrement dit tous ceux qui ne feraient pas allégeance en prêtant serment à « l’État-nation juif » - tout en laissant entendre que l'on pourrait transformer ces zones en bantoustans puisque son objectif était de « protéger les résidents des zones périphériques qui souffrent d’une recrudescence non traitée de la criminalité arabe ». Il a été entendu : mercredi soir ses nervis ont vandalisé des dizaines de voitures de Palestiniens d’Israël à Kfar Qassem et "tagué" le slogan "l'expulsion ou la mort". Ce même 7 avril, à la veille de la commémoration mémorielle de la Shoah, s'adressant à la Knesset au député de la Liste jointe Ahmad Tibi, Bezalel Smotrich a affirmé : « Un vrai musulman doit savoir que la Terre d’Israël appartient au peuple juif, et (...) les Arabes comme vous qui ne le reconnaissent pas ne resteront pas ici. » « Du bist ein Rassist [Tu es un raciste] », lui a répondu Ahmad Tibi.

« Il n'y a plus de question palestinienne » est devenu un mot d'ordre largement popularisé. Et c'est là la troisième performance de Netanyahu. Dans l'immédiat, il projette ainsi de faire légaliser les « avant-postes » coloniaux en Cisjordanie. Il s'agit d'implantations, souvent construits en dur, de colonies que des sionistes religieux installent sur des terres appartenant à des Palestiniens qu'ils terrorisent sous le regard indulgent et complice des troupes d'occupation. Cette manière de reprendre de plus belle le processus d'annexion rampante est l'un des objectifs que Netanyahu va vendre aux partis qu'il courtise en échange d'une majorité à la Knesset. Ce qui, malheureusement, va de soi désormais pour l'opinion israélienne majoritaire, d'autant que les grands partis du « centre-gauche », trop couards de perdre des voix, sont restés totalement muets quant à la recherche d'une solution de paix et, éventuellement, de la coexistence de deux États. Un thème uniquement déployé par la Liste jointe qui s'est battue sur ces deux fronts intrinsèquement liés : la défense et la promotion des droits des Palestiniens d’Israël et celle de la fin de l'occupation des terres palestiniennes.

Pour les commentateurs reconnus médiatiquement, Netanyahu, par sa stratégie tous azimuts a participé à une sorte d’érosion (et de multiplication du nombre, treize actuellement) des partis à la Knesset - y compris le sien, en dégât collatéral - afin de ne pas avoir d'adversaire sérieux et, de ce fait, de pouvoir demeurer Premier ministre. Pour lui, il s'agit d'une obligation incontournable pour ne pas tomber dans la déchéance judiciaire du fait de multiples accusations de corruption. Ceci étant, la décomposition en un État illibéral - précurseur d'un État fasciste selon Haaretz - de ce qu'il est aujourd’hui encore, de bon ton d'appeler la démocratie israélienne, est bien en marche.

Le président Rivlin a désigné, mardi 6 avril, Netanyahu pour tenter de former un gouvernement. Ce faisant, ce personnage issu du Likud, accorde à « Bibi » quoi qu'on en dise, 28 jours de liberté d'initiative, auxquels il pourra ajouter deux semaines de plus. Le Premier ministre sortant est d'autant plus dangereux qu'il se sent en difficulté, alerte Haaretz : « Nous découvrirons un Netanyahu que nous n'avons jamais vu auparavant ; plus désespéré et dangereux que jamais, sans qu'on ait rien pour le maintenir sous contrôle. »

C'est ainsi que le bruit court que Netanyahu pourrait se faire nommer président de l’État par la Knesset. En effet, il se murmure à Tel Aviv que cette manœuvre - le mandat de 7 ans de Rivlin s'achève cet été - permettrait de lui ouvrir une "porte de sortie" tout en s'en débarrassant. Certains élèvent contre ce projet l'objection que « ce serait donner une bien piètre image d'Israël au reste du monde' », au point que le groupe travailliste (7 députés) vient de déposer un projet de loi pour contrer cette hypothèse. « Mais est-ce une préoccupation accessible aux fanatiques aveuglés majoritaires à la Knesset ? », répond-t-on.

Les semaines qui viennent vont être l'occasion d'un spectacle d’âpres et souvent sordides marchandages pour rassembler une majorité autour de Netanyahu. Le cas échéant, le premier acte du "roi d’Israël" sera de mettre fin à l'indépendance des juges suprêmes - à l'instar de ses collègues polonais et hongrois, Mateusz Morawiecki et Viktor Orban - afin de pouvoir se couvrir de l'immunité, en faisant voter une législation autorisant la Knesset à casser une décision de justice. Si Netanyahu échoue, ce sera le tour de Yair Lapid, le chef du deuxième parti de la Knesset, Yesh Atid. Il est déjà quasiment certain qu'il ne pourra pas rassembler une majorité face à l'arrogance de la droite extrémiste.

Ira-t-on alors vers un cinquième scrutin législatif ? Une coalition autour de Netanyahu serait-elle impensable ? comme croit pouvoir l'affirmer le Times of Israel en remarquant cependant : « Ajoutez à ce cauchemar ingouvernable le fait que cette nouvelle coalition comprend l’extrémiste kahaniste Itamar Ben Gvir et le militant anti-LGBT Avi Maoz, (du parti ultra-religeux Noam - ndr), deux représentants de la frange la plus radicale de la droite de la vie politique israélienne que Netanyahu a contribué à faire entrer au Parlement, et la « victoire » commence à ressembler à une déroute. »

Michel Muller
membre du Collectif Palestine du PCF

L’engagement de quatre députés de la Liste jointe

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Le 6 avril dernier, lors de la prestation d’allégeance à l’État et à la Knesset, quatre des six députés de la Liste unie (Joint List) ont pris l'engagement solennel, en lieu et place du serment habituel, d'agir contre l'occupation, l'apartheid et le racisme. La parlementaire Aida Touma-Suleiman, de Hadash (Parti communiste d'Israël) a ainsi fait le serment suivant : « Je m’engage à combattre l’occupation ». Ofer Cassif également membre du Hadash a quant à lui déclaré : « Je m’engage à lutter contre le racisme et les racistes. » Les quatre élus ont été expulsés de la Knesset par la police. Ils sont sous la menace de lourdes sanctions, y compris d'être contraints au silence.

Trois jours plus tard, Ofer Cassif, "le seul député juif de la Liste unie", précise la presse de Jérusalem, participait à la manifestation organisée chaque vendredi à Jérusalem-Est contre l'expulsion de leur logement de familles palestiniennes au profit de colons, dans le quartier de Sheikh Jarrah.

Agressé par des policiers réprimant la manifestation, alors qu'il leur avait indiqué qu'il était membre de la Knesset, Ofer Cassif a été violemment frappé et jeté à terre où les coups n'ont pas cessé. "Dans un clip, on peut voir un officier mettre un genou sur le visage de Cassif alors qu’il est au sol" constate le Times of Jerusalem. « Un policier m’a donné un coup de poing au visage et a cassé mes lunettes. Ils m’ont traîné sur le sol et même lorsque j’étais allongé sur le sol, ils ont continué à me frapper. Deux policiers m’ont insulté et n’ont pas laissé l’ambulancier qui était là s’approcher de moi. », a indiqué Ofer Kassif en constatant : « Ce n’est pas la violence contre un député qui est le problème principal ici, c’est la brutalité policière continue contre tous les manifestants ». Sa collègue, Aida Touma-Sliman, a fait observer que la police avait le « feu vert » du gouvernement pour agir violemment. « Ofer a été attaqué par le même gouvernement et la même police qui tentent agressivement d’imposer le régime de l’occupation et des colons à Jérusalem-Est », a-t-elle précisé.

Michel Muller
membre du collectif Palestine du PCF

Aida Touma-Suleiman née le 16 juillet 1964 est une militante communiste et féministe, journaliste et femme politique arabe israélienne, députée à la Knesset depuis 2015.

Aida Touma-Suleiman née le 16 juillet 1964 est une militante communiste et féministe, journaliste et femme politique arabe israélienne, députée à la Knesset depuis 2015.

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 06:00
Jacqueline Héré - Ismaël Dupont - les élus départementaux (vice-présidents PS) Marc Labbey et Marie Gueye, et Yohann Nédelec, secrétaire fédéral du PS - Photo Jean-Yves Cabon: Brest, 16 avril 2021

Jacqueline Héré - Ismaël Dupont - les élus départementaux (vice-présidents PS) Marc Labbey et Marie Gueye, et Yohann Nédelec, secrétaire fédéral du PS - Photo Jean-Yves Cabon: Brest, 16 avril 2021

Signature de l'accord entre le PS et le PCF pour les Départementales dans le Finistère (photo Jacqueline Héré)

Signature de l'accord entre le PS et le PCF pour les Départementales dans le Finistère (photo Jacqueline Héré)

Cet après-midi, socialistes et communistes ont conclu un accord pour le 1er tour des élections départementales dans le Finistère, dans le cadre d'un élargissement de la majorité "Finistère et solidaire", de manière à garder le département à gauche (il l'est depuis 1998) dans un contexte de crise où cette collectivité au cœur des solidarités est si importante. C'est la première fois qu'un tel accord intervient.

Cet accord - dans la lignée des municipales et de ce qui se passe dans les autres départements bretons - devrait permettre de gagner des élus communistes au département et de faciliter la réélection d'une majorité à gauche.

Il est basé sur plusieurs grandes orientations explicitement mentionnées:

1. Répondre à l'urgence sociale

2. Engager la transition écologique

3. Être plus encore la collectivité des solidarités

4. Renforcer l'accueil des mineurs non accompagnés

5. Défendre les services publics, notamment pour les EHPAD

6. Contribuer à un renouveau démocratique.

Le PCF présentera avec le PS, et des citoyens de gauche s'inscrivant dans cette dynamique majoritaire, des candidats dans les cantons de Brest-1 (Bellevue-Lambezellec), Morlaix, Pont-de-Buis, Pont L'Abbé, et peut-être encore dans un cinquième canton encore à déterminer en fonction de l'évolution des discussions.

Le PCF présentera aussi des suppléants dans plusieurs autres cantons.

Cet accord intervient après 6 mois d'échanges, en multilatérale sur 2 réunions, et ensuite avec le PS, et d'autres organisations, en bilatérale, pour tenter d'avancer vers l'union.

Cette volonté d'accord portée par le conseil départemental du PCF comme par celui du PS, et les élus de la majorité sortante, marque pour les communistes une double ambition politique:

1. garder nos collectivités bretonnes (Bretagne, Finistère) à gauche à l'issue des élections du 27 juin en faisant le choix du rassemblement avec les majorités sortantes à dominante PS actuellement, majorités sortantes qui sont les mieux placées pour gagner et résister à la droite, mais aussi

2. conquérir plus d'espace pour influencer les décisions dans le sens des idées communistes pour la participation citoyenne, des collectivités aux services des besoins sociaux, la réduction des inégalités, le service public, la primauté de l'humain, en faisant élire des élus communistes utiles aux habitants au Département du Finistère comme à la Région Bretagne.
Face à Macron, à la menace du RN, avec la fragmentation de la gauche et son affaiblissement, il faut faire front commun si on veut que tout ne soit pas balayé par la droite (l'ancienne ou la nouvelle) et l'extrême-droite, et si l'on veut montrer qu'une gauche de justice sociale peut encore être le meilleur allié des intérêts de la population, tout particulièrement des classes populaires.

Si les électeurs en décident ainsi, cet accord pourrait nous amener à gagner 4 conseillers départementaux communistes dans le département du Finistère, élus sur des binômes de rassemblement et d'union de la gauche.

 Le fait que les élections régionales soient le même jour que les élections départementales a aussi favorisé une volonté de travailler sur une stratégie claire et cohérente d'union, sans "géométrie variable", sachant que dans les autres fédérations bretonnes il y avait aussi la volonté de conserver ou de reprendre les départements à gauche et de gagner des élu.e.s communistes.

Pour un Finistère toujours plus solidaire

Il y a encore quelques années, l’existence même des Conseils départementaux était remise en cause. Le rôle qu’ils ont joué dans la crise sanitaire prouve pourtant à l’évidence qu’ils sont au contraire indispensables pour notre cohésion sociale.

Nous demandons des moyens financiers pour les départements, qui soient la garantie de leurs capacités assumer leur mission sociale, de service public et d’égalité d’accès aux droits.

Dans le Finistère, la majorité départementale de gauche a démontré qu’il est possible d’allier solidarité, attractivité, développement durable, promotion du service public et démocratie.

Les prochaines élections départementales interviendront dans un contexte totalement inédit. L’absence d’anticipation du gouvernement peut faire craindre une très forte abstention. Plus que jamais, l’union de la gauche est nécessaire. La fédération du Finistère du PS et la fédération du  PCF  ont décidé de passer du discours aux actes et ont signé un accord électoral afin de renforcer encore la majorité de gauche du Conseil départemental du Finistère.

L’objectif commun est bien, pour l’ensemble des candidat-es qui se présenteront sous l’étiquette de la majorité départementale, de renforcer, d’améliorer et d’amplifier les politiques mises en œuvre dans le Finistère depuis de longues années déjà.

 

Répondre à l’urgence sociale

La crise sanitaire a accentué ou révélé des situations sociales dramatiques faisant passer le nombre d’allocataires du RSA de 18 à 20 000 en quelques semaines.

Le prochain mandat devra voir un renforcement des moyens du Conseil départemental en particulier dans les domaines de la protection de l’enfance en danger ou de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Plus que jamais, les départements de gauche, et nous souhaitons qu’ils soient encore plus nombreux au soir du second tour des départementales, doivent revendiquer la possibilité d’expérimenter le revenu de base et la possibilité pour les 18/25 ans de percevoir le RSA.

En lien avec les autres collectivités, le département devra apporter une attention particulière à toutes celles et tous ceux qui ont été obligé de cesser leurs activités : restaurateurs, intermittents du spectacle, professionnels du tourisme et des loisirs, commerçants…

 

Engager la transition écologique

Si elle est passée au second rang des préoccupations, l’urgence climatique s’impose pourtant à nous. La promotion du développement durable est inscrite dans l’adn du Conseil départemental du Finistère puisque, sous l’impulsion de Pierre Maille, il fut l’un des premiers départements de France à se doter d’un agenda 21.
Toutes les politiques engagées autour du pacte alimentaire territorial, de l’aide à l’installation des agriculteurs ou du développement des circuits courts seront poursuivies et amplifiées.

Il en va de même pour les transports avec la plateforme https://ouestgo.fr qui doit encore monter en puissance, ou le schéma vélos qui ne demande qu’à se renforcer. Il va de soi que le Conseil départemental interviendra avec détermination pour redonner au transport ferroviaire la place qui lui revient.

 

La collectivité des solidarités

Au cœur de l’action du Conseil départemental se trouvent la promotion et la défense des solidarités. Elles peuvent s’exercer envers nos concitoyennes et nos concitoyens les plus fragiles ou envers les territoires.

Cette recherche permanente d’égalité envers l’ensemble des Finistériennes et des Finistériens est plus que jamais indispensable. Elle passe par un approfondissement des méthodes de participation et d’évaluation des politiques, déjà mises en place.
Elle passe aussi par une exigence d’équité de la part de l’Etat qui a trop tendance à se défausser sur les collectivités locales et à les laisser prendre à leur charge des dépenses qui relèvent de la solidarité nationale.

L’accueil et l’accompagnement des mineurs non accompagnés (MNA) seront renforcés.

Handicap : augmenter le nombre de place d’accueil dans les IME, réduire les délais d’attente, être attentif à l’amélioration de la qualité des internats, augmenter les moyens de la MDPH. Simplifier les démarches administratives pour les personnes en situation de handicap et mieux les accompagner pour leur faire connaître les dispositifs auxquels ils ont le droit et leur permettre d’en bénéficier.

Services publics partout

Cette solidarité ne peut s’exprimer qu’à travers un service public assuré par des agents dévoués et entièrement mobilisés dans la défense de l’intérêt général. Nous aurons à inventer de nouveaux outils de concertation afin d’échanger encore plus avec celles et ceux qui mettent en œuvre les politiques du département dans le comité départemental d’action sociale, les collèges, les routes….

L’accès de l’ensemble des Finistériennes et des Finistériens à ces services publics doit être garanti et amélioré en prenant garde que le développement du numérique ne se traduise pas, pour certains, par une forme d’exclusion.

Les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Finistère sont, et resteront, quasi-exclusivement publics. C’est un enjeu essentiel pour permettre à toutes les personnes âgées qui en ont besoin d’être hébergées correctement.

Un accueil des personnes âgées dépendantes de qualité passe aussi par une revalorisation des salaires des métiers de l’aide à la personne, ainsi que par un travail autour de la formation initiale et continue.

Renouveau démocratique.

La période récente n’a pas été propice aux grands rassemblements. Et pourtant, dès que la situation sanitaire le permettra, le Conseil départemental devra reprendre son rôle de rassembleur des élu-es et des forces vives du Finistère et organiser des moments de rencontres et d’échanges.

Les comités d’évaluation des politiques du Conseil départemental sont désormais systématiques. Cependant, la qualité des diagnostics apportés peut toujours s’améliorer notamment en allant chercher les avis des personnes les plus éloignées de l’action publique.

L’expérience « paroles de jeunes » illustre parfaitement la démarche qui doit être celle d’une collectivité locale du 21e siècle : élaborer les dispositifs avec les usagers.

Pour mettre en œuvre ce projet, la fédération du Finistère du Parti socialiste et la fédération du Finistère du Parti communiste ont passé un accord électoral qui prévoit que des candidat-es titulaires communistes et de progrès représenteront la majorité départementale au moins dans les cantons de Brest 1, Morlaix, Pont de Buis et Pont l’Abbé. Le Parti socialiste apportera son soutien aux candidats communistes et de progrès et le Parti communiste apportera le sien aux candidats présentés par le PS et les candidats issus de la société civile.

Les désignations des suppléant-es interviendront plus tard.

Fait à Brest le 16 avril 2021

Le Télégramme, 17 avril 2021

Le Télégramme, 17 avril 2021

Ouest-France, 17 avril 2021

Ouest-France, 17 avril 2021

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:30
Le Télégramme Concarneau, 16 avril 2021

Le Télégramme Concarneau, 16 avril 2021

Enzo de Gregorio et le mouvement des Jeunes Communistes du Finistère ont écrit aux maires d'un certain nombre de communes du département pour qu'ils s'engagent pour la libération du leader palestinien embastillé Marwan Barghouti en donnant par exemple un nom de rue à ce Parlementaire palestinien très populaire emprisonné depuis 2002 par Israël.

Le Télégramme du jour.

Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti

Message de Enzo de Gregorio pour le MJCF 29 
 
Dans le cadre de la semaine des prisonniers palestiniens cette semaine, la JC  travaille à la signature massive de la pétition pour Marwan Barghouti.
 
Mercredi, nous fêterons un triste anniversaire, le 15 avril 2002, Marwan Barghouti était emprisonné par Israël. Marwan est le premier membre du parlement palestinien arrêté par Israël. 
 
Le 20 mai 2004, après un procès à charge, il est condamné à 5 peines de réclusion à perpétuité et à 40 ans de prison. Lors de son procès Marwan Bargouthi, n'a pas reconnu le tribunal militaire israélien ni sa capacité à juger un ressortissant palestinien. 

Ce procès à largement été condamné à l'international par de nombreux observateurs, notamment le sénateur communiste Jean Claude Lefort et l'avocate Gisèle Halimi. 
 
Il est le symbole : celui d'un peuple entier que l'on enferme, mais aussi de la lutte contre la colonisation. Tout comme Mandela l'a été pour l'Afrique du Sud, Marwan Bargouthi est une figure d'espoir. L'espoir qu'un jour les Palestiniens puissent vivrent libre et unis dans leur pays.
Il sera d'ailleurs de nouveau candidat au législative en Palestine.
La libération de Marwan Bargouthi est un préalable à un processus de paix entre la Palestine et Israël. 
 
C'est pour cela que le Mouvement des Jeunes Communistes de France ce bat depuis des années pour obtenir la libération de Marwan Barghouti. 
 
Ainsi, nous vous proposons de signer la pétition du MJCF pour la libération de Marwan Barghouti.
 
Toi aussi signe la pétition qui sera remise au Ministre des affaires étrangères!
 
Ou pour le Finistère.
 
Via mail : mjcf.finistere@gmail.com
 
Fraternellement, 
 
Enzo De Gregorio, 
Secrétaire Départemental MJCF 
mjcf.finistère@gmail.com
 
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Palestine. Marwan Barghouti, le souffle d’un vent nouveau
Mardi 6 Avril 2021 - L'Humanité

En prison depuis dix-neuf ans, le dirigeant du Fatah est donné vainqueur à la présidentielle en cas de candidature. Pour les législatives, cette figure palestinienne soutient une liste dissidente.

 

Face à l’effritement de son pouvoir, la colère dans les villes et les camps de réfugiés, tant en Cisjordanie qu’à Gaza, et l’illégitimité qui le gagne (la dernière élection présidentielle palestinienne s’est déroulée en mars 2005 et les législatives en janvier 2006), le président palestinien, Mahmoud Abbas, se devait de réagir.

36 listes et une surprise

Mi-janvier, il a annoncé que le scrutin parlementaire se tiendrait le 22 mai, la présidentielle le 31 juillet et le renouvellement du Conseil national palestinien, la plus haute instance décisionnelle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le 31 août. Une décision attendue avec impatience : plus de 93 % des Palestiniens en âge de voter se sont inscrits pour pouvoir le faire.

La Commission électorale centrale palestinienne (PCEC) a fait savoir que 36 listes de candidats avaient été enregistrées pour ce scrutin à la proportionnelle intégrale où au moins deux femmes doivent être parmi les dix premiers et représenter 26 % de l’ensemble. La surprise est venue de Marwan Barghouti, la figure politique palestinienne la plus populaire.

Une détermination intacte

Condamné à cinq peines de prison à perpétuité et à quarante ans de prison au cours d’un procès totalement illégal puisqu’il était député et a été enlevé en territoire palestinien par l’armée d’occupation en avril 2002, Marwan Barghouti n’a pas cessé de lutter. Malgré ses 19 ans d’emprisonnement, il a gardé la détermination des premiers jours. Le journal israélien Haaretz va même jusqu’à le décrire comme « l’homme qui pourrait mener son peuple à l’indépendance ».

Bien que membre du Fatah, il a décidé de soutenir une liste baptisée « Liberté », qui sera dirigée par Nasser Al Kidwa, neveu de Yasser Arafat, ancien ministre des Affaires étrangères, et dont la figure numéro 2 ne sera autre que Fadwa Barghouti, son épouse. « Nous espérons que cette liste mènera à la démocratie, a déclaré cette dernière. Nous avons enregistré cette liste et nous espérons qu’elle réussira. »

La corruption gangrène le Fatah

Si Marwan Barghouti s’engage derrière une liste classée comme indépendante et ne soutient pas celle de son parti, dont il est membre du comité central (mais des rumeurs disent qu’il vient d’être exclu de la formation historique, comme c’est officiellement le cas pour Nasser Al Kidwa), c’est parce que les discussions avec Mahmoud Abbas sur la constitution d’une liste large, incluant des Fatawis (membres du Fatah) et des personnalités reconnues pour leur intégrité, n’ont pas abouti.

À l’heure où la corruption gangrène le Fatah et où cette formation est engluée dans une cogestion de l’occupation via l’Autorité palestinienne et les accords de coopération sécuritaire avec Israël, il fallait donner un signal aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza.

Les formations de gauche partent désunies

D’autant que le Hamas entend bien tirer les marrons du feu et que Mohammed Dahlan, ancienne figure du Fatah, parti aux Émirats arabes unis, devenu homme lige des monarchies du Golfe, entend bien redistribuer les cartes. Les formations de gauche partent désunies. Les communistes du Parti du peuple palestinien (PPP), avec Fadwa Khader en tête, dirigeront une liste formée avec le Fida. Mais le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) fera cavalier seul.

Selon le Palestinian Center for Policy and Survey Research, qui a effectué un sondage récemment, la participation électorale serait de 79 %. Le Hamas obtiendrait 27 % des suffrages, contre 24 % au Fatah, 20 % à « Liberté », soutenue par Barghouti, et 7 % à la liste « Avenir » de Dahlan. Dans cet affrontement de mastodontes, les partis de gauche sont crédités de peu de voix. Mais tous les regards se portent également vers la présidentielle.

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas.

Marwan Barghouti candidat écraserait ses adversaires avec 22 % des voix, contre 14 % à Ismaël Haniyeh, du Hamas, 9 % à Mahmoud Abbas et 7 % à Dahlan. Depuis plusieurs semaines maintenant, Nasser Al Kidwa a fait savoir qu’il soutiendrait la candidature de Marwan Barghouti « sans réserve et avec force ».

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas. Si l’on en croit les sondages et d’un point de vue purement arithmétique, c’est vrai.

Redonner un sens à la lutte

En termes politiques, il en va tout autrement. Nombreux sont les Palestiniens toujours attachés au Fatah en tant qu’organisation fondée par Yasser Arafat et au rôle historique évident mais peu enclins à voter pour lui au vu des figures le représentant : du vieillissant Mahmoud Abbas, 85 ans, aux jeunes (ou moins jeunes) loups qui veulent se partager une poule aux œufs d’or sans aucune initiative nouvelle capable de redonner un sens à la lutte du mouvement national contre l’occupation et la colonisation. Alors que Marwan Barghouti représente bien ce combat aux yeux des Palestiniens. La liste qu’il soutient pourrait aussi éviter une hémorragie de voix vers le Hamas.

Tout peut encore bouger

D’ici aux élections, tout peut encore bouger. Mahmoud Abbas et ses partisans vont sans doute tenter d’intégrer la liste « Liberté » dans la leur. À quelles conditions ? C’est la question. Mais déjà ils brandissent une possible annulation de la tenue du scrutin si Israël ne permet pas aux Palestiniens de Jérusalem-Est de participer aux élections.

Une condition réelle mais qui apparaît comme une ultime manœuvre de la part d’un clan au pouvoir prêt à s’entendre avec le Hamas plutôt qu’à écouter les revendications des Palestiniens. Ces derniers ont hâte de s’exprimer et attendent un signal de mobilisation et d’encouragement pour renforcer la résistance populaire.

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:53
Source: Alternatives économiques

Source: Alternatives économiques

"Nos milliardaires sont les plus riches d’Europe ! Ils totalisent la somme de 354,3 milliards d’euros. Malgré ces chiffres insolents, le Président de la République, M Macron, dit que la France est le pays qui exerce la plus forte pression fiscale... Apparemment y'a des trous dans la raquette...en tout cas, nous on paye nos impôts, en France".

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député communiste du Nord

 

***

En 2017 le monde comptait 2158 milliardaires en dollars, en 2020 ils sont 31 de plus pour atteindre 2189. La fortune de ces milliardaires a connu une hausse de leur richesse de 24% entre avril et juillet 2020 pour constituer un total de 10200 milliards de dollars.

Les 25 plus riches ont vu leur richesse augmenter de 255 milliards de dollars entre mi-mars et fin mai 2020.

Le contraste est saisissant : ceux qui sont déjà riches s’enrichissent quand les pauvres s’appauvrissent. Les entreprises licencient à tour de bras pendant que les actionnaires continueront de percevoir leurs dividendes auprès de nombreuses sociétés, démontant ainsi que la financiarisation de l’économie phagocyte l’économie réelle au profit de quelques-uns.

Comment, dans ce contexte, comprendre et accepter que le gouvernement continue de verser des aides diverses et variées à des entreprises sans exiger la moindre contrepartie en terme d’emplois, de formation ou d’investissement ?

Sans une inflexion radicale de ces politiques, ceux qui vont payer la facture de la crise sanitaire sont ceux qui n’en peuvent déjà plus, les premiers de corvée. Vont-ils se laisser faire ? les ingrédients d’une explosion sociale sont déjà réunis.

***

Lire aussi:

Une quarantaine de milliardaires français totalisent 510 milliards de dollars contre 277 milliards en 2020: et pendant ce temps, 12 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en France - Fabien Roussel, 6 avril

Comment la France est devenue vice-championne du monde de l’engraissage de milliardaires - Clothilde Mathieu, L'Humanité, 15 octobre 2020

 

Comment la France est devenue vice-championne du monde de l’engraissage de milliardaires 
Jeudi 15 Octobre 2020 - L'Humanité

Emmanuel Macron voulait plus de milliardaires en France... et les réformes payent ! Dans l’Hexagone, les plus riches s'enrichissent toujours plus et toujours plus vite. Sans contribuer à l’économie. « Un pognon de dingue » que révèlent deux rapports sur la fiscalité du capital en France et les milliardaires dans le monde. Démonstration.

 

La France : un eldorado pour les plus riches. En dix ans, la fortune des milliardaires français a tout simplement quintuplé. D’après le rapport annuel UBS-PwC, ceux-ci ont vu leur fortune augmenter de 439 % en dix ans, soit la deuxième meilleure performance mondiale (voir infographie) ! Les avoirs de Bernard Arnault, le champion de nos milliardaires nationaux, sont ainsi passés de 14,5 à 88 milliards d’euros entre 2010 et 2020, ceux des Bettencourt, mère puis fille, de 10 à 66 milliards. Enfin la palme revient à François Pinault, qui n’émargeait qu’à 943 millions d’euros en 2009 et qui est aujourd’hui à la tête de pas moins de 44 milliards d’euros ! Des montants qui devraient inciter les gouvernements à soumettre les riches, qui dépassent de beaucoup le petit cercle des milliardaires, à davantage de solidarité nationale.

 

Dividendes : + 60 % engrangés en 2018

Or, c’est tout le contraire qui se produit : la fiscalité des riches est de plus en plus « favorable ». Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron a immédiatement enfilé son costume de président des riches, avec la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en simple impôt sur la fortune immobilière (IFI) et la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30 % sur les revenus du capital. Une politique fiscale cousue main pour les premiers de cordée, visant à alléger leur fiscalité de 5 milliards d’euros pour faire ruisseler ces richesses dans l’économie réelle et favoriser in fine la croissance et l’emploi.

Résultat, en seulement un an, les versements aux actionnaires ont augmenté de 9 milliards pour atteindre 23,2 milliards en 2018, en hausse de 60 %, dont les deux tiers versés à seulement 0,1 % des foyers fiscaux. Ainsi, 1 500 foyers ont enregistré une hausse de plus de 1 million d’euros de leurs dividendes, entre 2017 et 2018. Et la tendance devrait se poursuivre, explique le rapport du comité d’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital, chapoté par France Stratégie. Puisque, en 2019, l’augmentation devrait être de l’ordre de 3 milliards d’euros.

Non, ça ne « ruisselle » pas

Or, explique l’économiste Thomas Piketty, cette augmentation des fortunes ne serait en rien dû à « de la création de richesses nouvelles », mais le résultat « de comportements d’optimisation fiscale » des hauts cadres ayant, au travers de la réforme du capital, trouvé un moyen d’échapper à l’impôt sur le revenu.

En revanche, l’organisme rattaché aux services du premier ministre botte en touche pour chiffrer l’effet des réformes fiscales sur l’investissement dans les PME. Mais, dans leur avis, les rapporteurs relèvent toutefois « qu’aucune étude empirique n’a pu, jusqu’à présent, mettre en évidence d’effets marqués à court-moyen terme sur l’investissement des entreprises ». L’étude dit en revanche avoir assez de recul pour affirmer que l’augmentation de la taxation des capitaux sous le gouvernement Hollande n’avait pas eu d’effet significatif sur l’investissement. Un sacré désaveu pour la politique de l’offre.

Dans le rapport de France Stratégie, une enquête réalisée auprès des grandes banques et des gérants de grands portefeuilles montre également qu’un tiers d’entre eux disent constater un moindre investissement dans les PME. C’est pourtant l’excuse maintes fois rabâchée pour alléger la fiscalité des riches, qui en réalité sont bien les seuls à en profiter.

Dividendes. Macron fait le bonheur des ultra-riches
Vendredi 9 Octobre 2020 - L'HUMANITE

La fiscalité mise en place depuis 2017 a fait exploser les revenus du capital des 0,1 % les plus riches.

Voilà une étude qui pourrait hâter la disparition de France Stratégie au profit du nouvellement créé commissariat au Plan, confié à François Bayrou, sans doute plus fidèle au pouvoir macronien. L’organisme placé auprès du premier ministre pour « évaluer, anticiper, débattre et proposer » les politiques publiques a publié ce jeudi un rapport qui démontre, s’il fallait encore une preuve, que la politique fiscale mise en place par Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat est au service des foyers fiscaux les plus riches, qui en ont bien profité.

Examiné dans le rapport publié ce jeudi, l’effet miroir entre les réformes fiscales de 2013 (« barémisation » des prélèvements sur les revenus du capital, instaurant une plus grande progressivité de l’impôt) et de 2017 (fin de l’ISF et mise en place du prélèvement forfaitaire unique – PFU –, ou flat tax, capant les prélèvements sur les revenus du capital) fait particulièrement mal au pouvoir en place. La note démontre qu’à la forte baisse de distribution de dividendes (de 22 milliards en 2012 à 13 milliards en 2013) sous Hollande a succédé une explosion de ces versements sous Macron : + 14 milliards d’euros en 2017, + 23 milliards en 2018. Or, deux tiers de ces dividendes ont été captés par les 0,1 % des plus riches et un tiers par les 0,01 % d’ultra-riches. Avant 2017, ces plus aisés étaient certes déjà bien servis en revenus financiers, mais dans une moindre proportion : la moitié des dividendes étaient concentrés sur les 0,1 % et un « petit » quart sur les 0,01 %.

« Plusieurs éléments laissent clairement penser que la forte hausse des dividendes reçus par les ménages en 2018 est en partie causée par la réforme du PFU, même si cet effet causal n’est pas encore scientifiquement et formellement établi », indique France Stratégie. Autre élément à charge contre l’actuelle politique fiscale, le rapport « n’observe aucun effet significatif » de la flat tax « sur l’investissement de ces entreprises », tout comme aucun effet négatif significatif n’avait été établi sur l’investissement après la réforme de 2013. La transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), laissant ainsi de côté les revenus du capital financier, ainsi que la création de la flat tax, reposait pourtant sur cet argument d’investissement des plus riches dans l’économie réelle et son effet induit, le fameux ruissellement. « Les levées de fonds de capital-investissement auprès des investisseurs particuliers plafonnent depuis 2016, après une forte progression de 2010 à 2016 », note ainsi froidement France Stratégie.

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:50
Action des Sans-papiers à Rennes - Communiqué des communistes d'Ille-et-Vilaine
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:47
Les sénateurs communistes parviennent à remettre à l'ordre du jour du Sénat le CETA: une victoire d'étape contre le déni démocratique et le scandale social et écologique des traités de libre-échange
Les sénateurs communistes parviennent à remettre à l'ordre du jour du Sénat le CETA: une victoire d'étape contre le déni démocratique et le scandale social et écologique des traités de libre-échange
✅ Victoire pour les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

👉 Notre résolution invitant le Gouvernement à inscrire à l’ordre du jour du #Sénat, le #CETA a été adopté à l’unanimité (moins une trentaine d’abstention).

✅ La bataille contre le déni démocratique et contre ce traité continue ! ✊
 
Par le vote de notre proposition de résolution, le Sénat exige l’examen du projet de loi de ratification du CETA

Le Sénat a adopté la proposition de résolution du groupe Communiste Citoyen, Républicain et Ecologiste demandant au Gouvernement de poursuivre le processus de ratification du CETA, en inscrivant le projet de loi de ratification à l’ordre du jour de la Haute Assemblée.

En effet, alors que le 23 juillet 2019, l’Assemblée nationale a adopté en urgence, le projet de loi de ratification, près de deux ans plus tard, et quatre ans après la signature de cet accord de libre-échange, au terme d’opaques négociations, ce texte n'est toujours pas soumis au vote du Sénat. Malgré de multiples interpellations, le gouvernement n’a pas à ce jour, apporté de réponses satisfaisantes.

Il ne s’agissait pas pour les parlementaires du groupe CRCE, à ce stade, de se prononcer pour ou contre le CETA, mais de faire respecter la Constitution et mettre fin au déni démocratique que constitue l’application provisoire de ce traité sans vote des parlements nationaux.

Cela est d’autant plus fondamental que cet accord s’inscrit dans la lignée d’une libéralisation effrénée des échanges, qui se traduit en délocalisations industrielles massives, et en dépendance accrue de notre pays dans des secteurs essentiels comme la pharmacie et le médicament ou le numérique.
Alors que le modèle d’une économie mondiale ultra libéralisée est remis en cause par la pandémie actuelle, l’application d’un tel traité sans ratification ni évaluation n’est plus admissible.
Face à ce vote important, le gouvernement doit, sans délai, inscrire à l’ordre du jour du Sénat, ce projet de ratification du CETA
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:40

 

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 07:55
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Message de Enzo de Gregorio pour le MJCF 29 
 
Dans le cadre de la semaine des prisonniers palestiniens cette semaine, la JC  travaille à la signature massive de la pétition pour Marwan Barghouti.
 
Mercredi, nous fêterons un triste anniversaire, le 15 avril 2002, Marwan Barghouti était emprisonné par Israël. Marwan est le premier membre du parlement palestinien arrêté par Israël. 
 
Le 20 mai 2004, après un procès à charge, il est condamné à 5 peines de réclusion à perpétuité et à 40 ans de prison. Lors de son procès Marwan Bargouthi, n'a pas reconnu le tribunal militaire israélien ni sa capacité à juger un ressortissant palestinien. 

Ce procès à largement été condamné à l'international par de nombreux observateurs, notamment le sénateur communiste Jean Claude Lefort et l'avocate Gisèle Halimi. 
 
Il est le symbole : celui d'un peuple entier que l'on enferme, mais aussi de la lutte contre la colonisation. Tout comme Mandela l'a été pour l'Afrique du Sud, Marwan Bargouthi est une figure d'espoir. L'espoir qu'un jour les Palestiniens puissent vivrent libre et unis dans leur pays.
Il sera d'ailleurs de nouveau candidat au législative en Palestine.
La libération de Marwan Bargouthi est un préalable à un processus de paix entre la Palestine et Israël. 
 
C'est pour cela que le Mouvement des Jeunes Communistes de France ce bat depuis des années pour obtenir la libération de Marwan Barghouti. 
 
Ainsi, nous vous proposons de signer la pétition du MJCF pour la libération de Marwan Barghouti.
 
Toi aussi signe la pétition qui sera remise au Ministre des affaires étrangères!
 
Ou pour le Finistère.
 
Via mail : mjcf.finistere@gmail.com
 
Fraternellement, 
 
Enzo De Gregorio, 
Secrétaire Départemental MJCF 
mjcf.finistère@gmail.com
 
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Palestine. Marwan Barghouti, le souffle d’un vent nouveau
Mardi 6 Avril 2021 - L'Humanité

En prison depuis dix-neuf ans, le dirigeant du Fatah est donné vainqueur à la présidentielle en cas de candidature. Pour les législatives, cette figure palestinienne soutient une liste dissidente.

 

Face à l’effritement de son pouvoir, la colère dans les villes et les camps de réfugiés, tant en Cisjordanie qu’à Gaza, et l’illégitimité qui le gagne (la dernière élection présidentielle palestinienne s’est déroulée en mars 2005 et les législatives en janvier 2006), le président palestinien, Mahmoud Abbas, se devait de réagir.

36 listes et une surprise

Mi-janvier, il a annoncé que le scrutin parlementaire se tiendrait le 22 mai, la présidentielle le 31 juillet et le renouvellement du Conseil national palestinien, la plus haute instance décisionnelle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le 31 août. Une décision attendue avec impatience : plus de 93 % des Palestiniens en âge de voter se sont inscrits pour pouvoir le faire.

La Commission électorale centrale palestinienne (PCEC) a fait savoir que 36 listes de candidats avaient été enregistrées pour ce scrutin à la proportionnelle intégrale où au moins deux femmes doivent être parmi les dix premiers et représenter 26 % de l’ensemble. La surprise est venue de Marwan Barghouti, la figure politique palestinienne la plus populaire.

Une détermination intacte

Condamné à cinq peines de prison à perpétuité et à quarante ans de prison au cours d’un procès totalement illégal puisqu’il était député et a été enlevé en territoire palestinien par l’armée d’occupation en avril 2002, Marwan Barghouti n’a pas cessé de lutter. Malgré ses 19 ans d’emprisonnement, il a gardé la détermination des premiers jours. Le journal israélien Haaretz va même jusqu’à le décrire comme « l’homme qui pourrait mener son peuple à l’indépendance ».

Bien que membre du Fatah, il a décidé de soutenir une liste baptisée « Liberté », qui sera dirigée par Nasser Al Kidwa, neveu de Yasser Arafat, ancien ministre des Affaires étrangères, et dont la figure numéro 2 ne sera autre que Fadwa Barghouti, son épouse. « Nous espérons que cette liste mènera à la démocratie, a déclaré cette dernière. Nous avons enregistré cette liste et nous espérons qu’elle réussira. »

La corruption gangrène le Fatah

Si Marwan Barghouti s’engage derrière une liste classée comme indépendante et ne soutient pas celle de son parti, dont il est membre du comité central (mais des rumeurs disent qu’il vient d’être exclu de la formation historique, comme c’est officiellement le cas pour Nasser Al Kidwa), c’est parce que les discussions avec Mahmoud Abbas sur la constitution d’une liste large, incluant des Fatawis (membres du Fatah) et des personnalités reconnues pour leur intégrité, n’ont pas abouti.

À l’heure où la corruption gangrène le Fatah et où cette formation est engluée dans une cogestion de l’occupation via l’Autorité palestinienne et les accords de coopération sécuritaire avec Israël, il fallait donner un signal aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza.

Les formations de gauche partent désunies

D’autant que le Hamas entend bien tirer les marrons du feu et que Mohammed Dahlan, ancienne figure du Fatah, parti aux Émirats arabes unis, devenu homme lige des monarchies du Golfe, entend bien redistribuer les cartes. Les formations de gauche partent désunies. Les communistes du Parti du peuple palestinien (PPP), avec Fadwa Khader en tête, dirigeront une liste formée avec le Fida. Mais le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) fera cavalier seul.

Selon le Palestinian Center for Policy and Survey Research, qui a effectué un sondage récemment, la participation électorale serait de 79 %. Le Hamas obtiendrait 27 % des suffrages, contre 24 % au Fatah, 20 % à « Liberté », soutenue par Barghouti, et 7 % à la liste « Avenir » de Dahlan. Dans cet affrontement de mastodontes, les partis de gauche sont crédités de peu de voix. Mais tous les regards se portent également vers la présidentielle.

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas.

Marwan Barghouti candidat écraserait ses adversaires avec 22 % des voix, contre 14 % à Ismaël Haniyeh, du Hamas, 9 % à Mahmoud Abbas et 7 % à Dahlan. Depuis plusieurs semaines maintenant, Nasser Al Kidwa a fait savoir qu’il soutiendrait la candidature de Marwan Barghouti « sans réserve et avec force ».

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas. Si l’on en croit les sondages et d’un point de vue purement arithmétique, c’est vrai.

Redonner un sens à la lutte

En termes politiques, il en va tout autrement. Nombreux sont les Palestiniens toujours attachés au Fatah en tant qu’organisation fondée par Yasser Arafat et au rôle historique évident mais peu enclins à voter pour lui au vu des figures le représentant : du vieillissant Mahmoud Abbas, 85 ans, aux jeunes (ou moins jeunes) loups qui veulent se partager une poule aux œufs d’or sans aucune initiative nouvelle capable de redonner un sens à la lutte du mouvement national contre l’occupation et la colonisation. Alors que Marwan Barghouti représente bien ce combat aux yeux des Palestiniens. La liste qu’il soutient pourrait aussi éviter une hémorragie de voix vers le Hamas.

Tout peut encore bouger

D’ici aux élections, tout peut encore bouger. Mahmoud Abbas et ses partisans vont sans doute tenter d’intégrer la liste « Liberté » dans la leur. À quelles conditions ? C’est la question. Mais déjà ils brandissent une possible annulation de la tenue du scrutin si Israël ne permet pas aux Palestiniens de Jérusalem-Est de participer aux élections.

Une condition réelle mais qui apparaît comme une ultime manœuvre de la part d’un clan au pouvoir prêt à s’entendre avec le Hamas plutôt qu’à écouter les revendications des Palestiniens. Ces derniers ont hâte de s’exprimer et attendent un signal de mobilisation et d’encouragement pour renforcer la résistance populaire.

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 06:26
Covid 19 -  Pfizer fait exploser le prix de son vaccin - Article de Thomas Lemahieu dans l'Humanité, réaction du Parti communiste
[ Indécent ]
 
⚠️Hier le Premier ministre Bulgare annonçait l'augmentation des prix du vaccin Pfizer de 12 euros à 19,50euros la dose...et ce ne serait qu'un début !!!
⛔ Combien de temps encore Allons-nous laisser les Big pharmas se faire du profit sur notre santé et nos vies??!!!
💉 🌍 💊Lever les brevets, mutualiser la production et faire des vaccins des biens communs de l'humanité c'est urgent et c'est maintenant !!!
✍ 🇪🇺 ✊ La campagne européenne #PasdeProfitsurlaPandemie continue, mobilisons-nous: https://noprofitonpandemic.eu/fr/
 
La multinationale américaine Pfizer profite de l’augmentation des commandes de vaccins pour décider d’une envolée de ses prix et passe l’unité de 12,50 à 19,50€ !
Entre la bourse et la vie les géants pharmaceutiques ont fait leur choix. On comprend pourquoi ils s’opposent farouchement à la levée des brevets.
La campagne menée à l’initiative des parlementaires communistes pour que le vaccin soit un « bien public mondial » est largement partagée à gauche et dans l’opinion publique.
Elle doit s’intensifier, jusqu’à devenir victorieuse !
Covid-19. Pourquoi Pfizer fait exploser le prix de son vaccin (et s'en vante)
Mercredi 14 Avril 2021 - L'Humanité

Le groupe pharmaceutique profite d’une demande en hausse pour gonfler le tarif de ses doses de vaccins commandées par l'Union européenne de 12 à 19,50 euros. Et ce n’est qu’un début...

 

Fort du succès de son vaccin contre le Covid-19, Pfizer en augmente le prix. D’après le premier ministre bulgare, la multinationale américaine, associée au laboratoire allemand BioNTech, fait, à l’occasion d’une nouvelle commande de l’Union européenne (UE) pour 1,8 milliard de doses – un volume faramineux qui, entre achats fermes et options, double presque à lui seul le montant des précommandes jusque-là –, passer le tarif à l’unité de 12 à 19,50 euros.

Alors que la Commission refuse depuis des mois de faire la lumière sur les prix de ses achats auprès des géants pharmaceutiques, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, brise nolens volens l’omerta. « Pfizer était à 12 euros, puis c’est devenu 15,50 euros. Et maintenant, on signe des contrats pour 900 millions de vaccins (achats fermes – NDLR) au prix de 19,50 euros. Ce qui représente 18 milliards d’euros ! Beaucoup de variants vont apparaître, et donc on aura une première injection, une deuxième, puis une troisième et une quatrième ! Cela va avoir un impact sur les budgets des prochaines ann ées. »

Les marchés financiers ramassent la mise

C’était couru d’avance, et ça se produit encore plus tôt que prévu… Depuis des mois, la multinationale, dont les dix plus gros actionnaires sont des fonds d’investissement américains, de Vanguard à BlackRock en passant par State Street et Morgan Stanley, prépare les marchés financiers à ramasser la mise de la catastrophe sanitaire mondiale.

À la mi-mars, lors d’un séminaire en visioconférence organisé par la banque d’affaires britannique Barclays, deux des plus hauts dirigeants de Pfizer ont, non sans cynisme, évoqué leurs lucratives perspectives : troisième dose à injecter face aux variants, rappel annuel de vaccination, etc.

« Les forces normales du marché... »

Mieux encore pour eux : les prix sont, parient-ils, appelés à augmenter avec le reflux du nouveau coronavirus du stade pandémique vers le stade épidémique. « Si vous regardez comment la demande et les prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché ou les forces normales du marché, relève Frank D’Amelio, directeur financier et vice-président de Pfizer. Ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins. »

Mais le patron voit la lueur au bout du tunnel : « Ce que nous croyons, c’est que les forces normales du marché ne vont pas tarder à se rebiffer. Les facteurs comme l’efficacité, la capacité de doper l’immunité deviendront encore plus déterminants, et nous voyons ça comme une grosse opportunité pour la demande de notre vaccin et pour son prix. Donc, en clair, beaucoup est à venir. »

Bientôt 150 euros la dose ?

Selon les indiscrétions, le prix du vaccin Pfizer pourrait ainsi dans les prochains mois s’envoler à 53,40 euros pour l’UE et, à l’issue de la pandémie, il se stabiliserait même autour de 150 euros pour les rappels annuels. De quoi bien comprendre pourquoi la multinationale se bat, avec l’ensemble des géants pharmaceutiques, contre toute levée des brevets sur toutes les technologies contre le Covid-19…

C’est ce privilège exorbitant que questionnent les partisans du vaccin comme « bien public mondial ». Et la lecture du rapport annuel de BioNTech, le partenaire de Pfizer, leur donne raison : les coûts de recherche et développement (R & D) pour ce vaccin n’ont pas dépassé le milliard d’euros, une somme partagée à parts égales entre les deux, alors que le laboratoire européen a reçu des aides de Bruxelles et de Berlin pour un montant cumulé de près de 445 millions d’euros.

À rebours des grands discours de Big Pharma et de ses lobbyistes, la part de la R & D est, en vérité, largement résiduelle, en comparaison des 50 à 60 milliards d’euros de chiffres d’affaires déjà engrangés pour leur vaccin par Pfizer et BioNTech. L’ONG américaine Health GAP ajuste l’estimation des mégaprofits attendus par la multinationale, qui avait annoncé l’hiver dernier une marge brute, déjà considérable, de 25 à 30 %. Les experts citoyens l’évaluent désormais entre 60 et 80 %. Et d’interroger, brutalement : « Le président Biden et les autres dirigeants des pays riches vont-ils laisser la cupidité provoquer plus de fosses communes encore ? »

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 14:11
Philippe Rio, maire communiste de Grigny, maire de classe mondiale (L'Humanité, 12 avril 2021)
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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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