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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:20

 

J’ai la mémoire qui flanche… (complainte à plusieurs voix)

 

Curieux spectacle à l’Assemblée Nationale où, lors des questions au gouvernement, on voit régulièrement les députés de droite et du centre reprocher vivement au gouvernement l’état déplorable de notre pays dans de nombreux domaines (dette, justice, sécurité ,chômage, misère, économie, casse de l’industrie, …)

 

En oubliant, dans tous ces domaines, combien est lourde la responsabilité de la politique qu’ils ont menée est écrasante.

 

On vit même un député UMP reprocher à la majorité la « trahison » de François Hollande, qui a ratifié le traité européen qu’il s’était engagé à renégocier sans qu’il y soit changé un mot ni même une virgule.

En oubliant de préciser que ce traité était celui rédigé par Merkel et Sarkozy que la majorité de l’époque soutenait sans sourciller.

 

Dans le camp de la majorité gouvernementale on n’est pas en reste :

 

On sait que le génie de Manuel Valls, ministre des élections, a accouché d’une nouveauté : « le scrutin binominal paritaire » qui va s’appliquer lors des futures élections des conseils départementaux de 2015. Défendant son bébé il déclara fortement, comme à son habitude qu’il était porteur à la fois de modernité, de parité et de proximité.

 

En oubliant, et pour cause, la démocratie. En effet ce nouveau mode de scrutin est un nouvel avatar de la marche vers le bipartisme et de la réduction de la diversité. En oubliant aussi de dire que la parité, qui sert d’alibi à cette opération politicienne, est déjà assurée dans les conseils municipaux et régionaux élus sur des scrutins de liste.

 

Interrogée par un député communiste sur les conséquences de la nouvelle purge imposée aux collectivités locales, Marylise Lebranchu en donna une nouvelle illustration dans sa réponse : bien sûr elle comprenait les inquiétudes mais il n’y avait pas d’autre solution. D’ailleurs l’Etat assure une part très importante des financements des collectivités locales.

En oubliant de préciser, alors qu’elle est une spécialiste de ce domaine, que ces moyens ne sont le plus souvent que les compensations de ressources fiscales supprimées par les différents gouvernements. Ceci ayant pour conséquence de priver ces collectivités de la maîtrise de leurs ressources et donc de la liberté réelle de leurs choix.

 

Dans Le Télégramme du 21 février on apprend que le député Gwénégan Bui a écrit au ministère de l’Education pour protester contre la suppression de postes à Cléder, Guimaëc, La Martyre, Saint-Pol de Léon, Saint-Thégonnec et l’arrivée à terme de l’aide pédagogique à Plougoulm et au Tréhou.

 

En oubliant que ces mesures sont la conséquence du budget d’austérité qu’il a voté sans états d’âme.

 

 

Ces édiles, confortablement installés dans la délégation de pouvoir, qu’ils favorisent en permanence, auraient-ils la naïveté de croire que la population fera preuve de la même capacité d’oubli que celle dont ils illustrent la maitrise ?

 

Le Parti Communiste et le Front de Gauche, quant à eux, entendent promouvoir une toute autre pratique et appellent les citoyens et les citoyennes à contrôler l’action de leurs élus et surtout à élaborer collectivement les mesures et la politique qui correspondent à leurs besoins, à leurs aspirations et à leurs exigences.

 

Alain DAVID ( 21.02.2013)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:19

Certains souhaiteraient-ils que les mobilisations défensives des travailleurs pour conserver leurs emplois soient émaillées de violence pour mieux les discréditer?

Toujours est-il que dans les plusieurs médias on agite le risque que les ouvriers concernés par les plans sociaux, les délocalisations et autres baisses de salaires se transforment en casseurs. Pourtant aucune violence ouvrière n'a été constatée ces dernières semaines malgré l'avalanche de fermetures d'usines et de licenciements, notamment chez ArcelorMittal à Florange et à PSA. 

Le seul blessé  grave que l'on déplore sur le front de la lutte sociale, c'est un jeune ouvrier belge de 25 ans, qui a perdu un oeil, victime d'un tir policier de Flash-Ball lors de la manifestation européenne des salariés d'ArcelorMittal à Strasbourg le 6 février.

 

Sur le ton martial d'un Clémenceau prêt à réprimer les grévistes au nom de l'ordre bourgeois, Manuel Valls multiplie néanmoins les interventions sur les risques "d'implosion ou d'explosion sociale", assurant qu'il fera "respecter l'ordre républicain". Selon une dépêche AFP du 4 février, ses services ont même ordonné que les policiers de la Direction de la sécurité intérieure (ex-renseignements généraux) aient à l'oeil les mobilisations sociales.  

 

Puis, cet appel du pied droitier ayant été effectué, Manuel Valls  a regretté dernière dans le Parisien que ses propos sur les protestations contre les plans sociaux aient été "mal compris" et à assurer ne pas "vouloir criminaliser les syndicalistes" tout en disant refuser le désordre car "le désordre n'est pas une bonne chose". "Les explosions sociales, a t-il ajouté, il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre".  "On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir" mais "on ne peut pas casser l'outil de travail".  

 

Pierre Laurent  a dit qu'il était "profondément choqué" par les propos anti-syndicaux de Manuel Valls, qu'il jugeait "scandaleux".

 

On peut y voir, outre une stratégie de communication au service d'intérêts individuels à la manière d'un Sarkozy qui a bâti sa popularité sur son image d'homme fort et premier flic de France, on peut y voir une forme de provocation visant justement à un durcissement du mouvement social pour lui retirer de la légitimité aux yeux de l'opinion, comme cela été pratiqué vis à vis des opposants aux projets d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les zadistes entre autre. Il est surtout spectaculaire de constater à travers ces propos qu'une partie du PS choisit clairement choisi son camp, à rebours de la tradition du mouvement socialiste, entre le patronat et les actionnaires qui réclament toujours une main d'oeuvre au moindre coût pour accroître leurs taux de profit et les salariés en lutte pour leurs emplois et leurs rémunérations.  

 

Dans ce contexte, comment ne pas s'indigner du fait qu'il y a quelque jour, au Sénat, il s'est trouvé un parlementaire du parti radical pour remettre en cause la proposition du groupe communiste et républicain d'amnistie des syndicalistes condamnés sous le gouvernement Sarkozy-Fillon?

Voilà une mesure à la forte teneur symbolique qui ne coûte rien et que pourtant Hollande et le gouvernement Ayrault ont été incapables de prendre, laissant les parlementaires en prendre l'initiative. Une mesure qui du coup pourrait ne pas aboutir parce que des vieux parlementaires cumulards et privilégiés y voient un risque pour l'ordre social ! On se croirait revenu cent-vingt ans en arrière, quand les ouvriers en grève et en lutte étaient payés pour leur peine et leur courage à coup d'emprisonnements!    

 

Voici le communiqué du groupe Communiste et Républicain du Sénat suite au rejet de la proposition d'amnistie des syndicalistes en Commission des lois:  

 

 

JUSTICE ET POLICE

Les droits des travailleurs s’arrêtent-ils à la porte de la commission des Lois ?

Amnistie sociale

Par le groupe CRC / 13 février 2013

Ce mercredi 13 février, la commission des Lois du Sénat, pourtant majoritairement à gauche, a rejeté la proposition de loi « Amnistie sociale » du groupe Communiste républicain et citoyen.

Ce rejet est inacceptable !

Ces dernières années, les difficultés rencontrées par les Français se sont fortement accrues : chômage, précarité, accès au logement, à la santé, inquiétudes sur l’environnement... Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement…

Parmi eux, beaucoup sont frappés de procédures criminalisant leurs actions revendicatives. Or, les travailleurs en lutte, les citoyens qui défendent l’école, leur outil de travail, leur hôpital, le droit à l’emploi et à la retraite, ne sont pas, n’ont jamais été des délinquants ou des criminels !

Le 27 février, en votant cette proposition de loi « d’amnistie sociale », la gauche sénatoriale avec le soutien du gouvernement, peut rétablir ces travailleurs injustement poursuivis dans leurs droits.

Cela constituerait enfin un premier signe positif en leur direction.


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:15

Pétition et mobilisation contre l’accord MEDEF-CFDT

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l'accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

 

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu'aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s'en emparer et à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

 

Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement ! 

 

Le collectif unitaire à l'origine de l'appel contre l'accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires. 


Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal ! 

 

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

 

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...

 

Premiers signataires : Richard Abauzit (conseiller du salarié, ancien inspecteur du travail), Etienne Adam (ancien secrétaire général de la CFDT Basse-Normandie), Verveine Angeli (Attac), François Asensi (député de Seine-Saint-Denis, FASE), Eliane Assassi (PCF), Yohann Augé (syndicaliste, inspecteur du travail), Clémentine Autain (militante féministe et directrice de Regards), Ana Azaria (Femmes Egalité), Marinette Bache (Résistance Sociale), Etienne Balibar (philosophe), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Caroline Bardot (inspectrice du travail, conseillère régionale), Louis-Marie Barnier (syndicaliste et sociologue), Pierre Barron (sociologue, expert auprès des CHSCT), Philippe Batifoulier (économiste), Francine Bavay (conseillère régionale, EELV), Stephan Beltran (élu municipal), Nicolas Béniès (économiste), Fatima-Ezzah Benomar (Les efFRONTé-e-s), Mathieu Béraud (économiste), Olivier Besancenot (NPA), Eric Beynel (Union syndicale Solidaires), Jacques Bidet (philosophe), Annie Bidet Mordrel (philosophe), Alain Bihr (sociologue), Martine Billard (PG), Catherine Bloch-London (militante féministe), Frédéric Boccara (économiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Paul Bouffartigue (sociologue), Alima Boumediene Thiery (juriste), Vincent Bourdeau (philosophe), Marc Bousseyrol (économiste), Jacques Boutault (maire du 2ème arrondissement de Paris), Isabelle Bruno (politiste), Mireille Bruyère (Les économistes atterrés), Fabrice Canet (syndicaliste, CGT-Pôle emploi), Dominique Cabréra (cinéaste), Rémy Caveng (sociologue), Christian Celdran (administrateur civil), Alexandre Chabriez (syndicaliste, inspecteur du travail), Gérard Chaouat (chercheur émérite CNRS, biologiste), Charb (dessinateur de presse), André Chassaigne (député, Front de Gauche), Michel Chauvière (sociologue), Christian Chevandier (historien), Florence Ciaravola (Les Alternatifs), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), Alice Colet (syndicaliste, inspectrice du travail), Pierre Concialdi (économiste), Philippe Corcuff (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste), Alain Coulombel (conseiller régional), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Pierre Cours-Salies (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Claude Danglot (médecin biologiste et ingénieur hydrologue), Fanny Darbus (sociologue), Noël Daucé (FSU), Guillaume Dautel (syndicaliste, inspecteur du travail), Claude Debons (syndicaliste), Christophe Delecourt (CGT Finances), Karima Delli (députée européenne, EELV), Sandra Demarcq (NPA), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France), Yves Dimicoli (économiste), Keith Dixon (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Bernard Defaix (Convergence de défense et développement des services publics), Paul Dirkx (sociologue), Jean-Michel Drevon (syndicaliste et militant associatif), Véronique Dubarry (maire-adjointe de Paris, EELV), Vincent Dubois (sociologue), Ian Dufour (inspecteur du travail), Philippe Enclos (juriste, Snesup-FSU), Guillaume Etiévant (PG), Jean-Claude Eyraud (FASE), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Gérard Filoche (inspecteur du travail retraité), David Flacher (économiste), Lison Fleury (syndicaliste, inspectrice du travail), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Sabine Fortino (sociologue), Jean-Pierre Fourré (République et Socialisme), Geneviève Fraisse (philosophe), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine, FASE), Anne Fretel (économiste), Bernard Friot (sociologue), Sandrine Garcia (sociologue), Antoine Garcia (CGT EFFIA Synergies), Laurent Garrouste (syndicaliste, inspecteur du travail), Jean-Philippe Gasparotto (syndicaliste, CGT), Bertrand Geay (sociologue), Jacques Généreux (économiste), Jean-Pierre Gilly (économiste), Charlotte Girard (juriste), Jérôme Gleizes (économiste), Lucas Gomez (Les efFRONTé-e-s), Julien Gonthier (Solidaires-Industrie), Caroline Guibet-Lafaye (philosophe), Ozgur Gun (économiste), Françoise Guyot (syndicaliste, inspectrice du travail), Janette Habel (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Clémence Helfter (Osez le féminisme !), François Horn (économiste), Michel Husson (économiste), Nordine Idir (secrétaire général du MJCF), Sabina Issehnane (Les économistes atterrés), Sophie Jallais (économiste), Florence Jany-Catrice (économiste), Patric Jean (cinéaste), Pierre Joanny (syndicaliste, inspecteur du travail), Samy Johsua (sciences de l'éducation), Nicolas Jounin (sociologue), Marianne Journiac (République et Socialisme), Razmig Keucheyan (sociologue), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Cécile Kovacshazy (littérature comparée), Bernard Lacroix (politiste), Stéphane Lagarde (syndicaliste, contrôleur du travail), Jean-Yves Lalanne (syndicaliste, PS), Véronique Lamy (PCOF), Dany Lang (économiste), Pierre Laurent (PCF), Stéphane Lavignotte (pasteur), Frédéric Lebaron (sociologue), Catherine Lebrun (Union syndicale Solidaires), Catherine Leclercq (sociologue), Philippe Légé (économiste), Patrick Le Hyaric (député européen, GUE), Patrick Le Moal (ancien inspecteur du travail), Jacques Lerichomme (conseiller régional PACA), Claire Le Strat (politiste), Danièle Linhart (sociologue), Alain Lipietz (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Michael Löwy (sociologue), Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires), Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie), Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste), Christiane Marty (Fondation Copernic), France-Line Mary-Portas (secrétaire générale de la CGT INSEE), Lilian Mathieu (sociologue), Jérôme Maucourant (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Mériaux (conseiller régional), Olivier Michel (professeur d'informatique), Didier Motchane (magistrat), Frédéric Neyrat (sociologue), Vladimir Nieddu (syndicaliste, SUD Santé-Sociaux), Martine Noël (Cadac), Danièle Obono (C&A), Anne Olivier (militante associative), Jérôme Oriol (syndicaliste, inspecteur du travail), Alain Oriot (éditeur), Fabienne Orsi (économiste), Sylvain Pattieu (historien), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Henri Pena Ruiz (philosophe), Etienne Pénissat (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Picquet (Gauche Unitaire), Christian Pierrel (PCOF), Louis Pinto (sociologue), Dominique Plihon (économiste), Claude Poliak (sociologue), Cécile Poncet (syndicaliste, inspectrice du travail), Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA), Paul Ramackers (inspecteur du travail), Christophe Ramaux (économiste), Jacques Rancière (philosophe), Frédéric Rauch (économiste), Luc Raucy (syndicaliste, inspecteur du travail), Ghyslaine Richard (membre de la direction nationale de la CGT), Jacques Rigaudiat (économiste), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes), Daniel Rome (Attac), Frédérique Rollet (FSU), Pierre Ruscassie (Démocratie et Socialisme, PS), Lydia Saouli (syndicaliste, inspectrice du travail), Laurence Sauvage (PG), Damien Sauze (économiste), Benoît Schneckenburg (philosophe), Patrick Silberstein (éditeur), Maud Simonet (sociologue), Evelyne Sire-Marin (juriste), Arnault Skornicki (politiste), Anthony Smith (syndicaliste, inspecteur du travail), Richard Sobel (économiste), Alexis Spire (sociologue), Marianne Staletti (réalisatrice, République et Socialisme), Henri Sterdyniak (économiste), Philippe Sultan (cadre de l'éducation nationale), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Lucie Tanguy (sociologue), Nora Tenenbaum (Cadac), Bernard Teper (Réseau Éducation Populaire), Pierre Terrier (inspecteur du travail), Annie Thébaud-Mony (sociologue), Bruno Tinel (économiste), Sylvie Tissot (sociologue), Marie Pierre Toubhans (Gauche Unitaire), Stéphanie Treillet (C&A), Marcel Trillat (cinéaste), Aurélie Trouvé (Attac), Jacques-Henri Vandaele (Mouvement national des chômeurs et précaires), Janine Vaux (Convergence de défense et développement des services publics), Jérôme Vidal (éditeur), Emmanuel Vire (syndicaliste, SNJ-CGT), Christophe Voilliot (politiste), Karel Yon (politiste).

 




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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:12
François Hollande en Grèce: cynisme social et écologique
En poussant la Grèce à acquérir des frégates françaises pour explorer des gisements d’énergie fossile en mer Égée, François Hollande fait d’une pierre deux coups : il confirme que l’austérité est sélective et torpille un peu plus la crédibilité de son discours sur la transition énergétique 
Lors de son voyage en Grèce ce mardi 19 février, les appels de François Hollande à la «solidarité » envers la Grèce et ses critiques de l'austérité n’ont pas fait illusion : le Conseil européen vient d'amputer de 30% les aides structurelles à la Grèce dans le prochain budget européen et la France soutient fermement le mémorandum imposé au peuple grec par la Troïka (BCE, Commission, FMI).
Non, si François Hollande était présent en Grèce, c’était pour faire des affaires. « La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes ».  
Car en Grèce tout est à vendre: les services publics et tous les biens communs à disposition - eau, énergie, œuvres culturelles, îles, fonds marins … Mais pendant ce temps le budget militaire continue à enfler avec l’augmentation des contributions à l’OTAN (+ 50% en 2012) et des dépenses courantes (+ 18% en 2012), pour atteindre un record mondial après les USA, 3% du PIB. C’est une des raisons pour lesquelles nous demandons, en Grèce et ailleurs, un audit des dettes.
François Hollande a aussi relancé la vente de deux frégates françaises pour rechercher du pétrole et du gaz dans la mer Égée. Loin des plages françaises pour lesquelles le gouvernement précédent avait dû reculer suite à une forte mobilisation. 
Alors que la conférence énergétique et le débat public annoncés s’enfoncent chaque jour un peu plus dans l'insignifiance, cette visite en Grèce confirme le cynisme qui imprègne les orientations du gouvernement français aussi dans ce domaine.
L’austérité pour la Grèce (et la France), l’expérimentation des gaz de schistes pour l'Algérie, le pétrole pour la mer Égée, la sécurisation militaire de l’uranium pour l'Afrique, les ventes d’EPR et d’avions Rafale pour l'Inde : le changement, c’est pour quand ? La grève générale ce mercredi en Grèce, et les mouvements sociaux qui montent en Europe et se retrouveront à Athènes pour un Altersommet les 8 et 9 juin, sauront remettre les pendules à l'heure.
Attac France,
Paris, le 19 février 2013
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:10

 

Retraités (es) avec l’UFRT CGT faites-vous entendre !

 

La régression du pouvoir d’achat, l’actuel accès aux soins et le non prise en charge du financement de l’aide à la perte d’autonomie, ne permettent pas aux retraité(e)s de vivre dignement.

 

Pour cela, nous revendiquons :

 

Pouvoir d’achat :

Le retour de l’indexation des pensions sur le salaire moyen; la revalorisation des–dites pensions au 1er janvier dont le minimum, pour une carrière complète, ne doit pas être inférieur au Smic que la CGT revendique à 1.700 € ;

Un rattrapage de la perte cumulée du pouvoir d’achat, suite aux réformes de 1993, 2003 et 2010, par une augmentation immédiate de 300€ pour tous; le relèvement de la pension de réversion à 75% de la pension initiale; le rétablissement de la ½ part fiscale supprimée aux veuves, veufs, divorcés, et la suppression du gel du barème des impôts.

 

Accès aux soins :

Une protection sociale de haut niveau (dont un remboursement décent en dentaire, optique et auditif) dans le champ de la Sécurité sociale, solidaire et intergénérationnelle; La suppression des franchises médicales, du forfait hospitalier, des dépassements d’honoraires, des déremboursements et du transfert vers les complémentaires santé ;

Une meilleure répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire, pour une politique de santé publique et de prévention tout au long de la vie.

 

Aide à l’autonomie :

Le retrait de la taxe de 0,30% sur les pensions; la construction d’un droit universel de compensation à la perte d’autonomie pour tous les âges; l’intégration de ce nouveau droit dans la branche maladie de la Sécurité sociale ;

Un grand service public de l’aide à l’autonomie des personnes à domicile ou en établissement avec du personnel à temps plein, formé, qualifié et correctement rémunéré; un reste à charge pour les résidents, compatible avec le niveau des retraites et des pensions.

 

Lien avec la version imprimable de la pétition sur le site web de l'UFRT CGT:   http://www.transports.cgt.fr/spip.php?article1088

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:36

Le PCF Morlaix appelle à se joindre aux actions de protestation et de lutte et au rassemblement prévus par les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires à Morlaix le mardi 5 mars à 11h pour exiger d'autres solutions à la progression du chômage et de la crise que l'austérité et la casse du droit du travail. C'est maintenant la responsabilité personnelle des parlementaires qui est engagée pour ne pas retranscrire cet accord de régression sociale dans la loi, comme le voudrait le gouvernement.

 

Voici la déclaration des Unions Départementales syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires:

 

Les Unions Départementales Syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires réunies le 11 février 2013 réaffirment leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l'accord interprofessionnel sur l'emploi du 11 janvier 2013.

Cet accord refusé par 2 des 3 grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.

La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d'austérité et de rigueur préjudiciables à l'emploi en qualité et en quantité.

Le gouvernement annonçant son intention de retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux, la CGT, FO, la FSU, Solidaires décident d'appeler les salariés à se mobiliser, à arrêter le travail et à exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des députés et des sénateurs.

Les UD appellent leurs organisations territoriales et professionnelles à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible, d'organiser des arrêts de travail partout où cela est possible et de participer massivement aux quatre rassemblements organisés dans le département du Finistère.

 

* Brest: place de la liberté

* Morlaix: place de la mairie

* Quimper: place de la résistance

* Quimperlé: espace Coat Ker

 

Les quatre rassemblements auront lieu simultanément à 11h.

Le 5 mars 2013: "journée" où les salariés, les demandeurs d'emplois, les retraités doivent exprimer le refus de l'austérité et de la flexibilité, l'exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l'emploi, l'augmentation des salaires et des pensions.  

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 07:47

Neruda-conseil-general.jpg

 

L'article consacré à Pablo Neruda dans le dernier Pen ar Bed du Conseil Général pèche par omission, inexactitudes et contrevérités historiques.

Il est dit qu'il fut sénateur et un poète engagé.

Où? On ne le saura pas. Or, une des raisons d'être de Neruda fut son engagement au parti communiste chilien en juillet 1945. Il fut ensuite élu sénateur communiste. Condamné à la clandestinité et à l'exil jusqu'en 1950.

Candidat, en 1970, du parti communiste à l'élection présidentielle, il se retire lorsque Allende accepte d'être le candidat unitaire des 7 partis de gauche. L'auteur de l'article, en disant qu'il fut compagnon de route d'Allende, voudrait-il faire croire qu'il devint sympathisant socialiste? C'est travestir la réalité. Tout comme l'ensemble du PC chilien, il milita activement pour l'élection d'Allende.

L'auteur parle aussi de "dissident", sans précision, mais ce qui laisse supposer quoi?

A propos de son parti, voici ce que dit Pablo Neruda:

"J'ai trouvé dans mon parti, le parti communiste chilien, un groupe important de gens simples, qui avaient laissé loin derrière eux la vanité personnelle, le mythe de la dictature, les intérêts matériels. Je me suis senti heureux de connaître des gens intègres qui luttaient pour l'honnêteté collective, c'est à dire pour la justice.

Je n'ai jamais eu de difficulté avec mon parti, qui a remporté avec modestie d'extraordinaires victoires pour le peuple chilien, mon peuple.

Que dire de plus? Je n'aspire qu'à être aussi simple que mes camarades, aussi tenace et invincible qu'eux. Jamais l'orgueil individualiste qui se retranche dans le scepticisme pour ne pas être solidaire de la souffrance humaine ne m'a appris quoi que ce soit".  

Ce sont les contribuables finistériens qui financent ce journal distribué à des milliers d'exemplaires.

L'information ne doit pas être tronquée.

 

                                                                            ***

jardin-Louis-Le-Roux.jpg 

 

 

Il y a deux mois à Brest était inaugurée un jardin en hommage à Louis Leroux (15 ans après sa disparition....!).

La carte d'invitation souligne que ce fut un militant politique local et national. Où? encore une fois: silence.

Et pourtant, c'est bien parce qu'il fut un grand militant communiste, longtemps secrétaire fédéral et membre du comité central du PCF, que ce jardin porte son nom. Sans oublier son activité comme adjoint au maire et conseiller régional. 

Encore une fois, c'est la censure sur l'essentiel. 

Décidemment, chez certains dirigeants socialistes, prononcer le mot communiste écorche toujours la langue. 

 

Michel Lespagnol 

 

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:51

Notre ancienne députée de Morlaix et actuelle ministre de la Fonction Publique a de grandes qualités d'empathie et de mansuétude vis à vis des fonctionnaires en colère face à la régression de leur pouvoir d'achat: "Vous avez raison! Je vous ai compris! Vous êtes plus que jamais nécessaires! "

Seulement, entre le coeur et la raison, il n'y avait pas même à hésiter!

François avait dit, les députés PS avaient voté: TSCG, rigueur, rigueur, ne pas affoler les marchés, ne pas méconter le MEDEF....

Du coup, messieurs les serviteurs du service public et de l'intérêt général sont censés rester une nouvelle fois patients et accepter le gel de leur salaire alors que tous les coûts de la vie quotidienne ou presque augmentent.

Il n'y aura pas de revalorisation du point d'indice, parce que la réalité est ainsi faite. Mais c'était normal, compréhensible d'un point de vue humain, de le demander...  

Revenez l'an prochain et surtout, gardez le sourire.  

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 16:09

Le PCF du pays de Morlaix dénonce le plan de réduction rapide et sans contrepartie des restitutions européennes facilitant l'exportation de poulets congelés bretons au Moyen Orient. Des aides divisées par deux brutalement en janvier après avoir été réduites de 30% en octobre...

 

Au nom de l'économie budgétaire et du libéralisme, on accepte en réduisant ces aides à l'exportation que la concurrence allemande, américaine, brésilienne, asiatique, qui produit du poulet congelé dans des conditions sociales, écologiques et sanitaires moins bonnes, récupère les clients étrangers de Doux et de Tilly-Sapco.

 

On désorganise la filière avicole bretonne alors qu'elle génère au moins 5000 emplois et que la France importe 40% de la volaille consommée sur le territoire.

 

Les restitutions, en tant qu'aides directes aux industriels non conditionnées par un droit de regard et de contrôle par les salariés ou les donateurs publics, n'étaient certes pas la panacée. Pendant longtemps, elles ont servi de pompe à fric pour des fortunes privées sans être réinvestis dans les salaires, la formation des salariés de l'agro-alimentaire, ni dans l'amélioration de l'outil de travail.

 

Toutefois, on peut imaginer de repenser la conditionnalité de ces aides sans les réduire ou les supprimer et il serait injuste de dire qu'une entreprise comme Tilly-Sapco à Guerlesquin n'a pas réinvesti une partie de ces aides depuis 2006 dans l'amélioration des conditions de travail.  

 

Ces aides publiques à l'industrie agro-alimentaire sont aussi d'un haut rendement en termes d'emploi: à titre de comparaison, les céréaliers français, qui représentent 36000 emplois, touchent 6 milliards d'euros d'aides européennes, alors que 80 millions annuels d'aides européennes à Tilly et à Doux sont rattachés à 5000 emplois (en 2012). Au prorata montant des aides/ emplois maintenus, il faudrait que les céréaliers génèrent 600 000 emplois en France pour avoir le même rendement que les aides à l'exportation à destination de la filière avicole.

 

Il y assurément besoin d'un plan de reconversion écologique de l'agriculture bretonne pour soutenir la diversification et la progression de l'agriculture paysanne et biologique. Mais ce plan de transition doit être élaboré et mis en œuvre progressivement pour être le moins douloureux possible socialement.

 

On ne peut se satisfaire que le marché et la libre concurrence détruisent à eux seuls à vitesse rapide une filière de l'élevage et de l'abattage qui représente le principal vivier d'emploi en Bretagne avec le secteur public.

 

Car, au moment où la Bretagne compte 15% de chômeurs, ce sont des centaines de salariés qui risquent de se retrouver dans la galère.

 

Il est maintenant de la responsabilité du gouvernement d'agir au niveau européen pour contraindre la Commission à revenir sur cette décision brutale prise sans aucune concertation et d'agir pour que cessent les inégalités fiscales et sociales qui mettent les peuples en concurence.

 

Il lui revient aussi de créer les conditions d'un débat sur la nécessaire reconversion d'une filière avicole davantage tournée vers la qualité, le marché intérieur, moins tributaire de l'exportation.

 

PCF Front de Gauche

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 14:24

 

La coordination départementale du Front de Gauche s'interroge sur la refondation scolaire voulue par le gouvernement.

 

La nécessité de redéfinir les missions de l'école et les besoins pour y parvenir est bien sûr fondamentale.

Cependant, cette réflexion ne peut se faire sans les principaux intéressés ( enseignants, parents, élus locaux',...) et demande d'y consacrer le temps nécessaire à l'élaboration collective d'un projet ambitieux pour les enfants de ce pays.

Sur les rythmes de vie des enfants, le manque d'ambition transformatrice du gouvernement -rien sur les vacances d'été, pas de réel raccourcissement des journées,...- ne génère pas l'enthousiasme des acteurs et partenaires de l'Ecole. De plus, il risque d'aggraver les disparités territoriales puisque les collectivités locales, voire les familles seraient mises à contribution.

Quant au projet de loi lui-même , comment lui apporter du crédit alors que l'austérité , la réduction des dépenses publiques s'applique aussi à l'école.

Ainsi, dans le primaire, la dotation de zéro poste dans le Finistère ne permettra pas de satisfaire les demandes d'inscription des petits de moins de 3 ans ni la relance des postes de RASED indispensables pour l'aide aux enfants en grande difficulté ni de satisfaire les besoins en remplacement et encore moins d'envisager un maître de plus que de classes dans les écoles...

Dans les collèges, aucun moyen n'est prévu pour améliorer le taux d'encadrement des élèves.

En lycée général et technologique, 12 postes sont supprimés malgré des effectifs stables et 9 postes supprimés en lycée professionnel alors que les effectifs sont en progression dans cette filière.

Comme on le voit, le pacte budgétaire européen ratifié par le gouvernement qui préconise les politiques d'austérité partout en Europe impacte directement les services publics.

Le Front de Gauche ne peut se satisfaire du bricolage annoncé par le ministre de l'éducation.

L'austérité est incompatible avec tout progrès social ambitieux.

Oui, il faut transformer l'école pour permettre à tous de réussir et pour cela il faut se donner le temps de la concertation et dégager des moyens qui soient à la hauteur des ambitions affichées . Ne laissons personne sur le bord du chemin, ce serait contraire à notre devise: « l'humain d'abord ».

 

 

le dimanche 10 février 2013

 

La Coordination du Front de Gauche du Finistère

 

bandeau Front De Gauche

Le Front de Gauche du Finistère appelle à participer aux manifestations du mardi 12 février, à l'appel des organisations syndicales de l'éducation.

 

  

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