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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 11:31

L’Europe était une belle promesse d'affirmation de valeurs humanistes, de dépassement des chauvinismes par des échanges internationaux plus réguliers et une meilleure connaissance et compréhension réciproque, de rattrapage des pays européens les moins développés, de coopération à tous les niveaux entre des peuples jadis opposés par l'histoire, d'harmonisation par le haut des législations sociales, de préservation d'un modèle social globalement plus protecteur et égalitaire sur le vieux continent que partout ailleurs, de contrepoids à l'hégémonie américaine et à son modèle économique pro-capitaliste, de construction d'un modèle de transition écologique.

Comme beaucoup, nous y avons cru, et nous voulons toujours la construire, cette Europe démocratique et sociale des peuples, car la nostalgie du repli sur les frontières nationales est une fausse solution, probablement à contre-courant de l'histoire, même si les peuples sont de plus en plus désanchantés vis à vis de l'Union Européenne. Et on peut les comprendre... 

En effet, quel triste spectacle nous offre l'Union Européenne depuis trois décennies! Acte Unique imposant la politique de rigueur et la priorité à la lutte contre l'inflation en 1986 sous l'impulsion de Jacques Delors, une mise en place de l'euro et un élargissement précipités qui l'ont réduit au rôle de grand marché concurrentiel et d'instrument de discipline économique ultra-libérale ! La privatisation du secteur de l'énergie, des télécommunications, le démantèlement de la Poste, du fret ferroviaire public, et bientôt l'ouverture à la concurrence des TER.

1600 migrants meurent chaque année en tentant de gagner les rives de la survie et de l'espoir en Europe. L'Europe de la libre circulation des capitaux et de la mise en concurrence généralisée des travailleurs protège ses frontières extérieures derrière les barbelés et les dispositifs policiers de Schengen, mais elle ne protège surtout pas les classes populaires, les salariés, les retraités, mis à la diète et livrés en pâture aux intérêts du grand capital qui ne jure que par la suppression des dispositifs de protections sociales et des services publics, par la baisse du coût du travail.

Gouvernements élus contraints à la démission et remplacés par des technocrates sans légitimité démocratique mais choisis par la Finance (en Grèce, Lucas Papadamos, ancien banquier central ; en Italie, Mario Monti, ancien commissaire européen et président d'un think tank pro-patronal, conseiller de Goldman Sachs et Coca Cola ) ; toute-puissance d'une institution hors de contrôle démocratique (BCE dirigée par Mario Draghi, un autre ancien de Goldman Sachs) ; effacement du rôle du Parlement Européen ; Commission Européenne devenue avec Barroso le pro-consul de l'empire des intérêts marchands ; annulation de référendums ou encore intrusion du secteur privé et des multinationales au cœur de la prise de décision politique, ce que nous pouvons encore observer récemment avec les négociations secrètes et opaques du Traité Grand Marché Transatlantique...

L'Europe telle que nous la connaissons n'est plus qu'un instrument au service de réactionnaires qui ne rêvent que de détruire les conquêtes sociales du mouvement ouvrier. Seule la rupture avec ses Traités et ses normes de bonne gouvernance peut relancer l'efficience de la démocratie, l'emploi et le partage des richesses.

En juillet 2008, alors que s'ouvrait la présidence française du Conseil de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy rappelait, devant les cadres de l'UMP, les vertus du processus d'intégration européenne : « Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France... Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi cela, l'Europe ! » Disons-le tout de go, depuis le Traité de Rome de 1957, mais plus encore depuis le Traité de Maastricht de 1992, c'est surtout cela. Une machine anti-égalitaire !

Chacun voit que l'Europe sert depuis des années d'alibi à les politiciens nationaux pour des politiques de régression sociale prétendument imposées par des contraintes extérieures, qu'elle est dirigée de manière parfaitement anti-démocratique par un Conseil des chefs d'états donnant mandat sans en avoir reçu eux-mêmes des peuples, une Commission Européenne constituée de dirigeants cooptés et non élus et une Banque Centrale gardiennes de l'orthodoxie libérale tandis que le Parlement que nous allons renouveler le 25 mai prochain n'est là dans une large mesure que pour amuser la galerie, réduit à un rôle de faire-valoir.

Depuis l'annulation du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, le refus des gouvernements français et hollandais de tenir compte du vote des citoyens et la ratification du Traité de Lisbonne en 2007, nous le savons : les peuples de l'Union Européenne sont dépossédés de leur souveraineté avec le type d'institutions et de politiques européennes qu'on leur impose. Ce à quoi nous assistons depuis 20 ans n'est malheureusement que le raidissement d'une pente suivie dès les premiers pas.

La construction européenne s'est faite sous l'influence des lobbies industriels et financiers et de quelques technocrates et dirigeants libéraux à leur service, comme Jean Monnet, qui a fait ses armes dans le milieu de la Finance américaine et a toujours professé son mépris de la démocratie sociale. Elle s'est faite sans les peuples et contre les intérêts des salariés européens, pour réduire l'emprise de la souveraineté des peuples sur les décisions économiques et sociales, mettre en concurrence les systèmes sociaux et fiscaux, libéraliser les entreprises et les services publics, ouvrir toujours plus de champ de l'activité sociale aux appétits capitalistes.

Depuis la mise en place de l'euro en 1999, à cause des règles de discipline économique contenues dans le Traité de Maastricht de 1992, les États sont astreints à considérer que la priorité des priorités est la réduction des déficits, donc, en période de croissance faible, le moins d’État.

Ils n'ont plus d'outil monétaire pour accompagner une politique industrielle, une politique de relance au service de l'emploi. Le seul remède proposé à la hausse du chômage est la course à la flexibilité et à la baisse des salaires. L'euro fort a favorisé les intérêts des retraités et des rentiers allemands, pas celui des activités industrielles françaises. Si l'industrie allemande a pu prospérer, c'est au prix d'une réduction brutale des salaires et des protections des salariés, son dynamisme à l'exportation à pour envers un dumping social éhonté.

Dans les pays du sud de l'Europe, le passage à l'euro s'est traduit par un affaiblissement de l'appareil productif, une illusion de prospérité, un boom des investissements liés à la spéculation immobilière et une explosion de l'endettement des ménages.

Les dérives de l'économie financière américaine et européenne ont conduit à fragiliser ces États, dont la dette est devenue objet de spéculation en 2009 après la crise des subprimes de 2007-2008 : les banques ont voulu récupérer leurs pertes en mettant les États à genoux, ce qui a été possible dans la mesure où la BCE se refusait à racheter de la dette publique ou à prêter directement aux États. Comme il était évident que les États grecs, italiens, espagnols, portugais ne pourraient rembourser leurs dettes aux banques françaises, allemandes, autrichiens et que l'on considérait que ces banques étaient trop grosses pour sombrer, les chefs d’État européens ont choisi de sécuriser les prêts bancaires par des aides aux États attaqués par les marchés et les agences de notation en leur versant des aides par tranche en échange d'engagements à la purge sociale dignes de ceux imposés par le FMI aux États du Tiers-Monde dans les années 1980-1990. 1000 milliards d'euros de prêts à trois an consentis pour sauvegarder la solvabilité des pays du Sud et éviter des attaques spéculatives sur les dettes d'autres pays comme la France, sommes qui ont profité essentiellement aux institutions bancaires.

Le résultat des contreparties exigées pour ces pseudo « aides », cela a été partout 30 à 40% de chômeurs, de pauvres, la récession, la baisse des recettes fiscales et, partant, l'augmentation de l'endettement.

L'austérité ne marche pas : qu'importe, elle a moins la vertu de servir les intérêts financiers.

Les chefs d’État européens, sur proposition de la Commission Européenne, l'ont donc imposé à tous en échange du Fonds de stabilité Européen visant à mutualiser les dettes, sous la forme du Traité Budgétaire Européen (TSCG), autrement appelé en France pacte Merkel-Sarkozy, que Hollande s'est empressé de ratifier sitôt son élection passée, sans y changer une virgule malgré ses engagements. Le PS et les VERTS au Parlement ont voté sans rechigné ce TSCG qui a pour traduction la politique de baisse des dépenses sociales et publiques de 50 milliards en France d'ici 2017, avec une augmentation considérable des inégalités à la clef.

Désormais, les budgets des Parlements Nationaux doivent forcément contenir leurs objectifs de baisse des dépenses sociales et publiques, de flexibilisation du marché du travail, et peuvent subir la censure de la Commission Européenne. En cas de déficit et d'endettement jugés excessifs, les représentants élus des peuples perdent tout bonnement leur souveraineté en matière de politique économique et sociale. La Commission Européenne se comporte alors comme un huissier, réclamant la vente et la liquidation de biens nationaux au profit des intérêts privés.


L'Europe est devenue un autoritarisme trans-national au service du capitalisme.

Elle peut être autre chose : un agent de sécurisation de l'emploi, de solidarité et de relance de croissance. Il faut abolir le Pacte de croissance et de stabilité, le Traité de Lisbonne et le TSCG ou en sortir de manière unilatérale, en misant sur la contagion et des partenariats pour construire autre chose. Il faut modifier les statuts de la BCE pour lui permettre de prêter aux États membres, effacer une partie de la dette des pays du sud de l'Europe, de toute façon objectivement non remboursable. A condition qu'il soit davantage contrôlé par un Parlement Européen au fonctionnement démocratisé, il est souhaitable d'augmenter le budget européen pour permettre des transferts significatifs vers les pays pauvres, le soutien à une politique de relance par l'investissement dans les secteurs innovants, la transition écologique et la solidarité. Enfin, une politique protectionniste aux frontières de l'Europe et un salaire minimum européen permettraient de contenir les différentiels de compétitivité et de réduire les inégalités.

 

Il est urgent de donner un contenu social et démocratique véritable à l'Union Européenne, qui jusqu'à présent s'est construite sans ou contre le consentement des peuples, et qui aujourd'hui sert surtout de repoussoir et d'argument électoral des extrêmes-droite à l'offensive. Il est douteux que les élections européennes du 25 mai parviennent à changer significativement le rapport de force à l'intérieur de l'UE et du Parlement Européen – les conservateurs et les socio-démocrates convertis au néo-libéralisme continueront à tenir le haut du pavé, malgré une probable poussée de l'extrême-droite nationaliste et populiste.

 

 

Il est important que le groupe du PGE piloté par le dirigeant grec de SYRISA Alexis Tsipras puisse gagner de nouveaux sièges de députés pour donner le signe d'une attente forte d'une autre Europe au service des travailleurs et des moyens de dénoncer les dérives anti-démocratiques et anti-sociales déjà programmées, tout comme de faire des contre-propositions progressistes. Mais, ne nous faisons pas d'illusion, seules les mouvements de mobilisations citoyennes et les mouvements sociaux dans les pays européens sous la botte de cette politique inepte pourront changer réellement le cours des choses, en créant des dynamiques électorales pour la vraie gauche dans des pays soumis depuis des années à la Pensée Unique pro-libérale, en dépit des alternances.

 

Ismaël Dupont

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 05:59

Le FN doit maintenant gérer quelque 1.500 élus municipaux et un grand nombre de collaborateurs. À Beaucaire (Gard), le maire frontiste Julien Sanchez a recruté comme chef de cabinet l'attachée parlementaire de Gilbert Collard, dont le profil Facebook est truffé de publications islamophobes et racistes.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:00
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 16:45

Unknown

 

Afin de rompre avec l’austérité et de refonder l’Europe, le Front de Gauche 29 nous invite au meeting du Front de Gauche de la circonscription Ouest.

Le meeting aura lieu à Rennes dans la Halle Martenot, Jeudi 22 Mai à partir de 20h (fin au plus tard 23h).

Interviendront lors de cette soirée :

Myriam MARTIN Ensemble ; Xavier COMPAIN Parti Communiste ; 

Martine BILLARD Parti de Gauche ; Clémentine AUTAIN Ensemble ; 

Pierre LAURENT Parti Communiste ; Bertrand SEYS Parti de Gauche ;

Guénolé FOURNET Parti Communiste

 

Un départ en car est prévu pour le Nord-Finistère ce jeudi, voici les points de rendez-vous : 

  • Brest - 17h : Place Edouard Mazé
  • Brest - 17h 15 :Terminus du Tram Porte de Gouesnou

 

  • Landerneau - 17h30 : Aire de covoiturage

 

  • Morlaix - 18h15 Centre Commercial Géant 

 

Pour vous inscrire merci de passer par lien ci-dessous : 

http://doodle.com/q5hnfsc4zmrgk8k3

En cas de problème pour l'inscription merci de joindre : Guy Le Dem au 02 98 01 21 02 ou 06 70 49 65 43

La participation à ce trajet est gratuite, les frais étant pris en charge dans les frais de campagne.

En vous souhaitant une bonne journée.

Front de Gauche - Brest.

 

 

 

 

 

Images intégrées 1

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:52
Le 25 mai, contestons la domination de la finance en Europe
L'éditorial de Patrick Le Hyaric dans l'Humanité Dimanche. "Plus ils seront nombreux dans le groupe de la gauche européenne, avec notre ami Alexis Tsipras, plus les banquiers, les financiers et les spéculateurs auront du soucis à se faire."

Décidément, tout est fait pour que nos concitoyens ne puissent pas participer au débat préparatoire des élections européennes. Pire, les reportages se multiplient dans les médias radiotélévisés autour d’une progression supposée des forces nationales-populistes qui permet aux deux partis dominants d’organiser la campagne autour d’un positionnement face à l’extrême droite. Pour faire bonne mesure, il arrive aussi assez souvent que le media business alimente cet insupportable amalgame entre l’extrême droite et le Front de gauche. Il en faut de la mauvaise foi pour faire mine de confondre le national-populisme, refusant de commémorer l’abolition de l’esclavage, chassant les aides municipales aux associations et à la culture, fermant des locaux de la Ligue des droits de l’homme, autant d’actes antirépublicains, avec le Front de gauche qui fait des valeurs de la République et de « l’Humain d’abord » le coeur de son projet.

Les deux forces dominantes espèrent ainsi faire oublier qu’elles partagent le bilan d’une construction européenne rejetée par une majorité de nos concitoyens. Le concept imbécile de « lutte contre les extrêmes » devient dès lors le vecteur d’une sorte de vote, prétendument utile, en faveur de l’une ou l’autre des composantes d’un bloc politique central « fréquentable », constitué de l’UMP et du PS, alternant au pouvoir ici et en Europe. Déjà, ils gouvernent ensemble dans plusieurs pays européens, se retrouvent ensemble à la Commission européenne et font les compromis que l’on sait au sein du Parlement européen. Avec, pour credo, la prétention de mener la seule politique possible, celle-là même qui produit les records du chômage, de la précarité et de la récession ! Ce qui favorise partout sur le continent la progression de l’extrême droite. Voilà ce qu’ils espèrent cacher. S’ils y parvenaient et obtenaient un fort niveau d’abstention des milieux populaires, alors ils échapperaient à la sanction qu’ils méritent et auraient les mains libres pour continuer leur politique qui fait si mal au monde du travail et de la création. S’en trouve renforcée la responsabilité des militants progressistes, de toutes celles et tous ceux qui veulent une rupture avec cette construction européenne ultralibérale et la reconstruction d’un nouveau projet européen solidaire, au service des travailleurs, des jeunes, des femmes, des retraités.

Les jours qui nous séparent du scrutin seront mis à profit pour montrer qu’il s’agit d’élire des députés qui votent des lois au sein du Parlement européen. Plus ils seront nombreux dans le groupe de la Gauche européenne, avec notre ami Alexis Tsipras, plus les décisions et les votes seront favorables à celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur pension pour vivre. Plus sera entravé le principe de concurrence libre et non faussée, qui pousse au dumping social et fiscal, à la pression, à la baisse des salaires, aux délocalisations, à la protection des paradis fiscaux et à la libre circulation du capital, à la libéralisation de l’électricité ou des transports, avec de négatives conséquences sur la sécurité et les prix. Plus les banquiers, les financiers et les spéculateurs auront du souci à se faire.

Cela vaut le coup d’y réfléchir et, pour une efficacité maximale, de se retrouver sur un vote en faveur des candidates et candidats présentés par le Front de gauche. Il ne s’agit pas d’y adhérer mais, sans rien renier de sa préférence pour telle ou telle sensibilité de la gauche et de l’écologie, de se déterminer à partir de la démarche et du projet les plus rassembleurs. Le rejet de l’austérité, une autre répartition des richesses, favorable au travail, et une nouvelle manière de produire qui enclencherait un processus de transition environnementale, créateur d’emplois qualifiés, en constituent des axes essentiels. La transformation du système bancaire, à commencer par la Banque centrale européenne, et celle de l’euro permettraient notamment de lancer un grand projet pour les jeunes, élargissant l’accès à Erasmus, mais, au-delà, de transformer tous les emplois précaires en emplois stables, de développer une nouvelle façon de combiner l’éducation et la formation avec l’accès à un travail ou à une activité pour chaque jeune Européen. Un rapport de forces nouveau au sein du Parlement européen donnerait la possibilité de mettre en échec le projet dit de marché transatlantique, cousu main pour les multinationales et le capital financier.

Au moment où le gouvernement dépose sur la table de la Commission européenne le « programme national de réformes » que celle-ci lui demande, le vote en faveur des listes Front de gauche permet aux électrices et électeurs qui ont approuvé le refus de l’adopter de ses députés à l’Assemblée nationale, de ceux des Verts et d’une partie du groupe socialiste, de confirmer ensemble leur choix et de le prolonger jusque dans le Parlement européen.

Au nom de la démocratie et de la démocratisation de la construction d’une autre communauté européenne, coopérative et solidaire, respectueuse des souverainetés populaires, avec la mobilisation dans les urnes le 25 mai, il s’agit d’aller vers une union de nations et de peuples associés et souverains, mettant au coeur de tout projet, non plus la finance et la spéculation, mais le bien commun. Non plus la concurrence mais la coopération et la solidarité. Non plus les blocs militaires mais la paix. Non plus la guerre économique et sociale, mais la convergence sociale et écologique vers le haut. Bref, en élisant des députés Front de gauche qui sont des élus au service d’un autre projet, au service des citoyens, chacune et chacun peut s’exprimer pour compter, être respecté et reprendre espoir.




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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:20

LIEN VIDEO avec l'intervention de Myriam Martin (45 minutes):  

 

http://www.youtube.com/watch?v=ZOkiPOc014M&feature=player_embedded

 

Unknown

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:10

 

 

Le 27 mai 2014 première journée nationale de la Résistance

 

Depuis la loi du 19 juillet 2013, le 27 mai devient « Journée nationale de la Résistance ». Loi votée par les deux assemblées et promulguée par le Président de la République : 

 

 

La loi

Article 1

  La République française institue une journée nationale de la Résistance. 

 Article 2

  Cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance. 

 Article 3

 Dans le cadre de cette journée anniversaire, les établissements d’enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance. 

La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat. 

 

 

L'association parisienne du Musée de la Résistance nationale et 36 autres associations et organisations ont longtemps porté cette demande.

 

Que signifie cette commémoration et cette date ?

 

Il s’agit de faire partager les valeurs de la Résistance, valeurs d’engagement, de liberté, de progrès social que des hommes et des femmes ont fait vivre, parfois au péril de leur vie.

 

Rendre hommage à ce passé, c’est aussi s’engager pour l’avenir.

  

Le 27 mai 1943 est la première réunion du Conseil National de la Résistance, Conseil qui réunit l’ensemble des organisations de la Résistance et qui, après de nombreux échanges, parviendra à établir à l’unanimité, le 15 mars 1944, un programme intitulé « Les jours heureux » qui, encore aujourd’hui, est en vigueur même si gouvernements et Medef veulent le réduire à néant.

Conseil-National-de-la-Resistance.jpg

 

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:03
Le leader du parti grec de la gauche radicale Syriza Alexis Tsipras vote pour les élections locales à Athènes, le 18 mai 2014 - Le leader du parti grec de la gauche radicale Syriza Alexis Tsipras vote pour les élections locales à Athènes, le 18 mai 2014 - AFP Louisa Gouliamaki Le leader du parti grec de la gauche radicale Syriza Alexis Tsipras vote pour les élections locales à Athènes, le 18 mai 2014 - AFP Louisa Gouliamaki
Le leader du parti grec de la gauche radicale Syriza Alexis Tsipras vote pour les élections locales à Athènes, le 18 mai 2014 - AFP Louisa Gouliamaki

La gauche radicale grecque du Syriza a enregistré dimanche une poussée au-delà des attentes au premier tour des élections locales en arrivant en tête à Athènes et sa région, face aux candidats de la coalition droite-socialiste au pouvoir.

En attendant une image plus précise sur l'ensemble du pays, les regards se concentraient sur le sondage de sortie des urnes pour la capitale grecque et la région d'Attique, qui concentrent 30% du corps électoral.

La gauche hostile à l'austérité et à la politique du gouvernement d'Antonis Samaras y est créditée d'un score plus élevé qu'attendu, la candidate du Syriza Rena Dourou devançant l'actuel chef de la région soutenu par les socialistes.

A Athènes, le candidat de Syriza serait au coude à coude avec l'actuel maire, Georges Kaminis, indépendant mais soutenu par les socialistes. Le candidat appuyé par le Premier ministre conservateur arriverait en 3ème position mais une candidature dissidente a handicapé la droite.

Porte-parole parlementaire de Syriza, Panagiotis Lafazanis a salué une "excellente surprise" pour le parti, ouvrant la voie a un "nouveau paysage politique".

Ces résultats encourageants pour le Syriza à une semaine des élections européennes ne donnent cependant pas au parti une avance décisive pour emporter la mairie de la capitale grecque ou la préfecture de région. Les reports de voix au second tour, le 25 mai, seront déterminants.

Le candidat et porte-parole du parti néonazi Aube dorée, Ilias Kassidiaris, pointerait en quatrième position à Athènes avec un score élevé entre 14 et 17%.

Inculpé comme la plupart des parlementaires du parti pour participation à "une organisation criminelle" après deux meurtres imputés à des membres d'Aube dorée, M. Kassidiaris a pour affiche électorale une photo de lui menottes aux poignets, lors de son arrestation en septembre.

 

- Athènes et la province -

 

Le sondage sortie des urnes donne une image plus nuancée de la répartition des forces dans le reste du pays.

Dans le grand port du Pirée, le candidat soutenu par le parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie est laissé sur place par un candidat indépendant porté par le puissant club de football local l'Olympiakos.

Mais dans six des treize régions du pays, pour lesquelles un sondage était communiqué, les sortants pro-gouvernementaux semblaient pouvoir être reconduits. L'ambition du Syriza est de se maintenir dans neuf régions au second tour. Huit sont actuellement détenues par le Pasok.

Le porte-parole du gouvernement Simos Kedigoglou a d'ailleurs souligné l'écart d'image "entre Athènes et la province".

Ce scrutin doit permettre de déceler les tendances de l'électorat vis-à-vis de la coalition au pouvoir depuis deux ans, usée par la politique de rigueur mais qui se prévaut d'une "stabilisation" politique et économique après quatre ans de crise.

La dernière confrontation électorale des deux partis remonte aux législatives de juin 2012 dans un climat électrisé par les conjectures sur une sortie de la Grèce de la zone euro. La gauche radicale qui plafonnait jusqu'alors à moins de 5% des votes, était propulsée seconde force politique du pays avec 27% des voix, derrière Nouvelle démocratie (ND, droite).

Deux ans plus tard, le spectre du "Grexit" a disparu, mais Antonis Samaras a mis en garde les électeurs contre les risques de "déstabilisation" du pays en cas de succès du Syriza.

Si le scrutin local se polarise sur le duel Nouvelle Démocratie/Syriza, il révèle aussi l'atomisation du paysage politique après des décennies de bipartisme et devrait confirmer la tendance à une abstention massive lors de la publication des résultats attendus autour de 20h00 GMT.

Electeur de Syriza venu voter dans le centre d'Athènes, Jason, un physiothérapeute de 35 ans, a tenu à envoyer "un message": "ceux qui nous ont menés à la faillite ne peuvent être ceux qui nous en sortent".

Alexandre Voudouris, 40 ans, a voté lui sur des "considérations locales" et attendra les européennes pour "dire ce qu'(il) pense de tout ça".

 

Par Sophie MAKRIS© 2014 AFP
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 19:57
Turquie : « Ce n’est pas un accident, c’est un meurtre »
Hassane Zerrouky
Vendredi, 16 Mai, 2014
À Soma, qui pleure ses morts, et dans tout le pays, la colère est vive. Le bilan est lourd près de 300 morts. Les chances de retrouver des survivants
se sont amenuisées. Les syndicats dénoncent la cession des mines au privé. À Izmir, la police charge violemment des milliers de manifestants.

La Turquie est encore sous le choc, la tristesse et la colère. Les programmes télévisés ont été interrompus et les festivités annulées. Les images émouvantes des familles éprouvées par la perte de l’un des leurs et les témoignages des survivants tournent en boucle sur les chaînes de télévision.

Sur les lieux de la tragédie, à Soma (100 000 habitants), des milliers de personnes ont participé aux obsèques de dizaines de mineurs dans une atmosphère de deuil et de colère retenue. Toutes réclament «justice». Ce mot est, selon cet ami turc, sur toutes les lèvres. Toute la matinée, les haut-parleurs ont déversé dans les rues des avis de décès. Et ce n’est pas la visite du président Abdullah Gül, hier, sur le site minier qui apaisera la douleur des familles, après celle très chahutée, la veille, au cri de «voleur» et «assassin», du premier ministre, Tayyip Erdogan, auquel les habitants de cette cité minière reprochent d’avoir ignoré les avertissements répétés sur l’insécurité dans les mines de Turquie.

 

Depuis mardi, le bilan, encore provisoire, s’est alourdi : 282 mineurs sont morts. Et la liste des victimes risque de s’allonger encore lorsque les secouristes, qui ont travaillé toute la nuit, parviendront à dégager les deux galeries qui étaient encore inaccessibles hier matin. Quelque 80 mineurs se trouveraient encore sous terre. Et les chances de retrouver des survivants semblaient hier quasiment nulles.

On en sait un peu plus sur les circonstances de ce drame causé apparemment par un transformateur électrique défectueux dont l’explosion a provoqué un effondrement bloquant des centaines de mineurs dans les galeries. En tout cas, de mémoire de mineur, c’est la pire catastrophe minière qu’a connue la Turquie depuis celle survenue en 1992, à la suite d’une explosion de gaz dans la mine de Zonguldak, sur la mer Noire. Dans un communiqué, la compagnie minière Soma Komur a tenté de dégager sa responsabilité en affirmant que «l’accident est survenu malgré un maximum de mesures de sécurité et des inspections». En écho, le ministère turc du Travail a assuré que la mine avait été inspectée la dernière fois le 17 mars et qu’elle appliquait les normes en vigueur. «Ce n’est pas un accident du travail, c’est un meurtre !» a alors rétorqué le Disk (Confédération des syndicats révolutionnaires de Turquie).

Trois semaines avant cet accident, le Parlement, dominé par le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), n’avait-il pas refusé la formation d’une commission demandée par les trois partis de l’opposition siégeant à l’Assemblée –CHP (kémaliste), BDP (pro-Kurde) et le MHP (nationaliste) – pour faire un état des lieux de la sécurité des mines en Turquie ? D’autant qu’entre 1992 et 2012, 3 053 ouvriers mineurs ont trouvé la mort dans les mines turques et 362 208 ont été blessés.

Aussi, rien de surprenant à ce que quatre syndicats de Soma aient appelé hier à une grève nationale d’une journée pour protester contre l’insuffisance des normes de sécurité de la mine que le gouvernement de l’AKP a concédée au privé. «Des centaines de nos frères travailleurs à Soma ont été voués d’emblée à la mort en étant forcés de travailler dans des conditions de production particulièrement difficiles dans le but de parvenir à des profits maximaux. Nous appelons la classe ouvrière et les amis des travailleurs à se lever pour nos frères de Soma», déclarent-ils dans un communiqué. «Ceux qui, dans le cadre de la politique de privatisation, mettent en danger la vie des travailleurs au nom de la réduction des coûts sont coupables du massacre de Soma et doivent en répondre», ajoute de son côté la Confédération des syndicats la fonction publique (Kesk).

Vent de colère toujours, après Soma, Ankara et Istanbul, ils étaient plus de 20 000 hier dans les rues d’Izmir, la troisième ville du pays, à répondre à l’appel du Disk. Au cours des affrontements ayant opposé les syndicalistes à la police, Kani Beko, le président du Disk, a été sérieusement blessé et évacué vers un l’hôpital. Une chose est sûre, le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, dont les proches ont été mis en cause dans un vaste scandale de corruption, n’avait sans doute pas besoin de cette affaire malgré la victoire de son parti, l’AKP, aux élections locales de mars dernier.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 19:50
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. "1948, un mouvement socialiste de répression syndicale.

 

Travailleurs.

«Le renouvellement de ces attaques sauvages oblige le gouvernement à décider que, à l’avenir, les forces de l’ordre, lorsqu’elles seront ainsi assaillies, pourront se défendre après les sommations nécessaires.» Ainsi parle François Mitterrand. Nous sommes en 1948, la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais vient de s’achever par une répression d’une rare violence, et les «forces de l’ordre» en question, au service du gouvernement socialiste de l’époque, ont répondu aux instructions du ministre de l’Intérieur, Jules Moch, sorte de Clemenceau au petit pied, donc plus dangereux encore que son triste prédécesseur. Les «attaques sauvages» évoquées par Mitterrand, alors secrétaire d’État à la présidence du Conseil, ne sont rien d’autre que des faits de grève, menés par les ouvriers des mines de France en rébellion contre les décrets signés par Robert Lacoste, ministre de l’Industrie, qui, d’un trait de plume, venait de leur supprimer les acquis sociaux obtenus à la Libération. Ces travailleurs de la terre noire ne sont pourtant pas n’importe qui. Résistants pour la plupart, militants CGT et/ou communistes, ils avaient été les acteurs courageux d’une grève pour l’histoire, en 1941, déjà à l’appel de la CGT et du PCF clandestin, pour «du savon et du pain», acte de résistance et d’espoir au cœur de la nuit noire. Ce sont ces mêmes hommes, ces mêmes familles, qui se battent pour les salaires et la dignité de leurs droits, que le gouvernement socialiste de 1948 traite comme des ennemis. La même année, la CGT a remporté haut la main les élections professionnelles et organisé, dans la foulée, un référendum auprès des mineurs : 89% votent pour la grève dans le Nord-Pas-de-Calais. Ils cessent le travail le 4 octobre, dans l’unité syndicale. L’action se durcit. Le gouvernement lance les CRS, la gendarmerie et l’armée. Bilan ? Six morts, 2 000 arrestations, autant de condamnations à la prison et des centaines de vies brisées.

 

Gauche.

L’histoire est bien connue des lecteurs de l’Humanité, hélas moins du «grand public», qui découvrira avec plaisir et stupéfaction, n’en doutons pas, le très beau livre de la journaliste du Canard enchaîné, Dominique Simonot, Plus noir dans la nuit (éditions Calmann-Lévy), récit circonstancié de ces événements, réalisé avec les témoignages directs des derniers héritiers vivants. Toute leur vie, ces gueules noires ont réclamé compensation, et il leur a fallu attendre 2011 et un arrêt de la cour d’appel de Versailles pour que dix-sept d’entre eux, anciens employés des Charbonnages de France, perçoivent 30 000 euros d’indemnisation pour licenciement abusif et discrimination. L’épisode judiciaire soldait l’une des plus longues batailles de l’histoire syndicale. Le grand mérite de l’enquête de Dominique Simonot, écrite comme un thriller syndical et politique, tient bien sûr à l’empathie – bien plus encore – qu’elle accorde à ses interlocuteurs, tant et tant que beaucoup s’enfonceront dans les méandres de cette pâte humaine comme dans un roman d’amour, sublimé par la réalité et les destins croisés des Georges, Norbert, René, Daniel, Henri, Simone, Lucienne, Colette et les autres. Ils étaient syndicalistes, communistes, ils ont été l’honneur de la France et la gauche, toute la gauche, leur doit aujourd’hui les honneurs. À ce propos : élu président de la République, François Mitterrand n’a jamais fait le moindre geste de réconciliation à leur égard. Certains y verront, une fois encore, la face obscure de l’histoire des solfériniens vis-à-vis des luttes sociales. Nous y verrons surtout un devoir d’histoire et un rappel à la vigilance.

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