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GAZA : la lettre de l'AFPS
N°1, mars 2015
http://www.france-palestine.org/GAZA-la-lettre-de-l-AFPS-no1-mars-2015
La situation humanitaire, économique et politique dans la bande de Gaza, sous blocus depuis plus de 8 ans, se dégrade constamment depuis l’attaque israélienne de l’été 2014. Gaza, partie intégrante de la Palestine, est confrontée à une violente stratégie israélienne d’étranglement, de division et de plongée dans l’oubli.
Une information spécifique régulière nous semble nécessaire. Le Groupe de Travail Gaza de l’AFPS vous présente le premier numéro de la lettre mensuelle d’information que nous avons décidé de consacrer à Gaza.
Cette lettre a l’ambition de servir d’outil pour tous les adhérents de l’AFPS et bien sûr au-delà.
Veuillez trouver la lettre en pièce-jointe ou sur le site web de l'AFPS en cliquant ici.
Les dysfonctionnements qui traduisent les réductions de moyens humains et matériels se multiplient : retards et suppressions de trains, fermetures de lignes, suppressions d’arrêts, fermetures de gares, de guichets, des trains sans contrôleur, investissements abandonnés pour l’acquisition de nouvelles rames avec de lourdes conséquences pour l’industrie (Alstom, Bombardier...), dégradation de la sécurité et de la sûreté… et une hausse des tarifs SNCF de
2,6 %.
L’équation financière imposée aujourd’hui par les promoteurs de la réforme ferroviaire est insupportable non seulement pour les cheminots, pour les usagers, mais aussi pour l’ensemble de la population :
Lorsque l’on prend en compte les coûts externes des transports qui sont supportés par la collectivité (accidents, bruits, pollution de l’air, impact sur la biodiversité…), le train est de loin le mode de transport le plus rentable.
Pourtant, le désengagement des pouvoirs publics se poursuit : politique affichée de développement durable non suivie (écotaxe abandonnée, privatisation des autoroutes), recul des subventions pour le rail…
Ainsi, les efforts comparés de l’Etat dans l’infrastructure depuis 1970 s’élèvent à 54,6 Mds € pour le ferroviaire, contre 59,3 Mds € pour l’aérien et 88,2 Mds € pour la route.
La libéralisation du transport par autocar, envisagée dans le projet de loi Macron, risque d’entraîner des suppressions de trains grandes lignes et TER, de nouvelles hausses de tarifs pour les usagers : la mobilité à plusieurs classes, la grande vitesse pour les plus riches, les
bus pour les autres.
Ce sont au moins 7500 km de lignes qui sont directement menacées d’après un rapport d’experts qui vient d’être publié pour le CCE de la SNCF, ce qui créerait de véritables déserts ferroviaires. Loin des discours de façade à la veille de conférence Paris Climat 2015, c’est la récession durable économique sociale et environnementale que cette réforme favorise.
La Fédération CGT des Cheminots a construit un projet complet pour développer le service public SNCF avec de nouvelles sources de financement, un pôle public des transports pour développer une réelle complémentarité entre les différents modes, une autre organisation de la production qui parte des besoins exprimés par les populations et qui favorise les synergies, les
mutualisations…
Mais le débat est confisqué ! Alors, aujourd’hui, c’est au tour des cheminots, des usagers du rail et de l’ensemble de la population de dire à ceux qui nous gouvernent comme à ceux qui dirigent la SNCF : « Y’en a marre ! ».
La CGT des Cheminots mènera une grande campagne d'information et d'interpellation sur le sujet au mois de mars 2015
Info concernant les restrictions budgétaires du Conseil Général. Les associations comme Don Bosco réalisent des missions qui devraient être assurées par les pouvoirs publics. Le pouvoir politique se défausse sur les associations, pratique qui permet de supprimer des postes sans état d'âme.
La semaine du 7 janvier, dans un contexte de sidération nationale, nous avons appris le positionnement du Conseil Général du Finistère annonçant une baisse du budget alloué au service de prévention spécialisée Don Bosco : 25% du budget, ce qui laisse entrevoir des suppressions de postes.
Depuis, nous vivons une situation paradoxale où d'une part les représentants politiques nationaux (Mr Hollande, Mme Taubira, Mr Valls) n'ont de cesse d'affirmer haut et fort la nécessité de renforcer la présence éducative sur les territoires prioritaires, et d'autre part la diminution des moyens qui nous est imposée.
La relation de proximité et de confiance établie permet d'apporter des réponses à diverses difficultés : familiales, scolaires, professionnelles... à des situations d'urgence : jeunes sans abris, sans revenus, sans papier, sans nourriture... Par ailleurs les éducateurs construisent et mènent des projets en lien avec les autres acteurs des politiques jeunesses. Toutes ces actions visent à une insertion sociale et professionnelle des jeunes en les rendant acteurs de leur projet ; contribuent à éviter des placements éducatifs, des ruptures familiales, voire des incarcérations. Les éducateurs développent aussi des actions favorisant le lien social qui peuvent apaiser des tensions qui agitent parfois certains quartiers.
Aujourd'hui ce travail est remis en question par cette décision brutale annoncée en Janvier et malgré un contrat signé entre l'association Don Bosco et le Conseil Général du Finistère. Don Bosco n'est pas seule association concernée par ces réductions budgétaires et c'est toute l'action sociale du département qui est menacée par des choix politiques qui sont en contradiction avec les déclarations des politiques nationales.
Hier un ami m'apprend qu'il a été personnellement radié par la directrice de Pôle Emploi Morlaix au motif qu'il ne s'était pas rendu à un entretien. Cet ami au chômage et au RSA depuis des années s'est inscrit à Pôle Emploi pour obtenir une formation AFPA, les contraintes horaires de sa formation professionnelle ne lui permettant pas d'ailleurs d'honorer son rendez-vous. Mais surtout, ce rendez-vous, encore aurait-il fallu qu'il en eu connaissance...
D'habitude, la convocation se fait par courrier. Là, elle s'est faite par courriel, non pas sur l'adresse de messagerie privée, mais sur l'espace Pôle Emploi que, bien sûr, les chômeurs inscrits sont censés consulter quotidiennement même s'il n'y a pas la moindre d'offre d'emploi sérieuse pendant des mois.
Mon ami qui n'a pas eu l'information ne s'est donc pas rendu à l'entretien. Cela a suffit pour justifier sa radiation. En tout bien tout honneur: un chômeur inscrit de moins, que demande le peuple! Il se rend hier à Pôle Emploi pour demander à être réintégré compte tenu que, pour suivre une formation AFPA, il faut être inscrit à Pôle Emploi.
On lui dit qu'il faut faire la demande par internet alors qu'il s'est déplacé dans les bureaux de Pôle Emploi, que cela ne pourra pas se faire avant 2 mois et que cela dépend du bon vouloir de la directrice de Pôle Emploi. A discrétion, en somme.
Voilà comment on traite les chômeurs dans ce pays! Comme des fainéants et des fraudeurs en puissance, comme des enfants censés ravaler toute dignité!
Bien sûr le personnel ne fait qu'appliquer des mesures gouvernementales motivées par deux objectifs: avoir le moins de chômeurs déclarés possibles (c'est pour ça qu'on multiplie les formations qui ne débouchent sur rien, les contrats aidés et précaires avec des payes au lance-pierre), installer dans l'esprit du public que le chômeur, s'il reste chômeur, doit quelque part être responsable de son sort, qu'il ne se bouge pas assez, qu'il préfère vivre au dépens de la société. Cela permet d'exonérer les responsables politiques des conséquences sociales dramatiques de leur choix en faveur du libéralisme et des intérêts de la finance.
Tout cela ne peut inspirer que dégoût et révolte: l'humanité et la dignité du chômeur sont bafouées par ce système de police sociale absurde pour l'usager mais d'une logique implacable pour les dominants qui travaille pour nier et dissimuler une réalité sociale qui saute aux yeux. Ce système capitaliste financier et libéral européen et français fabrique le chômage de masse: celui-ci est structurel depuis 35 ans. Pour lutter contre le chômage de masse, il faut changer de système, reprendre la main sur les profits financiers, partager le travail et les richesses.
Quelque part, tous les petits pansements sociaux qui permettent de se maintenir la tête hors de l'eau (un RSA couple, avec 2 enfants: c'est un peu plus de 1000 euros pour 4, allez vivre avec cela) sont là pour empêcher la révolution ou la révolte populaire, la remise en cause du système par une population qui en raison de sa précarisation n'aurait plus d'autre choix que de relever la tête, comme en Grèce, en Espagne. Le discours contre les profiteurs et les fraudeurs du "système social" est là pour détourner la colère des pauvres contre les pauvres. Et certains suivent, et certains votent pour la droite et le FN qui travaillent avec un cynisme certain contre leurs intérêts...
COMMUNIQUE DE PRESSE
Au lendemain du Conseil Municipal, nous sommes extrêmement surpris de découvrir fortuitement une offre d’emploi de Directeur -trice de la Communication de la ville de Morlaix.
En effet, Mme le Maire aurait dû prévenir le Conseil Municipal de ce recrutement qui ne nous semble pas particulièrement justifié au regard de la situation des finances de la ville de Morlaix.
Hier soir encore, nous votions par exemple, à l’unanimité du Conseil Municipal, un vœu quant à la préservation du tissu associatif morlaisien dans un contexte de réduction des baisses des dotations de l’Etat.
Avec la majorité actuelle, de nombreuses associations ont vu leurs subventions baisser, ce qui crée pour certaines de graves et immédiates difficultés.
Pour rappel, en 2008, la majorité actuelle supprimait les postes de collaborateur de cabinet du Maire et de Directeur de la communication et fustigeait alors la majorité précédente !
Or, depuis le début de son nouveau mandat, malgré la situation difficile extrêmement difficile des finances morlaisiennes, malgré les baisses de subventions infligées aux associations, Mme le Maire a recruté un collaborateur de cabinet.
Alors même que nous avions voté contre ce recrutement, nous apprenons aujourd’hui que Mme le Maire recrute un Directeur de la communication.
Est-ce à cela que sert le tour de vis infligé au monde associatif ?
Si l’information nous avait été donnée en Conseil Municipal, comme il se doit, nous aurions pu émettre publiquement notre avis : cette dépense nous parait inutile et injustifiée.
Visiblement, selon les dépenses engagées, que ce soit sur un poste de collaborateur de cabinet ou désormais un Directeur de la communication, la Mairie dispose encore de marges de manœuvres.
En tout cas, pour nombre de structures morlaisiennes, dans la politique de Mme Le maire, ces marges n’existent pas !
Les élus de l'opposition de gauche, Morlaix, le 6 mars 2015.
Motion de soutien aux associations Conseil municipal du 5 mars 2015
Motion proposée par la minorité municipale : Michèle Abramovicz, Elisabeth Binaisse, Guenaëlle Clech, Jean-Pierre Cloarec, Loïc Digaire, Ismaël Dupont, Sarah Noll, Jean-Paul Vermot
Votée à l'unanimité par le Conseil Municipal
Le monde associatif représente l’une des richesses les plus précieuses de notre territoire. Les associations, qui mobilisent chaque année des milliers de bénévoles (22 000 sur le Pays de Morlaix soit 16% de la population) participent au dynamisme, à la solidarité, et à l’attractivité de celui-ci.
La baisse massive des dotations de l’Etat va avoir des conséquences désastreuses sur leurs activités, mais aussi et surtout la survie de certaines d’entre-elles. En effet, cette baisse commence déjà à se traduire par un gel voire des baisses de subventions aux associations. Dès lors, comment vont-elles assurer leur développement ou même le maintien de leur activité ?
Alain Bocquet le Président de la commission d’enquête chargée d’étudier les difficultés du monde associatif dans la période de crise actuelle, rappelle dans son avant-propos que « la vie associative reste une composante incontournable et essentielle de la vie démocratique française, une condition décisive de l’enrichissement permanent du vivre ensemble et de notre citoyenneté. »
Mais les associations représentent aussi des acteurs économiques essentiels et souvent méconnus. Avec 10% de l’emploi salarié du privé en France et un poids économique en progression, les associations ont contribué à hauteur de 3,2% du PIB français en 2012, soit l’équivalent de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires. Cette augmentation s’explique en partie par l’externalisation de certaines missions de services publics exercées auparavant par l’Etat ou les collectivités locales, la plupart du temps dans le domaine de l’action sociale.
Les pouvoirs publics se sont désengagés de leur rôle de service public, mais ils restent les principaux financeurs des associations notamment celles auxquelles ils ont délégué des missions. Il faut souligner la grande diversité qui caractérise le monde associatif. Que ce soit en termes de domaine d’action ou de modèle économique, elles ne seront donc pas toutes impactées de la même manière.
Il convient de porter une attention particulière à certaines d’entre elles, notamment les associations œuvrant dans le domaine de l’action sociale. Ce sont elles qui sont les plus dépendantes des financements publics (50% des ressources du secteur caritatif et humanitaire sont des subventions contre 15% pour les associations sportives).
Elles sont de plus en plus sollicitées dans le contexte de crise économique et sociale que nous vivons actuellement. Il est primordial de les aider à se renforcer, pour faire face à l’augmentation de leur activité et surtout de les sécuriser. Il s’agit d’éviter les situations ubuesques où un salarié associatif précaire est amené à accompagner un habitant en fragilité ! De fait, il faudra être attentif à la stabilité financière des associations employeuses et surtout celles de taille moyenne.
Sur le Pays de Morlaix, en 2009, il y avait 430 associations qui employaient 4 580 salariés. Cela représentait 11,5% de l’effectif salarié du territoire, en grande partie concentré sur les domaines de l’action sociale, de l’éducation et de la formation ainsi que de la santé. L’emploi associatif représente donc un secteur très important de notre économie locale avec des emplois non dé localisables.
Par cette motion, nous, élus de la ville de Morlaix, affirmons l’attachement que nous portons aux associations et au rôle fondamental qu’elles jouent pour notre territoire et nos concitoyens. Dans un contexte qui risque de les fragiliser, nous nous engageons à porter une attention particulière sur leur capacité à maintenir leurs activités dans de bonnes conditions et sur leurs situations financières.