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"Le Front de Gauche pays de Morlaix appelle à se joindre à la manifestation intersyndicale CGT-CFDT-Solidaires et FO du mardi 30 septembre à 11h au Pouliet contre le saccage du Centre des Impôts de Morlaix et les violences d'une minorité d'agriculteurs et de Bonnets Rouges qui se trompent de combat en prenant les services et les équipements publics pour cible alors que les vrais responsables de la chute des prix et des revenus agricoles sont les tenants de l'hyper-concurrence, du productivisme à tout crin, et la grande distribution qui casse les prix. Accorder des exonérations de cotisations sociales aux agriculteurs qui seront financées par l'impôt n'est pas la bonne solution: il faut que l’état s'engage pour des prix garantis et une protection des productions locales et de qualité en contrebalançant le pouvoir de la grande distribution et en limitant le dumping social".
photo Dominique Resmond
Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité.
Penn ar Bed a Gleiz toud! Asamblez evit beva gwelloc'h er Vro!
Le 28 septembre prochain, c'est l'humain avant la finance!
A l'occasion des élections sénatoriales, nous appelons tous les électeurs et électrices qui œuvrent au quotidien dans leurs communes à défendre et créer des emplois durables , à lutter pour les services publics de proximité et la démocratie, à exprimer clairement leur volonté de changer la politique du gouvernement HOLLANDE-VALLS, une politique adorée par le MEDEF et la finance...
Pourquoi vous ne pouvez plus faire confiance ni au PS ni à la droite ?
Pendant que les sénateurs PS du Finistère votaient le pacte budgétaire européen, la contre-réforme des retraites, la remise en cause du droit du travail avec l'ANI, les 50 milliards offerts au patronat avec le CICE et « le pacte de responsabilité », les sénateurs du Front de Gauche faisaient de la résistance et des propositions alternatives, vraiment de gauche, pour plus de justice fiscale, la conquête de nouveaux droits. N'était-ce pas pour ça que vous avions chassé du pouvoir Sarkozy et sa droite affairiste, réactionnaire et ultra-libérale?
Une autre politique est possible
Nous nous mobilisons pour que la France sorte de l'OTAN, qu'elle retire son soutien à l'impérialisme américain, qu'elle suspende les négociations du Grand Marché Transatlantique. Il plaide pour que la France, 5e puissance mondiale dont la voix compte, désobéisse à l'UE ultra-libérale en imposant la renégociation de traités ratifiés dans des conditions non démocratiques. Si vous voulez une 6e République moins présidentielle, avec une généralisation du scrutin proportionnel pour échapper au piège du bipartisme, si vous voulez une fiscalité plus progressive sur les revenus et les héritages, et une vraie transition écologique, il faut oser avec nous le vrai changement.
Nos parlementaires sont aujourd'hui en première ligne pour défendre l'augmentation du SMIC et des minimas sociaux, dénoncer les 20 milliards de baisses dotations aux collectivités locales et une réforme territoriale conduite dans un déni total de démocratie et de clarté, dans la précipitation et l'amateurisme, tout comme la réforme des rythmes scolaires. La réforme territoriale consiste à réduire le périmètre de l'action publique, à regrouper les investissements autour des métropoles, en pensant l'aménagement du territoire en termes de concurrence et non plus de solidarité, de réponse aux besoins sociaux et de proximité avec les citoyens.
La commune: ses élus et ses citoyens, piliers de la démocratie
36 000 communes en France, 283 communes dans le Finistère : c’est un atout, celui d’une capacité d’action au plus près de la population. 101 départements : ce n’est pas un poids budgétaire insupportable pour notre pays, c’est un outil efficace pour l’organisation équitable du service public sur le territoire. A l'inverse, nous nous opposons à la constitution de métropoles qui vont centraliser le pouvoir et nuire à la vitalité de nos communes et de nos territoires.
Nous continuerons à être un point d'appui pour les élus et les citoyens qui se battent pour les services publics et l'école publique: la création du collège de Plabennec par exemple est le fruit d'un long combat citoyen et laïque... Comment ne pas regretter que le breton et l'enseignement bilingue ne soient pas soutenus davantage à l'école publique? C'est aussi la lutte qui ramène l'eau, bien commun, en régie publique: à Berrien, où l'eau est retournée en régie, elle de grande qualité et une des moins chères du Finistère ... C'est tous ensemble qu'il faut faire échec aux grands projets inutiles, coûteux, néfastes pour l'environnement et le développement harmonieux du territoire, tels que la Centrale à Gaz de Landivisiau.
Des services publics de qualité partout et pour tous
Nous combattons la concentration des services publics dans les grandes villes au nom de la rentabilité, que l'on fait passer avant les besoins de la population : notamment dans le cas des hôpitaux, avec la fermeture des maternités, des services de chirurgie puis de médecine dans les « petits hôpitaux » où il ne restera bientôt que des services de gériatrie. Il faut proscrire les partenariats public-privé (PPP) qui à terme se révèlent plus coûteux et placent le service public en position de dépendance. Comment sans investissement public important adapter la société au vieillissement, rendre effectif le droit à l'autonomie des personnes âgées dans le Finistère?Actuellement, de l'aveu même de Pierre Maille, il manque 2000 places en maison de retraite dans le Finistère! Les associations d'aide à domicile sont en grande difficulté, leurs salariés travaillent dans des conditions très précaires: que fait l'État pour créer les conditions d'une prise en charge de la perte de l'autonomie digne de ce nom dans le cadre de la Sécurité sociale? Rien, ou presque: on se repose sur la solidarité familiale et on ne soutient pas assez les départements qui gèrent l'APA.
Répondre aux besoins de la population
En votant pour notre liste, vous affirmerez votre choix d'une politique de relance par l'investissement public et social et le partage des richesses en lieu et place de cette politique néo-libérale qui accroît les inégalités, le chômage, le discrédit de la politique. Dans un contexte de domination de plus en plus brutale des logiques capitalistes, de montée de l'extrême-droite attisée par la crise, il est plus que jamais nécessaire de rappeler que c'est l'humain qui doit servir de boussole aux politiques publiques.
Préparons l'avenir de notre région
Notre région a beaucoup souffert ces derniers mois de la crise agro-alimentaire, avant tout imputable à la pression sur les prix de la grande distribution, au manque de prévoyance et à la cupidité des patrons, au double jeu de certains producteur. Le gouvernement n'a apporté aucune réponse satisfaisante jusqu'à présent. La montée du chômage et de la précarité est une réalité dans les villes, comme en zone rurale ou péri-urbaine, et les communes ont de moins en moins de moyens financiers pour mener des politiques visant à assurer au maximum l'égalité des droits. Le Finistère peut rebondir en misant sur la recherche, les industries de la mer, les énergies renouvelables, l'agriculture écologique et durable, la promotion du patrimoine et de la culture dans toute sa diversité. Nous voulons répondre à l'urgence sociale, cela n'empêche pas de mesurer aussi l'urgence écologique. Dérèglement climatique, pollutions, algues vertes, projets inutiles et coûteux... exigent des réponses à la hauteur des dangers.
Une liste authentiquement de gauche, au service des résistances citoyennes:
Ismaël Dupont, 34 ans, professeur documentaliste, candidat aux législatives à Morlaix en 2012, élu du Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté, co-président du Front de Gauche Pays de Morlaix et membre du PCF
Véronique Blanchet , 51 ans, assistante maternelle, ancienne adjointe au maire de Pont Labbé (vice-présidente de la Communauté de Commune Pays Bigouden sud), tête de liste finistérienne du Front Breton de Gauche aux Régionales de 2009, candidate aux municipales de 2014, membre du PCF
Paul Quéméner, 64 ans, artisan et commerçant retraité, maire de Berrien, membre du Front de Gauche Centre-Finistère
Christine Panaget, 51 ans, secrétaire, candidate suppléante du Front de Gauche aux législatives à Brest rural en 2012 et aux municipales à Brest en 2014, membre du groupe Ensemble!
Michel Le Goff, 51 ans, ouvrier dans l'agro-alimentaire, responsable syndical et élu à Bannalec, membre du Front de Gauche de Rosporden et du PCF
Noëlle Péoch, 62 ans, enseignante en retraite, militante pacifiste, candidate du Front de Gauche aux législatives en 2012 dans le Centre-Finistère
Photos Dominique Resmond, 10 septembre 2014
Le mardi 16 septembre 2014
Sénatoriales : Quand la Droite et le PS cherchent un chèque en blanc pour avoir les mains libres
Le 28 septembre l’élection sénatoriale se déroulera dans la moitié des départements dont le Finistère.
Une élection éminemment politique !
Les sénatrices et les sénateurs forment la deuxième chambre du parlement. A ce titre elles et ils votent les budgets et les lois (dont ils partagent l’initiative avec l’exécutif). Le Sénat a aussi pour fonction de suivre et de contrôler la politique et l’activité du gouvernement. Il ne s’agit donc pas d’une élection mineure (même si les citoyens ne votent pas) qui n’intéresserait que les élus locaux qui sont électeurs. Il s’agit, au contraire, à mi-mandat du Président de la République et avec les résultats que l’on sait) d’un enjeu éminemment politique.
Et pourtant …
Dans le luxueux document, sur papier glacé et en couleur, que les « grands électeurs » viennent de recevoir de la part de la droite (6 pages) et du PS (8 pages) que peut-on constater ?
1 – Une volonté de masquer l’étiquette
Il faut avoir de bons yeux pour lire en petit en bas de 1ère page « liste d’union de la droite et du centre » ou, en tout aussi petit, en haut de la 8ème page « liste soutenue par les socialistes, républicains et divers gauche ». A croire que l’étiquette n’est porteuse ni pour les uns, ni pour les autres.
2 – Aucun compte-rendu de mandat
Les deux listes comportent des sortants (3 pour le PS et 1 pour la Droite) pourtant pas une ligne sur leur action pendant la durée de leur mandat, sur les choix qu’ils ont opérés, sur ce qu’ils ont soutenu ou qu’ils ont refusé, sur le contenu de leurs votes. Sont-ils si peu fiers de leur mandat ? Ou estiment-ils qu’ils n’ont aucun compte à rendre…et que leurs électeurs n’en ont donc aucun à leur demander ?
3 – La droite attaque le gouvernement
- politique économique : croissance en berne
- redressement des finances publiques : une politique inefficace
- baisse des dotations : des conséquences budgétaires catastrophiques pour nos collectivités
- réforme des rythmes scolaires : source de contraintes financières et désorganisation
- réforme territoriale : un cafouillage et une carte improvisée
Normal, c’est le rôle de l’opposition. Mais ils oublient de dire que cette politique qu’ils condamnent est dans la droite ligne de celle qu’ils ont soutenue. Et que ce qu’ils lui reprochent c’est de ne pas aller assez loin dans la soumission au MEDEF et aux puissances financières.
4 – Le PS ne parle que du département
- un Finistère uni, rassemblé et équilibré
- les collectivités du Finistère, en pointe dans leur gestion locale
- un Finistère dynamique et innovant
- un développement territorial harmonieux
- un Finistère accessible et attractif
- un territoire riche de sa diversité culturelle et linguistique
A croire qu’il ne s’agit pas d’élire des parlementaires qui auront à voter les budgets, les lois et à contrôler le gouvernement
A croire qu’ils se sont trompés d’élection… à moins que, réceptifs à la politique de rigueur du gouvernement, ils aient décidé d’éditer un document qui leur servira aussi en, 2015 pour les élections départementales.
5 – Aucun engagement politique
Ni à droite, ni au PS ; ces candidats qui aspirent à devenir parlementaires ne disent pas un mot sur la politique qu’ils veulent impulser ou soutenir. Autant ils s’expriment largement sur le Finistère autant ils sont muets sur la politique internationale , sur la paix, la coopération , la politique économique et sociale , l’environnement et la transition énergétique , le développement éducatif et culturel,…
Est-ce que, par hasard, ils considèreraient que leurs électeurs, les élus locaux, les délégués de conseils municipaux, ne seraient pas capables de comprendre tout cela ? Quel mépris cela serait pour tous ces élus de terrain qui, malgré les difficultés nées de la politique des uns et des autres depuis des décennies, s’efforcent malgré tout de répondre le mieux possible aux attentes et aux besoins de leurs concitoyens. A moins que la réponse soit plus simple : Comment dire à des élus locaux, chaque jour confrontés à des situations de plus en plus inquiétante : « nous allons continuer, voire aggraver la même politique. Nous allons réduire encore les financements de l’Etat tout en vous demandant de prendre à votre compte de nouvelles charges. En éloignant les lieux de décision des habitants , nous allons continuer à vous priver de toutes vos compétences en ne vous laissant à gérer que l’état civil… et le mécontentement de vos populations » ?
C’est sûr, le silence est plus confortable. Mais que c’est déprimant !
Heureusement un autre choix existe
Des élus et des militants investis dans le Front de Gauche ont décidé de se présenter sur la liste « Finistère à gauche toute : rassembler conte l’austérité ».
Sa circulaire pose clairement les enjeux politiques :
- Pourquoi, compte-tenu de leurs votes, on ne peut faire confiance ni à la Droite, ni au PS
- Une autre politique est possible à condition de s’opposer fermement à la domination des puissances financières
- La commune, ses élus et ses habitants doivent continuer à être les piliers de la démocratie
- Agir pour des services publics de qualité partout et pour tous
- Les choix politiques doivent partir de la nécessité de répondre aux besoins de la population
- C’est dans ce contexte que se préparera l’avenir de notre région
C’est une liste authentiquement de Gauche,
au service des résistances citoyennes
Alain DAVID
ancien Maire-adjoint de Morlaix
Article paru le 16 septembre 2014 dans le blog d'information locale de Plougasnou et du pays de Morlaix: "Le Homarc enchaîné"
http://homardenchaine.fr/actualite.htm
Après la signature d'une pétition pendant des semaines en juillet par les camarades Front de Gauche de Plougonven, 40 citoyens étaient présents au conseil municipal de Plougonven ce mardi 23 septembre pour la défense du bureau de poste et plus largement du service public de proximité. Martine Carn pour le Front de Gauche et Marie-Hélène Le Guen pour la CGT poste ont pris la parole, ainsi que le postier de plougonven. Après débat, le conseil à l'unanimité a voté contre la proposition de la poste visant à supprimer le bureau et sa subtitution par le personnel communal. Je passe sur les arguments (...la poste a touché 200 millions € en 2013 de CICE)...
Jean-Luc Le Calvez
Photos Jean-luc Le Calvez
