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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:40

Ce fut un beau moment. 

Peu d'équipes mais de la convivialité, de l'énergie, du partage et un moment d'éducation collectif sur la situation des Palestiniens et des gazouis, exposés aussi bien avec beaucoup de pédagogie et de passion par Claude Léostic, présidente de la Plateforme des ONG pour la Palestine et par le documentaire Ramallah Maradona.

Un moment que les JC 29 sauront renouveler l'an prochain, n'en doutons pas.

L'équipe de Jénine a remporté le tournoi, suivie par Jéricho et Ramallah. 

21 06 GAZA foot 3

 

21 06 GAZA foot 4 

21 06 gaza foot

 

21 06 GAZA

21 06 GAZA 6

 

21 06 GAZA 5

L'équipe victorieuse, adepte du beau football. Nom de code: Jénine. 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 05:59

Depuis plus de 50 jours, 150 à 250 prisonniers observent une grève de la faim pour protester contre la détention administrative dont ils font l’objet. Près de 90 prisonniers ont déjà été hospitalisés.

 

La détention administrative est une procédure abusive largement employée par le gouvernement israélien pour emprisonner sans jugement et pour des périodes indéfinies les palestiniens, activistes mais aussi civils, en violation flagrante des droits de l’homme, pour les punir et pour les empêcher de s’opposer à l’occupation, à la colonisation et d’exprimer leurs opinions.

 

Patrick Le Hyaric est intervenu auprès de Catherine Ashton, Haute-Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, pour que l’Union européenne demande au gouvernement israélien, comme l’a fait Monsieur Ban Ki Moon, de relâcher les prisonniers dont aucune charge n’est retenue contre eux. Si le gouvernement ne répond pas, d’envisager de condamner cette action en utilisant la possibilité de geler l’accord d’association avec l’Union européenne.

 

Voici la lettre envoyée à Catherine Ashton, Haute Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne:

 

Madame la Haute Représentante,

 

Depuis maintenant plus de 50 jours, 150 à 250 prisonniers (dont près de 90 ont déjà été hospitalisés) observent une grève de la faim pour protester contre la détention administrative dont ils font l’objet.

 

La détention administrative est une procédure abusive largement employée par le gouvernement  israélien pour emprisonner sans jugement et pour des périodes indéfinies les palestiniens, activistes mais aussi civils, en violation flagrante des droits de l’homme, pour les punir et pour les empêcher de s’opposer à l’occupation, à la colonisation et d’exprimer leurs opinions. En somme, cette procédure vise à bâillonner la liberté d’expression, ce qui heurte profondément tous les démocrates dans le monde.

 

On le sait, la torture et les mauvais traitements accompagnent souvent les détentions administratives et sont un moyen pour les autorités pénitentiaires israéliennes d’obtenir des renseignements et dans le même temps de déshumaniser l’univers carcéral, qui n’en a pas besoin, tout en cassant le moral des prisonniers et leur résistance physique et mentale.

 

189 prisonniers politiques palestiniens sont actuellement enfermés dans les geôles israéliennes par cette procédure, héritée du mandat britannique datant de 1945, suspendue dans les années 70 et remis à l’ordre du jour en 1985.

 

Le détenu administratif est souvent emprisonné sur la base d’informations considérées comme « secrètes » par l’armée, ce qui rend inaccessible son dossier pour le détenu et son  avocat. Est-il logique, qu’emprisonné sans jugement,  pour une période indéfinie, le détenu ne puisse pas se défendre, car il ne connait pas les raisons de son incarcération ?

 

Si en théorie le détenu peut faire appel de l’ordre de détention devant la justice militaire israélienne, les conditions pour un procès juste et équitable ne sont jamais réunies. Comment contester efficacement une décision, sans avoir accès au dossier, réservé uniquement aux seuls juges et procureurs militaires ? Comment se défendre et prouver son innocence, quand on ne sait même pas ce qui est reproché, ni les éléments à charge, ni les preuves ?

 

Il est logique de pouvoir incarcérer préventivement quelqu’un, si un juge le décide, le temps que l’instruction se termine et qu’un procès soit organisé dans un délai raisonnable. En France, cette période est de 2 ans. En Israël, cette période peut durer le temps que les autorités israéliennes le souhaitent, puisque la détention administrative peut être renouvelée tous les six mois, sans que le détenu en soit informé et de façon indéfinie. Est-il logique que des prisonniers soient enfermés des mois, voir des années, sans procès, ni jugement ?

 

Il y a une quinzaine de jours, avec une délégation de militants et d’élus, je me suis rendu auprès de leurs familles qui campent sur une place de Ramallah pour leur apporter notre soutien. Elles nous ont fait par de la maltraitance et de la violence que subissent les prisonniers. J’ai pu constater que le mouvement de solidarité grandit chaque jour. De nombreuses grèves et manifestations sont organisés en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est par le peuple palestinien pour soutenir les prisonniers.

 

Mais le gouvernement israélien reste sourd à cette grève de la faim et aux manifestations de solidarité. Et plutôt que de réfléchir à l’abrogation de cette loi inique, la Knesset discute en ce moment même d’une loi permettant aux autorités pénitentiaires de pouvoir nourrir par la force les grévistes de la faim.  Ce projet est évidemment rejeté par de nombreux parlementaires progressistes et démocrates comme par l’ordre des médecins israéliens qui s’y est même farouchement opposé.

 

Jusqu’où les prisonniers politiques palestiniens devront y aller, pour que les autorités européennes agissent avec fermeté et somme Israël à agir en conformité avec la législation internationale et relâche ces prisonniers qui sont maintenant en grand danger ?

 

Dans ces conditions, ne serait-il pas envisageable Madame la Haute Représentante que l’UE demande au gouvernement israélien, comme l’a fait Monsieur Ban Ki Moon, de relâcher les prisonniers dont aucune charge n’est retenue contre eux ?

 

Ne serait-il pas envisageable, si le gouvernement ne répond pas, de condamner cette action en utilisant la possibilité de geler l’accord d’association avec l’Union européenne ?

 

En vous remerciant de me faire connaître les initiatives que vous comptez prendre,

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Haute-Représentante, l’expression de ma haute considération.

 

Patrick Le Hyaric

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 16:40

Grève SNCF : rechercher la vérité et la dire 

 

Communiqué de presse de Gérard Lahellec, vice-président du Conseil régional de Bretagne en 

charge de la mobilité 

 

Tous ceux qui, avec condescendance, leur demandent de se ranger à leurs ordres pour  arrêter la grève, ne connaissent pas les cheminot-e-s, ni leur histoire, ni leur culture. Ceux qui les traitent de «privilégiés», en prenant le risque d'alimenter les pires populismes, ne les connaissent pas mieux. 

S'il est vrai que la situation de tension qui caractérise le conflit interpelle toute la société, il  n'est pas moins vrai que nos concitoyennes et concitoyens ont le droit de connaître quelques vérités. 

1 – S'il est vrai que le mouvement social génère une gène quotidienne pour les usagers, il est bon de rappeler que c'est aussi la corporation cheminote qui assure la qualité de service au quotidien ainsi que le service garanti en périodes perturbées. C'est ce qui a permis d'assurer un service de qualité pour permettre aux jeunes Bretonnes et Bretons d'accéder dans de bonnes conditions aux épreuves du Baccalauréat. 

2 – Le projet de loi en cours qui motive le conflit, a pour objet essentiel de permettre au système ferroviaire français de s'ouvrir totalement à la concurrence, comme l'imposent les décisions européennes. Les habillages techniques compliqués qui accompagnent cette disposition, ne sont que des habillages confus, consistant à accréditer l'idée d'un regroupement de la SNCF dans une même entité avec un statut de cheminot qui serait préservé... 

3 – Cette ouverture à la concurrence a déjà été mise en œuvre pour le fret ferroviaire. Cette concurrence s'est développée sur les segments les plus rentables, le wagon isolé a été abandonné, ainsi, en Bretagne, la SNCF n'existe quasiment plus comme opérateur de fret! 

4 – La SNCF, toujours pour s'ouvrir à la concurrence, a déjà filialisé certaines de ses activités, telles que les gares, par exemple, autour de «gares et connexions». Ainsi, cette entité, qui finance partiellement les travaux, rémunère le capital de son investissement à 9% en facturant au prix fort le passage des voyageurs en gare, y compris ceux du service public! 

5 – La généralisation de l'ouverture à la concurrence après l'adoption du 4ème paquet ferroviaire au niveau européen, permettra à des trains de la concurrence européenne de se positionner sur les marché captifs, tels que Paris-Rennes, par exemple.... 

Dans ces conditions, si un opérateur se positionne sur le marché rentable, la SNCF continuera t elle à faire circuler des TGV moins rentables jusqu'à la pointe Bretonne? 

6 – Le Conseil régional place au cœur de sa politique de transport la desserte de tous les territoires pour toutes les catégories de population. Il conviendrait de s'assurer collectivement que les dispositions européennes transposées dans le droit français ne viennent pas stopper le formidable essor du TER que les Régions ont porté à bout de bras en investissant massivement sur les matériels et les dessertes. Tous ceux qui font le choix du train pour aller travailler chaque jour sont perturbés par le mouvement actuel mais il faut s'assurer que demain ils pourront toujours le faire dans des conditions acceptables. 

7 – Enfin, le projet de loi portant la dite réforme du ferroviaire, ne prévoit pas le désendettement du système ferroviaire français, pas plus que l'intégration, dans sa gouvernance des partenaires publics qui en assurent pourtant majoritairement le financement (Infrastructure, Matériels, Trains, Services...). Jacques Auxiette, Président socialiste du Conseil régional, Président de la commission «infrastructures et transports» de l'association des Régions de France (ARF) a souligné cette carence dans son manifeste pour une nouvelle ambition ferroviaire. 

 C'est de l'ensemble de ces questions qu'il conviendrait de débattre avec la représentation nationale et avec tous les protagonistes du système ferroviaire. L'avenir des dessertes des territoires par le train pour tous les citoyennes et tous les citoyens doit être notre principale préoccupation, celle-ci ne peut pas ignorer les conditions d'exercice des agents de la SNCF comme principal acteur de la mise en œuvre du service. 

C'est ce débat qu'appelle le mouvement social qui secoue aujourd'hui la SNCF. 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 16:33

Casse de la SNCF : tous concernés, tous solidaires des cheminots ! 

mardi 17 juin 2014

 

Casse de la SNCF : tous concernés, tous solidaires des cheminots !

Le 16 octobre dernier, Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat aux transports, a présenté son projet de loi de « réforme » du système ferroviaire. Selon monsieur Cuvillier, ce projet aurait pour objectif « d’unifier » et de « renforcer » le service public du transport, ainsi que d’améliorer le statut social des travailleurs du rail. Il affirme qu’il s’agit aussi de réduire les coûts et d’augmenter la rentabilité de la SNCF, tout en finissant d’ouvrir totalement le rail à la concurrence, exigence « européenne » ardemment défendue par le patronat français... A moins que le secrétaire d’Etat ne soit tombé par hasard sur la baguette magique d’Harry Potter, il semble difficile de concilier tous ces objectifs.

Pas dupes, les syndicats CGT, SUD et UNSA de la SNCF ont bien compris que, parmi ces objectifs contradictoires, ceux favorables au service public et aux conditions de travail des cheminots seraient sacrifiés. En effet, le gouvernement prétend réunifier les deux entreprises séparées en 1997, la SNCF et Réseau Ferré de France (RFF), en en créant une troisième : le « groupe SNCF ». Au lieu de deux structures ayant chacune leur propre conseil d’administration et leurs propres institutions représentatives du personnel, il y en aurait donc trois. Bel exemple d’unification ! De plus, la création du groupe et la filialisation de la SNCF et de RFF – puis leur transformation, à terme, en Sociétés Anonymes (comme pour La Poste) – ouvrent la voix à un démembrement total du service public du transport ferroviaire. Il suffira de couper la tête pour que les membres se disloquent.

Pas dupe non plus, le patronat français voit là une occasion de s’emparer d’un marché juteux en détruisant le service public. Il l’a d’ailleurs fait savoir par la voix d’un de ses représentants, le député UMP Dominique Bussereau, qui a déclaré dans La vie du rail : « Lorsque nous reviendrons au pouvoir, il sera très aisé de faire disparaître l’EPIC [1] de Tête pour éclater définitivement le système comme nous le souhaitons ». La droite a au moins le mérite d’annoncer plus clairement la couleur que le Parti « Socialiste » !

Solidarité avec les grévistes !

Les grands médias présentent la grève des cheminots comme une « prise d’otage » par des travailleurs arc-boutés sur leurs « privilèges » et incapables d’évoluer. Au passage, les médias surfent sur le mécontentement des usagers. Or le mécontentement des usagers date d’avant la grève. Il vient de l’augmentation des prix des billets, de la baisse des fréquences, de la vétusté de certaines lignes, qui entraîne accident et retards... Bref, le mécontentement des usagers vient de la dégradation du service public, conséquence directe des politiques gouvernementales.

Les trains ne roulent pas tous seuls. La construction et l’entretien de milliers de kilomètres de voie, une bonne formation et de bonnes conditions de travail pour les aiguilleurs et les conducteurs, gages de sécurité pour les voyageurs, et tout ce qui est nécessaire au transport : cela à un coût et nécessite de gros investissements. Ces investissements ont été pris en charge par des générations de travailleurs qui, par leurs impôts et leur travail, ont construit une infrastructure immense et de qualité qu’aucun groupe capitaliste n’aurait pu mettre en place. Aujourd’hui, le patronat voudrait s’approprier les fruits de cet effort collectif en dépeçant le service public pour s’en approprier les parts les plus rentables.

Les travailleurs usagers et les travailleurs du rail ont le même intérêt – un service public de qualité – et un même ennemi – la classe dirigeante et sa cupidité sans borne. Nous ne devons pas nous laisser diviser, nous devons organiser la solidarité entre tous les travailleurs et nous rappeler que quand les cheminots font grève pour défendre le service public du rail, ce sont les droits de tous qu’ils défendent !

Martin Carmine

[1« Etablissement Public Industriel et Commercial », une entreprise publique gérée comme une entreprise privée.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:35

Dans l'éditorial du jour au titre limpide "Un système pervers", Hubert Coudurier, le patron du Télégramme dénonce le supposé probable recul du gouvernement par rapport à la réforme du régime des intermittents du spectacle, et achève sa diatribe contre le mouvement forcement "corporatiste" et "égoïste" des intermittents, au nom du respect de la sagesse des syndicats (en réalité, en fait de syndicat, il s'agit du MEDEF), en accusant le système de protection sociale de l'intermittence d'être rien moins que responsable de la "précarité" des professionnels (sous-entendu: livrés à la seule loi du marché, seuls les meilleurs subsisteraient, et vivraient bien de leur art) et à "une certaine médiocrité que déserte le public".

Monsieur Coudurier est très certainement en connaisseur en matière de grand art et de grande culture. Il a dû aussi voyager et réaliser que la France est le ou l'un des tous premiers pays du monde en terme de réseau de salles de spectacles et de théâtre, de festivals, d'arts dans la rue, le financement public et le système de protection des intermittents du spectacle permettant le développement de créations partiellement indépendantes des contraintes du marché et de la profitabilité marchande. Bien sûr, certains à droite, les héritiers des hommes opulents et réjouis que l'on retrouvait dans les Salons académiques ou les théâtres bourgeois du XIXe, considèrent que l'art qui vaut est l'art vendable et vendu, le succès marchand étant l'équivalent de la sélection naturelle des meilleurs gènes dans l'évolution des espèces.   

En réalité, la culture, et son autonomie par rapport aux considérations purement commerciales, est d'intérêt public: c'est un moyen de construire, de chercher du sens, d'éveiller les intelligences, de mettre un peu de beauté dans nos vies, d'émanciper les esprits. La presse et les médias, leur indépendance par rapport aux pouvoirs financiers, sont aussi d'intérêt public, justifiant au même titre un financement public, dans la mesure où une démocratie vivante et bien portante passe par l'éducation et l'information pluraliste des citoyens. A ce titre, on peut noter que Monsieur Coudurier, si prompt à dénoncer les privilèges de l'"art entretenu" et des intermittents, fait surnager son entreprise commerciale médiatique grâce à des aides d'Etat à la presse et au portage, des subventions publiques à Tébéo ... Financements publics dont les Vendeurs Livreurs Colporteurs du Télégramme ne voient pas la colère avec leurs revenus du misère. 

Il est normal que la presse soit aidée pour ne pas dépendre que de la publicité et du désir d'asseoir une influence politique et économique des millionnaires - et Dieu sait si elle en dépend malgré tout- tout comme il est logique de soutenir la création culturelle indépendante par de l'argent public, sans quoi il n'y aurait plus rien en dehors de la culture élististe, académique, et de la culture de masse modelée par les exigences du mauvais goût capitaliste.

Le soutien public à la culture, la protection sociale des acteurs du monde de la culture et des artistes, est une cause première de la vitalité culturelle exceptionnelle de la France, qui fait une part de son attrait touristique, de son prestige, et surtout qui nourrit la qualité de vie des habitants dans les territoires, car la culture procure des émotions, de la joie, crée du lien social, embellit la vie.   

D'ailleurs, le dossier du Télégramme de ce mercredi 18 juin est plus nuancé que l'édito de Coudurier: les intermittents ne sont pas des privilégiés. Leur salaire médian est de 13.700 euros par an, contre 18.400 euros pour un salarié du privé. C'est la passion qui anime la plupart des intermittents et des articles, par l'ambition de vivre au crochet de la protection sociale et l'appétit du gain. 

Seuls 43% des intermittents bénéficient d'au moins une journée d'indemnisation chômage par an. Les heures des intermittents ne sont souvent pas décomptées au réel. L'allongement du délai de carence pour le paiement des allocations va conduire une partie non négligeable des intermittents à perdre presque un mois de revenu par an.

L'article d'Hervé Queillé montre bien que des abus viennent surtout des sociétés de l'audiovisuel qui préfèrent embaucher des intermittents pour limiter leurs charges plutôt que des salariés titulaires. Que la fragilisation des intermittents s'explique aussi par la baisse du budget de la culture et des possibilités pour les collectivités de subventionner des spectacles.

Comment marche le régime des intermittents? Ils doivent travailler 507 heures sur 10 mois (techniciens) ou 10 mois et demi (artistes) pour toucher des allocations chômage pendant 8 mois (qui peuvent être lissées et fragmentées en périodes alternant travail et indeminisation). Avant 2003, les 507 heures devaient être effectuées sur un an.

Le résultat de la régression de la Réforme 2003, qui serait encore aggraver aujourd'hui, Ronan, un accadordéoniste de musique bretonne interviewé dans ce dossier du Télégramme, l'exprime: " En fait, on galère depuis 2003... Depuis qu'on est passé au régime de 507 heures en dix mois. C'est constamment la course aux cachets. Et c'est d'autant moins facile aujourd'hui, que la fameuse austérité dont on nous rabat les oreilles à longeur de journée a pour conséquence, peut-être, de soulager le budget de l'Etat (et encore pas sûr) mais surtout de réduire nos possibilités de travailler. La réduction drastique du budget de la Culture et des subventions qui en découlent pour le spectacle vivant a des conséquences dramatiques. Qu'on fasse du rock ou de la musique traditionnelle, c'est pareil: en ce moment, en Bretagne, il n'y a pas de boulot"...    

Un sonorisateur finistérien ajoute, interrogé lui aussi par le Télégramme : "Ce qui est particulièrement dur à avaler, c'est qu'on nous fait passer pour des privilégiés. Il faut savoir que nos cotisations avaient déjà fortement augmenté en 2003. Là, on va passer de 10,8% à 13,3% contre 6,4% pour le régime général. Quant à proposer un plafond cumul salaires-allocation à plus de 4000 euros, ça nous fait rire: personne ne gagne une telle somme en Bretagne. Et puis, on en a marre d'entendre qu'on coûte trop cher: un euro investi dans la culture, c'est quatre euros générés dans l'économie locale. Mais on voit bien où le patronat et le gouvernement veulent en venir. Le but, c'est de faire mourir le régime des intermittents à petit feu. Et à terme, sans doute, le système de couverture sociale pour l'ensemble des salariés. C'est idéologique avant tout". "Déjà que c'était difficile de s'en sortir. Là, ça va être de plus en plus dur de tenir et d'exercer nos métiers. L'austérité, c'est toujours pour les mêmes: les petits".

Voilà qui est bien résumé, Lolo. Merci aux journalistes du Télégramme de laisser s'exprimer ces voix du peuple à côté de celle du Patron.

I.D

 

Communiqué du 16 juin 2014 publié le 18 juin 2014

Le Mouvement BREST POUR LA CULTURE  appelle à un rassemblement citoyen

LE SAMEDI 21 JUIN à 17h00 - PLACE DE LA LIBERTE à BREST

Cela fait maintenant plus de deux mois que le Mouvement Brest pour la Culture dénonce l’accord signé le 22 mars par les partenaires sociaux sur la nouvelle convention de l’assurance-chômage et pointe les graves dangers qui pèsent sur l'avenir du spectacle vivant .

Cette nouvelle convention entérine de nouveaux reculs pour l’ensemble des chômeurs, précaires, intérimaires, intermittents, mais aussi pour l'ensemble des structures et des collectivités locales en charge des politiques publiques. Les nouvelles mesures de cette convention auront pour conséquence d’augmenter la précarité dans ce secteur.

Le mouvement réclame au ministre du travail, François Rebsamen, de suspendre la procédure d’agrément de l’accord du 22 mars et de remettre les partenaires sociaux autour de la table. Il demande de nouvelles négociations qui tiennent compte des propositions pertinentes, justes, adaptées et plus économiques élaborées par le Comité de suivi qui y travaille depuis 10 ans.

Le combat des professionnels du spectacle contre la nouvelle convention Unedic de leur régime d’assurance chômage recouvre un triple enjeu : la conception du travail, la place de la culture, le respect des principes démocratiques .

SOYONS NOMBREUX AU RASSEMBLEMENT BREST POUR LA CULTURE LE 21 JUIN A 17H.

POUR UNE FETE DE LA MUSIQUE JOYEUSE, SOLIDAIRE ET MILI   

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:13

Conseil-Communautaire-du-16-juin-2014-Le-Telegramme.JPG

 

PS: Si dans mon intervention au Conseil Communautaire sur la garantie en cas de défaillance de 500 000€ demandée par la CCI à Morlaix-Communauté pour engager 2 millions d'euros dans un plan de reprise et de restructuration de Tilly Sabco, ce n'est pas parce que j'étais opposé par principe à des aides publiques pour sauver l'activité et maintenir l'emploi, mais parce que les élus communautaires n'avaient aucun élément pour juger de la situation, cet engagement d'aide à la CCI n'étant même pas à l'ordre du jour du Conseil Communautaire et le plan de reprise potentiel n'ayant pas été présenté un minimum: quel modèle économique? quel maintien des emplois? On nous demandait donc d'engager 500 000€ d'argent public sur un dossier dont nous ne connaissions rien, et sur lequel nous aurions dû faire une confiance aveugle à la CCI... Finalement, je me suis abstenu pour ne pas donner l'impression que nous ne voulions pas maintenir l'emploi à Tilly, nous qui tirons la sonnette d'alarme depuis plus d'un an et demi. Ismaël Dupont.    

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:11
Rassemblement de soutien aux cheminots, hier midi
  • Une trentaine de militants de la CGT et du Front de gauche se sont rassemblés devant la gare, hier midi. Une trentaine de militants de la CGT et du Front de gauche se sont rassemblés devant la gare, hier midi. | 

Une trentaine de personnes se sont rassemblées, hier midi, devant la gare de Morlaix. Des cheminots de la CGT, en grève depuis sept jours, étaient présents pour dénoncer la réforme souhaitée par le gouvernement. « Nous sommes présents pour avertir les usagers que le service public va se détériorer », annoncent les syndicalistes.

Ils étaient soutenus par plusieurs militants du Front de gauche, « soucieux de conserver le service public ».

Une vingtaine de personnes sont employées à la gare de Morlaix. Selon la CGT, la moitié d'entre elles sont en grève. La réforme doit être discutée, toute la semaine à l'Assemblée.

http://www.ouest-france.fr/rassemblement-de-soutien-aux-cheminots-hier-midi-

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 20:03

Les élus Front de Gauche et Coopérative Citoyenne de l'opposition ont décidé de tenir à tour de rôle une permanence en Mairie de Morlaix pour échanger avec les citoyens qui le désirent, et recevoir questions et demandes d'engagement, les mercredis de 16h à 18h et les samedis de 10h à 12h.

Cela se situera dans le local de l'opposition, porte à gauche quand on entre dans la mairie, après le point numérique (en cas de problème pour trouver la salle, demander à l'accueil).

Le mercredi 18 juin, c'est Ismaël Dupont qui recevra les Morlaisiens qui désirent nous faire part de problèmes ou d'interrogations entre 16h et 18h.  

Samedi 21 juin, 10h-12h: Jean-Paul Vermot

Mercredi 25 juin, 16h-18h: Jean-Pierre Cloarec

Samedi 28 juin, 10h-12h: Michèle Abramovicz

Mercredi 2 juillet, 16h-18h: Ismaël Dupont

Samedi 5 juillet, 10h-12h: Sarah Noll 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:55
Le Mouvement des Jeunes Communistes 29 tiendra comme convenu l'évènement "Un stade pour Gaza", à Brest au Stade Pen Helen, Rue du Bot le 21 juin à partir de 9h30 du matin. L'organisation se fera en lien avec l'AFPS.
L'inscription est de 2 euros par joueur qui seront reversés aux prisonniers politiques palestiniens.
Les équipes sont de 7 joueurs et/ou joueuses avec la possibilité d'avoir des remplaçants.  
Vous pouvez inscrire votre équipe sur la boite mail de la Jeunesse Communiste du Finistère: mjcfbrest@gmail.com.
Sinon vous pouvez venir seul ou avec quelques camarade et les équipes se constitueront sur place à partir de 9h30.
De plus, pour ceux qui n'aiment pas jouer au foot, une conférence sur la Bande de Gaza sera organisée et il y aura la projection du film "Ramallah's Maradona". Si des camarades peuvent donner un coup de main, ils seront aussi les bienvenus.
N'hésitez pas à diffuser très largement cet évènement autour de vous.

Romuald Pain, pour la mjcf29

http://29.jeunes-communistes.org/2013/10/24-mjcf-29-9965#.U5dV6HJ_uSo

 

un drapeau pour Gaza...à Morlaix

 

Le 14 mai 1948 est proclamé unilatéralement l’Etat d’Israël, succédant au mandat britannique. C’est alors que le conflit colonial prend toute son envergure. Les terres palestiniennes vont progressivement être colonisées par Israël, les ressources volées , Jérusalem annexée, ce qui engendrera les soulèvements populaires palestiniens , les « Intifada ».

Aujourd’hui, Israël, qui prétend être un Etat démocratique, impose un blocus illégal à la bande de Gaza, interdisant l’entrée de carburant, médicaments et matériel médical, denrées alimentaires, empêchant les pêcheurs d’accéder aux zones de pêche, les agriculteurs de se rendre sur leurs terres et la population de quitter Gaza ou d’y entrer. L’enfermement total des Gazaouis fait de Gaza une prison à ciel ouvert. Ce blocus viole le droit international et est condamné par les Nations unies et une majorité d’ Etats.

Israël a perpétré de véritables crimes contre les Palestiniens de Gaza lors de nombreuses opérations militaires et aussi contre les militants de la solidarité internationale : en abordant en 2010 la Flottille de la Liberté, faisant 9 morts et de nombreux blessés, en arraisonnant en eaux internationales d’autres bateaux en 2011 et 2012. En avril 2014 c’est l’Arche de Gaza, bateau qui doit exporter des produits de Gaza, revendiquant ainsi le droit de se déplacer et commercer. 

Un « stade pour Gaza » est une campagne créée en 2011 qui vise à médiatiser la situation à Gaza et en Cisjordanie, à créer des liens entre les Français et les Palestiniens, en organisant aux quatre coins de France des tournois de football solidaires. 11 l’an dernier. Portée par des associations comme l’AFPS, la FSGT, le MJCF, l’UJFP...cette campagne qui prend de l’ampleur témoigne de la solidarité des Français­es envers le peuple palestinien sous blocus et sous occupation.

L’argent récolté cette année le sera au profit des prisonniers palestiniens.

Un stade pour Gaza à Brest (Stade du Pen Helen - Rue du Bot à Brest) 

9h30 : Début des matchs (Foot à 7 sur demi­terrains)

13h : Conférence sur la situation à Gaza

14h : Reprise des matchs

16h : Diffusion du film « Ramallah's Maradona »

Organisation de la journée

Inscriptions par mail à mjcfbrest@gmail.com

Participation de 2 euros par joueur

Les « non footeux » sont bien évidemment conviés à cette journée !

www.france­palestine.org

29.jeunes­communistes.org

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:32
Déclaration du Front de Gauche Morlaix

Avec un taux de chômage d'au moins 17 %, un très fort taux de non imposables et d'allocataires des minimas sociaux, de familles monoparentales en situation de précarité, des revenus médians de 25 % inférieurs à la moyenne régionale et communautaire, la ville de Morlaix est de surcroît frappé de plein fouet par la crise économique et sociale actuelle.
Corriger le plus possible les effets des inégalités en voie d'aggravation, garantir un minimum de solidarités et d'égalité des chances pour la jeunesse demande des moyens publics pour l'action sociale.
Or, les dotations d'Etat à la ville chuteront de manière vertigineuse d'ici 2017 ( 2,7 millions de recettes en moins) avec la politique d'hyper-austérité de Manuel Valls et Hollande.
Et c'est ce moment que choisit le gouvernement PS pour réduire de moitié le nombre de quartiers prioritaires éligibles pour les aides liées à la politique de la Ville, en particulier les contrats urbains de cohésion sociale.
Deux zones jugées particulièrement défavorisés, le centre ville et les quartiers du Plateau, valaient à Morlaix de toucher des aides spécifiques.
Aujourd'hui, avec la nouvelle carte des quartiers prioritaires établie par le ministère de la Ville Morlaix perdra ces aides d’état relevant d'une forme de discrimination positive pour permettre de compenser les difficultés des villes et quartiers les plus pauvres.
Les Morlaisiens ont-ils perçu une amélioration de leur pouvoir d'achat, de la situation économique et sociale de leurs quartiers  justifiant cette déqualification ? Évidemment non. Cette déqualification est donc incompréhensible et scandaleuse, motivée essentiellement encore une fois par l'économie de dépense publique et sociale, afin sans doute de financer 50 milliards d'allégements d'impôts pour les entreprises.  
En 2013, Morlaix a reçu 513 000€ d'aide d'état au titre de la dotation de solidarité urbaine, aide qui a permis de soutenir les actions Petite Enfance, les centres sociaux et centres de loisirs, les tarifs sociaux pour les cantines et garderies, l'insertion, l'aide aux personnes âgées et le soutien à l'ORPAM. Que vont devenir toutes ces aides, tous ces dispositifs, ces soutiens aux associations relevant de l'action sociale, avec le désengagement financier de l’état ? 

On peut craindre le pire. Mais nous ne nous résignerons jamais au moins-disant social et à l'affaiblissement de la capacité de la commune et de la communauté d'agglomération à réduire l'effet des inégalités. C'est pourquoi nous appelons la population à résister avec nous contre ces reculs.

 

front de Gauche Morlaix


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