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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 08:18

Chers amis,

Je suis désolée de vous dire, «  JE N’AI PLUS D’ESPOIR ».

Oui, je n’ai plus d’espoir :

Quand on arrive au point de donner le nombre de morts sans donner leurs noms alors qu’on a décidé de ne pas le faire au début de l’offensive, je n’ai plus d’espoir !

Quand on passe notre vie entre la radio et les sites internet d’information, quand l’électricité vient nous rendre visite bien sûr, là, je n’ai plus d’espoir ! 

Quand l’armée «  la plus morale au monde » bombarde partout dans la bande de Gaza et qu’on ne sait plus si les frappes sont près ou loin de chez nous,  je n’ai plus d’espoir !

Quand cette armée bombarde les hôpitaux, les écoles et les mosquées, je n’ai plus d’espoir !

Quand l’armée israélienne bombarde tout, les gens même les paramédicaux, les pierres, les terres, les animaux et les arbres,  je n’ai plus d’espoir !

Quand mon fils ne peut pas dormir plus de 4h, parce qu’il a peur de nous perdre (il croit bien qu’en gardant les yeux ouverts, il nous protège et nous garde.), je n’ai plus d’espoir !

Quand mon fils m’embrasse et me demande de le prendre entre mes bras et de bien le serrer une dizaine de fois par jour, je n’ai plus d’espoir !

Quand je cours vers le téléphone pour avoir des nouvelles des autres, sciemment, mes parents lorsqu’il y a un/ des bombardement/s près de chez eux, je n’ai plus d’espoir !

Quand le mois de Ramadan, le mois le plus joyeux et généreux de l’année, devient le mois le plus morne, je n’ai plus d’espoir !

Quand mon fils a peur qu’une roquette tombe dans sa chambre et détruise tous ses jouets, je n’ai plus d’espoir !

Quand il sait qu’une de ses meilleures amies a perdu son papa et qu’à cause des bombardements il ne peut pas sortir lui dire, «  on est tristes pour toi, on est tous, autour de toi, ne t’inquiète pas ! », je n’ai plus d’espoir !

Quand j’imagine que les musulmans, partout dans le monde, vont fêter la fête de l’Aïd normalement sans penser à ce qui nous arrive,  je n’ai plus d’espoir !

Quand on perd un de nos proches lors d’un bombardement et qu’on se dit, «  heureusement, on en a perdu un, il y a d’autres familles qui  en ont perdu beaucoup plus !! » Oui, je n’ai plus d’espoir !

Quand nos cœurs pleurent plus que nos yeux, je n’ai plus d’espoir !

Quand on croit fort à l’idée que les morts ont plus de chances parce qu’ils ne vont plus souffrir, je n’ai plus d’espoir !

Quand on parle de la mort comme si c’était un choix et que chacun dit, «  Je n’ai pas peur de la mort, mais ce qui me fait peur, c’est de perdre tous les membres de la famille et de survivre, je veux mourir avec les autres ! », je n’ai plus d’espoir !

Quand on sait que l’armée israélienne bombarde un quartier tout près des frontières et qu’on a peur qu’un nouveau génocide arrive, je n’ai plus d’espoir !

Quand le père Moussallam dit, « S'ils détruisent vos mosquée, appelez à la prière dans nos églises. » et que les barbares ne bombardent pas seulement les mosquées, mais aussi les églises, je n’ai plus d’espoir !

Quand les criminels tuent la beauté de ma ville et l’innocence de nos enfants et qu’ils disent que c’est le droit à la défense, je n’ai plus d’espoir !

Quand on est dans un pays occupé depuis 68 ans, mais qu’on n’a pas le droit de résister, d’exister, je n’ai plus d’espoir !

Quand ce monde parle de la liberté, de la démocratie et de la fraternité et qu’il les interdit aux autres, je n’ai plus d’espoir !

Quand les pays arabes (nos frères !!!!) nous jettent au feu et vont à la mosquée pour prier et s’approcher de Dieu qui n’accepte pas ce qu’ils font, je n’ai plus d’espoir !

Quand on attend une bonne nouvelle, l’arrêt de tous ces massacres, mais que ces nouvelles deviennent des rêves, je n’ai plus d’espoir !

Quand l’odeur de la mort se rapproche de nous, je n’ai plus d’espoir !

Chers amis,

Je suis très désolée, malgré votre soutien concret et moral, vos manifestations, vos messages très doux et vos sentiments, je n’ai plus d’espoir !

 

Salma AHMED ELAMASSIE

      A GAZA                                                                                          le 25 juillet 2014

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 05:44

Le bombardement intensif de Gaza depuis 13 jours, avec plus de 3000 raids aériens, a causé la mort de plus de 350 Palestiniens, blessé plus de 2500 autres et détruit des centaines d’habitations. Le bilan s’alourdit à chaque heure avec le début de l’offensive terrestre qui a commencé jeudi 17 juillet

Une nouvelle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, au prétexte de tirs de roquettes, mais avec pour objectif avoué de mettre fin au gouvernement palestinien d’entente nationale, condition pourtant nécessaire à tout progrès vers une paix juste. Devant cette situation dramatique, les gouvernements occidentaux se cantonnent une nouvelle fois à "dénoncer l’engrenage de la violence" sans désigner le responsable de cette nouvelle tragédie, et appelant seulement le gouvernement israélien à la "retenue". Le président François Hollande est même allé jusqu’à cautionner l’agression d’Israël contre la population de Gaza en déclarant, lors de son entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahou le 9 juillet dernier, qu’il appartenait au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger la population face aux menaces"

Peut-être considère-t-il que bombarder un hôpital du centre de Gaza est une façon de protéger les "frontières" d'Israël?

L’Union européenne disposerait d’un moyen simple: la suspension de l’accord d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce pays. Cet accord est conditionné par le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur qui sont illégaux selon le droit international.

Pour dénoncer cette passivité coupable de nos gouvernants, et obtenir des actions concrètes de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité,

La LDH-Morlaix, Le Mouvement de la Paix de Morlaix, L’AFPS du Pays de Morlaix, L’Association de Jumelage Morlaix-Wavel, Peuples Solidaires St-Pol-Morlaix, PCF-Morlaix, EELV-Morlaix, Le Front de Gauche Morlaix adoptent la déclaration du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens*, et appellent à

 

 

UN GRAND RASSEMBLEMENT

Samedi 26 juillet 2014 à partir de 11h

DEVANT LA MAIRIE DE MORLAIX

 

Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international

Pour le soutien au peuple palestinien et au gouvernement d’entente nationale.

La cause palestinienne n’a rien à voir avec l’extrême droite et n’accepte aucun soutien de leur part

De plus une présence sera assurée tous les jours à 17 heures, à partir de ce mercredi 23 juillet, devant la Mairie de Morlaix avec une banderole "HALTE AU MASSACRE A GAZA", pour y faire signer la pétition pour une protection internationale du Peuple Palestinien et en diffusant l'appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens avec l'appel à un grand rassemblement devant la Mairie de Morlaix ce samedi 26 juillet à 11 heures.

 

Soyons nombreux à ces initiatives pour exiger le droit de vivre et de grandir en paix pour les enfants de Gaza dont les parents, eux, n'ont jamais connus la Paix, exigeons la Paix par le Droit.

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 05:50

photo Patrick Le Hyaric 

Patrick Le Hyaric – député européen - 17 juillet 2014

 

 

Coïncidence  prémonitoire, ou scénario prévu depuis un moment ? Bien avant l’horrible assassinat de trois jeunes enfants de colons Israéliens près de Hébron, le chef des services secrets Israéliens (Le Mossad) déclarait publiquement que la plus grande menace  pesant sur Israël n’est pas le nucléaire Iranien mais la poursuite du conflit avec les Palestiniens. Cette affirmation était à l’opposé de tout ce que disaient les autorités Israéliennes depuis très longtemps. De fait, le gouvernement de la droite extrême à Tel-Aviv est depuis quelques semaines à la croisée des chemins. Il lui devenait de plus en plus difficile de continuer de refuser le dialogue et des engagements pour la sécurité, la paix et l’application du droit international. L’intolérable assassinat des trois adolescents lui fournit le prétexte qu’il recherchait.

 

Quelle est en effet l’arrière scène de l’actuelle situation ? La mission dite « Kerry », du nom du secrétaire d’état nord-américain, s’est achevée dans l’impasse. Durant les six mois qu’elle a duré, les dirigeants israéliens ont tout juste accepté la libération de trois petits contingents de prisonniers palestiniens,  tout en accélérant l’occupation et la colonisation, en  continuant  de procéder à des arrestations d’enfants, de femmes, de travailleurs, de militants politiques et en bombardant régulièrement Gaza sans que les médias et les dirigeants occidentaux n’en disent mot. Pour l’avoir vu de mes yeux, cela fait des mois que se multiplient  à l’endroit des Palestiniens les vexations, les humiliations venues de colons qui se croient tout permis et alors que la vie des populations se précarise toujours plus. Les terres et l’eau sont sans cesse volées, les champs d’oliviers arrachés ou rendus inaccessibles aux paysans, dans l’incapacité de  récolter les fruits de leur travail. La vallée du Jourdain est placée sous occupation et les Bédoins sont chassés de leurs villages.

 

Oser parler de symétrie injurie le sens commun! Il y a là –bas un pays occupé : la Palestine. Il y a un occupant : l’Etat d’Israël. De son côté, le président Palestinien a saisi toutes les occasions possibles de dialogue jusqu’à se rendre au Vatican en compagnie de S. Pérez. Surtout, il a réussi ces dernières semaines la réconciliation palestinienne qu’on lui demandait  à cor et a cri notamment à Tel-Aviv. Il a donc constitué un gouvernement d’unité nationale dans le but de préparer les élections présidentielles et législatives. Voici maintenant que le gouvernement israélien le lui reproche alors que c’est le Hamas qui s’est rallié à la politique du Fatah et non l’inverse.  Contrairement à leurs engagements, les autorités de Tel-Aviv ont commencé par refuser de libérer le quatrième contingent des prisonniers de la période des discussions d’Oslo. En fait, depuis au moins six ans, tout n’est que prétexte pour justifier le refus du dialogue constructif, la violation du droit international et des multiples résolutions de l’ONU,  alors que l’occupation et la colonisation massive étaient accélérées. Pour encore dégrader la situation, la direction Israélienne sommait les Palestiniens de reconnaître Israël comme Etat juif. Façon d’obliger  les arabes à fuir au fur et à mesure des progrès de la colonisation. Tout ceci s’est fait en agitant le chiffon rouge d’un Iran nucléarisé, avec l’aide des puissances occidentales, alors que le monde arabe entrait dans une période « d’évolutions-ébullitions » aux aspects souvent contradictoires.  Telles sont les véritables motivations de l’actuelle agression policière et militaire des faucons de Tel-Aviv contre les populations de Gaza et de Cisjordanie. Ceux qui  s’évertuent à présenter l’opération dite « Haie de protection » comme une guerre contre le Hamas trompent sciemment leur monde. Le Hamas a maintes fois répété qu’il n’est pour rien dans le rapt et l’assassinat des trois adolescents israéliens. Le gouvernement Israélien, qui s’évertue à fabriquer des groupes toujours plus « radicaux »et violents, le  sait parfaitement. Il utilise ce lâche crime comme prétexte à l’agression criminelle contre la population de Gaza enfermée dans une enclave avec un mur et des chars d’un côté, et la mer de l’autre. C’est parce qu’elles ne veulent  pas d’un Etat palestinien que les droites israéliennes  tentent d’empêcher le processus démocratique dans lequel s’engagent les Palestiniens, avec la perspective des  élections présidentielles et législatives. Pour la même raison, elles refusent   de libérer M. Barghouti. C’est insupportable ! Toutes les chancelleries savent que l’objectif des dirigeants israéliens est d’empêcher la création d’un Etat palestinien et d’occuper toujours davantage son territoire. Pourquoi alors prétendent elles l’ignorer sinon pour gagner du temps en faveur des dominateurs, des agresseurs, des colonisateurs. Aucun peuple  n’a été et n’est traité de cette façon. Assez d’hypocrisie maintenant ! Assez de faux semblant ! Assez de manœuvres dilatoires ! Assez de complicités ! Assez de cette impunité de l’occupation et de la violation constante du  droit international ! La société israélienne, elle aussi, a tout à perdre  à cette politique de haine et de violences. Tout comme le peuple palestinien, elle a intérêt à ce que la mobilisation et la solidarité  internationales se fassent entendre avec force pour un cessez le feu.

 

 

La Palestine a besoin d’une protection internationale. Son peuple doit se doter d’un Etat. Ceci suppose de reconnaître le gouvernement d’unité nationale et de  libérer tous les prisonniers politiques,  de soutenir les initiatives palestiniennes auprès de toutes les agences de L’ONU. Il est de la responsabilité des Etats-Unis et de L’Union Européenne de sortir de leurs silences et de  s’engager clairement  en faveur de la sécurité, de la paix et du droit.   L’organisation des Nations Unis a déclaré 2014 année de solidarité avec le peuple Palestinien. Il ne faut pas que ce soit des mots creux camouflant son écrasement !

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 05:48

ACRIMED

ulien Salingue, le 18 juillet 2014

 

Depuis le 8 juillet 2014, une offensive militaire israélienne est en cours contre la bande de Gaza. Au moment où nous écrivons, plus de 240 Palestiniens sont morts sous les bombes israéliennes, tandis qu’un Israélien a été tué par un tir de roquette. Ces événements donnent lieu à une large couverture médiatique, et nous ne prétendons pas fournir ici un article traitant de manière exhaustive de cette couverture. Dans la presse écrite comme à la radio et à la télévision, certains journalistes font au mieux leur travail et produisent, comme nous le rappellerons parfois, exemples à l’appui, une information de qualité.


Force est toutefois de constater que le traitement médiatique dominant de cette nouvelle séquence du conflit opposant Israël aux Palestiniens demeure prisonnier de bien des travers que nous avons déjà eu l’occasion d’identifier. Il existe ainsi un « bruit médiatique » largement critiquable, qui ne résume pas l’ensemble du travail journalistique mais qui malheureusement l’étouffe ou le fait quasiment disparaître. C’est à ce bruit médiatique et à la tonalité générale qu’il donne à la couverture des événements que nous nous intéresserons ici, en nous concentrant notamment sur les titres de presse écrite et leurs sites internet, tout en allant également parfois chercher des exemples du côté des télévisions.


Nous l’avions déjà souligné dans un précédent article traitant de l’information concernant le Proche-Orient : l’un des principaux biais du traitement médiatique du conflit opposant Israël aux Palestiniens est l’injonction permanente à un traitement « équilibré ». Or cette recherche d’un improbable « équilibre » entre Israël et les Palestiniens, quelles que soient les intentions des uns ou des autres, conduit nécessairement à la production d’une information biaisée, incomplète, dépolitisée et, volontairement ou non, orientée.

Une information biaisée

Le biais principal, qui en conditionne bien d’autres, consiste à traiter sur un pied d’égalité, d’une part, un État doté d’institutions stables, d’une économie moderne et comparable à celle des pays occidentaux, d’une armée parmi les plus puissantes et les plus équipées au monde et, d’autre part, un peuple qui ne possède ni État, ni économie viable, ni armée régulière. Ce pseudo-équilibre entretient l’illusion d’un « conflit » entre deux entités qui seraient quasi-équivalentes, alors que ce n’est évidemment pas le cas.

Information biaisée car traiter sur un pied d’égalité un État qui, au regard du droit international, est une puissance occupante – et est régulièrement condamnée comme telle – et un peuple en lutte depuis des décennies pour la satisfaction de ses droits nationaux – consacrés par les résolutions de l’ONU – entretient l’illusion d’un « conflit » entre deux « parties » dont la légitimité, du point de vue du droit, serait quasi-équivalente, alors que ce n’est évidemment pas le cas.

On en arrive ainsi à placer sur un pied d’égalité « Israël » et « Palestine » (parfois « Gaza », ou « le Hamas », nous y reviendrons »), et à oublier totalement le déséquilibre des forces et des légitimités :

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:58

pierre laurent

Voici la lettre adressé par Pierre Laurent au Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve

 "Monsieur le Ministre,

L'intervention militaire israélienne à Gaza suscite une vague d'indignation en France et
dans de nombreux pays. Partout dans le monde, des rassemblements et des marches citoyennes
sont organisés pour dénoncer la violence de cette opération, réclamer un cessez-le-feu et soutenir
une issue politique, pacifiste et juste à ce conflit.

En France, plusieurs dizaines de manifestations de solidarité au peuple palestinien se sont
déroulées sur l'ensemble du territoire. Dans la quasi totalité des cas, ces marches ont eu lieu dans
un climat pacifique, sans aucun incident. A Paris, des heurts ont opposés les forces de police à une
minorité de groupes extrémistes. L'interdiction du rassemblement parisien par la Préfecture de
police, décision unique dans le monde, a largement contribué à attiser les tensions et à encourager
les comportements inacceptables de quelques individus isolés.

Le « collectif pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens » auquel
participe le Parti communiste français appelle à une nouvelle manifestation de solidarité ce
mercredi 23 juillet. Dans ce contexte, il est indispensable que l'ensemble des acteurs œuvre au bon
déroulement de cette marche. Le Parti communiste français mettra pour sa part ses équipes
d'accueil sécurité au service de l'encadrement de la manifestation. Celles-ci ne sauraient
cependant en aucun cas remplir les missions fondamentales des forces de police. Il est, en effet, de
votre seule compétence et de votre devoir, Monsieur le Ministre, de mobiliser l'ensemble des
moyens disponibles pour garantir la sécurité de ce rassemblement et assurer ainsi le droit
fondamental de manifester. C'est une des fonctions régaliennes de l’État.

Par ailleurs, il serait sage, que les représentants politiques notamment parmi les plus hauts
responsables du gouvernement, n'attisent pas les tensions par des déclarations hâtives et
caricaturales à l'encontre des manifestants. Les désaccords de fond sur la situation ne peuvent en
effet justifier les amalgames et autre raccourcis qui ne font qu'entretenir un climat délétère. Il en
va de l'intérêt de tous.

Recevez, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:57

Pierre Dharréville

 responsable du PCF (République, démocratie et institutions)

 

 

Nous avons été choqués de voir le Premier ministre utiliser la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv pour justifier les interdictions de manifestations pacifistes projetées par des  organisations politiques, syndicales et associatives. La lutte contre l'antisémitisme, avec Jaurès, est devenue un essentiel  pour le mouvement ouvrier et les progressistes.

 Nous condamnons  fermement tout amalgame entre le gouvernement israélien et la  population juive, nous condamnons les attaques contre les synagogues  et toute agression antisémite, nous refusons l'affrontement  identitaire que certains essayent d'installer dans notre pays.  L'antisémitisme est une abjection qui doit être combattue avec la plus  forte des énergies, comme doivent également l'être tous les racismes,  sur lesquels prospère l'extrême droite.

 Par son attitude, le Premier ministre porte la division et la zizanie. Il contribue à produire des amalgames qui n'ont pas lieu d'être et à accréditer la thèse d'un affrontement communautaire ou religieux. Après avoir encouragé l'agression perpétrée par le gouvernement  israélien, le gouvernement français a voulu interdire les  manifestations qui s'y opposent ici. C'est une provocation  irresponsable et un geste gravissime pour la République française. 

La voix des peuples pour la paix doit pouvoir s'exprimer pleinement. Le  drame qui se joue en Palestine depuis si longtemps révolte une large  part de l'opinion française et internationale. Y sont posées des  questions de droit international et de droits de l'homme. Ce sont des  questions politiques que l'on ne peut escamoter en rejetant de façon  insidieuse celles et ceux qui les posent à une sorte de complaisance  envers l'antisémitisme. Il s'agit là d'une manipulation insupportable,  aggravée lorsqu'elle s'ajoute à la stigmatisation globalisante des  jeunes des quartiers populaires. Parce que nous sommes des humains  nous sommes sensibles au sort de nos semblables quelle que soit leur  religion, leur culture, leur terre ou leur origine et nous pensons que  c'est là une dimension essentielle de la politique.

C'est en défendant le droit universel, c'est en défendant la justice  et la paix que l'on fera reculer vraiment toutes les haines. C'est  cela qui a mobilisé les résistants face au nazisme et à la shoah.  C'est cela qui valait d'être rappelé hier au Vel d'Hiv.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 12:58

http://r.mail.wesign.it/1z2ajcz0je.jpg

 

Le 21 juillet 2014

 


We Sign It vous propose de soutenir la demande de dissolution de la LDJ  auprès du ministre de l'intérieur,  par Jean-Jacques CANDELIER député PCF du Nord

 

Dissolution de la LDJ

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'intérieur sur la dissolution administrative d'une association.

Soutenez la demande de dissolution de la Ligue de Défense Juive en signant cette pétition


"Une vidéo tourne sur la toile montrant les militants de la LDJ (Ligue de Défense Juive) dégradant les rues et provoquant les manifestants pacifiques qui soutenaient la Palestine et le droit international. Les agissements de cette organisation criminelle, classée "organisation terroriste" par le FBI, et interdite d'activité en Israël comme aux États-Unis, doivent cesser. L'impunité de ces barbares dont le seul but est d'attiser la haine est inacceptable. Leur politique de "défense des juifs" contribue à l'amalgame entre judaïsme et sionisme. Il lui demande s'il compte dissoudre ce groupe fasciste et raciste qui terrorise la population."


Signez et faites signer tous vos amis pour ceux qui ne l’ont pas encore fait : http://dissolutiondelaldj.wesign.it/fr

Diffusez le lien de l'appel dans vos blogs, journaux, radios, tv,

Diffusez le lien de l'appel via tous les réseaux sociaux.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 12:46

18 juillet 2014 |  Par HKsaltimbank

 

HK et les Saltimbanks, tout le monde se rappelle le tube "on lâche rien".

Pour Gaza il a posté le texte ci après sur le blog de Médiapart :

 

Actuellement encore en tournée aux U.S.A et au Canada, je n'en garde pas moins les yeux rivés sur Gaza. Ici à Montréal, des manifestations de soutien au peuple palestinien ont eu lieu juste avant notre arrivée. À New York aussi, à Détroit le lendemain de notre concert, à Madison pareil... Le monde entier se sent concerné, le monde entier est conterné, le monde entier se mobilise et manifeste son indignation, et sa volonté de mettre fin à l'impunité absolue dont jouissent  aujourd'hui le gouvernement et l'armée israélienne. À l'heure où j'apprends avec effroi qu'une opération terrestre est en cours sur Gaza, des amis m'informent et me confirment que le gouvernement français voudrait interdire les manifestations de soutien au peuple palestinien. La France serait ainsi le seul pays au monde où de tels rassemblements seraient interdits ! Après la déclaration de François Hollande au premier jour des bombardements, affirmant que le gouvernement israélien était habilité à «prendre toutes les mesures pour protéger sa population», voilà que les choses sont claires : le gouvernement et l'Etat français se rendent complices de crimes perpétrés contre une population civile occupée et sous blocus. En tant que citoyen français, j'ai honte. Ce Président me fait honte, autant que son premier ministre me fait peur. Les deux, par leur soutien "indéfectible" et leur "lien éternel" à Israël, même quand celui -ci commet les pire atrocités, piétinent jour après jour l'idéal des droits de l'homme, qui a fait l'histoire et la fierté de la France.

 

Ainsi donc ils tuent des enfants qui jouent au football sur une plage

Ainsi donc ils bombardent des hôpitaux

Ainsi donc, ils ne semblent connaître aucune limite,

Tout comme ils ne semblent subir aucune contrainte, aucune règle, aucune loi,

Aucune injonction, aucun rappel à l'ordre, aucune condamnation d'aucune instance internationale
Et ainsi donc la France les soutient… de façon de façon systématique et aveugle


La France ?

Non ! Le terme n'est pas adapté. Je devrais dire, je dois dire, l'actuel Président de la République française et son gouvernement qui, de fait, ne représentent plus aujourd'hui qu'une infime minorité de français.

 

République française ?

Là encore, le terme n'est pas adapté. Ce Président, ce gouvernement n'en sont pas dignes. Pire, en quelques mois, en quelques mots, ils ont tué cette si belle et si fragile idée.

La République : la choses commune, le bien commun, en opposition aux intérêts privés, en opposition aux lobbys de toutes sortes, qu'ils soient le fruit d'une communauté, d'une nation étrangère quelle qu'elle soit, de puissances industrielles, militaires ou monétaires.

La République, esprit de la révolution française, guidée par la seule lumière de ces trois mots : Liberté - Egalité - Fraternité.

Trois mots d'une si grande noblesse

Trois mots comme autant de promesse

Monsieur le Président, vous qui aimeriez tant que l'on vous nomme grand

Ces trois mots vous dépassent j'en ai bien peur

Vous n'en avez pas la hauteur

 

Dans votre défense aveugle de crimes contre l'humanité, car c'est bien de cela dont on parle, vous me faîtes honte Monsieur.  La page que vous écrivez en ce moment-même restera dans notre histoire commune comme une tâche infâme.


Mais qui suis-je ? Moi, l'enfant de Roubaix, le fils d'immigrés algérien, le fils d'un marchand de fruits et légumes et d'une mère au foyer. Qui suis-je pour vous faire à vous la leçon ?
Je suis un de ceux-là qui, sur les bancs de "l'école de la République", ont eu le tort de croire un peu trop fort en ce que leurs professeurs leur enseignaient au sujet de la France : "pays des droits de l'homme".


Sous votre présidence, elle apparait aujourd'hui aux yeux du monde comme étant devenue tout le contraire : le pays des non-droits de l'homme. Le pays dont le Président défend le bombardement d'enfants. Ce faisant, vous souillez l'image et l'honneur de la France Monsieur.

Oh je sais bien que si ces mots vous parviennent, vous n'hésiterez pas une seule seconde, à me faire payer mon audace : interdire les gens de s'exprimer semble être devenu votre pain quotidien.

 Mais, fort heureusement, vous n'êtes que passage, et cette belle idée de liberté des hommes et des peuples quels qu'ils soient, cette belle idée d'impartialité au seul regard du droit, de la justice, et de la dignité humaine; cette belle et courageuse idée vous survivra.

Et nous, qui croyons encore obstinément en elle, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour libérer la France de tous ces lobbys qui la maintiennent aujourd'hui enchaînée, avec votre complicité. Pour que dorénavant, plus personne ne puisse  jamais prétendre parler en son nom pour défendre l'indéfendable; pour que plus personne ne puisse jamais, en son nom, cautionner l'assassinat lâche d'enfants jouant sur une plage.


C'est notre devoir, c'est notre combat.

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:04

PCF Front de Gauche

Yann Le POLLOTEC, spécialiste des questions industrielles et technologiques, membre du conseil National du PCF

 

Obnubilés par l’adaptation de la France à la mondialisation libérale, nos ringards de gouvernants sont incapables de voir la révolution qui vient et les nouvelles possibilités qu’offre la modernité dont ils se réclament pourtant.

Ce n’est pas dans le vieux pot du capitalisme que s’inventera la société de demain. En mars 2000, le Conseil européen adoptait la stratégie de Lisbonne qui devait faire en dix ans de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ».

Quatorze ans plus tard, cette stratégie, dont les maîtres mots sont concurrence, déréglementation, compétitivité et innovation, est en échec total. Ce fiasco tient de la nature même des choix politiques opérés.

En effet, la recherche de l’innovation en soi ne peut se substituer à des politiques publiques de développement répondant aux besoins et aux problèmes auxquels est confrontée l’humanité, comme par exemple fournir à chacun l’accès à la nourriture, au logement, à l’eau, à l’assainissement, à l’énergie, à la culture, à l’information, à la mobilité, à la santé, à l’éducation...

Le problème est que le développement d’une « économie de la connaissance », fille de la révolution numérique, est contradictoire avec les fondamentaux d’un capitalisme cognitif. En effet, celui-ci se construit sur la privatisation, la concurrence, la normalisation et la marchandisation des savoirs, des savoir-faire, et de l’information alors que, justement, le carburant de la révolution numérique est le partage, la coopération, la différenciation, l’auto-organisation et la libre créativité. Son éthique est fondée sur la passion et l’intérêt personnel, alors que le capitalisme ne reconnaît que la coercition institutionnelle et l’intérêt financier.

C’est pourquoi Google est contraint à donner la possibilité à ses ingénieurs de disposer librement de 20 % de leur temps de travail sur des projets de leurs choix. De même, IBM salarie des informaticiens pour écrire du logiciel libre et Facebook vit de l’exploitation gratuite des données et du « travail » de ses consommateurs. Résoudre ces contradictions exacerbées par la révolution numérique implique de substituer aux brevets et à la propriété privée, fût-elle intellectuelle, la généralisation des licences « creative commons » et l’extension des notions de biens et de services communs. Ce qui demande aussi de pousser plus loin la notion d’abolition de la propriété privé par une appropriation sociale qui soit à la fois juridique et technologique. Il doit être du droit et de la possibilité de tout un chacun de pouvoir maîtriser, réparer et modifier les objets technologiques en sa possession : du smartphone à l’automobile.

La puissance et la rapidité de développement de la révolution numérique, dans le cadre des rapports capitalistes de production, vont avoir de nouveaux effets dévastateurs pour l’emploi et le niveau des salaires aussi bien dans l’industrie que pour l’ensemble des services marchands. À l’exception de quelques niches d’emplois très déqualifiés ou ultraqualifiés, presque tous les emplois sont menacés par les algorithmes « intelligents », les divers robots et automatismes, les réseaux d’objets connectés et le « travail digital » gratuit des consommateurs. Dans le cadre économique actuel, ni le gain hypothétique de quelques points de croissance, ni une politique de l’offre ne pourront enrayer la montée inexorable d’un chômage de masse et de la déflation salariale. Avec l’emballement de la révolution numérique, nous sommes donc arrivés à un stade de développement de capitalisme où la question politique de libérer l’humanité du salariat et de passer à une économie où « la distribution des moyens de paiement devra correspondre au volume de richesses socialement produites et non au volume du travail fourni » se pose. Qu’on la résolve par un « salaire socialisé », comme le propose Bernard Friot, par un système de « sécurité d’emploi et de formation », comme y invite Paul Boccara, ou par une forme de revenu universel de base, cette question va devenir incontournable face à la montée du chômage de masse et à la baisse du salaire réel.

Ainsi contrairement à ce qu’assène le MEDEF, les principes qui fondent le statut des intermittents ne sont pas archaïques mais porteurs d’avenir pour toute la société.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:02

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Après que Michel Sapin a déclaré son affection pour son « amie la bonne finance », Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères, en charge de l’organisation de la conférence internationale Paris Climat 2015, a lancé un appel à la mobilisation des Fonds souverains et de pension internationaux en faveur des énergies  vertes lors des rencontres économiques d’Aix en Provence.

La démarche est de prime abord positive tant est grande l'urgence d'une mobilisation de toute la société – y compris donc le secteur économique- pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).  Mais l'heure est à une plus grande ambition avec un accord global entre les États car l'essentiel ne saurait être dans l'action de la finance.

Car on sait  par expérience que  « l’intérêt réel » souligné par M. Fabius de ces fonds réside en priorité, voire uniquement, dans  l’objectif de faire de l’argent avec de l’argent au détriment de l’économie réelle.  Ces fonds spéculatifs n'ont jusqu'ici investi dans les énergies renouvelables que pour profiter au maximum sur le dos des citoyens /consommateurs, à travers la taxe CSPE payée par tous les usagers, de l'électricité (à l'exception notable des gros consommateurs).

A l'inverse, loin de se contenter de garantir la profitabilité aux spéculateurs, l’État doit jouer son rôle de stratège donnant force et cohérence à la réduction des émissions de GES. Cela passe par une action vigoureuse d'aides à l'isolation des logements, de développement des transports propres (notamment collectifs) de développement d'une économie circulaire et de proximité, avec de nouvelles filières industrielles plus propres, avec une relance de la formation des travailleurs et de la recherche, bref cela passe par le refus de cet enfermement dans les politiques d'austérité .... Et les moyens de lancer de tels programmes existent notamment en taxant les profits financiers, ou menant une active campagne multilatérale de réduction des dépenses d’armements nucléaires...

Les moyens d'une politique ambitieuse de transition énergétique existent et la France peut jouer un rôle moteur en ce sens lors de la rencontre de Paris Climat 2015. Les communistes agissent pour que la France soit à la hauteur de cette ambition et de ce rendez vous.

 

 

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