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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 12:25
La décision de doubler le budget de l'armement nucléaire militaire a été prise sans aucun débat démocratique (Paul Quilès- IDN)

La décision de doubler le budget de l’armement

nucléaire a été prise sans aucun débat démocratique

Nous venons d’apprendre que le budget de l’armement nucléaire français doit doubler dans les prochaines années et atteindre 6 milliards d’euros par an.

Cette hausse, que nous annoncions depuis des mois et qui avait donné lieu à des démentis, vient donc d’être confirmée par les plus hautes autorités civiles et militaires.

IDN considère qu’il n’est pas acceptable que ce choix lourd de conséquences budgétaires, militaires et de sécurité ait été fait en dehors de tout débat parlementaire. De plus, contrairement aux commentaires qui ont accompagné cette annonce, la situation internationale ne peut être invoquée pour justifier un changement de dimension aussi brutal du budget nucléaire militaire.

La question de l’armement nucléaire et des systèmes d’armes qui la mettent en œuvre est essentielle, compte tenu des conséquences humanitaires catastrophiques auxquelles pourrait conduire l’emploi d’une seule de ces armes. Toutes les décisions qui les concernent doivent donc être prises dans la clarté, selon des procédures démocratiquement légitimes et en pleine connaissance de leurs conséquences de toute nature.

L’armement nucléaire doit cesser de bénéficier d’un régime d’exception. Il doit être replacé sous le régime du droit commun démocratique.

Communiqué d’IDN (8 septembre 2016)

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 11:10

Selon une enquête d’Odoxa, la quasi-totalité des Français (95%) et des patients (96%) se déclarent satisfaits de la manière dont les hôpitaux publics et les personnels de santé ont fait face aux tragiques attentats de ces dernières années.

• Plus de 8 Français sur 10 (83%) pensent que l’hôpital public est aujourd’hui « en danger » et considèrent que les moyens que lui alloue l’Etat sont « insuffisants » (84%).

• Près des deux-tiers des Français estiment que les questions de santé et d’assurance maladie ne sont que rarement évoquées dans les débats politiques et électoraux, et plus des trois-quarts des Français (77%) jugent que les choix politiques effectués par les différents gouvernements depuis 10 ans – donc de droite comme de gauche – n’ont pas été dans la bonne direction.

• Il s’agit d’un enjeu majeur, deux-tiers des Français déclarent que les propositions que feront les candidats pour 2017 en matière de santé auront un impact sur leur choix au moment du vote.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 09:24
Fête de l'Humanité: demandez le programme des débats!

Cette année, avec 40 bénévoles environ, le stand du Finistère vous accueillera à l'angle de l'avenue Martin Luther King et de l'avenue Raymonde Tillon, en face de la grande roue, tout proche de l'espace Bretagne et de la grande scène, pour un bar et de la restauration rapide (frites, pain pâté Hénaff, huîtres).

Sur le Bar du Finistère:

Café

Jus d'orange, soft drinks (orangina, coca, schweppes)

Bières: Leffe et Tri Martelod

Vin blanc, vin rouge, rosé

Punch

Whisky

Lambig (Calva)

Chouchen

Karambig

Dour pik pik gwin, cocktail breton (vin blanc, limonade, crème de framboise)

Sur la Grande Scène:

Vendredi 9 septembre

17h40: DANAKIL

19h: LINDSEY STIRLING

20h30: MS. LAURYN HILL

22h: The Avener

Samedi 10 septembre:

14h: ROKIA TRAORE

15h20: Ludwig von 88

16h40: Caribbean Dandee avec JoeyStarr et Nathy

18h: The 1975

19h30: Michel Polnareff

21h40: The Chemical Brothers

Dimanche 11 septembre:

14h: Dvertimento

15h: le grand meeting de la fête de l'Humanité

17h30: Laurent Voulzy et Alain Souchon

Les grands thèmes de la fête pour les trois jours:

- La fête de l'Humanité un grand rendez-vous pour gagner la paix

Dans une souffrance meurtrie par les attentats terroristes, un monde destabilisé par les guerres et leurs cortèges de souffrances, le rassemblement du parc Georges-Valbon de La Courneuve sera, plus que jamais, le haut lieu de la fraternité humaine qu'il est traditionnellement. Aux semeurs de haine et de divisions, à la surenchère dans les mesures sécuritaires aussi inefficaces que liberticides, à la logique de guerre, aux liaisons coupables avec les régimes qui propagent et financent l'islamisme violent, la fête de l'Humanité opposera les voix de la raison et la recherche de la sécurité par une logique de paix, par la justice, le progrès social et le développement.

- Pour une Turquie libre et démocratique

Pour éviter les putschs militaires, les peuples turcs sont-ils voués à se ranger derrière Recep Erdogan? Depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet, ce dernier tente de reprendre la main et d'apparaître comme le sauveur de la patrie. Le voilà qui brandit le retour à la peine de mort et entend poursuivre la guerre contre les Kurdes. Il a trouvé un soutien de la part de l'extrême-droite nationaliste du MHP et d'une partie du CHP (social-démocrate), principal parti d'opposition. L'aile gauche de ce parti, le HDP (Parti Démocratique des peuples, pro-kurdes), les syndicats et les associations de défense des droits de l'homme défendent la création d'un front démocratique "pour la liberté, la démocratie, la justice". La Fête de l'Humanité resonnera de cette revendication politique.

- Soutien à la résistance kurde

Inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) montre depuis des années qu'en réalité il a été et demeure le principal rempart contre l'invasion des islamistes de l'organisation dite de l'"Etat islamique". Les combattants du PKK, regroupés sous le sigle HPG, sont venus à Kobané encadrer avec succès leurs homologues kurdes de Syrie des YPG qui poursuivent l'offensive. Au Sinjar, c'est encore le PKK qui a sauvé les yezidis d'un génocide programmé par Daech. C'est d'autant plus remarquable qu'en Turquie les Kurdes doivent affronter le pouvoir d'Erdogan, qui leur mène une guerre sans merci tout en ayant donné toutes les facilités aux djihadistes pour se rendre en Syrie. Les représentants kurdes seront présents à la fête de l'Humanité.

- Liberté pour Marwan Barghouti et les prisonniers politiques palestiniens

L'un des temps forts de la fête de l'Humanité 2016 sera la relance, en France, de la campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti. Le dirigeant palestinien, condamné à cinq peines d'emprisonnement à vie par un tribunal israélien, en toute illégalité au regard du droit international, est embastillé depuis le mois d'avril 2002. A travers Marwan Barghouti, c'est bien sûr la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, dont le secrétaire général du FPLP Ahmed Saadat, qui est exigée comme préalable à toute résolution de ce qu'il est convenu d'appeler le "conflit" israélo-palestinien. Fadwa Barghouti, l'épouse de Marwan, avocate et militante infatigable, sera présente.

- Une fête pour bousculer une société qui a fait son temps

Dans les mobilisations, en manif ou en pétition, contre la loi Travail, elles et ils ont leur refus de la précarité, du moins disant-social, de la casse du droit du travail. Sur le site "On vaut mieux que ça" elles et ils ont témoigné avec force des vies gâchées, violentées, par la loi du profit. Avec les Nuits debout, elles et ils ont défriché les chemins d'un mieux-vivre ensemble, d'une autre société... De toutes parts ces derniers mois, après quatre ans d'espoirs déçus par la présidence Hollande et la majorité socialiste, l'aspiration au changement s'est puissamment exprimée dans notre pays. La fête de l'Humanité toute entière s'en fera caisse de résonance. A quelques longueurs des rendez-vous cruciaux de 2017, alors que la droite et l'extrême-droite tentent de profiter du désarroi, la Fête sera, au travers de ses multiples débats, un vaste atelier où s'élaboreront les priorités d'une véritable politique de gauche.

- Une fête de solidarité avec les migrants et les réfugiés

Imagine t-on la fête de l'Humanité sans des rencontres sur le drame qui vivent aujourd'hui des milliers, voire des millions de migrants qui tentent de se réfugier en France et en Europe.

- La Fête d'une autre Europe

La Fête de l'Humanité sera l'occasion de reparler d'Europe. Non pas de cette Europe des banques et des financiers, mais de celle, diverse, riche en cultures, qui aujourd'hui disparaît peu à peu sous le poids de l'uniformisation marchande. D'une Europe à reconstruire. Une Europe des droits de l'homme et non de l'intolérance laissant à ses portes une humanité meurtrie et victime de décisions souvent prises par ses propres dirigeants. Une Europe des communs et non du marché. Une Europe de citoyennes et de citoyens, acteurs de leur propre vie.

- Pour une fête de l'économie sociale et solidaire.

- Une fête pour la défense des droits au travail

Quelques grands moments politiques et culturels sur la fête de l'Humanité:

Espace Débats Bretagne (auprès des stands des fédérations bretonnes, Avenue Martin Luther King, à l'angle de l'avenue Raymonde Tillon, près de la grande roue)

Samedi 10 septembre, 11heures

"La République et les identités régionales: faire vivre la culture et la langue bretonne",

Avec:

- Stéphanie Stoll, Présidente de Diwan

- Jean-Marc Cléry, FSU Bretagne

- Paolig Combot, président de l'association Ar Falz Skol-Vreizh

Animé par Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF du Finistère

Samedi 10 septembre, 14 heures

"Concurrence ou coopération des agricultures mondiales"

Avec:

- Georges Courage, Géographe, directeur honoraire de l'IRD, auteur de L'Afrique des idées réçues

- Xavier Compain, coordinateur agriculture PGE/PCF, coauteur de Agricultures et alimentation mondiales

- Nordine Maazouzi, président du syndicat des petits paysans marocains*

Animé par Olivier Morin, journaliste à l'Humanité

Dimanche 11 septembre, 11h

"Révolution numérique: quels bouleversements dans la santé?"

Avec:

- Irène Frachon

- Sophie Pène, Vice-Présidente du Conseil National du Numérique, Professeur à l'Université Paris Descartes

- Yann Le Pollotec, informaticien, membre de l’exécutif national du PCF, responsable du secteur "Révolution numérique"

- Isabelle Lorand, chirurgienne, membre de l’exécutif national du PCF, Maire-adjoint au numérique à Vitry-sur-seine

Animé par Christiane Caro, membre de la Commisson nationale santé du PCF

En partenariat avec l'Atelier Citoyen de bretagne PCF/Front de gauche "De la aissance à la fin de la vie: l'Humain d'abord"

Espace PCF "Que demande le peuple?"

Samedi 10 septembre, 14h: rencontre de Pierre Laurent avec le mouvement associatif, syndical, politique et le monde de la culture.

Village du livre:

Vendredi 9 septembre, 14h: carte blanche à Bernard Thibault

Vendredi 9 septembre, 19h15: "les Brigades Internationales" avec Patrick Amand, Maurice Gouiran, auteurs, et Claire Rol-Tanguy (ACER)

Samedi 10 septembre, 19h: Léo Ferré, 100 ans, toujours vivant

Dimanche 11 septembre, 11h30: "Etre français, toute une histoire" - avec Gérard Noirel et Olivier Le Trocquer, historiens

Dimanche 11 septembre, 14h; "L'identité contre l'égalité?" - avec Alain Bertho, anthropologue, et Roger Martelli, co-directeur de "Regards", historien

Amis de l'Humanité:

Vendredi 9 septembre, 20h-22h30: Dialogues Régis Debray-Philippe Martinez

Forum social:

Samedi 10 septembre, 18h: Débat de rentrée en présence de l'intersyndicale contre la loi travail. Avec Philippe Martinez (CGT), Jean-Claude Mailly (FO), Bernadette Groison (FSU), Eric Beynel (Solidaires), William Martinet (UNEF), Clara Jaboulay (UNL), Chloé Deverly (FIDL)

Sur le village du Monde:

Vendredi 9 septembre, 19h: Soirée de solidarité avec les réfugiés

Dimanche 11 septembre, 10h30: Pourquoi la France a t-elle choisi l4Arabie Saoudite comme alliée?

Dimanche 11 septembre, 13h45: Liberté pour Marwan Barhouti et tous les prisonniers politiques palestiniens.

Dimanche 11 septembre, 17h: Rencontre avec Jaime Caycedo, secrétaire générale du Parti Communiste de Colombie

Sur l'Agora de l'Humanité:

Samedi 10 septembre 10h: Crise économique, crise politique et crise écologique du capitalisme, par Ramzig Kerichayan

Samedi 10 septembre, 10h40: Comment émanciper le travail? avec Bernard Friot, sociologue

Samedi 10 septembre, 11h20: Rencontre avec Cédric Villani, médaille Fields Mathématiques

Dimanche 11 septembre: 18h Spectacle "La violence des riches" puis rencontre avec les Pinçon-Charlot, Monique et Michel.

Sur le stand des communistes du 5e et du 11e arrondissement de Paris:

Les Communistes du 5e et du 11e vous invitent à 7 débats

Fête de l’HUMANITÉ - Rue Pablo Picasso – B4

Samedi 10 septembre:

• 10h-11h : « Les accaparements de terre en Afrique » (Augustin Pallière)

• 11-12h30 : « Philosophie obligatoire en Terminale : archaïsme ou acquis social? » (Jean-Michel Galano)

• 12h30-14h « Environnement et énergie » (Amar Bellal)

• 14h-15h30 : « A quoi peuvent encore servir les comités d’entreprise ? » (Christophe Baumgarten et Laurent Milet)

• 15h30-17h « Y a-t-il eu de la littérature pendant la Révolution française ? » (Olivier Ritz)

Dimanche 11 Septembre:

• 11-12h30 : « IRM : pour la santé ou pour le profit ? » (Geoffrey Bodenhausen)

• 12h30-14h : « Féminisme et marxisme » (Shirley Wirden)

• 14h-15h30 « Clinton, Sanders, Trump : l'héritage du néo-libéralisme dans les élections américaines de 2016 » (Bradley Smith)

• 15h30-17h : « France d'Outre-Mer : en finir avec la colonisation » (Dominique Besson Soubou)

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:26

LE SCAN POLITIQUE du Figaro - Marc de Bony, 7 septembre 2016

Le patron du PCF ne privilégie pas pour autant une candidature interne et mise sur la fête de l'Humanité pour tenter une dernière fois de rassembler les forces situées à la gauche de la majorité.

Comme chaque année désormais, la fête de l'Humanité qui s'ouvre ce vendredi au parc de la Courneuve (Seine-Saint-Denis) sera l'occasion de voir réunis les chefs de file de la gauche critique, en rupture de ban avec les orientations du gouvernement.

Mais ce rassemblement prend une tournure particulière à l'approche de l'élection présidentielle et alors que les déclarations de candidatures se multiplient à gauche.

Le PCF, qui semble la dernière formation politique d'ampleur à miser sur une primaire de la gauche radicale, entend faire feu de tout bois pour convaincre ses partenaires potentiels de se plier au jeu.

S'il n'est finalement pas entendu, le PCF aussi «a les moyens» de présenter son candidat prévient ce mercredi Pierre Laurent sur France Info. «Je vais proposer une nouvelle méthode à ces candidats qui vont tous venir à la fête de l'Humanité: que chacun acte les points qui nous sont communs», explique-t-il.

Le premier de ces points communs reste le mouvement social d'opposition à la Loi travail qui a marqué l'année 2016. Les responsables de sept organisations syndicales viendront participer aux débats le samedi, et Pierre Laurent espère renouer avec la dynamique observée dans la rue. Une table ronde doit également réunir Benoît Hamon, Cécile Duflot et Marie Noëlle-Lienemann et d'autres responsables du Front de gauche qui ont travaillé sur le sujet. «Ça montre bien que la mobilisation qui a eu lieu a changé le paysage syndical et politique (…) Et l'appel que je formulerai à la fête de l'Humanité continuera d'aller dans ce sens-là (celui d'une candidature unitaire, ndlr).

C'est pour ça que j'ai invité tous ces candidats, qui d'ailleurs ont décidé de venir. Ils veulent dialoguer avec ce public qui n'attend que ça», veut croire Pierre Laurent. «Si ces forces vont unies à la bataille, elles sont quasiment assurées dans cette situation d'être en tête de la gauche et elles peuvent rouvrir l'espoir». Le dernier recours du PCF Jean-Luc Mélenchon sera bien présent lui aussi, et il a prévu de venir saluer l'ancienne ministre PCF Marie-Georges Buffet, qui a apporté son soutien à sa candidature sous la bannière de la France Insoumise.

Pas de quoi apaiser les tensions qui persistent entre Pierre Laurent et lui. «Nous savons que si Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg ou un autre candidat de la gauche du Parti socialiste, un candidat écologiste et les communistes -qui ont vocation à dire des choses dans la bataille présidentielle - partent chacun de leur côté, nous n'avons aucune chance d'offrir une victoire possible à la gauche», prévient le chef de file du PCF. Et si la division devait finalement l'emporter, les communistes prendront quand même leur part dans l'affrontement. «Le Parti communiste a vocation à avoir un candidat et d'ailleurs, il a les moyens de le faire (…) Le scénario que je privilégie, ce n'est pas une candidature communiste, il est celui de faire avancer une candidature commune», prévient le secrétaire national du PCF.

Un ultimatum qui pourrait se concrétiser au mois de novembre, alors que EELV et le PS organisent leurs propres primaires, une fois les recours épuisés. Mais dans son parti, certains n'ont pas attendu et une trentaine d'élus ont déjà apporté leurs parrainages à Jean-Luc Mélenchon en vue de 2017. «Il y a un calendrier des décisions communistes et ces élus doivent en tenir compte. Moi je ne leur tiens pas la main», tance Pierre Laurent, agacé.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:21
Débats des Amis de l'Humanité à la fête de l'Humanité: 9, 10, 11 septembre 2016
Débats des Amis de l'Humanité à la fête de l'Humanité: 9, 10, 11 septembre 2016
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:34

Pour Pierre Laurent, la gauche française doit arrêter « la machine à perdre »

LE MONDE

Par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Depuis plusieurs mois, j’alerte sur les dangers de la division à gauche et sur le besoin de s’unir pour offrir une alternative au pays.

Divisés, nous allons dans le mur.

Tout le monde le sait, y compris les principaux acteurs de la multiplication des candidatures à gauche.

Pourtant, le scénario de la dispersion tourne à plein régime.

Bientôt il sera plus facile de trouver un candidat de gauche à l’élection présidentielle que des truffes cet hiver. Notre division fait le jeu des calculs politiciens et sans avenir de François Hollande et Manuel Valls, des ambitions d’Emmanuel Macron et des appétits de la droite et de l’extrême droite.

Pendant ce temps, le CAC 40 met en selle ses candidats, et l’extrême droite marque chaque jour des points en Europe.

Une partie des Français, dont bon nombre dans le peuple de gauche, ne sait plus pour qui elle pourrait voter et si même elle se déplacera, quand bien même le Front national accéderait au second tour. C’est dire l’étendue des dangers.

Rien n’est encore écrit.

Sommes-nous à ce point devenus fous pour alimenter encore la machine à perdre ?

La gauche française est-elle devenue la plus bête d’Europe pour jouer ainsi le jeu de sa propre défaite ?

Je ne m’y résous pas. Rien n’est encore écrit.

Dispersés, sans projet ni pacte commun, nous perdrons tous. Ensemble, nous pouvons faire le pari de construire une dynamique populaire et citoyenne suffisamment forte pour relancer l’espoir et gouverner. Pour cela, nous ne devons pas laisser la mécanique infernale d’un régime politique en crise piéger la majorité des Français.

L’espace de rassemblement politique à gauche existe et ne demande qu’à être investi. N’abandonnons pas les jeunes et les travailleurs à leur sort, les obligeant à départager des candidatures qui, unies, leur offriraient la perspective d’une réelle accession au pouvoir et un programme susceptible d’améliorer considérablement leurs conditions de vie.

Est-il encore temps ? Oui, si nous sommes réalistes. Si chacun croit pouvoir capter à lui seul l’affaissement du président sortant sans dynamique unitaire, tous se trompent. La désespérance est le meilleur atout de nos adversaires. Je ne demande à personne de s’effacer. Je connais les différences entre nous. Je propose de remettre en route la machine à rassembler. Que chaque force, chaque candidat qui veut l’alternative, commence à acter ce qui nous rapproche, à rendre le commun que nous partageons plus fort que ce qui nous éloigne.

Une majorité sociale de changement existe dans notre pays. Elle a plus que jamais besoin d’une majorité politique. Les mouvements sociaux du printemps contre la loi travail méritent une offre politique crédible, une candidature forte susceptible d’incarner les combats menés. Les divisions identitaires mortifères qui fragilisent notre pays appellent un front uni pour une nouvelle République. La remise en route d’un projet de progrès a besoin d’une France engagée à l’échelle européenne pour sortir de l’austérité.

Entrer en bataille Emploi, République, finance, Europe, sur ces quatre sujets majeurs, François Hollande a failli.

Sur ces quatre questions, nos propositions respectives peuvent jeter les bases d’un nouveau mandat, d’une autre majorité pour la présidentielle et les législatives. Lutte contre la finance et l’évasion fiscale, relance des services publics et des investissements productifs, baisse du temps de travail, planification écologique, VIe République, sécurité d’emploi et de formation, nos concitoyens peuvent être les garants de ce mandat populaire. Je n’ai pas la vocation à être la Cassandre de la gauche française qui annonce la défaite dans l’indifférence générale. L’attente est trop grande pour laisser faire.

J’appelle tous ceux qui refusent le scénario du pire à entrer en bataille et à faire monter cette injonction aux oreilles de tous les responsables politiques de gauche : on vaut mieux que ça !

Pour Pierre Laurent, la gauche française doit arrêter la machine à perdre (Le Monde)

•Jeudi 8 septembre à 8h35 : Pierre Laurent sera l'invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

•Vendredi 9 septembre à 7h50 : Pierre Laurent interviendra dans la matinale de Radio Classique

•Samedi 10 septembre à 13h : Pierre Laurent sera l'invité du JT de TF1 en duplex de la Fête de l'Humanité •Dimanche 11 septembre à 23h : Pierre Laurent sera l'invité du Soir 3 sur France 3

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:29

Eh oui , il y a urgence ... Le sondage publié aujourd'hui est édifiant : dans toutes les hypothèses , ne sont qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle que Marine Le Pen et le candidat de "Les Républicains" qu'il soit Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy .

Le sondage complet est disponible ici : http://www.youscribe.com/catalogue/tous/sondage-intentions-de-vote-des-francais-a-l-election-presidentielle-2757292

François Hollande (Parti socialiste, PS) serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d’après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI, diffusé dans la soirée du mardi 6 septembre. Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy (Les Républicains, LR) et Marine Le Pen (Front national, FN) seraient eux qualifiés pour le second tour. L’enquête d’opinion teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière, LO), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste, NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche, PG) Cécile Duflot (Europe écologie-Les Verts, EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, DLF), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès, SP) et Marine Le Pen (FN). Dans l’hypothèse où Emmanuel Macron (En Marche !), François Bayrou (Mouvement démocrate, MoDem) et Nicolas Sarkozy seraient candidats face à lui ou dans celle où il serait opposé à M. Macron et Alain Juppé, François Hollande obtiendrait 11 points au premier tour. Il en récolterait 15 points s’il est uniquement opposé à M. Sarkozy, outre les sept personnalités testées dans tous les cas de figures. Macron en tête à « gauche » Le sondage teste trois configurations avec Arnaud Montebourg comme représentant du PS. Quel que soit le candidat du parti majoritaire, il est largement devancé par Emmanuel Macron, qui obtiendrait de 15 % à 20 %, selon les cas. L’ancien ministre du redressement productif recueillerait de 5 % à 7 %, tandis que M. Hollande serait battu à chaque fois par son ancien ministre. Jean-Luc Mélenchon obtient quant à lui de 10 % à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 % à 7 %, Cécile Duflot de 2 % à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %. Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. 26 à 29 % pour Le Pen Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %) face à la candidate d’extrême droite (29 %) et François Hollande (14 %). C’est la seule hypothèse parmi les neufs où Mme Le Pen ne serait pas en tête au premier tour. Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire de la droite plutôt que M. Juppé, le candidat LR obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante frontiste. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses. Pour les sympathisants de gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait « le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017 », devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). M. Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS. Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d’un « échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » selon la méthode des quotas.

***

Et l'article du Ouest-France:

François Hollande serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d'après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI diffusé mardi, tandis qu'Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen seraient eux qualifiés pour le second tour. Ce sondage teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jacques Cheminade et Marine Le Pen (FN). François Hollande oscille entre 11 points au premier tour (dans l'hypothèse Emmanuel Macron, François Bayrou et Nicolas Sarkozy candidats face à lui ou dans l'hypothèse Emmanuel Macron et Alain Juppé) et 15 points s'il est opposé à Nicolas Sarkozy comme candidat supplémentaire, outre les sept testés dans toutes les hypothèses. Quel que soit le candidat à gauche, M. Hollande est battu au premier tour, même si dans les six hypothèses testées avec l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, celui-ci obtiendrait plus de suffrages que le chef de l'Etat, de 15 à 20 % selon les cas. L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg obtient lui de 5 à 7 % selon les hypothèses. Jean-Luc Mélenchon obtient quant à lui de 10 à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 à 7 %, Cécile Duflot de 2 à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %.

LR et FN au second tour Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %, -2) face à Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (14 %). C'est la seule hypothèse parmi les neufs où Marine Le Pen ne serait pas en tête au premier tour. Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire plutôt que M. Juppé, le premier obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante d'extrême droite. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses. Pour les sympathisants de gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait « le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017 », devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). M. Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS. Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d'un « échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » selon la méthode des quotas.

1er tour des présidentielles: hypothèse 1:

1er: Alain Juppé, 36%

2ème: Marine Le Pen, 28%

3ème: Jean-Luc Mélenchon, 13,5%

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:58

Lu sur le blog du PCF Pays Bigouden (en lien sur le Chiffon Rouge):

L'entrée en vigueur des GHT (groupements hospitaliers de territoire) au 1er juillet dont l'objectif serait selon le ministère de "garantir à tous les patients un meilleur accès aux soins en renforçant la coopération entre hôpitaux publics autour d’un projet médical." précisant qu'il s'agit "d'accéder aux meilleurs soins au meilleur moment et au meilleur endroit" . En réalité les GHT sont mis en place alors que le projet médical partagé n'existe pas (il est renvoyé à un an...) et le but poursuivi est clairement de réduire l'accès aux soins et de favoriser les économies sur la Sécu (amputation de 690 millions d'€ en 2016 pour la seule dépense hospitalière alors que les besoins augmentent! )

Est visée particulièrement l'offre de soins de proximité, déjà fortement attaquée ces dernières années

Et si l'ARS Bretagne a dû reculer devant les résistances notamment des personnels, y compris des médecins, sur le nombre de GHT (c'est ainsi qu'il y aura pour notre département 2 GHT, un au nord et un au sud, Quimperlé étant rattaché au Morbihan, et non 1), les risques de voir de nouvelles disparitions de services et d'activités n'ont pas disparu, il faut rester vigilants et mobilisés.
Au sujet des GHT et de l'offre de soins de proximité, voir l'article du Globule rouge d'août, ainsi que celui de Frédéric Rauch dans Économie et Politique http://www.pcf.fr/89
99 7.

Y.R.

Nouus reprenons ici Un article DANIEL ROUCOUS pourHUMANITE.FR

Les hôpitaux de proximité sont limités en nombre et en soins par la nouvelle politique de GHT (groupement hospitalier de territoire). Ils n’ont plus droit d’assurer maternité et chirurgie.

Voici la liste officielle des hôpitaux de proximité ici

Elle en agrée 243 dont les services sont limités aux soins de premiers secours dans les territoires qu’ils desservent. Ils n’ont pas ou plus le droit d’exercer une activité de chirurgie ou d’obstétrique. Pour cela et pour tous les autres soins, il faut se rendre dans une des 135 GHT (Groupements hospitaliers de territoire) et donc de plus en plus loin et même difficile d’accès.

Outre la condition de soins et donc d’abandon de tous autres services, pour avoir droit à l’appellation « hôpital de proximité », les hôpitaux devront (article-R6111-24-code-sante-publique ) desservir un territoire présentant au moins deux des quatre caractéristiques suivantes :

- avoir une part de population âgée de plus de 75 ans,

- avoir une part de population vivant sous le seuil de pauvreté supérieure à la moyenne nationale,

- avoir une population de médecins généralistes pour 100 000 habitants inférieure à la moyenne nationale ;

- avoir une densité de population inférieure à 150 personnes au km2.

Cependant peut être considéré comme hôpital de proximité, celui qui ne répond qu’à une seule de ces conditions mais est le seul établissement autorisé à exercer une activité de médecine sur le territoire qu’il dessert ET l’activité de médecine y est exercée en totalité ou en partie par un médecin assurant également le suivi des patients et la coordination de leur parcours de santé au sein de l’offre de soins ambulatoires.

De là à devenir des dispensaires et dispatcheurs…

Il s’agit là d’un effet de la loi du 26 janvier 2016 dite de modernisation de notre système de santé et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 (article 52) puisque le financement des hôpitaux de proximité est conditionné au respect de cette obligation de soins. Et donc à la suppression des services maternité et chirurgie contre laquelle de nombreux habitants se mobilisent comme en témoigne la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux de proximité ici et la lettre de la députée Jacqueline Fraysse (FG) à la ministre de la santé téléchargeableici

Cette réforme, expliquée par le ministère des affaires sociales et de la santé s'en explique dans son guide_hopitaux_proximites ,oblige, depuis ce 1er juillet, les 850 hôpitaux publics de former des GHT (groupements hospitaliers de territoires). Leur nombre dépend des bassins de populations et la tendance est à la spécialisation. Ce qui veut dire que des services seront encore abandonnés.

En 2013, un rapport de la Cour des comptes concluait que les hôpitaux de proximité avec des services suffisants étaient utiles et la solution pour arrêter les inégalités de l’accès aux soins. Ce rapport est téléchargeable sur le site de l’AMF (association des maires de France) ici

Quant au financement des hôpitaux de proximité « agréés », il dépend du volume d’activité (ce qui laisse présager la poursuite de leur suppression) et des engagements de partenariat avec les établissements exerçant des soins de deuxième recours vers lesquels orienter les patients et aussi le développement de la télémédecine par internet !

Du financement sur mesure et sous contrainte en somme. Le but : regrouper pour économiser.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:44

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : "Les vendeurs de nostalgie veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. "

Macron, Valls, Sarkozy, Fillon, Le Pen… Identité française, sécurité, islam… Si, vous aussi, vous en avez marre du médiocre feuilleton qui pollue quotidiennement la rentrée, sachez-le : vous n’êtes pas les seuls ! Alors que nous nous lançons déjà dans une campagne politique majeure et fondamentale pour l’avenir du pays, il semble que nos concitoyens soient moins sensibles aux discours dominants qu’il n’y paraît. Pour une fois qu’une étude d’opinion nous intéresse, ne boudons pas notre plaisir. D’après un sondage Elabe, 64 % des Français se déclarent davantage préoccupés par les thèmes économiques et sociaux que par l’identité et la sécurité. Parmi eux, et pour cause, pas moins de 83 % des sympathisants de gauche évoquent la réduction du chômage et la lutte contre les inégalités sociales. Une véritable claque aux minables marquis de la politicaillerie qui, de la droite à son extrême, jusqu’à certains membres éminents du gouvernement, détournent volontairement leur regard et ignorent les vraies souffrances qui martèlent la masse du peuple.

Et, comme si tout cela ne suffisait pas, préparez-vous à une vague médiatique plus honteuse que jamais, puisqu’on nous annonce le « retour » de l’histrion Éric Zemmour, dont le nouveau livre sort cette semaine. Le profond dégoût que nous inspirent les extraits publiés dans le Figaro Magazine n’a rien d’étonnant venant du petit pétainiste en service commandé. L’idiot utile des réacs fascisants plaide d’ailleurs pour « un état d’urgence moral ». Vu la situation d’atomisation généralisée, les Français se passeront aisément de cette morale de caniveau. Quant à l’urgence, ils ont compris qu’elle était ailleurs et qu’il s’agissait bien du « retour de la question sociale ». Conclusion ? Ne nous laissons pas impressionner par les vendeurs de nostalgie qui veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. Le reste...

Jean-Emmanuel Decoin

Rédacteur en chef de L'Humanité

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:35

Le gouvernement tient-il un double discours sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) ? Publiquement, l’exécutif ne cesse depuis des mois de multiplier les réserves sur ce projet d’accord négocié depuis 2013 dans une grande opacité entre la Commission européenne et les Etats-Unis. Une petite musique qui a commencé il y a près d’un an lorsque Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, créait la surprise en déclarant que « la France envisage toute les options, y compris l’arrêt pur et simple des négociations ». Depuis, les avertissements sont allés crescendo. « On ne va pas signer à tout prix », assurait le même Matthias Fekl en avril. L’arrêt des négociations « semble l’option la plus probable », renchérissait-il en mai. François Hollande lui-même est entré dans la danse au printemps. « A ce stade, la France dit non, affirmait le chef de l’Etat début mai. Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics. »

Le 14e round de négociations a été bouclé en juillet et le 15e round est prévu pour octobre. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, l’a confirmé ce dimanche 4 septembre en marge du G20 de Hangzhou, en Chine : « Nous continuerons de négocier avec les Etats-Unis ». Et c’est logique puisque officiellement, la Commission a toujours mandat des Etats membres de l’Union européenne pour mener ces discussions. « Lors du dernier Conseil européen en juin, j'ai demandé à l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement s'ils voulaient que l'on poursuive les négociations. La réponse fut un oui », a d'ailleurs souligné un Jean-Claude Juncker agacé. Pour lui, donc, « il n’y a rien de neuf sous le soleil ».

De fait, à l’issue du Conseil européen des 28 et 29 juin, Jean-Claude Juncker avait déjà annoncé dans une conférence de presse que tous les Etats membres avaient confirmé le mandat de la Commission. Cela signifie-t-il que, malgré les déclarations de plus en plus hostiles au Tafta, Paris n’ait rien trouvé à redire à la poursuite des négociations ? Une source diplomatique française conteste la version des faits présentée par Juncker : « Il n’y a jamais eu de demande de renouvellement du mandat, ça n’existe pas juridiquement. »Au gouvernement, on peste donc contre le piège que tendrait le président de la Commission à la France en accréditant l’idée qu’aucun Etat membre ne s’oppose réellement à la poursuite des négociations. « J’invite la Commission à faire moins de déclarations fracassantes contre les Etats membres », s’était déjà agacé Matthias Fekl début juillet. Et ce lundi depuis le G20, François Hollande a rétorqué au patron de la Commission par une formule sibylline : « Jean-Claude Juncker peut poursuivre, mais la position de la France est claire… »

Il n’empêche : l’exécutif français a beau multiplier les avertissements, le Tafta est, de fait, toujours en discussion. Le 30 août, Matthias Fekl a assuré que la France demanderait« l’arrêt de ces négociations » lors d’une réunion des ministres européens du commerce extérieur prévue le 22 septembre. « Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases », argue le secrétaire d’Etat. Certes, mais seul le Conseil européen - c’est à dire les chefs d’Etat et de gouvernement - a le poids politique suffisant pour stopper les discussions. Or, François Hollande sait qu’il pourra difficilement enterrer le Tafta en un claquement de doigts, alors que la chancelière allemande Angela Merkel soutient toujours le projet, malgré les réserves publiques émises par son ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel. Ou quand le réalisme rattrape cruellement les coups de menton publics…

Louis Hausalter (http://www.marianne.net/tafta-pourquoi-les-negociations-ne-s-arretent-pas-malgre-les-cris-orfraie-france-100245557.html)

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