Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 06:31

 

Le président et probable candidat Emmanuel Macron essaie d’instrumentaliser la présidence française du conseil de l’Union Européenne, qu’il a lui-même choisi de maintenir en dépit du calendrier électoral.

Quelle est sa crédibilité alors que rien ne permet de dire quel sera le paysage politique après les élections du printemps prochain ?

Quelle est sa crédibilité alors que la préparation de la présidence française a été épinglée par les ONG Observatoire des multinationales et Corporate Europe Observatory pour sa collusion avec le lobbying des grandes entreprises ?

 

Derrière les formules, il y a une réalité.

Comment parler de « modèle social européen » en reconstruisant des règles budgétaires et en ne disant rien de la lutte contre l’évasion fiscale ? Il faut abolir purement et simplement le pacte de stabilité et de croissance de Maastricht. Aucun outil budgétaire ne peut s’imposer aux choix souverains des peuples et des nations.

Comment parler de devenir « champion » de l’écologie sans réelle mobilisation des moyens financiers ? Relever ensemble ce défi au niveau européen oblige à rompre avec les logiques libérales. Il est temps que la France propose un pacte européen de progrès social et de transition écologique se montant à 6% du PIB de l’UE, soit 900 milliards d’euros par an, selon les préconisations du GIEC.

Comment parler « de souveraineté stratégique » en la liant au prochain sommet de l’OTAN à Madrid en juin 2022 ? Il faut sortir du commandement de l’OTAN, comme de Gaulle l’avait fait en 1966, et proposer aux Etats européens volontaires et aux Etats voisins la mise en débat d’un traité
de paix et de sécurité collective, incluant la Russie. Ce qui était possible durant la guerre froide, lors de la conférence d’Helsinki, l’est d’autant plus aujourd’hui.

Comment parler « d’agir contre le dumping social » sans lutter contre les délocalisations ?
Comment parler « d’Europe du numérique » sans parler de filière européenne publique des équipements et des réseaux ?

Comment parler de « new deal » avec l’Afrique sans mettre en place des instruments monétaires contrôlés en toute souveraineté par les peuples concernés ? Il faut mettre fin au franc CFA/ECO.
Comment parler « d’humanisme européen » en appelant au renforcement des interventions policières contre les migrants et en ne disant rien du respect du droit international, ni de la mise en place de voies légales et sûres de migrations ?

Comment parler de la situation sanitaire en n’appelant pas à la levée des brevets sur les vaccins ?


Comme le propose Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle, relever le défi des jours heureux implique que la France porte, à l’occasion de sa présidence, des propositions concrètes permettant d’initier une autre construction européenne et de sortir de la logique libérale de Maastricht et de la logique de blocs de l’OTAN. Emmanuel Macron n’en prend clairement pas le chemin.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 06:15

 

 

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 06:16

 

 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 06:16
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 13:02
4,1 millions de télespectateurs et une prestation réussie - Fabien Roussel brise le mur du JT de 20h
Démocratie. Fabien Roussel brise le mur du JT de 20 heures
Mercredi 15 Décembre 2021 - L'Humanité

Le candidat communiste à la présidentielle était, mardi, l’invité du journal de France 2. Un pas important dans sa stratégie de percée médiatique.

 

Ce n’était pas arrivé depuis près de quinze ans. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a été mardi soir l’invité du journal télévisé de France 2. « Faire le 20 heures, c’est évidemment primordial. C’est l’occasion pour des millions de Français de découvrir notre candidat à l’élection présidentielle et ses propositions pour la France. C’est un moment d’exposition unique qui doit nous permettre de défendre nos idées », apprécie son directeur de campagne, Ian Brossat.

L’accueil a cependant été assez agressif et caricatural, avec la diffusion d’un reportage concernant le Parti communiste chinois et cette question : « Si vous êtes élu président de la République, votre exemple s’appellera-t-il Xi Jinping ? » Fabien Roussel ne s’est pas démonté. « J’appelle au respect des droits humains et de la dignité humaine en Chine. Mais, moi, en coulisses, je ne vais pas délocaliser en Chine », répond le candidat en référence aux usines de production fermées en France pour mieux ouvrir en Asie. « Et je le dis au président chinois, c’est fini de vendre nos ports et nos aéroports à qui veut les acheter, que ce soit la Chine ou d’autres pays », ajoute-t-il au sujet des privatisations lancées par les derniers gouvernements, y compris d’équipements stratégiques.

Si les journalistes viennent avec leurs questions, et les candidats avec leurs réponses, comme disait Georges Marchais, Fabien Roussel s’est ensuite illustré en présentant son projet pour le pays. À savoir celui de réindustrialiser et de « faire revenir des entreprises chez nous », celui de répondre à la question du pouvoir d’achat par une hausse du Smic à 1 800 euros brut en plus d’une hausse généralisée des salaires, pour « vivre dignement de son travail », et celui de couvrir nos besoins énergétiques et de contrôler les prix en se basant sur « deux piliers de production » : le nucléaire et le renouvelable.

Un « pacte pour une République sociale, laïque et écologique »

Au sujet du « capitalisme vert », le communiste a estimé que « le problème, ce n’est pas la couleur, c’est le capitalisme :  et nous n’arriverons pas à résoudre la crise si nous n’attaquons pas le capitalisme qui privilégie les profits à court terme ». Souhaitant « reprendre le pouvoir sur la finance pour répondre aux besoins », Fabien Roussel estime possible de dire adieu au chômage non pas grâce au revenu universel, mais grâce au « travail universel, en sécurisant les emplois de chacun » à travers une Sécurité sociale professionnelle.

à la vue de sondages en deçà des espérances pour l’ensemble des forces de gauche, le communiste a dû répondre aux demandes d’union à gauche qui s’expriment autour d’une candidature. « Le problème n’est pas une question de personnalité, ce qui compte c’est le contenu et le programme que nous allons présenter aux Français », assure-t-il, écartant tout ralliement hypothétique vers Jean-Luc Mélenchon ou Christiane Taubira. Fabien Roussel a d’ailleurs maintenu le cap d’une candidature PCF choisie par les militants en mai dernier. « Un choix confirmé par le parlement du PCF », le conseil national, ce week-end, rappelle-t-il, tout en tendant la main aux autres formations de gauche avec son « pacte pour une République sociale, laïque et écologique, ouvert à tous les démocrates et progressistes », valable dès à présent et pour les prochaines législatives.

Devant le refus de la Macronie d’adopter sa proposition de résolution visant à encourager l’inégibilité des personnes condamnées pour incitation à la haine raciale, et face au danger de la candidature du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, Fabien Roussel s’est inquiété d’une situation politique « grave », mettant la République « en danger ». En outre, à l’instar d’autres de ses concurrents à l’Élysée, le communiste a annoncé avoir lui aussi saisi le CSA au sujet d’une émission visant à vanter les mérites du bilan d’Emmanuel Macron. Il demande d’ailleurs « à TF1 à ce qu’ils puissent consacrer 2 heures d’antenne à tous les candidats déclarés ».

« Le choix des militants communistes de se doter d’une candidature propre dans la course à l’Élysée est étroitement lié à cette invitation au 20 heures », mesure en tout cas Ian Brossat. Il n’y en avait pas eu depuis 2007. Les membres de la direction du PCF ont ensuite peu à peu été effacés des radars de cette grand-messe télévisuelle.

« Fabien Roussel parle sans détours et veut remettre la gauche au centre du débat politique. Cette invitation vient récompenser son travail. Mais c’est aussi la reconnaissance de ce que représente le PCF dans le pays : 600 maires, 6 000 élus locaux et deux groupes parlementaires. Nous sommes enfin considérés pour ce que nous sommes », affirme Ian Brossat. Certes, la candidature du communiste ne décolle pas dans les sondages, qui le donnent entre 2 % et 2,5 % des intentions de vote. Mais comment décoller en étant écarté des débats, sans pouvoir exposer ses combats lors d’un journal télévisé ? C’est cet ostracisme médiatique qu’est parvenu à briser Fabien Roussel, en étant chaque jour un peu plus invité sur nombre de chaînes, jusqu’au 20 heures de mardi.

4,1 millions de télespectateurs et une prestation réussie - Fabien Roussel brise le mur du JT de 20h
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 06:29

 

 

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 07:52
Mardi 14 décembre, 20h18 - Visionnage collectif de l'interview de Fabien Roussel sur France 2 au local du PCF 2 petite rue de Callac
➡️Mardi 14 décembre
✅Le PCF Morlaix vous invite à son mardi de l'éducation populaire sur Marcel Cachin animé par Georges Cadiou à 18h (2 Petite rue de Callac à Morlaix)
✅A l'issu un visionnage commun du 20h de France 2 avec l'interview de Fabien Roussel aura lieu.
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 07:50
Ian Brossat - Pour les législatives, nous proposons un pacte à toute la gauche (L'Humanité, 13 novembre 2021)
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 06:32

 

Il faut effectivement augmenter les salaires, mais comment s’y prendre ? On serait tenté de répondre à la question d’abord en affirmant qu’il n’y a qu’à réduire les profits du capital. Effectivement, il y a de quoi faire de ce côté-là. Entre 2009 et 2019, selon les données de l’Insee, la part des profits dans la valeur ajoutée produite en France est passée de 31,8 à 33,5 %, progressant ainsi de près de 2 points. Ce « bonus », le capital l’a obtenu grâce à un tassement de la part des salaires dans la valeur ajoutée, elle est passée de 57,9 à 57,6 %, et aussi, et surtout, en raison d’une baisse de la contribution patronale au financement de la protection sociale. Durant cette période, les cotisations à la charge des employeurs ont été diminuées par la droite de 15,2 à 14,5 % de la valeur ajoutée. Cela a permis de gonfler outrageusement les profits bruts qui sont ainsi passés de 556,5 à 722,6 milliards d’euros, progressant de 166 milliards et de près de 30 % ! Pour combler le « trou » dans les caisses de la Sécurité sociale, la CSG a été augmentée en 2018.

Mais, si l’on veut véritablement engager une nouvelle politique salariale favorable à tous les travailleurs - en n’oubliant pas notamment les fonctionnaires -, et également bénéfique à l’économie, cela ne fait pas le compte, il faut aller au-delà. Il faut se donner les moyens d’augmenter sensiblement la valeur ajoutée, créer beaucoup plus de richesses. Cela suppose d’enclencher un processus de transformation considérable. On peut augmenter la valeur ajoutée de plusieurs façons : d’abord en augmentant la productivité du travail grâce à des investissements destinés à changer la production de biens et de services. Cela suppose particulièrement de former les salariés concernés aux technologies nouvelles mises en œuvre. On peut aussi mettre plus de monde au travail, créer des emplois. Cela nécessite encore de former et aussi de trouver des débouchés, sachant que les nouveaux salariés embauchés et leurs familles en constituent un qui s’ajoutera à celui créé par l’augmentation de l’ensemble des salaires. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, si l’on veut que les dépenses de formation engagées ne soient pas gâchées, il faut sécuriser l’emploi et les salariés. Pour y parvenir, il y a deux impératifs : mobiliser les financements bancaires qui le permettront, permettre aux salariés de peser sur les choix de gestion à effectuer en leur accordant des droits et pouvoirs d’intervention. Même à l’approche de Noël, le monde du travail ne trouvera pas cela spontanément dans ses chaussures : rien ne s’obtiendra sans luttes.

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 06:27

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011