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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 06:00
Expo photo de Jean-Marc Nayet au Tempo: "la Guinche"

Si vous avez un peu de temps passez au Tempo, des photos sur la « Guinche » vous y attendent.

Certains se reconnaîtront peut être.

Pour des raisons pratiques le vernissage aura lieu à Cootehill (Irlande) mercredi 14 octobre vers 19h au pub Bellamont Arms !

Les accents du bal pour faire danser la mémoire

"Ti’bal tribal c’est le bal de tous les accents. Du rhizome en dansant, en veux-tu en voilà.

En langues d’ici ou de là-bas. Oecuménique et créatif, il vous tape l’enfant d’là bal, Vous joue la valse des étiquettes en "huit et demi" de Rota, Une cumbia Mingusienne de berbère les fagots, Un tcha de la tchatche de sézigue, Un fandingo en trio de Janeiro.

Et "gens passent" ! On mixe.

C’est joyeux, ludique, érotique.

C’est de vous que nous apprenons à faire danser la vie.

Seule à seul ou en couple En cercle circassien, En ronde instantanée, En petits moments de liberté. De la tête aux pieds."

André Minvielle

La Guinche 22/09/15

Les bals populaires, les baloches, la guinche et les guinguettes quoi ! Enfant j’étais déjà bercé, enfin façon de parler, par les disques vinyles de mes grands parents. Et là attention, tangos, valses musette de Marcel Azzola à Yvette Horner en passant par André Verchuren, tout s’est imprégné dans mon jeune cerveau. Puis plus tard, mise en pratique dans les bals des petits villages de ma jeunesse. Quelle ambiance dans ces bals, parfois un peu tendue, surtout lorsque quelques loustics avaient forcé sur la bière et que cela se terminait en pugilat et parfois en bagarre générale ! Je n’oublie pas non plus les guinguettes des bords de Marne que j’ai écumées pendant quelques années. Musiques populaires, baloches de ma jeunesse, javas audacieuses, tangos canailles, accordéons musette tourbillonnent dans ma tête et j’ai toujours vingt ans !

JM Nayet

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:33
Ensemble des photos: Pierre-Yvon Boisnard

Ensemble des photos: Pierre-Yvon Boisnard

Lors du Conseil Communautaire du lundi 5 octobre 2015, je suis intervenu sur plusieurs sujets:

1- La précarité à Morlaix et Morlaix-Communauté:

- Par rapport à l'attribution d'une subvention de 11 343€ dans le cadre du DAVE (dispositif d'accompagnement vers l'emploi) concernant au maximum 200 personnes se traduisant par un travail autour de l'insertion professionnelle, j'ai regretté que Pôle Emploi se désengage de ce dispositif d'insertion en laissant les collectivités locales seules en première ligne. L'Etat se désengage de ses responsabilités en termes de lutte contre le chômage de masse: malgré le sérieux et la bonne volonté de ses agents, les premières victimes de la politique de restructuration des missions de l'ANPE et de pression sur les effectifs et les pratiques en période de forte augmentation des besoins, Pôle Emploi est de plus en plus là pour collectionner les annonces d'emploi, dont beaucoup sont bidons, faire du chiffre et contrôler, radier les chômeurs. Travailler sur le fond avec les chômeurs pour leur faciliter l'accès à l'emploi devrait aussi faire partie de ses missions. Aujourd'hui, du fait de ce désengagement de Pôle emploi par rapport au DAVE, il est à craindre que seul le public des chômeuses de longue durée soit suivi pour l'insertion professionnelle par le CIDFF (Centre d'Information pour le Droits des Femmes et des Familles) et non les hommes. J'ai posé la question du soutien dont pourrait ou non bénéficier les hommes en situation comparable, mais je n'ai pas eu de réponse.

- L'attribution d'une subvention au Foyer des Jeunes Travailleurs de Morlaix confirme les difficultés sociales qui s'accumulent pour le territoire et la précarisation de la population morlaisienne, des jeunes notamment. 28% des jeunes accueillis en FJT sont demandeurs d'emploi en 2014 contre 18% en 2013. Le FJT a accueilli 181 personnes de 16 à 30 ans en 2014, dont 40% originaires du territoire de Morlaix Communauté. Le financement du FJT passe par Morlaix, l'Etat (15000€), le département (76648€), la CAF (56000€), Morlaix-Communauté (15000€).

- Morlaix-Communauté a aussi versé une subvention de 15000€ pour l'année 2015 aux Restaurants du Coeur. Cela correspond à une partie du coût de la location des locaux route de Paris à Plouigneau dont le coût annuel s'élève à 17540€ de loyers et 2000€ de charges, sachant que beaucoup de collectivités prennent en charge directement les locaux des restaurants du cœur en les leur mettant à disposition. La subvention est constante alors que les besoins augmentent.

En 2014, les Restaurants du coeur du centre de Morlaix ont distribué:

- 44436 repas auprès de 372 ménages au cours de la campagne d'hiver 2014-2015

- 25 293 repas au cours de l'été 2014

Les bénéficiaires se répartissent de la façon suivante:

- personnes seules: 40%

- familles de 2 à 3 personnes: 40%

- familles de 4 à 6 personnes: 20%

Les restaurants du cœur assurent leur fonctionnement grâce à 75 bénévoles

A signaler que par rapport au bilan du Plan Local de l'Habitat 2014 concernant les aides à la rénovation et l'isolation thermique du logement de type social, public et privé, la droite morlaisienne par l'intermédiaire de Marlène Tilly, adjointe au logement et à l'urbanisme, est intervenue pour que l'enveloppe puissent servir à la rénovation d'autres logements que des logements sociaux, à la redynamisation des centre-villes et centre-bourgs. "L'habitat, a t-elle dit, ce n'est pas que le logement social". Il lui a été répondu que 80% de la population de Morlaix Communauté pouvait prétendre accéder aux aides à la rénovation et au parc social: le plafond est de 2,5 x le SMIC avec 2 enfants. A signaler que le financement de la rénovation thermique par le biais d'un investissement de l'Etat et du fond FART (fond d'aide à la rénovation thermique) est un dispositif qui, austérité tout azimut oblige, va être mis en veilleuse à la fin de l'année. A nouveau, c'est l'écologie et le social qui trinque avec cette politique de baisse des dépenses publics à marche forcée pour pouvoir financer les cadeaux faits aux patronats et aux riches.

- Le rapport d'activité 2014 de Kéolis sur le réseau TIM et Flexo, dont il était donné de prendre connaissance et que j'ai lu attentivement pour ma part (il fallait la demander pour avoir sur papier la version complète), fait aussi état de marqueurs de la précarisation rapide de la population morlaisienne avec la crise qui s'accentue, symptômes de paupérisation que j'ai souligné:

Ainsi, en 2014, il y a eu 9,1% en plus d'abonnements sociaux, 8,3% d'adultes en plus ont pu bénéficier du tarif social, et 15% des enfants en plus.

Parallèlement, l'augmentation de la fraude traduit aussi cette perte de moyens de beaucoup de familles morlaisiennes, et aussi l'inadaptation du ticket d'une durée de validité limitée à 30 minutes.

- 2- Pour les services publics et l'économie sociale, contre les logiques de privatisation et de partenariat privilégié avec le capitalisme.

- Je suis aussi intervenu longuement sur le rapport d'activité Kéolis 2014 et la question du transport à Morlaix (la presse ne rend compte que d'une partie infime de l'intervention).

J'ai rappelé que l'analyse de ce rapport d'activité (que je tiens à disposition: sa version électronique est téléchargeable sur le lien suivant: urlz.fr/2rxZ) est particulièrement importante car la DSP avec Kéolis pour le transport dans le pôle urbain arrive à expiration à l'été 2017 (le contrat était de 8 ans: 2009-2017).

Normalement il était prévu d'avoir une réflexion collective de fond en Commission Environnement de Morlaix- Communauté, dont je fais partie, sur le mode de gestion et la globalité de la politique de transport (niveau de l'offre, nouvelles lignes régulières péri-urbaines ou non, navettes gratuites, politique tarifaire) au second semestre 2015, mais elle n'a pas encore commencé.

J'ai rappelé le caractère essentiel de cette réflexion pour le territoire et la nécessité qu'elle se fasse de manière la plus transparente, démocratique, ouverte possible.

J'ai dit que le Front de Gauche réclamait un retour en régie publique du transport en commun sur Morlaix-Communauté et les chiffres du bilan de Kéolis confirment cette nécessité quand on les lit attentivement.

En effet, les recettes commerciales sur le réseau Morlaix-St Martin des Champs- Plourin sont en hausse de 4,4% malgré les inondations et les travaux multiples, notamment sur la voie ferrée à hauteur du Pont Bellec suite à l'effondrement de la falaise. Cette fréquentation supplémentaire témoigne de l'importance sociale du transport en commun, surtout dans un contexte de crise et de précarisation. Le chiffre d'affaire de Kéolis est de 2,46 million d'euros mais son bénéfice annoncé n'est que de 24 553€ cette année, globalement constant dans la ligne d'écriture par rapport à 2013. Cela ne représente qu'une infime portion du chiffre d'affaire: seulement, quand on regarde les frais de siège 2014 (54 686€) et les frais de direction générale (215.607€) on peut se poser des questions sur la réalité des bénéfices annoncés et les supposer un peu plus important, les charges mutualisés fonctionnant comme aspirateur visant à les dissimuler. Il faut savoir que Kéolis gère le personnel mais que la collectivité rémunère le délégataire et achète les bus: le budget transport pour Morlaix Communauté représente environ 6 millions d'euros par an.

J'ai mis en avant, outre les vertus de la régie publique, qui permet d'éviter l'évasion d'argent public vers des actionnaires (Kéolis est un groupe mondial capitaliste où se retrouve la SNCF et la Caisse des dépôts et consignations comme actionnaire) et de gérer directement un service public dans l'intérêt général, le fait qu'il fallait une politique de transport plus ambitieuse à Morlaix: un vrai réseau de transport péri-urbain, les lignes FLEXO de transports à la demande restant encore assez peu utilisés et ne pouvant par leur nature susciter un vrai report vers le transport en commun, ce réseau de transport péri-urbain pouvant aussi augmenter le nombre de lignes et de rues desservies à Morlaix; une réflexion sérieuse sur la possibilité d'incitations tarifaires au transport en bus, avec notamment l'examen de l'hypothèse de la gratuité, au moins sur des navettes et des trajets précis, sachant que les recettes de billetterie, qui nécessitent aussi des frais de personnel (les contrôleurs), ne représentent guère que 10 à 15% des dépenses globales de transport et que la gratuité peut booster la fréquentation au-delà des publics des captifs (scolaires, personnes âgés) et encourager les actifs à préférer le bus à la voiture, ce qui passe aussi par une amélioration du réseau et de la rapidité des trajets.

Guy Pennec, vice-président chargé des transports, a répondu qu'il était très sceptique sur la gratuité pour plusieurs raisons:

- seulement 22 réseaux urbains l'ont adopté, et en général sur de petits réseaux (l'ensemble ne ferait pas plus que la taille du réseau de transport en commun d'Orléans), c'est pour lui le signe que cette solution présente plusieurs inconvénients.

- la faisabilité pratique est de moins en moins probable en raison des nouvelles contraintes législatives obligeant les collectivités à se doter de bus électriques et hybrides deux fois plus onéreux que les bus standard et du fait de l'évolution du Versement Transport (plus de 2 millions de recettes pour Morlaix Communauté), la taxe dont s'acquitte les entreprises pour favoriser la mobilité de leurs salariés, qui n'est plus exigible pour les entreprises de moins de 11 salariés (contre 9 auparavant), ce qui va créer un manque à gagner.

- sur le renouvellement de contrat en 2017, Guy Pennec a dit qu'il souhaitait une réflexion approfondie sur l'ensemble des modes de gestion, avec une assistance à maîtrise d'ouvrage sur les modes de gestion (c'est à dire, si j'ai bien compris, le recours à un nouveau bureau d'étude, en espérant que les élus ne soient pas dépossédés du travail de débat et de réflexion en amont) et Jean-Luc Fichet aussi, même si on le sent pas un farouche opposant de la DSP...

- Je suis aussi intervenu pour regretter que la subvention à la SCOP Chrysalide qui aide des porteurs de projets en situation initiale de précarité ou de chômage dans plusieurs domaines pour monter leur activité d'entrepreneurs associés en mutualisant une partie des bénéfices soit inférieure à l'attente de la SCOP (4000€ pour 5000€ demandé, la SCOP Chrysalide demandait 8000€ en 2013, sur un budget global de 394 950€). Chrysalide a un modèle économique mixte fait d'une part d'autofinancement grâce à un poucentage pris sur le chiffre d'affaire des entrepreneurs hébergés et à des prestations que la SCOP effectue vers l'extérieur, et d'autres part, de financements de l'Europe, de l'Etat, et des collectivités locales. 26 porteurs de projet sont concernés sur Morlaix, la SCOP travaillant aussi dans le pays de Brest et de Quimper. Agnès le Brun et Marlène Tilly pour la droite morlaisienne sont intervenues au contraire pour juger peu opportune cette subvention à la SCOP Chrysalide, en arguant des frais de transport et de réception ("ce genre de ligne font tâche dans le domaine économique", elles faisaient référence à 28200€ de frais de déplacement, de missions et de réceptions mais concernant non pas la seule activité morlaisienne, mais l'activité départementale) et d'un soutien public trop importants. Très sourcilleuse sur le financement public de l'économie sociale et solidaire, la droite l'est moins sur le financement public de l'agriculture productiviste, des CCI, les aides publiques aux entreprises privées conventionnelles.

- La preuve, élus UMP, mais aussi PS, EELV et autres ont voté comme un seul homme la Participation de Morlaix Communauté de 136 019€ sous la forme d'une baisse de prix du terrain et d'une compensation à la SAFI (bureau d'étude départemental dépendant du Conseil Départemental) à l'achat par le gestionnaire de l'Intermarché de Saint-Fiacre à Plourin de 20 926 m2 de terrains à l'origine prévus pour accueillir des commerces entre l'Intermarché et le Centre aquatique.

Ce patron d'Intermarché Saint Fiacre qui bénéficie de terrains bon marché (10€ de rabais sur le m2) grâce à l'engagement financier public (136 000€, c'est une somme rondelette pour Morlaix Communauté, à laquelle il faut ajouter 73 241€ de la commune de Plourin) va commercialiser à travers la SCI Traverse lui-même ensuite les terrains de la ZAC de Saint Fiacre auprès de son Supermarché, la collectivité n'ayant qu'un rôle de supervision a posteriori.

Opération étrange, je l'ai dit en Conseil Communautaire, sur le plan du modèle économique, du cadeau fait par la collectivité à un gestionnaire de Supermarché et d'une forme de dépossession par la collectivité de son rôle d'aménageur des Zones Commerciales.

J'ai voté contre cette délibération, le seul de l'assemblée, Christine Prigent (EELV) ne s'est pas abstenu ni n'a voté contre même si elle a regretté la bétonnisation du plateau de Saint Fiacre préjudiciable en outre pour l'écoulement des eaux dans la rivière du Queffleut et les inondations et m'a approuvé oralement quand j'ai dit qu'il fallait arrêter, au nom de la croissance, du développement économique et des emplois, où d'une conception de l'aménagement équilibré du territoire donnant à chaque commune sa zone commerciale (Plourin et Morlaix voulant rivaliser avec St Martin), de développer sans limite les zones commerciales périphériques alors que le commerce de centre-ville à Morlaix, comme dans beaucoup de villes moyennes, périclite. Il faut revitaliser les centre-villes et les centre-bourgs, tout le monde en convient, c'est un choix de société, de cohésion sociale, d'aménagement du territoire, mais on continue de développer et d'étendre les zones commerciales qui tuent le commerce de centre-ville.

Agnès Le Brun m'a reproché de dévaloriser la vitalité commerciale de Morlaix, de faire une communication négative sur le centre ville, en rappelant que si la situation n'était pas forcément très rose économiquement pour le commerce de centre-ville morlaisien, elle n'était pas pire que dans d'autres villes moyennes comparables. Elle et Jean-Luc Fichet, Guy Pennec ont refusé d'opposer développement des centres commerciaux et zones commerciales de périphérie (une spécificité française dans une large mesure!) et attractivité des centre-villes et centre-bourgs, en en faisant au contraire un élément de l'attractivité de ces derniers, les gens qui viennent à Morlaix pour visiter une enseigne de grand magasin spécialisé ou non en périphérie se déplaçant après vers le centre-ville, ou s'installant à Morlaix ou aux alentours en raison de son offre commerciale de périphérie et des emplois de ces zones commerciales, si j'ai bien compris, mais je ne suis guère convaincu par ce raisonnement qui est tout à fait dans la ligne des logiques du système.

- Autre opposition au développement sans frein du capitalisme dans toutes les sphères de la vie sociale, mon propos sur la convention Etat-Région avec Morlaix-Communauté au sujet des nouveaux investissements pour l'IUT génie civil (600 000€ pour l'état en 2015, 501 000€ pour Morlaix-Co, mobilier et constructions, enregistrés en décisions budgétaires modificatives), convention qui porte la marque comme la Réforme Territoriale d'une conception néo-libérale de l'enseignement et de la recherche, comme de l'aménagement du territoire, où tout est réduit à une notion de rentabilité économique, de concurrence et de compétitivité. Ainsi j'ai ironisé sur la novlangue de la convention que l'on devait voter et ses intentions, très loin de l'éducation et de la réalité de l'enseignement en IUT.

Voir mon article d'avant-hier dans le "Chiffon Rouge":

Cet investissement de l'Etat dans l'extension de l'IUT pour accueillir la filière génie civil est assurément une bonne chose pour le territoire et cet IUT qui a très bonne réputation et dynamise la ville de Morlaix.

Néanmoins on ne peut que sourire ou être perplexe quand on lit les justifications de cet investissement étatique dans la convention que nous avons eu à voter et sur laquelle je me suis abstenu:

Ainsi, parmi les objectifs en matière d'immobilier et de structuration du site, on peut lire:

- que les opérations immobilières sont sélectionnées "en fonction de projets de recherche correspondant aux secteurs clés identifiés par des documents stratégiques nationaux ou régionaux": secteurs clef pour l'économie et la compétition économique des territoires, s'entend!

- l'objectif est de "favoriser la mutation de l'enseignement supérieur et de la recherche".

Dans quel sens me direz-vous?

"Il s'agit de soutenir une recherche/ innovation de rang mondial (rien que ça! Attention pour notre petit IUT à ne pas faire la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf...) et "ancrée territorialement" (décentralisée pour que les régions puissent considérer les centres universitaires comme des armes de développement et de compétition) qui nécessite des moyens d'expérimentation combinant les technologies de pointe, afin de pouvoir participer aux programmes internationaux de recherche et favoriser l'attractivité des équipes de recherche bretonnes et soutenir des stratégies de publications de haut niveau et de dépôt de brevets".

On parle là de marketing commercial plus que d'enseignement, d'éducation et de recherche, et ça continue...

Sur l'utilisation des technologies numériques, "l'objectif est de consolider un réseau de plateformes visibles et à la pointe, en lien avec les communautés scientifiques et les écosystèmes innovants en favorisant les coopérations avec les TPE-PME, par des offres de prestations de services de formation aux technologies de pointe"... "Le projet de cartographie des compétences de la recherche publique bretonne, "Plug in Labs", promouvant les compétences de la recherche aux acteurs du développement économique s'inscrit également dans le cadre".

La convention est un florilège de la novlangue néo-libérale issue de l'OCDE, des préconisations européennes, de la technocratie voulant acculturer les services publics et les convertir aux objectifs managériaux de rentabilité, de compétitivité: on y parle en titre de "Gouvernance", "d'évaluation", et en termes fort rhétoriques "d'éco (pas coco) conditionnalité", on y vise la "différenciation régionale" de l'établissement universitaire.

Rien de bien nouveau sous le soleil.

C'est l'esprit de la loi sur l'autonomie des Universités, qui fait des centres de recherche et d'enseignement des outils instrumentaux au service de la croissance, du développement économique, de l'entreprise et de la concurrence des territoires.

De contenu à transmettre, de formation de professionnels, de citoyens et d'intelligences, il est peu question dans ce document: c'est vrai que la région et l'Etat ont d'autres chats à fouetter. Tout investissement, même dans l'école et l'éducation, doit être justifié en terme de retours économiques et de rentabilité.

Ismaël Dupont,

Morlaix, le 8 octobre 2015

Conseil de communauté du 5 octobre 2015: interventions d'Ismaël Dupont, conseiller communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 5 octobre 2015: interventions d'Ismaël Dupont, conseiller communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 5 octobre 2015: interventions d'Ismaël Dupont, conseiller communautaire du Front de Gauche
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 20:40

Nous avons voté aujourd'hui en Conseil Communautaire de Morlaix sur la convention d'application du volet "Enseignement supérieur, recherche et innovation pour le site de Morlaix" du plan Etat Région.

Cet investissement de l'Etat dans l'extension de l'IUT pour accueillir la filière génie civil est assurément une bonne chose pour le territoire et cet IUT qui a très bonne réputation et dynamise la ville de Morlaix.

Néanmoins on ne peut que sourire ou être perplexe quand on lit les justifications de cet investissement étatique dans la convention que nous avons eu à voter et sur laquelle je me suis abstenu:

Ainsi, parmi les objectifs en matière d'immobilier et de structuration du site, on peut lire:

- que les opérations immobilières sont sélectionnées "en fonction de projets de recherche correspondant aux secteurs clés identifiés par des documents stratégiques nationaux ou régionaux": secteurs clef pour l'économie et la compétition économique des territoires, s'entend!

- l'objectif est de "favoriser la mutation de l'enseignement supérieur et de la recherche".

Dans quel sens me direz-vous?

"Il s'agit de soutenir une recherche/ innovation de rang mondial (rien que ça! Attention pour notre petit IUT à ne pas faire la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf...) et "ancrée territorialement" (décentralisée pour que les régions puissent considérer les centres universitaires comme des armes de développement et de compétition) qui nécessite des moyens d'expérimentation combinant les technologies de pointe, afin de pouvoir participer aux programmes internationaux de recherche et favoriser l'attractivité des équipes de recherche bretonnes et soutenir des stratégies de publications de haut niveau et de dépôt de brevets".

On parle là de marketing commercial plus que d'enseignement, d'éducation et de recherche, et ça continue...

Sur l'utilisation des technologies numériques, "l'objectif est de consolider un réseau de plateformes visibles et à la pointe, en lien avec les communautés scientifiques et les écosystèmes innovants en favorisant les coopérations avec les TPE-PME, par des offres de prestations de services de formation aux technologies de pointe"... "Le projet de cartographie des compétences de la recherche publique bretonne, "Plug in Labs", promouvant les compétences de la recherche aux acteurs du développement économique s'inscrit également dans le cadre".

La convention est un florilège de la novlangue néo-libérale issue de l'OCDE, des préconisations européennes, de la technocratie voulant acculturer les services publics et les convertir aux objectifs managériaux de rentabilité, de compétitivité: on y parle en titre de "Gouvernance", "d'évaluation", et en termes fort rhétoriques "d'éco (pas coco) conditionnalité", on y vise la "différenciation régionale" de l'établissement universitaire.

Rien de bien nouveau sous le soleil.

C'est l'esprit de la loi sur l'autonomie des Universités, qui fait des centres de recherche et d'enseignement des outils instrumentaux au service de la croissance, du développement économique, de l'entreprise et de la concurrence des territoires.

De contenu à transmettre, de formation de professionnels, de citoyens et d'intelligences, il est peu question dans ce document: c'est vrai que la région et l'Etat ont d'autres chats à fouetter. Tout investissement, même dans l'école et l'éducation, doit être justifié en terme de retours économiques et de rentabilité.

Ismaël Dupont.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:47

Monique PIFFAUT se gave du porc finistérien

Le groupe parisien La Financière Turenne Lafayette de Monique Piffaut a repris, au début de l'année 2015, les deux ex-usines de charcuterie industrielle Jean Caby situées à Lampaul-Guimiliau, qui emploie 500 salariés pour la production annuelle de 34 000 tonnes de jambons vendus aux marques des distributeurs (Casino, Auchan, Leclerc...), et l’usine de Ergué-Gabéric qui emploie 150 salariés pour la production annuelle de 9 000 tonnes de lardons et de pâtés. Les deux usines sont désormais regroupées dans la société « La Lampaulaise de Salaisons ».

Dès ce rachat la nouvelle direction assurait dans un un communiqué que celui-ci permettait «d'assurer la pérennité des sites et de continuer à développer l'activité sur le marché de la charcuterie cuite ».

Du coup la société Jean Caby, dirigée par le milliardaire franco-américain Eric Steiner, a indiqué se recentrer sur son activité de fabrication de saucisses à Lille, sa ville d'origine.

Par cette acquisition bretonne,intervenue après un an de négociations, la Financière Turenne Lafayette (FTL) présidée par Monique Piffaut déjà propriétaire de grandes marques (Madrange, William Saurin, Garbit, Paul Prédault...) est devenue le numéro un français du jambon cuit, du pâté et de la charcuterie de volaille.
Quelques mois plus tard, la Lampaulaise de salaison annonce la suppression de 138 emplois dont 85 dans l'usine d'Ergué-Gabéric, et 53 dans celle de Lampaul-Guimiliau.

C'est un nouveau coup très rude pour les salariés et leurs familles et pour l'ensemble de l'activité du pays de Landivisiau et au delà.

Mais ça ne s'arrête pas là !

Dans le même temps la fermeture de la société GEO de Saint Martin des Champs, qui emploie 20 salariés est annoncée : les 20 emplois sont supprimés !

Or la société GEO, filiale de Madrange, appartient aussi au groupe La Financière Turenne Lafayette de Monique PIFFAUT, et son siège social est...65 B rue Lafayette à Paris.

Eté pourri : 158 emplois supprimés par ce seul groupe pour notre seul territoire de Landivisiau/Morlaix en ce seul été 2015.

Notons que, par l'élégance de nos chers capitalistes, les salariés de GEO ont eu la faveur de se voir proposer un emploi à Brennilis, au sein de l'entreprise Les Salaisons de l'Arrée dont la présidente est...Monique PIFFAUT !et dont le siège social est...65 B rue Lafayette à Paris !

Pourtant les résultats des différentes sociétés sont très bons. Mais peut-être pas encore assez et l'appétit des capitalistes ne connaît pas de limites !

Enhardis par les politiques libérales menées par nos gouvernements successifs, gavés mais jamais rassasiés, bien au contraire, par les milliards d'euros qui tombent dans leurs escarcelles, au titre du CICE et autres, ils se livrent avec délectation et totalement décomplexés à une exploitation capitaliste, féroce comme jamais !

Le PCF pays de Morlaix, le 3 octobre 2015

Usine Jean Caby de Lampaul Guimiliau (photo Ouest-France)

Usine Jean Caby de Lampaul Guimiliau (photo Ouest-France)

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:42
Tilly Sabco Bretagne: toujours en panne d'avenir (PCF pays de Morlaix)

TILLY SABCO Bretagne, toujours en panne d'avenir

Après le dépôt de bilan, dont 120 salariés ont fait les frais et se sont retrouvés sans réelles perspectives dans leur bassin d'emploi, nous espérions que la réorientation prise par les repreneurs au sein de la nouvelle entreprise Tilly Sabco Bretagne allait constituer l'amorce d'un virage dans le sens que nous préconisions, à savoir d'une part vers une production non exclusivement axée sur le poulet congelé export, et une orientation de la production dans le sens de la qualité et de la diversification.

Au mois d'avril dernier, lors d'une rencontre de Pierre Laurent secrétaire général du PCF, accompagné de militants de la section de Morlaix, avec les élus syndicaux et la direction de Tilly Sabco, constatant que le marché français était importateur d'une grande partie des produits consommés, et que les savoir-faire industriels permettaient d'envisager des débouchés sur le plan intérieur, nous indiquions qu'orienter différemment la production dans le sens de la qualité et de la diversification était plus que jamais d'actualité pour la stabilité, voire une progression, de l'emploi salarié, ainsi que de la filière avicole.

Toutefois nous avions constaté que des incertitudes demeuraient, et que les syndicalistes restaient inquiets quant à leur devenir et celui de l'entreprise. Nous nous interrogions ainsi : quels sont les engagements pris et tenus à ce jour par les actionnaires MS Foods et Breizh Algae ? Quel est le programme de travaux et d’investissements prévus et le programme de relance de la production ? Qu’en est-il du projet d’alimentation à base d’algues ? Quelle est la situation financière exacte de Tilly Sabco Bretagne ? Quelles perspectives réelles de réembauche à court ou moyen terme pour les salariés licenciés ?

La direction de Tilly Sabco Bretagne, avait assuré à l'époque que le programme d'investissements pour la réorientation de l'activité de l'entreprise prendrait corps pour le mois de juillet 2015.

Or, aujourd'hui, on est toujours au point mort !

Les syndicalistes n'avaient pas tort ! Car aujourd'hui, Ballusson Pdg de Olmix et président du directoire de la SAS Tilly Sabco Bretagne, semble « aux abonnés absents ». A tel point qu'au sein de l'entreprise les actionnaires seraient à la recherche d'une nouvelle gouvernance. Les promesses de Ballusson sur des investissements qui devaient être réalisées pour l'été, n'ont donc pas été tenues. Selon nos informations, il manquerait quelques 2,5 millions d'euros pour réaliser les investissements nécessaires.

Bien entendu, cette situation est plus que préoccupante pour l'activité et le devenir des salariés, d'autant plus que le marché du poulet export est tendu actuellement en raison de la présence massive des entreprises brésiliennes sur le marché, ce qui a engendré une baisse des prix du poulet export, à moins de 100 dollars la tonne.

Ainsi, l'inertie de la direction met clairement en péril l'activité de l'entreprise, qui n'en avait vraiment pas besoin.

Les pouvoirs publics doivent agir sans attendre pour qu'il en aille différemment, et pour sa part la CCI de Morlaix qui est au capital de l'entreprise est mieux placée que quiconque pour agir dans ce sens.

Le PCF pays de Morlaix, le 3 octobre 2015

Tilly Sabco Bretagne: toujours en panne d'avenir (PCF pays de Morlaix)
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:41
Le Télégramme 29/09/2015

Le Télégramme 29/09/2015

Le Télégramme 30/09/2015

Le Télégramme 30/09/2015

Le Télégramme 39/09/2015

Le Télégramme 39/09/2015

Ouest-France, 29/09/2015

Ouest-France, 29/09/2015

Ouest-France, 30/09/2015

Ouest-France, 30/09/2015

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 09:09

Lettre ouverte d'Ismaël Dupont

Secrétaire départemental du PCF Finistère et élu d'opposition Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté, membre de la Commission Culture du Conseil Municipal de Morlaix. Documentaliste de profession.

Non, Madame Lebranchu, les bibliothèques et médiathèques ne sont pas à délaisser!

Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique, dans un entretien aux Echos daté du 18 septembre s'emploie à montrer que les maires de France ont bien tort de se rebeller contre la baisse drastique de dotations de l'Etat et évoque comme exemple d'économies flagrantes que les collectivités locales pourraient réaliser la limitation de la construction ou du financement des médiathèques.

« Les médiathèques sont-elles un équipement toujours d'actualité au XXI e siècle ? »

Ce n'est pas un sujet de dissertation mais un argument pour intensifier la politique d'austérité au détriment des communes.

Cette question faussement innocente et dite en passant avec la plus parfaite désinvolture comme beaucoup d'énormités par ce gouvernement qui ose tout (le statut des fonctionnaires, les 35h aussi sont obsolètes pour certains) contient sa réponse.

A l'heure du libéralisme triomphant et du développement du numérique, les médiathèques et les bibliothèques sont probablement devenus des équipements inutiles et sans avenir pour madame la Ministre.

Autant on peut juger que certains équipements culturels (comme la nouvelle médiathèque de St Martin) gagneraient à être partagés entre plusieurs communes pour faire des économies et mieux servir les habitants, autant on peut considérer qu'il est parfois discutable de se lancer dans des grands projets de construction de médiathèque comme aux Capucins à Brest sans prévoir les embauches de personnel nécessaires derrière pour la faire fonctionner, autant il est consternant de voir ce gouvernement socialiste négliger à ce point l'ambition publique en matière de culture pour tous.

Le budget de la culture dans les arbitrages gouvernementaux a baissé de 2,8 % en 2014, de 4,3 % en 2013. C'était la première fois qu'il baissait sous la Ve République et on le doit à un gouvernement soi-disant de gauche.

Pire encore, les collectivités, qui représentent 70 % de la dépense publique en matière de culture, matraquées par les baisses de dotations de l'Etat et les transferts de charge non compensés, tendent progressivement à se désengager partiellement de ce secteur d'activité jugé non prioritaire même s'il génère beaucoup d'emplois associatifs et publics.

« Le politique dénué d’approche culturelle et d’imaginaire est condamné à l’ordre du conjoncturel » écrivait le poète palestinien Mahmoud Darwich très peu de temps avant sa mort.

Il ne se doutait pas à quel point son propos pouvait s’appliquer aux premières années de ce quinquennat Hollande tout entier dévolu à la réduction des dépenses publiques et du pouvoir d’achat alors que sous prétexte de compétitivité les cadeaux s’accumulent pour les entreprises.

Envisager de ne plus financer les bibliothèques et les médiathèques ou croire que les gens pourront s'auto-former par le net et qu'ils déserteront la lecture ou l'écoute de CD, le visionnage de DVD, au profit d'une consommation culturelle passant exclusivement par internet, est très grave car les médiathèques ont le mérite grâce à leurs professionnels qui sont de véritables passeurs de faire découvrir, d'éveiller la curiosité, de proposer une offre culturelle diversifiée et nourrissante.

Comment dans une société en crise économique, sociale et politique, menacée par le fanatisme et des médias de masse qui n'élèvent pas vraiment le niveau de conscience critique des gens, peut-on vouloir délaisser l'éducation populaire, l'ambition de partage et de démocratisation de la culture, des savoirs, de la lecture ? Craint-on que des citoyens trop cultivés soient trop peu malléables et trop rebelles ?

Pour nous, une politique de gauche doit mettre l'émancipation et l'enrichissement individuel et collectif par la culture, accessible à tous, au premier rang de ses priorités. Mais nous ne nous faisons aucune illusion: on ne peut à la fois adorer le veau d'or de la finance et de l'Europe austéritaire et le progrès humain.

Lettre ouverte d'Ismaël Dupont par rapport aux propos de Marylise Lebranchu sur les médiathèques, devenant soi-disant des équipements progressivement obsolètes et inutiles au XXIe siècle
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 06:30

A lire dans le Ouest-France du vendredi 25 septembre 2015:

Accueil de réfugiés

A 22 voix pour et 5 abstentions, les membres du Conseil, réunis mercredi soir, ont voté la participation de la commune à l'effort de solidarité nationale pour l'accueil des réfugiés. La commune va établir un dispositif d'accueil "d'une dimension raisonnable à la taille et aux moyens de la commune" a précisé François Hamon, le maire. Elle va mettre à disposition quelques logements communaux actuellement inoccupés, "soit une maison et deux appartements" précise Françoise Fer, adjointe à l'action sociale, afin d'assurer temporairement l'hébergement de quelques familles de réfugiés sans discrimination d'origine ou de religion. Elle participera aussi à une concertation avec tous les acteurs de cette solidarité (...).

Pendant ce temps, Agnès Le Brun, dont on apprend qu'elle devrait figurer en 5ème place sur la liste finistérienne des départementales (rattrapée à l'arrachée après une première mise à l'écart), comme Gwenegan Bui (bonjour le cumul des mandats pour les deux: député, responsable aux questions de Défense à l'assemblée pour le second, et Conseiller Régional, maire et potentiellement conseillère régionale pour la première...!), adoptait une position de fermeture par rapport à l'accueil des réfugiés avec des arguments dilatoires dans un entretien à Ouest-France paru le 24 septembre 2015:

"- La journaliste, Adeline Bertin: La ville n'organise pas d'accueil des réfugiés. Pourquoi?

- Agnès Le Brun: Nous n'avons pas la structure pour le faire de façon digne et correcte. Le CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) et tous les logements sociaux sont occupés. Notre CCAS (centre communal d'action sociale) est le deuxième du département. Plus de 18% de la population vit en dessous des minima sociaux. C'est à l'Etat d'assurer ces charges administratives et financières.

- La journaliste: N'a t-elle pas un devoir de solidarité?

- Agnès Le Brun: Ce que l'on doit mettre en place pour les réfugiés n'est pas la même chose que pour les demandeurs d'asile. Au-delà de l'hébergement, le plus important est l'intégration. Cette coordination doit passer par des structures associatives sur le plan départemental comme Coallia. Ce n'est pas juste de la solidarité. L'émotion dessert souvent la réflexion..."

Au-delà des formules toutes faites, nous savons qu'Agnès Le Brun n'a organisé aucune rencontre avec les associations morlaisiennes de solidarité internationale pour voir comment il aurait été possible de favoriser l'intégration de réfugiés. La distinction qu'elle effectue entre demandeurs d'asile et réfugiés est par ailleurs assez surprenante... En réalité, il s'agit surtout de ne pas contrarier une base électorale sans doute majoritairement plutôt hostile à l'accueil des réfugiés.

On le voit, entre les communes du pays de Morlaix, par rapport à cette question de l'accueil des réfugiés, on ne réagit pas du tout de la même manière.

Cette question de l'accueil des réfugiés sera en débat lors du prochain Conseil Municipal le lundi 28 septembre puisque des élus du Front de Gauche, avec trois élus de la Coopérative Citoyenne, posent la question orale suivante à Madame Le Brun:

Question orale sur l'accueil des réfugiés à Morlaix

Présentée par : Michèle Abramovicz, Guenaëlle Clech, Jean-Pierre Cloarec, Loïc Digaire, Ismaël Dupont, Sarah Noll

Le drame que vivent aujourd’hui les migrants, les réfugiés fuyant la guerre est insoutenable. L'Europe affronte le plus grand exode depuis la seconde guerre mondiale. Cet exode massif est une conséquence tragique des logiques d'accumulation de profit générées par un système libéral mondialisé qui produit des catastrophes économiques, politiques, humanitaires, et écologiques.

Face à cette tragédie, des initiatives se prennent, des citoyens s’organisent, des forces démocratiques, des États et des villes s’engagent, les verrous de l’égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans.

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe. La première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d’accueil.

Le Président de la République a parlé du droit d'asile comme « partie intégrante de l'âme de la France et de sa chair» dans sa conférence de presse du lundi 7 septembre, mais la réalité des faits aujourd'hui n'est pas à la hauteur de ces déclarations.

La France, sixième puissance mondiale, est aujourd'hui l'un des pays européens qui accueille le moins de demandeurs d'asile et qui continue à défendre une politique européenne de limitation stricte de l'immigration par des dispositifs policiers, les restrictions au droit d'asile, à la naturalisation et à la régularisation. Les mêmes politiques du chiffre qu'avant 2012 inspirent les reconduites à la frontière.

La France est aussi le premier pays européen pour l'enfermement des étrangers (45 000 en 2013), alors que François Hollande, candidat à la présidence de la République en 2012, s'était engagé à mettre fin à l'enfermement des enfants étrangers en centre de rétention suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme.

Après avoir refusé d'abord lors de Conseils Européens de se donner des obligations chiffrées semblables en termes d'accueil de demandeurs d'asile fuyant la guerre, la France a finalement accepté d'accueillir 24 000 réfugiés fuyant la guerre, sur un objectif européen de 120 000 migrants accueillis dans l'UE en 2 ans, bien peu en dépit des difficultés au regard du million de migrants attendus en Europe en 2015.

C'est bien peu par rapport aux besoins, et à la détresse de centaines de milliers de frères humains fuyant les horreurs de la guerre, la misère et l'absence d'avenir dans les camps de réfugiés.

Sans prétendre bien sûr pouvoir accueillir « toute la misère du monde », ce que personne ne lui demande, la commune de Morlaix doit jouer sa part, à proportion de son rang de ville moyenne, dans la solidarité humaine due aux réfugiés issus notamment de Syrie et d'Irak admis en France en mettant à disposition des logements pour ces réfugiés pour participer à l'effort avec d'autres collectivités et en s'engageant à faciliter pour eux la reconstruction d'un avenir, de pair bien sûr avec une indispensable action de l'Etat.

Quelle est la position de Mme le Maire et de sa majorité sur la proposition de déclarer auprès des services de l’État la commune volontaire pour accueillir plusieurs réfugiés et familles de réfugiés?

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 06:06

Voici un très bon article pleine page de Guillaume Roux dans le Télégramme (pages Morlaix) du 25 septembre qui alerte sur un phénomène que l'on constate depuis des mois:

À la poste de Morlaix, la rentrée est rude. Les remplaçants ne sont pas assez nombreux pour couvrir toutes les RTT des facteurs. Résultat : des tournées passent à la trappe, ce qui entraîne une double ration de travail pour certains agents. Le 11 septembre, les facteurs du centre de La Boissière ont débrayé pendant plus d'une heure pour demander des renforts.

Sensation désagréable que de se lever le matin sans avoir reçu son courrier ou, dans certains cas, son quotidien favori. Pourtant, nombreux sont les habitants de la région de Morlaix qui ont été confrontés à cette mésaventure cet été mais, également, ce mois de septembre. Dans le jargon de la Poste, une tournée non distribuée, c'est une tournée "à découvert". Le cauchemar du facteur. Le problème, c'est que, depuis la réorganisation du site de distribution à la Boissière, en mai, pendant laquelle trois journées ont été supprimées (avec le départ à la retraite de trois agents, non remplacés), la Poste manque de main d'oeuvre. (...)

Doubles tournées à répétition

"Lundi, dix de nos agents étaient en réduction du temps de travail (RTT) mais seulement huit remplaçants travaillaient pour couvrir leurs tournées", pointe Gilles Le Guédès, délégué du personnel CGT et secrétaire du CHSCT au centre de distribution de Morlaix. (...) "Une tournée à découvert, c'est la garantie d'une double tournée pour un autre agent, le lendemain, ou pour le facteur qui rentre de ses RTT", continue le syndicaliste. Une situation difficile à encaisser, surtout lorsqu'elle s'ajoute à l'absence d'un collègue. Car, dans cette situation, tous les agents partagent la tournée de l'absent, ce qui alourdit "une charge de travail déjà accrue par la réorganisation de mai" déplore Olivier Fouquet, délégué du personnel de Sud... Le 11 septembre, les facteurs du centre de la Boissière ont débrayé pendant plus d'une heure, protestant contre une dégradation de leurs conditions de travail. Ils en ont profité pour demander des renforts à la direction.

(...) Pour les syndicats, l'argument de la baisse de distribution de courrier servant à justifier la suppression de postes, a du mal à passer: "On a moins de courrier à porter aux usagers, mais, au final, on parcourt le même nombre de kilomètres pour le faire. Supprimer des tournées, c'est donc rajouter du travail", avance Gilles Le Guédès. (...)

Le volume de courrier distribué par les facteurs diminue. La Poste cherche donc à leur confier d'autres missions: livraison de courses à domicile, relevage des compteurs EDF ou.. distributions de courriers publicitaires. Pour les syndicats, c'est là que ça coince: "L'idée a été soulevée ici, à Morlaix. Nous y sommes opposés car nous sommes déjà débordés, en ce moment. Certains facteurs devraient le faire, d'autres pas, c'est injuste..."

L'article nous apprend aussi que le centre de distribution du courrier de Saint Thégonnec va être fermé, les facteurs déménageant pour Landivisiau. La section PCF du pays de Morlaix avait alerté la première la population sur ce risque de disparition d'un service public de proximité à Saint Thégonnec. Les élus avaient été alors contraint d'organiser une manifestation pour s'opposer au transfert du centre de distribution, et la décision avait donc été reportée (Solange Creignou ayant quelques "arguments" comme conseillère départementale). Mais voilà, comme pour la perception de Plouigneau, on reporte pour mieux faire sauter, on concerte pour mieux frapper, et la machine à réduire la surface d'exposition du service public fonctionne comme un rouleau compresseur actionné par la libéralisme économique d'Etat.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 20:21

Stage de formation de base PCF

Samedi 3 octobre 2015

08h30 : Accueil Café-croissants

09h00-11h00 Communisme et parti communiste : histoire et débats contemporains avec Quentin Wald

11h00-13h00 Invitation à mieux connaître Marx avec Jean-Michel Galano

14h00-16h00 Éléments de base de l'économie marxiste, les cycles des crises avec Frédéric Rauch

16h30-18h30 La politique économique et monétaire avec Frédéric Rauch

20h00-22h00 Agroalimentaire en Bretagne comment améliorer les conditions de travail et sortir de la précarité ? avec Michel Le Goff

Dimanche 4 octobre 2015

08h00 : Café-croissants 08h30-10h00

Crise écologique, financière, sociale et les nouveaux mode de développement

10h15-12h15 Le 36e congrès la stratégie du PCF

12h15-12h30 Bilan de la formation

Le stage se tiendra à la Section du PCF de Morlaix 2 petite rue de Callac 29600 Morlaix Contact et inscription avant le 27 septembre :

Fédération Tel. 06 77 55 19 48 ou 06 73 89 36 91 -federation@29.pcf.fr

Hébergements samedi soir Auberge de Jeunesse de Morlaix - 1 voie d'Accès au Port Participation : 35€ pour la nuit et les repas du midi + 12€ pour le restaurant samedi soir (aides possibles des sections)

Stage de Formation de base du PCF Finistère à Morlaix les samedi 3 et dimanche 4 octobre
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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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