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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:42
Jeudi 3 octobre à 20h30 à La Salamandre : projection des "Fleurs amères" d'Olivier Meys, un film sur un destin d'immigration tourné à Rennes, en présence du réalisateur pour un ciné-débat
LES FLEURS AMERES (Bitter flowers)
de Olivier Meys  (Belgique/ France...-2019 - 1h36)
Avec Qi XiXi WangZeng Meihuizi ...
Lina, une jeune femme ambitieuse, laisse son mari et son fils en Chine pour partir à Paris afin de leur assurer un avenir meilleur. Mais une fois en Europe rien ne se passe comme prévu et elle s'enferme dans un monde de mensonges pour ne pas abandonner son rêve.
Rencontre avec le réalisateur le jeudi 3 octobre à 20h30 avec Zoom Bretagne
 
Jeudi à 20h30, le cinéma La Salamandre reçoit Olivier Meys, le réalisateur du très beau "Les fleurs amères", dont voici la bande annonce : https://youtu.be/hpybJMD8t_g
 
 
 
La presse en parle et en bien : 
 

aVoir-aLire.com

Chronique sociale d’une émouvante justesse, Les fleurs amères marche sur le fil entre le documentaire et la fiction pour montrer un aspect sciemment ignoré de l’immigration chinoise.

Le Figaro

Un drame de l’émigration économique d’autant plus fort qu’il est conté à voix basse, avec un réalisme sans pathos et une humanité pleine de tact, à travers des personnages d’une émouvante justesse.

Les Fiches du Cinéma

Avec ce mélodrame poignant, Olivier Meys surprend agréablement. Fascination pour le miroir aux alouettes de l’argent, illusions perdues, retour douloureux au bercail. Une histoire intemporelle, sublimée par des interprètes magistraux.

Ouest France

Un portrait de femme et une chronique sociale touchante.

Le Monde

A la frontière du documentaire et de la fiction, Les Fleurs amères surprend par ses images tournées dans le vif de la rue, au milieu de la foule où le corps menu de Lina déambule, filmé à cette distance juste que sait estimer le chef opérateur Benoît Dervaux

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:19
Il n'y a pas de rentabilité à attendre d'un réseau de transport - Conseil Communautaire du 30 septembre 2019 à Morlaix Communauté, compte rendu de Delphine Van Hauwaert, Ouest-France, mercredi 2 octobre
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 06:20

64 % des trajets effectués par les bus de Linéotim le sont sur le réseau périurbain.

64 % des trajets effectués par les bus de Linéotim le sont sur le réseau périurbain. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

 

Le rapport d’activité 2018 du réseau de transports collectifs Linéotim, géré par Keolis dans le cadre d’une délégation de service public, a permis aux élus communautaires de faire un point d’étape, quelques mois après les nombreux changements opérés : nombre de lignes, cadencement, nouvelles destinations, nouvelles grilles tarifaires…

Côté chiffres, on retiendra que 1 418 000 km ont été réalisés l’an dernier (64 % en périurbain, 36 % en urbain). La fréquentation, elle, se monte à 2 435 300 voyages. Mais la comparaison avec 2017 (2 335 370 voyages) serait hasardeuse, le périmètre ayant évolué. On notera aussi que la tarification solidaire (en fonction du quotient familial) a permis de toucher 900 familles, contre 300 auparavant et que les recettes commerciales (vente de titres de transport) se montent à 690 250 €.

« C’est à peine 15 % des frais de service (5,17 M€, NDLR) », a commenté Ismaël Dupont (Morlaix), relançant dans la foulée l’idée de gratuité des transports collectifs. Il a aussi milité pour une densification d’un réseau périurbain où les trajets seraient suffisamment fréquents pour créer de nouveaux usages et « répondre à l’urgence climatique et écologique » comme « à la problématique du pouvoir d’achat ».

« Une priorité »

Agnès Le Brun (Morlaix) lui a emboîté le pas, expliquant qu’il fallait une réflexion globale, au-delà de la gratuité, sur le sujet des mobilités. « Nous sommes à la croisée des chemins. Il faut être proactifs et aller vite », a-t-elle lâché. Et d’estimer qu’il n’était pas normal, par exemple, qu’on ne puisse pas se rendre à Plougonven, où un nouveau service de soins de suite dépendant de l’hôpital a pourtant ouvert.

« J’aurai aimé pouvoir me poser la question de la gratuité des transports, a enchaîné Solange Creignou (Saint-Thégonnec - Loc-Eguiner), mais je n’ai pas de bus chez moi… Il faut créer un vrai réseau, arrêter le tout voiture. La planète que l’on va laisser à nos enfants doit être une priorité. Mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : ça va coûter de l’argent ».

Et le président Thierry Piriou (Pleyber-Christ) de conclure, après une demande de constitution immédiate d’un groupe de travail : « Nous n’aurons pas le temps d’avoir tous les éléments pour prendre une décision éclairée avant les municipales. Mais il me paraît évident que ce sujet devra faire partie du programme du (de la) futur(e) président(e) de Morlaix communauté ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-reseau-de-bus-fait-debat-01-10-2019-12397547.php

La mise en service de la chaufferie est prévue en octobre 2020.

La mise en service de la chaufferie est prévue en octobre 2020. (Document ENO Architectes)

 

« Créer ou conforter les conditions pour vivre ensemble dans un environnement de qualité ». La priorité n° 6 du projet de territoire Trajectoire 2025 s’est traduite concrètement, ce lundi, au conseil communautaire, par le vote de trois délibérations relatives au réseau chaleur bois, à l’aménagement de l’échangeur de Langolvas et au développement de Cap Santé.

1. Le réseau chaleur bois. Morlaix Communauté étudie depuis 2012 la faisabilité d’installation d’un réseau de chaleur bois alimenté par une chaufferie bois pour les bâtiments du quartier de la Manu et ses abords immédiats. C’est dans ce cadre que ce lundi, les élus ont acté la création d’une régie à autonomie financière sans personnalité morale. L’objet de ce service public industriel et commercial (Spic) sera la gestion, l’exploitation, le transport et la distribution d’énergie calorifique à partir de ce réseau de chaleur. Représentant légal de cette régie, Morlaix communauté votera les tarifs et approuvera le budget, qui devra être à l’équilibre. Sur le volet gouvernance, le conseil d’exploitation sera composé de onze membres, dont cinq membres représentant les abonnés (outre Morlaix communauté, elle-même bénéficiaire) : Le Télégramme, l’auberge de jeunesse, l’IUT, l’Espace des Sciences et la plate-forme culturelle Sew. Ce projet va permettre de réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre dans ces bâtiments. L’opération, subventionnée à 60 %, est évaluée à 1,86 M€ HT.

La chaufferie bois sera construite derrière le siège du Télégramme, à l’angle des rues de Pors an Trez et Anatole-Le Braz, dans un quartier historiquement industriel. Un travail important a été mené pour limiter l’impact visuel : la cheminée sera réduite à 15,50 m de haut et un traitement paysager est prévu. L’impact sonore est jugé quasi nul. Quant aux fumées, elles seront traitées : il n’y aura ni rejet de particules ni odeur, assure-t-on.

D’une puissance de 2,6 MW (1,2 MW de bois, plus deux fois 700 kW au gaz en cas de besoin), cette chaufferie consommera 1 200 tonnes de bois par an. Presque rien au regard de ce que pourrait produire la filière bois du Pays de Morlaix (estimation de 27 000 tonnes par an), qui fournit actuellement 3 000 tonnes par an à une quinzaine de chaudières implantées sur le territoire. Le démarrage des travaux est prévu en novembre pour une mise en service du réseau (880 mètres linéaires) en octobre 2020.

2. L’échangeur de Langolvas. La délibération est passée comme une lettre à La Poste. Pas de question. Pas de débat. Il faut dire que l’intérêt d’un échangeur complet à Langolvas ne fait aucun doute. Le projet comprend deux parties. La première consiste à supprimer le mouvement de circulation de la RN12 (sens Morlaix - Rennes) vers la D712 (direction Plouigneau) au niveau de la sortie dite du Leclerc ; ainsi qu’à reprendre le tracé de la bretelle de sortie et celui de la RD712. Le chantier sera financé par l’État, le département et la ville de Morlaix.

La seconde partie vise à créer une quatrième bretelle manquante sur la RN12, au niveau de Langolvas, qui permettra d’accéder directement à la zone artisanale ou au parc des expos en venant de Morlaix, sans faire un détour par Coat Congar. La construction d’un rond-point est prévue en bout de sortie. Ce projet est rendu possible par le fait que Morlaix Co est déjà propriétaire de l’une des deux maisons situées sur le tracé et est en phase d’acquisition de la seconde. Selon Thierry Piriou, président de Morlaix communauté, « il y aura un effet bretelle ; ça va renforcer l’attractivité de cette zone où il reste des lots disponibles ».

Le montant de l’opération est estimé à 730 000 € (230 000 € pour l’échangeur de Coat Congar et 500 000 € pour la nouvelle bretelle). Morlaix communauté ne participera financièrement qu’à la deuxième partie, à hauteur de 125 000 €. Morlaix et Garlan participeront à hauteur de 45 000 € chacune et Plouigneau à hauteur de 10 000 €. Début des travaux au printemps 2020.

3. Herboristerie Cap Santé. Créé en 1995 à Plounéour-Ménez, Cap Santé œuvre en faveur de l’éducation à la santé, à l’environnement et au développement durable à travers la connaissance et l’usage des plantes. Depuis 2013, l’école bretonne d’herboristerie propose même une formation continue sur 24 mois et accueille plus de 50 élèves par an. Ce qui permet de faire rayonner les monts d’Arrée à l’échelle nationale. Pour développer ses activités, elle avait besoin d’espace. Son choix s’est porté sur l’ancien collège de Plounéour, dans le cadre de l’appel à projets « revitalisation du centre-bourg ». Ce qui induit un investissement de 450 000 € (rénovation des bâtiments et aménagement d’un jardin botanique). L’achèvement des travaux, déjà engagés, est prévu en septembre 2020.

Ce lundi, les élus communautaires ont voté une aide de 100 000 €, qui vient s’ajouter aux 50 000 € de l’État et aux 135 000 € de la Région.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-co-trois-projets-concrets-01-10-2019-12397518.php

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 06:01
Minute de recueillement pour la mort du président Jacques Chirac (photo Pierre-Yvon Boisnard, 30 septembre 2019)

Minute de recueillement pour la mort du président Jacques Chirac (photo Pierre-Yvon Boisnard, 30 septembre 2019)

Photos du Conseil communautaire lundi soir à Morlaix par notre ami Pierre-Yvon Boisnard.

Je suis intervenu sur le rapport d'activité du golf de Carantec (recapitalisé à hauteur de 150 000 euros par la collectivité, et en déficit important en 2018: 56 000€ de déficit, lié à une baisse des produits de 13 000€ et une augmentation des charges de 42 000€), sur le rapport d'activité de la DSP transports avec Keolis, son manque de transparence, l'intérêt de la gratuité des transports (les titres de transport ne couvrent que 15 pour cent des frais du service) et d'une densification du réseau péri-urbain avec des trajets suffisamment fréquent pour créer des nouveaux usages et répondre a l'urgence climatique et écologique comme a la problématique du pouvoir d'achat.

Je me suis abstenu sur le nouvel avenant avec Kéolis accordant 55000 euros à l'entreprise délégataire Transports pour la prolongation de la ligne 36 + sans transparence sur les coûts réels avec un transport à la demande, très peu utilisé. J'ai fait une proposition et une demande d''installation rapide d'un groupe de travail pour travailler a la redéfinition du réseau de transports, aux scénarios de retour en gestion publique directe, et pour examiner les conditions d'un passage en gratuite mais le sujet, décrit comme intéressant, n'a valu accord pour le constituer avant les élections municipales. Ce sera donc un enjeu de celles-ci.

J'ai aussi eu une intervention sur l'espace aquatique en DSP avec l'UCPA qui connait une baisse de fréquentation, et j'ai redemandé à travailler sur les tarifs et l'accessibilité pour tous à l'espace aquatique, notamment pour les jeunes, et les jeunes de familles à faible revenu (c'est ma quatrième intervention sur le sujet, mais ça n'avance pas...).

Détail des interventions à suivre.

Ismaël Dupont

 

Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté du 30 septembre 2019: interventions Ismaël Dupont (élu de Morlaix, PCF)
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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 09:33
Morlaisiens dans l'histoire - 1 : Alexandre Expilly, recteur de Saint Martin, évêque révolutionnaire

Sur la base de nos lectures et travaux des années passées et des semaines à venir, et pour rafraîchir les mémoires et rappeler les destinées dans leurs siècles de personnalités marquantes du passé de notre ville, le "Chiffon Rouge" ouvre une nouvelle rubrique hebdomadaire, le dimanche, sur les Morlaisiens qui ont joué un rôle, plus ou moins important, dans l'histoire de France et de Bretagne.

Notre première personnage morlaisien célèbre sera Alexandre Expilly, un prêtre des lumières (et oui!), recteur de l'église Saint-Martin, député de gauche de la Constituante, à qui l'on doit la Constitution civile du clergé et un projet de réforme religieuse accordant l’Église aux idées de la Révolution, rien que ça... Alexandre Expilly fut aussi le premier évêque constitutionnel élu par les citoyens actifs sur la base d'une adhésion à la Constitution révolutionnaire.

Les Morlaisiens dans l'histoire - 1 : Alexandre Expilly, recteur de Saint Martin, évêque révolutionnaire

Louis-Alexandre Expilly est né à Brest le 24 février 1743. Sa famille est originaire du Dauphiné. Après des études secondaires à Quimper, il effectue des études supérieures à Paris et devient à la Sorbonne licencié de théologie. Il entre en contact avec les idées nouvelles de la philosophie des Lumières à cette époque. Expilly sera en particulier un lecteur de Voltaire.  En 1767, il est ordonné prêtre à Paris, puis il est nommé deux ans plus tard recteur à la cure de Saint-Martin des Morlaix. Il a alors 26 ans.  Peu de temps après son arrivée à Saint-Martin, en 1774, dans une réponse à l'évêque du Léon Monseigneur de la Marche qui mène une enquête sur la mendicité dans son diocèse, Expilly expose les difficultés de sa paroisse, qui compte à ce moment 4000 habitants, regroupant Saint-Martin-Ville, Saint-Martin-des-Champs, Sainte-Sève. Saint-Martin-Ville (2500 habitants) compte alors aux dires d'Expilly un quart de "pauvres et de gens dans le besoin".  La manufacture de tabacs aux salaires médiocres à l'époque est qualifiée par "Louis-Alexandre Expilly", le recteur de Saint-Martin, de "pépinière à pauvres à Morlaix". Expilly témoigne ainsi dans sa réponse au questionnaire de Monseigneur de la Marche dans le cadre d'une enquête nationale ordonnée par le ministre des Finances Turgot d'une vraie sensibilité à la question sociale.

A la veille de la révolution, Morlaix est une ville ouverte aux idées nouvelles, aux Lumières. Elle possède divers lieux de réunion.

"En 1788, trois loges maçonniques coexistent dans la ville: La Noble amitié fondée en 1746, de recrutement, de caractère et d'état d'esprit résolument aristocratiques, La Fidèle Union et L'école des mœurs, fondée en 1777, d'origine et de préoccupations plus roturières où se distingue l'éloquent médecin de l'hôpital, Bouëstard de la Touche. Là, on lit et relit les grandes classiques, des œuvres d'esprit nouveau, on discute et on commente les évènements politiques. Bien que les prises de position soient souvent discordantes - leur recrutement et leurs objectifs diffèrent - des relations s'établissent entre les trois loges. D'autres lieux de rencontre existent également: les esprits éclairés de l'époque ont pris l'habitude de s'entretenir avec les religieux dans de nombreux couvents, en particulier celui des Jacobins, où parviennent des journaux tels que le Journal des Savants, le Mercure galant, et qui peuvent s'enorgueillir de posséder de belles bibliothèques".

(Jeanne L'HERRON, L.A Expilly. Recteur de Saint-Martin. Un Morlaisien dans la Révolution - éditions du Dossen, Morlaix, 1989)

En 1772, les États de Bretagne se tiennent au couvent des Jacobins, lieu de l'actuel musée de Morlaix, et l'opposition est forte entre la noblesse, le clergé, d'une part, et la riche bourgeoisie d'autre part. C'est à ce moment qu'on décide de créer la Chambre de Littérature et de Politique, existant déjà dans d'autres villes bretonnes, dont l'abbé Expilly est membre fondateur et commissaire élu. Cette Chambre de Littérature et de Politique sera inaugurée en 1779 dans la grande salle de l'hôtel de ville. C'est dans ce cénacle qu'Expilly, par ses contacts avec les "Voltairiens" et les incrédules, deviendra suspect à un certain nombre de ses confrères, d'autant qu'il soutiendra l'achat par la Chambre de Littérature et de Politique de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. 

Le 3 avril 1789, Morlaix apprend par une missive de ses députés que l'Assemblée du Tiers-Etat breton, réunie à l'hôtel de ville de Rennes, a prononcé l'exclusion des nobles, des anoblis, des sénéchaux. Quelques assemblées de corporations et de quartiers organisèrent l'assemblée générale du Tiers-Etat et de la Sénéchaussée à l'hôtel de ville de Morlaix, qui rédigea le 9 avril 1789 ses cahiers de doléances, et désigna les grands électeurs qui allaient avec ceux de Lannion participer à l'élection de quatre députés aux États Généraux; trois en fait car c'est sur ordre du roi qui fut désigné un armateur morlaisien, Pierre-Louis Mazurié de Pennanech. Le Lay de Grantugen représente aussi Morlaix aux États généraux. Le député le plus célèbre de Morlaix sera néanmoins Alexandre Expilly, représentant du clergé, puis de la Nation dans la Constituante. Pour le comprendre, il faut faire un petit pas de côté.

Le 16 avril, les nobles bretons et le haut clergé décident de boycotter les États Généraux à Versailles, au motif que selon eux, les députés de Bretagne devraient être mandatés par les Etats de Bretagne selon les coutumes anciennes reconnaissant les droits traditionnels de la province et non élus dans les sénéchaussées.

Dans le diocèse du Léon, Monseigneur Jean-François de La Marche, né en 1729 dans une grande famille d'Ergué-Gabéric en Cornouaille, ancien militaire et évêque dévoué, proche du peuple (on lui attribue l'introduction de la pomme de terre dans le Léon et on l'appelle volontiers « Eskop ar patates », l'évêque aux patates) mais conservateur, réussit à obtenir du bas clergé du Léon qu'aucun membre du clergé séculier ou régulier ne siège aux États Généraux, malgré la volonté opposée d'Alexandre Expilly, proche des idées de réforme du Tiers. A l'inverse, à Rennes, Nantes, Vannes, Tréguier, Saint Brieuc, Dol, Saint-Malo, le bas clergé envoie des députés aux États Généraux. Le 5 mai, lors de la première réunion des États Généraux à Versailles, il n'y a donc pas de représentant du clergé léonard, mais début août, devant l'évolution des événements, les représentants du clergé réunis à nouveau par Monseigneur de la Marche se ravisent et mandatent Alexandre Expilly et Dom Verguet, prieur de l'abbaye royale du Relecq, à l'Assemblée Constituante. A cette date, celle-ci a déjà aboli la monarchie absolue (juin 1789) et les droits seigneuriaux (4 août 1789) au nombre desquels figure la dîme due au clergé.

Dans leurs cahiers de doléance, les Morlaisiens, représentant bien sûr le plus souvent des bourgeois et commerçants ou hommes de loi instruits, ne vont pas jusqu'à imaginer ces possibilités mais réclament plusieurs réformes fondamentales:

  • la votation par tête aux États Généraux

  • le retour périodique des États Généraux (pour aller vers un système parlementaire)

  • la liberté de la presse, de l'expression

  • l'égalité devant les peines de justice

  • la réduction des taxes sur les actes de justice et les contrats

  • l'égalité d'accès des roturiers et des nobles aux compagnies ou offices prestigieux (publics, militaires).

  • La réforme des finances publiques et du train de vie de l'État préalable à toute augmentation d'impôt

  • La suppression des privilèges fiscaux des nobles et du clergé

  • La fin de la vente des titres de noblesse et la création d'une véritable aristocratie des talents et des services rendus.

Élu député à l'Assemblée constituante, Louis-Alexandre Expilly soutient Talleyrand le 2 novembre 1789 lorsque l'évêque d'Autun demande de mettre à disposition les biens de l’Église. Le 18 janvier 1790, il devient secrétaire de l'Assemblée constituante. Et en février membre du "Comité Ecclésiastique" chargé d'envisager les réformes à accomplir dans l’Église. Expilly soutient ancien la dissolution des ordres religieux, des congrégations. Le Comité ecclésiastique présidé par Louis-Alexandre Expilly depuis le 18 juin 1790 propose également la "Constitution Civile du clergé", combattue ardemment par la droite de l'Assemblée constituante. 

En février, le « Comité écclésiastique » de l'Assemblée Constituante, commission de 15 membres, que présidera bientôt Alexandre Expilly et où siège le professeur de droit ecclésiastique rennais Jean-Louis Lanjuinais, propose la suppression des ordres religieux. Les vœux monastiques solennels ne sont plus reconnus et les ordres et congrégations sont interdits. Le clergé représentait en 1789 165 000 personnes dans une France de 26 millions d'habitants. Le clergé régulier – 82000 moines, religieux, et religieuses – était le mal aimé de l'ordre. On jugeait ce clergé vivant à l'écart du monde, sans toujours travailler, comme improductif, coûteux pour la société, lui qui possédait une grande partie des 10% de terres du royaume dont le clergé assumait la propriété. Les vœux de chasteté et de pauvreté apparaissaient contre nature, de même que l'absence de liberté régnant dans les couvents et les monastères. En revanche, la population était bien plus attachée à ses curés ou recteurs (en Bretagne) s'acquittant de leurs missions spirituelles pour et avec les gens ordinaires, étant le plus souvent originaires de la paroisse ou du pays, parlant la langue du peuple tout en étant plus instruit que lui. A la suite de cette décision qui n'émeut guère l'opinion, Monsieur de La Marche qui sent la menace fait publier un avertissement : « L'esprit d'insubordination et de révolte viole dans plusieurs provinces les droits les plus sacrés de la Religion et de la Société, brise les liens de l'obéissance, se livre à des excès aussi criminels dans leurs motifs que funestes dans leurs suites ». Monseigneur Le Mintier, évêque de Tréguier, plus violemment contre-révolutionnaire encore, évoque lui avec nostalgie « le temps où les riches jouissaient sans crainte de leur opulence et où le plébéien satisfait de son sort vivait content de son état ». Sa diatribe se termine par cet avertissement qui sent bon la défense du privilège ; « Si aujourd'hui on envahit le patrimoine et les propriétés des deux premiers ordres de l'état qui vous garantira les vôtres pour l'avenir ? ».

Pourtant, note Jeanne L'Herron, à qui nous devons ces citations, « ces réactions restent ponctuelles et, en février 1790, nombre de clercs participent à la mise en place des nouvelles administrations. Plus d'un curé, à la faveur de la nouvelle loi, est élu maire de sa commune. A Crozon par exemple, le curé Meillard recueille 642 voix sur 651 ; à Locronan, c'est également le curé qui est nommé premier officier municipal... Et dans son ensemble, jusqu'en juillet 1790, le bas clergé proteste de son dévouement au nouvel état de choses, montrant véritablement un accord entre l'Eglise et la Révolution » (Un morlaisien dans la Révolution L.A Expilly Recteur de Saint-Martin, p.25).  

Cette "Constitution civile du clergé en France" est votée en totalité le 12 septembre 1790 et fait partie de la Constitution générale dont l'Assemblée Nationale de la première phase de la Révolution cherche à doter le Royaume.

La "Constitution civile du clergé" diminue le nombre de diocèses, faisant coïncider l'organisation religieuse avec la nouvelle organisation du royaume en départements. La Bretagne perd ainsi quatre diocèses épiscopaux: Dol, Saint-Malo, Tréguier et Saint-Pol-de-Léon, l'évêché étant désormais situé à Quimper simplement. Une nouvelle organisation des paroisses s'établit également. Mais surtout les structures de l’Église ne relèvent plus désormais de Rome et du Pape mais de la Nation et il est prévu que les prêtres et évêques soient élus par les citoyens actifs payant suffisamment d'impôts (contribution directe d'une valeur de trois journées de travail, et âgés de plus de 25 ans), et que les biens du clergé soient confisqués, les ecclésiastiques devenant des fonctionnaires à la solde de l’État.

Le clergé relève maintenant de la Nation à la constitution et à la loi de laquelle il doit se soumettre, dans sa discipline extérieure, les prêtres étant d'ailleurs élus par les citoyens actifs, catholiques pratiquants et croyants ou non et étant payés par la Nation (10000 livres pour les évêques, dont Alexandre Expilly, d'accord avec Robespierre, est parvenu à réduire le traitement par rapport à ce que demandaient des députés, se basant sur leurs revenus avant la révolution, 1200 livres pour les curés de campagne), sachant que celle-ci est désormais propriétaire des anciens biens ecclésiastiques.

L'Assemblée est divisée sur ce projet radical par son gallicanisme. Le pape Pie VI, interpellé par Monseigneur de La Marche et l'évêque de Quimper, ne dit rien, conseille la prudence. Mais dans les diocèses, les paroisses, beaucoup de prêtres s'inquiètent. Alexandre Expilly publie un texte d'explication des nouvelles dispositions religieuses qu'il a portées : « Ils vous trompent d'une manière bien criminelle lorsque, pour alarmer vos consciences, ils vous insinuent que les décrets de l'Assemblée Nationale préparent la chute de la religion. Loin que ces décrets lui portent atteinte, elle n'en sera que plus vénérée et ses ministres n'en deviendront que plus respectables. Le dogme n'a point été attaqué par la Constitution civile du clergé, elle n'embrasse que des objets de discipline extérieure sur lesquels l'autorité laïque est essentiellement compétente ».

Avec Robespierre et la gauche de l'Assemblée, Expilly plaide donc pour un salaire modéré pour les évêques et la récupération par la nation des biens du clergé: "Il est temps de faire cesser ce contraste scandaleux entre l'esprit d'une religion fondée sur l'humilité et le détachement des richesses et l'opulence orgueilleuse dans laquelle vit une partie des ministres à l'ombre du respect qu'inspire ce caractère". Mais bientôt la Constitution civile du clergé va se heurter à une fronde du clergé. Dans le Finistère, 325 prêtres du Léon et la municipalité de Saint-Pol-de-Léon dénoncent la disparition du diocèse de Saint-Pol-de-Léon. 

Le 27 novembre 1790, un décret oblige les clercs, comme tous les fonctionnaires, à prêter serment de fidélité à la Constitution. Les prêtres doivent prêter serment singulièrement à la Constitution civile du clergé, et donc à la Révolution et sa nouvelle Église gallicane, devant les fidèles.  Le roi sanctionne le décret le 16 décembre 1790 mais Expilly, avec sept autres députés bretons dont Dom Verguet, Guinot, curé d'Elliant, Lancelot d'Ille-et-Vilaine et Delaunay, évêque de Treguier, vient en tribune de l'Assemblée prêter serment.

Après la mort de l'évêque de Quimper, en novembre 1790, le brestois Alexandre Expilly, fils d'un petit officier de marine, recteur de Saint-Martin-des-Champs, est élu évêque de Quimper, c'est en France le premier évêque constitutionnel, un évêque-citoyen revendiqué "patriote" et "défenseur" des nouvelles lois de la Nation et de la Révolution.

C'est un des premiers évêques roturiers aussi, élu par les citoyens, dont une grande majorité de clercs, par 233 voix contre 105 voix à Monseigneur de La Marche, qui n'était pas candidat et appelait au boycott du scrutin (une indemnité de 50 livres était offerte aux électeurs qui se déplaçaient pour contrer l'influence des opposants à la Constitution civile du clergé). Pendant des mois, Alexandre Expilly sera ostracisé par les autres évêques, grands seigneurs hostiles aux idées révolutionnaires pour la plupart, et le pape ne daignera pas le reconnaître. Après son sacre fêté par les patriotes de Quimper et de Landerneau, Expilly est accueilli à Morlaix le 7 avril 1791, entouré et suivi de la garde nationale, à cheval et à pied : Morlaix le reçoit bien mais son ancien subordonné, l'abbé Guerlesquin, réprouve publiquement son choix d'accepter l'église de la Révolution.

Monseigneur de la Marche de son côté se refuse de prêter serment et mène une campagne active pour dissuader le clergé finistérien et breton de prêter serment à la Constitution révolutionnaire. De fait, 80% environ du clergé en Bretagne et dans le Finistère refusera de prêter serment, ne voulant mettre la religion sous la dépendance de la République. Le pape condamne officiellement la Constitution civile du clergé le 10 mars 1791.

 L'élection d'Expilly est condamnée comme schismatique par le Pape Pie VI à qui Expilly avait écrit pour se justifier. Expilly est présenté comme un usurpateur par le pape le 13 avril 1791. 

Malgré tout, le 12 mars 1791, le nouveau prélat fait son entrée solennelle dans la ville de Quimper, avec les patriotes massés en foule tout au long du parcours. Devant Saint Corentin, Expilly remercie ses diocésains en français et dit quelques phrases en breton. Il est ovationné par la foule. Mais les opposants à la nouvelle église ne sont pas là.  

Dans le Finistère, en mai 1791, seulement 140 prêtres fonctionnaires publics sur 593 ont accepté de prêter le serment de fidélité à la Constitution tel que l'exige le décret du 27 novembre 1790. Dans le Léon, dont Monseigneur de La Marche continue à influencer le clergé depuis l'Angleterre où il est exilé en publiant lettres et mandements hostiles et virulents, 90% des prêtres refusent : 27 sur 272 prêtent serment.

Jusque là, l'église avait été plutôt favorable à la révolution: le bas-clergé avait participé activement à la rédaction des cahiers de doléance, réclamant l'amélioration de sa condition, parfois l'élection des évêques par leurs recteurs comme dans le Trégor, la réduction des privilèges.

L'assemblée Nationale prévoyait qu'après l'expiration du délai prévu par le décret du 27 novembre 1790 sur la Constitution civile du Clergé, les prêtres réfractaires seraient remplacés. A Morlaix, à la date fixée, seuls les curés de Saint-Melaine jurèrent d'être « fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi et de maintenir de tout leur pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale et acceptée par le roi ». Les autres membres de la population ecclésiastique sont considérés comme réfractaires et on suspend leur traitement. Maurice Derrien, proposé par Louis-Alexandre Expilly pour s'installer à l'église du Mur, devient le premier curé élu de Morlaix, ce qui provoque la colère du recteur de Saint-Mathieu, l'abbé Pitot. Cette époque est celle d'une profonde dissension entre religieux « assermentés » et « réfractaires ». On voit même une double procession pour fêter un même saint!

A Plabennec, il faut 400 hommes de troupes pour installer un prêtre assermenté que voulait déloger les paysans. A Plougoulm, le sacristain refuse de servir le prêtre F. Le Coarant, installé par la municipalité. A Saint-Pol, le jour de la Fête-Dieu, le curé assermenté Dumay se fait humilier puisque, sur le parcours de la maigre procession qui se rend de la cathédrale au Kreisker, composée essentiellement de représentants de la municipalité et de notables, il n'y a pas de fleurs, de tentures comme à l'accoutumée, et la tour du Kreisker reste silencieuse, les cordes des cloches ayant été subtilisées.

Voyant que les incidents se multiplient, Expilly durcit sa position. Mettant en avant les difficultés de cohabitation de plus en plus fréquentes entre réfractaires et assermentés, l'évêque obtient du Directoire du département le 21 avril 1791 un arrêté au terme duquel « les prêtres non assermentés devront désormais se tenir à 4 lieues de leur ancienne paroisse ».

A Morlaix, la « Société des Amis de la Constitution » dénonce des Dominicains, des prêtres, accusés de tenir des propos séditieux, anti-patriotiques, et elle réclame la fermeture des églises, jugées prêtes à soutenir un coup de force contre-révolutionnaire, après l'annonce de la nouvelle de « l'enlèvement du Roi et de sa famille » fin juin 1791. Les administrateurs du District de Morlaix sont jugés trop modérés vis à vis des réfractaires par les administrateurs du département.

Le 2 juillet 1791 , le Directoire du Finistère décide d'autoriser et d'encourager l'arrestation des réfractaires. Plusieurs seront détenus au couvent-prison des Carmes puis au château de Brest.

En juillet 1791, le chapelain des Carmélites de Morlaix, l'abbé Morvan, et d'autres prêtres réfractaires commencent à être chassés de leurs fonctions tandis que leurs biens sont confisqués. Le Conseil Général finistérien décide de réduire l'influence du clergé en exigeant qu'une seule messe journalière soit dite à Morlaix. Dès la fin de l'année 1791 commence la « chasse aux réfractaires ». Le 3 décembre, le Conseil Municipal reçoit l'ordre du Directoire du district d'arrêter certains religieux. Le maire de l'époque, Jean Diot, est modéré, refuse de recourir à la force publique et se rend lui-même dans les églises et les couvents où il trouve porte close: prêtres et aumôniers ont pris la fuite. Sur ordre de l'administration centrale, six cloches appartenant à des églises destituées sont enlevées. En janvier 1792 est établi un inventaire dans les divers couvents de la ville: Carmel, Bénédictines du Calvaire, Ursulines.

En août 1792, le Directoire du département décide de faire enfermer des prêtres réfractaires au Château du Taureau, de remettre une prime de 60 livres à qui les fera arrêter. Le district de Morlaix réclame la déportation de la quinzaine de prêtres réfractaires qualifiés « d'ennemis de la chose publique » enfermés au château du Taureau. En mars 1793, vingt neuf prêtres enfermés au château seront effectivement déportés à Brême.

L'installation de l'ordre nouveau et la laïcisation de la société prennent forme aussi dans les symboles: le 31 juillet 1793, la mairie de Morlaix récupère les registres des églises contenant mariages, naissances, décès. Les noms de rues et de places qui rappellent la religion ou l'Ancien Régime sont modifiés: la rue des Nobles (haut de l'actuelle place Allende, aujourd'hui rue du Mur) est rebaptisée « rue de l'Egalité », la venelle aux prêtres « rue de la rampe », la section Saint-Mathieu devient « section des Halles », la section Saint-Martin, « section de la Roche », la section Saint Melaine, « section de la Maison Commune ».

Face à toutes ces nouveautés, et en particulier face à la domination tatillonne de l'administration et des villes, à la misère qui s'installe et aux mesures prises contre les prêtres réfractaires qui vident les paroisses de leurs recteurs, les paysans du Léon prennent les armes, menés par d'anciens nobles. Alertée, l'administration du district garnit les abords de la ville de canons et envoie une délégation aux communes rebelles. Finalement, la Garde Nationale marche le 7 octobre sur la rébellion, dont les acteurs se dispersent sans combattre.

A la convention, les relations entre Girondins et Montagnards sont au conflit ouvert. Le Directoire du Finistère soutient le camp des Girondins, voyant d'un mauvais œil les interventions de plus en plus fréquentes des sans-culottes à la Convention. Dès septembre 1792, le Directoire arrête le représentant en mission de la montagne, Royou, dit « Guermeur », un ami de Marat. Celui-ci est enfermé au château du Taureau, mais sous pression des Montagnards, la Convention ne tarde pas à l'en faire sortir. La Montagne se souviendra de cette attitude des représentants du Finistère, qui le 15 décembre 1792 attaquent directement les chefs de la Montagne : «... Marat, Robespierre, Danton et leurs collègues... Ces hommes ont le titre de vos collègues, mais ils sont indignes de l'être. Vous n'avez rien de commun avec ces scélérats... Chassez-les donc. Éloignez-les au plus tôt, repoussez-les lors des délibérations... ». Le Finistère propose à la Convention une garde bretonne pour la « protéger » des sans-culottes des faubourgs : des centaines de « fédérés » brestois arrivent ainsi à Paris en janvier 1793.

Le 21 janvier 1793, la décapitation de Louis XVI change le rapport de force : 3 députés du Finistère sur 9 seulement ont voté la mort de Louis XVI (Gomaire, député de la convention et vicaire d'Expilly qui a pris sa place à l'Assemblée, vote le bannissement), les Girondins ont été mis en minorité. Le déclenchement de l'insurrection de Vendée en mars 1793 pousse à la radicalisation, dénonce comme traîtres à la Révolution en danger les tièdes et les modérés...

Jeanne L'herron raconte cet épisode tragique de la révolution dans notre département : «  L'élimination des Girondins de l'Assemblée et l'arrestation de 27 d'entre eux le 2 juin 1793 amènent les représentants du Finistère à se révolter ouvertement. A l'initiative du Finistère, les représentants des cinq départements bretons réunis à Rennes décident de fédérer autour d'eux treize autres départements de l'Ouest «afin de former une représentation nationale provisoire si la dissolution de la Convention était rendue inévitable ». Le pas est franchi. La guerre est ouverte. Un comité central est formé qui a pour but de lever des troupes contre la « répression des anarchistes »... Les fédérés des départements de l'Ouest doivent rejoindre la troupe des fédérés de Caen afin de marcher sur la capitale « non pour combattre les Parisiens mais les délivrer de l'oppression de leurs tyrans ». En fait, la la grande aventure des fédérés se termine à Pacy-sur-Eure, que l'on peut à peine qualifier de bataille, où les Bretons se laissent surprendre par les maigres troupes de la Convention le 13 juillet 1793. La répression va suivre et s'exercer d'une manière impitoyable contre les administrateurs du Finistère soupçonnés d'avoir été le moteur du fédéralisme ».

A la Convention, les montagnards décident de transférer de Quimper à Landerneau le chef lieu de département et le 19 juillet, 18 administrateurs finistériens sont décrétés avoir «tenté d'usurper l'autorité du souverain en se rendant coupables d'entreprises contre-révolutionnaires ». L'évêque constitutionnel et ex-député Expilly est du nombre.    

Le département du Finistère est majoritairement hostile à l'influence des sans-culottes parisiens sur la Révolution et se range du côté des Girondins contre les Montagnards. Expilly s'oppose lui aussi à Marat, Robespierre, Danton et au camp de la Montagne, dont le représentant en mission dans le Finistère, Royou, dit Guermeur, ami de Marat, est enfermé au château du Taureau tandis que les gardes nationaux finistériens sont nombreux à Paris à contenir les velléités des sans-culottes. 

Le 12 octobre 1793, Alexandre Expilly est arrêté avec Yves-Joseph Denmat de Kervern, notable morlaisien. Ils sont enfermés à Saint-Pol-de-Léon. Une autre série d'arrestations est déclenchée le 17 brumaire an II (7 novembre 1793) et frappe plusieurs notabilités morlaisiennes, dont Pierre-Louis Mazurie de Penannech, le député des États Généraux, et François Barazer-Lannurien, le procureur de la commune.

Emprisonné, Expilly est incarcéré dans les prisons de Quimper, Carhaix et Landerneau. Sur le chemin de Paris où il doit être jugé, il est contraint de s'arrêter quelques jours à Morlaix pour y être soigné en raison d'une "maladie goutteuse chronique".  Bloqué quatre mois à Rennes à cause de l'insurrection vendéenne, Expilly est finalement renvoyé à Brest avec ses co-détenus où il est écroué au Château le 23 février 1794. Cela fait 8 mois qu'il est en prison. Le 26 mai 1794, Expilly est condamné à mort et cet homme d'église très favorable aux idées révolutionnaires est décapité avec 25 autres révolutionnaires.

Ismaël Dupont

Lire aussi:

Morlaix: de la fondation de la ville au 17e siècle. Une histoire de Morlaix, première partie

Morlaix au XVIIIe siècle: Une histoire de Morlaix, deuxième partie

Morlaix pendant la Révolution (I), Une histoire de Morlaix, troisième partie

Morlaix pendant la Révolution (II), Une histoire de Morlaix, troisième partie

Bibliographie:

Un morlaisien dans la Révolution. L.A Expilly. Recteur de Saint-Martin. Jeanne L'HERRON, éditions du Dossen, 1989

Morlaix sous la Révolution. Bruno Baron. éditions du Dossen, 1988

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 07:00
Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

A l'ordre du jour du prochain conseil communautaire de Morlaix-Communauré, lundi 30 septembre à 18h, CCI de Morlaix:

 - Attribution d'une subvention à l'investissement à l'Ecole d'Herboristerie Cap Santé (Plounéour-Menez): aide à l'investissement de 100 000€ (Cap Santé a obtenu 50 000€ auprès de l'Etat, et 135 000€ auprès de la région Bretagne). Le projet s'inscrit dans l'appel à projet revitalisation des centres bourg

- Attribution d'une subvention au programme d'investissement au CRT de Morlaix (centre d'innovation technologique, 9 salariés, chiffre d'affaires de 822 000€): 15 000€ d'aide à l'investissement pour Morlaix-Co (Région Bretagne: 30 000€, département du Finistère: 15 000€) 

- Attribution de la subvention 2019 au CIDFF (centre d'information sur les droits des femmes et des familles), sur un programme d'accès vers l'emploi: 7000€

- Participation au résultat d'exploitation du château du Taureau: 12 884€

- Rapport annuel du golf de Carantec (demande de recapitalisation de 150 000 € accordée en mai 2019). Résultat déficitaire de 56 000€ en 2018 (baisse des produits et du nombre d'abonnements)

- Rapport d'activité de la DSP Transports collectifs

- Avenant n°4 à la délégation de service public pour l'exploitation du réseau de transports collectifs pour prendre en compte la poursuite de l'expérimentation des lignes 36+ et 40+ (Plouigneau, Plourin-les-Morlaix, Plougonven, Le Cloître St Thégonnec, Lannéanou), intégrer des aménagements du réseau pendant l'été. Impact financier de 55 825€ pour Morlaix-Communauté. 

- Tarification solidaire: convention de partenariat avec la Mission locale du Pays de Morlaix pour le transport. 

- Travaux de l'échangeur de Langolvas (convention avec l'Etat et convention avec Morlaix, Garlan, et Plouigneau). Participation de Morlaix-Co: 225 000€ TTC, Etat, 275 000€ . Plus deuxième convention: Morlaix-Communauté: 125 000€ sur 225 000€ pour Bretelle Langolvas + giratoire

- Création de la régie réseau de chaleur à autonomie financière et sans personnalité morale

- Rapports des délégataires eau et assainissement 

- Rapports sur l'eau et assainissement - sur les prix et qualité des services

- Modification des régies Eau potable, Assainissement collectif et Assainissement non collectif

- Composition de la commission eau 

- Exonération de la TEOM aux entreprises ne sollicitant pas le service de collecte des déchets

- Rapport sur le prix et la qualité du service du service public de prévention et gestion des déchets, année 2018 

- Convention de partenariat avec les associations pour le réemploi des déchets  

- Désignation de représentants de Morlaix Communauté auprès de l'association Appui Santé et de la Mission locale du pays de Morlaix

- Demande de subvention pour la réalisation de la scénographie de l'espace des Sciences

- Espace aquatique: rapport annuel 2018 sur la DSP (résultat - 93 752€ en 2018, - 35 882€ en 2017) 

- Auberge de Jeunesse. Rapport annuel 2018 de la DSP

- Accord cadre pour la prestation de broyage des déchets verts

- Accord cadre pour le nettoyage des locaux communautaires

- Accord cadre pour l'enlèvement et le transport des caissons des décheteries et autres sites de collecte

- Dotation de solidarité communautaire 2019

- Création du budget Réseau de chaleur 

- Décisions budgétaires modificatives 

- Créations de postes: modification du tableau des emplois 

   

 

 

Le compte rendu de la séance de Conseil de Communauté du 1er juillet 2019 est consultable en cliquant ici.

Conseil communautaire du 1er juillet 2019: 

Interventions Ismaël Dupont (élu morlaisien, PCF). 

Extraits du compte rendu officiel transmis cette semaine. 

Attribution de terrain à la Sermeta: 

Il est proposé au Conseil de Communauté :

• d'approuver le principe de cession à la société Sermeta, ou à toute autre personne physique ou morale s'y substituant pour le même objet et dans les mêmes conditions, d'un terrain d'environ 13 400 m² issu des parcelles cadastrées section AI n° 586p, 348p, 347p, 342p, 588p, 562p, 565p situées ZAE de Aéropole Centre à Morlaix, au prix de 15 € HT le m²,

• d'autoriser le Président ou à son représentant, à signer le compromis de vente, l’acte définitif, ainsi que tout acte et document relatifs à ce dossier.

Thierry Piriou ajoute que Morlaix Communauté, engagée depuis plusieurs années auprès de Sermeta, a dû négocier avec les services de l'Etat pour gagner des surfaces complémentaires, ce qui a été fait, ce dont quoi Thierry Piriou remercie les services communautaires comme les services de l'État. Le projet peut bénéficier d'une aide correspondant à un dispositif mis en place par Morlaix Communauté, qui répond réellement aux attentes des entreprises et permet de porter la création d'emplois sur le territoire. Ismaël Dupont lit dans la délibération que Morlaix Communauté s'engage à réaliser des bassins de rétention d'eau pour viabiliser le terrain avant cession, d'un coût important de 235 000 € HT.

Ismaël Dupont s'interroge sur l'opportunité d'une aide complémentaire à l'immobilier d'entreprise dans la mesure où Sermeta est une entreprise qui fait des bénéfices. Certes il y a de l'activité et des emplois créés, l'entreprise continue à se développer sur le territoire de Morlaix Communauté, mais est-il indispensable d'octroyer des aides publiques pour accompagner cette extension immobilière ?

Thierry Piriou remercie Ismaël Dupont pour cette remarque tout à fait entendable. La participation par un dispositif inscrit dans les statuts de Morlaix Communauté vient en effet en complément d'une aide à la réalisation de travaux. Mais ce sont ces discussions et ces avancées qui permettent de pérenniser les entreprises sur le territoire.

Yves Moisan nuance le propos : l'aide plafonnée à 150 000 € dépend de critères d'éligibilité à examiner. Il faut aussi savoir que cette entreprise avait des conditions idéales pour se développer ailleurs, pas forcément très loin. Il faut aussi avoir présent à l'esprit qu'une collectivité retrouve du retour sur investissement très vite : l'entreprise Sermeta paye à Morlaix Communauté tout ce qu'elle doit. L'aide conforte la présence de l'entreprise sur Morlaix, et après les séismes vécus dans l'agroalimentaire, les élus sont heureux d'avoir des entrepreneurs comme Jo Le Mer qui ont permis de développer une nouvelle activité. C'est une chance de bénéficier d'une telle entreprise sur le territoire, avec un réel engagement local, alors que cela aurait très bien pu se passer ailleurs. Si ce n'avait été qu'une question financière, l'intérêt de l'industriel n'était pas forcément de rester ici. Bernard Guilcher, en tant que plus ancien de l'assemblée, rappelle l'historique : en 1992, quand Jo Le Mer cherchait à s'installer, il devait aller à Dunkerque ou Rennes. Les élus lui ont rappelé qu'il était un gars du pays et qu'il devait s'installer sur Morlaix. La ville de Morlaix a beaucoup travaillé à le fixer à Morlaix. C'était à l'époque difficile où la Manu fermait.

Christian Le Manach se réjouit que cette extension se réalise, au-delà de la question du bassin de rétention. La commune de Plouégat-Guerrand accueille beaucoup de couples qui s'installent et construisent sur cette partie trégorroise, dont les conjoints travaillent l'un chez Sermeta côté Morlaix, l'autre à Lannion. C'est un peu le pendant de la zone du Launay, et c'est une bonne chose que ce secteur ne soit pas oublié. On a du mal à mesurer ces retombées indirectes, mais elles sont réelles, confirme Thierry Piriou.

Ismaël Dupont se réjouit également qu'il y ait du développement industriel sur Morlaix et ne remet pas du tout en cause l'aspect novateur de Sermeta, de Jo Le Mer. La cession du terrain est une bonne chose. Ismaël Dupont votera la délibération, mais se pose plus de question sur l'aide potentielle évoquée, pour une entreprise qui fait des bénéfices et qui est capable d'acheter elle-même ces locaux. Thierry Piriou souligne, comme l'a dit Ismaël Dupont, que l'aide à l'immobilier est mentionnée dans cette délibération à titre d'information pour que l'ensemble des éléments soit connu. Elle aurait pu ne pas l'être. Et si l'entreprise devient éligible, le sujet reviendra en conseil communautaire, car il y a une délibération pour chaque application du dispositif. Décision du Conseil : adopté à l’unanimité.

- A propos du bilan d'activité de la maison du tourisme

Ismaël Dupont demande ce qu'il en est de l'installation d'un panneau de valorisation du territoire sur la RN12, déjà évoquée en conseil communautaire ?

La réglementation à ce sujet est très stricte, répond Yves Moisan. Les autorisations sont difficiles à obtenir. Donc peut-être que ce sera mis en oeuvre…

- A propos d'une subvention à la CCI BMO de 10 000€ pour financer un clip publicitaire pour le pays de Morlaix sur BFMTV

Ismaël Dupont, comme l'an passé, ne votera pas cette délibération, sa rédaction présentant certaines audaces. Déjà, la communauté subventionne ainsi indirectement BFMTV. Ensuite, la visibilité du territoire est évaluée à 111 000 € : comment est-ce estimé ? En rapport avec les devis des agences de communication ? Ou avec l'apport de nouveaux touristes, voire de nouveaux entrepreneurs ? Cela paraît très osé de chiffrer cela, sans que l'on sache sur quoi cela s'appuie. La Bretagne a déjà une image reconnue en France et dans les pays voisins. On peut considérer qu'il y a une forme de concurrence entre les territoires bretons pour attirer les touristes et que le nord du Finistère n'est pas assez valorisé, mais autant Ismaël Dupont soutient sans réserve le projet du Guide du routard, autant cette opération lui semble discutable.

Annie Piriou a vu le spot sur BFMTV : il est magnifique, très beau, et donne vraiment envie de venir en Finistère.

- Attribution de subventions aux centres sociaux Ulamir, Ti an Oll, Carré d'As: 

Ismaël Dupont demande si ce financement sera reconduit l'année prochaine et durablement, ou s'il est purement exceptionnel et conjoncturel. D'après la convention, ce sera durablement, répond Maryse Tocquer, car déjà, depuis plusieurs années, des subventions sont attribuées à tous les centres sociaux. La modification de cette année vise à ce que chaque centre social touche la même somme et puisse prévoir tous les ans son budget de manière sereine sans se demander ce qu'il va avoir. Christian Le Manach demande si les 7000 € s'ajoutent aux 20 000 €. Cela ne vient pas s'ajouter, c'est une modification, précise Maryse Tocquer. Au préalable, le calcul était fait en fonction de ratios donnés par la CAF, mais il est proposé cette année que chaque centre social reçoive la même somme.

- A propos d'un mandat pour déplacement d'élus à Cornouailles anglaise, intervention d'Ismaël Dupont sur le gâchis de l'absence de pilotage et de suivi politique de l'Institut franco-indien: 

Ismaël Dupont votera pour le mandat spécial et se prononce pour l'ouverture à l'international. Un beau livret a été réalisé en lien avec ce sujet avec les artistes et les créateurs de la région de Morlaix. La Cornouailles est un des deux piliers de la couverture internationale, le deuxième c'est l'Inde, or la semaine dernière s'est tenue une réunion du conseil d'administration de l'Institut Franco Indien à Lorient et actuellement ce beau projet bat de l'aile faute de portage politique et de suivi de relations avec les initiateurs. Il y a des dizaines de milliers d'euros qui dorment, il n'y a pas de recrutement de permanent pour développer des activités économiques. L'Inde, c'est 1 milliard d'habitants, une des plus grosses économies mondiales, un lien avec le territoire lié à l'activité de l'AADI et de tous les échanges universitaires, lié aussi à l'histoire de la famille Dupleix qui a colonisé le sud de l'Inde. Ce serait dommage de laisser mourir cet Institut Franco-Indien. Il faut que les acteurs se réunissent, redéfinissent le projet. Il y a peut-être un problème dans la conception initiale du projet mais on ne peut pas le laisser s'effilocher. C'était un domaine d'activités pour lequel le pays de Morlaix pouvait bénéficier d'une certaine avance, de certains atouts : du travail a été réalisé, l'ambassadeur de l'Inde s'est déplacé plusieurs fois dans le pays de Morlaix, il faut vraiment donner un avenir à ces coopérations avec l'Inde qui ont un avenir économique potentiel, non avéré pour le moment, mais potentiel, mais aussi des intérêts culturels qui là sont déjà existants. L'ouverture internationale est une compétence de Morlaix Communauté. L'IFI est inscrit dans le projet de territoire. Il faut vraiment se saisir sérieusement de cette question.

On peut en effet être inquiet de l'état de l'IFI aujourd'hui, confirme Thierry Piriou. Une assemblée générale s'est tenue le 26 juin à Lorient. Les trois collectivités – Lorient, Morlaix Communauté, la Région – étaient présentes et ne se sont en aucun cas désengagées de l'IFI. Elles resteront présentes, avec la possibilité, si nécessaire, de venir financer des projets si des projets naissent. Car aujourd'hui, après deux ou trois ans de vie de l'IFI, le bilan d'activité est malheureusement bien maigre.

On peut toujours mettre la faute sur l'un ou sur l'autre, Thierry Piriou quant à lui ne met la faute nulle part et pose la question : comment faire vivre cet IFI dans les meilleures conditions ? Et Thierry Piriou n'est pas certain que les conditions soient réunies aujourd'hui. Les trois collectivités ont décidé en 2019 de ne pas apporter de financement comme il était prévu, au regard des 73 000 euros qui restent en trésorerie. Il est donc demandé de travailler sur le projet. L'IFI a connu malheureusement l'échec du recrutement de son chargé de mission. Il faut faire avec. Un nouveau recrutement a été tenté, qui s'est avéré très compliqué. Aucune collectivité ne s'est désengagée aujourd'hui, mais il faut porter un projet, dont les collectivités n'ont pas la définition. Or le président de l'IFI devrait être en mesure de porter un projet dans lequel il y aurait des concrétisations, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à aujourd'hui. Clotilde Berthemet ne peut pas laisser dire qu'il n'y a pas eu de suivi des financeurs. Au contraire, les financeurs ont créé entre eux un bon réseau, s'entendent très bien, ont été présents à chaque rendezvous demandé. Ce qui est en train de se passer, c'est qu'il va y avoir un changement de stratégie de la Région, qui ne va plus financer des associations, mais des projets. Par Brittany Connexion qui est aussi une plateforme de réseaux, Morlaix Communauté pourra abonder dans le sens de la Région, si projet il y a, comme l'a souligné Thierry Piriou. Aujourd'hui, il n'y en a pas eu.  

- Voeu contre la privatisation d'ADP, pour un réferendum sur cette privatisation des aéroports de Paris: 

Délibération D19-161

Objet : Vœu pour un référendum contre la privatisation d'ADP (Aéroports de Paris)

Rapporteur : Ismaël Dupont

Nombre de membres en exercice : 52 Nombre de membres titulaires présents : 40 Nombre de pouvoirs : 3 Nombre de représentations: 1 Nombre de votants : 44 Étaient présents : Carantec : Jean-Guy Guéguen, Clotilde Berthemet Guimaëc : Pierre Le Goff Henvic : Christophe Micheau Lanmeur : Anne-Catherine Lucas Lannéanou : Michèle Beuzit Le Cloître Saint-Thégonnec : Véronique Pereira Locquénolé : Guy Pouliquen Morlaix : Bernard Guilcher, Marie Simon Gallouedec, Georges Aurégan, Marlène Tilly, Annie Piriou, Jean-Charles Pouliquen, Christiane Léon, Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont Pleyber-Christ : Thierry Piriou, Martine Dilasser Plouégat-Guerrand : Christian Le Manach Plouégat-Moysan : François Girotto Plouezoc'h : Yves Moisan Plougasnou : Nathalie Bernard, Thierry Desmarres Plougonven : Yvon Le Cousse, Bernadette Auffret Plouigneau : Rollande Le Houérou, Joëlle Huon Plounéour-Menez : Jean-Michel Parcheminal Plourin-lès-Morlaix : Guy Pennec, Claude Poder Saint-Jean-du-Doigt : Maryse Tocquer Saint-Martin-des-Champs : François Hamon, Françoise Fer, Marc Rousic SaintThégonnec Loc-Éguiner : Solange Creignou, Françoise Raoult, Marc Madec Sainte-Sève : Yvon Hervé Taulé : Hervé Richard Avaient donné pouvoir : Morlaix : Agnès Le Brun à Bernard Guilcher, Alain Tigréat à Annie Piriou Plourin-lès-Morlaix : Françoise Barbier à Claude Poder Était représenté : Garlan : Joseph Irrien par Daniel Langlade Étaient absents excusés : Botsorhel : Valérie Le Denn Guerlesquin : Gildas Juiff Locquirec : Gwenolé Guyomarc’h Morlaix : Sarah Noll Plouigneau : Pierre-Yves Minec, Béatrice Picart , Bernard Le Vaillant Taulé : Annie Hamon

 

Le président de la République et le Gouvernement ont pour objectif de privatiser complètement les ADP (Aéroports de Paris), qui gèrent Roissy Charles de Gaule, Orly, Le Bourget – un groupe dont l’État est actuellement actionnaire à 50,6 %. La privatisation d'ADP a été votée par la loi Pacte au printemps 2019. Outre ADP, elle prévoit aussi la vente de ENGIE et de la Française des Jeux.

Ils rapportent à eux trois 800 millions d'euros par an à l’État : 173 millions de dividendes pour l’État l'an passé pour ADP qui est la deuxième valeur boursière détenue par l’État après EDF. Ce projet soulève une très forte opposition dans tout le pays, à l'Assemblée Nationale et au Sénat. En effet, la maîtrise publique de nos plus grands aéroports nationaux est un enjeu d'intérêt national avec une forte dimension stratégique, économique et sécuritaire. 86 % des aéroports dans le monde sont sous contrôle public, dont 100 % aux États-Unis. Si ADP est privatisé, quel impact sur l'aménagement du grand Paris ? Sur une augmentation des coûts des prestations pour les compagnies aériennes et les usagers ?

Pour privatiser, l’État devra payer les actuels actionnaires minoritaires d'ADP à hauteur d’un milliard. Parmi eux, le groupe Vinci, qui est candidat au rachat ! ADP est le principal hub d’Air France, le privatiser c’est faire courir des risques à la compagnie nationale. La privatisation d'ADP fait peser de lourdes menaces sur les conditions de travail des salariés de l'entreprise. Un exemple devrait inciter le président de la République à plus de prudence : le précédent de la vente de l'aéroport de Toulouse. Vendu pour 308 millions d'euros à un groupe chinois sans aucune expérience en matière aéroportuaire et composé à 51 % d''une entreprise publique chinoise et à 49 % d'un fonds d'investissement hongkongais domicilié dans un paradis fiscal - les îles vierges britanniques - il a été revendu 200 millions d'euros plus cher après que les actionnaires en aient vidé les caisses. Cette privatisation a été épinglée par la Cour des comptes. Les compagnies aériennes se sont déclarées défavorables à la privatisation car elles craignent une augmentation des coûts pour eux et donc une répercussion sur les prix des billets. L'association internationale du transport aérien a en effet mené une étude sur près de 90 aéroports internationaux qui confirme que les aéroports privatisés sont plus chers que ceux restés dans le giron public À l’initiative des parlementaires PCF, FI, PS et LR, la représentation nationale a réussi à imposer un RIP (référendum d’initiative partagée), sur la reconnaissance du caractère de « service public national » des aérodromes parisiens, proposition d'un RIP validée le 9 mai 2019 par le Conseil Constitutionnel. Il faudra réunir avant le 12 mars 2020 4,7 millions soutiens à la loi cosignée par 248 parlementaires de gauche et de droite qui consacre ADP comme un service public national, donc non cessible au privé.

Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement se trouvera l'obligation de consulter les Français sur ce projet. Il va être possible de s'opposer à une nouvelle privatisation et au bradage du patrimoine public au profit exclusif des intérêts privés. Il s’agit d’un enjeu de maîtrise publique d'un secteur stratégique pour notre pays, un enjeu de démocratie, et aussi un enjeu financier pour l’État car ADP est rentable et permet d'investir des millions chaque année dans le service public.

En tant qu'élus de Morlaix Communauté :

• nous nous sentons concernés par la possibilité que puisse se tenir ce Référendum d'initiative partagée et souhaitons que les habitants de la communauté d'agglomération puissent s'exprimer sur ce sujet,

• nous exprimons notre refus de la vente et de la privatisation complète d'ADP, une question qui nous concerne tous.

 

Thierry Piriou remercie Ismaël Dupont pour cette proposition de vœu. Si cette démarche de privatisation aboutit, l'Etat perdra les voies aériennes, après avoir perdu il y a quelques années les voies autoroutières. Thierry Piriou pense qu'il faut à un moment se reposer des questions sur la vente au privé de biens publics. On voit aujourd'hui les conséquences et les problèmes issus de la vente des autoroutes.

Christian Le Manach n'a pas, contrairement à Ismaël Dupont, de certitudes, ne disposant pas des éléments pour pouvoir juger. Il est dommage que ce sujet arrive en fin de séance. Christian Le Manach ne se prononcera qu'au vu d'éléments tangibles. Il ne les a pas. Cela, c'est une vue partielle et partiale du dossier. Il souhaite un report du vote et pouvoir s'exprimer à partir d'éléments tangibles pour tout le monde. Les éléments tangibles ne pourront venir qu'après mise en œuvre de l'opération qui amènera des chiffres, répond Thierry Piriou. On ne peut attendre que les choses soient faites pour avoir des éléments tangibles. Thierry Piriou assure avoir cependant bien compris la remarque de Christian Le Manach.

Georges Aurégan note que la municipalité de Morlaix a ajouté ce vœu à son dernier conseil. Il a été adopté par 12 voix d'opposition et 4 élus de la majorité municipale, les autres élus s'abstenant.

Jean-Guy Guéguen exprime qu'au-delà du fait que lorsque l'on fait le tour du monde, y compris dans des pays dont on ne parle pas la langue, on a relativement peu de problèmes dans les aéroports, et que l'on commence à s'arracher les cheveux en arrivant à Roissy – élément subjectif mais qu'il constate régulièrement – Jean-Guy Guéguen se demande pourquoi on élit des députés (qu'on les ait choisis personnellement ou pas est un autre problème) : le référendum, c'est inviter les gens à avoir facilement une expression subjective, même si c'est une expression subjective qu'à eu Jean-Guy Guéguen en début de prise de parole. Il votera donc contre le vœu. Anne-Catherine Lucas votera pour, estimant que c'était une grosse erreur de privatiser les autoroutes et qu'il est urgent d'arrêter cette privatisation.

Jean-Paul Vermot annonce que la forme de pétition ouverte qui pourrait amener à un référendum va durer 9 mois : cela laisse le temps à tout un chacun de se construire une opinion, si ce n'est pas pour signer immédiatement comme Jean-Paul Vermot l'a déjà fait, puisque les débats parlementaires ont été riches et que les chiffres ont été donnés. On peut se construire une idée relativement juste de ce que pourrait donner une privatisation complète d'ADP. Il y a des clivages au sein de cette assemblée. Les expressions se sont faites, elles sont légitimes. Jean-Paul Vermot pense que l'on peut passer au vote de la façon la plus éclairée possible. Thierry Piriou approuve.

Cet échange d'idées ramène Guy Pennec à la question de ce qui relève de la sphère privée et de ce qui relève de la sphère publique. Si on continue à tout déléguer au privé - comme aujourd'hui on amène au Moyen-Orient ou en Afghanistan des milices privées, des agences de sécurité qui utilisent des intérimaires, car on n'amène plus nos armées - il faut confier demain les clés de la République directement aux société privées. Ce n'est pas un débat privé-public, mais un débat sur : qu'est-ce qui relève de la sphère publique ? Guy Pennec pense qu'il y a aujourd'hui des éléments qui relèvent ouvertement de la maîtrise d'orientation de la sphère publique.

Quand on a été capable de voter collectivement sur la gestion publique de l'eau, on est capable de voter un vœu de cette nature, estime Thierry Piriou, qui invite à passer au vote.

Décision du Conseil : adopté à la majorité absolue des suffrages exprimés (8 abstentions, 2 votes contre).

Le Président remercie les participants et lève la séance à 21h20  

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

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Photo du Conseil Communautaire du 1er juillet 2019 par Pierre-Yvon Boisnard

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 05:53
Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard: Monique David et Martine Carn au premier rang pendant les discours syndicaux

Photo Pierre-Yvon Boisnard: Monique David et Martine Carn au premier rang pendant les discours syndicaux

Discours de Julien Tanguy pour la CGT - photo Pierre-Yvon Boisnard

Discours de Julien Tanguy pour la CGT - photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard: Roger Héré, Jean-François Vérant et Manu Audigou au premier rang

Photo Pierre-Yvon Boisnard: Roger Héré, Jean-François Vérant et Manu Audigou au premier rang

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Lucienne Nayet

Photo Lucienne Nayet

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 11:41
La section du Pays de Morlaix du PCF appelle à la mobilisation pour les retraites mardi 24 septembre et soutient le rassemblement syndical à 10 h 30 place des Otages à Morlaix.

Aujourd’hui , comme l’indiquent clairement les récentes enquêtes d’opinion, une majorité de citoyens a bien compris que la réforme des retraites avait comme objectif de faire travailler davantage, de retarder l’âge effectif de départ à la retraite avec des pensions non garanties et réduites.

Ce sont les plus belles années à la retraite qui sont attaquées, celles en bonne santé!

Le PCF appelle à la riposte la plus large, la plus unitaire, pour faire toute la transparence sur les vrais objectifs d’Emmanuel Macron et du gouvernement.

Elle soutient les mouvements de grève du mardi 24 septembre et appelle les jeunes, les salariés et les retraités à participer au rassemblement syndical à 10 h 30 place de la liberté Nous défendrons une réforme de progrès social garantissant la retraite à 60 ans, avec une pension définie et s’appuyant sur un financement élargi au capital.

La réforme des retraites n’a qu’un but, maintenir l’enveloppe des moyens consacrés à la retraite à 14 % des richesses créées par le travail. Compte tenu de l’augmentation d’environ 6 millions de la population des plus de 60 ans d’ici 2040, ce verrouillage des ressources induira nécessairement la baisse des retraites.

Alors, en ces temps de bulle financière où les plus hautes instances comme le FMI annoncent des « risques très sérieux », le système de retraite solidaire par répartition bâti en 1945/46 reste le garant d’une retraite digne pour tous, loin du chacun pour soi .
 
La section du Pays de Morlaix du PCF appelle à la mobilisation pour les retraites mardi 24 septembre et soutient le rassemblement syndical à 10 h 30 place des Otages à Morlaix.
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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 07:19
Je vous rappelle que le CA du comité se réunira, comme prévu, le mardi 24 septembre à 17 h 30 à St Martin des Champs,
 
dans les locaux associatifs (ancienne école du Binigou).
 
Comme d'habitude tous les adhérents qui le souhaitent y sont cordialement invités.
 
Vous trouverez également en pièce jointe l'article paru dans le Télégramme, suite au communiqué que le comité a transmis à la presse dès la connaissance de la fermeture du service de stérilisation de Morlaix.
Dans ce communiqué le comité appelle  à soutenir l'action des personnels hospitaliers lors de la manifestation qui aura lieu mardi 24 septembre à 10 h 30 devant la mairie de Morlaix.
 
Soyons nombreux. 
 
Roger Héré
 
Prochain CA du Comité de défense du centre hospitalier de Morlaix: le mardi 24 septembre à 17h30
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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 06:20
Marche pour le climat à Morlaix, 21 septembre de 15h à 17h : beaucoup de monde pour promouvoir un autre modèle de développement humain
Marche pour le climat à Morlaix, 21 septembre de 15h à 17h : beaucoup de monde pour promouvoir un autre modèle de développement humain
Marche pour le climat à Morlaix, 21 septembre de 15h à 17h : beaucoup de monde pour promouvoir un autre modèle de développement humain
Marche pour le climat à Morlaix, 21 septembre de 15h à 17h : beaucoup de monde pour promouvoir un autre modèle de développement humain
Marche pour le climat, Morlaix, 21 septembre, rassemblement place des Jacobins: photo Lucienne Nayet

Marche pour le climat, Morlaix, 21 septembre, rassemblement place des Jacobins: photo Lucienne Nayet

Marche pour le climat, Morlaix, 21 septembre, rassemblement place des Jacobins: photo Lucienne Nayet

Marche pour le climat, Morlaix, 21 septembre, rassemblement place des Jacobins: photo Lucienne Nayet

Marche pour le climat à Morlaix, 21 septembre de 15h à 17h : beaucoup de monde pour promouvoir un autre modèle de développement humain

La marche pour le climat à Morlaix hier après-midi a été un vrai succès, avec sans doute autour de 400  personnes à y participer pour une déambulation en ville, à pied et à vélo, de la mairie à la route de Callac en passant par les Jacobins, avec retour vers le port et la place Cornic, suite aux discours d'alerte et de proposition sur les enjeux de la crise climatique et la nécessité de revoir nos politiques publiques comme nos habitudes sur la place des Otages à 15h.

Les militants communistes morlaisiens étaient présents dans cette marche pour le climat et distribuaient un tract le matin pour la défense du climat où il était écrit:

"Car les mêmes qui nous disent se battre pour le climat, au sein de ce gouvernement, privatisent le train, ferment les lignes à la campagne ou dans le fret. Prenons l'exemple du train des primeurs, celui qui va de Perpignan à Rungis et qui transporte 6 jours sur 7, 400 000 tonnes de fruits et légumes par an vers la région parisienne. C'est l'équivalent de 20 000 camions de plus sur nos routes! Au lieu de fermer cette ligne, il faut la réouvrir et même doubler le volume des marchandises transportées par le train: voilà un acte fort pour le climat! Car pour nous les services publics sont les meilleurs leviers pour sortir des logiques de profits et répondre aux besoins de l'Humanité. Enfin, lutter contre le dérèglement climatique, c'est s'attaquer aux logiques marchandes et aux traités de libre échange. Nos parlementaires se battent ainsi contre Mercosur, le Ceta, deux traités dangereux pour la santé, pour notre agriculture et la planète".

Ismaël Dupont, 22 septembre 2019 

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