A Madrid pour rencontrer les ministres communistes. Enrique Santiago, Yolanda Diaz et Alberto Garzon, au sein du gouvernement Sanchez, se battent bec et ongle pour arracher des avancées pour les travailleurs, pour les droits syndicaux, pour l’égalité femme homme. Là bas le SMIC augmente grâce à leur combat !
Espagne. À Madrid, Fabien Roussel souligne l’apport des ministres communistes
À l’occasion du 100 e anniversaire du Parti communiste d’Espagne, le secrétaire national du PCF s’est rendu sur place. Fabien Roussel prête une oreille attentive au rôle des communistes dans le gouvernement de gauche actuel, notamment sur « la hausse des salaires et la réduction du temps de travail ».
Un an après les Français, c’est au tour des communistes espagnols (PCE) de fêter leur centième anniversaire. Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, s’est rendu à Madrid samedi 13 novembre pour l’occasion. « Les liens entre les partis communistes Français et Espagnols sont très forts », note le député du Nord. Une histoire commune en partie symbolisée par les luttes communes contre le fascisme du XXe siècle à nos jours. Et par l’ambition toujours actuelle de développer la justice sociale et d’améliorer la vie des gens.
À ce sujet, c’est bien la présence de ministres PCE dans le gouvernement de gauche actuel « qui permet de gagner des avancées pour le monde du travail espagnol », estime Fabien Roussel. Le candidat à la présidentielle en France a profité de son déplacement pour s’entretenir avec Enrique Santiago, son homologue à la tête du PCE et secrétaire d’État à l’agenda 2030, ainsi qu’avec Alberto Garzon, coordonnateur d’Izquierda Unida et ministre de la Consommation. Celui-ci a d’ailleurs annoncé l’interdiction de la publicité d’aliments et de boissons malsains pour la santé lorsqu’elle s’adresse aux plus jeunes. « Un combat qui s’inscrit dans le cadre d’une lutte des classes », se réjouit le nordiste, assurant que « ceux qui souffrent le plus du diabète et de la malnutrition sont majoritairement issus des classes populaires ».
Le dirigeant français ne tarit pas d’éloge au sujet de la ministre du Travail espagnole Yolanda Diaz. « Avec sa méthode de dialogue social, elle met d’accord les salariés et le monde économique sur la réduction, par filière, du temps de travail », salue-t-il. Mais « l’avancée majeure que je retiens est la hausse du salaire minimum », précise le candidat PCF. Avec l’arrivée de la coalition de gauche conduite par le socialiste Pedro Sanchez, le SMIC espagnol a connu des hausses successives, avec pour objectif d’atteindre les 60 % du salaire moyen à l’horizon 2024. « Une telle mesure en France conduirait à augmenter le SMIC jusqu’à 1900 euros nets. L’Espagne nous montre que c’est possible », souligne Fabien Roussel.
Les communistes des deux côtés des Pyrénées ont également rappelé leur histoire commune. Au sein des brigades internationales, près de 9 000 volontaires dont beaucoup de communistes étaient partis soutenir les forces républicaines, dont le PCE était partie prenante, lors de la guerre d’Espagne face au général Franco, entre 1936 et 1939. Un terrain de lutte où s’était notamment illustré le Colonel Fabien, qui donnera son nom à la place où fut construit le siège du PCF, sur le site même « où se rassemblait une partie des volontaires avant de partir », précise Fabien Roussel. Le député salue « les relations entre deux formations nouées dans le sang ». « J’ai tenu à rappeler que Paris a été libéré non seulement par les FTP sous la direction du colonel Henri Rol-Tanguy, lui-même ancien des Brigades internationales, mais aussi grâce à la contribution de nombreux républicains Espagnols », poursuit-il.
En effet, « la Nueve », un des régiments de la 2e division blindée commandée par le général Leclerc, était alors constituée de 160 soldats dont 146 Espagnols et tous républicains. D’ailleurs, « le drapeau de la République d’Espagne était installé aux côtés du drapeau tricolore à l’Hôtel-de-Ville pour fêter la Libération », indique Fabien Roussel. Après avoir été une force motrice de la transition démocratique, les communistes espagnols croiseront à nouveau le chemin du PCF, dans les années 1970, lors de la parenthèse eurocommuniste symbolisant la démarche commune des partis communistes Français, espagnols et italiens pour s’émanciper de l’URSS.
Depuis plusieurs semaines, au moins, 2 000 personnes originaires de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan fuyant notamment les camps de réfugiés du Liban sont prises au piège aux frontières de la Biélorussie et de la Pologne.
Seule la solidarité de quelques citoyens biélorusses ou polonais leur évite de mourir de froid et de faim.
Au mépris absolu des droits humains et du droit international, ces femmes et hommes meurtris sont l'objet d'un odieux bras-de-fer entre le chef de l'Etat biélorusse et un gouvernement polonais qui renforce chaque jour son discours xénophobe et anti-migrants pour justifier la construction des murs de barbelés et le déploiement de l'armée. Ce dernier est appuyé par la Commission européenne dont la seule réponse consiste à renforcer des gardes-frontières FRONTEX cantonnés dans un rôle de répression.
Arrivés à Minsk par voie aérienne, les migrant-e-s se voient exclus du droit d'asile ou de migration d'un côté comme de l'autre : le sort des centaines de réfugié-e-s et migrant-e-s syrien-ne-s, irakien-ne-s, afghan-e-s se trouve ainsi instrumentalisé-e-s, et l'effet de peur panique recherché sur les opinions publiques européennes est une manipulation politique détestable. Le cynisme brutal de M. Morawiecki, premier ministre de Pologne, se conjugue avec l’insupportable manœuvre d’A. Loukachenko, président de la Biélorussie.
Ceux qui, en France, réclament l’envoi de troupes armées ou parlent de « tirer à vue » sur les migrant-e-s, participent à la montée des peurs et de la haine, et sont indignes de parler au nom de la France.
Les tensions politiques entre l'Union européenne et la Biélorussie se jouent de l’inexpiable souffrance de l’exil. C'est inacceptable. L’UE et l’OTAN doivent cesser de soutenir les gouvernements polonais et lituanien dans leur politique xénophobe. Il est urgent pour l'UE, la Pologne comme pour la Biélorussie d'apaiser leurs relations et de retrouver le terrain du dialogue politique qui respecte la dignité humaine.
Les gouvernements de l’Union européenne doivent cesser d’utiliser la question des migrants avec démagogie pour conforter leurs pouvoirs. Les politiques d’accueil et d’intégration doivent maintenant être harmonisées, afin de traiter dignement des hommes, des femmes et des enfants que la situation de leurs pays d’origines interdit de renvoyer sur les chemins de l’exil.
Il faut à cette fin, remettre à plat les dispositifs existants qui n’aboutissent le plus souvent qu’à entraîner des milliers d’êtres humains dans la clandestinité.
Des voies légales et sécurisées de migrations, coupant l'herbe sous le pied des filières de passeurs, doivent être organisées afin de permettre un accueil digne des migrant-es, le plein respect des droits des migrant-e-s en matière de droits d'asile comme de migrations économiques ou climatiques.
Les pays de premier accueil doivent être effectivement soutenus par les Etats-membres de l'UE dans la mise en oeuvre de politiques d'accueil respectueuses du droit international. Les réfugié-e-s et migrant-e-s qui font le choix de s'installer en Biélorussie devraient aussi voir leur droit entièrement respecté.
Un programme élaboré par les associations locales coordonnées par le collectif La Maison du Monde et le Resam. Comme tous les ans, c'est un programme riche et varié sur les thèmes de la solidarité en France et dans le monde qui nous est proposé.
LA PALESTINE AU COEUR - DEUX INVITATIONS DE l'AFPS
Comme chaque année, l'AFPS du Pays de Morlaix est partie prenante de ce Festival des solidarités et choisit de présenter la situation en Palestine occupée à un large public.
Cette année ce sont deux rendez-vous qui vous sont proposés. Deux invitations à venir nous rejoindre pour voir un film, écouter des témoignages et échanger sur la situation à GAZA. Depuis mai, dernier la situation des Palestinien-nes de Gaza s'est encore aggravée. Une population de deux millions d'habitants, enfermée sur 360 km2, victime d'agressions militaires permanentes, du harcèlement des snipers israéliens contre les paysans, jusqu'à celui de la marine d'occupation contre les pêcheurs, en passant par les dizaines de drones qui tournent au-dessus des gens et tirent n'importe quand... En mai dernier la dernière attaque israélienne a fait plus de dégâts en 11 jours que la précédente de 2014 en 51 jours.
Partant de cette situation, nous proposons deux entrées très différentes pour parler de Gaza.
Première entrée, celle du cinéma-documentaire avec le film du réalisateur italien
Emanuele Gerosa : ONE MORE JUMP
Un saut de plus dans les ruines de Gaza, fait par des jeunes qui pour oublier leur quotidien pratiquent le parkour. Un sport acrobatique partagé par des milliers de jeunes dans les rues du monde entier. Les jeunes de Gaza rêvent de paix et aussi de parcourir un jour les rues des grandes villes européennes que leur copain Abdallah a réussi à atteindre pour devenir un champion reconnu de sa discipline...
Un film bouleversant que vous pourrez voir
LE MARDI 23 NOVEMBRE à 20h 30 à La Salamandre.
Une séance qui sera suivie d'un échange avec EMANUELE GEROSA qui nous fait le plaisir de venir lui-même nous parler de son film et de sa rencontre avec ces jeunes de Gaza...
Deuxième entrée, celle du témoignage et de l'échange avec deux médecins français.
Dominique LE NEN est chirurgien et est intervenu à plusieurs reprises à Gaza avec MSF, Jeanne DINOMAIS est pédopsychiatre, elle accompagne un programme d'aide psychologique aux enfants de Beith Lahiya au nord de Gaza. Tous deux viendront témoigner de l'urgence à développer la solidarité avec cette population particulièrement ciblée par le régime d'apartheid israélien.
Cette conférence-débat aura lieu LE VENDREDI 26 NOVEMBRE à partir de 18H à la Salle des fêtes de PLEYBER-CHRIST
A noter que nous poursuivrons la soirée avec un repas solidaire (10€ boisson non comprise) pour lequel nous vous demandons impérativement de réserver pour des raisons compréhensibles d'organisation en appelant le 06 11 62 32 75
ou par mail à afpspaysdemorlaix@yahoo.fr
Ces deux soirées se feront dans le respect des normes sanitaires en vigueur
Nous vous attendons nombreuses et nombreux, pour témoigner par votre présence (et votre parole) de l'intérêt et de la nécessité à renforcer la solidarité avec le peuple Palestinien plus que jamais nécessaire. Et pour commencer, n'hésitez-pas à en parler autour de vous, à copier-coller ces invitations et à les partager avec votre entourage.
Les États-Unis maintiennent un blocus contre Cuba depuis plus de soixante ans. Depuis les années 1990, Washington a adopté une série de lois qui l’ont encore renforcé, pour tenter d’empêcher toutes possibilités d’achats de denrées alimentaires, et de soumettre son peuple en l’affamant. À elle seule, l’administration de Donald Trump a édicté 243 mesures, dont beaucoup pendant la pandémie de Covid-19, qui ont encore plus affecté l’économie cubaine. Ces mesures restent en place sous l’administration de Joe Biden.
L’objectif n’a pas changé : asphyxier l’économie cubaine et infliger des souffrances à sa population afin qu’elle se révolte contre le gouvernement révolutionnaire. Washington a ignoré avec arrogance la condamnation annuelle de l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui exige la fin de cette pratique inhumaine. Parallèlement, depuis des décennies, le gouvernement étasunien a investi des millions de dollars dans la création de «dissidents», d’«opposants» de toutes sortes, inconnus à Cuba mais encensés par la presse internationale, dans le but de nuire à l’image de la révolution et de justifier ainsi l’application de ce blocus criminel.
Avec ce blocus, les États-Unis cherchent également à isoler Cuba, l’un de leurs principaux objectifs étant que l’Union européenne rompe ses relations avec Cuba. Sans le cacher, ils allouent des millions de dollars à la promotion de la subversion interne, en appelant à la désobéissance civile, à l’anarchie et au chaos, dans le seul but de renverser le système politique actuel et d’en installer un qui réponde à leurs seuls intérêts. Washington ne se soucie en rien des immenses réussites scientifiques de la révolution qui, entre autres, feront que dans quelques semaines, Cuba sera le premier pays au monde à avoir vacciné toute sa population contre le Covid-19, et avec ses propres vaccins. Malgré le fait que Washington se soit donné beaucoup de mal pour que Cuba ne puisse même pas se procurer de seringues pour les administrer.
Washington, outre le fait de compter sur la complicité de la grande presse corporatiste, s’appuie également sur des individus qui, depuis la Floride, montent des campagnes appelant à des manifestations violentes dans les rues afin de renverser le gouvernement. A l’intérieur du pays, des individus qui se sentent soutenus et protégés par Washington, et qui utilisent comme étendard la difficile situation économique due au blocus (situation exacerbée par le Covid, comme dans toutes les autres nations), appellent à des manifestations subversives. Ils le font sans tenir compte des lois en vigueur, qui interdisent toute attaque contre le système politique, comme dans tous les états du monde. Et encore plus lorsque c’est à l’instigation d’une puissance étrangère.
Nous, signataires, demandons une fois de plus au gouvernement des États-Unis de mettre fin au blocus inhumain contre Cuba et de cesser ses tentatives de déstabilisation d’une nation qui n’a jamais agi contre sa sécurité, et encore moins interféré dans ses affaires intérieures ni appelé le peuple étasunien à renverser l’ordre établi, malgré les multiples et graves problèmes sociaux internes de cette puissance mondiale.
Le 10 novembre 2021.
À l’initiative de :
Ignacio Ramonet, journaliste, Espagne ; Hernando Calvo Ospina, écrivain, France ; Atilio Borón, sociologue, Argentine et de Fernando Buen Abad, philosophe, Mexique.
Signataires :
Dilma Roussef, ex-présidente du Brésil. Rafaél Correa, ex-président de l’Equateur. José Manuel Zelaya, ex-président du Honduras. Ernesto Samper Pizano, ex-président de Colombie. Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix, Argentine. Martín Almada, Prix Nobel Alternatif, Paraguay. Pablo González Casanova, Prix UNESCO, Mexique. Alfred de Zayas, expert indépendant ONU, États-Unis. Jean Ziegler, ex-rapporteur spécial, ONU, Suisse. César Luis Menotti, ancien entraîneur de la sélection de football d’Argentine. Monseigneur Jacques Gaillot, France. Leonardo Boff, théologien de la liberation, Brésil. Marcelo Barros, moine bénedictin, Brésil. Heinz Bierbaum, eurodéputé, président du Parti de la Gauche européenne, Allemagne. Maite Mola, eurodéputée, viceprésidente du Parti de la Gauche européenne, Espagne. Manu Pineda, eurodéputé, Espagne. Yeidckol Polevnsky, Chambre des Députés, Mexique Héctor Díaz-Polanco, député, Ville de Mexico, Mexique. Bert Anciaux, Sénateur, Belgique. Carlo Sommaruga, sénateur, Suisse. François-Michel Lambert, député, France. André Chassaigne, député, France. María de Lourdes Santiago, sénatrice, Porto Rico. Miguel Mejía, Ministre, République Dominicaine. Juan E. Romero, député Assemblée Nationale, Venezuela. Michele de Col, conseiller de la Ville de Venise, Italie. Dmitrij Palagi, conseiller de la Ville de Florence, Italie. Thanasis Petrakos, Conseiller Régional, Grèce. José Agualsaca Legislador, Equateur. Costas Isychos , ex ministro alterno de defensa , ex député, Grèce. Nandia Valavani, ex-vice-ministre des Finances, ex-députée, Grèce. Dimitris Stratoulis, ex-député, ex-ministre, Grèce. Olivio Dutra, ex-ministre, Brésil. Paulo Vanucchi, ex-ministre, Brésil. Juan Ramón Quintana, ex-ministre, Bolivie. Paolo Ferrero, ex-ministre, Italie. Ricardo Patiño, ex-ministre, Equateur. Gabriela Rivadeneira, ex-présidente de l’Assemblée Nationale, Equateur. Piedad Córdoba, ex-sénatrice, Colombie. Giovanni Russo Spena, ex-sénateur, Italie. Leonardo Caponi, ex-sénateur, Italie. Eleonora Forenza, ex-députée européenne, Italie. Galo Chiriboga, ex-procureur, Equateur. Rosa Rinaldi, ex-viceprésidente, Province de Rome, Italie. Blanca Flor Bonilla, ex-députée, El Salvador. Kenarik boujikian, ex-juge du TJ-SP, Brésil. Carlos Viteri, ex-député, Equateur. Juliana Isabel Marino, ex-ambassadrice, Argentine. Fidel Narváez, diplomate, Equateur. Juan Carlos Monedero, Parti Podemos, Espagne. Joao Pedro Stedile, Mouvement des Sans Terre, Brésil. Tania Díaz González, Député et vice-président de la communication du PSUV, Venezuela. Mauricio Acerbo, secrétaire national Refondation Communiste, Italie. Marco Consolo, relations internationales Refondation Communiste, Italie. Andrea Ferroni, coordinatrice nationale Jeunesse Communiste, Italie. Gauche Unie, Espagne. Parti Communiste d’Espagne. Parti Communiste des Peuples d’Espagne. Parti Communiste d’Espagne (m-l). Ruben Suarez Ciria, Frente Amplio, Uruguay. Lois López Leoira, Internationale Anti-impéraliste des peuples, Argentine. Ana Valentino, Mouvement Octobre, Argentine. Manuel Bertoldi, Front Patria Grande, Argentine. Franco Zunino, président ARCI, Savone, Italie. José Escoda, Front Socialiste, Puerto Rico. Oscar Bonilla, Action Politique, Equateur. Ricardo Ulcuango, dirigeant indigène, Equateur. Kanelis Giorgos, Vice-secrétaire Centre Kalamata , Grèce. Pratis Dimitris, Syndicat DOY Mesinias, Grèce. Fernando Cardozo, CTA Autónoma, Argentina. Mariano Ciafardini, Parti Solidario, Argentina. Chico Buarque, musicien, Brésil. Willie Toledo, acteur, Espagne. Norman Briski, acteur, Argentine. Chabela Rodríguez, chanteuse, Puerto Rico. Daniel Devita, musicien, Argentina. Chico Díaz, acteur, Brésil. Takis Vamvakidis, acteur, Grèce. Pierre Carles, cinéaste, France. Adorno Martín, cinéaste, Argentine. Tania Hermida, cinéaste, Equateur. Ricardo Kiko Cerone, directeur de théâtre, Argentine. Enrique Dacal, directeur de théâtre, Argentina. Jorge Falcone, documentaliste, Argentina. Manuel Santos Iñurrieta, dramaturge, Argentine. Paula Ferré, troubadour. Argentine. Facundo Jofre, troubadour, Argentine. Fabián Bertero, musicien, Argentine. Solimar Ortíz Jusino, Poète, Puerto Rico. William Pérez Vega, Poètes en Marche, Puerto Rico. Juan Camacho, poète, Puerto Rico. Francis Combes, poète, France. Raúl Zurita, poète, Chili. Jaime Svart , poète, Chili/Grèce. Mauricio Vidales, poète, Colombie. Pablo Guayasamin, gestionnaire culturel, Equateur. Cachito Vera, gestionnaire culturel, Ecuador. Techi Cusmanich, gestionnaire culturel, Paraguay. Javier Etayo, humoriste, Pays Basque. Pilar Bustos, artiste, Equateur. María Centeno, artiste, Venezuela. Martha Moreleon, artiste, Mexique/Grèce. Pavel Eguez, peintre, Ecuador. Ilonka Vargas, artiste, Ecuador. Loukia Konstantinou , Centre Culturel “Nuestra América, Grèce. Fernando Morais, écrivain, Brésil. Frei Betto, écrivain, Brésil. Luis Britto García, écrivain, Venezuela. Michel Collon, écrivain, Belgique. Panagiotis Maniatis, écrivain, Grèce. Argentine Chiriboga, écrivaine, Equateur. Vicente Battista, écrivain, Argentine. Τasos Kantaras, écrivain, Grèce. Galo Mora, écrivain, Equateur. José Regato, écrivain, Equateur. Jenny Londoño, écrivaine, Equateur. Patricia Villegas, Présidente de Telesur, Venezuela. Wafi Ibrahim, journaliste, Líbano. Manuel Cabieses, journaliste, Chili. Stella Calloni, journaliste, Argentine. Mario Silva, journaliste, Venezuela. Maxime Vivas, journaliste, France. Cathy Dos Santos, journaliste, France. Pascual Serrano, journaliste. Espagne. Orlando Pérez, journaliste, Equateur. Carlos Aznárez, journaliste, Argentine. Mery Kampouraki, journaliste, Grèce. Maria Kaliva, journaliste, Grèce. Ivano Iogna Prat, journaliste, Luxembourg. Daniele Biacchessi, journaliste, Italie. Juan Carlos Espinal, journaliste, Republique Dominicaine. Ascanio Bernardeschi, journaliste, Italie. Kintto Lucas, journaliste, Equateur. Elaine Tavares, journaliste, Brésil. José Manzaneda, Cuba Información, Espagne. Jorge Elbaum, journaliste, Argentine. Fabrizio Casari, journaliste, Italie. Telma Luzzani, journaliste, Argentine. Sandra Russo, journaliste, Argentine. Geraldina Colotti, journaliste, Italie. Omar Ospina, journaliste, Equateur. Sally Burch, journaliste, Equateur. Xavier Lasso, journaliste, Equateur. Mabel Elina Cury, journaliste, Argentine. Horacio Finoli, journaliste, Argentine. Patricia Latour, journaliste, France. Fernando Arellano Ortiz, journaliste, Colombie Vaquelis Gonatas, Red Solid@ria, Grèce. Beinusz Smukler, Asociación Americana de Juristas, EEUU. Carol Proner, Juriste, Brésil. Eduardo “Tuto” Villanueva, avocat, Puerto Rico. Wilma Reverón Collazo, avocate, Puerto Rico. Paul-Emile Dupret, juriste, Belgique. Carmen Diniz, juriste, Brésil. Yiannis Rachiotis, avocat, Grèce. Geovy Jaramillo, avocat, Equateur. Gianluca Schiavon, juriste, Italie Héctor Ortega, avocat, Espagne. Karla Díaz Martínez, avocate, Chili. Glenna Cabello, politologue, Venezuela. Gianni Vattimo, philosophe, Italie. Graciela Ramirez, activiste, Argentine. Milagros Rivera, dirigeant social, Puerto Rico Irene León, sociologue, Equateur. Paula Klachko, sociologue, Argentine. Arantxa Tirado, politologue, Espagne. Paul Estrade, professeur, France. Themis Tzimas , professeur, Grèce. Dimitris Katsonis, professeur, Grèce. Gonzalo Perera, matematicien, Uruguay. Rosella Franconi, biotechnologiste, Italie Pasquale Voza, professeur, Italie. Angelo Baracca, professeur, Italie. Francisco Sierra Caballero, professeur, Espagne. Ana Esther Ceceña, professeure, Mexique. Waldir Rampinelli, professeur, Brésil. Nildo Domingos, professeur, Brésil Emilio H. Taddei, professeur, Argentine. Ioannis Kouzis, professeur, Grèce. Juan Torres López, professeur, Espagne. Andrea Vento, enseignante, Italie. Fabrizio Chiodo, scientifique, Italie. Clóvis Cavalcanti, économiste environnemental, Brésil. Rosella Franconi, chercheuse, Italie. Gilberto López y Rivas, anthropologue, Mexique. Alicia Castellanos, anthropologue, Mexique. Tiziano Tussi, Comité scientifique CESPI, Italie. Giovanna Di Matteo, géographe, Italie. Luis E. Wainer, sociologue, Argentine. David Chávez, sociologue, Equateur. Juan Paz y Miño, historien, Equateur. Eirini Nedelkou, architecte, Grèce. Nelson Rolim de Moura, editor, Brésil. Mario Della Rocca, chercheur, Argentine. Erika Silva, sociologue, Equateur. Julio Peña y Lillo sociologue, Equateur. María Fernanda Barreto, chercheuse, Venezuela. Pedro Páez, économiste, Equateur. Miguel Ruiz, économiste, Equateur. Ricardo Sánchez, économiste, Equateur. Melania Mora, économiste, Equateur. Cristian Orosco, économiste, Equateur. Mario Ramos, sociologue, Equateur. Alessandro Fanetti, chercheur, Italie. Rafaél Quintero, sociologue, Equateur. Movimiento Estatal de Solidaridad con Cuba, Espagne. MediCuba, Espagne. Sodepaz, Espagne. Samuel Wanitsch, coordination Association Suisse-Cuba. Marco Papacci, président Association Italie-Cuba. Didier Philippe, président Association France-Cuba. Victor Fernandez, Président Cuba Coopération, France. Didier Lalande, président Association Cuba Linda, France. Charly Bouhana, président Association Cuba Si France. Roberto Casella, Cercle Granma Italie-Cuba. Anna Serena Bartolucci présidente AsiCuba, Italie.
Jusqu'au 12 novembre, se tient à Glasgow la COP 26, où chefs d’états et de gouvernements des 191 pays signataires de l’accord de Paris auront l’occasion d’afficher leurs nouvelles ambitions pour la planète.
Cette COP 26 s’est ouverte dans un contexte climatique alarmantet alors que l’Humanité n’a jamais été dans une situation aussi menaçante. Le rapport du GIEC d’août dernier prévoit une hausse des températures de 1,5 °C pour 2030, soit une décennie plus tôt que la précédente estimation publiée il y a 3 ans. D’autres scénarios présentés par le GIEC, beaucoup plus pessimistes, prévoient quant à eux un réchauffement compris entre 3,3 et 5,7 °C.
Ces modifications climatiques, sous-tendant des conséquences environnementales, peuvent avoir des impacts sur la sécurité nationale des Etats, en fragilisant leurs territoires, leurs populations ou leurs organisations. Elles peuvent également avoir des conséquences importantes sur la sécurité internationale. Certes, il est très rare qu’un problème environnemental soit directement lié à un conflit, mais il est clair qu’il contribue à l’instabilité de la zone.
Parmi un millier d’autres, prenons l’exemple du Lac Tchad. Soumis à une sécheresse importante, il laisse place aujourd’hui à des zones humides exploitées par l’agriculture. Les villages de pêcheurs nigérians se trouvant au bord du lac subissent de plein fouet la sécheresse, qui les conduit à se déplacer vers le Cameroun, où se développent des tensions avec les populations locales. Lorsque la faim, la soif et la recherche de moyens de subsistance frappent les être humains, il n’y a plus ni frontières ni raison qui tiennent, provoquant inéluctablement des problèmes géopolitiques.
Cette même étude du GIEC prévoit une élévation du niveau de la mer d’un mètre d’ici 2100, voire de 2 mètres dans les pires scénarios, en raison de l’incertitude liée aux calottes glaciaires. Cela suppose d’incessantes modifications et contestations territoriales. La montée des eaux pourrait ainsi, dans certains cas, mettre en péril la permanence d’un Etat en le privant, purement et simplement, de son territoire. Certains Etats du Pacifique achètent déjà d’autres territoires, à l’instar des Maldives.
La montée des eaux mènerait également à une modification importante du périmètre des Zones Economiques Exclusives. Par exemple dans la zone Arctique où, du fait de la fonte des glaces, s’ouvrent de nouvelles perspectives d’exploitation et d’extraction, avec les tensions et la concurrence que cela sous-tend.
Par conséquent, il est indispensable de prendre des mesures fortes et contraignantes contre le réchauffement climatique, afin de prévenir les conflits de demain.
Ce diagnostic sur le réchauffement climatique et la responsabilité de l’être humain dans ce dernier est aujourd’hui très largement partagé, au-delà des différences politiques. Pourtant, les solutions pour y répondre sont diverses et nous, communistes, pensons que certaines d’entre-elles, mises en avant par les libéraux, concourent même à l’aggravation du phénomène.
Ainsi, nous assistons à une nouvelle offensive du monde économique en matière de « greenwashing ». Nombre d’entreprises, en développant une rhétorique de la « décarbonisation » compatible avec leur modèle de croissance, évitent ainsi de parler de « défossilisation » comme le dénonce le chercheur et militant Maximes Combes dans son ouvrage « Sortons de l’âge des fossiles ».
Le meilleur exemple de cette supercherie reste le « marché du carbone ». L’impasse fondamentale du capitalisme se définit comme suit : à chaque problème, un prix. Les pays ayant de trop fortes émissions carboniques sont invités à « compenser » leur niveau de pollution en versant de généreuses contributions aux pays à faibles émission. Cet entêtement dans le modèle libéral, sans aucune remise en question de nos modes de productions, des impacts sociaux et écologiques, est irresponsable. Plutôt que de contourner l’enjeu climatique, nous serions mieux inspirés de réfléchir à des changements dans nos mobilités, nos modes de consommation, nos logements, nos systèmes de production, notre système alimentaire…
C’est bien l’aspect systémique de la question que je souhaite poser ici. Il est primordial de rester lucides sur les premiers responsables du réchauffement climatique. De la même manière que en 2008, où l’on a voulu faire porter la responsabilité de la crise sur le surendettement des travailleurs alors même que le coupable était le système spéculatif, les libéraux tentent de culpabiliser les modes de consommation des gens ordinaires, afin d’éluder une fois de plus la nécessité d’une bifurcation économique.
Pourtant, la Convention citoyenne pour le climat, constituée d’un panel citoyen représentatif de la population française, avait débouché sur des propositions de mesures contraignantes, à la fois pour l’Etat mais aussi pour les consommateurs. Voilà bien la preuve que les citoyens peuvent accepter de s’engager dans la construction d’une société durable, sociale et responsable, lorsque celle-ci est basée sur un processus véritablement démocratique, dans lequel les règles sont les mêmes pour tous.
C’est véritablement un des enjeux majeurs des prochaines années : la délibération collective, le dialogue sont indissociables du déploiement de solutions techniques pour faire face au changement climatique. Sans pression citoyenne et populaire, sans actes démocratiques forts dans chacun des Etats et au plan international, aucune COP, aussi ambitieuse soit-elle, ne pourra se mettre réellement au niveau du défi climatique. Et aucun peuple n’acceptera de s’engager dans des changements aussi profonds de son mode de vie.
Face au changement climatique, la démocratie reste notre meilleure arme.
Brimades, harcèlement, catastrophes : les conséquences des politiques migratoires en Europe !
Un TER heurte un groupe de migrants proche des voies ferrées, 1 mort et plusieurs blessés. 400 migrants secourus in extremis en Méditerranée lors d’une seule opération de sauvetage. Au Sénégal, la marine nationale a réussi à secourir 82 personnes qui partaient vers l’Espagne sur une simple pirogue. 4 enfants morts sur la route migratoire vers les Canaries
Au centre de rétention administrative de Mesnil-Amelot, un homme passe toute la nuit sur le toit pour éviter l’expulsion. Au centre de rétention administrative de Palaiseau, un homme de nationalité colombienne en France depuis 10 ans enfermé à cause d’un patron qui ne lui fait pas de contrat de travail alors qu’il travaille pour lui depuis plus de 3 ans. Un jeune apprenti malien en France se retrouve du jour au lendemain sans hébergement, sans avoir le droit de travailler car il vient d’avoir 18 ans. Un médiateur de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) en déplacement à Calais repart en annonçant avec un certain cynisme que les personnes délogées après les démantèlements réguliers de la police auront le droit de récupérer leurs affaires. 2 militants de la solidarité encore en grève de la faim à Calais, bras de fer entre associations et État au sujet de la fermeture d’un refuge d’accueil pour migrants à Briançon, etc.
Cette énumération est une partie de l’actualité des 15 derniers jours. On pourrait rajouter la situation en Île-de-France où des centres d’hébergement d’urgence dans des lieux transitoires « réquisitionnés » il y a un an et demi pour mettre à l’abri de la pandémie une partie des personnes en attente de demande d’asile ou autres risquent de fermer sans que l’État propose des solutions pérennes d’hébergement.
Voici les conséquences des politiques migratoires de la France et de l’Europe et il faudrait laisser parler sans contradiction possible les Pécresse, Ciotti, Barnier, Bertrand, Zemmour, Le Pen, Valls, Darmanin, etc.
Une nouvelle fois, répétons qu’il n’y a pas « d’invasion » migratoire, répétons que les personnes déplacées sont pour la plupart déplacées dans les pays voisins et les pays du Sud, répétons que l’immigration ne coûte rien ou presque aux pays d’accueil. En effet, un rapport de l’OCDE rendu public le 28 octobre explique que dans tous les pays d’accueil, la contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation.
Répétons que le monde s’est construit avec les mouvements de population et que les politiques migratoires en France comme en Europe n’ont pas besoin d’être de plus en plus dures, elles le sont déjà beaucoup trop. Elles ont besoin de courage, de voies légales et sécurisées, de montrer que la solidarité et l’accueil digne peuvent être plus forts que la haine, le mépris et la construction de murs.
Cécile Dumas
responsable adjointe du secteur international
chargée des enjeux migratoires
Comité de soutien à Salah Hamouri, AFPS et Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Voilà 20 ans qu’Israël s’acharne contre Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat, défenseurs des droits humains.
Ce lundi 18 octobre, il s’est vu notifier la révocation de son statut de résident de Jérusalem. Il ne lui reste qu’une toute dernière possibilité d’appel sous 30 jours.
C’est maintenant en vertu d’une loi inique qu’Israël projette d’expulser Salah Hamouri. Les Palestiniens de Jérusalem sont soumis par Israël au statut précaire de résident et Israël entend leur imposer un devoir d’allégeance. C’est pour défaut d’allégeance qu’Israël a décidé de révoquer le statut de résident de Salah Hamouri, premier pas vers son expulsion de sa terre natale.
Comment la France peut-elle accepter que l’un de ses ressortissants soit ainsi soumis à de tels actes inhumains, à des violations constantes de ses droits élémentaires ?
Elle sait parfaitement se faire entendre quand elle en a la volonté, on l’a vu à de nombreuses reprises. Il est temps de le faire avec Israël.
Le Président de la République doit s’exprimer publiquement sur le cas de Salah Hamouri et affirmer qu’il ne laissera pas ainsi les droits élémentaires d’un citoyen français bafoués. Il est de sa responsabilité de protéger tous les citoyens français où qu’ils se trouvent.
Le Président de la République doit mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour que ce harcèlement de 20 ans cesse.
Salah doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et ses enfants, c’est son droit le plus élémentaire. Le Comité de soutien à Salah Hamouri, l’Association France Palestine Solidarité et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine appellent toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice à interpeller le Président de la République.
Voilà 20 ans qu’Israël s’acharne contre Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat, défenseurs des droits humains. Ce lundi 18 octobre, il s’est vu notifier la révocation de son statut de résident de Jérusalem. Cette révocation est la dernière marche avant son expulsion de sa terre natale.
Il ne lui reste qu’une toute dernière possibilité d’appel sous 30 jours.
C’est pour « défaut d’allégeance » qu’Israël a décidé de révoquer le statut de résident de Jérusalem de Salah Hamouri, en vertu d’une loi inique qui contrevient en tous points au droit international : NON, une personne vivant sous occupation ne doit pas allégeance à l’occupant ; OUI, elle a le droit de vivre sur sa terre natale et de résister à l’occupation.
Salah Hamouri doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et ses enfants, c’est son droit le plus élémentaire.
Nous vous demandons de vous exprimer publiquement sur le cas de Salah Hamouri et de recevoir sa femme officiellement à l’Élysée pour marquer le soutien que vous leur apportez et votre réprobation à Israël.
Nous vous demandons de vous engager et de faire tout ce qui en votre pouvoir pour que soient respectés les droits élémentaires de Salah Hamouri et de sa famille à qui vous devez assistance et protection.
« Suivre l’affaire de près » - comme dit le faire votre Ministre de l’Europe et des affaires étrangères - ne suffit pas, il faut des actes !
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.
En bisbille sur la réforme cruciale du marché du travail, les socialistes et Unidas Podemos enterrent la hache de guerre. La ministre communiste du Travail continuera de tenir le cap.
C’était la crise la plus aiguë qu’elle a traversée, mais c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… La coalition entre les socialistes (PSOE) du premier ministre Pedro Sanchez et l’alliance de gauche Unidas Podemos, emmenée par la vice-présidente communiste du Conseil des ministres Yolanda Diaz, a trouvé un terrain d’entente. Après des semaines d’âpres débats au sein du gouvernement espagnol, une réunion au sommet, mardi midi, a permis de dégager un consensus sur une des réformes les plus déterminantes de leur programme, celle du marché du travail. Il s’agit, pour la gauche espagnole, de défaire le travail de sape sur les protections sociales et les garanties collectives conduit par le gouvernement conservateur et ultralibéral de Mariano Rajoy, au plus fort de l’austérité au début des années 2010, mais également de créer de nouveaux droits pour les travailleurs. Une des mesures emblématiques est d’ailleurs déjà entrée en vigueur dès cet été. Les plateformes de l’économie numérique sont dorénavant contraintes d’employer leurs livreurs sous un statut non plus d’autoentrepreneur ou d’indépendant, mais de salarié.
Hausse du salaire minimum de près de 30 % ces dernières années, restriction d’un droit des licenciements largement dérégulé, encadrement de la sous-traitance, lutte contre la précarité, avec, notamment, la fin programmée d’une forme de contrat de mission, rétablissement de la hiérarchie des normes qui ferait prévaloir l’accord de branche sur des accords d’entreprise moins-disant, dans bien des cas. Par exemple, sur le temps de travail, réintroduction de la clause empêchant les patrons de dénoncer des accords, sans rien proposer derrière, afin de baisser les droits et protections collectives… Cette orientation politique subit depuis des mois les foudres de la droite ou du patronat à Madrid. La nouveauté, c’est que, ces dernières semaines, la socialiste Nadia Calviño, ministre de l’Économie et elle aussi vice-présidente du gouvernement espagnol, s’est jointe au chœur des critiques contre Yolanda Diaz, revendiquant de lui reprendre les dossiers et la conduite des négociations.
Reprise des termes précis contenus dans l’accord de coalition
Dans la foulée, la ministre du Travail espagnole a été présentée dans la presse de droite comme une « pasionaria du XXIe siècle » qui serait « plus dangereuse que Pablo Iglesias », qu’elle a, au printemps dernier, remplacé au gouvernement et à la tête de Podemos. Difficile, toutefois, pour Pedro Sanchez, de se passer de Yolanda Diaz, qui caracole en tête devant toutes les autres personnalités politiques dans les sondages de popularité. Aussi, au milieu de la semaine dernière, le premier ministre espagnol a-t-il dû confirmer que c’était bien elle, et non Calviño, qui conduirait, dans la dernière ligne droite, la négociation avec les syndicats, très enthousiastes devant le programme de réformes, mais également avec les représentants des entreprises.
Mardi, après que la Commission européenne a, ce week-end, été forcée d’admettre qu’elle ne pouvait pas, sous prétexte de sa supervision en vue du déblocage des fonds accordés via le plan de sauvetage européen, bloquer directement la réforme défendue par Yolanda Diaz, le PSOE et Unidas Podemos ont enterré la hache de guerre, et repris les termes précis contenus dans leur accord de coalition il y a quelques années. Le gouvernement réitère sa détermination à combattre les « principales anomalies du marché du travail en Espagne » que sont, « avec le chômage », « les contrats temporaires et la précarité ». Pour l’heure, à la satisfaction affichée d’Unidas Podemos, il maintient le cap sur les accords d’entreprise qui ne pourraient plus déroger, pour le pire, aux accords de branche, mais le porte-parole du gouvernement Sanchez affirme rechercher un consensus entre les organisations syndicales et patronales sur le sujet… « Aujourd’hui, ceux qui ont gagné, ce sont les travailleuses et les travailleurs du pays, se félicite Yolanda Diaz, de son côté. Nous allons mettre fin au modèle de précarité des emplois qui a été imaginé et mis en œuvre par le Parti populaire. »
Des syndicats prudents
Pour Unai Sordo, réélu la semaine dernière secrétaire général des Commissions ouvrières (CCOO), l’un des plus puissants syndicats espagnols, le gouvernement de coalition entre les socialistes (PSOE) et Unidas Podemos va devoir se soumettre à une « épreuve de vérité » dès ce mercredi. Une rencontre est, en effet, prévue avec les organisations syndicales et patronales. « La position du gouvernement n’est pas exactement celle des syndicats », tient à préciser Sordo, citant l’encadrement des licenciements. L’UGT, l’autre grande centrale, salue tout de même la volonté de « rétablir un équilibre » dans la négociation sociale.
La COP 26 de Glasgow ne saurait se satisfaire des beaux discours des dirigeants mondiaux bien souvent en contradiction avec leurs actions respectives. L’heure est aux décisions concrètes, ambitieuses et radicales face à la crise climatique qui menace les équilibres de la civilisation humaine. C’est bien de changements systémiques dont il est question. L’avenir de l’humanité ne se joue pas en mots mais bien en actes.
Rappelons que legouvernement français a été jugé coupable d'inaction climatique. Le Haut conseil pour le climat a souligné à plusieurs reprises les manques de la politique du gouvernement ainsi que la nécessité de changer le système économique en profondeur. Au niveau mondial, les engagements actuels des Étatsne permettront, au mieux, que de réduire de 7 % les émissions en 2030 par rapport à 2020. Or il faudrait faire 7 fois plus d’efforts pour respecter les 1,5 degrés de réchauffement: c'est dire que la marche est encore très haute !
C’est pourquoi le Parti communiste français a mandaté une délégation à Glasgow, du 5 au 8 novembre, avec pour objectif d'échanger despropositions et de construiredes actions communes avec d'autres forces progressistes et écologistes en Europe et dans le monde.Elle sera notamment porteuse d’une ambition pour la France : arriver à viser une empreinte carbone nulle le plus rapidement possible et sortir des énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon). Elle défendra aussi une approche sociale et populaire de l’écologie, qui affronte la nécessité d’un dépassement du système capitaliste par des mesures structurelles et qui fait des catégories moyennes et populaires les acteurs de cette révolution en plaçant la démocratie, la lutte contre les inégalités et une réorientation des richesses produites en son cœur. C’est en ce sens que la délégation participera à la manifestation à Glasgow et que les communistes seront présents aux manifestations pour la justice climatique samedi 6 novembre prochain.
A cet effet, Fabien Roussel est porteur d’une proposition forte, conforme aux recommandations du GIEC, celle d’un pacte inédit pour le climat et l’emploi de 140 milliards d’euros avec des objectifs précis (mix énergétique, mobilités, rénovation des bâtiments et du logement, mode de production agricole, biodiversité, industrialisation nouvelle et recherche, relocalisation des productions, lutte contre l’obsolescence programmée, solidarité internationale). Ce pacte prend toute la mesure de la révolution à engager en termes d’emploi, de formation et de nouveaux pouvoirs de décisions des salariés dans les entreprises pour relever le défi écologique.
Nous sommes face à un défi politique, scientifique, industriel et de recherche fondamentale et appliquée, sans précédent : nous avons 10 ans décisifs pour agir !
Paris, le 3 novembre 2021
Parti communiste français.
Présidentielle. Fabien Roussel propose un pacte à 140 milliards pour le climat
Pour sa troisième « rencontre des jours heureux », le candidat du PCF à l’Élysée a détaillé ses propositions pour la sauvegarde de l’environnement. Il souhaite conformer les dépenses écologiques de l’État aux préconisations du Giec.
Sous les arches métalliques de la halle Martenot, dans le centre historique de Rennes (Ille-et-Vilaine), Fabien Roussel a tenu, mercredi 27 octobre, sa troisième édition des « rencontres des jours heureux », dédiée à l’environnement et au climat. Devant les 400 personnes réunies pour l’occasion, le candidat du PCF à la présidence de la République a détaillé une série de propositions issues de son « pacte pour le climat et l’emploi », d’un montant de 140 milliards d’euros par an, « conformément aux préconisations du Giec ». « Nous sommes dans la décennie du possible », assure le député du Nord, estimant « urgent de rompre avec le système capitaliste, qui, pour gagner encore plus d’argent, exploite les êtres humains mais aussi la Terre ». Mais « l’écologie ne doit pas se limiter au réchauffement climatique », note Barbara Gomes, porte-parole de la campagne et animatrice de l’événement. Ce territoire n’a pas été choisi par hasard : de la catastrophe de l’ Erika aux phénomènes des algues vertes, provoqués par l’exploitation porcine intensive, la Bretagne doit faire face à différents enjeux environnementaux, tout en produisant « seulement 17 % de ses besoins énergétiques », déplore l’élu rennais Yannick Nadesan (PCF). Localement, les initiatives, que le candidat n’a pas manqué de saluer, se multiplient.
Développer le fret, rénover les logements
D’ailleurs, en amont de la rencontre, Fabien Roussel s’est notamment rendu sur le barrage de Rophémel. Un ouvrage qui, malgré sa production d’électricité et d’eau potable pour les 500 000 habitants de l’agglomération rennaise, était menacé de fermeture à la suite de l’abandon de la concession par EDF, avant d’être racheté 1 euro symbolique par Eau du bassin rennais. Une première pour une collectivité en France, qui « permet ainsi de contrôler la production d’une électricité verte, la distribution de l’eau, mais aussi d’agir sur sa tarification sociale », précise Yannick Nadesan, à l’initiative de la démarche. « Il ne faut pas opposer les énergies vertes et l’énergie nucléaire », assure Fabien Roussel, partisan de l’atome, qui a réaffirmé sa volonté de renationaliser EDF et Engie afin de « retrouver une maîtrise de nos productions à travers unmixte énergétique décarboné et pilotable ». « Les six scénarios de RTE pour la neutralité carbone en 2050 méritent un grand débat national », estime également le sénateur Pierre Laurent (PCF), présent pour l’occasion.
Mais c’est aussi sur les transports, responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre, que le candidat communiste insiste. Sur le fret d’abord, il met sur la table un plan de 4 milliards d’euros avec pour ambition d’atteindre les 30 % de marchandises transportées sur le rail d’ici à 2030. Un plan qui comprend notamment l’ouverture de 100 lignes « sur le modèle du train des primeurs entre Perpignan et Rungis », détaille Fabien Roussel. Un enjeu de taille pour la Bretagne, d’autant qu’« aucun port de la région n’est desservi par le rail », relève un syndicaliste CGT, lors de la visite du candidat dans une entreprise de logistique. « En développant nos activités sur le fret, nous réduisons de 15 000 le nombre de camions sur les routes chaque année », note Matthieu Lahaye, le directeur de l’entreprise, qui opère ainsi entre Rennes et Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône.
Pour autant, Fabien Roussel n’oublie pas la vie quotidienne des Français, l’occasion pour lui de tacler la politique macroniste. « Avez-vous déjà vu un ouvrier acheter une voiture électrique à 50 000 euros grâce à la prime gouvernementale de 3 000 euros ? » ironise un candidat qui ambitionne la revalorisation de cette dernière à hauteur de 10 000 euros, comme l’engagement financier de l’État en faveur des transports en commun gratuits. Face à la hausse des prix de l’énergie, le secrétaire national du PCF a réitéré son appel à « baisser la TVA », d’autant que cette action dégagerait « des marges pour les entreprises afin d’augmenter les salaires ». Enfin, le candidat souhaite débloquer 10 milliards d’euros par an pour « financer la construction et la rénovation de 500 000 logements afin d’éradiquer l’ensemble des passoires ». « Les 1 % les plus riches sont responsables de 15 % des émissions de CO2 », glisse Fabien Roussel, qui entend financer l’ensemble de ces mesures « en allant chercher des recettes supplémentaires », notamment en taxant les plus aisés et les multinationales.
Le gouvernement israélien s’acharne sur Salah Hamouri : la France doit agir
Voilà 20 ans qu’Israël s’acharne contre Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat, défenseurs des droits humains.
Ce lundi 18 octobre, il s’est vu notifier la révocation de son statut de résident de Jérusalem par Israël. Il ne lui reste qu’une toute dernière possibilité d’appel sous 30 jours.
Salah doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et ses enfants, c’est son droit le plus élémentaire.
Ajoutez votre signature à cet appel de personnalités pour que la France agisse afin que les autorités israéliennes rétablissent le statut de résident permanent à Jérusalem de Salah Hamouri et empêche son expulsion.
Pierre Laurent, président du Conseil National du PCF, vice-président du Sénat, signe cette pétition avec d'autres personnalités françaises: et vous?
Le gouvernement israélien s’acharne sur Salah Hamouri : la France doit agir
La ministre de l’Intérieur du gouvernement israélien, Ayelet Shaked a, le 18 octobre, signifié à l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri la révocation de son statut de résident de sa ville natale, Jérusalem, ouvrant la voie à son expulsion.
Cette décision, qui viole à la fois l’article 45 de la Convention de La Haye et l’article 49 de la 4e Convention de Genève, prétend se fonder sur des dossiers pourtant déjà jugés, d’autres « secrets ». Elle invoque une loi – « sur l’entrée en Israël », modifiée en 2018 pour permettre aux autorités de révoquer administrativement le statut de « résident permanent des Palestiniens de Jérusalem-Est » pour « défaut d’allégeance » à Israël.
Rappelons que l’annexion de Jérusalem-Est par Israël est condamnée par de nombreuses résolutions de l’ONU et que l’Union européenne « ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les Territoires occupés, y compris Jérusalem-Est ».
Ce faisant, le « nouveau » gouvernement israélien s’acharne, comme son prédécesseur, sur Salah Hamouri. Celui-ci a déjà passé 7 ans de sa jeune vie en prison, pour une tentative d’assassinat imaginaire attestée par des dénonciations d’agents provocateurs. S’y sont ajoutées près d’une année d’emprisonnement administratif sans le moindre motif et des restrictions de circulation en Cisjordanie. De surcroît, sa femme – expulsée enceinte de six mois en 2016 – et ses deux enfants sont interdits d’entrée en Israël. Il s’agit, a déclaré en substance Ayelet Shaked, de faire un exemple pour intimider tous les Palestiniens de Jérusalem.
Cette démarche incarne bien la politique du nouveau gouvernement israélien, dont les gestes cosmétiques cachent mal la violence accrue de la répression israélienne contre la population palestinienne. Selon les dernières statistiques de l’OCHA, le Bureau de l’ONU pour le Territoire occupé, depuis le 1er janvier 2021 l’armée a tué 331 Palestiniens (contre 30 en 2020) et en a blessé 15 860 (contre 2 668), alors que dans le même temps, 15 Israéliens ont perdu la vie (contre 3 en 2020).
L’ordre du ministre de la Défense Benny Gantz, le 22 octobre, déclarant comme «organisations terroristes » six grandes ONG palestiniennes de défense des droits de l’Homme, illustre aussi de manière inédite et particulièrement grave l’offensive du gouvernement israélien contre la société civile palestinienne. Rappelons que Salah Hamouri exerce son métier d’avocat auprès de l’une d’entre elles.
Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères avaient manifesté de longue date l’attention qu’ils portaient au cas de Salah Hamouri. La décision du gouvernement israélien représente donc à leur égard, s’agissant d’un citoyen français, un défi, voire une humiliation. Voilà qui le prouve à nouveau, s’il en était besoin : la complaisance à l’égard du gouvernement Bennett, comme de son prédécesseur, ne peut que l’encourager dans son escalade anti-palestinienne. Salah Hamouri, sa femme et ses enfants ont droit de vivre librement à Jérusalem !
C’est pourquoi nous appelons les autorités françaises à tout faire pour empêcher ce nouvel acte arbitraire, symbole de tous les autres. Il revient au président de la République de poser des gestes forts, notamment en recevant personnellement l’épouse de Salah Hamouri, d’exiger du gouvernement israélien l’annulation des mesures prises contre Salah Hamouri, et de prendre des sanctions vis-à-vis d’Israël si ses demandes ne sont pas suivies d’effet.
Jean-Christophe Attias, professeur de pensée juive médiévale à l'EPHE (Université PSL)
:
Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.