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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:32
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 05:30
fresque à Béthléem

fresque à Béthléem

Israël/Palestine : les enjeux de la conférence de Paris

Le vendredi 3 juin, Paris accueillera une conférence internationale afin de tenter de débloquer le processus de paix - mais peut-on encore employer ce terme ? - entre Israéliens et Palestiniens. Le but premier de cette conférence est de préparer le terrain, sur fond de promesses d’aide financière et de garanties sécuritaires, à des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens.

Pascal Boniface, Mediapart, mardi 31 mai 2016

Seront ainsi présents John Kerry et Sergueï Lavrov, ministres américain et russe des Affaires étrangères, Federica Mogherini, en charge de la diplomatie de l’Union européenne, Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, ainsi que les ministres des principaux pays européens et arabes. Bref, un bel aéropage. Mais la réunion de toutes ces personnalités, représentants des plus grandes puissances, risque d’aboutir à un constat supplémentaire d’impuissance.

La tenue de cette conférence donne lieu à des sentiments ambivalents. On peut se féliciter de l’initiative française, qui refuse de laisser au point mort, dans une zone d’ombre, le dossier israélo-palestinien. Certes, la guerre civile en Syrie et l’État islamique sont des défis stratégiques plus brûlants et engendrant plus de victimes. Mais, contrairement à ce qu’essaie de faire croire le Gouvernement israélien et ses soutiens, la question israélo-palestinienne reste un sujet stratégique central dont l’importance dépasse largement le cadre régional.

La diplomatie française est moins active sur ce sujet qu’elle ne le fut dans le passé. Ce changement n’est d’ailleurs pas ultérieur à l’élection de Nicolas Sarkozy, qui revendiquait haut et fort son amitié pour Israël, ou de François Hollande, qui est revenu sur son engagement électoral de reconnaître l’État de Palestine, mais date de la fin du mandat de Jacques Chirac. Presque surpris par sa propre audace de s’opposer à la guerre d’Irak de 2003, la France avait adopté un profil bas dans les relations, tant avec les États-Unis qu’avec Israël, craignant les effets de la poursuite du French bashing aux États-Unis. Être moins actif qu’auparavant sur la question palestinienne faisait partie de cette stratégie. Mais, si la France est moins militante qu’auparavant, elle reste le pays occidental le moins inactif sur le sujet.

Il reste que cette conférence a peu de chances d’aboutir. La cruelle réalité est que Benyamin Netanyahou a affirmé très ouvertement à Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, ministre des Affaires étrangères et Premier ministre français qui se sont rendus en Israël à deux semaines d’intervalle, qu’il s’opposait à l’initiative française. À la place, il propose des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens. C’est un moyen de ne pas avancer, vu la disproportion des forces. Le Gouvernement israélien pense que le temps joue en sa faveur, que les Palestiniens s’habitueront à l’occupation et que la poursuite de la colonisation permet de grignoter les territoires palestiniens, rendant de fait impossible la solution à deux États. Netanyahou, à la tête du Gouvernement le plus à droite de l’Histoire Israël, dont de nombreux membres ont ouvertement affirmé qu’ils s’opposeraient à tout accord avec les Palestiniens, dit refuser tout « diktat international ».

Or, ni la France, ni la « communauté internationale », n’est prête à faire payer un quelconque prix de ce refus à Israël. Pourquoi, dès lors, changerait-il sa position intransigeante dont il ne subit aucune conséquence négative ? Netanyahou n’éprouve aucune crainte face aux autres puissances, et l’examen des évènements depuis qu’il est au pouvoir lui donne raison. Sa seule crainte provient des mouvements de l’opinion interne et notamment « Boycott DésinvestissementSanction », qui prend de l’ampleur.

En face, les Palestiniens, qui sont politiquement et géographiquement divisés, semblent démunis et désemparés. Les Israéliens continuent, année après année, de mettre en œuvre le principe de l’ancien Premier ministre, Yitzhak Shamir, au début des années 90 : nous sommes prêts à négocier le temps nécessaire, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à négocier.

Israël-Palestine: les enjeux de la conférence de Paris (Pascal Boniface, Médiapart - 31 mai 2016)
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 05:20
Israël: le leader d'extrême-droite Avigdor Lieberman devient ministre de la défense (Le Monde)

L’ultranationaliste Avigdor Lieberman a été investi lundi 30 mai par le Parlement israélien comme ministre de la défense, un poste où il supervisera l’action dans les territoires palestiniens et où il a promis de se montrer « raisonnable » après des années de rhétorique agressive. Avec l’entrée de M. Lieberman, ce gouvernement est le plus à droite de l’histoire d’Israël selon les commentateurs.

La nomination du chef du parti d’extrême droite Israël Beitenou (« Israël notre maison »), et celle de Sofa Landver – membre de la même formation – au poste de ministre de l’intégration, a été approuvée par 55 voix contre 43 et une abstention, les 21 autres députés étant absents lors du vote.

Une coalition renforcée au Parlement

Après presque deux semaines de tractations et de revirements, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a donc réussi, en intégrant Israël Beitenou dans la coalition gouvernementale, à porter de 61 à 66 voix la majorité ténue dont il dispose au Parlement (120 sièges).

M. Lieberman, malgré son manque d’expérience militaire, remplace donc à la défense Moshé Yaalon, considéré en Israël comme un avocat de la retenue envers les Palestiniens, qui vient de démissionner avec fracas. Connu pour ses diatribes anti-arabes et son populisme belliqueux, il se retrouve en position de numéro deux du gouvernement, avec une voix prépondérante sur le déclenchement des guerres, le conflit israélo-palestinien et l’administration des territoires occupés.

Avant ses négociations avec M. Nétanyahou, il accusait notamment le gouvernement de manquer de fermeté face aux attaques palestiniennes et lui reprochait de ne pas construire dans les colonies de Cisjordanie occupée.

Le premier ministre s’est voulu rassurant lundi, assurant que le retour de celui qui fut son mentor puis son ministre des affaires étrangères (2009-2012, 2013-2015) ne changerait pas les orientations gouvernementales.

L’Autorité palestinienne a dit voir dans le gouvernement israélien en gestation « une vraie menace d’instabilité et d’extrémisme dans la région ».

Lire aussi dans

la Tribune de Genève:

"La dérive ultranationaliste met Israël en ébullition" (Andrès Allemand, 30 mai 2016): démission de 2 ministres, un ancien général qui voit des similarités avec l'Allemagne Nazie. Séisme politique?

Coup sur coup, deux ministres israéliens viennent de démissionner en l’espace d’une semaine. Le second, Avi Gabbay, a annoncé ce vendredi matin qu’il quittait le cabinet de Benjamin Netanyahou, trop « extrémiste » après la nomination mercredi de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman à la Défense. Une nomination pour élargir la coalition et ainsi disposer d’une majorité plus large au Parlement. Ainsi s’en va un représentant de Koulanou, unique parti centriste du gouvernement.

Le vendredi précédent, c’est Moshe Ya’alon qui claquait la porte pour les mêmes raisons. Ancien chef d’état-major, ce politicien conservateur, membre du Likoud comme Netanyahou, était outré de devoir laisser la Défense à un civil inexpérimenté et incendiaire. « Des éléments extrémistes et dangereux ont pris le pouvoir », a-t-il prévenu dans un discours au QG de l’armée à Tel-Aviv. Il dit avoir « peur pour l’avenir ».

« Graines de fascisme »

Ce n’est pas le seul. Soldat le plus décoré d’Israël, l’ancien premier ministre travailliste Ehoud Barak, qui fut aussi ministre de la Défense sous Netanyahou, estime que « le gouvernement a été infecté avec des graines de fascisme ». Quant à Moshe Arens, qui pour sa part fut en charge des armées à trois reprises, il voit un tournant majeur dans la politique israélienne : « Un séisme est en vue. Cela prendra peut-être un peu de temps, mais il arrive. »

Le très controversé Avigdor Lieberman vit dans une implantation illégale en Cisjordanie. Il veut réintroduire la peine de mort pour les terroristes palestiniens et appelle à décapiter les Arabes israéliens déloyaux. D’ailleurs, il estime que les Arabes citoyens d’Israël (20% de la population) forment une « cinquième colonne » et qu’il faudra qu’une partie soit transférée en territoire palestinien en cas d’accord de paix.

Ce n’est certes pas la première fois que le chef du parti Israël Beytenou (Notre Maison Israël) entre au gouvernement. Lieberman fut même en charge de la diplomatie israélienne entre 2009 et 2015. Mais à présent, il intègre une coalition déjà très à droite, le Likoud s’appuyant sur les ultraorthodoxes et les ultranationalistes. Par ailleurs, la Défense est le poste le plus important (et le plus sensible) après celui du premier ministre. Traditionnellement, il est confié à un ancien militaire expérimenté.

« Procédés nazis »

Mais il y a pire. Le retour spectaculaire de Lieberman ne ferait que confirmer la dérive ultranationaliste en Israël. Une dérive si inquiétante qu’elle rappelle à certains les débuts du nazisme. Le 5 mai, Journée de commémoration de l’Holocauste, le général Yair Golan, adjoint du chef d’état-major de l’armée, a osé la comparaison : « Ce qui m’effraie en repensant à l’Holocauste, c’est de connaître les procédés abjects utilisés en Europe en général - et en Allemagne en particulier - il y a 70, 80, 90 ans… et d’en voir des traces ici au milieu de nous, en 2016 ! »

Désavoué par le premier ministre, le général a été soutenu par Moshe Ya’alon (avant sa démission). L’ex-ministre de la Défense s’est déjà trouvé en porte-à-faux en mars quand il a condamné un soldat qui avait abattu d’une balle dans la tête un assaillant palestinien blessé qui ne représentait plus de menace. Netanyahou, lui, avait appelé le père pour lui assurer que son fils serait jugé équitablement. Et Lieberman ? Il n’y voyait pas du tout un crime.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 19:21
Migrants/drames humains en Méditerranée: l'UE et les Etats-membres doivent respecter les droits humains (PCF)

Lettre des relations internationales du PCF - Spécial Migrants, mars 2016

Migrants/drame en Méditerranée : L'UE et les États-membres doivent respecter les droits humains

C'est une tragédie de plus qui s'est déroulée ces derniers jours en Méditerranée.

Des centaines de migrants dont au moins 40 enfants qui voulaient rejoindre les côtes italiennes en provenance de Libye ont disparu dans trois naufrages.

Le porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a déclaré : « la situation est chaotique, nous ne sommes pas sûrs des chiffres, mais nous craignons que jusqu'à 700 personnes se soient noyées, cette semaine ».

Les récits des survivants sont bouleversants. Ces nouveaux drames suscitent un profond sentiment de colère et de honte.

Les mesures prises de surveillance aéronavale se montrent impuissantes à éviter de tels drames, même si l'intervention de sauvetage de la marine italienne, de l'opération européenne Sofia, des ONG, et même des garde-côtes libyens, ont permis de sauver 5600 migrants la semaine dernière.

La seule réponse véritable pour préserver ces vies de femmes, d'hommes et d'enfants qui fuient guerres, violence et misère, et « casser » le trafic organisé par les passeurs, c'est, comme le réclament les ONG, d'ouvrir des voies légales et sécurisées pour leur passage des côtes libyennes vers l'Europe.

Jusqu'à quand, et jusqu'à combien de disparitions, l'UE et les États-membres persisteront-ils dans ce refus criminel qui conduit à de tels drames et à faire le lit des passeurs ?

La fermeture de la route des Balkans et l'accord honteux UE-Turquie de bloquer toute entrée par ces voies, multiplient les drames.

Le PCF réaffirme que l'UE et les États-membres se doivent d'abandonner cette politique d'Europe-forteresse et de s'engager au respect du droit international et droits humains pour accueillir ces réfugiés, mais également de ses propres valeurs fondatrices de solidarité, de respect de la dignité humaine. Les migrants ne sont pas des criminels.

Dans les pays du Sud de l'Europe comme la France, l'Italie, l'Espagne, de grandes et petites associations, des élus des villes et villages, des citoyens, sont prêts à accueillir des migrants… Leurs États doivent assumer leur responsabilité d'accueil et la France, parmi les premiers, lever tous les obstacles mis à leur venue.

Le PCF, le 31 mai 2016

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 05:10

"Libre-échange: avec TISA, les multinationales réclament un droit de veto sur les Etats"
WikiLeaks rend publics de nouveaux documents sur les négociations secrètes d'un accord sur les services (TISA). Ils révèlent comment les grands groupes cherchent à organiser leur irresponsabilité juridique et financière. Ils font pression pour obtenir la suppression de toute réglementation contraignante et avoir un droit de veto à l’avenir sur toutes les lois nationales.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:28
L'élection présidentielle en Autriche sonne comme un dernier avertissement (PCF)

L'élection présidentielle en Autriche sonne comme un dernier avertissement

Le candidat indépendant écologiste Alexander Van der Bellen remporte dans un mouchoir de poche les élections présidentielles en Autriche, contre le candidat d’extrême-droite Norbert Hofer. Le PCF salue le choix du peuple autrichien et la victoire de Van der Bellen contre le candidat du FPÖ.

Il partage le soulagement des progressistes en Autriche et en Europe d’éviter, in extremis, l’accession de l’extrême-droite à la tête d’un État pour la première fois en Europe depuis 1945.

Ce résultat du FPÖ ne peut être banalisé.

Ce scrutin est peut-être le dernier avertissement avant que l’extrême-droite ne soit en mesure de s’emparer de leviers de pouvoirs décisifs en Europe.

Après la percée d’afD aux élections régionales allemandes, et celle de l’extrême-droite aux élections législatives slovaques, et vu le niveau du Front national en France, ces élections montrent que les sentiments xénophobes et de repli identitaire travaillent une large part des populations européennes.

L'Union Européenne porte une lourde responsabilité. Il faut rompre avec l'austérité et l'autoritarisme.

L’heure est à la mobilisation de de toutes les forces de progrès pour répondre aux urgences démocratiques et sociales en Europe.

Quand, comme en Autriche, un chancelier social-démocrate gouverne avec la droite pour légitimer le discours de l’extrême-droite, cette dernière en tire des profits immédiats.

L’heure est à la construction de politiques qui s’appuient sur la justice, la solidarité et sur l’impératif de souveraineté des peuples.

Parti communiste français, 23 mai 2016.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:16
Eric Hazan

Eric Hazan

D’après Manuel Valls, «l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme».

Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel «l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit», et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements.

Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme ?»

Il y a deux réponses possibles.

La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs - c’est de l’antisémitisme.

Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays.

Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que «l’antisionisme ?» est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui.

Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine.

En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire. Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. I

l y a d’un côté ceux qui défendent un Etat juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés.

Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un Etat commun. (On peut laisser de côté la solution des deux Etats, fiction destinée à faire accepter le statu quo).

Pour ceux, Juifs ou Arabes, qui soutiennent la création d’un tel Etat, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige. Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien.

Le boycott n’est pas une arme contre les Juifs israéliens.

Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié.

Eric Hazan

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:00
Maison dite d'Ariel Shalon, un exemple symbolique de la politique de colonisation israélienne en plein cœur du quartier musulman du vieux Jérusalem

Maison dite d'Ariel Shalon, un exemple symbolique de la politique de colonisation israélienne en plein cœur du quartier musulman du vieux Jérusalem

Report de la conférence internationale sur le Proche-Orient : Une politique sous influence

Comment interpréter le report de la conférence internationale sur le Proche Orient prévue le 31 mai - d'abord à "l'été" puis finalement au 3 juin -, conférence initiée, avant son départ du Quai d’Orsay, par Laurent Fabius qui s’engageait en cas d’échec à ce que la France reconnaisse officiellement l’Etat de Palestine ?

Qu'en penser quand on sait que Jean-Marc Ayrault a annoncé "qu'en cas d'échec, la France renoncerait à la reconnaissance de l'Etat palestinien" dès les premiers jours de son entrée en fonctions.

L’opposition de B. Netanyahou, relayée en France par les fervents soutiens de la politique israélienne, la critique virulente du vote de la France de la résolution de l’UNESCO reprochant à Israël, puissance occupante, ses multiples violations du droits international et des droits humains à l’intérieur de la vieille ville de Jérusalem, les provocations de groupes religieux intégristes ont conduit, rapidement, le premier ministre Manuel Valls a désavoué l'ambassadeur de France à l'UNESCO, et l'Elysée à reporter la conférence.

François Hollande et Manuel Valls se sont donc pliés aux exigences d’un gouvernement d’extrême-droite, celui de Netanyahou. Le chemin vers la paix et la justice ne peut être pavé de renoncements ou de mensonges. Le Parti communiste français demande au gouvernement et au chef de l'Etat de mener au Proche Orient une politique s’appuyant sur le droit international, le respect des résolutions de l’ONU pour qu’enfin les Palestiniens voient leur Etat reconnu dans ses frontières de 1967 et avec Jérusalem Est pour capitale.

C'est la seule véritable façon d’assurer le respect des droits fondamentaux du peuple palestinien et la sécurité d’Israël.

Le PCF, 21 mai 2016

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 06:37
Turquie: levée de l'immunité parlementaire de 50 députés du HDP: coup d'état d'Erdogan (PCF)

Turquie/Levée de l'immunité parlementaire de députés du HDP : "Coup d'Etat d'Erdogan"

Le Parlement turc vient de voter la levée de l’immunité parlementaire de 50 des 59 députés du HDP. Il s’agit d’un véritable coup d’État liberticide. Recep Tayyip Erdogan tente ainsi d’éliminer la seule opposition démocratique qui entrave sa marche vers une réforme constitutionnelle lui conférant tous les pouvoirs pour installer sa dictature.

La France et l’Union européenne doivent en tirer toutes les conséquences en cessant de soutenir ce tyran qui emprisonne les journalistes, les intellectuels, les militants progressistes et qui mène une guerre sanglante contre le peuple kurde.

Le PCF exprime sa solidarité entière aux forces démocratiques et aux peuples de Turquie.

La Rencontre internationale "Pour une Conférence Mondiale pour la Paix et le Progrès" (#CMPP2016) qui se tiendra à Paris, le 1er juin, se fera largement l’écho de cette exigence de paix, de solidarité et de démocratie.

* Le HDP de Selahattin Demirtaş est le "Syrisa turc", Parti démocratique, laïc de gauche kurde qui a fait une percée électorale lors des dernières élections législatives de novembre 2015. Selahattin Demirtas sera présent normalement à la "Conférence mondiale pour la Paix et le Progrès organisée par le PCF à Paris, place du colonel Fabien, le 1er juin 2016.

Selahattin Demirtaş

Selahattin Demirtaş

les élus turcs d'opposition sans immunité - Ouest-France, 21 mai 2016

les élus turcs d'opposition sans immunité - Ouest-France, 21 mai 2016

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 10:03

L’initiative française malmenée

L’initiative française ne serait-elle qu’un moment de lucidité face à un « processus de paix » enterré depuis longtemps par la volonté des gouvernements israéliens successifs ?

Le report de la réunion annoncée pour le 30 mai en raison de l’agenda de John Kerry aurait pu prêter simplement à sourire, sans les déclarations de François Hollande à Europe 1.

On y apprend d’abord que, à la suite de MM. Valls et Cazeneuve qui s’étaient improvisés responsables des Affaires étrangères, il regrette lui aussi finalement le vote de la France à l’Unesco sur Jérusalem, après avoir dans un premier temps récusé la lecture qu’en faisait le CRIF : démonstration désolante de l’incohérence française !

A-t-il été impressionné par les propos délirants de Netanyahou et de ses relais français, pour faire à son tour une lecture fantasmée de cette résolution et en promettre une nouvelle mouture pour l’automne ?

La résolution ne faisait en réalité que rappeler la position constante de l’ONU concernant les lieux saints de Jérusalem, à savoir le maintien du statu quo mis à mal par les violations répétées d’Israël puissance occupante. Quant à la conférence désormais reportée, elle doit avoir lieu parce que selon François Hollande « la colonisation, les attaques, les attaques terroristes, un certain nombre de conflits …vont se poursuivre, les Palestiniens … vont aller vers le Conseil de sécurité ».

Mais quel risque y aurait-il donc à ce que les Palestiniens aillent demander justice devant le Conseil de sécurité ?

L’idée de base de l’initiative française, malgré de sérieux manquements, est juste, dans la mesure où elle permet de sortir du face à face inégal occupant - occupé. De cela il est malheureusement clair que le gouvernement israélien ne veut pas et qu’il faudra d’une manière ou d’une autre l’y contraindre. Pour ne pas la voir se transformer, au vu du blocage israélien, en petits marchandages mettant de côté le droit international, c’est une approche de cohérence et fermeté qui doit être celle de la France. Les complaisances à l’égard de la puissance occupante ne mènent à rien. C’est en réalité la question des sanctions qui est posée, en même temps que la pleine reconnaissance de l’Etat de Palestine.

Le Bureau national de l'AFPS - Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Négociations Israël-Palestine: l'initiative française malmenée (AFPS)
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