Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:01
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
Roland Le Nivet (responsable du Mouvement de la Paix) introduit pour démontrer la nécessité du désarmement nucléaire de la Bretagne

Roland Le Nivet (responsable du Mouvement de la Paix) introduit pour démontrer la nécessité du désarmement nucléaire de la Bretagne

Antoinette Le Hénaff et Roland Le Nivet (Mouvement de la Paix)

Antoinette Le Hénaff et Roland Le Nivet (Mouvement de la Paix)

Le Pardon de l'église Ste Marie du Menez Hom cohabite avec le rassemblement pour la Paix et le désarmement nucléaire

Le Pardon de l'église Ste Marie du Menez Hom cohabite avec le rassemblement pour la Paix et le désarmement nucléaire

A l'occasion des 70 ans du largage des bombes atomiques américaines sur Hiroshima et Nagasaki, qui a fait plus de 200 000 morts, 150 personnes environ, dont beaucoup de militants du Mouvement de la Paix, les principaux organisateurs, de l'Université européenne de la Paix, d'associations de solidarité internationale ou pacifiste, mais aussi du Parti Communiste, d'autres composantes du Front de Gauche, des écologistes, s'étaient donné rendez-vous ce dimanche 9 août devant la baie de Douarnenez et la presqu'île de Crozon, sur le Menez Hom et devant l'église Sainte Marie du Menez Hom, pour une marche de la Paix et le lancement d'une campagne de sensibilisation des Bretons pour faire pression en faveur d'une sortie du nucléaire militaire et d'une logique de désarmement, à travers une pétition envoyée à François Hollande dont les termes sont ceux-ci:

"Monsieur le Président de la République,

Toute utilisation des armes nucléaires aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques.

Aussi, je vous demande d'agir pour la mise en place d'un Traité d'interdiction des armes nucléaires.

Cela implique évidemment que tous les Etats possédant des armes nucléaires, dont la France, s'engagent à stopper tous les programmes de modernisation de leurs arsenaux atomiques. Ce serait un signal fort pour le monde entier et cela constituerait des économies budgétaires considérables pour des mesures économiques et sociales en faveur d'un développement durable dont le monde a tant besoin".

Les principaux partis en France laissent la question de l'investissement dans le nucléaire militaire, et plus largement de la politique d'armement, en dehors du débat politique et public, partageant des options militaires et stratégiques qui sont ringardes et dangereuses et en contradiction avec les engagements de la France en faveur du désarmement nucléaire à l'occasion des traités internationaux, mais aussi d'urgences sociales telles que l'investissement dans la santé, les services publics, l'adaptation au vieillissement, les énergies de l'avenir et le développement durable.

En Bretagne, le candidat présenté par le PS aux Régionales a toute chance d'être Jean-Yves Le Drian, le ministre de la guerre, fervent soutien de la dissuasion nucléaire et du surinvestissement dans la modernisation des sous-marins et des missiles nucléaires. La Région Bretagne attribue d'ailleurs 850000€ sans ciller à des recherches universitaires appliquées à l'armement. Evidemment, cette question est aussi tenue en dehors du débat des régionales par beaucoup de formations politiques, alors qu'il y a sur l'île Longue de quoi raser des centaines d'agglomération de plus de 10 millions d'habitants et que de récents accidents lors de tests d'envois de missiles ont montré que la sécurité en matière de contrôle de l'armement nucléaire était un mythe.

A l'échelle mondiale, 9 états possèdent 16000 têtes de missile nucléaires, la Russie (8000 têtes de missiles) et les Etats-Unis (7300 têtes de missile) se partageant 90% de ces armes, mais la France étant en troisième position par son stock d'armes nucléaires (300 têtes), suivie de la Chine (250), du Royaume-Uni (225), du Pakistan (100 à 120), de l'Inde (90 à 110), d'Israël (80), de la Corée du Nord (6 à 8).

Par quelle sorte d'élection surnaturelle ces Etats auraient un droit de vie ou de mort sur les peuples voisins pour assurer leur protection. L'investissement dans la dissuasion nucléaire n'est pas justifié du point de vue de la sécurité collective car il se fait au détriment d'autres investissements militaires peut-être plus utiles, de l'aide au développement, de l'établissement de relations nord-sud plus équilibrées, et ces armes peuvent faire l'objet d'attaques ou de captations par des groupes terroristes, car cela a failli se faire en Italie avec le projet de militants proches de l'Etat Islamique d'attaquer en Italie une base américaine contenant vingt bombes nucléaires B 61. Surtout, quelle crédibilité ont les Etats qui continuent à investir dans de nouvelles armes nucléaires et renoncent à détruire leurs armes de destruction radicale pour éviter la prolifération et la possession de ces armes dans des régions et par des états instables? Il faut un sacré sens du mensonge éhonté ou un optimisme historique confinant à la bêtise pour parler comme certains de l'arme nucléaire comme d'une "assurance vie" alors même qu'on mène par ailleurs une diplomatie et une politique impérialiste qui favorise la multiplication des guerres. Les armes nucléaires actuelles sont des milliers de fois plus destructrices que les sinistres "Little Boy" et "Fat man" jetées à Hiroshima et Nagasaki qui ont pourtant causé des souffrances et une désolation inouïes. Qui peut croire que l'on pourrait envoyer une arme nucléaire dans un ou plusieurs endroits du monde sans voir d'autres pays l'utiliser en retour? Qui peut croire que des gouvernements humains trop humains, dans des configurations internationales marquées par la concurrence et l'état de guerre permanent, mais aussi par la dictature, le fanatisme, l'aveuglement, auront la sagesse de ne jamais faire usage de ces armes de destruction? Et ce sont les opposants à l'arme nucléaire que l'on qualifie de doux rêveurs, d'idéalistes, d'irréalistes, pour complaire à des traditions stratégiques absolument déraisonnables et au lobby militaro-industriel? Ce que possède la France à l'île Longue en termes d'armement nucléaire, cela représente 4000 fois la bombe Hiroshima! Chacun des Sous-Marins Lanceurs d'engins de nouvelle génération a coûté 8,5 milliards d'euros.

Le 19 février dernier, François Hollande a été jusqu'à affirmer que "la dissuasion nucléaire nous permet de vivre libres". Instrument d'indépendance, l'arme nucléaire, peut-être dans une certaine mesure du temps de la guerre froide..., et encore, mais aujourd'hui, et d'ailleurs de quelle velléité d'indépendance vis à vis des intérêts américains a témoigné François Hollande?

Au Parti Communiste et au Front de Gauche, avec nos alliés et la population, nous devons faire de cette question d'une Bretagne progressivement libérée de ses armes nucléaires pour donner des arguments à un accord général de destruction des têtes de missiles nucléaires, un enjeu fort des prochaines régionales.

Il s'agit d'une question d'élémentaire sens de l'humanité, de la fragilité de l'existence humaine et sociale.

Il s'agit aussi d'une question de sécurité des populations vivant à proximité de la presqu'île de Crozon, d'une question politique et sociale majeure. Le renouvellement de nos bombes atomiques, ces fameux M 51, c'est un programme de 26 milliards d'euros, quand on dit qu'il n'y a plus d'argent pour l'école, la santé, la sécurité sociale... 3,8 milliards d'euros par an du budget militaire sont consacrés à l'armement nucléaire alors que dans le même temps l'armée est souvent démunie en ressources humaines et matérielles pour faire face aux "missions" à l'étranger, il est vrai sans doute trop inflationnistes, que lui attribuent nos gouvernements, avec d'ailleurs des modes de prise de décisions césariens et très peu démocratiques.

D'anciens ministres, des élus, des militaires, des experts, tentent de briser le consensus qui s'est installé à quelques exceptions près (des composantes du Front de Gauche comme le Parti Communiste et Ensemble au moins, EELV, le NPA...) dans la classe politique. Paul Quiles (ancien ministre socialiste de la défense), ou le Général Norlain (ancien chef de cabinet militaire de Jacques Chirac), demandent l'arrêt des projets de modernisation des armes atomiques contenus dans la loi de programmation militaire.

L'annonce d'une telle mesure serait de nature sans doute à relancer une dynamique en terme de désarmement nucléaire après l'accord récent, dont il faut se féliciter, entre les Etats-Unis et l'Iran. En théorie, les puissances nucléaires qui se réjouissent du respect du TNP (Traité de Non-Prolifération Nucléaire) par l'Iran, ont l'obligation d'appliquer ce traité qui en son article 6 prévoit l'élimination des armes nucléaires et donc s'oppose à leur modernisation.

L'arme nucléaire est un gouffre financier et une menace permanente.

Si les citoyens français n'ont pas assez conscience de cet enjeu, comme le montre le peu de mobilisation ce 9 août au Menez Hom (il y avait 20 000 personnes contre l'arme atomique et pour la paix à Crozon en 1995, après les essais de Jacques Chirac en Nouvelle Calédonie) c'est parce qu'il leur apparaît lointain et virtuel sans doute, mais aussi parce qu'il est mis en dehors du débat politique tout à fait sciemment et que les formations politiques qui, elles, y sont sensibles et opposées à la prolongation des investissements dans l'armement nucléaire, ne le disent sans doute pas assez fort et ne donnent pas à cet enjeu des plus vitaux et fondamentaux la place qu'il mérite dans leurs projets et leurs programmes.

Cet élément essentiel du combat pour la Paix et la Civilisation ne fait donc que commencer... Il ne faut pas le laisser seulement aux experts et aux associations pacifistes. Cela nous regarde tous!

Ismaël Dupont.

70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
Partager cet article
Repost0
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:00
Ismaël Dupont et Jean-Pierre Demaimay, membres de la direction départementale du PCF

Ismaël Dupont et Jean-Pierre Demaimay, membres de la direction départementale du PCF

Photos du rassemblement du Menez Hom pour la paix et pour le désarmement nucléaire (suite)
au sommet du Menez Hom

au sommet du Menez Hom

Photos du rassemblement du Menez Hom pour la paix et pour le désarmement nucléaire (suite)

Photos Gérard Rousseau

Partager cet article
Repost0
7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 11:02
Sur la photo, Xavier Compain responsable agricole du PCF, Michel Le Goff délégué CGT Bigard Raymond Gouiffès délégué CGT Doux et Françoise Anne section PCF de Quimperlé

Sur la photo, Xavier Compain responsable agricole du PCF, Michel Le Goff délégué CGT Bigard Raymond Gouiffès délégué CGT Doux et Françoise Anne section PCF de Quimperlé

Éleveurs : "Les annonces gouvernementales ne répondent pas à l'urgence" (PCF)

À l'issue du Conseil des Ministres vient d'être annoncé le plan destiné aux éleveurs. L'ensemble des mesures, notamment les allégements, reports de charges et cotisations vont être les bienvenus, à la condition qu'en bénéficient les plus fragiles et modestes. Les banques de l'agriculture doivent mettre la main à la poche. Ces mesures de situation de crise arrivent tardivement au regard du diagnostic connu : démantèlement des outils de régulation, libéralisation des marchés, concentration de l'agriculture au profit des géants de l'agroalimentaire... Les annonces gouvernementales ne répondent pas aux enjeux et à l'urgence de la situation.

Faute d'affronter la rémunération du travail paysan en posant fermement la répartition de la plus value entre producteur, transformateur et distributeur, les orientations indiquées ce jour risquent de n'être qu'incantatoires, comme le soulignent les éleveurs.

Quant à la droite agitée ces dernières heures, c'est elle qui a offert à la grande distribution les coudées franches sur les prix bas et les importations massives.

La fuite en avant vers les fermes usines et la libre concurrence vont continuer de favoriser l'élimination des exploitations les plus modestes, aux dépends de la santé publique et du consommateur.

Nous proposons de reconstruire une production nationale pour répondre au besoin humain. Le droit à une alimentation de qualité pour tous appelle à une vraie politique de gauche. Rémunérer justement les producteurs et mieux répartir la valeur ajoutée dans les filières agricoles. Nous proposons de légiférer sur la réduction des marges et pratiques abusives dans la grande distribution. Les prix agricoles doivent faire l'objet de négociations annuelles et pluralistes à travers des conférences des prix. Les filières alimentaires relocalisées doivent être soutenues.

L'Europe doit reconquérir l'ambition de sa souveraineté alimentaire. Elle doit se doter d'outils de gestion et de planification, tels des stocks régulateurs, des prix indicatifs... Pour que la PAC soit au service de l'intérêt général, il faut faire échec au projet de Traité Transatlantique.

Nous invitons le monde agricole, salarié, citoyen, à construire des majorités d'idées et de projets sans attendre. L'occasion nous est donnée lors des élections régionales, d'encourager l'agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant notre alimentation.

Des solutions émergent : conditionnalités des aides publiques aux entreprises agroalimentaires, circuit court dans la restauration collective, gestion publique du foncier.

http://www.pcf.fr/73152

Partager cet article
Repost0
6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 12:06

DU COCHON à L'ART

16 JUILLET 2015 | PAR MICHEL KERNINON

Depuis des semaines en Bretagne, des producteurs laitiers et des éleveur de porcs occupent et saccagent les hypermarchés des grandes enseignes aux logos bien connus, créées par des Bretons, comme Leclerc et Intermarché

Ces enseignes, qui aujourd'hui pressurisent les agriculteurs sur les prix à la production, ont eu précédemment sur le plan humain d'autres résultats négatifs. Elles sont en effet parvenues à vider de leurs commerces les centres des villes et des villages. La Bretagne fourmille d'exemples de cette dévitalisation urbaine. D'autant que les emplois créés en périphérie sont peu qualifiés et à temps partiel non choisi pour l'essentiel.

Tout en s'enrichissant grassement, les industriels de l'agro-alimentaire -(qui souvent furent à l'origine des coopératives agricoles d'entr'aide à la production et à la commercialisation des produits, n'ont plus aujourd'hui de "coopératif" que le nom)- et les pontes de la "distribution", mot inventé par Edouard Leclerc, verrouillent toute la chaîne. Grandes surfaces et usines de transformation appartiennent aujourd'hui souvent aux mêmes propriétaires.

Pas étonnant que les pontes de la grande distribution et de l'agro-alimentaire comptent aujourd'hui parmi les plus grosses fortunes des régions, en Bretagne notamment. Mais certains d'entre eux doivent culpabiliser. En raison de leur fortune rapidement acquise, ils tentent de sublimer leur image dégradée dans le public. Ils sponsorisent donc des événements festifs locaux, ou créent des fondations flatteuses, comme la Fondation Leclerc.

Celle-ci, pour monter ses prestigieuses expositions sans prendre trop de risque, fait régulièrement cracher au bassinet les propriétaires de magasins à son enseigne. Hier, c'était pour exposer Miro, actuellement c'est pour exposer Giacometti à Landerneau. Mais Leclerc a beau faire dans l'art, l'enseigne reste la cible privilégié des petits producteurs. Ils sont furieux des prix trop bas fixés par la grande distribution. Récemment d'ailleurs l'enseigne Leclerc et ses concurrents et/ou alliés ont été lourdement condamnées pour leur entente sur les prix et pour avoir imposé des rétrocommissions illégales.

Ces nouveaux riches de la distribution, devenus les manitous intouchables du commerce français, fixent des prix d'achat toujours jugés à la baisse par les producteurs. Les consommateurs, qui pour la plupart sont aussi des salariés, auraient donc tout intérêt à réfléchir à leur comportement personnel en matière d'achat. En se fournissant par exemple au niveau local et en produits locaux. On gagne forcément en qualité, et souvent en prix par l'échange de proximité entre producteurs et consommateurs. Les groupements de locavores et autres paniers bio commencent à se développer, même si malheureusement des fédérations de coopératives biologiques fortes de leur développement adoptent de plus en plus les pratiques en cours dans la grande distribution. Quitte à détourner d'eux des consommateurs hostiles à leur assimilation libérale en cours.

Mais la consommation privilégiant des achats de produits de proximité garantit une traçabilité de prix comme de qualité. Les consommateurs participent ainsi directement au développement local de l'emploi et encouragent la qualité des produits de l'agriculture. Et peuvent au moins partiellement libérer des paysans d'une dépendance excessive aux grandes marques et les intermédiaires offrant des prix d'achat qui les mettent à genoux, et pire.

Difficile d'ignorer l'omniprésence des leaders "syndicaux" majoritaires de la FNSEA et des différentes fédérations départementales qui occupent la scène lors de certaines manif' paysannes. Et on y compte encore parfois quelques bonnets rouges à la double casquette comme l'inévitable Merret dans le Finistère.

Mais la plupart des paysans qui galèrent aujourd'hui en raison même des dysfonctionnements d'un système initié par les "gros" de l'agro-businesset et fait pour enrichir les déjà "gros", ne sont pas dupes du scénario qu'on leur propose. Et la rébellion fait tache d'huile en Bretagne. Que ce soit pour le porc, pour le lait ou pour d'autres productions. On comprend bien pourquoi le céréalier Beulin, président national de la FNSEA, n'a pas été particulièrement bien reçu à Saint-Brieuc l'autre jour, par les paysans bretons. Et on comprend aussi que l'art présenté à Landerneau par Michel-Edouard Leclerc et sa fondation ne suffit pas à remonter le moral des producteurs de porcs.

Partager cet article
Repost0
5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 07:05

communiqué du Front de Gauche du Pays de Douarnenez sur la crise agricole.

CRISE AGRICOLE : CHANGER DE MODELE

Trois ans après les soubresauts de l'empire Doux, moins de 2 ans après la liquidation de l'entreprise Gad, le secteur agricole connaît une nouvelle crise d'une gravité rarement atteinte.

Ce sont toutes les filières d'élevage qui sont entrées dans la tourmente avec un effondrement des cours qui risque de conduire à la disparition de milliers d'exploitations agricoles avec de probables et graves conséquences pour l'emploi dans les entreprises d'amont et d'aval (fournisseurs, transformateurs...).

Le plan d'urgence en faveur de l'élevage que vient de présenter le Gouvernement peut momentanément circonscrire l'incendie et apaiser les tensions.

Il ne répond au problème que par des mesures financières à court terme sans mesures politiques dignes de ce nom; c’est finalement une forme d’aumône qui ne changera pas les règles du jeu.

De ce point de vue, ce plan n'est pas de nature à résoudre durablement la crise en cours.

Pour le Front de Gauche, ce qui est en cause, c'est la poursuite d'un modèle agricole à bout de souffle où les agriculteurs deviennent des fournisseurs de matière première à bas prix.

Ce modèle est directement percuté par la logique libérale d'une Europe où il n'y a plus d'autre instrument de régulation que la « main invisible » du marché dominé par les oligopoles de la distribution ; un marché où règne le dumping social et environnemental pratiqué par certains Etats.

La suppression des quotas laitiers en est le triste symbole.

Et si le prix du boeuf payé à l'éleveur n'a quasiment pas bougé depuis des décennies, il a augmenté de 35 % pour le consommateur sur les 10 dernières années !

La question fondamentale qui est posée, c'est de savoir quel type d'agriculture on veut pour l'avenir :

Soit une agriculture hyper industrialisée,avec une concentration des exploitations de type « fermes des 1000 vaches » et un accroissement des importations d'aliment pour le bétail, se situant dans la logique concurrentielle du marché mondial et conduisant à une désertification rapide des territoires ruraux.

Soit une agriculture en rupture avec le modèle productiviste et libéral,basé sur les principes de souveraineté alimentaire et de coopération internationale :

Elevage lié au sol, maîtrise des productions et régulation dynamique à l'échelle européenne, partage des droits à produire, prix garantis et rémunérateurs permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, soutien clair aux pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, aménagement équilibré du territoire.

Et çà, c'est un véritable choix de société.

Crise agricole: changer de modèle. Communiqué du Front de Gauche du Pays de Douarnenez
Partager cet article
Repost0
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 11:10

Elections régionales 2015 - Document préparatoire du Projet du Front de Gauch

Les grands axes pour un pacte public: Une région solidaire, citoyenne, écologique, féministe

1. Une région solidaire entre tous les territoires qui la compose et pour une réelle égalité des droits

- Investir dans les services publics en développant des collaborations et non des concurrences avec les collectivités territoriales et les futures métropoles.

- En matière de transports et d'aides aux déplacements, défendre le rail en intégrant la poursuite d'investissements sur le réseau ferré.

- Pour l'accès de tous à un logement de qualité, mise en place d'un service public du logement, de la rénovation urbaine et rurale.

- Défendre et développer l'offre de santé publique. Faire de la région un interlocuteur de l'ARS et des autres collectivités afin de contrer les politiques de réductions d'accès aux soins.

- S'engager avec force pour l'éducation et la jeunesse par une politique volontariste dans la construction et rénovation des lycées et les établissements d’enseignement supérieur.

- Proposer que la région soit un territoire de recherches scientifiques, de développement et partages des connaissances dans une grande ambition économique et sociale.

- Rendre effective l'égalité hommes-femmes au travail et dans la société. Faire reculer toutes les discriminations liées au sexe, à l'origine, à la religion ou au handicap.

- Affirmer la culture comme outil d'émancipation. Ciment social en Bretagne, elle ne saurait être rangée en périphérie des politiques publiques.

- Conquérir l'accès aux sports et aux loisirs pour tous.

- Assurer l'accès au haut débit numérique sur tout le territoire breton aux mêmes conditions de tarif.

2. Agir pour le développement économique, l'emploi et la participation citoyenne à la gestion.

- Contrairement à ceux qui veulent faire de la région un guichet pour les multinationales, nous proposons de ne plus être simplement des financeurs de dossiers (économiques, agricoles ou industriels) mais des partenaires à la définition des projets.

- Nous pensons juste d'exiger la conditionnalité aux attributions de financements, des obligations en termes de créations et de qualités d'emplois, de dialogue social et des prescriptions environnementales.

- C'est avec l'ambition « du bien vivre en Bretagne » que seront évalués les projets à l'aune de ces nouveaux critères que sont les dimensions sociales, humaines et écologiques. Aussi sera appréciée la gestion des fonds européens, du contrat de plan, etc.

- Nous proposerons l'élaboration d'une « charte de l’éthique et de l'égalité professionnelle » aux entreprises travaillant avec la région.

- Nous proposerons une nouvelle étape du développement de l'économie sociale et solidaire en s'appuyant sur les acteurs du secteur, les organisations syndicales et les collectivités.

- Nous proposons la création d'un pôle public bancaire régional visant au développement industriel, intégrant des critères précis.

- Nous voulons faire de la région un haut lieu de l'intervention citoyenne. Elle devra sur ces territoires développer des actions de démocratie participative.

- Nous proposons qu'elle place sa gestion sous contrôle citoyen d'un observatoire des marchés publics couvrant les politiques régionales et l'utilisation des fonds publics.

- Face aux réformes institutionnelles, désengagement de l'Etat et prépondérance de l'Europe, la région jouera un rôle fort de résistance et d'interpellations.

3. Une région écologique, avec l'environnement au cœur de toutes les politiques publiques

- La région a un rôle d'aménageur du territoire. Elle doit donc défendre et œuvrer au développement des services publics locaux et nationaux, garant de l'égalité territoriale urbaine, rurale, côtière. Elle doit le faire en intégrant au cœur de son projet la transition écologique et énergétique indispensable.

- Notre croissance est celle d'un développement en faveur d'une alimentation de qualité, saine et accessible à tous. Un nouveau modèle agricole, rémunérateur pour ses travailleurs, doit promouvoir la valorisation, la transformation par des filières relocalisées et la vente au plus près des consommateurs. Un fond de soutien à l'agriculture paysanne, aux circuits courts, aux filières bios et durables sera créé.

- Contributive des besoins alimentaires de la région, la pêche artisanale sera soutenue. C'est l'ensemble des activités maritimes de celle-ci qui appelle à être encouragé et soutenu.

- Au carrefour des enjeux agricoles, écologiques et énergétiques une filière bois, durable, relocalisée, sera mis en avant comme levier de développement économique.

- Les grands projets comme l'aéroport de Notre-Dame des Landes, la centrale à gaz de Landivisiau, la ligne à Grande Vitesse, qui sont contestés ou souffrent d'un déficit démocratique seront remis en discussion, en perspective avec la société que nous voulons.

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 07:24

Dimanche 21 juin avant la fête de la musique.

Une journée de foot sous une chaleur intense: 4 matchs au programme entre deux équipes qui se recomposent au fil des heures. 22 participants en tout.

S'il n'eut pas le succès de participation escompté, ce deuxième tournoi de foot pour Gaza organisé à Brest le 21 juin par l'AFPS de Brest et les Jeunesses Communistes a été une nouvelle fois un beau moment de plaisir partagé et de fraternité, avec une causerie très intéressante sur la situation en Palestine, en Israël et à Gaza après le pique-nique, animée par un jeune camarade de l'AFPS Brest qui s'est rendu plusieurs fois en Palestine dans les territoires occupés et en Cijordanie et s'est révélé passionnant.

Photos Tournoi de foot "Un stade pour Gaza" à Brest le 21 juin 2015, stade de Pen Helen
Photos Tournoi de foot "Un stade pour Gaza" à Brest le 21 juin 2015, stade de Pen Helen
Photos Tournoi de foot "Un stade pour Gaza" à Brest le 21 juin 2015, stade de Pen Helen
Photos Tournoi de foot "Un stade pour Gaza" à Brest le 21 juin 2015, stade de Pen Helen
Photos Tournoi de foot "Un stade pour Gaza" à Brest le 21 juin 2015, stade de Pen Helen
Photos Tournoi de foot "Un stade pour Gaza" à Brest le 21 juin 2015, stade de Pen Helen
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:43

La semaine dernière, j'ai eu une longue discussion avec Alain Bourges, professeur d'arts à l'école d'art de Rennes (ancienne école des beaux arts) et responsable de la CGT au niveau des quatre écoles d'art bretonnes (Rennes, Brest, Quimper, Lorient : celle de Brest est spécialisée dans le design, celle de Quimper dans les arts, celle de Lorient dans un mixte communication et arts, celle de Rennes associe le tout).

Il m'a interpellé par rapport au projet de réorganisation des services des écoles d'art.

En effet, depuis la loi Pécresse sur l'enseignement supérieur, les écoles d'art bretonnes ont perdu leur autonomie et ont été contraintes de s'associer en établissement public de coopération culturelle (EPCC), à l'intérieur duquel les représentants des collectivités qui financent et non plus les enseignants et salariés, ont tout pouvoir. Tout le pouvoir aux payeurs.

Au Conseil d'Administration, il y a 4 profs pour 24 élus (ville, Etat, région). Les représentants des collectivités et de l'Etat se réunissent avant le CA si bien que tous les votes se font à l'unanimité des élus au CA sans que les personnels aient accès à leurs débats. C'est pareil pour le Comité Technique. Le Comité Pédagogique étant lui précédé et phagocyté par un comité de direction.

Lors de la fusion des établissements en EPCC, l'Etat a joué un rôle très autoritaire pour imposer cela aux communes. Au détriment d'autres projets, comme la création d'une association plus autonome.

Depuis, les moyens font défaut. Dans la réorganisation un cabinet de consultants de Quimper a mené une étude très incomplète sur les besoins : par exemple, ces écoles des beaux arts n'ont pas de réseau informatique propre. La réorganisation des services a étoffé l'administration générale des 4 écoles : au lieu de 2 salariés initialement prévus, c'est 8 personnes qui sont employés, mais les moyens pour enseigner dans des bonnes conditions et avec un statut non précaire font défaut.

A Rennes, la précarisation concerne la moitié des enseignants qui sont des vacataires, souvent des doctorants issus de la fac. La précarité des enseignants de fac (et des conditions de travail pour les élèves), on la retrouve dans ces écoles d'art.

Les collectivités donnent un budget à niveau constant alors que certains postes évoluent à hausse, au détriment de l'enseignement.

Ces écoles d'art sont désormais gérées comme des entreprises ou des écoles de commerce en concurrence : tout pour la vitrine et l'affichage. Course aux partenariats prestigieux avec l'étranger au détriment du fond. « Toutes les écoles d'art se sont découvertes comme étant en concurrence pour attirer les étudiants ».

Le directeur de ces écoles d'art, M. Lucéa, est très contesté. Il vient de la direction de la culture à Brest où des salariés et des élus se plaignaient de son autoritarisme. Sous couvert d'une réorganisation de service il veut virer enseignante, une militante CGT en fin de contrat, « une fille vachement bien qui ne va pas lâcher » car elle est jusqu'en octobre avec deux étudiants sur un projet de partenariat avec une crèche de Quimper. La CGT demande un an de prolongation de contrat mais ils ne veulent pas lâcher.

On cherche à pousser à la démission certaines enseignantes qui déplaisent au directeur en question.

A Brest, deux postes seraient supprimés (un poste créé à temps partiel), à Lorient 1 poste supprimé.

L'école de Brest est en équilibre financier intéressant, pas celle de Lorient.

Il n'y a pas de transparence sur les budgets : budget principal plus 4 budgets qui ne sont pas solidaires.

Le problème que rencontrent les enseignants et leurs représentants syndicaux est qu'ils trouvent très peu d'appuis chez les élus pour alerter sur ces problèmes et faire bouger les choses.

Ainsi, en CA le 1er Juillet 2015 à Brest, toute la réorganisation des services a été votée. Il n'y a pas eu de débat, le CA n'étant qu'une chambre d'enregistrement de ce que les "personnes publiques" ont déjà décidé en privé.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti Communiste du Finistère.

.......................................................................................................................................................

Courrier d'Alain Bourges, secrétaire général de la CGT-EESAB à Philippe Noguès, député du Morbihan:

Alain Bourges
Secrétaire Général de la CGT-EESAB

Monsieur le député,

Averti de vos récentes positions, je me permets de vous adresser ce courrier pour vous informer de la situation d'un établissement régional, l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne, et solliciter votre appui.

L'EESAB est née de la fusion exigée par l'Etat des écoles des beaux-arts de Brest, Lorient, Quimper et Rennes. Dans le cadre d'une transformation en Etablissement d'Enseignement supérieur, la loi imposait l'autonomie juridique (Loi Pécresse) et c'est pourquoi toutes les écoles d'art territoriales de France sont devenues des Etablissements Publics de Coopération Culturelle (EPCC).

Force est de constater aujourd'hui que ce statut ne répond pas aux nécessités des écoles et surtout, d'établissements d'enseignement supérieur. Ce constat est désormais partagé au plus haut niveau et nous avons cru comprendre qu'une révision du statut des EPCC est envisagé.


Quoiqu'il en soit, le cas breton a la particularité d'être le seul qui regroupe 4 anciennes écoles. L'impréparation dans laquelle le projet a été lancé pose multitude de problèmes : oubli d'un réseau informatique propre, désormais financièrement inenvisageable, augmentation considérable d'une administration centrale prévue au départ a minima, frais imprévus et temps perdu en déplacements incessant dans toute la Bretagne, etc... mais, surtout, le plus sérieux problème est le déficit démocratique et l'incapacité en terme de concertation sociale.

L'EESAB est dirigé par un Conseil d'Administration où les collectivités détiennent légalement la majorité. Les personnels n'y constituent qu'une minorité réduite et sans influence. Ce sont les payeurs qui décident, hélas sans expérience des spécificités de l'enseignement artistique. Contrairement à la tradition démocratique de l'Université où les enseignants et étudiants jouent un rôle central dans les Conseils d'Administration, nous affrontons des élus portés par une vision purement administrative et comptable, sans compréhension ni des enjeux de l'enseignement supérieur ni de la dimension artistique d'un tel enseignement. Cette situation, partagée par toutes les écoles de France s'aggrave en Bretagne par le mise en place de réunions qui doublent, voire court-circuitent, les instances (réunion des personnes publiques en amont du CA, réunion employeur-syndicats en amont du Comité Technique, réunion des directeurs en aval du conseil pédagogique, etc...). Désabusés, les personnels se sont détournés des élections aux instances et il a fallu tirer au sort leurs représentants au Conseil d'Administration ou faire sans eux dans les différents sites.

Cette situation débouche aujourd'hui sur un réel conflit. Au terme de quatre années de fonctionnement les sites de Brest, Lorient et Rennes annoncent des suppressions ou des réductions de postes d'enseignants. Nous sommes déjà dans une situation où, à l'encontre des règles de la Fonction Publique territoriale, la précarité se généralise. Mais, étape supplémentaire, il va être décidé ce 1er janvier de supprimer deux postes à Brest, d'en supprimer un à Lorient et d'en réduire un à Rennes pour de simples motifs budgétaires. Pour résumer, dans ce qui est une école, donc un lieu voué à l'enseignement, on accroît l'administration et on supprime des professeurs ! Les deux syndicats, CFDT et CGT se sont unis pour résister à cette politique désastreuse.

Dans le cas Lorientais, le prétexte est un déficit du site et les administrateurs s'accommodent de cette perte en estimant qu'un autre professeur peut à lui seul assumer ce que faisaient deux auparavant. Dans le cas brestois, le plus dramatique, une pseudo réorganisation des services sert de prétexte à l'éviction d'une enseignante trop peu docile. À Rennes, il s'agit d'une baisse d'effectifs dans une section. Cette politique purement comptable est inacceptable mais l'administration comme les élus nous opposent une fin de non-recevoir. Aucune politique, aucun projet pédagogique global à l'Etablissement n'existe en dehors de quelques considérations vagues. Nous affirmons, de notre côté que la priorité est de déterminer en concertation avec les personnels un réel projet pédagogique de l'Etablissement et, à partir de là, la discussion des moyens et personnels à y impliquer deviendra possible.

Nous avons alerté le Ministère de la Culture, la Préfecture, le Centre de Gestion. Le problème breton a été popularisé dans toute la France par la Coordination Nationale des Enseignants des Ecoles d'Art. Nous avons interpelé tous les interlocuteurs. Nous sommes désormais prêt à mener une action plus ferme pour contraindre l'employeur à la négociation.

Aujourd'hui, nous nous tournons vers vous. Aucun des sites de l'EESAB ne figure dans votre circonscription mais vous êtes un élu de la République et vous êtes issu de Bretagne. L'administration d'un établissement public de dimension régionale vous concerne donc au premier chef. Nous souhaiterions que vous puissiez user de votre position pour agir auprès des représentants des villes, de la Région et de l'Etat qui s'apprêtent à voter ce 1er juillet la suppression de postes d'enseignants au cours d'un Conseil d'Administration qui se tiendra à Quimper.

En espérant que votre influence permettra de renouer un dialogue rompu et que des issues pourront être trouvées pour éviter les drames humains qui s'annoncent, je vous prie, Monsieur le député, d'agréer l'expression de mes sentiments cordiaux.

Alain Bourges

Pour plus d'information, le site de la CGT de l'EESAB:

http://cgt-eesab.eklablog.fr/

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:19

Le Front de gauche 56 a décidé d’initier une rencontre régionale de lancement d’une liste anti-libérale ouverte aux élections régionales. L’intérêt de cette réunion est de rassembler sur toute la Bretagne, et au-delà des contours actuels du Front de Gauche.

Seront invités également les candidats Front de Gauche ou soutenus par le Front de Gauche aux élections départementales, les militants de la solidarité, syndicalistes, féministes, écologistes, etc.

Régionales décembre 2015

Invitation

Dans toutes les régions se dessine la perspective de construction de listes citoyennes de large rassemblement antilibéral pour les élections régionales.

Dans ce sens, le comité de liaison Front de Gauche 56 a pris l'initiative d’une rencontre régionale le 18 juillet à Baud (lieu dit pont de Baud).

L’objectif est :

- d'affirmer notre intention commune, dans notre diversité,

- d’avancer une méthode et un calendrier,

- de mettre en place un collectif de campagne.

Pour mener à bien cette ambition, nous aurons plusieurs sujets à travailler : Quel projet ? Quelle place aux citoyens, aux organisations, aux collectifs ? Quel élargissement du rassemblement ? Quel mode de désignation des candidats ? Contenus matériels de la campagne : financement, organisation, communication, etc.

Matériellement, la rencontre se déroulera à l’adresse suivante :

Lieu dit « Pont de Baud » - Route du Pont de Baud (D768) – 56150 BAUD (Chapiteau en contre bas un grand terrain arboré à droite en sortie de Baud)

Elle aura lieu de 9h30 à 13h : une partie sur la stratégie, une autre sur nos axes de campagne, pour se conclure sur l’organisation pratique de la campagne.

A 13h, le FG 56 proposera le pot fraternel. Ceux qui le souhaitent peuvent amener leur pique-nique, le site s’y prête.

Nous vous adressons nos salutations fraternelles.

Joël Gallais - PCF 56

Alain Barbier - PG 56

Josiane Nigaut - Ensemble 56

Jean Pierre Fourré - République & Socialisme

Collectifs Front de Gauche pays de Lorient, Est-Morbihan, Ploërmel, Vannes, Pontivy, Auray-Port-Louis

Rencontre régionale du Front de Gauche Bretagne: invitation pour le 18 juillet à Baud
Partager cet article
Repost0
28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 14:04
Xavier Compain à la tribune expose le pré-projet des communistes soumis à la poursuite de l'élaboration collective au sein du PCF, du Front de Gauche, avec les citoyens

Xavier Compain à la tribune expose le pré-projet des communistes soumis à la poursuite de l'élaboration collective au sein du PCF, du Front de Gauche, avec les citoyens

Une invitation à faire du commun

Pour une région solidaire, citoyenne et écologique

Remettre au centre l’humain n’est pas un rêve inaccessible : c’est une nécessité.

Ce travail d’étape est une invitation. Nos travaux sont riches : des commissions, des groupes de travail, des bilans de nos élus. Nous versons cette contribution au débat, à la réflexion, à l’enrichissement. Nous proposons – à chacune et chacun – de mobiliser ensemble nos intelligences, nos expériences, nos idées au service de l’avenir, de la gauche, de la région.

Notre démarche est ouverte, constructive et offensive. Nous voulons ouvrir un débat public à des milliers de voix. Nous voulons le faire avec tous car rien ne pourra se faire sans eux. Nous créerons donc les conditions des échanges, du travail commun, de la confrontation des idées et des propositions.

Ce projet prend appui sur tout ce qui bouge ici dans le sens du progrès social et humain, ici, en Europe et dans le monde.

Nous pensons indispensable de reprendre ensemble la main sur notre destin commun. Nous savons que rien ne se fera sans un large rassemblement. Nous y travaillons et travaillerons sans relâche. Et puis, au nom même de cette immense ambition pour faire changer les choses, nous avons la modestie de penser que nous n’avons sûrement pas les solutions à toutes les questions, et qu’il est donc utile de travailler très largement pour rendre efficace et crédible ce projet. Pour mener ce débat, notre ouverture d’esprit est totale.

Les communistes et leur parti, pleinement conscients de leurs responsabilités et des urgences du moment, veulent ainsi faire œuvre utile. Redonner des couleurs et du sens à l’envie de changer, ouvrir de nouveau les chemins de l’espoir pour l’émancipation humaine, voici l’esprit du chantier que nous vous proposons d’engager ensemble. Et nous le faisons avec une furieuse envie de réussir.

I - Une région solidaire entre tous les territoires qui la compose et pour une réelle égalité des droits Ville et ruralité : repenser les territoires

Penser les territoires, la ville de demain et l’avenir de la ruralité est devenu indispensable.

Le recul des politiques publiques d’aménagement, la mise en concurrence des territoires, les inégalités de développement économique, la fermeture de services publics, les réformes institutionnelles successives ont profondément fragilisé la cohésion territoriale. cette dernière est aujourd’hui au cœur de la fabrique des inégalités et ne répond plus aux besoins de ses populations. Rééquilibrer les territoires passe par la mise en œuvre d’une vraie solidarité, en renforçant notamment la péréquation financière et la loi de solidarité et de renouvellement urbain (SRU), en lançant un nouveau plan de rénovation urbaine, en investissant dans les services publics, notamment dans les transports.

À l’inverse de la logique actuelle qui favorise l’émergence de métropoles hyper centralisées, de pôles d’activités étanches qui condamnent le reste des territoires à la marginalité, nous devons impulser un mode de développement plus horizontal et homogène.

Dans ce dispositif, la ruralité doit avoir toute sa place, en faisant le pari de l’agriculture durable, de l’artisanat, du développement des savoir-faire, en redéployant un réseau de transports et de services publics au service des territoires et des populations. Cette nouvelle ambition dans l’aménagement régional, nous la couplons avec une haute exigence démocratique. Respecter les territoires et investir pleinement la souveraineté des citoyens vont de pair.

À l’opposé des dernières réformes institutionnelles qui concourent à éloigner le pouvoir des citoyens, nous pensons que la modernité de la démocratie s’inscrit dans un rapport de proximité préservant la commune et favorisant les coopérations entre communes, départements et régions.

Une nation de liberté et d’égalité : une région exemplaire

Les inégalités minent la société.

Avoir telle couleur, telle religion, telle sexualité ne devrait pas être un problème dans une société sereine. On veut nous classer, nous enfermer, nous opposer. La nation France dans laquelle nous voulons vivre est une nation ouverte et construite sur le principe de l’égalité pour toutes et tous. Il est temps de prendre le chemin de la laïcité, qui assure la liberté de conscience et l’égalité des citoyennes et des citoyens – quoi que puissent en dire les instrumentalisations de la droite et de son extrême. Il faut donc réaffirmer ces valeurs imprescriptibles : oui, la liberté est un droit universel et elle va de pair avec l’égalité de toutes et tous. Il ne faut rien lâcher pour la défense, la reconnaissance et l’extension des libertés individuelles, notamment de la liberté d’expression, de culte, d’association syndicale et politique, comme de la liberté de disposer de ses biens et la liberté d’entreprendre. L’égalité ne se confond d’aucune manière avec une forme dévoyée d’égalitarisme qui remettrait en question le droit à la différence. Elle est inséparable de la liberté de choix et de l’égalité en droits. La justice sociale, elle, ne peut se limiter à l’égalité des chances. Elle suppose de se donner les moyens d’une égale liberté des individus dans le choix et la conduite de leur vie.

Cela suppose la reconnaissance de droits sociaux au-delà des droits individuels et politiques, le droit au travail, à la santé, au logement, à la formation, à la culture, à la mobilité… dont la garantie passe par le développement des services publics.

II – Agir pour le développement économique, l'emploi et la participation citoyenne à la gestion.

La Démocratie : une République, une région pour toutes et tous

Notre système politique et institutionnel, notre système de représentation est malade de l’absence de participation des citoyennes et des citoyens aux processus de décision, au point qu’une question se pose : sommes-nous encore en démocratie ?

La République est mise à mal, et la vie politique est enfermée dans le carcan d’une monarchie présidentielle.

On remet en cause les collectivités locales qui sont des foyers de proximité citoyenne. L’Europe des régions, aujourd’hui imposée, hypothèque la souveraineté, l’égalité et la solidarité entre les territoires régionaux.

Pourtant, l’aspiration à participer est intacte : des mouvements citoyens, participatifs germent sur tout le territoire, et se cherchent.

Le nouvel essor de la démocratie que nous proposons sera, d’un même mouvement, un appel à l’accès aux savoirs pour que chacun puisse s’en mêler. Nouvelle phase de démocratisation scolaire, prolongation de la scolarité obligatoire et donner du temps aux futures citoyennes et citoyens de s’approprier les savoirs nécessaires pour prendre en main leur destin, voilà qui doit ouvrir une nouvelle ère de la citoyenneté.

Faire de l’émancipation des travailleuses et des travailleurs le moteur de la transformation sociale.

Celles et ceux qui, par leur travail, créent les richesses doivent pouvoir prendre en main leur avenir. En mettant en commun leur intelligence collective, elles et ils doivent être les actrices et les acteurs de la transformation sociale. L’organisation du travail ne peut plus être l’apanage du bureau des méthodes et de responsables de la gestion des ressources humaines, organisant la concurrence et la compétition permanente entre salariés. Chacun doit pouvoir reprendre la main sur leur travail, lui donner un sens, libérer leur créativité, et accroître leur compétence dans le cadre d’une organisation collective coopérative. Il faut en finir avec les discriminations professionnelles entre les femmes et les hommes qui prolongent dans l’organisation du travail salarié la répartition des rôles selon les sexes pour tirer les conditions de travail et les salaires vers le bas. Il est temps de revaloriser les métiers, et en particulier les métiers dits féminins.

L’entreprise n’est qu’un mode d’organisation d’une communauté humaine en vue de l’action et de la création collectives. Il est grand temps de lui donner un statut juridique et de partager enfin le pouvoir en son sein comme c’est déjà le cas pour les entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire. L’emploi pour toutes et tous doit devenir la priorité Tout est conditionné à la compétitivité, à la baisse des dépenses publiques et sociales ou à la réduction des déficits et dettes publics. Cette cohérence nourrit les catastrophes.

Il convient de l’affronter et de lui opposer une alternative.

Nous disons : sécurisation de l’emploi, de la formation et des revenus du travail ; plus aucun soutien public aux entreprises sans contreparties chiffrées et contrôlables, à l’opposé de la flexisécurité, et de la précarité. Nous disons : mobilisation de la monnaie créée par la Banque Centrale Européenne (BCE), création d’un Fonds social, solidaire et écologique, nouveau crédit sélectif pour l’emploi, formation et progrès écologiques, par le concours d’un pôle financier public décentralisé, à l’opposé des priorités données sans cesse aux marchés financiers.

Les grands axes pour un pacte public

Une région solidaire, citoyenne, écologique

I) Une région solidaire entre tous les territoires qui la compose et pour une réelle égalité des droits

- Investir dans les services publics en développant des collaborations et non des concurrences avec les collectivités territoriales et les futures métropoles.

- En matière de transports et d'aides aux déplacements, défendre le rail en intégrant la poursuite d'investissements sur le réseau ferré.

- Pour l'accès de tous à un logement de qualité, mise en place d'un service public du logement, de la rénovation urbaine et rurale.

- Défendre et développer l'offre de santé publique. Faire de la région un interlocuteur de l'ARS et des autres collectivités afin de contrer les politiques de réductions d'accès aux soins.

- S'engager avec force pour l'éducation et la jeunesse par une politique volontariste dans la construction et rénovation des lycées et les établissements d’enseignement supérieure. L'autonomie des jeunes assurée. Proposer que la région soit un territoire de recherches scientifiques, de développement et partages des connaissances dans une grande ambition économique et sociale.

- Rendre effective l'égalité hommes-femmes au travail et dans la société. Faire reculer toutes les discriminations liées au sexe, à l'origine, à la religion ou au handicap.

- Affirmer la culture comme outil d'émancipation. Ciment social en Bretagne, elle ne saurait être rangée en périphérie des politiques publiques.

- Conquérir l'accès aux sports et aux loisirs pour tous.

- Assurer l'accès au haut débit numérique sur tout le territoire breton aux mêmes conditions de tarif.

II) Agir pour le développement économique, l'emploi et la participation citoyenne à la gestion.

- Contrairement à ceux qui veulent faire de la région un guichet pour les multinationales, nous proposons de ne plus être simplement des financeurs de dossiers (économiques, agricoles ou industriels) mais des partenaires à la définition des projets.

- Nous pensons juste d'exiger la conditionnalité aux attributions de financements, des obligations en termes de créations et de qualités d'emplois, de dialogue social et des prescriptions environnementales.

- C'est avec l'ambition « du bien vivre en Bretagne » que seront évalués les projets à l'aune de ces nouveaux critères que sont les dimensions sociales, humaines et écologiques. Aussi sera appréciée la gestion des fonds européens, du contrat de plan, etc.

- Nous proposerons l'élaboration d'une « charte de l’éthique et de l'égalité professionnelles » aux entreprises travaillant avec la région.

- Nous proposerons une nouvelle étape du développement de l'économie sociale et solidaire en s'appuyant sur les acteurs du secteur, les organisations syndicales et les collectivités. - Nous proposons la création d'un pôle public bancaire régional visant au développement industriel, intégrant des critères précis.

- Nous voulons faire de la région un haut lieu de l'intervention citoyenne. Elle devra sur ces territoires développer des actions de démocratie participative.

- Nous proposons qu'elle place sa gestion sous contrôle citoyen d'un observatoire des marchés publics couvrant les politiques régionales et l'utilisation des fonds publics.

- Face aux réformes institutionnelles, désengagement de l'Etat et prépondérance de l'Europe, la région jouera un rôle fort de résistance et d'interpellations.

III) Une région écologique avec l'environnement au cœur de toutes les politiques publiques

- La région a un rôle d'aménageur du territoire. Elle doit donc défendre et œuvrer au développement des services publics locaux et nationaux, garant de l'égalité territoriale urbaine, rurale, côtière. Elle doit le faire en intégrant au cœur de son projet la transition écologique et énergétique indispensable.

- Notre croissance est celle d'un développement en faveur d'une alimentation de qualité, saine et accessible à tous. Un nouveau modèle agricole, rémunérateur pour ses travailleurs, doit promouvoir la valorisation, la transformation par des filières relocalisées et la vente au plus près des consommateurs. Un fond de soutien à l'agriculture paysanne, aux circuits courts, aux filières bios et durables sera créé.

- Contributive des besoins alimentaires de la région, la pêche artisanale sera soutenue. C'est l'ensemble des activités maritimes de celle-ci qui appelle à être encouragé et soutenu.

- Au carrefour des enjeux agricoles, écologiques et énergétiques une filière bois, durable, relocalisée, sera mis en avant comme levier de développement économique.

Conférence régionale du PCF Bretagne le 27 juin 2015 à Pontivy: les principes directeurs du projet communiste pour les élections régionales de décembre 2015
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011