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La lepénisation des esprits et des discours, la possibilité nouvelle d'exprimer sa xénophobie de manière décomplexée et tranquille sous couvert de préférence nationale, sont sensibles dans les propos de Didier Guillon, conseiller départemental de droite de Douarnenez, qui, comme l'opposition Les Républicains au Conseil Départemental, remet en question l'accueil des mineurs isolés étrangers en Finistère sous prétexte que ce serait "un très mauvais signal adressé aux plus démunis".
En gros, les enfants étrangers doivent être jetés à la rue ou expulsés car sinon, ils volent le pain de nos pauvres. Attitude très chrétienne soit dit en passant que de sélectionner les pauvres, les bons et les mauvais, pour partager ceux vis à vis de qui nous avons des devoirs de fraternité ou non.
"Ils sont actuellement 155 à être pris en charge dans le cadre de la circulaire Taubira, a poursuivi le conseil départemental Les Républicains, et pèsent plus de 3 millions d'euros dans le budget de l'aide sociale à l'enfance. Ils occupent également les places, qui sont comptées, dans les foyers départementaux, comme ce fut le cas à Guilers avant Noël, ou dans le foyer quimpérois de l'Estran, alors qu'il est souvent difficile de déterminer leur minorité ou leur isolement".
28 janvier 2016
Une nouvelle fois, le monde agricole est mobilisé pour s’opposer aux conséquences d’une crise structurelle.
L’agriculture, base de la filière alimentaire fait sa révolution et sacrifie des centaines, voire des milliers d’agriculteurs et leur famille.
Cette situation est devenue intolérable, chacun peut le comprendre.
Les conséquences sociales sont lourdes, autant pour les salariés que pour les agriculteurs.
Leur nombre diminue, mais paradoxalement la production ne faiblit pas. Parce que ce sont des choix qui ont conduit à cette situation, il existe nécessairement des solutions pour orienter l’agriculture vers un système plus vertueux, plus environnemental, plus social.
Or ce n’est pas, pour le moment, le chemin pris pour orienter les évolutions de l’agriculture, puisque les mesures d’urgence demandées depuis des années, consistent à faciliter la fuite en avant et compenser les pertes issues d’un système productif en fin de vie.
Cela veut-il dire qu’on est à la fin de l’agriculture ? Sûrement pas, mais la course à la productivité montre ses limites et se traduit vers un renforcement des grandes exploitations où les objectifs n’ont plus rien à voir avec le sens d’une agriculture faite pour nourrir le peuple.
La fin des quotas laitiers en est l’illustration, ainsi que le débat sur le prix de vente du porc. Les demandes du monde agricole visent à aller encore plus loin dans l’ultra productivisme au détriment, parfois de la qualité, mais surtout du respect de l’environnement, du développement social, d’une agriculture durable.
La Cgt a déjà dénoncé cette situation qui conduit à restructurer l’industrie agroalimentaire en supprimant l’emploi de milliers de salariés tout en aggravant les conditions de travail de celles et ceux qui restent.
La colère exprimée par celles et ceux qui sont les victimes de cette stratégie économique est sans aucun doute légitime.
Mais ce n’est pas vrai pour l’ensemble du monde agricole, et les crises sont aussi des moyens de restructurer le secteur.
C’est le constat d’une histoire mouvementée, particulièrement en Bretagne. Les millions d’aides publiques obtenus dans les moments de tension n’ont pas permis de produire une agriculture raisonnée, bien au contraire, elles ont laminé ce secteur pour en faire des entreprises agricoles capitalistes qui sont aujourd’hui dans ce mouvement de détresse.
Alors détresse, sûrement pour certains, mais pas pour tous. Cette tentation de vouloir faire croire que nous sommes toutes et tous dans le même bateau est devenue centrale sur notre région, parfois avec ou sans bonnet, quel que soit sa couleur.
Mais à y regarder de plus près, certains de ceux qui mènent la barque, échappent depuis longtemps au déclin agricole. Le choix de l’action appartient et responsabilise ceux qui le décident. En bloquant les grands axes routiers, le monde agricole vise aussi le monde du travail. Est-ce le bon adversaire, surement pas ?
Les chiffres de grévistes donnés par le rectorat sont complètement faux et biaisés car le comptage est fait à 8h et à 9h alors que beaucoup de profs commencent leur journée de travail à 10h, 13h30... etc. Si vous faites grève entre 13h30 et 16h30, vous n'êtes pas compté comme gréviste dans les statistiques "officielles" et mensongères de l'éducation nationale alors évidemment qu'on vous déduit la totalité de votre journée de travail, soit pour un salaire de 1900€ environ 75 à 80€.
Que l'Etat participe à l'intoxication médiatique, ce n'est pas nouveau, mais quand les personnels font le sacrifice de leur journée de salaire pour manifester leur désaccord, c'est particulièrement insultant de ne pas même reconnaître cette manifestation de désaccord.
Avec l'objectif de se tirer d'affaire, tant l'annonce du 23 décembre dernier d'une déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France a provoqué de réactions, des personnalités socialistes proches de François Hollande évoquent aujourd'hui une déchéance pour tous. C'est pour eux "la solution" pour éviter de créer deux sortes de citoyens. Voilà la France apaisée à laquelle le candidat Hollande s'était engagé! Avec le mariage pour tous, on avait une France qui aime. Avec la déchéance pour tous, on a un pays qui ne s'aime plus mais qui fera le bonheur des terroristes car c'est très justement leur objectif ultime. : faire vaciller sur nos valeurs essentielles, la République et la citoyenneté.
Lancé par François Hollande, le débat sur la déchéance de nationalité est révélateur d'une dévire guerrière et sécuritaire. En total échec sur le plan social et économique, en rupture avec une grande partie de son électorat de gauche, le couple infernal Hollande/Valls voit dans la lutte contre Daech une sorte de planche de salut. Hollande veut donner à voir qu'il a de l'autorité. Dans le cas présent peu lui importe que cette mesure n'ait aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c'est la posture politique.
L'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France, annoncée par le Président devant le Parlement réuni en Congrès, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis, aurait eu pour conséquence de créer deux catégories de Français. La raison et les valeurs républicaines semblaient l'avoir emporté. Il n'en est rien. Jamais une telle mesure n'avait été assumée par les plus hautes autorités de l'Etat. Présentée par Manuel Valls comme une décision à «caractère hautement symbolique », elle serait en effet une honte et un reniement pour notre République. Aujourd'hui, pour ce pouvoir, l'extension de la déchéance de nationalité à tous est proposée « au nom de l'égalité » .
D'aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est apparue au cours des dernières semaines comme une nouvelle légitimation de l'extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN. Dans un climat de peur, de haine et de stigmatisation, avec l'utilisation qui peut en être fait, plaçant le FN au cœur du paysage politique et idéologique, en quoi la déchéance de nationalité désarmera des terroristes dont l'objectif est de semer la mort en y perdant la vie ? En quoi, pour reprendre l'expression du Premier ministre, aura-t-elle la moindre «efficacité pour protéger nos concitoyens» ?
Ce qui est nouveau dans le projet de loi constitutionnelle c'est la déchéance de nationalité pour des personnes nées en France. C'est une remise en cause d'un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol. C'est une très vieille « exigence » de l'extrême droite française. En remettant en cause ce principe, le gouvernement rompt non seulement avec les valeurs de la gauche, mais avec celles de la Révolution française.
Cette mesure traduit, aussi, un profond mépris pour le reste du monde. En effet, au travers de cette disposition nous proposons en fait de nous débarrasser de nos « monstres », nés en France, éduqués en France et très souvent qui se sont radicalisés dans notre pays en les renvoyant dans un pays où, souvent ils se sont contenté simplement de passer des vacances.... Il est peu probable que ces pays acceptent cela.
Le projet de loi constitutionnelle introduit la notion de « crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation », laissant au législateur la liberté de définir les crimes qui rentrent dans ce cadre. A l'heure où, par exemple, la volonté de criminaliser l'activité syndicale est réelle, n'ayons aucune illusion. En actant dans la constitution la remise en cause du droit du sol, Hollande donne, à un potentiel gouvernement de droite extrême, une grande liberté pour élargir le champ d’application de la déchéance nationale. Et le pire est toujours possible. N'oublions jamais que c'est l'Assemblée nationale du Front populaire qui, après avoir déchu les parlementaires communistes, a voté les pleins pouvoirs à Pétain.
Et après la déchéance des députés communistes de leur mandat en janvier 1940 par l'Assemblée Nationale, les députés communistes ont été déchus ensuite de leurs droits civiques, André Marty et Maurice Thorez ont été eux déchus de la nationalité française en janvier et février 1940 par un décret d'Albert Lebrun, président de ce qui s'appelait encore la République... Mais c'est Pétain qui a utilisé massivement la déchéance de nationalité.
Concernant l'état d'urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d'un régime d'exception permanent et d'une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d'attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu'il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d'assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives totalitaires.
Communiqué de la section du pays de Quimper du PCF
Samedi 23 janvier, alors qu'une centaine de nazillons venus des 4 coins de Bretagne manifestaient à Quimper contre l'accueil des migrants à l'appel d'ADSAV, organisation d'extrême-droite bretonne, avec force saluts à l'hitlérienne, cris d'animaux, slogans xénophobes et racistes, près d'un millier de citoyens défilaient pacifiquement sur l'autre rive de l'Odet pour « une Bretagne ouverte et solidaire ».
La belle réussite de cette manifestation, venant après le rassemblement de Fouesnant en soutien aux réfugiés Irakiens, notamment Kurdes, hébergés dans cette commune, et bien d'autres mobilisations citoyennes et démocratiques, est un témoignage fort de cet esprit de solidarité et d'ouverture sur le monde partagé par beaucoup d'hommes et de femmes de notre région. C'est cela aussi qui explique la vitalité des associations de solidarité à Quimper et en Cornouaille, auxquelles nous rendons hommage, et le succès renouvelé de la « Fête des Droits de toutes les couleurs » pour les enfants qui s'est tenue dimanche à la MPT de Penhars.
Cette Bretagne que nous aimons, nous ne laisserons pas ternir son image par une poignée de nostalgiques des régimes fascistes, nous ne les laisserons pas répandre leurs idées nauséabondes ni leur violence haineuse.
Car ils n'hésitent pas à recourir à la violence contre ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec eux, voire contre des passants, comme cela a été encore le cas à Quimper samedi soir, où une poignée résiduelle de fanatiques d'extrême-droite, ont pratiqué une chasse aux jeunes antifascistes dans les rues de Quimper, attaquant avec des pieds de table en fonte un café du quartier de la gare et les personnes qui s'y trouvaient.
Ces méthodes évoquent des périodes très sombres de l'Histoire.
Nous demandons à M. le Préfet de prendre toutes les dispositions pour faire rechercher et poursuivre devant les tribunaux ceux qui ont participé à ces exactions et à ces violences, point n'est besoin de loi d'exception pour cela.
Et au-delà de prendre les mesures nécessaires pour que de tels actes scandaleux et intolérables ne se reproduisent pas.
la section du PCF du pays de Quimper
« Je suis révolté du pouvoir de l’administration au plus haut niveau, qui signe un accord qui va à l’encontre de la nature. Je n’aime pas cette idée. Les politiques jouent aux apprentis sorciers ».
PPDA
http://www.letregor.fr/2015/12/22/people-les-confidences-de-ppda-a-tregastel/
Par Ouest-France,
lundi 25 janvier: Quimper. Des extrémistes agressent 30 personnes le samedi 23 janvier : une victime témoigne
Samedi, après la manifestation des ultra-nationalistes d’Adsav, des dizaines d’hommes se sont déchaînés contre la devanture du pub An Poitin Still, à Quimper (Finistère).
L’une des 30 victimes réfugiées à l’intérieur du Poitin Still, un pub qui se situe en face de la gare de Quimper (Finistère), raconte comment il a vécu la violente agression de samedi 23 janvier 2016, après la manifestation des ultra-nationalistes d'Adsav.
Entre guillemets "Je n’ai pas dormi depuis. Je suis traumatisé. Samedi, aux alentours de 18 h, je faisais partie de la trentaine de personnes présentes au Poitin Still, un pub qui se situe en face de la gare, à Quimper. Tout d’un coup, je distingue une énorme masse noire à travers la vitrine. Des dizaines d’hommes enfilaient des cagoules juste devant le bar. Ils devaient être une quarantaine. Ils portaient des signes distinctifs extrémistes." "J’ai tout de suite pensé à mon fils. Je ne voulais pas qu’on lui annonce un drame. L’instinct de survie. Pas le temps de réfléchir. J’ai immédiatement dit aux gens autour de moi de tenir les portes jusqu’à ce qu’on parvienne à les verrouiller. Il fallait à tout prix les bloquer. Par chance, comme il pleuvait, personne ne se trouvait à l’extérieur."
« Nous étions tétanisés, sidérés »
"Les agresseurs ont pris d’assaut les trois entrées de l’établissement. Ils tentaient de briser des vitres pour rentrer. Ils ont opté pour la méthode du bélier, comme ça se faisait au Moyen-Âge. Sauf que là, les béliers, c’étaient les pieds en fonte des tables du pub, installées sur la terrasse. Il y a eu plusieurs coups très violents contre la vitrine. Notre chance à tous : les vitres ont résisté. Du coup, ils ont essayé de rentrer par l’entrée de service."
"Ce jour-là, à ce moment-là, nous étions une trentaine de jeunes de moins de 40 ans dans l’établissement. Nous étions tétanisés, sidérés comme si on essuyait une pluie de grêlons énormes. On se demandait ce qu’il se passait et quand ça allait s’arrêter. On n’a même pas pensé à passer un coup de fil. Demander de l’aide nous était impossible. Comme nos agresseurs ne parvenaient pas à rentrer, ils ont fini par partir. Moi, j’étais bouchée bée. Je n’avais pas conscience de ce que je venais de vivre. D’habitude, comme un événement de ce type se produit, ça arrive toujours ailleurs, à d’autres. Là, je ressens cette agression dans ma chair. Maintenant, je comprends ce que ressentent les victimes des attentats."
« Une attitude paramilitaire »
"Si nos agresseurs avaient insisté, je n’ose même pas imaginer ce qui aurait pu nous arriver. La police, alertée par un commerçant voisin, est arrivée au bout d’un quart d’heure après. C’est étrange qu’elle ne soit pas restée avec nous après. D’autant plus que des passants ont été esquintés par des hommes violents sur le parking d’en face. Ils venaient se cacher dans le pub." "Samedi soir, tout le monde était autour de moi. J’ai pleuré. J’avais de la peine, j’étais excédé. Je me disais : pourquoi ici, pourquoi moi ? Je prône toujours la liberté. C’est injuste." "L’attaque a été bien menée, avec des actions simultanées. Ces hommes encagoulés avaient une attitude paramilitaire. À mon avis, elle était pilotée par des gens qui savent faire la guerre. Je suis un ancien gendarme. Je sais de quoi je parle." "La cible ? C’était la dizaine d’antifascistes présents dans le bar avec nous à ce moment-là. Nos agresseurs les avaient repérés. Ils voulaient faire un coup d’éclat après leur manif qu’ils n’ont pas réussi à mener comme ils l’entendaient, place de la Résistance." "Les deux clans de manifestants, militants d’extrême droite et antifascistes, n’auraient jamais dû pouvoir se croiser après, en ville. Nous sommes en période d’état d’urgence. Ça n’aurait jamais dû arriver."
La direction du Poitin Still a déposé une plainte, dimanche, au commissariat de police de Quimper (Finistère). L’enquête est ouverte.
Selon nos informations, les militants d'ADSAV violents venaient de la région nantaise et trois personnes ont été blessées par eux.
Quimper: L'extrême-droite radicale manifeste encore une fois dans une violence intolérable!
Le Parti Communiste du Finistère, soutien et participant à la manifestation anti-raciste de Quimper samedi, se félicite du succès populaire du rassemblement "Pour une Bretagne ouverte et solidaire" décidé pour protester contre la tentative de démonstration de force de l'extrême-droite radicale d'Adsav dirigée contre l'accueil de réfugiés kurdes dans la région de Quimper.
Les démocrates et les citoyens mobilisés contre le racisme à Quimper étaient six ou sept fois plus nombreux que les militants d'ADSAV et les sympathisants de leurs idées fascistes et xénophobes.
Près de 900 manifestants contre les délires nationalistes et anti-démocratiques, disant qu'il n'y a pas de place en Bretagne pour la haine et la violence raciste, cela témoigne clairement, après les agressions de Pontivy d'il y a deux mois, d'une prise de conscience citoyenne de la dangerosité de ces groupuscules radicaux nostalgiques des pires heures et méfaits de notre histoire dans le contexte social et politique troublé que nous connaissons actuellement.
Malheureusement, la violence de ces extrémistes de l'ultra-droite s'est encore manifestée hier à Quimper puisque plusieurs manifestants et quimperois ont été menacés par une trentaine de ces fanatiques qui ont commis des dégâts matériels dans la soirée.
Voilà le texte du collectif Antifasciste de Quimper de ce matin:
NUIT DE VIOLENCES FASCISTES A QUIMPER:
La manif de ce samedi 23 janvier a presque réuni un millier de personnes, autant dire que c'était un franc succès! Malheureusement, les fascistes n'ont pas voulu en rester là...
...
Cette lourde défaite stratégique d'Adsav n'a pas plu à ses militants, qui se sont vengés en commettant plusieurs agressions dans le centre-ville en début de soirée.
Vers 18h, 30 à 40 néo-nazis rôdaient toujours dans les rues après avoir assiegé un bar près de la gare. La clientèle et le personnel sont parvenus à se barricader à l'intérieur de l'établissement.
Rue Jean Jaurès, des véhicules ornés de certains autocollants (soutien à la ZAD, etc.) ont été pris pour cibles.
Au parking de la Résistance, des pneus ont été crevés, à priori pour tendre des embuscades.
Des groupes violents très mobiles ont méthodiquement traqué les personnes ayant participé à la manif "Bretagne Ouverte & Solidaire". Totalement humiliée par une mobilisation antifasciste 9 fois plus importante en nombre, désemparée, l'extrême-droite a une fois de plus révélé sa véritable nature.
L'heure n'est plus à se demander si ce sont bien des racistes et des fascistes qui s'en prennent à nous, cela ne fait aucun doute. La violence, voila tout ce qu'ils comprennent...
Habitant(e)s de Quimper, sachez que de tels actes sont déjà monnaie courante depuis des années dans les grandes villes de France, comme à Lille, Lyon, Nice... Si ce climat politique nauséabond est parvenu à se glisser jusque dans nos villes si calmes situées au bout du monde, c'est que l'heure est grave pour ce pays.
Allons-nous encore longtemps nous voiler la face et prétendre que le fascisme est un vestige du passé? Allons-nous encore accepter de croire que l'agenda politique de l'extrême-droite est valide avec la liberté, l'égalité, la solidarité?
Nous avons pu compter sur vous ce week-end pour faire écho à notre lutte, ce n'est qu'un début; plus que jamais nous devons compter les uns sur les autres! Plus que jamais, l'antifascisme est une nécessité!