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Complexe décomplexion
7 février 2016 / Hervé Hamon, Le Télégramme
Le mot à la mode, ces temps-ci. c'est « décomplexé ». Mot plus complexe qu'il n'y parait. Pour le commun des mortels, perdre ses complexes, c'est se débarrasser d'un sentiment de mal-être, d'une peur ou de la peur d'avoir peur. Mais les psychanalystes, vous les connaissez, avancent que le complexe est d autant plus complexe qu'on ne sait ce qu'il cache, quel enchevêtrement il couvre, et vous proposent de le découvrir à condition de payer en liquide.
En politique, c'est nouveau et finalement plus simple. Être « décomplexé » signifie s'écarter des règles, des tabous, de la vulgate. Exemple : Nicolas Sarkozy, à la veille du second tour de 2012, a écouté son âme damnée, le conseiller proche de l'extrême droite Patrick Buisson, et, pour ramener à lui l'électorat du FN, s'est mis à élire les immigrés comme boucs émissaires. De même. Jean-François Copé décomplexé à tous crins, nous a parlé de viande hallal et de pains au chocolat avec l'enthousiasme du parfait converti. D'ailleurs. Marine Le Pen, sentant la concurrence monter, a entrepris de se dédiaboliser sans complexe.
Mais, à gauche aussi, on largue ses complexes. Manuel Valls pousse des cris d'amour dans les bras de Pierre Gattaz. Emmanuel Macron, le décomplexé de Bercy, expédie ad patres le code du travail, les 35 heures, l'indemnisation des chômeurs, et j'en passe, décrochant, si j'ose écrire, la palme de la décomplexion. Encore que cette dernière vient de lui être ravie par François Hollande lui-même. lequel, au lendemain des attentats, lance sans complexe une réforme constitutionnelle qui prive d'oxygène les plus à droite de la droite.
Car le fin du fin de la décomplexion, c'est évidemment l'ivresse de la transgression. Elle est délicieuse, cette ivresse. Mais j'observe qu'aujourd'hui, elle se résume à changer tout bonnement de camp. Et moi, voyez-vous, ça me donnerait des complexes.
http://www.letelegramme.fr/bretagne/complexe-decomplexion-07-02-2016-10949254.php
A Morlaix, nous avons nous aussi notre maire de droite décomplexée, en témoigne la suppression des repas sans porc et végétariens dans les cantines scolaires des écoles publiques:
La mairie de Morlaix retire les menus de substitution. Colère de certains parents
https://www.francebleu.fr/infos/education/morlaix-les-enfants-musulmans-prives-de-repas-de-substitution-la-cantine-1454664120
Compteurs Linky: salle archi-comble à Crozon à la réunion publique
http://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/compteurs-linky-salle-archi-comble-crozon-la-reunion-publique-4015922
GESTION DE L’EAU
Lundi 1er février le conseil municipal était invité à se prononcer par vote sur le type de gestion de l’eau pour les douze années à venir. Régie publique ou bien délégation privée.
Vote de principe selon l’intitulé de la question. Or, après l’intervention de l’Élue en charge du dossier, une nouvelle fois à charge contre une régie municipale, il ne fait aucun doute que les dés sont jetés.
Nous tenons à rappeler que l’eau est un bien public et qu’elle n’a pas lieu d’être considérée comme étant une marchandise quelconque.
Pour notre part, nous considérons que le débat sur un sujet aussi important n’a pas vraiment eu lieu.
Cette question aurait dû mériter plus de publicité auprès de nos concitoyens.
La France est une exception. Alors qu’au niveau mondial la gestion de l’eau est à 80% confiée au public chez nous c’est l’inverse, 80% au privé. Ainsi, l’argent public a permis à un groupe comme VÉOLIA de devenir une multinationale. Même aux USA connu pour son ultra libéralisme la gestion est à 80% public.
L’argument « massue » de la municipalité serait qu’en cas de sinistre la régie municipale ne serait pas à la hauteur. « Nous ne pouvons courir le risque de ne pas approvisionner nos industriels en cas de rupture de canalisation ». Les villes de Lyon, Toulouse, Bordeaux, Biarritz, Paris, Angers pour ne citer qu’elles, bien connues comme étant des villes à résidences pavillonnaires sont revenues au service public.
Le temps nous est compté nous dit M. le Maire. Pourquoi n’a-t-il lancé le débat au cours du second trimestre 2015. Pourquoi n’a-t-il organisé une votation citoyenne sur cette question. Une promesse de sa campagne électorale pourtant.
L’Élu d’opposition de la liste une vraie Gauche pour Carhaix a demandé le report du vote sur cette question afin de débattre avec la population.
Refusé ! Rien, niet, que nenni et qui m’aime me suive. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait les conseillers de la majorité municipale, sans piper mot.
Section PCF de Carhaix
Les élus communistes de Brest étaient aussi de la manif contre l'état d'urgence: Eric Guellec, Jacqueline Héré, Claude Bellec
Les opposants à l’état d’urgence et au projet de réforme constitutionnelle dans la rue
http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/30/les-opposants-a-l-etat-d-urgence-et-au-projet-de-reforme-constitutionnelle-dans-la-rue_4856380_3224.html
Rassemblements pour la défense de l'État de droit et des libertés démocratiques
La météo humide n'a pas dissuadé ce samedi quelques 300 Brestois-e-s de participer au rassemblement unitaire contre l'état d'urgence et contre le projet
sur la déchéance de la nationalité.
L'appel était lancé par :
Ligue des droits de l'Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, Université européenne de la Paix, Association France Palestine Solidarité, Ligue de l'enseignement FOL, Attac, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Mouvement des Jeunes Socialistes, Ensemble!, CGT, FSU, Solidaires, CNT. On pouvait aussi remarquer quelques rares militants du Parti socialiste.
La Ligue des droits de l'homme à l'origine de cette initiative a pris la parole, puis un cortège de 300 personnes s'est déplacé dans la rue Jean Jaurès, bloquant le tramway avec comme slogan "Arrêt de l'état d'urgence, respect des libertés !".
A Quimper: Par Ouest-France
Le rassemblement contre l'état d'urgence et la déchéance de nationalité est en cours, ce samedi après-midi, place de la Tourbie, à Quimper (Finistère). 230 personnes battent le pavé quimpérois.
Citoyens et militants, en cortège, se sont rendus au palais de justice.
Quelques minutes auparavant, ils sont passés devant la permanence de Jean-Jacques Urvoas, ancien député, nommé, mercredi, ministre de la Justice.
Dans le cortège, René et Marie-Thérèse, de Riec-sur-Bélon : "Ce n'est pas ça qu'il faut faire, ce n'est pas comme ça que l'on réunira les gens."
A Rennes: 500 manifestants
A Paris: 20 000
Brest. La fermeture du collège de Kerichen a été votée
http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-la-fermeture-du-college-de-kerichen-ete-votee-4002513
Collèges de Kerichen et de Commana. Les fermetures votées à Quimper
http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/colleges-de-kerichen-et-de-commana-manif-quimper-4002433
Le conseil départemental du Finistère, réuni ce vendredi 29 janvier 2016, a voté la fermeture à la rentrée 2016 du collège de Kerichen, 29 voix pour et 25 voix contre.
La fermeture du collège de Commana, en septembre 2017, a ensuite été votée : 51 voix pour et 3 contre. Une année afin de laisser aux parents le temps de s'adapter et de permettre au chantier de restructuration du collège de Plounéour-Ménez de se terminer.
Patricia Philip, adjointe à la mairie de Commana et porte-parole du collectif pour le maintien du collège de Commana, a demandé une nouvelle fois le maintien de ce collège.
Elle s'adresse tout particulièrement au vice-président du conseil départemental, Marc Labbey : " Vos solutions : un collège voisin d'un coût de 8 millions d'euros, des ouvertures de lignes de transports, des dispersions des collégiens vers des établissements en dehors de leur bassin de vie… "
"Nous avions en face de nous des personnes blessées, humiliées par cette annonce, très en colère", décrit-elle en parlant des enseignants et des parents d'élèves de collégiens. À propos d'une réunion menée par la directrice d'académie et Marc Labbey, elle insiste : "Mais quelle mascarade, quelle tromperie, quel mépris ! Il était nullement question de concertation !"
***
Le conseil départemental du Finistère, réuni ce vendredi 29 janvier 2016, a voté la fermeture à la rentrée 2016 du collège de Kerichen, 29 voix pour et 25 voix contre.
En réaction à cette décision, la professeur du collège de Kerichen, Lise Morand répond déçue :« Je pense que c'est une erreur sociale et politique et ça pourrait ne pas bien se passer. »
Lise Morand, professeur au collège Kerichen, est aussi intervenue pour interpeller les élus : " Nous persistons dans la conviction que le collège Kerichen a encore son rôle à jouer, avec les autres collèges du bassin brestois, dans une offre d'éducation équitable pour tous les enfants de la République ", dit-elle.
Ce vendredi, une majorité des enseignants de l'établissement sont en grève et les parents ont gardé les enfants chez eux.
En début de séance du conseil départemental, Lise Morand était intervenue pour interpeller les élus. « Nous persistons dans la conviction que le collège Kerichen a encore son rôle à jouer, avec les autres collèges du bassin brestois, dans une offre d'éducation équitable pour tous les enfants de la République », dit-elle.
Le collège de Kerichen accueillait 830 élèves en 1995. Il en compte désormais 280, en baisse d’une dizaine par rapport à l’an passé. Il vient de sortir du Réseau d’éducation prioritaire.
A l'appel de la Ligue des droits de l'Homme, du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, l'Université européenne de la Paix, l'Association France Palestine Solidarité, la Ligue de l'enseignement FOL, Attac, Parti Communiste Français, Mouvement des Jeunes Socalistes, Ensemble, CGT, FSU, Solidaires... en attendant d'autres signatures, appellent à un rassemblement pour "Sortir de l'état d'urgence":
En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception Ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser. Les multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à : jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques ; rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester ; cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires et à agir dans le cadre de procédures judiciaires ; mettre en place des garanties effectives de contrôle ; lever l’état d’urgence ; renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable.
Brest, le 27 janvier 2016
http://frontdegauche56.org/
Baisse des dotations dans les collectivités
Le budget de Lorient agglomération sous le signe moins
Cinquante militants du Front de gauche dont Delphine Alexandre, élue à Lorient et à l’Agglo, se sont invités aux vœux de Lorient Agglomération le 22 janvier pour dénoncer la réduction des dotations aux collectivités locales (Lorient Agglo : moins 8,5 millions d’€ d’ici 2017) qui se traduisent par moins de subventions aux associations, moins de personnel, moins d’investissements.
Les militants dénonçaient le double discours des maires qui déplorent la baisse des dotations dans leur commune tout en la justifiant au niveau national au nom de la « nécessaire réduction des dépenses publiques ».
D’autres solutions existent pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État en s’attaquant à la fraude fiscale, à l’évasion fiscale, en augmentant les impôts des plus riches, en taxant les profits du CAC 40 et des actionnaires…
Sur les pancartes on pouvait lire des chiffres significatifs :
LORIENT Agglo : - 8,5 M€
LORIENT : - 1,5 M€ /2015
PLOUAY : - 700 000€ d’ici 2017
PONT-SCORFF : - 70 000€ en 2015
GUIDEL : - 240 000€/an
HENNEBONT : - 180 000€/an
INZINZAC : - 80 000€/an
LANESTER : - 500 000€ en 2015
PLOEMEUR : - 400 000€/an
CAUDAN : - 50 000€ en 2014
RIANTEC : - 83 000€ en 2015
LOCMIQUÉLIC : - 197 000€ de 2014 – 2017
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L’ÉVASION FISCALE : 60 MILLIARDS € PAR AN
CICE : 34 MILLIARDS €
DIVIDENTES VERSÉES
AUX ACTIONNAIRES : 54 MILLIARDS EN 2014
NICHES FISCALES : 82 MILLIARDS