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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 06:45
Le télégramme, 27 janvier 2016

Le télégramme, 27 janvier 2016

Les chiffres de grévistes donnés par le rectorat sont complètement faux et biaisés car le comptage est fait à 8h et à 9h alors que beaucoup de profs commencent leur journée de travail à 10h, 13h30... etc. Si vous faites grève entre 13h30 et 16h30, vous n'êtes pas compté comme gréviste dans les statistiques "officielles" et mensongères de l'éducation nationale alors évidemment qu'on vous déduit la totalité de votre journée de travail, soit pour un salaire de 1900€ environ 75 à 80€.

Que l'Etat participe à l'intoxication médiatique, ce n'est pas nouveau, mais quand les personnels font le sacrifice de leur journée de salaire pour manifester leur désaccord, c'est particulièrement insultant de ne pas même reconnaître cette manifestation de désaccord.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:05

DÉCHEANCE DE NATIONALITÉ

LA PORTE OUVERTE Á TOUTES LES DÉRIVES

Avec l'objectif de se tirer d'affaire, tant l'annonce du 23 décembre dernier d'une déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France a provoqué de réactions, des personnalités socialistes proches de François Hollande évoquent aujourd'hui une déchéance pour tous. C'est pour eux "la solution" pour éviter de créer deux sortes de citoyens. Voilà la France apaisée à laquelle le candidat Hollande s'était engagé! Avec le mariage pour tous, on avait une France qui aime. Avec la déchéance pour tous, on a un pays qui ne s'aime plus mais qui fera le bonheur des terroristes car c'est très justement leur objectif ultime. : faire vaciller sur nos valeurs essentielles, la République et la citoyenneté.

Dérive guerrière

Lancé par François Hollande, le débat sur la déchéance de nationalité est révélateur d'une dévire guerrière et sécuritaire. En total échec sur le plan social et économique, en rupture avec une grande partie de son électorat de gauche, le couple infernal Hollande/Valls voit dans la lutte contre Daech une sorte de planche de salut. Hollande veut donner à voir qu'il a de l'autorité. Dans le cas présent peu lui importe que cette mesure n'ait aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c'est la posture politique.

Au nom de l'égalité ?

L'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France, annoncée par le Président devant le Parlement réuni en Congrès, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis, aurait eu pour conséquence de créer deux catégories de Français. La raison et les valeurs républicaines semblaient l'avoir emporté. Il n'en est rien. Jamais une telle mesure n'avait été assumée par les plus hautes autorités de l'Etat. Présentée par Manuel Valls comme une décision à «caractère hautement symbolique », elle serait en effet une honte et un reniement pour notre République. Aujourd'hui, pour ce pouvoir, l'extension de la déchéance de nationalité à tous est proposée « au nom de l'égalité » .

Où est donc le danger ?

D'aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est apparue au cours des dernières semaines comme une nouvelle légitimation de l'extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN. Dans un climat de peur, de haine et de stigmatisation, avec l'utilisation qui peut en être fait, plaçant le FN au cœur du paysage politique et idéologique, en quoi la déchéance de nationalité désarmera des terroristes dont l'objectif est de semer la mort en y perdant la vie ? En quoi, pour reprendre l'expression du Premier ministre, aura-t-elle la moindre «efficacité pour protéger nos concitoyens» ?

Remise en cause du droit du sol

Ce qui est nouveau dans le projet de loi constitutionnelle c'est la déchéance de nationalité pour des personnes nées en France. C'est une remise en cause d'un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol. C'est une très vieille « exigence » de l'extrême droite française. En remettant en cause ce principe, le gouvernement rompt non seulement avec les valeurs de la gauche, mais avec celles de la Révolution française.

Cette mesure traduit, aussi, un profond mépris pour le reste du monde. En effet, au travers de cette disposition nous proposons en fait de nous débarrasser de nos « monstres », nés en France, éduqués en France et très souvent qui se sont radicalisés dans notre pays en les renvoyant dans un pays où, souvent ils se sont contenté simplement de passer des vacances.... Il est peu probable que ces pays acceptent cela.

La porte ouverte à toutes les dérives totalitaires

Le projet de loi constitutionnelle introduit la notion de « crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation », laissant au législateur la liberté de définir les crimes qui rentrent dans ce cadre. A l'heure où, par exemple, la volonté de criminaliser l'activité syndicale est réelle, n'ayons aucune illusion. En actant dans la constitution la remise en cause du droit du sol, Hollande donne, à un potentiel gouvernement de droite extrême, une grande liberté pour élargir le champ d’application de la déchéance nationale. Et le pire est toujours possible. N'oublions jamais que c'est l'Assemblée nationale du Front populaire qui, après avoir déchu les parlementaires communistes, a voté les pleins pouvoirs à Pétain.
Et après la déchéance des députés communistes de leur mandat en janvier 1940 par l'Assemblée Nationale, les députés communistes ont été déchus ensuite de leurs droits civiques, André Marty et Maurice Thorez ont été eux déchus de la nationalité française en janvier et février 1940 par un décret d'Albert Lebrun, président de ce qui s'appelait encore la République... Mais c'est Pétain qui a utilisé massivement la déchéance de nationalité.

Les risques de l’État d'urgence

Concernant l'état d'urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d'un régime d'exception permanent et d'une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d'attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu'il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d'assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives totalitaires.

Retrouvons nous samedi 30 janvier à Quimper 14h30 place de la Tourbie devant la permanence du député en charge des lois sécuritaires et liberticides Jean-Jacques Urvoas!

Le Parti Communiste du Finistère.

Déchéance de nationalité, la porte ouverte à toutes les dérives: retrouvons-nous à Quimper pour le rassemblement du samedi 30 janvier à 14h30
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 05:09

Communiqué de la section du pays de Quimper du PCF

Samedi 23 janvier, alors qu'une centaine de nazillons venus des 4 coins de Bretagne manifestaient à Quimper contre l'accueil des migrants à l'appel d'ADSAV, organisation d'extrême-droite bretonne, avec force saluts à l'hitlérienne, cris d'animaux, slogans xénophobes et racistes, près d'un millier de citoyens défilaient pacifiquement sur l'autre rive de l'Odet pour « une Bretagne ouverte et solidaire ».

La belle réussite de cette manifestation, venant après le rassemblement de Fouesnant en soutien aux réfugiés Irakiens, notamment Kurdes, hébergés dans cette commune, et bien d'autres mobilisations citoyennes et démocratiques, est un témoignage fort de cet esprit de solidarité et d'ouverture sur le monde partagé par beaucoup d'hommes et de femmes de notre région. C'est cela aussi qui explique la vitalité des associations de solidarité à Quimper et en Cornouaille, auxquelles nous rendons hommage, et le succès renouvelé de la « Fête des Droits de toutes les couleurs » pour les enfants qui s'est tenue dimanche à la MPT de Penhars.

Cette Bretagne que nous aimons, nous ne laisserons pas ternir son image par une poignée de nostalgiques des régimes fascistes, nous ne les laisserons pas répandre leurs idées nauséabondes ni leur violence haineuse.

Car ils n'hésitent pas à recourir à la violence contre ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec eux, voire contre des passants, comme cela a été encore le cas à Quimper samedi soir, où une poignée résiduelle de fanatiques d'extrême-droite, ont pratiqué une chasse aux jeunes antifascistes dans les rues de Quimper, attaquant avec des pieds de table en fonte un café du quartier de la gare et les personnes qui s'y trouvaient.

Ces méthodes évoquent des périodes très sombres de l'Histoire.

Nous demandons à M. le Préfet de prendre toutes les dispositions pour faire rechercher et poursuivre devant les tribunaux ceux qui ont participé à ces exactions et à ces violences, point n'est besoin de loi d'exception pour cela.

Et au-delà de prendre les mesures nécessaires pour que de tels actes scandaleux et intolérables ne se reproduisent pas.

la section du PCF du pays de Quimper

Violences d'Adsav à Quimper le 23 janvier, communiqué de la section PCF de Quimper
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 04:14
La "révolte" de Patrick Poivre d'Arvor contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Le Trégor)


« Je suis révolté du pouvoir de l’administration au plus haut niveau, qui signe un accord qui va à l’encontre de la nature. Je n’aime pas cette idée. Les politiques jouent aux apprentis sorciers ».
PPDA

http://www.letregor.fr/2015/12/22/people-les-confidences-de-ppda-a-tregastel/

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:57
photo Ouest-France, lundi 25 janvier

photo Ouest-France, lundi 25 janvier

Par Ouest-France,

lundi 25 janvier: Quimper. Des extrémistes agressent 30 personnes le samedi 23 janvier : une victime témoigne

Samedi, après la manifestation des ultra-nationalistes d’Adsav, des dizaines d’hommes se sont déchaînés contre la devanture du pub An Poitin Still, à Quimper (Finistère).

L’une des 30 victimes réfugiées à l’intérieur du Poitin Still, un pub qui se situe en face de la gare de Quimper (Finistère), raconte comment il a vécu la violente agression de samedi 23 janvier 2016, après la manifestation des ultra-nationalistes d'Adsav.

Entre guillemets "Je n’ai pas dormi depuis. Je suis traumatisé. Samedi, aux alentours de 18 h, je faisais partie de la trentaine de personnes présentes au Poitin Still, un pub qui se situe en face de la gare, à Quimper. Tout d’un coup, je distingue une énorme masse noire à travers la vitrine. Des dizaines d’hommes enfilaient des cagoules juste devant le bar. Ils devaient être une quarantaine. Ils portaient des signes distinctifs extrémistes." "J’ai tout de suite pensé à mon fils. Je ne voulais pas qu’on lui annonce un drame. L’instinct de survie. Pas le temps de réfléchir. J’ai immédiatement dit aux gens autour de moi de tenir les portes jusqu’à ce qu’on parvienne à les verrouiller. Il fallait à tout prix les bloquer. Par chance, comme il pleuvait, personne ne se trouvait à l’extérieur."

« Nous étions tétanisés, sidérés »

"Les agresseurs ont pris d’assaut les trois entrées de l’établissement. Ils tentaient de briser des vitres pour rentrer. Ils ont opté pour la méthode du bélier, comme ça se faisait au Moyen-Âge. Sauf que là, les béliers, c’étaient les pieds en fonte des tables du pub, installées sur la terrasse. Il y a eu plusieurs coups très violents contre la vitrine. Notre chance à tous : les vitres ont résisté. Du coup, ils ont essayé de rentrer par l’entrée de service."

"Ce jour-là, à ce moment-là, nous étions une trentaine de jeunes de moins de 40 ans dans l’établissement. Nous étions tétanisés, sidérés comme si on essuyait une pluie de grêlons énormes. On se demandait ce qu’il se passait et quand ça allait s’arrêter. On n’a même pas pensé à passer un coup de fil. Demander de l’aide nous était impossible. Comme nos agresseurs ne parvenaient pas à rentrer, ils ont fini par partir. Moi, j’étais bouchée bée. Je n’avais pas conscience de ce que je venais de vivre. D’habitude, comme un événement de ce type se produit, ça arrive toujours ailleurs, à d’autres. Là, je ressens cette agression dans ma chair. Maintenant, je comprends ce que ressentent les victimes des attentats."

« Une attitude paramilitaire »

"Si nos agresseurs avaient insisté, je n’ose même pas imaginer ce qui aurait pu nous arriver. La police, alertée par un commerçant voisin, est arrivée au bout d’un quart d’heure après. C’est étrange qu’elle ne soit pas restée avec nous après. D’autant plus que des passants ont été esquintés par des hommes violents sur le parking d’en face. Ils venaient se cacher dans le pub." "Samedi soir, tout le monde était autour de moi. J’ai pleuré. J’avais de la peine, j’étais excédé. Je me disais : pourquoi ici, pourquoi moi ? Je prône toujours la liberté. C’est injuste." "L’attaque a été bien menée, avec des actions simultanées. Ces hommes encagoulés avaient une attitude paramilitaire. À mon avis, elle était pilotée par des gens qui savent faire la guerre. Je suis un ancien gendarme. Je sais de quoi je parle." "La cible ? C’était la dizaine d’antifascistes présents dans le bar avec nous à ce moment-là. Nos agresseurs les avaient repérés. Ils voulaient faire un coup d’éclat après leur manif qu’ils n’ont pas réussi à mener comme ils l’entendaient, place de la Résistance." "Les deux clans de manifestants, militants d’extrême droite et antifascistes, n’auraient jamais dû pouvoir se croiser après, en ville. Nous sommes en période d’état d’urgence. Ça n’aurait jamais dû arriver."

La direction du Poitin Still a déposé une plainte, dimanche, au commissariat de police de Quimper (Finistère). L’enquête est ouverte.

Selon nos informations, les militants d'ADSAV violents venaient de la région nantaise et trois personnes ont été blessées par eux.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:24

Quimper: L'extrême-droite radicale manifeste encore une fois dans une violence intolérable!

Le Parti Communiste du Finistère, soutien et participant à la manifestation anti-raciste de Quimper samedi, se félicite du succès populaire du rassemblement "Pour une Bretagne ouverte et solidaire" décidé pour protester contre la tentative de démonstration de force de l'extrême-droite radicale d'Adsav dirigée contre l'accueil de réfugiés kurdes dans la région de Quimper.

Les démocrates et les citoyens mobilisés contre le racisme à Quimper étaient six ou sept fois plus nombreux que les militants d'ADSAV et les sympathisants de leurs idées fascistes et xénophobes.

Près de 900 manifestants contre les délires nationalistes et anti-démocratiques, disant qu'il n'y a pas de place en Bretagne pour la haine et la violence raciste, cela témoigne clairement, après les agressions de Pontivy d'il y a deux mois, d'une prise de conscience citoyenne de la dangerosité de ces groupuscules radicaux nostalgiques des pires heures et méfaits de notre histoire dans le contexte social et politique troublé que nous connaissons actuellement.

Malheureusement, la violence de ces extrémistes de l'ultra-droite s'est encore manifestée hier à Quimper puisque plusieurs manifestants et quimperois ont été menacés par une trentaine de ces fanatiques qui ont commis des dégâts matériels dans la soirée.

Quimper, 23 janvier: L'extrême-droite radicale manifeste encore une fois dans une violence intolérable (PCF)
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 12:35

Voilà le texte du collectif Antifasciste de Quimper de ce matin:

NUIT DE VIOLENCES FASCISTES A QUIMPER:

La manif de ce samedi 23 janvier a presque réuni un millier de personnes, autant dire que c'était un franc succès! Malheureusement, les fascistes n'ont pas voulu en rester là...

...

Cette lourde défaite stratégique d'Adsav n'a pas plu à ses militants, qui se sont vengés en commettant plusieurs agressions dans le centre-ville en début de soirée.

Vers 18h, 30 à 40 néo-nazis rôdaient toujours dans les rues après avoir assiegé un bar près de la gare. La clientèle et le personnel sont parvenus à se barricader à l'intérieur de l'établissement.

Rue Jean Jaurès, des véhicules ornés de certains autocollants (soutien à la ZAD, etc.) ont été pris pour cibles.

Au parking de la Résistance, des pneus ont été crevés, à priori pour tendre des embuscades.

Des groupes violents très mobiles ont méthodiquement traqué les personnes ayant participé à la manif "Bretagne Ouverte & Solidaire". Totalement humiliée par une mobilisation antifasciste 9 fois plus importante en nombre, désemparée, l'extrême-droite a une fois de plus révélé sa véritable nature.

L'heure n'est plus à se demander si ce sont bien des racistes et des fascistes qui s'en prennent à nous, cela ne fait aucun doute. La violence, voila tout ce qu'ils comprennent...

Habitant(e)s de Quimper, sachez que de tels actes sont déjà monnaie courante depuis des années dans les grandes villes de France, comme à Lille, Lyon, Nice... Si ce climat politique nauséabond est parvenu à se glisser jusque dans nos villes si calmes situées au bout du monde, c'est que l'heure est grave pour ce pays.

Allons-nous encore longtemps nous voiler la face et prétendre que le fascisme est un vestige du passé? Allons-nous encore accepter de croire que l'agenda politique de l'extrême-droite est valide avec la liberté, l'égalité, la solidarité?

Nous avons pu compter sur vous ce week-end pour faire écho à notre lutte, ce n'est qu'un début; plus que jamais nous devons compter les uns sur les autres! Plus que jamais, l'antifascisme est une nécessité!

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 18:53
Photo ouest-france

Photo ouest-france

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 06:40

Déclaration du PCF Finistère: "Crédit Mutuel Arkéa, veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes?"

La direction du Crédit Mutuel de Bretagne ARKEA en conflit ouvert avec la Confédération Nationale des Caisses de Crédit Mutuel organise dimanche 24 janvier à Brest une manifestation au nom de la défense de l'emploi et de l'autonomie de la structure.

Cette initiative qui doit rassembler des salariés de la banque, des administrateurs sociétaires, des élus et des chefs d'entreprise participe de l'agitation organisée par la direction de l'organisme depuis de long mois.

Engagée dans un bras de fer avec la Confédération dans lequel les enjeux de pouvoir et la lutte des égos tiennent toute leur place, la direction du CMB ARKEA a fait le choix de la rupture sans même tenter de négocier de nouveaux statuts. A-t-elle réellement mesuré les risques alors que, comme tous les organismes bancaires, le Crédit Mutuel dans son ensemble doit se plier aux critères de « bonne gestion » imposés par la Commission Européenne ?

Les conséquences de cette rupture ont-elles été objectivement évaluées à l'aune des nouveaux critères de gestion imposés : coût de refinancement, ratios risques, ratios prudentiels, appréciation des agences de notation, par exemple ? Sans même évoquer la solidarité obligatoire inter-caisse dont le nouveau groupe hors réseau ne pourrait plus bénéficier.

Dans ces conditions, qui peut assurer que la stratégie de scission à marche forcée, dissimulée sous les éléments de langage officiel « d'autonomie », n'accroisse les risques pour les salariés et pour l'avenir du groupe ?

Remarquons que, malgré plusieurs décennies de relations tendues, la Confédération Nationale des Caisses de Crédits Mutuel n’a jamais empêché le CMB d’affirmer son identité régionale, ni le groupe d’investir et de s’agrandir.

Le bilan de la direction, qui se veut aujourd’hui chantre de la protection de l’emploi régional, demande à être examiné de près. Déménagements divers et souvent coûteux, externalisations multiples ont pesé lourd en terme d'emplois et seule la grève conduite par l'intersyndicale en juin 2015 a permis d'arrêter l'hémorragie.

Comme à Quimper en novembre 2013, cette journée est marquée par le mélange des genres et porteuse de confusion et de graves désillusions.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même la direction qui entonne le refrain de « tous dans la même galère » a pris soin de se mettre à l'abri en créant la Société des Cadres Dirigeants distincte des autres salariés du groupe ! Bel exemple de solidarité et de confiance mutuelle.

Il y a dans l'attitude des dirigeants du CMB une certaine dose d'outrecuidance dès lors qu'ils imaginent gagner sur tous les tableaux et faire cavalier seul, tout en conservant l'image de la marque. Cette politique de gribouille ouvre des horizons bien incertains.

Le CMB ARKEA est un des acteurs majeurs de l'économie bretonne. La bonne santé financière du groupe est le fruit de la qualité du travail, de la compétence et de l'engagement continu des salariés. 3e employeur régional, il s’appuie sur le maillage territorial serré de ses 226 caisses locales et de ses 2 935 sociétaires administrateurs, sur son influence dans les cercles dirigeants régionaux publics ou privés.

Son assise locale est puissante et son influence, voire sa présence dans de nombreuses instances consulaires, paritaires ou professionnelles est certainement un gage d'efficacité, parfois hors de tout contrôle démocratique.

Son intervention est déterminante dans le financement et le portage de nombreux projets régionaux et il serait incompréhensible de laisser cet outil structurant partir à vau -l'eau .

La puissance publique et notamment le ministère de tutelle doivent se saisir intelligemment du dossier.

Les questions posées ne peuvent se régler avec une tournée générale de pâté Hénaff, le port obligatoire du bonnet tricoté par la direction de l'entreprise. Nul n'a à choisir entre les hommes aux salaires mirobolants que sont Jean Pierre Denis ou Michel Lucas.

Il faut que la puissance publique :

- exige et obtienne la reprise des discussions entre les Caisses, y compris pour la

modification des statuts, les nouvelles règle de gouvernance, l'autonomie des Caisses,

l'indépendance et la pérennité des métiers supports

 - exige du CMB ARKEA le retour à sa vocation première de banque mutualiste en

redonnant toute leur place aux administrateurs sociétaires

 - appuie la création d'un pôle de financement public sous le contrôle de la Région et de l’État et la création d'un pôle public bancaire national

Et que dire du soutien apporté au projet de Jean Pierre Denis par les milieux patronaux dont

on connaît le souci de l’emploi et des droits de leurs salariés…

Crédit Mutuel Arkéa: veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes? (PCF Finistère)
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:35
photo France 3 Régions

photo France 3 Régions

Voici l'analyse d'un ancien délégué CGT du Crédit-Mutuel Arkéa sur les enjeux de la manifestation pour l'emploi du 24 janvier soutenue par le PS, l'UDB et d'autres, et sur les mouvements d'alerte en cours au Crédit Mutuel Arkéa:

CMB-Arkéa et « Vent Debout »

2008, Jean-Pierre Denis prend les rennes du groupe CMB-ARKEA (Bretagne, Clermont-Ferrand et Bordeaux).

Il était jusque là au cabinet de Chirac à la mairie de Paris puis au cabinet de Sarkosy à l’Elysée. Avant son arrivée, la rémunération des dirigeants du CMB ne dépassait pas 100 000€.

Depuis lors, la rémunération de JP Denis est passée à plus du million d’euros.

Son ambition, dès son arrivée, était de prendre la place de Michel Lucas, président de la confédération du CM et du CM 11-CIC. Il s’est vite rendu compte qu’il n’y arriverait pas.

Le CM11( Strasbourg, Paris, Lyon, Marseille, Valence, Toulouse, Nantes, Laval, Chateaudun, Evian et Arras) pèse, à lui seul, plus de 60% du bilan global du Crédit mutuel et possède, à ce titre, la majorité absolue au niveau de la CNCM.

Courant 2009/2010, JP Denis décide de créer la SCD (Société des Cadres de Direction) qui devient prestataire de service du CMB et de ses filiales et a tout loisir d’être prestataire pour n’importe quelle autre entité. Les rémunérations ne sont donc plus décidées et versées par le CMB, Mais par cette SCD.

JP Denis s’affranchit alors de toute participation au conseil d’administration de la CNCM et s’insurge contre la situation de concurrence du CIC sur le territoire d’activité du CMB-ARKEA ; (Rappelons que le CIC est contrôlé par le CM11).

Il entame, alors, un bras de fer avec la CNCM, visant à être totalement indépendant de cette dernière, tout en conservant la marque Crédit Mutuel.

Déjà, Arkéa possède sa propre informatique, ses propres filiales d’assurances (vie et iard), de banque en ligne (Fortunéo).

Il estime donc pouvoir se passer de la CNCM qui n’avait, jusqu'à présent, qu’un pouvoir de contrôle à posteriori par l’intermédiaire de l’inspection confédérale. M Lucas, se saisit d’une anomalie de statut de la CNCM (loi 1901) qui ne permet pas à la Banque Centrale Européenne de contrôler son fonctionnement, pour bâtir un statut coopératif, plus conforme aux réglementations européennes.

Les représentants du CMB Arkéa ne participent pas, volontairement, à la rédaction de ces nouveaux statuts qui organisent la vie et les décisions du groupe au plan national, mais précisent également les règles de subordination en matière de gestion, d’investissements, de ratio prudentiel des fédérations vis à vis de la CNCM. Nous en sommes là aujourd’hui.

Sentant le rapport des forces lui échapper, JP Denis instrumentalise une association baptisée Vent Debout pour l’Emploi, crée par lui, financée par la direction du CMB.

Sous prétexte d’un abandon du pouvoir de décision du CMB, cette « association » alarme les élus politiques en demandant leur soutien et communique sur les risques de suppressions d’emplois au sein d’Arkéa.

Les salariés des caisses et du siège subissent une pression énorme pour adhérer à cette association et participer à une manif organisée le 24 janvier 2015.

Il s’agit d’une véritable manipulation des esprits.

En effet qui peut comprendre qu’une entreprise qui choisit de quitter un réseau national puisse le faire en conservant le nom de cette marque ?

Il existe au sein du CM national, une obligation de solidarité interfédérale.

En prenant la décision de se séparer de la CNCM, le CMB-Arkéa ne bénéficie plus de cette solidarité. Il se trouve donc, vu sa taille, dans l’obligation de présenter des ratios de gestion des risques draconiens, ce que ne manquera pas de lui imposer la BCE.

En résumé : La guerre des chefs entre Denis et Lucas se transforme en un conflit grave, économique et politique qui n’a que très peu d’impact sur la CM11-CIC du fait de sa taille, mais qui conduit le CMB a se fragiliser gravement. Seul, le CMB-Arkéa tiendra difficilement et ce sont les salariés qui en ferons les frais. Le seul responsable en est JP Denis qui, lui, pourra se vendre ailleurs.

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"La Direction veut mettre aujourd’hui les salarié-es et leurs organisations syndicales dans la logique du « tous dans le même bateau » alors qu’hier, en créant la SCD, elle a quitté ce même bateau pour voguer sur son propre yacht de luxe. Elle prépare ainsi le terrain à trop de renoncements dont nous avons déjà eu quelques exemples avec la suppression du MPA et le détricotage en cours de la convention collective. Cette logique n’est pas la nôtre."

(CGT Crédit Mutuel-Arkéa)

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Voici une Communication de la CGT du Crédit Mutuel de Bretagne - Arkéa

Vous n'êtes pas sans savoir, vu la débauche de communications internes et externes et la mise en mouvement de tous les réseaux du CMB que le 24 janvier aura lieu une manifestation pour "sauver l'emploi" à l'initiative d'un collectif de salariés appelé "vent debout pour l'emploi".

A ce jour seule la CFDT (et le siège uniquement, traduisant de réelles divergences d'appréciations) appelle à cette journée, ni le SNB, ni l'UNSA, ni la CGT de l'entreprise ne le font.

La direction a largement contribué à aggraver la situation conflictuelle (très ancienne) qui existe au sein du Crédit Mutuel : à commencer par toute une série de plaintes contre la confédération déposées il y a un peu plus d'un an.

Le collectif en question est apparu comme par hasard dès le lundi qui a suivi les réunions dites d'automne ou la direction a soigneusement annoncé aux salariés qu'un coup de force de la confédération était en préparation (Il s'agit en fait d'une modification de statuts ... demandée par la BCE, nouvelle autorité de contrôle des banques ; statuts qui, d'ailleurs, avaient été mis en exergue comme non conformes dans une des plaintes du CM Arkea).

Avec une débauche de moyens et un soutien sans faille de la direction, les initiateurs du collectif ont mis le paquet pour mobiliser les salariés et générer du stress chez certains salariés du Siège, mais aussi pas mal d'agacements chez d'autres . Je pense qu'il faut comprendre tout ce remue ménage, avec un discours catastrophiste sur l'emploi, comme une volonté de mettre les pouvoirs publics devant le fait accompli et ainsi de les faire entériner une séparation fortement souhaitée par notre belle direction qui veut avoir les coudées franches pour se développer sur tout le territoire national, voir internationale. Le 24 janvier dans ce contexte n'est ni plus ni moins que d'une manif de soutien à la direction du CM Arkea où l'on reverra d'ailleurs Armorlux avec cette fois ci des bonnets rouge et gris (couleur crédit mutuel) et, cerise sur le gâteau, une distribution de pâté Hénaff en prime ... Bien sûr de nombreux salariés seront présents et on peut le comprendre compte tenu du matraquage qui est fait.

Vous trouverez ici un article de René Perez assez équilibré sur les enjeux : http://www.bretagne-bretons.fr/cmb-arkea-bras-de-fer/

La CGT du Crédit Mutuel Arkéa n'appelle pas à cette journée

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