Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:21
Des revenus bretons moins inégalitaires que dans les autres régions mais avec de fortes disparités territoriales et un Centre-Bretagne en difficulté (Le Télégramme, 7 janvier 2016)
Partager cet article
Repost0
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 12:51
Les hommes de l'année 2016: portrait de Cohen Weisser, jeune communiste ardemment engagé dans la bataille contre la loi travail à Saint-Malo (Ouest-France)

La jeunesse communiste a été en première ligne dans la bataille contre la loi travail et a enregistré 3000 adhésions partout en France.

Aujourd'hui, le PCF est le premier parti de gauche en terme de nombre d'adhérents. Et cela ne risque pas de s'arrêter vu la nécessité d'organiser une résistance populaire à la contre-révolution réactionnaire en préparation. 

Signe d'un renouveau de l'engagement militant dans une jeunesse fatiguée d'un système politique verrouillé et qui ne croit pas devoir être condamnée à toujours plus de précarité dans un pays riche dont les richesses ont rarement été réparties de manière aussi inégalitaire.  

Cohen Weisser est un exemple de ces jeunes qui prennent leur responsabilité. Voici un beau portrait du journal Ouest-France de notre candidat aux législatives dans la circonscription de Saint-Malo envoyé par notre ami et camarade Gérard Brûlé. 

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 08:39
Ricardo Muniz avec ses enfants, Rachel, 6 ans et demi, et Gérard, 10 ans, le 12 décembre à Berrien : «Ici, nous avons trouvé la nature, le calme, la sécurité.» Photo Vincent Gouriou pour Libération

Ricardo Muniz avec ses enfants, Rachel, 6 ans et demi, et Gérard, 10 ans, le 12 décembre à Berrien : «Ici, nous avons trouvé la nature, le calme, la sécurité.» Photo Vincent Gouriou pour Libération

PAR LES VILLAGES (2)
Dans les monts d’Arrée, l’école gagne du terrain
Par Pierre-Henri Allain, envoyé spécial à Berrien  

Menacée par la fermeture d’une classe, la commune bretonne de Berrien a trouvé la parade : brader des terrains, pour attirer de nouvelles familles.

C’est un paysage de bocage, de landes, de collines pelées et de chemins creux. Un pays parsemé de petits bourgs qui résistent tant bien que mal à la désertification, à la fermeture des commerces, à la fuite des jeunes générations. Bienvenue dans les monts d’Arrée, pays de légendes et de randonnées au cœur d’une nature à la fois somptueuse et austère, accueillante et secrète. Ici et là, des hameaux aux petites maisons de pierres serrées les unes contre les autres pour se protéger des frimas et de fins clochers de granit ciselé au-dessus des toits…

Parmi eux, des villages un peu plus grands comme Berrien, commune de 987 habitants perdue entre Carhaix et Morlaix. A ceci près qu’ici, on s’est battu bec et ongles pour défendre l’école communale, menacée en 2015 par la suppression d’un poste d’instituteur. Un combat qui a fini par payer lorsque la municipalité a trouvé une parade au dépeuplement : brader le prix du terrain des lotissements qu’elle destinait à de nouveaux habitants à 1 euro le mètre carré. Avec l’espoir d’attirer rapidement de jeunes couples avec enfants susceptibles de regonfler les effectifs scolaires.

«Tout un tintamarre»

Dans les bureaux exigus de la mairie, Paul Quéméner, maire de Berrien à la fière moustache, et Marie-Pierre Coat, première adjointe, se souviennent de cette opération sauvetage avec émotion. «L’école, c’est le poumon d’une commune rurale comme Berrien, c’est la vie. Sans elle, le commerce meurt», souligne l’élue, ancienne institutrice en retraite. Berrien compte encore une épicerie-boulangerie, deux cafés, un coiffeur, un garage-station service, une médiathèque… «Quand on nous a annoncé la suppression d’une classe sur les quatre que compte l’école parce que l’effectif était descendu à 72 élèves, on a tout de suite vu ce qu’il se profilait derrière. Avec, à terme, des regroupements pédagogiques dans d’autres communes [lire ci-contre] et la disparition de l’école. Mais il n’était pas question qu’on mette nos enfants dans le car tous les matins pour les envoyer à Huelgoat ou ailleurs», renchérit l’adjointe au maire.

La fronde a d’abord pris pour cible l’inspection d’académie à Quimper, avec concerts de casseroles à répétition et distribution de tracts. «On nous recevait, mais on ne nous écoutait pas, se souvient Paul Quéméner, nous laissant entendre qu’on n’était qu’une bande d’ignares qui n’y comprenaient rien. Ils pensaient qu’on ne bougerait pas, comme c’est le cas dans beaucoup de communes. Mais, de mars à août 2015, on a fait tout un tintamarre !»

 

Appels farfelus

De fait, parents d’élèves et élus, avec une grande majorité de la population, n’ont pas ménagé leur peine, filtrant tout un week-end l’axe Carhaix-Morlaix ou s’immisçant dans les manifestations sportives. Couvrant la façade de l’école communale de slogans «Touchez pas à mon école !» ou s’invitant aux abords de la propriété que Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, possède à Berrien pour y accrocher des dessins d’enfants. «Nous n’avons pu compter que sur nos forces, relève Marie-Pierre Coat. Notre député [PS, ndlr] Richard Ferrand ne voyait pas la raison de notre action, estimant qu’une école n’était pas si indispensable à la vitalité d’un bourg comme le nôtre. Quant à l’Education nationale, elle n’a commencé à s’inquiéter que lorsqu’on a menacé d’organiser une classe sauvage.»

Mais après des semaines de manifestations, rien ne bouge pour autant. La commune dispose cependant de terrains à bâtir entièrement viabilisés, avec dix lots d’environ 800 m2 mis à prix pour 9,50 euros le mètre carré. Le temps presse et seule une remontée rapide des effectifs de l’école est susceptible de changer la donne. Un conseiller municipal suggère alors de faire descendre le prix des lotissements à un euro le mètre carré, pour attirer au plus vite de nouveaux habitants. L’initiative rencontre un écho inespéré.

«En deux mois et demi, nous avons reçu entre 2 500 et 3 000 appels téléphoniques ou mails, précise Paul Quéméner. Des Etats-Unis, des Philippines, du Maghreb, du monde entier. Une télévision sud-coréenne et Al-Jezira sont venus réaliser des reportages à Berrien ! On n’était pas préparés à ça.»

Reste à faire le tri entre les appels farfelus (y a-t-il un arrêt TGV à Berrien ?), de simple curiosité ou d’un véritable intérêt pour la commune. Celle-ci souhaite bien sûr des couples avec enfants mais aussi susceptibles de s’intégrer professionnellement et de venir s’installer dans les monts d’Arrée dans un délai rapide. Des visites sont organisées. «Il fallait que les gens viennent à Berrien pour se rendre compte comment c’était isolé, note le maire. Plusieurs familles sont venues le jour de la Fête de la musique alors qu’il faisait 30°C. On leur a dit que ce n’était pas toujours la fête et qu’il ne faisait pas toujours aussi beau !» Au bout du compte, huit lots sont vendus et cinq familles, logées provisoirement dans le village, rejoignent la petite commune dès le mois d’août. Soit neuf élèves supplémentaires pour l’école communale. Pari gagné ! Fait assez rare, l’Education nationale annule purement et simplement la suppression du poste d’instituteur prévue.

Défi professionnel

Un an et demi plus tard, élus et parents d’élèves ne cachent pas leur satisfaction. Certes, entre motifs personnels et difficultés pour trouver un travail, deux des cinq familles ayant répondu à l’appel ont quitté Berrien. Mais il est resté suffisamment d’élèves pour maintenir les quatre classes de l’école primaire et, de l’autre côté d’une haie de chênes la séparant du lotissement, une première maison sort enfin de terre, avec sa dalle de béton. Mieux, les familles, bien que venues de milieux urbains, ne regrettent pas leur choix. «Cela faisait déjà un moment que nous cherchions à quitter la région parisienne, avec son stress et ses bouchons, pour nous installer dans un endroit tranquille», raconte Ricardo Muniz, 32 ans, père de Gérard et Rachel, 10 et 6 ans et demi. «Nous voulions élever les enfants en dehors de la grande ville. Ici, nous avons trouvé la nature, le calme, la sécurité. Et des prix imbattables pour l’immobilier !»

Dans le salon douillet d’un bâtiment de ferme rénové et loué en attendant la construction de leur maison, Ricardo, d’origine brésilienne, et son épouse Karoll, née en Colombie, savourent leur nouvelle vie. Ayant déjà eu un aperçu des monts d’Arrée pour avoir séjourné auparavant à Huelgoat, le couple a rejoint Berrien en connaissance de cause. Restait à relever le défi professionnel, dans une bourgade où, hormis quelques emplois d’artisans et agricoles, il faut souvent faire le trajet pour Morlaix ou Carhaix, voire Brest ou Quimper, pour travailler. «Quand nous avons dit à nos proches qu’on allait s’installer en Bretagne, tout le monde nous a traités de fous, se souvient Ricardo. La Bretagne c’est sympa mais il n’y a rien à faire, nous disait-on. Il n’y a pas d’industrie et il pleut tout le temps !»

Qu’à cela ne tienne, le néo-Breton, peintre en bâtiment, a décroché une embauche dans une entreprise de Huelgoat (à 5 km). Quant à Karoll, après avoir travaillé à la chaîne dans une usine agroalimentaire, elle attend désormais la validation d’un diplôme de kiné pour rejoindre un cabinet à Pleyber-Christ (à 17 km), où un poste lui est réservé.

«Allumer le poêle»

Dans l’antre chaleureux de l’Autre Rive, un café-librairie niché à quelques kilomètres du bourg où voisinent des titres de Carson McCullers et des BD de Larcenet, Sophia Mourid, 39 ans, partage le même enthousiasme. L’installation à Berrien avec son mari, maçon, et leurs trois enfants avait pour cette femme pétillante, venue de Cavaillon (Vaucluse) mais ayant grandi à Morlaix, un goût appuyé de retour aux sources. «Pour moi, revenir ici, c’était à la fois devenir propriétaire, retrouver ma famille et retrouver ma terre natale. Le sauvetage de l’école donnait aussi un sens supplémentaire à notre déménagement.»

Quant aux plaisirs de la vie citadine, ils ne lui manquent pas. «Ça bouge beaucoup ici, avec des Fest Noz sans arrêt ! Et je n’ai jamais eu autant de choses à faire. Le simple fait de rentrer du bois, d’allumer le poêle est un plaisir que partage toute la famille. Sans parler de tous ces chemins de balade magnifiques !»

Pour la municipalité, pas question cependant de baisser la garde. Les enfants grandissent. Ses efforts pour maintenir l’attractivité de la commune et renouveler sa population ne toléreront aucun relâchement.

Résistance contre les regroupements d'école

Depuis le souhait, en 2015, du comité interministériel aux ruralités de favoriser les regroupements d’écoles rurales, la résistance s’organise dans plusieurs régions, notamment en Bretagne. L’idée des pouvoirs publics est de fermer des petites écoles de village pour en faire une seule, qui accueille tous les élèves d’un secteur géographique rural, dont la plupart prendront le bus pour aller en classe. A Langonnet (Morbihan), un collectif de défense des écoles rurales regroupe 350 maires. Avec des relais dans le Lot, les Landes ou les Pyrénées-Atlantiques. «Dire que nos petites écoles sont moins bonnes que les autres est un mensonge d’Etat ! s’insurge Christian Derrien, maire de la commune et président du collectif. Avec ces regroupements, on ne raisonne qu’en termes de gestion de postes, au détriment des enfants et de la survie des bourgs ruraux.»

Pierre-Henri Allain envoyé spécial à Berrien

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 08:24
Agroalimentaire. Année fatale pour la conserverie Minerve, à Quimperlé (Ouest-France, 30 décembre 2016)

Par Béatrice GRIESINGER.

Mise en liquidation en avril et offre de reprise rejetée en novembre. La conserverie Minerve, spécialisée dans le soja et la châtaigne, a coulé en 2016. L'avocate annonce de prochains combats en faveur des salariés de Quimperlé et Quéven (Finistère).

Liquidation le 1er avril

Liquidée le 1er avril par le tribunal de commerce de Lorient, l'entreprise Minerve, laissait près de 75 employés sur le carreau entre Quéven, siège et unité de production, et Quimperlé, site de stockage (Finistère). Minerve était une conserverie spécialisée dans le soja et la châtaigne.

Pendant 79 jours à suivre, au rythme des 3x8, le site quimperlois est resté sous la garde consciencieuse des employés licenciés. Ils se battent sur plusieurs fronts : pour une bonne reconnaissance de leurs droits, pour qu'aboutisse une enquête menée pour détournement de fonds à l'encontre de leurs anciens dirigeants et pour une reprise.

Offre de reprise rejetée en novembre

Depuis la liquidation, ils n'ont jamais perdu l'espoir de trouver un repreneur. Ils ont multiplié les actions : opérations escargot sur la voie express, aux ronds-points, vente sur les marchés pour montrer leur savoir-faire, discussions lors de rencontres avec des élus du Morbihan, du Finistère, les représentants de l'État... Rien n'y a fait.

Leur sort a été définitivement scellé fin novembre quand le tribunal de commerce de Lorient a annoncé rejeter l'offre d'un repreneur, la société Terminio Frutta. Le liquidateur trouvait l'offre de 400 000 € trop basse. La conserverie ne renaîtra pas. Les salariés n'y retrouveront plus un emploi.

Encore des combats à mener

Avant l'été, certains débutaient déjà des formations pour trouver un nouvel emploi dans une autre filière. Les machines sont vouées aux enchères. La décision est sans recours. Minerve, c'est fini.

Ardente défenseur des Isobox à Bannalec (Finistère) ou des « Jeannette » en Normandie, l'avocate des Minerve, Maître Élise Brand, promet de nouveaux combats. Devant les Prud'hommes, par exemple, ou encore face à l'État.

Quant aux salariés, unis dans, et par, la bataille, alors que jamais ils n'avaient manifesté ou revendiqué auparavant, ils restent fiers de leur entreprise. Et comme ils disent : « En fin de compte, on reste des Minerve... »

 

 

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:56
Recette des Crêpes - de la farine pour Valls et des oeufs pour Macron (affiche des Jeunes Communistes d'Ille-et-Vilaine)
Partager cet article
Repost0
28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:48
Brest: jusqu'à la fin de la vie, on dit oui aux Goristes (Ouest-France, 26 décembre 2016)

Frédérique GUIZIOU. Ouest-France

Ils nous les gonflent, c'est le titre du spectacle de Noël des huit amis chansonniers : un retour sur 25 ans de chansons des Goristes ! Pour les Brestois qui ont faim de foie gras autant que d'impertinences !

20 ans que vous vous produisez pendant les fêtes de Noël au Vauban ! Avec un succès chaque année renouvelé. Aucune lassitude ?

Yvon Etienne, porte-parole des Goristes. Absolument pas ! Tant que le public nous redemande, on continue. C'est chouette de voir les vieux comme nous arriver avec leurs enfants et même leurs petits-enfants. C'est quelque chose de vraiment spécial. Même si on a pris de la bouteille et de la bedaine, on aborde ces concerts de Noël avec les mêmes entrain et plaisir. Les Goristes, c'est avant tout un groupe de potes qui s'amusent vraiment bien ensemble et qui ne s'en lassent toujours pas. Et c'est quand même les seuls concerts où les musiciens connaissent tous les noms des gens dans le public !

Ils nous les gonflent, c'est le titre de votre spectacle. À qui faites-vous allusion ?

À tous ces soi-disant leaders d'opinion qui croient savoir ce que les gens pensent et qui se donnent le droit de l'ouvrir à leur place. Tous ces Zemmour, ces Apathie, ils nous les gonflent !

Vous faites aussi un retour sur 25 ans de chansons ! Quelle mémoire !

Oui, c'est dingue, il suffit d'entonner le refrain et tout le reste revient ! Quand quelqu'un dans le public nous demande un incontournable comme Aux champs les lisiers sur l'air de Joe Dassin, impeccable ! Pareil pour La pompe à merde à Bellec et son « aussi sec » d'anthologie. Mais quand un autre demande, la bouche en coeur, Le twist du frigo - oui, ça arrive - et bien là, c'est plus compliqué...

Le mode chansonnier semble tomber en désuétude au profit du « stand up » et autre « one-man-show ». Qu'en pensez-vous ?

Entre nous soit-dit, la plupart des humoristes ne cassent pas trois pattes à un canard. Mais le chansonnier, c'est une habitude si gauloise qu'il ne risque pas de disparaître. Le vrai problème, aujourd'hui, c'est plutôt l'auditoire. Il faut être sûr de lui, comme le dit bien la fameuse phrase de Desproges : « On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. » Le politiquement correct, les blagues censurées parce qu'elles offensent des communautés particulières, tout ça est devenu plus compliqué. Évidemment, ça ne se pose pas ici, les Goristes peuvent être sûrs à 100 % de leur auditoire.

Les Goristes auraient donc des limites maintenant ?

Quand même pas ! Personne ne nous a encore empêchés de sortir nos grosses conneries ! Nous, on fait juste attention à ne pas blesser, à ne pas être méchants. On ne citera personne, mais il y a quand même des gens qui se vexent facilement... Le persiflage exige du talent. La force des Goristes vient aussi de notre faculté d'autodérision. Savoir rire de soi-même, c'est la base du métier.

Comprendre les Goristes exige, en plus de l'humour, une bonne dose de culture locale. Ça n'a pas freiné votre carrière ?

Absolument pas ! On n'a jamais visé (ni chanté d'ailleurs, ou pas encore !) l'international ! Le plus loin qu'on aille, c'est Paimpol et son festival. Aucune inquiétude pour les étrangers qui se risqueraient au Vauban. Les Goristes ont tout prévu dans leur lexique français-brestois !

Mardi 27 mercredi 28 et jeudi 29 décembre, à 20 h 30, au Vauban. Derniers billets en vente au Vauban, à Dialogues Musiques et sur ticketmaster.fr. Tarif unique : 17 €.

Brest: jusqu'à la fin de la vie, on dit oui aux Goristes (Ouest-France, 26 décembre 2016)
Partager cet article
Repost0
25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:15
Les visages de Quimper. « Ma vie n'est plus en Syrie mais ici »

Les visages de Quimper. « Ma vie n'est plus en Syrie mais ici »

Notre série "Les visages de Quimper". Alaaeddin Sallal, ancien journaliste syrien torturé, est installé à Kermoysan. Il a obtenu l'asile politique et apprend le français.

Dans son appartement lumineux qui domine l'Odet depuis Kermoysan, Alaaeddin Sallal arbore un large sourire. Pas de satisfaction. Juste le bonheur de vivre, enfin, un peu plus en paix. Lorsqu'il est arrivé en avril, cet ancien journaliste-caméraman syrien ne se doutait pas qu'il s'intégrerait aussi vite en France. Nous l'avions rencontré en juin, alors qu'il prenait des cours de français avec de nombreux autres étrangers, à la Maison pour tous de Penhars.

Joueur de foot

Alaaeddin s'y rend toujours deux fois par semaine. Convaincu, à juste titre, que son intégration et sa recherche d'emploi passent avant tout par la maîtrise de la langue. S'il s'exprime dans un français encore entravé, il a fait de sacrés progrès. Dans son salon aux murs blancs décorés d'un drapeau breton et d'une grande photo, il accueille autour d'un café très serré. « À la turque ! », sourit-il en versant le breuvage chaud, entre deux bouffées de sa clope électronique.

Accueilli sept mois dans une famille fouesnantaise, Alaaeddin a tout de suite cherché à se mêler à la population locale en jouant au foot. La famille l'aide dans ses démarches administratives, en particulier pour bénéficier de la couverture maladie universelle, la CMU. « Les associations Habitat et humanité, et Familles de France, m'ont permis d'avoir cet appartement », explique-t-il. Le jeune Syrien a emménagé le 16 novembre à Quimper. Il tape dans le ballon rond au club de Cuzon.

Les contacts avec ses parents, ses quatre soeurs et ses deux frères en Syrie restent très compliqués : « On arrive un peu à échanger par messageries instantanées : mon téléphone et Internet sont toujours surveillés... »

 

Né à Idlib, au Nord-Ouest du pays le 1er janvier 1988, il a six ans quand sa famille déménage à Damas. Il tient d'abord un magasin d'informatique à Bayt Sahem. En 2011, il participe à des manifestations d'opposition au régime de Bachar el-Assad, envoie photos et vidéos à des chaînes de télé. Sa boutique est fermée et son matériel informatique confisqué par les forces de sécurité du régime.

« On va se marier »

Après avoir été kidnappé, séquestré et torturé, il devient reporter pour Al Jazeera, Al Arabiya et Al Hadath. En juillet 2014, il est arrêté par des membres d'Al Nosra, filiale d'Al Qaïda. On l'emmène en banlieue d'Alep pendant trois jours. Côtes cassées. Daech le considère comme un traître et promet 4 millions de livres syriennes (600 000 €) à qui le livrerait. Alaaeddin doit fuir. Fin août 2015, il se réfugie en Turquie. Le journaliste change plusieurs fois de villes, mais continue à travailler avec des journaux en ligne et des radios pour « dénoncer la situation ». Le 12 avril, il arrive à Paris.

Aujourd'hui, le trentenaire pose un regard encore plus triste sur son pays meurtri. « Bachar el-Assad est très dangereux », glisse-t-il, laconique. Le 20 septembre, Alaaeddin a obtenu l'asile politique pour dix ans. Il espère que sa compagne, avocate à Damas, puisse un jour le rejoindre. « On veut se marier. Même si la situation s'arrange un jour en Syrie, je n'y retournerai qu'en visite. Maintenant, ma vie est ici. »

 

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:12
Le 10 juillet 2015, à Ouessant : Jean-Yves Le Drian, l’ex-Premier ministre Manuel Valls, et Richard Ferrand. Du temps où l’alliance était encore belle… | Vincent MOUCHEL

Le 10 juillet 2015, à Ouessant : Jean-Yves Le Drian, l’ex-Premier ministre Manuel Valls, et Richard Ferrand. Du temps où l’alliance était encore belle… | Vincent MOUCHEL

Christian GOUEROU.

Les législatives, 3e tour de la Présidentielle ? Qui seront les candidat(e)s député(e)s de juin 2017 ? À gauche, des candidats PS « orthodoxes » affronteront des candidats PS macronistes.

Commentaire

Mercredi matin, le député Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En marche, a twitté : « Le moment venu, il y aura un appel à candidature pour les législatives avec un objectif de renouvellement profond du personnel politique. »

À quelques minutes d’intervalle, Yohann Nédélec, maire PS du Relecq-Kerhuon (pro-Valls) écrit sur la toile qu’il n’en peut plus d’entendre le député Richard Ferrand. « Écouter France Info ce matin et entendre le « Secrétaire Général » avec un grand G ! Attention… vomir sur le parti qui a fait toute sa carrière de Paris à Carhaix et sur ces adhérents fidèles et besogneux, bons uniquement à venir voter ! Point de non-retour. Vivement le 29 janvier. #Écœuré. »

C’est un résumé du moment politique, reflet de la fracture au sein du PS finistérien entre les partisans de Macron et les courants du PS qui soutiennent untel ou untel au sein des primaires citoyennes. Richard Ferrand est-il le talon d’Achille du PS ?

140 signes vachards

Un autre exemple, juste pour pimenter la journée. Aujourd’hui, Benoît Hamon fait campagne en nord-Finistère : il passera à Bodilis sur le coup des 13 h où il rencontrera des salariés de l’agroalimentaire, dont Olivier Le Bras, ex-leader syndical chez Gad. C’est un pied de nez à l’ex-ministre Macron qui parlait de l’illettrisme des salariés de l’agroalimentaire en septembre 2014.

Pour mémoire, le 10 novembre 2016, Richard Ferrand, toujours sur Twitter balançait 140 signes vachards en réponse à un tweet de Benoît Hamon : « Un enfant du système nourri par la politique (jeune socialiste, désormais apparatchik éternel) pourrait avoir la pudeur du silence ».

Que disait donc Benoît Hamon pour mériter ce scud ? Il écrivait que « tous ceux qui veulent perpétuer le système, les Clinton français, de Macron à Juppé, préparent l’arrivée de Marine Le Pen au 2e tour. » Que de l’amour.

Qui sera présent au 2e tour ?

Le nœud du problème politique est bien là : qui sera présent au 2e tour de la Présidentielle ? Comment construire une majorité politique en juin 2017 ? La gauche pourrait ne pas figurer dans un 2e tour où s’affronterait Marine Le Pen et François Fillon.

Mais, au soir de la primaire du 29 janvier, il est possible que des socialistes quittent le navire pour rejoindre Macron dans l’idée que lui seul peut figurer au 2e tour… Ils rêveraient d’un désistement du candidat investi par la primaire au profit de Macron ? Tandis que d’autres militants soutiendront le candidat PS (Valls, Montebourg ou Hamon ?) coûte que coûte, même si celui-ci ne doit figurer qu’à la 5e place au soir du 1er tour, derrière Macron et Mélenchon ?

Le pari de Richard Ferrand est bien celui-là : le PS (et ses électeurs) viendra vers eux pour sauver les meubles.

Des candidats Macron

Quand Richard Ferrand appelle à un renouvellement du personnel politique, bien sûr il ne pense pas à lui-même. Il pense à la création d’un groupe (d’une majorité ?) de députés tout neufs ou presque. Des néo-candidats tels que Pierre Karleskind (PS) à Brest ou Didier Le Gac (PS) à Brest rural pourraient se retrouver face à Patricia Adam (PS) et Jean-Luc Bleunven (divers gauche).

Dans le même temps, après la primaire, le PS désignera-t-il un nouveau candidat PS « pur jus » à Carhaix-Châteaulin ? Ou soutiendra-t-il par en-dessous le candidat PCF, Maxime Paul ? À Douarnenez- Pont-l’Abbé, Liliana Tanguy (PS) ne deviendra-t-elle pas la candidate d’En Marche ? Elle qui était candidate à la candidature contre Florence Crom (PS), investie par les militants PS…

À qui profitera cette fracture qui créera des triangulaires ou des duels FN contre droite républicaine ? À moins d’un accord de printemps entre le PS et En marche et d’un partage des circonscriptions ? Si ça ne balance pas trop de tweets assassins d’ici le mois de juin.

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:54
Saint Brieuc: une pétition pour la maison du peuple (Ouest-France, 21 décembre 2016)

Ouest-France

Le collectif « Pour que vive la Maison du Peuple » a lancé une pétition sur internet. Une pétition que ses membres comptent remettre au maire de Saint-Brieuc.

Le collectif « Pour que vive la Maison du Peuple » a lancé une pétition sur le site change.org. Ses membres invitent à la signer « pour obtenir des pouvoirs publics qu’elle ne soit ni laissée à son état d’abandon actuel ni vendue et démolie ».

Et qu’elle « soit rénovée sur place et dédiée à sa vocation historique : être un outil au service du monde du travail »La pétition, qui a actuellement recueilli 575 signatures, sera remise au maire de Saint-Brieuc, Bruno Joncour.

POUR QUE VIVE LA MAISON DU PEUPLE  DE SAINT-BRIEUC

 La Maison du Peuple de la rue Cardenoual est fermée depuis 2005 pour raisons de sécurité. Le 01/02/2011, le maire Bruno Joncour déclarait : «Je propose que la Maison du Peuple soit rénovée dans l'esprit qui a été le sien lors de sa création et avec la vocation qui se rattache à son histoire». Mais depuis cette date RIEN n'a été fait.

 La Maison du Peuple a accueilli les réfugiés espagnols en 1939 ; des meetings en 1968 ; les luttes du Joint Français en 1972 ; le mouvement des chômeurs en 1998, la grève des enseignants en 2003...

Plus qu'un bâtiment, c'est un mémorial.

La présence vivante de cette mémoire au cœur de la cité est une réserve de sens et de confiance pour les luttes d'aujourd'hui et de demain.

Nous voulons que la Maison du Peuple soit rénovée sur place et dédiée à sa vocation historique : être un outil au service du monde du travail. Elle accueillera des rassemblements syndicaux, des meetings politiques, des festivités populaires, des spectacles, fournira des salles de réunions à la vie associative, servira de base à des actions solidaires et fonctionnera comme établissement d'éducation populaire (par exemple pour l'alphabétisation des réfugiés, demandeurs d'asile, migrants). Et elle s'ouvrira aux formes nouvelles d'action sociale, politique et culturelle qui s'inventent un peu partout aujourd'hui.

Nous  invitons le plus grand nombre possible de personnes et d'organisations à nous rejoindre et à agir pour obtenir des pouvoirs publics que la Maison du Peuple de Saint-Brieuc ne soit ni laissée à son état d'abandon actuel ni vendue et démolie ; mais qu'elle soit au contraire réhabilitée sur place et remise en activité selon les vœux de la population briochine et conformément aux engagements pris il y a maintenant cinq ans par l'actuelle équipe municipale.

Le Collectif «Pour que vive la Maison du Peuple»

Cette pétition sera remise à:
  • Monsieur le Maire de Saint-Brieuc

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 07:56
Soirée crêpes à Fouesnant organisée par les amis du PCF en 2015

Soirée crêpes à Fouesnant organisée par les amis du PCF en 2015

Les amis du P.C.F de la Forêt-Fouesnant

organisent leur traditionnel pot au feu le dimanche 29 janvier 2017 à midi à la salle

polyvalente de la Forêt-Fouesnant (sur le vieux port)

 

Menu

- Apéritif (kir,vin blanc,rosé)

- Soupe

- Pot-au-feu

- Fromage

- Dessert

- Boisson (vin rouge,rosé)

- Café

 

Prix 15 euros

 

VENEZ NOMBREUX

 

Réponse souhaitée pour le 15 janvier 2017 auprès

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011